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 Cut your pride and watch it bleed ♟ Eamon

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MessageSujet: Cut your pride and watch it bleed ♟ Eamon   Dim 10 Mai - 22:39

Le son caractéristique d’une déchirure de couture suivi d’un juron marqua le début de la soirée qui se profilait à l’horizon pour Declan. Dans la précipitation, il avait voulu l’enfiler trop vite et la manche n’avait pas résisté. Classique. C’était toujours quand il n’avait pas le temps que ce genre de choses se produisait. Sous l’œil amusé des enfants, il s’arrêta devant la salle de bain pour jeter sa chemise sur un tas de vêtements bien conséquent. Quand on est un homme célibataire avec deux gamins à charge, la lessive avait tendance à prendre des allures de blitzkrieg et bien souvent, c’était le linge qui gagnait. Il raccommoderait ça plus tard. Une autre joie du célibat. Il attrapa un t-shirt mal replié dans sa pile de vêtements propres et l’enfila sans mal. C’était toujours pareil.

- « Je reviens le plus vite possible. Le dîner est prêt, il suffit de le passer au micro-onde. Les voisins sont prévenus. Si vous avez un problème, allez les voir. Si vous êtes encore debout quand je rentre, je vous tire les oreilles. C’est clair ? »

Il attendit, fixant surtout le plus grand et quand il eut enfin sa réponse, il sortit et ferma la porte derrière lui. Il détestait laisser les mômes tout seul mais, il n’avait pas le choix. Après des jours de tranquillité, il avait reçu un message et il devait faire avec. Un nouveau nom, un nouveau contrat, un nouveau mort. Sur le palier, il soupira. Tout ça n’était pas une vie. Sa vie, n’était pas une vie. Pourtant, Dieu savait qu’il les aimait ces gamins. Allumant sa cigarette, il descendit les deux étages et sortit. Pour les quelques infos qu’il avait, il ne serait probablement pas trop dur de trouver sa cible. Comme bon nombre des noms qu’il avait dû rayer, il traînait dans les coins les plus lugubres et les plus glauques de la Nouvelle-Orléans. Mémorisant au mieux les informations pour les regarder le moins possible, il se mit en route et marcha, faisant mine d’attendre quelqu’un ou de chercher quelque chose. Du moins, jusqu’à ce qu’il l’aperçoive. Au coin d’une ruelle, il le suivit accélérant le pas pour le coincer jusqu’à l’apercevoir lui. Eamon. Juste en face de sa cible et tout aussi surpris que lui. Remplir le contrat n’était plus à l’ordre du jour, pas avec un témoin et, surtout pas avec son frère dans les parages. Intérieurement, il jura. Cigarette entre les doigts, il dépassa l’objet de sa mission en le bousculant pour se planter devant Emmy. Particulièrement énervé, il savait que cette rencontre fortuite n’allait pas se passer tranquillement.

- « Qui aurait pu croire ça. Mon frère. En vie. Ça c’est une surprise. Comment vont tes enfants et ton ex-femme ? »

La question était cruelle, volontairement cruelle. Il appuyait là où ça ne pouvait que faire mal. S’était-il seulement posé la question de savoir ce qui était arrivé à ses enfants ? Une chose était sûre, ce ne serait pas lui qui lui en apprendrait plus à leur sujet. Il méritait d’être et de rester dans l’ignorance. Declan, suite à l’abandon dont Eamon avait fait preuve, avait décidé de ne rien lui épargner et de l’obliger à traverser la vie sans soutien de sa part. Il avait renoncé à lui apporter son aide et avait cessé de veiller sur lui, incapable de lui pardonner de faire à ses enfants ce que son père lui avait fait.
Par cette phrase, il souhaitait faire remonter en lui toutes les interrogations possible, l’obliger à mettre son nez dans ses erreurs. Lui faire payer, aussi quelque part, la vie qu’il était obligé de mener à cause de sa lâcheté. Il aimait ces gamins, il ferait tout pour eux mais, clairement, cette vie n’était pas celle qu’il aurait voulue. Et, pour couronner le tout, il avait détruit ses chances d’acquitter son contrat ce soir, une situation qui ne l’arrangeait pas le moins du monde.
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MessageSujet: Re: Cut your pride and watch it bleed ♟ Eamon   Mer 20 Mai - 16:35



La faim, elle me dévore, m’empêche de réfléchir clairement et je sais, intérieurement, qu’il est temps. Temps de me sustenter et de pousser le vice d’aller chercher ma victime dans un coin malfamé de la Nouvelle Orléans. Probablement une façon stupide de me venger des brutes mal avisées de mon passé, ou simplement parce que je suis suffisamment snobinard pour m’imaginer supérieur à tous ces déchets. Une rougeur s’empare de mes joues alors que je quitte finalement mon appartement, après le couvre feu, pour me trouver un pauvre type à dépouiller de son énergie. Lorsque je me retrouve dans cet état avancé de famine, rien d’autre ne compte que mon instinct destructeur, qui jure pourtant incroyablement avec le reste de ma personnalité. Cette facette de moi que j’exècre et qui pourtant me permet de me trouver de nouveau en phase avec mon intérieur. Cette nature qui me pousse malgré tout à devenir meilleur alors que le monde s’écroule autour de moi. A la recherche d’une seconde chance, je n’ai pourtant pas le courage d’aller voir mon frère, que je sais pourtant en vie et ma sœur, je ne peux aller la voir non plus, trop perturbé par ce qu’elle pourrait me dire. Un soupir m’échappe soudain alors que je traverse la rue, m’enfonçant dans les ténèbres d’une rue mal éclairée. Je marche un peu à l’aveuglette, cherchant une présence, quelconque, afin de lui prendre son énergie et enfin calmer le grondement intérieur qui dévore mes tripes. Les trottoirs, sont malheureusement vides. Peu de personnes semblent enclines en cette soirée, à braver le couvre feu.

Enfin pourtant des pas. Et un homme, que je commence à suivre sans en avoir l’air. Je me fais discret, longe les murs et presque inconsciemment, je commence à l’imaginer comme mon futur hamburger. J’avance soudain vers lui, tend la main et accélère même le pas pour introduire un contact physique entre nous. Pourtant je n’en ai pas l’occasion. Il s’écarte soudain, bousculé par un homme qui vient de la direction opposé et il me faut quelques secondes pour reconnaître la carrure imposante de mon frère. Mes yeux, comme aimanté, viennent rencontrer l’azur de mon aîné et aussitôt s’humidifient de soulagement. Si je le savais vivant, le voir de mes propres yeux est touchant. Un élan soudain me pousse à me jeter contre lui pour l’étreindre mais alors que mon corps tout entier s’apprête à faire le geste, je réussis à m’en empêcher, in extremis. Ses paroles, bien sûr, m’aident à rester les pieds bien ancrés dans le sol. Chacun de ses mots vient transpercer mon cœur et y laisse une plaie béante. Le sang pourrait s’écouler à gros flots si ce n’était pas qu’une violence métaphorique. Par réflexe, je baisse les yeux vers le sol, incapable de soutenir son regard plus longtemps.

Je voudrais lui répondre, avoir enfin la chance de lui expliquer les raisons de mon départ, mais toutes mes hésitations et toute ma lâcheté ressortent en cet instant et je me retrouve, comme attendu, totalement muet face à lui. Ma faim reléguée dans un coin de mon être, je suis désormais totalement obnubilé par ses propos, qui tournent en boucle dans mon esprit meurtri. Si je n’en donne pas l’impression, mes enfants me manquent pourtant et je suis conscient d’avoir laissé une part de moi avec eux. Pourtant, face à Declan, je n’arrive pas à exprimer ce manque ou ces regrets qui tapissent ma raison jours après jours. Je ne cherche qu’à les retrouver désormais, mais mon seul indice, résidant en mon frère, semble hermétiquement fermé et je ne me sens pas capable une seconde de lui faire face plus longtemps. La même impulsion que précédemment, voudrait me faire partir, fuir loin de l’homme le plus important de ma vie. Encore une fois pourtant, je m’en trouve incapable et me trouve même une force inconnu, qui m’impose d’offrir de nouveau mes prunelles aux siennes et aiguise mes paroles. « Deko… J’aurais… espéré que tu le saurais. Je pensais que toi entre tous, aurait des informations à leur sujet. Tu… n’en a pas ? »

Dès que les mots s’échappent, je sens la stupidité de la situation me revenir en pleine face. Incapable de me retrouver totalement serein, je lui assène ma bêtise en pleine face et je suis certains que ces quelques mots n’arrangeront pas mon cas déjà bien atteint. « Dis moi que tu sais où ils sont… Nate et Keane ? Si tu es là… Ils sont là aussi non ? » L’espoir s’impose à moi, malin et douloureux, mais je connais mon frère malgré tout. Etant le parrain du plus vieux, s’ils sont en vie, mes enfants sont probablement avec lui ou non loin, avec leur mère… mais malgré cette certitude à laquelle je veux croire, je tremble, me sens nauséeux et un curieux besoin de le toucher s’empare de moi. Si j’aurais du le prendre dans mes bras dès notre rencontre, je comble cette lacune maintenant en lui sautant presque dessus, nichant rapidement mon visage contre son torse. Comme l’enfant que je reste bien trop souvent…

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    MessageSujet: Re: Cut your pride and watch it bleed ♟ Eamon   Jeu 18 Juin - 23:12

    La cruauté de ses propos n’avait d’égal que la colère qu’il sentait s’insinuer dans ses veines. Declan y était déjà particulièrement sensible en temps normal mais, ainsi, devant son frère qui avait commis le pire impair qui soit à ses yeux... La chose était d’autant plus infernale. Il aurait sans doute plus s’y prendre autrement, trouver un autre moyen de lui faire comprendre ses erreurs. Malheureusement, la pédagogie de Declan possédait le dérangeant reflet de ce qu’ils avaient vécu par le passé. Moins violent mais, néanmoins offensif.
    Le voir là, planté, raide comme un piquet sur ce trottoir dans ce quartier pourri était surréaliste. Dieu seul savait à quel point Eamon s’était échiné à ne pas le croiser pendant la période de doute qui avait suivi l’accident de Nymeria. Et il était là, à le regarder, muet, semblant avoir perdu sa langue. Seigneur qu’il avait envie de le secouer comme un prunier. Le sol n’était pourtant, d’après ce qu’il savait du moins, pas une source d’inspiration.

    Hélas, lorsqu’enfin son frère daigna ouvrir la bouche, il ne le faisait que pour poser des questions peu assurées et incomplètes. Certes, il lui demandait au moins s’il savait, s’il avait des nouvelles mais, son ex-femme, la mère de ses enfants ? Et puis, de manière plus terre à terre, lui demander à lui comment il allait. Au moins avait-il une pensée pour les enfants qu’il avait laissés derrière lui, avec quelques remords semblait-il.
    Il prit la décision de mentir, de blesser, de le laisser mariner. Il allait l’obliger à creuser, à chercher. Ce qu’il allait faire était d’une méchanceté sans commune mesure mais, nécessaire à ses yeux.

    - « Je sais que ton ex-femme est morte. » Son ton était accusateur même si son frère n’y pouvait rien. « Quant à Nate et Keane, je ne sais pas ce qu’ils sont devenus. J’ai cherché mais, je ne sais pas s’ils sont vivants ou morts. Je continue les recherches mais, mes moyens sont limités. Le seul être que j’ai pu retrouver, c’est ton chien. Je l’ai confié à Nymeria. »

    Sa phrase à peine terminée, il vit ses bras enlacer Emmy, comme autrefois. Une habitude nocive cette fois. Il aurait dû s’en vouloir d’avoir proféré un tel mensonge et pourtant, il n’en était rien. De plus, il se savait extrêmement convaincant et il espérait bien que ce qu’il venait de dire allait s’ancrer telle une certitude dans l’esprit de son jeune frère. Qu’il mesure la portée de ses actes une bonne fois pour toute. Qu’il grandisse.
    Le serrant un peu plus fort contre lui, il le saisit avec une douceur un peu brusque à la nuque, alignant sa bouche avec son oreille. Il agissait comme autrefois bien que plus rude et moins protecteur. Il s’y obligeait. Il ne lui rendrait jamais service s’il le chouchoutait. Eamon allait devoir apprendre.

    - « Peut-être vas-tu enfin comprendre la portée de ton acte, ses conséquences. Je ne devrais pas être celui qui sait sûrement où sont tes enfants. Je ne devrais pas être celui vers qui tu te tournes pour avoir de leurs nouvelles. Ton inquiétude est honorable mais, ton attitude n’est pas celle d’un père. C’est celle d’un pleutre et d’un lâche qui regrette ses actes sans même tenter de se racheter à moitié. » Il relâcha sa nuque. « Tu aurais fait quoi, si je t’avais dit que je savais ce qui leur était arrivé ? Que je savais avec qui et où ils étaient ? Tu aurais soupiré de soulagement ? Demandé à les voir pour ensuite passer ton chemin ? Est-ce que c’est ainsi qu’agit un père ? J’espère pour toi qu’ils sont en vie et en sécurité et qu’ils te pardonneront de les avoir abandonnés eux et leur mère. Et j’espère qu’ils ne te reprocheront rien d’autre. »

    Jusqu’au bout il appuyait son mensonge, jusqu’au bout il lui ferait croire qu’il n’avait aucune nouvelle des gamins. Declan n’était pas homme à se plaindre même s’il était loin de mener la vie qu’il désirait. Et ce, même si sa vie était dirigée par deux êtres qui n’étaient pas tout à fait de son sang. Mais jamais ô grand jamais, il ne ferait payer à ces mômes les erreurs de leur père. De toutes ses forces, il tentait d’agir au mieux pour les gamins même s’il était loin d’être une figure paternelle parfaite. Au moins, il était là pour eux, une chose qu’Emmy ne pouvait même pas prétendre faire.
    Reculant d’un pas bien calculé, juste assez pour pouvoir le regarder dans les yeux, il se mit à le scruter de ce regard d’acier qu’il n’avait que lorsqu’une situation était loin de lui plaire. Un regard qu’il n’avait jamais eu pour lui jusqu’à présent.

    - « Je t’écoute. Dis-moi ce que tu aurais fait. Et ne me mens pas, je ne suis pas d’humeur à écouter des bêtises. On a largement passé l’âge et la situation ne s’y prête pas. »

    Dur, il l’était. Mais, il le fallait.
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    MessageSujet: Re: Cut your pride and watch it bleed ♟ Eamon   Mer 1 Juil - 19:57


    Lorsqu’il me parle de Carrie, avant autant de mépris, de colère, j’en viens à me demander une seconde s’il n’était pas amoureux d’elle et furieux que je ne m’inquiète pas pour elle, mais je vire cette idée de ma tête aussitôt. Finalement, je me rends compte que c’est le cas. Certes, un infime sentiment d’amour envers elle parcourt mon cœur mais ce n’est pas vers elle que mon inquiétude coule, juste vers mes enfants. Mais là, il ne sait pas ce qui leur est arrivé. C’est incompréhensible. Comment peut il savoir ce qui est arrivé à ma femme, qu’il a pu récupérer mon chien, sans parvenir à avoir la moindre nouvelle de mes fils ?Si mon esprit était un peu plus lucide, moins encombré par la force de ces retrouvailles, peut être aurais-je pu analyser ses propos et me rendre compte de son mensonge, mais je suis faible. Et je ne peux réfléchir. La seule chose qui me parcourt, est l’envie de le prendre dans mes bras… Là… Aussitôt.

    Il ne repousse pas mon étreinte et vient même l’approfondir en m’attrapant par la nuque. C’est bourru, loin de l’affectueux grand frère que l’on s’imagine, mais cela me convient. Il ne me repousse pas totalement et c’est pour cela que je trouve la force de lui répondre aussi clairement ensuite. « Et comment je suis censé le savoir hein ? J’ai jamais eu de père ! C’est facile pour toi ! T’étais grand quand il est parti ! Je l’ai jamais connu. Je sais même pas à quoi il ressemble. Je sais même pas s’il a les yeux bleus ou les yeux marrons. Je sais rien du tout. Je suis pas un père. J’étais pas prêt. Un gamin. Un foutu gamin. Et je savais pas ce qu’un père devait faire. C’était trop rapide ! Je sais pas merde ! Je sais pas ce qu’un père doit faire. J’ai jamais eu d’père… » Plus les secondes passent, plus l’hystérie me prend et enflamment mes propos, plus mon accent ressort, en devenant presque incompréhensible pour les américains. Mais je sais que mon frère me comprend. Il me comprend, tout en restant hermétiquement fermé à mes actes passés. Il ne veut pas comprendre pourquoi je suis parti. Tout ce qu’il désire, c’est me blâmer et me faire du mal.

    Preuve en est de la suite de ses propos qui m’agressent tant que je suis à deux doigts de pleurer. Je me retiens avec peine, essayant de me comporter comme l’homme que je suis censé être, mais mon cœur saigne tant que mes lèvres tremblent. Je suis d’ailleurs surpris d’entendre un flot continu de paroles sortir de ma gorge sèche. « Je suis pas un menteur ! Si tu… si je… J’ai un peu changé Deko. Je suis toujours un gamin, mais j’ai muri, juste assez pour les chercher. Je sais que j’ai déconné. Je suis idiot, je le sais, mais pas à ce point là. Toi et Nym vous avez toujours été mieux que moi. Plus intelligents aussi. Moi je suis le pauvre gamin incapable de faire quoi que ce soit de ses dix doigts. Mais j’essaye. Depuis… Quelques mois j’essaye. Et je les cherche. Je veux les retrouver et leur faire des câlins. Et essayer d’enfin devenir quelqu’un de bien. »

    Doucement, douloureusement, je déglutis, incapable de continuer à parler plus tant l’émotion me prend à la gorge et la serre. L’air peine à passer et il me faut quelques secondes de plus avant de finalement réussir à reprendre. « L’enfer m’attend Deko, mais j’essaye de faire mieux. Je veux faire mieux parce que… » Parce que ce regard, que j’ai déjà vu maintes fois, me glace le sang. Jamais il ne l’avait utilisé sur moi et maintenant qu’il le fait, je ne peux continuer à prétendre être courageux. Je ne peux garder mes larmes plus longtemps et elles glissent finalement le long de mes joues, pleine de ce pathétisme qui me caractérise depuis trop de temps. « Alors si tu savais où ils étaient… Je te supplierais de leur parler de moi. Je voudrais qu’ils comprennent que je les ait toujours aimé. Et leur mère aussi. Mais que j’étais juste trop peureux pour rester là. Et j’aurais fait en sorte d’entrer dans leur vie pour plus jamais en sortir… Mais ils sont morts hein ? Ils sont tout petit… Si leur mère est morte… ils sont… morts… » Et la douleur me prend aux tripes, coupent les jambes et me projette au sol violemment. La chute est longue, douloureuse et mes genoux crient lorsqu’ils rencontrent l’asphalte. Longue a été la réflexion mais j’aurais du m’en rendre compte plus tôt. Bien sûr qu’ils sont morts et cette simple idée me donne envie de vomir. Mon estomac est retourné et il ne faut pas longtemps pour que la bile amère traverse mon corps pour venir brûler ma trachée avant de se répandre sur le sol.

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      MessageSujet: Re: Cut your pride and watch it bleed ♟ Eamon   Ven 3 Juil - 14:31

      Le mensonge qu’il avait proféré était basé sur ce qu’il avait vécu pour récupérer les gamins. Il avait eu du mal à arriver jusqu’à eux mais, les blessures de Carrie étaient trop importantes et les enfants, pas en sécurité pour un sous. Le chien, quant à lui avait fait la seule chose intelligente, se planquer. Il avait supposé que quelque chose était arrivé mais quoi, il ne l’avait jamais su et ne le saurait jamais. Il n’avait pu que promettre qu’il s’occuperait bien d’eux. Refusant de la laisser mourir seule, il avait voulu rester avec elle, la moindre des choses qu’il pouvait faire mais, elle avait formulé des demandes qui l’avaient pris au dépourvu. Il avait dû promettre de prendre soin des enfants quoi qu’il arrive. Ce qu’il aurait de toute façon fait. Non, la demande qui l’avait vraiment mis en fâcheuse posture, c’était celle de ne pas la laisser mourir comme ça. Elle l’avait supplié de l’aider à partir, ce qu’il avait fait. Cette mort, plus que toutes les autres, pesait sur sa conscience même si c’était elle qui le lui avait demandé. À sa façon, il faisait payer cet événement à Emmy même s’il n’y était pour rien. Ce souvenir le hantait.
      Son frère dans les bras, qui se justifiait l’aurait presque fait soupirer. Des excuses bien bancales à son avis. N’avait-il rien de mieux à offrir ? Se rendait-il compte que ça ne l’excusait pas le moins du monde ? Que ces excuses, il les avait trouvées, peut-être dans l’espoir de se justifier ?

      - « C’est ce que tu penses ? Vraiment ? Que c’était facile pour moi parce que j’étais le plus âgé ? Tu n’as pas idée à quel point tu es loin de la vérité pas vrai ? » Au contraire, il avait eu parfaitement conscience de ce qui se passait et il n’avait rien pu y faire. Spectateur impuissant des événements qui avaient indirectement conduit à tout ce bordel. « Emmy... Ce ne sont pas des excuses, pas même un début de justification valable. Tu n’es pas le seul mec jeune de cette planète à avoir grandi sans père et tous n’ont pas abandonné leurs gamins. Tu as eu peur et tu as fui. Assume ce que tu as fait nom de Dieu et on pourra avancer ! »

      Declan avait parfaitement conscience que son frère était en train de s’énerver, que ce soit dans le bon ou le mauvais sens. Ils avaient tendance à retourner à leur première langue dans ces cas-là. Il saisissait parfaitement les propos de son frère alors que l’inverse, s’il devait un jour se produire ne serait pas forcément vrai. Il avait gardé l’accent néo-zélandais et avait en partie assimilé une pointe de gaélique ce qui le rendait parfois incompréhensible.
      Avec un soupir, il constata qu’en effet, Emmy avait changé, un peu, peut-être pas assez mais, au moins comprenait-il la portée de son erreur. Juste avant de débiter des âneries plus grosses que lui, encore.

      - « Ne recommence pas avec le couplet du petit dernier moins bien que ses aînés ! Nos grands-parents et notre mère t’ont foutu bien trop d’idées à la con dans le crâne. Tu as autant de potentiel et de capacité que nous. Alors arrête avec tes conneries. T’es autant capable qu’un autre. »

      Et il aurait pu en rester là parce qu’il se rendait compte qu’il voulait vraiment essayer mais il avait fallu qu’il lui déballe sa destination de fin de vie. Là, il se mit véritablement en rogne.

      - « L’enfer ? Mais à les écouter, c’est notre place à tous ! Pas un seul putain d’être humain sur cette planète ne finira devant les portes de Saint Pierre. C’est des conneries ! Même pas eux. J’espère que tu finiras par le comprendre un jour. » Et lui aussi, le comprendrait peut-être un jour même s’il avait été moins atteint pas ces bondieuseries nocives.

      Cette soirée s’annonçait vraiment mal. Il aurait voulu se maintenir dans ce mensonge mais, il ne pouvait pas le laisser croire que ses enfants étaient morts, pas alors qu’il le voyait se mettre dans cet état. Avec un grognement, il vint se mettre près de son frère et s’agenouilla pour l’aider à se relever, lui tendant un mouchoir.

      - « Ils ne sont pas morts Emmy. Je voulais que tu comprennes ce que tu avais raté, la portée de tes actions. Ils vont biens malgré ce qu’ils ont vécu et ils continueront d’aller bien. Je les ai recueillis, Carrie m’a fait promettre de prendre soin d’eux avant de mourir. Alors c’est ce que je fais depuis que c’est arrivé. »

      Il pourrait bien être en colère contre lui, lui en vouloir de lui avoir menti mais, il n’en démordrait pas. Il avait bien fait d’agir ainsi. Eamon pouvait ainsi comprendre ce qu’il aurait pu perdre, l’avait éprouvé un instant et ne serait certainement plus tenté de jouer les lâches. Du moins, il l’espérait. Par contre, ça ne voulait pas dire qu’il l’autoriserait à revoir ses garçons tout de suite et à les récupérer. Il n’avait aucune confiance en lui en tant que père, pas après ce qu’il avait fait. Les gamins avaient pu passer par-dessus un abandon, un autre ne passerait pas, surtout auprès du plus grand.
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      MessageSujet: Re: Cut your pride and watch it bleed ♟ Eamon   Ven 3 Juil - 15:53

      Italique=Gaélique

      Gêné, je me mords la lèvre à ses propos. En vérité, jamais je ne me suis questionné sur ce que Deko a pu ressentir lors du départ de notre père. Je n’étais qu’un bébé lors des évènements et par la suite, il a toujours semblé évident que le sujet était tabou. Je n’ai jamais eu l’occasion de me demander ce qu’il pense de tout cela et maintenant qu’il me pose la question, je me sens coupable. Coupable d’avoir toujours considéré le sujet comme facultatif et jamais les préoccupations à son sujet n’ont été miennes. Lentement, je déglutis finalement, avant de me décider à lui répondre, la voix encore moins assurée. « Je n’en sais rien. C’est pas comme si on en parlait après tout. La seule fois où j’en ai parlé à Nym, j’ai cru qu’elle allait me frapper. J’ai appris à pas penser à lui, à pas imaginer ce qu’il était. Parce que à chaque fois que j’ai pu y penser, la seule constation que je faisais, était que j’étais bien différent de vous deux. Et que c’était probablement la raison pour laquelle il est parti. » Ma voix, habituellement tremblante, est étrangement atone, insensible. Ces derniers mots ont été énoncés avec une froideur scientifique, comme si une autre voix que la mienne les avait prononcé. Ce sujet, probablement le plus douloureux de mon existence, a été relégué dans un coin de mon esprit, semblable au pôle nord et qui empêche mes sentiments pleins de chaleur de s’approcher. Après un soupir, je retrouve un peu de ma chaleur, pour enchaîner, cette fois un peu plus convaincu. « Ce n’est pas une excuse Deko. Ce n’est que la vérité. Je suis probablement pas le seul, t’as raison, mais c’est pas le sujet. J’avais 20 ans quand Nate est né. Je sortais de désintox. J’étais pas prêt. Je voulais pas de lui. Carrie a insisté pour le garder et m’a laissé subir sa décision. J’étais amoureux d’elle alors j’ai décidé de la suivre, mais après la naissance de Keane… Ouais j’ai paniqué. Je l’ai jamais caché. Ca n’aurait pu être qu’une panique de quelques jours. Mais je me suis retrouvé tout seul après. Je sais que c’est toujours pas une excuse, mais sans personne pour me botter les fesses, je me suis cru dans mon bon droit. Je te blâme pas. C’est pas ta faute mais… Tout seul, je pouvais pas prendre la bonne décision. »

      Les yeux baissés, j’ai conscience de mettre le doigt sur le problème. Celui que j’ai retourné quinze mille fois dans ma tête et cette conclusion s’est toujours imposée. Probablement serais-je revenu si Declan ne m’avait pas abandonné à son tour. Lui aurait pu me convaincre, m’imposer son discours, le même qu’il tient aujourd’hui et j’y serais retourné… Je sais qu’on ne refait pas le monde avec du conditionnel mais une certaine part de moi lui tient rigueur de m’avoir abandonné, alors même que j’avais tant besoin de lui. Mon accent se fait entendre de plus en plus, et lorsqu’il ose me servir des compliments je grimace et intervient de nouveau, sans même prendre la peine d’articuler. « Dis pas de conneries. J’ai jamais été la moitié de ce que tu es. Quand à Nym… J’en parle même pas. Pour vivre, je déplace des cadavres des scènes de crime à la morgue. Juste pour gagner de l’argent. Je suis pas capable de faire autre chose. Je suis pas capable d’avoir un rêve. Je ne sais rien faire de bien. A part ces deux gamins. Ces deux gamins sont parfaits. Mais encore une fois, j’ai pas été capable de m’occuper d’eux. Arrête de dire que je suis comme toi, comme Nym, parce que c’est juste des conneries. »

      Et ça, j’y crois dur comme fer. Il n’est pas difficile de voir à quel point le monde est plus doué que moi. Sans la drogue comme moteur, je n’ai jamais rien fait de bien et jusque là, ça m’allait très bien, mais avec les enfants en ligne de mire, je ne peux me contenter de ça. C’est pour ça que j’ai cet emploi, qui me fait perdre mes amis et tant pis si ça ne convient pas… « C’est triste Deko. Si tu penses qu’on va finir tous en enfer. C’est vraiment triste. Je ne veux pas l’avoir comme destination. Je sais qu’un monde meilleur attend les meilleurs d’entre nous. Et je veux y aller. Je veux t’y retrouver. Et retrouver Carrie. Ose me dire qu’elle n’est pas allée au paradis. OSE LE DIRE. » Mon énervement aussi soudain que stupide me fait mettre la main devant la bouche et par réflexe, je regarde autour de moi, pour être sûr que nous sommes toujours seuls.

      La suite des évènements semblent être une succession d’horreur et de compréhension. Tant de temps pour comprendre le pire, mais j’aurais du m’en douter depuis de longs mois. Comment auraient-ils pu survivre à cette apocalypse à leurs âges. Cela me semble désormais impossible et les genoux au sol, je baisse les yeux pour ne les relever que lorsque j’entends sa voix de nouveau. Le noir de mes yeux rencontre l’azur des siens et étrangement, aucune larme ne vient altérer cet échange. Et soudain, lorsque ses propos viennent enfin s’intégrer à mon esprit, je pousse un cri de rage et le repousse, aussi violemment que possible. Mon cœur saigne de la douleur de la trahison et mon souffle me manque presque aussitôt. Crise de panique attendue, ma respiration se fait erratique, sifflante et il me faut plusieurs secondes avant d’enfin laisser échapper de nouvelles larmes, de colère cette fois. Ce n’est plus de l’anglais que je prononce, mais bien du gaélique, que je n’utilise pourtant plus, mais mon esprit n’est plus maître, seules la colère et la douleur dictent mes lèvres. « Espèce de sale menteur. Tu n’avais pas le droit de me laisser croire ça. Tu n’avais aucun droit de… T’es… Tout ça pour quoi hein ? Pour que je réalise que je les aime. T’es vraiment un con ! Bien sûr que je les aime. T’es juste… Je te déteste… » Et lorsque les mots s’échappent, je ne les regrette pas aussitôt… mais cela arrivera bien assez tôt…

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        MessageSujet: Re: Cut your pride and watch it bleed ♟ Eamon   Sam 4 Juil - 0:31

        Il n’avait aucune envie de mettre l’histoire de son père sur le tapis. C’était un élément du passé qui continuait de causer des problèmes et tous trois en avaient déjà bien assez assumé les conséquences. L’erreur de leur mère, car il s’agissait bien de ça, ils en avaient tous payés le prix, un prix qu’il jugeait vraiment trop élevé.
        Qu’Emmy lui dise qu’il n’en savait rien n’avait, au final, rien de surprenant. Declan ne se confiait jamais, sur rien. Il les avait toujours protégés mais, il était la figure forte et de fait, Nymeria et Eamon ne s’étaient probablement jamais demandé comment lui avait vécu tout ça. Amer, il ne répondit absolument rien dans un premier temps, se débattant avec son habitude de le protéger de tout. Incertain de vouloir donner des réponses qui le blesseraient, il soupira.

        - « Tu n’as pas besoin de moi pour savoir ce qui est arrivé. Pas besoin de moi non plus pour t’entendre dire que notre père a été égoïste parce qu’il avait été blessé dans sa fierté et que notre mère n’a pas assumé. Tu connais déjà la réponse, à moins que tu n’en veuilles pas, et là, je peux rien pour toi. J’peux pas te protéger de ça. »

        Il aurait bien voulu mais, il ne pouvait pas. Leur enfance avait été ce qu’elle avait été à cause de la décision de leurs parents. Ils avaient payé des fautes qu’ils n’avaient pas commises et quelque part, ils les payaient encore, le passé refusant obstinément de rester à sa place, les hantant dans leurs prises de décisions. Il pensait réellement que son père avait été un égoïste, un lâche lui aussi de les avoir abandonnés, du père d’Emmy, il ne pensait pas mieux. Quant à leur mère... il avait beaucoup trop de choses à en dire et ces choses n’avaient rien de bien jolies. La rage dont il pouvait faire preuve ne venait pas de nulle part et il en avait parfaitement conscience. Ça, il pouvait au moins l’imputer à quelqu’un.
        Fermant les yeux un instant, il ravala la colère qui l’avait soudain étreinte. Avait-il réellement osé lui tenir rigueur de ne pas avoir été derrière lui et que c’était son excuse pour avoir fui ? Emmy disait ne pas le blâmer mais, à ses yeux, c’était pourtant bien ce qu’il était en train de faire, lui reprocher à demi-mot de ne pas avoir été là pour le soutenir. Sa cigarette partie en fumée, il en alluma une autre, les doigts légèrement plus crispés qu’il ne l’aurait voulu. D’un ton plus tranchant que prévu, il ne tarda pas à répondre.

        - « Pas capable d’avoir un rêve ? » Le goût qu’il avait en bouche était acide, aigre... Il en aurait ricané si la situation n’était pas aussi effarante. Il se reprit pourtant, refusant de faire porter le chapeau à son frère. Esclave de son devoir, à nouveau. Lui, il en avait des rêves mais, il ne pouvait rien en faire. « Mais tu as toute la vie devant toi bon sang ! Apprends des choses ! Qu’est-ce qui t’en empêche à part toi-même et ta peur d’échouer ? Tu te mets toi-même en échec. »

        Grinçant des dents, il leva les yeux au ciel. Comment pouvait-il être persuadé que quelque chose les attendait vraiment avec ce qui s’était ouvert à New York ? Ils avaient vu assez d’atrocité que pour arrêter de croire en quelque chose de mieux.

        - « Je n’irai pas dans un monde meilleur si seulement un tel lieu existe. Et si tu veux croire qu’il y a un paradis et un enfer, libre à toi mais, ne me demande pas de te suivre là-dedans. Je ne suis pas un croyant et je ne le serai jamais. »

        C’était un mensonge dont il avait parfaitement conscience. Il rejetait le peu de croyance qu’il avait envers Dieu. À part la certitude de finir en enfer et celle de ne pas avoir une belle âme, il n’y avait rien grand-chose à en tirer. C’en était pourtant juste assez pour lui laisser une impression permanente de culpabilité. Pour autant, Emmy n’était pas obligé de le savoir et lui-même, ne le reconnaissait pas forcément toujours

        Declan aurait aimé que son frère comprenne autrement mais, il ne pouvait pas le laisser croire qu’il ne reverrait jamais ses enfants. Et, quand il le comprit, il fut étonné que son frère puisse déployer une telle force pour le repousser. Déstabilisé, il tint bon malgré tout pour ceinturer Eamon. Le gaélique était le signe qu’il l’avait véritablement touché et blessé mais, il en restait persuadé, il avait bien fait. C’est dans cette langue qu’il lui répondit à son tour, pas troublé de l’entendre dire qu’il le détestait. Autant il lui en avait voulu de lui reprocher à demi-mot de ne pas l’avoir soutenu pour ses enfants, autant là, il savait que ça n’était que la colère qui parlait.

        - « Je sais que tu les aimes. Mais il fallait que tu comprennes. Que tu saches à quel point ce que tu as fait peut peser dans la balance. Si je n’avais pas été là, qui aurait pris les enfants en charge ? Si je ne m’étais pas précipité chez Carrie, que serait-il arrivé à tes enfants ? Tu dois comprendre que tes actes ont des conséquences et que ces conséquences touchent directement les gens qui t’entourent. Je me fous de savoir que tu me détestes, tant que tu comprends pourquoi je t’ai fait ça. Au moins, on aura avancé cette fois. »

        Le gardant prisonnier dans cette étreinte loin d’être douce, il l’obligeait à rester tranquille, à se calmer et il ne le lâcherait que lorsqu’il le sentirait calmer. Ce qu’il était incapable de faire pour lui-même, il pouvait le faire pour son frère. De nouveau... il recommençait, il était derrière lui, à le ramasser, à lui enseigner ce dont il avait besoin. Il ne pouvait pas s’en empêcher. Il fallait qu’il l’aide malgré le fait que sa vie allait encore en souffrir parce que c’était ce qu’il faisait, à chaque fois.
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        MessageSujet: Re: Cut your pride and watch it bleed ♟ Eamon   Sam 4 Juil - 16:03


        Les réponses de mon frère m’effraient, mais je les cherche pourtant. A propos de notre père, je me suis questionné pendant des années et je n’ai jamais osé en faire de même avec Deko. Mais là, cette fois, le sujet est lancé et malgré ma peur, qui me fait trembler, je dois pousser le sujet plus en avant. Et sa réponse ne me satisfait pas une seconde. La réponse… Non je ne la connais pas, je suis à mille lieux d’imaginer ne pas avoir le même sang que mon frère et ma sœur. Cela me semble tant inconcevable que je ne l’ai même pas imaginé. Lorsque je parle de différence, je ne parle que de ma couleur d’yeux, si noirs lorsque les leurs sont si clairs. « Quelle réponse Deko ? Ma théorie est simplement celle-ci. Notre père est parti lorsque je suis né, parce que je n’avais pas les yeux bleus. Qu’il a du s’imaginer une tromperie quelconque, j’en sais rien. Mais ça je le saurais non ? Si je n’étais pas votre frère… » Toujours dans la démesure, incapable de comprendre que ce n’est pas le sang qui coule dans nos veines qui fait de Declan et Nymeria ma famille, je suis persuadé qu’en cas de père différent, je ne suis plus que l’étranger qui s’est incrusté dans leur vie. Et cette simple idée me fait paniquer. C’est probablement de cela dont il parlait en disant ne pas pouvoir me protéger.

        En étant aussi absolu, aussi injuste avec mon aîné, j’ai pensé déchaîner une tempête bienvenue. Celle que je recherchais pour qu’il me donne enfin un coup de pied au derrière. Mais rien de tout cela. Il reste stoïque, comme indifférent à ce que je peux lui dire. Pendant une seconde, je crois qu’il s’en moque, mais en l’observant plus attentivement, je vois sa crispation. Il n’est pas insensible à ce que je lui ai dit, il se garde simplement de réagir comme le gamin que je suis. C’est bien pour cette raison qu’il est le grand frère parfait et que je ne suis que le petit frère dont il fait rattraper les sottises. L’admiration que je ressens pour lui croit dangereusement vers le fanatisme et je l’enveloppe donc d’un très léger sourire, qui fond aussitôt en l’entendant par la suite. Bien sûr qu’il a raison, que je ne suis incapable uniquement parce que je pense l’être, mais je ne peux apprendre. « Tu ne sais pas de quoi tu parles… Tu veux que j’apprenne quoi ? Et puis je… » Je voudrais le lui avouer. Ma nouvelle différence. Ma nature, mais je ne trouve pas le courage de lui annoncer ma malédiction. Celle que je dois maîtriser, toujours dans mon optique d’aller dans un monde meilleur, au paradis. Cet endroit auquel il ne croit pas une seconde et pour cela, je me retrouve juste un peu déçu. Je sais que Declan ne croit pas autant que moi en toutes ces choses, mais le voir repousser entièrement ma croyance me blesse plus qu’il ne le croit.

        « Il y a un monde meilleur… » Cette fois, je ne fais que murmurer. Cette question est de toute façon stérile et il ne vaut mieux pas continuer sur ce terrain plus longtemps. Cela n’a aucun intérêt, d’autant plus que mon esprit est rapidement alpagué par bien pire. Cette fois, ma déception ne connaît aucune limite et lorsqu’il m’attrape, je rue presque pour le faire me lâcher. Ce contact me fait mal, me brûle presque tant ses mots m’ont fait mal. Imaginer mes enfants morts, par sa faute, rend mon estomac fragile et douloureux, tandis que mes tempes tambourinent, d’un bruit insupportable. Il me faut d’ailleurs plusieurs secondes pour me rendre compte que ce sont les mots de mon frère qui se font entendre, mais que je refuse d’écouter dans un premier temps. Les paroles s’incrustent pourtant et se répètent à l’infini jusqu’à ce qu’enfin je les assimile. Et aussi soudainement que je me suis agité, je me calme, pour plonger mon regard sombre dans le sien. Le gaélique s’étant imposé entre nous, je continue dans cette langue finalement. « Je te déteste pas pour de vrai. Mais ce que tu as fait… C’était pas pour les protéger. C’était pour me faire mal, parce que tu m’en veux toujours. Si j’avais été là de toute façon, on serait tous morts. Elle, moi, eux. Sans toi, nous aurions tous été morts, parce que je n’aurais pas pu les protéger. Alors ce que tu viens de faire… C’était juste de la cruauté ! Et t’as réussi ton but… J’ai mal ! » Et cette fois, je laisse les larmes couler, incapable de les retenir plus longtemps.

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          MessageSujet: Re: Cut your pride and watch it bleed ♟ Eamon   Sam 4 Juil - 23:25

          Comme si c’était le moment... Comme s’il avait envie de lui annoncer ça en pleine rue alors qu’ils ne s’étaient plus parler depuis trop longtemps ? Comme s’il voulait lui apprendre la vérité. Il ne voulait pas de cette responsabilité, pas une de plus, pas encore. Il en avait trop vu et trop fait et ça recommençait encore et encore et encore. Inlassablement, il était celui qui brisait les illusions, qui ramassait les morceaux, qui encaissait les dommages collatéraux. Seigneur qu’il était fatigué de tout ça, fatigué mais prisonnier. Soupirant, la vérité sortit crue de sa bouche, plus qu’il ne le voulait en réalité mais, il était incapable d’enrober un truc pareil.

          - « Et il avait raison. Notre mère l’a trompé et tu es arrivé. Mais, tu es notre frère, ne t’avises même pas de croire le contraire. Tu es mon frère et tu m’en as assez fait voir pour le prouver. Qu’importe la couleur de tes yeux et la nôtre. »

          Le lui dire, c’était comme rompre la promesse qu’il s’était fait de le protéger mais, de ça, il ne pouvait pas. Ce qui le dérangeait, c’était qu’il savait pertinemment bien qu’Emmy allait se fustiger, se sentir coupable, croire qu’il n’était pas leur frère et autre connerie du genre. Il ne pouvait pas l’en empêcher et c’était bien pour ça qu’il s’en voulait de ne pas y avoir mis un peu de forme, de ne pas pouvoir le protéger de cette vérité. Eamon était son frère et là, il allait être incapable de le lui faire comprendre, quoi qu’il dise, quoi qu’il fasse. Et même les reproches concernant son absence face à sa situation avec les enfants n’arrivaient pas à le convaincre qu’il avait bien fait de lâcher cette bombe comme ça. Toujours à les protéger, toujours à les épargner. Il ne pouvait pas s’en empêcher et il s’en rendait compte.
          Certes, il avait initié l’éloignement avec Eamon mais, quand il s’était échiné à l’éviter et que Nymeria avait pris ses distances, son inquiétude n’avait fait que croître. Il avait tant l’habitude d’être derrière eux qu’il avait été perdu, quelque part, de ne plus avoir à les ramasser. Au début, il en avait profité mais, avec le temps, ça n’avait plus été possible.

          - « Mais apprends ce que tu as envie d’apprendre. Personne ne peut choisir ta voie à ta place Eamon. Rien ne t’empêche de vivre ta vie. Et crois-moi, je sais de quoi je parle. Alors rien, si tu veux faire quelque chose, fais le si c’est bon pour toi. »

          Loin d’imaginer que son frère avait changé dans sa nature même, il ne pouvait pas réellement le conseiller au mieux. Quant à la religion, ils en avaient trop souffert pour qu’il puisse voir en ce culte une chose positive. Pour lui, ce n’était qu’un bâton usé à la seule fin de battre les fidèles. Il avait une image plus que négative et ça n’était pas près de changer, que cela blesse Emmy ou non. Alors il n’insistait pas. S’il voulait y croire, il n’allait pas l’en empêcher.

          Voyant et sentant Emmy se calmer après ses révélations, il desserra sa prise, prêt malgré tout à la reproduire si nécessaire. Avait-il dit ça pour lui faire mal ? Indirectement, c’était probable. Pour lui faire payer l’abandon ? C’était même certain. Toujours était-il qu’il ne comptait pas vraiment s’en excuser.

          - « J’ai fait ce que j’ai jugé nécessaire. Tu as raison, je t’en veux toujours d’avoir abandonné tes enfants et je ne pourrais te pardonner que lorsque tu auras repris la place qui est la tienne auprès d’eux. Peut-être que c’était pour te blesser aussi, il n’empêche que tu as des responsabilités et que tu ne peux pas t’en dédouaner comme ça. Ces gamins ont besoin d’un père. Mais, tu n’es pas prêt, rien que le fait de croire que tu n’aurais rien pu faire me le prouve. Le simple fait d’être là aurait largement suffit, comprends-le. »

          Le prenant dans ses bras avec plus de douceur, il le cala contre son épaule. Comme quand ils étaient tout môme et que personne ne pouvait les voir. Maintenant, il n’y avait rien à préserver à part leur lien. Trop de choses avaient été dites pour qu’il ne fasse pas attention à ça. Il allait devoir être là, de nouveau. Il ne s’était pas laissé le choix finalement.

          - « Ils vont bien Emmy, je leur offre tout ce que je suis capable de leur offrir. Mais, je ne peux pas être leur père, je ne le veux pas. Je ne peux pas leur offrir ce que toi tu as à leur offrir et ne me dis pas que je me trompe. »

          Ne fut-ce que parce qu’il avait mis fin de ses propres mains à la vie de leur mère, il ne pouvait endosser ce rôle indéfiniment. Ils ne pouvaient pas l’apprendre mais lui, ne l’oublierait jamais. Il n’était pas l’exemple à suivre, pas la bonne figure paternel, pas une belle âme et encore moins quelqu’un de bien. Lui, pouvait vivre avec ça, mais pas les gamins.
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          MessageSujet: Re: Cut your pride and watch it bleed ♟ Eamon   Dim 5 Juil - 22:36


          Une douleur sourde naît soudain dans mon cœur et mon souffle devient court. Une douleur presque semblable à celle que je viens de ressentir pour mes enfants vient m’étreindre alors que je me rends compte d’une chose. Voilà la raison pour laquelle Nymeria me déteste. C’est pour cette raison qu’elle n’a jamais voulu être proche de moi ou aimante. Pour cette raison aussi que notre mère s’est réfugiée dans la religion. Peut être aussi pourquoi mon grand père et ma grand-mère ont toujours été aussi durs avec moi. Encore pour cela aussi que Declan s’est efforcé de me défendre toute ma vie. Je suis la cause de tous leurs maux et m’en rendre compte aussi tard me fait du mal. Sa remarque, qu’il a probablement dit pour détendre l’atmosphère, ajoute encore un poids à ma culpabilité soudaine. C’est insupportable de m’imaginer responsable d’autant de douleur et je voudrais retourner dans le passé, simplement pour m’en rendre compte plus tôt. « J’aurais jamais du être là… C’est à cause de moi que tout est arrivé. Si j’étais pas né, tout le monde irait bien mieux. » Mon regard triste évite celui de mon frère et je ne parviens vraiment pas à faire abstraction de ce qu’il m’a dit. Il aura beau m’assurer que je suis bien son frère et qu’il ne veut pas que je crois le contraire, il m’est difficile de simplement oublier cela. Notre sang n’es qu’à moitié commun… mais ce n’est pas le véritable problème. D’après ce que je comprends, je suis simplement responsable de tout, et c’est cela le plus dur à encaisser.

          Je n’ai même plus envie de rester là à me battre pour mes enfants. Tout ce que je désire, c’est m’enfuir en courant, m’assoir dans un coin et me recroqueviller sur moi-même, à attendre qu’un sale coup m’arrive. Cependant je ne le fais pas. Un étrange sentiment nouveau me parcourt, peut être de la détermination et maintenant que je sais où sont mes enfants, je tiens à les récupérer… « Dis moi Deko… Dis moi ce que tu me crois capable de faire. C’est… Je crois pas en être capable. Mais si c’est une condition pour récupérer mes enfants, alors je trouverai un meilleur travail. » Ce n’est pas ce qu’il demande, mais je ne me rends compte de rien. Mon esprit est partiellement ailleurs, cherchant dans mon passé toutes les preuves que j’aurais du comprendre plus tôt. Oui, j’aurais du comprendre que ma place dans cette famille n’était que celle de l’intrus et maintenant, la chute est d’autant plus douloureuse que je ne me vois pas vivre sans Deko et Nym. Difficilement, j’avale ma salive, me force à rester calme pour ne pas subir de nouveau la force de mon frère et enfin mes yeux se replongent dans les siens, bien que toujours incertains.

          « Je… Tu as peut être raison. Peut être que je ne suis pas prêt. Je l’étais déjà pas à l’époque, je le suis toujours pas. Parce que je suis toujours pas adulte d’une certaine façon. Comment je pourrais être un père, un exemple pour mes enfants, alors que je suis incapable de maturité ? C’est pas possible. Je croyais que je pouvais les retrouver, les récupérer. Je travaille pour ça. Mais… T’es mieux que moi pour eux… » Ca, j’en suis totalement persuadé. Tout simplement parce que malgré ce qu’il vient de me faire subir, Declan est la seule personne que je trouve digne de confiance. Totalement, sans à priori. Et s’il y a bien quelqu’un qui peut s’occuper de mes mômes, c’est bien lui. Pourtant il ne pourra pas les garder. Il me le dit lui-même et mon cœur se serre. C’est une chose que lui ai imposé. Il ne désire pas être père, mais l’est par défaut. « Mais tu te trompes. Je n’ai rien de mieux pour eux. Je veux le croire, et je veux vraiment les retrouver, mais je ne crois pas pouvoir offrir mieux que toi. J’ai un appart qui pourrait les accueillir mais sans Carrie… Je suis pas capable de les élever tout seul… »

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