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 Angel of small death and the codeine scene {pv.}

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Féminin
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SAEZ - A bout de souffle ♭ MCR - Famous last words ♭ ADELE - Skyfall ♭ THE KILLERS - Human ♭ ALEX HEPBURN - Reckless ♭ STONE SOUR - Tired ♭ SLIPKNOT - Dead Memories, Before I Forget, Snuff ♭ IMAGINE DRAGONS - Monster ♭

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MessageSujet: Angel of small death and the codeine scene {pv.}   Mar 2 Juin - 22:17

ANGEL OF SMALL DEATH AND THE CODEINE SCENE

feat Beth Hart & Aleksi S. Lenaïk
I watch the work of my kin bold and boyful. Toying somewhere between love and abuse. Calling to join them the wretched and joyful. Shaking the wings of their terrible youths. Freshly disowned in some frozen devotion. No more alone or myself could I be. Looks like a strain to the arms it were open. No shortage of sordid, no protest from me


Le bruissement régulier de la ventilation m’obsède. Depuis mon arrivée à la morgue, je me perds dans le fil de mes pensées. La liste des tâches qui m’attendent s’élève sur le bureau en une pile de dossiers. Les autopsies s’ajoutent les unes aux autres. Les responsabilités que cela incombe aussi. J’en suis fier, d’avoir réussi à obtenir la confiance de la légiste, malgré mes piètres connaissances. J’apprends sur le tas. Et pour la première fois de ma vie je me surprends à apprécier ce prétendu côté génial qui aura rendu ma vie misérable pendant de longues années. J’emmagasine les informations, me perd dans les ouvrages d’anatomie et de criminologie avec toute l’avidité du monde. Le sujet me passionne. Jusqu’à en devenir une obsession. Ce travail me hante, me fait oublier l’informatique et l’addiction qu’elle provoque en moi à chaque fois que je touche un clavier. Je repousse l’échéance depuis mon arrivée. Me contentant de jeter des regards en coin en direction de la blouse accrochée à la porte. Je redoute l’instant où je devrais l’enfiler. La douleur est encore là. Elle me déchire le bras dès que je fais un geste trop brusque ou que je le lève un peu trop haut. La blessure est toujours là. Les chairs se réparent lentement, mais l’infection n’a pas totalement disparue. Sous le tissu et le bandage qui la recouvrent, les picotements persistent. Et le sang persiste à s’échapper de la griffure. L’odeur me colle à la peau, encore plus présente en ce lieu qu’à la maison. Je plisse le nez et dans un soupir je m’oblige à quitter ma chaise et à me rapprocher de l’objet de mon angoisse. L’exercice m’arrache un infime soupir de douleur, et une fois l’uniforme revêtue, je me saisis du premier dossier de la pile pour pousser la porte de la salle d’examen.

Le dossier que j’ai pris sans y accorder plus d’attention, m’indispose une fois ouvert. La main posée sur la poignée de la trappe emprisonnant le corps, celle qui tient le dossier tremblé légèrement. Cette enquête m’obsède. Et à chaque fois que je me persuade que ce corps est le dernier, un autre arrive quelques jours plus tard. Cette déferlante d’horreur me met mal à l’aise à chaque fois. J’appose malgré moi le nom de Kyran sur les abominations qui se pressent sous mes yeux. Ma gorge se serre et des lames de rasoir me déchirent la trachée. Je me fais violence pour ravaler mon appréhension et je m’oblige à ouvrir la chambre froide. L’autopsie se passe dans un silence de plomb. Je m’absorbe dans mon travail et en oublie le reste. Le dossier est resté abandonné sur une table devant la porte. Je n’ai pas besoin d’avoir les avis des autres. Ils ne comprennent pas. Passent à côté de l’essentiel à chaque fois. Et l’examen que je suis en train de mener se terminera de la même manière que les autres. Le rapport que je vais devoir remplir se verra délester de certains éléments. Comme les autres. Honteusement, c’est d’ailleurs la première chose que j’exécute. Espérant l’espace d’un instant que cette pauvre créature n’aura pas suivi les mêmes règles que ces prédécesseurs. Je m’enlise dans le déni et l’utopie, et le retour à la réalité me fait plus mal que je ne le pensais. Je devrais y être à habitué à Ses incartades coutumières. Mais elles me blessent. Mon cœur se serre et une vague assassine m’empêche de continuer mon travail. Le temps de plusieurs battements de cœur, je reste immobile, détruit par ma peine. Et par la faiblesse qui court encore dans mes veines. La blessure sur mon épaule m’affaiblit et fait trembler mes jambes.

Je m’oblige pourtant à sortir de cette douloureuse apathie, à reprendre mon œuvre et effacer les preuves du parjure. Je procède à l’envers. Vais à l’encontre du protocole que tout légiste se doit d’appliquer. Mais au diable les conventions. La peur que l’on puisse en venir à le considérer comme le coupable de ces horreurs, me pousse à oublier l’ordre que je m’impose d’ordinaire. J’abandonne la salle d’examen pour venir me réchauffer dans mon bureau et commencer à remplir le rapport. Ma main ne tremble pas. Figée dans une assurance qui me surprend, l’écriture est aussi fine et régulière qu’en temps normal. La chose me fait esquisser un infime sourire de satisfaction, efface brièvement la crainte que me tiraille le cœur. Jusqu’à ce que des bruits de pas viennent caresser mes oreilles. Ma main se fige et je me redresse, les sens en alerte. Personne ne devrait être là. Je devais être le seul à me perdre dans les couloirs glacés de la morgue. Et la perspective d’être dérangé m’indispose. J’en fronce les sourcils, pose mon stylo et ferme le rapport que je glisse sous une pile de dossiers. Le cœur battant je retourne alors dans la salle d’examen et reste pantois dans l’encadrement de la porte.

« - Lieutenant Hart ? Je… J’ignorais que vous deviez venir. Le légiste n’est pas là, je peux prendre un message ? » Faire bonne figure, je m’y oblige. Adresse un sourire de circonstance à la jeune femme. Mais je dois l’avouer, sa présence me gêne. Elle dégage quelque chose qui m’intimide. Qui fait rugir sous ma peau un profond malaise dont l’origine m’est totalement inconnue. Je la scrute un instant avant de me souvenir de la présence du cadavre sur la table entre nous. Ce n’est pas la première fois qu’un corps maltraité s’appose entre nous. Mais cette fois des doigts de glace n’ont de cesse de me caresser la nuque. L’absence de Kyran joue sûrement. La méfiance est de mise, et la crainte provoquée par les représentants des forces de l’ordre revient me broyer le cœur.

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MessageSujet: Re: Angel of small death and the codeine scene {pv.}   Dim 7 Juin - 13:19

Angel of small death and the codeine scene
Aleksi
feat.
Beth


 

 



 

 

Il faut toujours croire en l’espoir d’un monde meilleur. Il faut espérer que tout change. Alors, crois en ton instinct, crois en toi, en la vie. Aies toujours le sourire aux lèvres.

La nuit n’avait pas été de tout repos pour la jeune policière qui avait passé énormément de temps à fixer le plafond blanc de sa chambre. Tous ces morts la hantaient à un point inimaginable. Comment était-ce possible d’avoir une telle cruauté envers de simples femmes ? Elle avait fini par fixer son attention sur la pendule de son réveil. C’était assez usant moralement de rester coincer sur le ‘tictac’ incessant de l’horloge. Désespérant de trouver le sommeil, Beth décida de sortir de son lit douillet et totalement défait, signe de sa nuit agitée et peu reposante. Elle s’étira comme un chat dans son pyjama violet confortable. Une douche chaude pour dégourdir les muscles encore tendus par cette affaire qui était toujours dans son esprit, elle s’habilla ensuite de sa tenue fétiche, un jean simple bleu nuit et un chemisier blanc. Beth était toujours très coquette malgré son métier. Elle se maquilla rapidement avant de sortir de la pièce d’eau. Il fallait qu’elle retourne seule voir cet apprenti légiste, celui dont elle était sûr qu’il lui cachait quelque chose de très important sur cette affaire.

Alors, la jeune femme enfila ses bottes à talon et prit son manteau au vol. Il fallait absolument qu’elle mette le doigt sur ce que son instinct lui hurlait depuis quelques temps. Aleksi Lenaik était loin de tout révéler concernant les pauvres victimes qui n’étaient plus capable de parler sauf à lui. Elle soupira en ignorant un appel de Kyran, décidant de le mettre sur la touche pour le petit interrogatoire qu’elle allait faire subir à son collègue. Elle prit au vol son sac à main avant de sortir de son immeuble, fermant tout derrière elle par automatisme. Son cerveau était ailleurs. Elle repensait à tous les visages qu’elle avait vu, l’expression tantôt de douleur et tantôt de peur atroce qui s’affichait dessus était à vous glacer le sang même si vous étiez habitué au pire. La première fois que Beth avait vu une de ces pauvres filles, elle avait rendu son déjeuner sans ménagement alors que son estomac était du genre très solide. Elle n’arrivait plus à penser à autre chose. Ce type, elle allait le mettre derrière les barreaux à défaut de lui coller une balle elle-même. Ce genre de dossier lui donnait envie de faire justice elle-même. C’était sans doute le plus important criminel auquel elle avait eu affaire dans sa courte carrière. Il arrivait même à lui faire mettre en standby ses recherches pour découvrir où se planquait le meurtrier de sa chère sœur.

Les rues étaient déjà animées malgré le fait que la matinée commençait à peine. C’était ça, la réalité de la ville. Elle ne dormait jamais vraiment mais elle pouvait se révéler très calme quand on ne s’y attendait pas. Beth aimait profondément cet endroit et c’était ce qui l’avait décidé à rester ici pour refaire sa vie après les divers changements. Même le gouvernement n’arriverait pas à lui faire croire que cet endroit était pourrit jusqu’à la moelle. Marchant d’un pas décidé, elle prit le premier moyen de locomotion venu pour se diriger vers la morgue. Nouvel appel de Kyran. Décidément, il devenait accro pensa-t-elle en souriant, amusée. Après tout, elle savait pertinemment que ce n’était pas le cas et que ce serait sans doute important mais elle éteignit son téléphone et le glissa dans sa poche. La morgue était un endroit sinistre pour elle. Si Beth pouvait éviter de s’y rendre, elle le faisait. Arrivant devant le bâtiment, elle eut un instant d’hésitation. Et si son instinct, son flaire était défaillant ? Non, impossible.

Elle soupira en passant sa main sur son visage avant de se motiver. Elle inspira pour se donner du courage avant de rentrer dans le bâtiment climatisé. Beth salua rapidement le réceptionniste qui la connaissait avant de descendre directement au sous-sol pour aller dans la salle d’autopsie attitrée du jeune apprenti. Quelle atmosphère étrange régnait ici, comme si le temps n’avait plus d’emprise sur l’homme. Silencieuse, elle entra dans la pièce pour voir le jeune homme occupé à ses rapports. Il semblait concentré. Elle s’adossa à l’encadrement de la porte pour attendre un peu, ses yeux bleus dardant sur Aleksi, cherchant la moindre faille. Peu de temps après, il finit par revenir dans la salle d’examen, semblant enfin remarquer la jeune femme. « Bonjour, Aleksi. Pas la peine de prendre un message, c’est vous que je viens voir. C’est la dernière victime ? » Demanda-t-elle en désignant du menton le corps présent sur la table d’autopsie. Elle s’avança vers la victime, effleurant les cheveux de celle-ci comme pour lui signifier son respect. Mais toute son attention restait figée sur cet homme qui faisait bonne figure à merveille. Beth n’y voyait que du feu malgré le fait qu’elle ne pouvait s’empêcher de trouver ça louche. « Alors, des nouveautés concernant notre affaire ? Il semblerait que l’homme soit atteint d’une folie quelconque pour les massacrer ainsi. »
© Gasmask


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MessageSujet: Re: Angel of small death and the codeine scene {pv.}   Lun 8 Juin - 21:42


Le regard dérange. Le poids qu’il appose sur mes épaules me détruit de l’intérieur, tiraille des entrailles déjà réduites en miettes par le doute. La peur s’insinue, vengeresse et traitresse encore les tissus fatigués qui composent mon être. Je reste figé près de la table d’autopsie. Refusant de m’approcher du Lieutenant, quand une autre part de moi me supplie de m’éloigner du corps. C’est Beth qui entreprend le premier mouvement sur l’échiquier. Elle se rapproche et dans ma poitrine, le cœur se serre et s’emballe. Le regard dévie, effleure la main de la jeune femme contre la chevelure du cadavre puis vient se couler vers l’encadrement de la porte. L’attente et le souffle qui se suspend dans mes poumons. Je crois, j’espère, je supplie pour qu’Il la suive. Que Son absence ne soit que le fruit de Sa mauvaise humeur, son besoin constant de traîner des pieds pour ne pas se plier à la volonté d’un autre que Lui. Le souffle reste mort, l’asphyxie menace et le vide perdure. La résignation laisse un coup amer sur ma langue, la détériore comme de l’acide et je m’oblige à arrêter d’espérer vainement. Je me raccroche à Lui, qu’importe la situation, je ne peux m’empêcher de le faire. C’est un fait monstrueux, ignoble pour qui sait bien y regarder, mais Son absence me détruit bien plus encore que Sa présence. Les mots prononcés s’aventurent enfin dans les méandres de mon esprit. Ils s’y lient, s’unissent et leur sens renforce le malaise qui se rue sous ma peau.

« - Oh… Oui c’est bien la dernière. Une de plus… » La réponse se fait tardive. S’extirpe de mes lèvres comme une vérité que l’on se doit de tirer de la bouche d’un enfant coupable d’une effroyable bêtise. Aucune faute n’a été commise, hormis celles que je m’échine à exécuter à chaque fois qu’un nouveau corps se retrouve étendu devant moi. Cette affaire détruit mes nerfs, et lorsque je pose les yeux sur mes mains, je constate avec amertume qu’elles tremblent. De stress, amplifié par le malaise. De manque aussi. L’addiction a atteint un niveau plus élevé que jamais, et le contrecoup se fait sentir. D’un raclement de gorge, les paumes malhabiles disparaissent dans les poches de ma blouse. Les pupilles gênées s’obligent à venir se poser sur le Lieutenant. « - Pas vraiment j’en ai bien peur. Le mode opératoire reste le même. » L’aplomb se veut inébranlable mais quelque chose se brise contre ma trachée. L’impuissance à comprendre, trouver des pistes qui permettraient de mettre un terme à ce massacre. S’il y a des variantes dans les supplices infligés, l’application à ne laisser aucune trace reste la même. Inflexible, chirurgicale. Comme si la créature parvenait à penser comme un membre des forces de l’ordre. L’idée me fait hausser un sourcil, avant de disparaître dans un battement de cils. Stupidité. « - Folie… Qu’est-ce que la folie dans un monde comme le nôtre Lieutenant ? » Je m’autorise à un nouveau regard dans sa direction. Soutiens ce regard froid qui me fait battre en retraite au bout de quelque infime battement de cœur. Mon attention se reporte sur la victime, et j’en viens à reculer d’un pas. M’éloigner de la table pour me pousser vers une seconde comme si je désirais me saisir d’un des outils y trônant. Ce n’est qu’une excuse pour battre en retraite. Tourner le dos au danger le temps de retrouver contenance. De reprendre le rôle qui me glisse lentement entre les mains. Je m’en veux, affreusement, de me sentir si faible face à la policière. Le doute, pernicieux, il n’a de cesse de remonter à la surface. Depuis ma rencontre avec Ezra, je navigue dans des eaux affreusement troubles. Perdu entre des hésitations, tiraillé par les griffes d’une perdition qui se forge dans les méandres d’une mémoire qui m’échappe. L’horreur des actes m’empêchent de me considérer comme l’auteur. Et l’impensable ne parvient pas à se muer en une vérité qui me détruirait.

« - Une profonde haine à l’égard de la gente féminine plutôt. » Ce n’est qu’un murmure qui reste figé contre mes lèvres. Empreint d’une vérité partagée qui dissipe un vent de frissons contre ma peau. Elles m’insupportent, toutes autant qu’elles sont. Créatures désirées à présent détestées. Je me suis engagé sur une voie qui m’en éloigne un peu plus à chaque pas. « - Vous avez inspecté la scène de crime ? Rien n’a changé ? » La question est inutile. Mon inconscient connait déjà la réponse. Ils n’ont rien trouvé. Comme à chaque fois. Je m’oblige enfin à faire volte-face, lentement. Pour finalement m’appuyer contre la table derrière mon dos. « - Pourquoi moi ? Je ne suis qu’un assistant. Bien mal placé pour vous aider Lieutenant. » Un infime haussement d’épaule accompagne la réplique. Un pauvre débutant entre les doigts de la mort. Pas très utile pour un Lieutenant de police. Surtout pour elle. Les prunelles fuient à nouveau, et reviennent machinalement se poser vers la porte. « - Votre collègue vous à fait faux bond ? Entreprise trop matinale pour lui ? » Les mots manquent d’apposer un sourire sur mes lèvres. Je m’astreins au sérieux, efface la tentation qu’Il représente d’un fébrile battement de cils et dans une inspiration, je me détache de ma douloureuse contemplation. C’est une certitude à présent, Il ne viendra pas. Seul face à Sa coéquipière. Seul face au danger.

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MessageSujet: Re: Angel of small death and the codeine scene {pv.}   Mer 17 Juin - 18:56

Angel of small death and the codeine scene
Aleksi
feat.
Beth


 

 



 

 

Il faut toujours croire en l’espoir d’un monde meilleur. Il faut espérer que tout change. Alors, crois en ton instinct, crois en toi, en la vie. Aies toujours le sourire aux lèvres.

Cette affaire, elle tournait dans sa tête comme un film de série b qui vous donnait un goût amer de déjà vu et d’incompréhension. Beth détestait ne pas arriver à saisir quelque chose qui semblait pourtant se trouver au bout de son nez. Elle n’était pas du genre à mettre deux mois pour comprendre quelque chose d’évident. Mais là… Ca n’allait pas, rien ne semblait correspondre. Cette absence d’indices, ce sentiment que tout était fait de manière si propre, si chirurgicale et dénué d’empathie envers les pauvres victimes. C’était trop parfait pour être réel. Quelque chose venait forcément prélever des indices qui pourraient faire avancer l’enquête. C’était forcément ça. Mais qui aurait l’intérêt de faire ça ? Tant de questions… Si peu de réponses.

Son regard azure se posa sur le corps chétif de l’apprenti légiste. Il semblait attendre quelque chose ou plutôt quelqu’un. Ce regard désespérément fixé sur l’encadrement de la porte eut pour effet de faire sourire la policière. Elle était seule avec lui. Seule pour lui poser les questions qu’elle souhaitait sans que monsieur Kyran ne vienne mettre son grain de sel. Cet homme intriguait la jeune femme, faisant frissonner son instinct devenu légendaire chez les représentants de l’ordre. Pourtant, ce type la rendait folle. Elle avait l’impression que sous cet être si propre sur lui, il cachait quelque chose d’énorme mais aucun indice… Comme par hasard. Rien que d’y penser, cela lui arracha un soupire agacé. Elle finirait par trouver. Beth finissait toujours par découvrir le fin mot de l’histoire. C’était dans sa nature. C’était sa vie. « Vous avez raison. Le stade de la folie est dépassé. » A chaque nouveau cadavre, la policière se sentait coupable. Tant qu’elle n’arrêterait pas cet être ignoble, il continuerait inlassablement à détruire la vie de dizaines de femmes. Deux choses pourraient l’arrêter, Beth et la mort. Laquelle était préférable ? C’était une bonne question.

Pourquoi le jeune homme en face d’elle ne faisait que fuir son regard ? Etait-elle aussi intimidante que cela ? S’il était blanc comme neige, devrait-il craindre un interrogatoire de la belle lieutenant ? Elle fronça les sourcils en observant le dos maigrichon de l’apprenti. Que pouvait cacher ce regard perpétuellement neutre et cette blouse bien repassée ? Beth tourna autours du corps pour s’approcher de cet homme comme si elle aurait une vision en étant à quelques centimètres de lui mais rien ne vint mis à part un énième appel de son partenaire. « Vous avez raison… On dirait que la personne qui détruit ces victimes déteste les femmes et sûrement tout ce qu’elles représentent. » Quelle remarque intéressante ! La policière était surprise de ne pas y avoir pensé plus tôt. C’était flagrant, cet acharnement pour les détruire, pour ruiner leur beauté. Décidément, cet être était une personne plus que surprenante. Beht se félicitait d’être allé le voir. Ce n’était pas forcément une avancée mais cela jetait un œil assez neuf sur les différents meurtres. « Il n’y avait rien. Il n’y a jamais rien sur les scènes des crimes. Seuls les cadavres pourraient nous parler. Mais elles restent toutes muettes à vos oreilles. » Ce n’était pas une insinuation. Juste une constatation. La jeune femme poussa un nouveau soupire, pourquoi ces femmes n’avaient rien conservé avec elles ?

« Vous avez l’avantage de l’âge et de l’inexpérience. Parfois, au fil du temps, on finit par obtenir des certitudes qui perturbent notre vision. Vous n’êtes pas encore pollué par tout cela. Du moins, je l’espère. » Ses yeux bleus fixaient depuis un long moment l’homme en face d’elle. Beth ne le lâchait pas d’une semelle, espérant trouver un indice qui donnerait raison à son instinct mais rien ne venait, comme toujours… Entendant les derniers mots d’Aleksi, la lieutenant ne put retenir un franc sourire. Il était vrai que son partenaire faisait souvent faux bons lorsqu’il avait envie de traîner les pieds. Mais là, il était bien réveillé vu le harcèlement qu’elle subissait. La jeune femme secoua la tête, ne prêtant pas attention à la nouvelle sonnerie fort à propos. « J’ai décidé de venir seule. Kyran est du genre à prendre trop de place dans une pièce. Il n’arrive pas à se retenir de parler quand je pense que le silence est la meilleure des discussions. Pourquoi ? Vous manque-t-il ? » Une légère insinuation, un sourire bien place. Beth avait l’impression que l’apprenti se sentait plus à l’aise en présence de l’homme qui savait si bien lui taper sur les nerfs. C’était d’ailleurs étrange, Kyran agaçait tout le monde sauf Aleksi. Une piste à creuser. Beth plissa les yeux, finissant par les détourner pour regarder les notes et dossiers présents sur le bureau.
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MessageSujet: Re: Angel of small death and the codeine scene {pv.}   Ven 19 Juin - 21:04


C’est une échappatoire. La porte de la salle d’examen, ouverte sur le néant d’un couloir vide. Elle m’attire et me tente. Et plus je m’abîme dans cette étrange contemplation, la moindre fibre de mon être se tend vers des espoirs futiles. Le voir arriver. La voir partir. Prétexter une excuse ridicule pour m’échapper de ce piège qui est en train de se refermer autour de moi et l’abandonner là. La lieutenant et le cadavre de cette affaire qui semble lui tenir à cœur. Je pourrais dire qu’elle n’est qu’un cas comme un autre à mes yeux. Que le corps sur la table n’est qu’un dommage collatéral d’un quelconque assassinat comme on peut en voir tous les jours en des temps aussi sombres que les nôtres. Je le pourrais, mais ma raison l’entend autrement. Il y a ce petit quelque chose qui fait que l’on se sent obligé de s’intéresser de plus près à tout ceci. Cet élément dérangeant qui pousse à vouloir en savoir plus. L’éclat d’une étincelle qui s’efface à peine a-t-elle frôlé la surface. Le remous d’une vague qui se forme dans les abysses d’une conscience dévorée par l’ignorance. Je navigue en eaux troubles, lutte contre ma propre mémoire. Je n’ai nul besoin de me retrouver face au bourreau et devoir faire bonne figure. Jouer un rôle qui me détruit plus que jamais. Travailler les fils de mes souvenirs dissolus, me comporter comme le ferait n’importe quel légiste et m’obliger à répondre aux questions de la jeune femme sans hésitation. Je me racle la gorge, chasse la nervosité latente d’un battement de cils fébriles et me contente d’un infime hochement de tête quand la réponse à ma question s’échappe de sa bouche. Je le savais sans avoir besoin de l’entendre. Trop malin pour seulement prendre le risque de laisser le moindre indice. Si ce n’est sa signature, beauté macabre et sanglante poussant à l’admiration autant qu’à la répulsion.

« - Evidemment. La mécanique est trop bien rodée pour qu’il s’autorise à laisser le moindre indice capable de le compromettre. » Mes bras se croisent contre mon torse. Y restent un bref instant avant de se délier pour que mes doigts viennent frôler mon menton distraitement. Peut-elle seulement le sentir ? Le deviner ? Ce gouffre qui se creuse sous ma peau à chaque inspiration. Ce malaise qui gagne en force au fil des minutes qui s’égrainent. Le constat qu’elle appose contre mes épaules me fait esquisser l’ombre d’un sourire amer. Et l’éclat d’un rire qui frôle la nervosité. Elle se trompe, je suis perdu. Depuis mes seize ans. Pollué jusqu’à la moelle par tout et rien. Détruit jusqu’au fond du cœur pour des addictions qui me ronge. « - J’ai bien peur que ce ne soit malheureusement déjà le cas. Si cet endroit possède encore quelque mystère, les certitudes qui parasitent les pensées me polluent déjà. » L’ironie s’extirpe de mes lippes et s’accompagne d’une ébauche de sourire aussi sarcastique que mes paroles. Il n’y a plus rien à récupérer dans cet amas en perdition. Un dernier regard se pose sur l’embrasure de la porte. Et l’espoir se voit assassiner par cette voix qui n’a de cesse de faire courir d’irrépressibles frissons contre mon échine. C’était un doute. C’est à présent une certitude, je vais me retrouver seul face à la policière inquisitrice. Revivre les affres de ces interminables interrogatoires. Tortures mentales juste bonne à réduire l’esprit humain en miettes à coups de savantes répliques et œillades assassines. Ma gorge se serre, et c’est tout mon corps qui se tend à cette seule pensée. Mes doigts se délient, s’ouvrent et se referment, mécaniquement. Prendre trop de place dans une pièce. Le constat a presque quelque chose d’amusant, et d’affreusement vrai. Charisme imposant de ce truand qui me dévore le cœur, bien plus envahissant que celui, pourtant bien présent, de Beth. De nouveaux frissons se glissent contre mon échine. Résultante néfaste de pensées qui le sont toutes autant. Je me détourne légèrement, évite de croiser ces pupilles inquisitrices par crainte qu’elles ne devinent ce qui peut se dissimuler entre sa nouvelle recrue et le petit légiste.

« - Me… non du tout. Simple curiosité. Je préfère être certain, plutôt que de prendre le risque de me retrouver face à votre collègue si par malheur je quitte la pièce. » J’appose une certaine légèreté sur ces mots qui peinent à se décoller de ma langue. M’oblige à me redresser au passage pour esquisser un pas sur le côté afin de m’éloigner. Je contourne la table, mes doigts effleurant l’acier froid. « - Seule donc… J’allais vous faire parvenir le rapport, une fois terminé. Ce n’était pas la peine de vous déplacer. Cela doit vous embarrassez plus qu’autre chose, de vous trouver là. » Et dans un geste d’une assurance qui me surprend, le drap vient recouvrir le corps. Dissimulant à la vue d’un public fortement non-désiré, les outrages commis par la folie d’un homme. « - Ca reste intimidant même quand on en a l’habitude. » C’est un semi-aveu qui effleure mes lippes alors que je m’absorbe dans la contemplation des formes floues que laisse apparaître le drap. Le temps de plusieurs battements de cœur avant de revenir me heurter à la réalité. Je me penche légèrement afin de me saisir du dossier contenant le rapport pour le poser sur la partie de table proche du Lieutenant.

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MessageSujet: Re: Angel of small death and the codeine scene {pv.}   Dim 21 Juin - 18:34

Angel of small death and the codeine scene
Aleksi
feat.
Beth


 

 



 

 

Il faut toujours croire en l’espoir d’un monde meilleur. Il faut espérer que tout change. Alors, crois en ton instinct, crois en toi, en la vie. Aies toujours le sourire aux lèvres.

Plus Beth regardait ce jeune apprenti plus elle sentait que quelque chose clochait. C’était désespérant. On aurait pu mettre un panneau néon avec la solution devant Aleksi que la policière n’arriverait pas à comprendre. Elle tournait en rond comme une lionne en cage et cela la rendait plus qu’agressive. Elle tentait de se contenir, de paraître toujours la plus rationnelle possible mais plus le temps passait plus Kyran et son impulsivité la gagnait. Elle avait envie de taper du poing sur la table et de hurler pour que cet être chétif lui avoue tout jusqu’à la dernière fois où il avait mouillé son lit. Mais la lieutenant ne pouvait se résoudre à laisser son coéquipier ainsi déteindre sur elle. Beth était une femme droite. Malgré les nuances de gris qui commençaient à parsemer sa vie, elle voulait encore croire que le monde pouvait être blanc ou noir, comme un espoir sur lequel on s’accroche pour ne pas sombrer dans la folie ou le désespoir. Mais, son cerveau cartésien se battait avec sa propre contradiction. Tout pouvait s’expliquer. Mais comment arrivait-elle à créer de la magie ? Pourquoi elle ?

La phrase d’Aleksi la tira de ses pensées futiles en cet instant. Il avait raison, la mécanique était même trop bien rodée comme si quelqu’un passait derrière le meurtrier pour effacer les erreurs que ce dernier aurait pu commettre. Mais à qui cela pourrait-il profiter ? Une personne qui lui serait visiblement dévoué voir amoureux. Beth soupira, cette affaire allait la rendre chèvre, elle le savait mais elle devait découvrir tout ce qui pouvait se passer, se mettre dans la peau du tueur sans pour autant devenir un monstre. Ne devrait-elle pas laisser cette tâche à un homme qui était déjà l’un d’eux ? Mais comment avoir confiance en lui ? Elle savait que c’était impossible, surtout vu son âge mental avoisinant les cinq ans. La dernière parole de l’apprenti légiste la fit froncer ses magnifiques sourcils blonds. Elle leva le nez, se dressant de toute sa hauteur alors qu’elle analysait chaque geste, chaque mot de son interlocuteur comme une saucisse qu’on passait sur le grill. « Qui pourrait donc vous polluer ? Mr Hogan ? Je ne vous conseillerais que trop de l’éviter même si vous restez libre de vos fréquentations, Mr Lenaïk. » Beth avait toujours cette manie de prononcer les noms de famille avec un certain air qui indiquait bien ce qu’elle pensait des personnes. Un sourire crispé pour Kyran, un regard scrutateur pour Aleksi.

De plus, l’ironie de son collègue ne lui avait pas échappée, cela ne la dérangeait guère mais elle était plutôt du genre à préférer les remarques cinglantes comme lors des joutes verbales qu’elle menait pour gagner la batail contre son coéquipier imposé. La blonde était femme à ne pas se laisser faire, une poigne de fer dans un gant de velours. Mais, parfois, elle ne prenait même plus la peine d’enfiler le tissu pour mater ses troupes. Le résultat seul comptait. Et là, ils en manquaient cruellement. La policière eut cependant un sourire plus qu’amusé devant la nouvelle prise de parole de son interlocuteur. Elle ne croyait pas un traitre mot de ses parles. Il semblait crever d’envie de tomber sur Kyran et cela confirmait une ou deux choses à son sujet. Le truand semblait fasciner ou même faire naître un sentiment tout autre chez l’apprenti légiste. Chose qui pourrait être néfaste pour les enquêtes. Ou bénéfique, cela dépendait mais Beth préférait pencher vers le côté pessimiste de la chose. Elle se recula d’un pas, laissant le drap recouvrir le corps comme dernier linceul avant ses propres vêtements. Beth poussa un nouveau soupire, son regard s’encrant dans la contemplation du tissu blanc qui amenait un peu plus de respect à la pauvre victime. « Je mets un point d’honneur à venir voir moi-même les corps avant ou après les autopsies. Elles ne sont pas des numéros à mes yeux. Aucune victime n’est un être anonyme et anodin lorsqu’on doit éplucher sa vie pour connaître le fin mot de l’histoire. » Une pause.

« Je suppose qu’on ne s’habitue jamais à ce genre de chose ou alors, il faudrait arrêter nos métiers respectifs. » Un policier qui devient insensible est un mauvais enquêteur. Il fallait toujours se mettre à la place des victimes, ressentir la peur, le doute, le désespoir et la douleur pour avoir cette rage qui permettait de continuer à chercher, de s’obstiner plus que de raison. Et de panser un peu les plaies béantes d’une famille anéantie par le décès aussi inattendu que violent d’un membre de leur groupe. Elle se rappelait encore lorsqu’on était venu lui apprendre le décès de sa propre sœur. Peut-être était-ce pour cela que la jeune femme mettait autant de cœur à l’ouvrage. Elle n’en savait rien et en même temps, elle trouvait que c’était un moteur puissant pour sa vie qui bougeait à mile à l’heure. Finissant par saisir le dossier entre ses doigts fins, elle le parcourut rapidement avant de le refermer, le serrant entre ses bras, ses yeux retournant darder leur rayon puissants sur Aleksi. « Merci. Connaissiez-vous Mr Hogan avant qu’il ne rejoigne mon équipe ? » Question anodine mais qui en apprendrait beaucoup à la belle blonde sur leur relation qui semblait particulièrement étrange. Toujours penser au pire pour ne jamais être surpris.
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MessageSujet: Re: Angel of small death and the codeine scene {pv.}   Mar 23 Juin - 20:30


Assister impuissant à la réitération d’un passé torturé. C’est piètre acteur qui se déplace sur la scène sous le silence austère du public. Le monstre qu’il cache en son sein, connu de tous mais savamment bien dissimuler sous la couche de candeur. Et la nullité accablante de son jeu. A peine crédible dans le rôle, virtuose de médiocrité, il se fane sous le regard de la jolie qui se tient sur la scène à ses côtés. Elle représente sa conscience. Les tourments de sa vie passé et future. Elle est sa peine et la compassion. Et dans le bleu de ses yeux, il ne voit que la suspicion et l’accablement d’avoir un tel partenaire pour jouer cette ridicule comédie. Il joue d’ordinaire, dans les recoins de sa morgue. Ce piètre acteur qui a aujourd’hui revêtu mes vêtements et pris possession de mon corps. Je suis ce tout et ce rien à la fois. L’absence et la présence. L’innocence et la culpabilité. Coupable de quelque chose j’en suis certain, mais la vilénie de mon crime refuse d’apparaître devant mes yeux fatigués. Mes doigts viennent alors se presser contre mes paupières. Ecrasent les globes dans les orbites dans l’espoir de faire taire la douleur. Elle remonte, se glisse contre le nerf oculaire pour venir se fendre contre la masse de mon cerveau. Les dents se serrent et la mâchoire se contracte dans un spasme pour essayer de mettre en fuite la migraine qui menace. C’est un orage qui n’a de cesse de me suivre depuis des semaines. Une douleur latente au premier abord qui se mue lentement en quelque chose d’affreusement plus dérangeant. Jusqu’à parfois me contraindre à rester replié dans les tréfonds de mon lit. La souffrance m’est familière quand elle s’appose contre la sécheresse de mon corps. Elle m’est étrangère dès qu’elle vient de l’intérieur. Comme un virus qui s’en prend au cœur de la machine, il ronge la carte mère pour mieux s’introduire dans les composantes annexes et tout court-circuiter.

« - Je m’y efforce inspecteur. C’est pour cette raison que je m’inquiétais de sa présence ici à vrai dire. Votre collègue possède quelque chose d’affreusement intimidant et dérangeant. » On me le conseille à tout va. De m’éloigner de Lui. Elle, Ezra. Blake le ferait si elle venait à apprendre que l’homme qui côtoie son frère lui est aussi nocif que les drogues qu’il ingurgite. Mes lèvres tressautent et esquissent un infime sourire. Toucher par cette attention que le reste du monde me porte. Fortement dérangé d’être considéré comme un être dénué de bon sens, juste bon à se faire bouffer par le premier type venu. Et le regard qu’elle ajoute pour parfaire son conseil referme la chape de plomb sur mes épaules. Je ne la supporte plus. Cette sombre affaire qui me lacère le cœur et morcelle mon sommeil. Fantôme de mes jours et de mes nuits, hantant la moindre de mes pensées, quel que soit l’instant. Même Sa présence ne parvient pas à effacer cette ombre. Dans les instants de plaisir capable, elle reste présente, délibérément accrochée à mes épaules pour mieux me tirer en arrière.

« - C’est honorable. Peu de vos collègues pensent comme vous de nos jours, j’en ai bien peur. » Il a comme une once de respect dans mes paroles. Une chaleur qui englobe mes cordes vocales. J’acquiesce ses mots d’un léger hochement de tête. Apposer une série de chiffres à l’orteil d’un corps évite de se souvenir. Empêche la peine de gagner le cœur qui va devoir se tenir aux côtés de la mort pendant des jours. Ils ont raison presque autant qu’ils peuvent avoir tort. La question est de trouver un juste équilibre en la victime de chair et la victime de chiffres. « - Il est si facile d’oublier que ces pauvres créatures ont un jour eu de l’air dans leur poumons. » Au respect s’ajoute à présent une tendresse étrange. Qui se couple à une œillade quasi paternelle vers la forme nichée sous le drap. Le murmure m’a échappé, usant de sa propre volonté pour venir volter jusqu’aux oreilles de Beth. Un second hochement de tête approuve la phrase suivante. Elle se perd un instant dans la contemplation du dossier que je lui ai tendu et j’en profite pour laisser mon regard courir contre sa silhouette. Elle n’est rien. Rien qu’une simple femme. Si facile à détruire. La tête se penche légèrement sur le côté, les pupilles se dilatent et se font plus pressantes. Mes doigts me démangent, parcourus de violents fourmillements. Inconsciemment les pupilles se détachent du lieutenant et viennent caresser des cils les outils médicaux minutieusement rangés sur leur plateau. Une injection de tranquillisant dans la gorge. Et le scalpel pour achever le travail. Découper précisément la peau laiteuse entre ses omoplates. C’est une envie vicieuse qui me prend au tripe. Elle assombrit mes traits et une sombre impulsion ordonne à mon corps d’agir. Le silence et le vent de mauvais augure qu’il a apportés se meurent au son de sa voix. Et avec lui disparaît la tentation. La question me désarme presque autant que la solitude qui règne sous ma peau. Les pensées des derniers instants se sont effacées dans un battement de cœur. Je me dérobe un instant, recule d’un pas comme pour m’éloigner d’une menace invisible. « - Oui. Je le connaissais. » Ce n’est qu’un pauvre soupir. J’ai hésité entre dire la vérité ou mentir. Dissimulé de sa connaissance le fait que son coéquipier ne m’est pas si étranger que cela.

« - J’ai travaillé pour lui, pendant… quelques mois. Informaticien. Etrange comme cela n’a rien à voir avec le métier de légiste. » Un maigre rire m’échappe tandis que je me perds dans la contemplation du sol. « - Mes capacités et performances ont fini par le décevoir, il m’a aimablement montré la porte. » Un haussement d’épaules accompagne la tirade. Et le sous-entendu qu’elle contient me vrille le ventre. Je suis le seul à le percevoir. Le seul à discerner le double sens d’une phrase somme toute anodine. Et le malaise me ronge. De ma main gauche, je viens agripper mon bras droit tout en mordillant la lèvre comme le ferait un enfant face à son père en colère. Elle cherche la faille, et a bien compris que Kyran en est une pour moi. Que sa seule mention en ma présence parvient à ébranler mes convictions et mon attitude.

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MessageSujet: Re: Angel of small death and the codeine scene {pv.}   Mar 30 Juin - 20:38

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Il faut toujours croire en l’espoir d’un monde meilleur. Il faut espérer que tout change. Alors, crois en ton instinct, crois en toi, en la vie. Aies toujours le sourire aux lèvres.

Cet interrogatoire ne cesserait pas avant un long moment, avant que la belle policière puisse avoir les réponses à ses multiples questions, jusqu’à ce qu’elle comprenne. C’était un besoin viscérale qui l’animait dès que la jeune femme n’arrivait pas à mettre le doigt sur quelque chose qui semblait aussi évident que le nez au milieu d’un visage. Elle sentait son cerveau en perpétuel réflexion, l’usant moralement et mentalement. La lieutenant avait besoin de repos, pas forcément d’une pause physique mais elle risquait de craquer avant même la résolution de cette enquête si importante pour elle. C’était comme chercher le graal. Plus elle posait son regard sur le drap blanc qui recouvrait pudiquement la dernière victime, plus elle se sentait coupable. Coupable de ne pas avoir pu la sauver, coupable de ne pas comprendre assez vite, d’être si lente à trouver les schémas mentaux de l’assassin qui semblait prendre un malin plaisir à créer des fausses pistes. Finalement, le regard dur et inquisiteur se porta à nouveau sur la silhouette si maigrichonne de son collègue. Elle l’observa de haut en bas avant de lui répondre, prenant grand soin à choisir ses mots, plus que jamais. Beth n’était pas femme à parler tout debout, elle préférait prendre son temps et dire une phrase qui reflétait parfaitement ses pensées même lorsqu’elle ne se privait pas pour réprimander un homme sous ses ordres. « Irrémédiablement intimidant mais souvent très attractifs pour les gens. Comme une lumière qui attire un moustique même s’il sait qu’il va y laisser sa vie. Une lumière dont il est très dur de se tenir éloigné. Cependant, je n’ai pas de conseil à vous donner. Vous êtes maître de votre vie. »

Et cela, tout le monde l’était aux yeux de Beth. Même les personnes ayant des maladies mentales étaient des gens qui choisissaient de franchir la limite. Un monde noir ou blanc. Mais, c’était avant… Avant qu’elle ne le rencontre. Malheureusement ou heureusement, la lieutenant voyait de plus en plus le monde autrement. Sa vision se teintait de gris de diverses intensités. Elle devait reconnaître que c’était Kyran qui faisait évoluer le kaléidoscope présent dans son regard. Comme pour ces pauvres femmes. Elles n’étaient pas tous honorables mais elles ne méritaient certainement pas ça et la policière était tenue de les aider, de parler en leur nom maintenant qu’elles avaient été contraintes au silence pesant d’une mort prématurée. Etrangement, malgré ses années de métier, elle n’était toujours pas immunisée contre le visage blanc et froid d’un corps sans vie étalé sur une plaque froide prêt à être charcuté pour le bien de l’enquête. Si jamais une telle chose devait arriver à la sexy policière, elle ne voulait pas qu’on fasse subir cela à son corps meurtrit, l’exhiber ainsi à la vue de miles et une personnes. Ce serait bien trop humiliant. « Honorable n’est pas le mot que je choisirais. Nécessaire serait plus juste. Nécessaire pour leur mémoire, pour l’enquête, pour mettre un visage sur un nom. Un corps sur une vie. » Une vie qui s’était étiolée aussi rapidement qu’une pression ajustée sur une gorge dénudée. Elle pourrait presque sentir la pression de ses doigts sur son larynx, lente agonie.

Remarquant à peine le léger voile qui se couchait sur les yeux de l’apprenti légiste, Beth fronça les sourcils en serrant les documents contre son ventre. Elle dardait son regard comme deux lasers sur la cible de ses questions, sur la personne qu’elle interrogeait avec précision et avec doigté. D’ailleurs, l’aveu d’Aleksi la fit pencher la tête vers la droite, étrangement, elle s’y attendait. Rien que par la manière dont le pauvre homme se comportait en présence du dragon Kyran. Elle soupira un peu tout en écoutant le récit fort court de la relation passée entre les deux parties. « J’ai l’impression que, de toute façon, notre ami si je puis dire, n’est pas du genre à être satisfait très souvent. Bien au contraire. Je pensais cependant qu’il ne prendrait que des femmes pour avoir un jour la chance de les convier dans son lit. » Cette petite bombe lâchée mine de rien face à son collègue était voulue. Elle souhaitait connaître la réaction de l’homme au-dessus de tout soupçon. Serait-il jaloux ? Essayerait-il de cacher ses sentiments ? C’était un piètre menteur et dissimulateur d’après ce que pouvait voir Beth et, le pousser dans ses retranchements semblait être la meilleure solution pour avoir les réponses à ses multiples questions. Même si elle devait bien avouer que cela ne plaisait pas spécialement à la lieutenant de devoir soupçonné un collègue de la sorte.
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MessageSujet: Re: Angel of small death and the codeine scene {pv.}   Jeu 2 Juil - 21:12


Irrémédiablement intimidant, souvent très attractif. La description parfaite. Elle me fait esquisser un infime sourire, tant elle sonne juste contre les oreilles. Marque d’une affection envahissante et dévorante qui s’efface dans un battement de cils. Un conseil déguisé qui me fait l’effet d’une aiguille plantée dans la trachée. Une injection trop durement dosée qui donne la nausée et pousse le cœur à battre plus fort. Dans les méandres de ma déraison, le ronronnement de la ventilation se fait plus fort. Assourdit le reste de la pièce le temps que l’ordre revienne se faire dans mon crâne. Je flirte avec la migraine. Celle qui vous lacère le cerveau et brise votre crâne en deux. Dans un soupir, je m’efforce de la chasser, repoussant l’assaut pour ne pas lui laisser l’occasion de s’installer et de rendre cette entrevue bien plus désagréable qu’elle ne l’est déjà. « - C’est effectivement le problème de ces personnes au charisme envahissant… » Le murmure prend des airs pitoyables. Frôle le soupir chargé d’une culpabilité qui me fait frissonner. Je perds le fil, abandonne le contrôle sur le bas-côté. Mes doigts tremblent, légèrement, mais suffisamment pour me plonger dans un inconfort qui me prend à la gorge. Cette perte de contrôle arrive au pire moment. Quoi que je pense, le lieutenant me désarçonne. Et placer Kyran entre nous est la meilleure solution pour me mettre sur le fil du rasoir. Appuyer sur la corde la plus sensible, tirer jusqu’à ce qu’elle se brise. Elle et mes maigres tentatives pour rester digne. Je joue des épaules, passe la main dans mes cheveux en bataille pour y remettre de l’ordre. Sans grand résultat. Et je m’absorbe dans la contemplation de l’étiquette accrochée à l’orteil de la morte. Plus les secondes s’égrainent, plus le venin se distille dans mes veines. Les sourcils se froncent dans un spasme qui tire mes traits. C’est une nouvelle envie assassine qui se fraye un passage jusqu’au bout de mes doigts. Elle tiraille ma raison et décuple mes envies. C’est un appel à la décadence. Un murmure qui me frôle et m’enivre à tel point que j’ai pendant un instant la sensation de perdre pied. Avec une lenteur difficilement maîtrisée, j’oblige ma main à venir se poser sur la table d’acier. Un appui comme un autre pour éviter de sombrer.

Je me raccroche à la voix de mon interlocuteur. M’agrippe à cette morne réalité pour ne pas sombrer dans ce monde de ténèbres qui m’ouvre grand les bras. « - Une bien triste nécessité. » Je le lâche sans même la regarder. Elle m’effraie. Plus que n’importe quelle autre créature en ce bas monde. C’est une menace. Un piège qui se referme autour de moi. Comme tous ceux de son engeance, ces monstres qui ont choisi la voie erronée de la justice. La décontraction n’a été que de courte durée. Une bourrasque de calme qui se dissipe dans un soupir. Les muscles se crispent et les pupilles se rétractent sous le coup de la surprise. « - Il a tendance à avoir des exigences bien trop importantes pour le commun des mortels. Et à se borner dans ses idéaux. » J’ai conscience qu’il faut que je me reprenne. Effacer le tourment qui s’est gravé dans mes prunelles pour ne pas lui offrir ce qu’elle cherche. C’est de la jalousie pure qui dilate mes veines. Une fierté malsaine aussi d’avoir été celui qui a réussi à enrayer la mécanique de Son existence. L’ébauche d’un léger rictus s’appose contre mes lèvres, et je m’oblige à me redresser légèrement. « - J’ai été l’erreur de parcours. Le pion que l’on choisit pour ses capacités et non pour ses formes. D’où le rapide renvoi. » Un haussement d’épaules désinvolte accompagne la légèreté de la réplique et enfin le regard revient se poser sur Beth. Il se fait inquisiteur, la détaille comme si elle venait de pénétrer dans la pièce. Au fur et à mesure de l’étude silencieuse, ma gêne s’amenuise. Se voit remplacer par une curiosité qui me pousse à hausser un sourcil. C’est une supposition ridicule qui s’appose devant mes yeux. La tête se penche légèrement et les yeux se plissent.

« - Seriez-vous jalouse, Lieutenant ? Vous semblez bien préoccupée par les fréquentions de votre coéquipier. » Ma voix se fait ronronnante. Et l’attitude change. La victime se mue lentement en proie, efface dans les notes chaotiques de son cœur toute la crainte. Pour déverser dans l’organisme quelque chose se rapprochant au mieux d’un aplomb de fortune.  Les rôles s’alignent et la partie s’équilibre. Ce n’est qu’une diversion, un moyen fat de voir ce que cette question pourra provoquer chez la demoiselle au flegme sans pareil. Et en profiter pour détourner la conversation. « - Je ne suis rien pour vous donner des conseils, mais si un quelconque attachement menace d’altérer votre jugement, il serait judicieux de changer de partenaire. » Un léger vibrato échauffe mes paroles. Le tressaillement du cynisme et de la moquerie. C’est du venin qui s’échappe de ma bouche. Un miel acide qui ne rêve que de brûler sa peau. La voir se démanteler, apercevoir dans ses jolies prunelles un éclat semblable à celui venu incendier les miennes quelques instants plus tôt.
 

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