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 Devenons Amis. ▪ ft. Vittoria

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MessageSujet: Devenons Amis. ▪ ft. Vittoria   Lun 1 Juin - 17:49


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L’euphorie l’avait gagné pour ne plus le quitter plusieurs jours durant, son coeur tambourinant d’allégresse au souvenir du baiser échangé avec Charisma. Quand il déambulait dans les rues de la Nouvelle-Orléans, ce n’était plus la démarche prudente de l’homme aux aguets, mais plutôt l’allure bondissante de l’homme dont le coeur est léger. C’était idiot, de réagir ainsi alors qu’elle ne lui était pas tout à fait acquise, alors que la barrière impénétrable de leur passé les séparait l’un de l’autre. Mais c’était l’amour, l’amour dont la flamme avait été rallumée par le contact de ses lèvres, l’amour qui effaçait toute crainte et tout chagrin. Au fond, il savait qu’une fois ce bonheur éphémère retombé, son angoisse serait plus grande encore qu’avant de l’avoir retrouvée. Trahi, sans elle, il n’avait plus rien eu à perdre des mois durant. Nonobstant, un lien s’était tissé à nouveau, ténu, fragile, et il craignait de le perdre à tout moment. Il s’y accrochait, à ce lien, avec toute la force que lui prodiguait son nouvel espoir, avec toute la stupidité de l’amour aveugle, alors qu’il sentait déjà s’émietter entre ses doigts les réminiscences de la passion au contact de la dure réalité des choses : elle lui avait demandé d’attendre, mais jusqu’à quand il ne savait, et il n’était pas dit que Charisma tienne sa promesse. Cependant, cette vérité qui siégeait aux portes du don de Vénus, il la repoussait encore un peu, rêveur.

C’est donc avec insouciance qu’il flânait dans la Nouvelle-Orléans, alors qu’à chaque instant les rebelles menaçaient de lui tomber dessus dans la nuit noire. Il se permettait la folie d’une promenade après la tombée du jour, qu’il aurait volontiers mené à bout si le singulier bruit de la succion d’une chair humaine ne l’avait attiré dans une sombre ruelle. S’il avait suivi son instinct, il se serait mêlé de ses propres affaires, mais sieur l’instinct avait plié bagages pour s’offrir des vacances avec dame conscience. Il s’approchait, pas à pas, curieux comme un nouveau-né ; il s’était résolu à ne pas craindre les daybreakers, à ne pas craindre les semblable de sa promise, parce que redouter Charisma et sa nouvelle forme, c’était la perdre à tout jamais. Son coeur s’affolait à mesure qu’il avançait dans le noir, invisible, redoutant tout de même ce qu’il allait découvrir, mais avant qu’il ne puisse s’approcher plus, la créature bondit et s’échappa sous ses yeux dans la nuit noire,  Pendant une fraction de seconde, le visage du mangeur d’hommes traversa le clair de lune. Ou plutôt, de la mangeuse, car c’était une femme, et il pensait l’avoir reconnue. Vittoria ? Bien que stupéfait de sa découverte, son premier réflexe fut de la suivre dans le dédale de rues de la ville. Il voulait savoir, il voulait comprendre. Plus que ça, il voulait être sûr de ce qu’il avait vu.

Il perdit toute notion de temps dans la poursuite, vivant dans la crainte d’être découvert par la jeune femme. Il la suivait à distance respectable, environ dix pas, assez éloigné pour ne pas être trop suspect, et pas trop non plus de manière à la garder en vue. Il n’en était pas à sa première filature, loin de là, car il avait traqué bien des sorciers dans l’idée de les tuer à Darkness Falls. De cette distance, il était quasiment sûr que c’était elle, mais il voulait à tout prix en avoir le coeur net. Il attendait le moment propice pour la rejoindre et l’invectiver. Et ce moment vint enfin, lorsqu’ils furent au pied du Casino en plein centre-ville. Il accéléra le pas, devinant qu’elle en monterait les marches et qu’il ne pourrait pas l’y suivre. C’était maintenant ou jamais. Il la rattrapa au milieu de la montée, haletant, et l’interpella alors qu’elle lui tournait le dos : « Vittoria, c’est bien toi ? »

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MessageSujet: Re: Devenons Amis. ▪ ft. Vittoria   Lun 8 Juin - 10:09




Autour d'elle, l'ombre nocturne abat doucement son voile et vient draper la ville toute entière de somptueux reflets. Un relief qu'elle se force à admirer, à contempler. Pour ne pas perdre sa capacité à se réjouir de plaisirs simples. Comme savourer la présence d'une brise légère, cet air frais caractéristique de la Louisiane à cette heure de la journée, qui lui balaie subtilement les cheveux. Juste assez pour faire disparaître cette sensation de constante moiteur désagréable, à peine supportable. Elle prend le temps de regarder les gens qu'elle croise, d'examiner la rue, d'inspecter le quartier, un léger rictus étirant ses lèvres. Une attitude banale, pour quelqu'un de banal. Plutôt quelqu'un qui veut avoir l'air banal. Sur le chemin du Casino, il lui est déjà arrivé de croiser ces patrouilles, tout de noir vêtues. Elle a même déjà assisté à des arrestations. Ces hommes et ces femmes au service du Gouvernement ne se préoccupant que peu de la richesse ambiante de l'ouest. Et une chose est sûre. Elle n'a aucune envie d'être la prochaine à se faire faucher. Elle concentre donc tout ses efforts, inlassablement, à avoir l'air banale. Et pourtant ce soir, un facteur non négligeable vient s'ajouter à sa stratégie. Un facteur qu'elle ne peut ignorer. Qu'elle ne peut que subir, accepter et assouvir. La faim. Cette faim qui lui tiraille le ventre, sans cesse, et qu'elle peine à combler. Lui rappelant chaque seconde de chaque jour le monstre qu'elle est devenue. La bête qu'elle a pourtant enfouie mais qui s'éveille, un peu plus férocement, tous les deux trois jours. Et ce soir est l'un de ces soirs. Une de ces nuits où elle se doit de partir en chasse et se nourrir. Pour ne pas risquer de bondir sur un innocent à l'odeur un peu trop alléchante au moment de redistribuer les cartes sur sa table de jeu. Elle repère vite cette petite ruelle. Tout y est sombre mais quelques junkies s'y réfugient souvent pour régler leurs petites affaires à l'abri des regards. Alors, faisant mine de rien, elle s'y engouffre et tombe nez à nez avec un homme, un drogué à l'allure des cernes violettes qui creusent le dessous de ses yeux. Il l'a dévisage, certainement surpris de voir une femme débarquer à la place de son dealeur. La brune sourit et poursuit sa route le long de la ruelle, frôlant d'une épaule sa future victime jusqu'à le dépasser, se délectant de la senteur qu'il dégage. Et puis, une fois l'attention de l'homme détournée, la bête fait volte face et bondit. Elle enserre sa gorge de ses mains faussement frêles, le vidant de son énergie, s'abreuvant jusqu'à réduire sa proie au silence. Elle peut sentir ses propres veines vibrer de réjouissance quand elle absorbe la vie des entrailles de ce corps inerte - maintenant presque mort. Et alors qu'elle s'apprête à dérober les dernières bribes d'énergie lui insufflant un nouvel entrain, elle remarque quelque chose, camouflé dans l'obscurité de la rue. Un visage se dessine entre les ombres, un simulacre de silhouette s'en suit mais elle ne prend pas le temps de découper les formes dans les ténèbres et prend la fuite. Elle n'a pas reconnu ce qui l'épiait mais une chose est sûre, ça ou quoi que ce soit, a décidé de la suivre dans le dédale de la Nouvelle-Orléans. Ne parvenant pas à semer son détracteur, la brune prend machinalement le chemin du Casino, et en gravit rapidement les premières marches.

« Vittoria, c’est bien toi ? ». Un voix l'interrompt. Cette voix, elle la reconnaîtrait entre mille, tellement elle l'abhorre. Anger. Celui à qui sa grande sœur de cœur a choisi d'offrir son affection et son temps. Une relation qu'elle n'approuve pas. Qu'elle n'approuvera jamais. « Tu poses la question mais tu connais déjà la réponse non ? ». Elle souffle silencieusement, comme pour se métamorphoser en une Vittoria cinglante et amère. La brune se pare enfin de ce masque détestable qui lui sied tant, tordant ses lippes en un rictus railleur. Elle se retourne et fait face à l'homme objet de ses plus grandes frustrations, le surplombant de trois marches. Suffisamment pour le réduire à néant, pense-t-elle. Mais non. Elle se retiendra, prendra sur elle. Pour Charisma. Seulement pour elle. Plus tard. « C'est toi qui m'a suivie ? ». Elle s'inquiète. Si il l'a vue en train de se nourrir, alors il sait maintenant ce qu'elle est. C'est lui qui a les cartes en mains et il peut jouer avec elle et avec ses nerfs autant qu'il veut. Elle le déteste encore plus pour ça. Oh, comme elle aimerait lui sauter à la gorge et l'achever, ici et maintenant. « Pourquoi t'es venu jusque là ? Qu'est-ce que tu me veux ? ». Elle croise les bras et plante son regard le plus froid dans celui du sorcier. Elle n'a pas l'intention de coopérer. Jamais. Pas avec lui. Elle aimerait plutôt couper court à la conversation. Et son attitude traduit parfaitement le fond de sa pensée.

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MessageSujet: Re: Devenons Amis. ▪ ft. Vittoria   Mar 16 Juin - 19:19


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« Tu poses la question mais tu connais déjà la réponse non ? » Un râle, un soupir  chargé de colère, puis elle fit volte-face. Il resta là, en bas des marches, droit comme un i, ne sachant trop quoi dire, tête levée pour soutenir le regard foudroyant qu’elle lui adressait. Il haussa les épaules, démasqué. Ils ne se connaissaient pas vraiment, mais pourtant elle le détestait. Il pouvait le voir à sa façon de se tenir devant lui, impétueuse et pleine de défi. Cela aurait été n’importe qui, il s’en serait moqué éperdument, s’en serait badigeonné le coeur du pinceau de l’indifférence, aurait surfé sur la vague de son aversion avec l’insouciance de son égoïsme. Mais malheureusement, elle était l’amie de Charisma. Elle était d’une importance cruciale dans la vie de son amante, il le savait et ne pouvait l’ignorer. Être proche de cette indomptable femme, c’était mettre toutes les chances de son côté pour être à jamais dans le coeur de de sa belle. Chaque fois que Vittoria l’ignorait, il lui semblait que la promesse d’un avenir avec Charisma s’éloignait un peu plus, comme si, plus encore que le noir passé qui les liait, Vittoria était le ravin qui les séparait. Comment pouvaient-ils tant apprécier la même personne sans réussir à s’estimer ne serait-ce qu’un peu ? Une image de Neal s’imposa à l’esprit du magicien. Oh. L’histoire se répétait.

« C'est toi qui m'a suivie ? » Elle savait. Il fronça les sourcils, incommodé de s’être fait prendre. « Oui... » souffla t-il. Il ne pouvait qu’avouer. « Pourquoi t'es venu jusque là ? Qu'est-ce que tu me veux ? » continua t-elle, bras croisés. Les images de l’impasse lui revinrent à l’esprit. Il tourna la tête autour de lui, inquiet, comme si ses pensées pouvaient être entendues. Il gravit lentement quelques marches pour se rapprocher d’elle. « Je t’ai vue, je sais. » Il avait murmuré, pour qu’elle seule entende. Elle était exactement comme Charisma, une créature de cauchemar qui s’abreuvait de la vie des autres. Mais qui était-il pour juger, lui le magicien noir à l’atroce passé. Quoi qu’il en soit, il devait absolument faire de Vittoria son amie. Il devait l’amadouer, faire de l’obstacle qu’elle était un atout en lui prouvant qu’il était un parti envisageable pour Charisma. Mais son côté misanthrope lui faisait défaut. Des amis, il n’en avait que deux, et c’était en se bagarrant à leurs côtés qu’ils s’étaient liés. L’idée de se lier avec Vittoria en échangeant quelques crochets lui arracha presque un sourire. « T’en fais pas, j’irais pas balancer.  » ajouta t-il avant qu’elle ne prenne peur. « T’es comme Charisma, hein ?  » Au fond, il voulait comprendre, il voulait aider. Sincèrement. Il voulait tout découvrir au sujet des daybreakers, et ne pas craindre ce qu’était devenue Charisma. Ce qui effraie, c’est l’inconnu, et il était certain qu’une fois qu’il saurait tout d’elle, toute forme d’anxiété disparaîtrait. Il se souvint comme il avait fermé les yeux sur l’horreur, lorsque Charisma avait aspiré la vie du peacekeeper lors de leur dernière rencontre. Il avait refusé de voir, prétextant que c’était juste pour ne pas la voir partir. Ce qui le troublait le plus, c’est qu’il n’avait jamais été couard. Dans sa vie, il en avait vu de toutes les couleurs. Alors pourquoi, pourquoi diable craindre cette nouvelle apparence chez son ex-amante ?

En vérité, il aurait voulu qu’elle ne change pas, qu’elle reste à tout jamais celle qu’il avait aimé malgré lui. Bien qu’elle l’ait trahi, il ne voulait pas croire que leur relation ait changée. Mais tout était différent, maintenant. Il reporta son attention sur Vittoria. « Laisse moi t’aider.  » Cette proposition d’aide, il l’avait soufflée comme un appel au secours. Bien qu’elle le haïsse, elle était la seule qu’il connaisse capable de lui expliquer la nouvelle nature de Charisma. Aussi, pour toutes ces raisons susdites, il se faisait son ami. Pour Charisma, il était prêt à tout ; prêt à enfiler ce masque de gentillesse et de servilité, quitte à ne récolter que les fulminations de Vittoria. Ce qui, assurément, était ce qui se rapprochait le plus de la réalité. Il soupira, et recula d’une marche. Elle qui se complaisant tant à lui montrer sa force, il lui laissait prendre de la hauteur, dans l’espoir qu’ainsi, elle serait plus à même d’accepter. Doux rêve.

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MessageSujet: Re: Devenons Amis. ▪ ft. Vittoria   Lun 29 Juin - 11:55




Un souffle. Un aveu qui en dit long. Trop. Pas assez peut être. Peu importe. Elle ne cherche pas à comprendre. Elle ne veut pas comprendre. Lui, en particulier. Les bras croisés, elle le surplombe de quelques marches. Mais très vite, il réduit l'écart qui les sépare, gravissant lentement les quelques blocs de pierre qui lui donnait ce sentiment de supériorité si cher à son cœur. Rassurante illusion qu'elle voit doucement disparaître. La brune ne se démonte pas, gardant sur le visage cet air impétueux qu'elle prend plaisir à arborer la plupart du temps. Le murmure masculin s'écrase sur son épiderme, aussi douloureux que des dizaines d'aiguilles qu'on y enfoui. Le temps qu'elle réalise ce que ces quelques mots alignés ensemble signifient vraiment, le poison a déjà fait son chemin jusqu'à son esprit torturé.  Il l'a vue. Il sait. Il sait ce qu'elle est. Et ce que ça représente. Il l'a eu. La vipère a planté ses crocs dans la chaire. Le venin se répand dans ses veines, irritant jusqu'au plus moindre de ses nerfs. Un venin mortel. Son masque d'indifférence se fendille à mesure que les secondes alourdies par le silence s'égrènent. Ses traits autrefois pleins de neutralité se détériorent. S'abîment. Jusqu'à complètement disparaître. À partir de ce moment, c'est lui qui a les cartes en main. Il peut l'utiliser, la faire chanter autant qu'il veut. Elle devient son jouet. L'outil du marionnettiste, dansant entre ses doigts diaboliques. Le seul moyen pour elle de se défaire de son emprise, serait de le tuer. L'idée lui traverse sérieusement l'esprit. Pendant une demi seconde, elle s'imagine déjà en train d'extirper la moindre bribe d'énergie de l'organisme couard et insignifiant qu'il représente pour elle. Qu'il représentait. Et puis c'est Charisma qui la ramène à la réalité. Elle lui en voudrait trop. Elle perdrait sa très chère Chris pour avoir mis fin aux jours de celui qu'elle affectionne réellement. Impossible à envisager. Non. Il sera épargné. Mais elle ne peut pas lui faire confiance. Elle s'y refuse.

Le front plissé, elle baisse la tête. Ne sachant quoi dire ou quoi faire pour ne pas lui laisser le contrôle. Pas complètement. La nouvelle élocution de l'homme ne la rassure que très peu. Elle finit par comprendre qu'elle représente un certain intérêt pour lui. Pour se rapprocher de Chris. Tant mieux. Tant mieux pour elle. Peut-être pourra-t-elle se servir de ça à son tour. Ne prenant pas la peine de répondre à l'interrogative, elle se contente de planter ses prunelles ténébreuses dans celles du sorcier. Constatant avec soulagement que son aversion pour lui est toujours bien présente. Toujours plus présente. « M'aider ? ». Elle rit intérieurement. C'est certainement la chose la plus ridicule qu'elle aie entendu depuis très longtemps. La plus improbable aussi. « Dis-moi Anger, comment tu comptes "m'aider" exactement ? ». La brune articule, exagère chaque mot. Elle ne le lâche pas des yeux ; plus exaspérée que jamais. Agacée par le mâle, elle peut sentir le sang bouillir dans ses veines. Il recule. Lui redonnant sa position supérieure. Mais elle ne s'en satisfait pas. Elle n'a pas besoin de quelques marches pour le dominer. Il n'est qu'un insecte qu'elle espère bientôt écrasé sous sa chaussure. Sa fierté touchée en plein cœur, elle l'imite. Revenant sur ses pas, elle descend de deux crans sur le palier du Casino. Refusant de céder à la peur qu'il a provoqué chez elle. « On en est au même point, tous les deux ». Un constat inévitable. Sincère. Si il l'a dénonce, il perd Charisma. Si elle le tue, c'est elle qui perd sa grande sœur adoptive. Ils tournent en rond, jouant à un jeu dangereux. Un point de non retour qu'elle exècre. Et auquel elle veut mettre fin. Elle le toise, impatiente. « Si tu me disais ce que tu veux au lieu de jouer au genre idéal, qu'on en finisse ? ». Elle murmure. Insufflant à chaque parole échappant à ses lèvres toute l'amertume qu'elle peut penser du démon. « On sait jamais... ». Elle marque une pause. Se demandant si elle fait bien d'entamer un dialogue avec celui-là même qu'elle n'estime pas. « Je pourrais me montrer... Conciliante ». Elle choisit ses mots avec précaution, chérissant plus que jamais l'emploi du conditionnel.

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MessageSujet: Re: Devenons Amis. ▪ ft. Vittoria   Sam 25 Juil - 0:02


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Pour la première fois depuis un temps, il avait peur. Aussi loin qu’il se souvienne, la dernière fois qu’il avait réellement perdu son sang-froid était lors de son entrée à Darkness Falls. Il était effrayé de ce qu’était devenue Charisma. Non pas parce qu’il la pensait monstre capable de mettre fin à ses jours, mais plutôt parce qu’il redoutait que leur relation ne serait plus possible ; qu’ils ne seraient plus capables de se comprendre comme à l’époque où ils étaient ravagés par la même passion idyllique et dévorante pour Neal. Cette appréhension, elle l’avait infiltré tel un virus, angoisse muette qui gagnait du terrain de jour en jour malgré tous les anticorps qu’Anger déployait pour la combattre. Seul, sans personne pour le rassurer, ses nuits et son sommeil s’étaient transformés en heures de torture. Oh, certes, la béatitude de l’avoir revue restait intacte, mais dès que les dernières lueurs du jour disparaissaient derrière le sombre voile de la nuit, il ne répondait plus de rien sinon sa nouvelle hantise. Charisma, elle était tout pour lui depuis qu’il avait rejoint cette nouvelle vie, ou quasiment tout si on omettait l’amour aveugle qu’il avait adressé à celui qu’il avait considéré comme un père et un frère à la fois. Retrouver Charisma, partager de nouveau sa vie avec elle, c’était retrouver l’équilibre, la paix intérieure qu’il avait connu, ne serait-ce que quelques mois durant. Il voulait vivre cela encore une fois. Aussi avait-il besoin de Vittoria. Il fallait qu’elle l’aide, qu’elle efface en lui ces peurs démesurées et qu’elle le conseille pour ne plus qu’il perde Charisma. Il devait s’en faire une amie de circonstance, un soutien. Mais elle, elle le haïssait depuis le premier jour, sans raison valable.  « M'aider ? » Plus que l’incrédulité, l’irritation transparaissait sur son visage. « Dis-moi Anger, comment tu comptes "m'aider" exactement ? »  Anger resta coi, l’observa se ranger à sa hauteur et le toiser avec impatience. Silencieux, il la laissa poursuivre, le temps de réfléchir à une réponse appropriée. Même s’il ne pouvait l’admettre, la question était pertinente. Que faire ? S’il savait, il n’en serait pas là.

Il ne lui venait que des réponses maladroites, des phrases bateau sans matière aucune. Pas d’argument solide, pas de raisonnement tangible auquel ranger l’avis de Vittoria.   « On en est au même point, tous les deux » Il hocha prudemment la tête. C’était une évidence.  « Si tu me disais ce que tu veux au lieu de jouer au genre idéal, qu'on en finisse ? On sait jamais... Je pourrais me montrer... Conciliante »  Il soupira. Elle avait lu en lui comme en un livre ouvert, aussi plus rien ne servait de se cacher derrière un masque de gentillesse intéressée. Il monta de quelques marches puis s’assit, comme fatigué d’avance par ce qui l’attendait. Il posa ses coudes sur ses genoux, puis vint caler sa tête dans le creux de ses mains. Il ouvrit grand les yeux, inspira, et comme si ce simple rituel pouvait le détendre, il se lança enfin, dévoilant la vérité se cachant derrière l’aide qu’il proposait. « J’ai besoin de toi pour… comprendre. Comprendre ce qu’elle est. Ou plutôt… ce que vous êtes. »  Il parlait lentement, articulait avec soin chacun de ses mots qu’il avançait prudemment, tel un joueur d’échecs place ses pions ; une partie bien mal engagée cependant. Il marqua une pause, pour que ces mots impriment la conscience de Vittoria. Puis il poursuit : « Tu m’expliques comment vous fonctionnez, ce dont vous avez besoin, et en échange… tu choisis de quelle manière je peux t’aider. Il doit bien avoir quelque chose que je peux faire ? »  Bien évidemment, au delà même de son aide, Anger savait que son silence avait déjà un prix en soi, mais il gardait ce vulgaire chantage comme dernier recours. Elle disait pouvoir être conciliante ? Lui voulait qu’elle n’aie d’autre choix que de l’être. « Je ne veux pas perdre Charisma… tu comprends ? » Il lui adressa un regard suppliant, ravalant sa fierté légendaire. Lui, l’ancien chef de clan, l’homme qui avait fait trembler de peur bien de magiciens noirs à Darkness Falls, il suppliait une femme au nom d’un amour aussi improbable qu’intense. Une femme qui, à en juger les regards torves qu’elle lui avait adressé depuis tout ce temps, n’en avait probablement que faire.




 

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MessageSujet: Re: Devenons Amis. ▪ ft. Vittoria   Ven 7 Aoû - 16:48




Ses prunelles assassines se fondent peu à peu en un regard hébété. Elle croise les bras, devenant hésitante sur l'attitude à adopter. Le simple fait de contempler le sorcier capituler ainsi, le voir aussi facilement déposer les armes face à elle ne fait que gonfler son égo. La rebelle le suit des yeux, le toise, toujours aussi méfiante. Elle n'esquisse pas un seul mouvement mais détaille avec soin ceux du mâle. Tout chez lui l'agace. De sa démarche en passant par le timbre de sa voix. Jusqu'à sa manière futile de laisser l'air s'échapper de ses lippes. Elle n'est jamais parvenue à comprendre comment Charisma avait pu tomber sous le charme d'un pantin tel qu'Anger, elle qui méritait tellement plus. Tellement mieux. Qui aurait cru qu'un jour il allait s'abaisser à lui demander de l'aide, à elle, la rebelle ? Et pourtant il en est là. Réduit à l'état de moustique sur la par brise de sa vie. En sursis, prisonnier du purgatoire de ses bonnes volontés. Cette seule pensée réjouit la brune qui ne peut contenir un léger rictus malsain. Mais très vide, le sourire se fane. Laissant place au dégoût. C'est vrai. Il a besoin d'elle mais la hongroise ne peut pas se permettre de jouer avec le feu trop longtemps, au risque de se brûler au contact des mots dangereusement balancés dans le vent par le ténébreux. La façon dont il articule chaque mot et dépose chaque parole prudemment dans l'atmosphère lui donne la nausée. Elle grimace et soupire. Oh, comme elle voudrait déjà mettre un terme à cette entrevue si mal entamée...

« Je comprends oui ». Elle acquiesce, le visage peint d'une expression des plus neutres, à la limite de la froideur. Complètement indifférente aux états-d'âme du locuteur. Doucement, elle avance de quelques pas vers le sorcier de façon à ce qu'il l'entende sans qu'elle n'aie besoin d'élever la voix.  « Mais je m'en fiche, tu comprends ? », rétorque la brune, un air indéniablement sarcastique imprégnant sa voix. À la limite de la moquerie, elle ne parvient plus à retenir ses élans de querelle. « Pour être tout à fait honnête, ça m'arrangerait même pas mal que tu la perdes mais ça, ce n'est pas de mon ressort, malheureusement ». Elle feint la déception comme personne. Ses yeux s'assombrissent de nouveau, incapables de camoufler cette rancœur déjà trop longtemps retenue au fin fond de ses entrailles, lui tordant l'estomac à chaque mouvement. « Que ce soit bien clair : je ne veux rien avoir à faire avec toi ». Le front plissé, c'est à son tour d'articuler chaque syllabe échappant à ses lèvres. Elle le toise de plus belle, agacée comme jamais auparavant. « Je t'en dois une, c'est déjà trop. Beaucoup trop. Mais je vais pas faire la mauvaise joueuse ». Pas cette-fois, non. Elle aussi pourrait perdre la partie. « Alors tu oublies ce que tu as vu aujourd'hui, tu l'effaces définitivement de ta mémoire... ». Elle marque une pause. Indécise. Puis se résout finalement à l'inévitable. « ...et je veux bien concéder à répondre à tes questions ». Ses bras retombent mollement le long de ses courbes finement dessinées. Elle secoue la tête, presque déçue de son propre comportement. Elle a cédé et ça la rend malade. Sur le coup, elle se sent faible, pathétique. Pitoyable. Bien qu'aucun choix ne lui soit véritablement laissé. La rebelle inspecte le quartier de ses iris ambrées, balayant la rue de gauche à droite, et passe machinalement un main dans ses cheveux de jais avant de replonger ses prunelles neurasthéniques dans celles du sorcier. « Une question. Et pas ici », lâche-t-elle durement.

Ses poings se serrent jusqu'à blesser la peau tendre de ses paumes. Un mouvement de tête rapide intimant - ordonnant - au mâle de lui emboiter le pas et elle n'attend pas plus longtemps pour quitter le devant du casino. Elle n'allait certainement pas se dénoncer ouvertement aux passants un peu trop attentifs. Certes, la belle se montre impulsive mais pas complètement stupide pour autant. Le pas pressé, elle abandonne vite la rue la plus peuplée pour s'engouffrer dans une petite ruelle bien plus calme. Endroit approprié aux échanges officieux. La venelle se révèle être déserte. Parfait.

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    I've been looking all night watching them empty hours. Invisible to these crowds, always double vision. I've been losing my mind listening to broken speech. Stacking up broken seats, it's a lonely picture. And I hear your voice as it echoes 'round my head. Always that same thing that you said. Get out, get out, while you still can.
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