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 « Burning bridges » - pv. Eamon

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MessageSujet: « Burning bridges » - pv. Eamon   Mer 3 Juin - 12:53




Vittoria & Eamon
You and I were meant to be, ain't no doubt about it no way to hide that sort of thing. Now I'm waiting for something better ain't nothing better worth imagining. I, I keep on running I'm building bridges that I know you never wanted. Look for my heart you stole it away. Now I'll never sing the road that I could take. Listen, I want you to burn my bridges down. I said, I want you to burn my bridges down. Set me on Fire. You set me, set me on fire. You can burn my bridges down. Send this out to sea, send it where you wanted you can take your no for no or not at all. There's no filling up your spaces with fictionary places imaginary faces they don't work at all. I, I keep on running. I'm building bridges that I know you never wanted. Look for my heart you stole it away. Now I'll never sing the road that I could take. Listen, I want you to burn my bridges down. I said, I want you to burn my bridges down. Set me on Fire. You set me, set me on fire. Girl you burnt my bridges down I want you to burn my bridges down +
« Burning bridges »



Enveloppée dans des draps blancs immaculés, elle se tourne et se retourne, peinant à trouver le sommeil. La moiteur de la Nouvelle-Orléans ne facilitant en rien la tâche de la brune quand il s’agit de tomber dans les bras de Morphée. Même aux petites heures du matin, cette chaleur ambiante, désagréable, rend chaque mouvement pénible. Le tissus lui colle à la peau, l’emprisonnant dans un étau de coton. Une sensation qu’elle abhorre. Sur son épiderme nu viennent perler quelques gouttes de sueur, témoignant de sa température corporelle bien trop élevée. Et son esprit, bien trop éveillé pour cette heure de ce qui devrait être la nuit, ne lui laisse aucun répit. Ressassant avec envie la moindre de ses contrariétés. Sans même sans rendre compte, elle fronce les sourcils, agacée. Mais sans cesse, elle se laisse submerger par la vague de pensées qui lui donnent l’impression de se noyer dans son propre inconscient. Un état léthargique et pourtant, en rien reposant. Incapable de s’endormir à nouveau, elle ouvre grand les yeux. La nyctalope s’assoit sur le bord de son lit en repoussant les draps au dessus d’elle. L’horloge indique quatre heures trente. Elle n’était censée se lever que dans trois heures mais tant pis. C’est maintenant la faim qui lui tiraille l’estomac, lui rappelant sa nature inlassablement. Devant ses prunelles sombres, les ombres dansent bien qu’elle distingue chaque détail avec précision. Dehors, quelques voix s’élèvent mais elle n’y prête pas vraiment attention. Mécaniquement, la rebelle passe une main dans ses cheveux de jais et se dirige vers la salle de bain. Une douche froide lui fera le plus grand bien. Une virée à l’aube dans les rues de la ville est tout ce dont elle a désormais besoin.

Une veste légère sur ses frêles épaules, elle avance sans vraiment savoir où elle va. Espérant simplement croiser une âme assez faible à laquelle s’attaquer. Un corps assez fort sur lequel se nourrir. Une énergie assez goûteuse pour la satisfaire. Il était tout juste cinq heures passées quand elle a claqué la porte de chez elle, suivant son instinct, guidée par le retentissement des voix s’élevant dans la rue. Avant de prendre la route, elle a tout de même bu un café. Elle adorait ça, avant. Maintenant, la caféine lui laisse un goût amer dans la bouche et elle ne peut s’empêcher de grimacer à chaque gorgée. Elle s’efforce pourtant de continuer à en boire, surtout en public. Juste pour paraître normale. Et la normalité, elle le sait, est très certainement ce qui pourrait la sauver. Ne pas éveiller les soupçons est devenu sa priorité. Elle scrute chaque coin de rue en marchant, à l’affut de toutes les menaces. Et ce matin - malgré qu’il ne soit que très tôt - n’échappe pas à la règle. Il n’y a pas d’heure pour un massacre.

Les pas pressés de la brune se font discrets sur le bitume. Attentive, son regard balaie sans cesse les alentours. Quand finalement, un mouvement attire son attention. Un peu plus loin, à un croisement, une odeur l’attire. Peut-être une proie convenable, la brune ne saurait le dire, pas d’aussi loin. Elle s’arrête quelques secondes, prenant le temps de réfléchir. Mais finalement, son instinct et son tempérament reprennent le dessus et elle s’engouffre dans la ruelle, à la suite de cette ombre si intrigante. Aucune lumière directe ne parvient jusqu’à l’impasse, mais peu importe. Elle n’en a pas besoin. Surtout pas pour reconnaître la silhouette qui se dresse finalement à quelques pas d’elle. La brune peine à y croire. Il a fallut que ce soit lui. L’une des seules personnes qu’elle ne veut plus voir, qu’elle évite. Mais il a pourtant fallut que ce soit lui. Qu’elles étaient les chances pour qu’elle tombe sur lui, ce matin ? Qu’elles étaient les chances pour qu’ils décident de sortir à la même heure, dans la même rue ? Faibles, c’est certain. Et pourtant, il a fallut que ce soit lui.  « Qu’est-ce que tu viens faire là ? », lance-t-elle à Eamon en s’avançant vers lui. Elle abandonne cet air surpris qui avait pris possession de ses traits pour retrouver une expression qui lui sied beaucoup plus. Un air plus supérieur, rebelle, à son image. « Tu cherches quelqu’un ? Moi, peut-être ? ». Elle le provoque, tourne autour de lui comme un vautour près à fendre sur sa proie. Ses lèvres laissent échapper un rictus abominablement moqueur. Eamon, elle le dénigre, le décrie au plus au point. Tellement déçue qu’elle serait capable de tout pour le discréditer, le traitant déjà avec le plus grand des mépris. « Hein, dis ? », continue-t-elle en se plantant solidement devant lui. « T'as voulu m'attirer ici ? Tu vas me dénoncer ? Me capturer et me jeter en pâture à tes chers patrons ? ». La brune le défie, le pousse à bouts. Elle veut qu’il réagisse et lui balance ses quatre vérités autant qu’elle veut le réduire au silence. Une dualité qu’elle peine à contrôler, se laissant emporter par son ressentiment. La désillusion qu’Eamon lui a infligé l’a touchée et elle ne l’a toujours pas accepté. Pas sûr qu’elle finisse par l’accepter un jour, d’ailleurs. « Ah non, pardon, j’oubliais… », se reprend-elle en ricanant. Une moquerie amère, accompagnée d’un mouvement de tête naturel qui prend finalement fin grâce un regard noir. « Ils s’en foutent de ce que tu peux bien faire, tes patrons ». Elle s’approche dangereusement. Prête à cracher tout son venin, la vipère se dresse et plante ses yeux neurasthéniques dans ceux de sa victime. « T’es qu’un larbin », balance-t-elle enfin, lui chuchotant ces douces paroles à l’oreille avant de s’en retourner vers l’artère principale en bousculant le malheureux d’un violent coup d’épaule.

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MessageSujet: Re: « Burning bridges » - pv. Eamon   Mer 10 Juin - 16:20


Jour de famine qui m’impose de sortir de mon cocon rassurant. Les monstres de la nuit m’attendent et je suis de nouveau prêt à les affronter afin de faire taire, même pour une demi-seconde, ma faim insupportable. L’air de la nuit me fait sourire juste une seconde, alors que je revois mentalement les peurs de mon passé m’assaillir. Maintenant je n’ai plus peur du noir, de la nuit, même si j’ai appris que les bestioles effrayantes existent pour de vrai. Et c’est donc d’un pas presque confiant que je parcours les rue de la Nouvelle Orléans, frôlant les murs toutefois afin de ne pas me faire remarquer par des Peacekeepers avides d’exemples à donner. J’ai bien conscience d’enfreindre le couvre feu, mais je n’ai pas d’autres choix si je désire emplir mon être de cette énergie vitale dont je recherche la présence.

Au détour d’une  ruelle, ce sont des yeux bien connus que je croise et un fin sourire se dessine rapidement sur mes lèvres. Cela me semble une éternité depuis notre dernière entrevue et sa vision me fait très plaisir. Je suis enchanté et m’apprête d’ailleurs à la saluer lorsque sa voix retentit soudain, claquant dans la nuit. C’est un coup, brutal, insidieux et douloureux qu’elle m’assène par ses simples mots. Je voudrais me redresser, lui faire face ainsi que me moquer de ses propos, mais je n’y parviens pas. Je ne peux que me refermer tandis que mes épaules s’affaissent. Je me sens perdu, achevé par des attitude et paroles que je ne comprends pas. Son agressivité me laisse d’autant plus pantois et je perds toute contenance face à elle. « Hein ? » L’injonction m’échappe, je n’arrive pas à m’empêcher de parler, alors qu’elle continue de m’accuser de maux tous plus divers et ridicules les uns que les autres. « Mais… » Encore une fois, le reste de ma phrase reste totalement bloqué dans ma gorge et plus les secondes s’égrènent, plus mon désarroi grandit. « Tu es… » Incompréhensible ? Paranoïaque ? Je n’arrive pas à la définir, du coup je préfère conserver le silence un peu plus longtemps, quitte à l’amener à me poser la question ensuite. Cette situation me semble tellement surréaliste que j’éclate de rire soudain, presque persuadé d’une blague douteuse. Dans le silence de la nuit, l’écho de mon propre amusement vient m’agresser soudain et je me tais, ravale mon hilarité pour la fixer d’un œil étrange, presque attristé.

Avec plus de force de caractère, probablement aurais-je pu lui répondre que pour attirer quelqu’un, encore faut il lui parler, ce qu’ils ne font pas depuis des semaines. Probablement aurais-je pu lui répondre aussi que mes patrons se moquent bien de mes fréquentation et que je me fiche bien d’entrer dans leurs bonnes grâces. Peut être aurais-je pu ajouter aussi qu’elle se trompe totalement et que je ne comprends pas son acharnement contre moi… Pourtant, au lieu de tout cela, je préfère baisser les yeux. Mon regard accroche le sol douteux et je trouve soudain un grand intérêt pour un caillou traînant dans mon champ de vision. Les mots s’emmêlent dans ma tête et je me retrouve incapable de proférer la moindre parole cohérente. Pire, l’émotion s’empare de mon palpitant et le fait s’agiter un brin trop vite. Je n’aime vraiment pas cette situation et encore moins la douleur que je ressens encore de ce rejet incompréhensible… « Mais qu’est ce que je t’ai fait… » Ce murmure m’échappe soudain, se perd dans le vent léger et j’ignore si elle en a perçu la teneur. Dans le fond, cela m’importe peu, le plus important étant de ne pas perdre complètement la face devant cette jeune fille.

Finalement, un tout nouvel instinct me prend et contre toute attente, je relève les yeux pour les plonger dans les siens, cherchant dans ses prunelles la moindre trace d’affection. Bien sûr, je n’observe rien de tout cela et incapable de retenir plus longtemps l’indignation de son injustice, je laisse enfin le torrent de paroles m’échapper, sans chercher à prendre le moindre gant. « Mais qu’est ce que je t’ai fait hein ? Je croyais que tu étais mon amie. T’es la seule vraiment au courant de ce que je suis, de qui je suis maintenant. Et toi tu me tournes le dos, comme si j’étais réellement un monstre. Je comprends rien ! Pourquoi t’as décidé d’entrer dans ma vie pour ensuite me faire me sentir comme le dernier des stupides ? C’est pas correct. » Et malgré ma résolution, ma dernière phrase est largement atone, presque inaudible. Mon éclat retombe presque aussitôt tandis que mes yeux reviennent heurter le sol. Mes lèvres s’animent malgré moi, je maugrée, des paroles totalement incompréhensibles, me traitant d’idiot et de stupide, sans articuler. Probablement devrais-je maintenant faire volte face, mais je reste là, face à elle, les yeux vers le sol et le souffle erratique de ma tirade enflammée…

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    Dernière édition par Eamon Grimes le Mer 1 Juil - 22:46, édité 1 fois
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    MessageSujet: Re: « Burning bridges » - pv. Eamon   Mar 23 Juin - 11:49




    Elle fulmine intérieurement, son agressivité faisant écho à l'ampleur de sa déception. Bien plus atteinte par ce qu'elle perçoit comme une trahison qu'elle ne voudrait l'admettre. Un éclat de rire déchire enfin le silence qui s'était installé entre eux, affutant d'autant plus l'agacement de la rebelle. Son égo piqué et les nerfs à vif, elle fait volte face. Le front plissé, ses traits tirés reflétant son énervement, elle se refuse à croiser le regard qu'elle sait désapprobateur de celui qu'elle considérait comme un ami. Un murmure porté par le vent percute finalement ses tympans. Un frisson lui parcoure l'échine et elle sert les poings. Rien, il ne lui a rien fait. Pas directement. Il est juste lui, il fait ce qu'il fait, surtout pour qui il le fait. C'est bien ça qui la dérange. Qui la rend folle. Folle de rage et d'incompréhension. Jusqu'à préférer éviter tout contact plutôt que d'endurer la vision d'un proche à la merci du Gouvernement.

    La tirade enragée du ténébreux la surprend. Leurs quatre yeux ombreux se débattant avec leurs caractères respectifs. Chose inhabituelle, elle reste silencieuse, immobile. C'est la première fois qu'elle assiste à un tel élan de colère de la part du daybreaker, certainement la dernière aussi. Déconcertée, la voix masculine résonne dans sa boîte crânienne, la laissant sidérée par tant de vigueur. La conviction dont fait preuve le démon la ferait presque sourire de fierté mais elle se retient d'esquisser une moue plus commode. Au contraire, elle se referme encore un peu plus, enfouissant toujours plus profondément dans les méandres de sa poitrine, toute l'affection qu'elle peut lui porter, réduisant son attachement à néant. « T'as raison, tu comprends rien ». Le couperet tombe mais pas son regard. Les lames dans ses prunelles brumeuses transperceraient mille hommes. Elle refuse de le laisser penser qu'il a raison, que sa rancœur ne tient que sur de fragiles arguments, qu'elle n'aurait pas du le laisser tomber comme elle l'a fait. Et pourtant. Elle, n'en pense pas moins. Elle a eu tort. Elle en souffre, lui aussi. Peut être. Visiblement, oui. Mais elle n'admettra jamais son erreur. « Ça n'a rien à voir avec ce que tu es devenu, espèce de crétin ». Une injure comme un bouclier. Pour se protéger elle mais aussi l'endurcir, lui. Inconsciemment, elle veut encore l'aider. Le rendre plus fort, plus résistant. Imperméable à toutes les atrocités de leur monde. C'est peut-être mieux comme ça. S'il la déteste, il souffrira sûrement moins. Mais non, elle n'admettra jamais son erreur. Elle n'admettra jamais qu'il représentait au moins autant pour elle qu'elle pouvait représenter pour lui. Que c'est plus par conviction que par réelle déception qu'elle lui a tourné le dos. Qu'elle regrette. Qu'elle préfère s'enfoncer dans sa bêtise plutôt que d'admettre son erreur. Non. Elle n'admettra jamais son erreur.

    « C'est la vie qui est pas correcte Eamon ! Va falloir t'y faire ». Elle le bouscule, le force à reculer. Son regard encore plus assassin, ses iris encore plus tranchantes. Il articule des paroles qu'elle ne parvient pas à comprendre tandis que la fougue passée de l'homme s'efface peu à peu et que ses yeux retrouvent une fois de plus la froideur du bitume. Elle se désole de le voir ainsi désorienté. Elle voudrait le secouer, le faire réagir à nouveau pour que l'ardeur qui s'était emparée de lui quelques secondes plus tôt ne le quitte jamais. Elle se montre violente, impétueuse, brutale envers lui mais au fond, elle veut l'aider à se sortir du marécage dans lequel il patauge. « Regarde-moi, bon sang ». Maladroitement, elle lui relève la tête, lui saisissant le menton avec force. Les prunelles ténébreuses de la rebelle se plantent dans le regard vide de l'autre daybreaker. « Comment tu peux... ». Déstabilisée, elle peine à trouver ses mots. Elle recule finalement, comme perturbée par ce contact qu'elle a pourtant cherché. Qui lui a manqué. « Je peux pas croire que tu travailles vraiment pour eux ! ». Ses mains battent l'air nerveusement. Elle joue avec ses doigts, incapable de calmer son palpitant qui semble s'emballer. « Comment tu peux accepter ça ? Tu passes après eux, tu nettoies leur merde, tu fais disparaître les preuves, tu effaces leurs massacres ? Bordel Eamon, tu pourrais être le prochain ! ». Dans son esprit, elle se fait déjà le film de la réponse qu'il va lui donner mais elle s'en fiche. Le retrouver comme quand ils se sont connus, qu'elle ne savait rien de lui et qu'il ne savait rien d'elle, c'est tout ce qu'elle veut. Elle se perd elle-même. Ne distinguant plus vraiment la bonne de la mauvaise attitude à adopter. Il la trouble, la rend hésitante. Et elle déteste ça.

    « Tu pourrais être tellement plus que ça... ». Elle le pense et aimerait lui faire comprendre ce qu'il sait pourtant déjà. Mais elle n'a visiblement aucune influence sur lui et ça la frustre, la rend dingue. Elle tourne en rond devant lui, comme une lionne en cage. Elle ne sait plus quoi faire ou quoi dire alors elle finit par abandonner. La brune souffle, comme épuisée de se battre pour une cause qui semble perdue, depuis longtemps. Et pourtant. Il paraîtrait qu'elle continue d'essayer, espérant toujours qu'un miracle se produise.

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    MessageSujet: Re: « Burning bridges » - pv. Eamon   Mer 1 Juil - 23:25


    L’incompréhension pourrait être visible sur chacun de mes traits si je pouvais trouver le courage de lever les yeux vers elle. Cependant je garde obstinément le regard plongé vers le sol, trop honteux de mon éclat de colère et surtout trop perdu. Je ne trouve pas le courage d’imposer mes pupilles aux siennes, de peur d’y lire du dégoût, de la colère ou pire encore le rejet. Toutes ces émotions qui me feraient du mal si je venais à les entrevoir. Pourtant, ce ne sont finalement pas ses yeux qui assènent le coup que je crains depuis ma verve, mais bien ses paroles. Juste quelques mots, qui viennent me percuter douloureusement et puis elle affine son attaque, me met presque à terre. Les larmes pointent mais bravement, je parviens à les refouler. Je voudrais lui répondre, de cette façon si agressive que j’ai pu avoir plus tôt, mais les mots se bloquent, restent dans ma trachée qu’ils brûlent lentement de leur venin que je ne parviens pas à extraire. Un son guttural, plaintif, s’échappe soudain, mais rien de plus tandis qu’elle continue encore. Sa violence devient physique, elle me repousse, me pousse et me force à le regarder mais c’est un visage presque larmoyant qui lui fait face, tandis que mes prunelles se font vides, presque inconscientes. « Je veux pas te regarder ! Je peux pas… Je… peux pas… ! » Frissonnant, je détourne le visage dès qu’elle me lâche et s’éloigne Je sais que je devrais répondre à ses premières attaques mais de nouveau, une vague lacrymale menace de s’écouler et je dois concentrer toutes mes forces pour ne pas éclater en sanglots ridicules.

    Une fois cette petite bataille terminée, je viens fixer ses mains agitées et incapable de m’en empêcher plus longtemps, je reviens dans ses yeux, écoutant la suite en secouant la tête. Il s’agirait donc de cela. Son travail, le gouvernement… Rien de plus, rien de moins, rien du tout d’important. Mais elle en fait une montagne et de nouveau, l’incompréhension me gagne. « Plus que ça… plus que quoi ? Que veux tu que je sois Vittoria ? Je ne sais rien faire de mes dix doigts, à part des conneries. » Je soupire et me détourne complètement pour poser mes mains à plat sur le mur crasseux. Un air vicié vient perturber mes poumons et je tousse soudain, une seconde, deux secondes avant de retrouver une respiration sifflante. De nouveau je me retrouve dans l’incapacité de parler, de lui montrer à quel point elle peut avoir tort dans son raisonnement. D‘autant plus que je comprends désormais une chose. La demoiselle a quitté mon amitié, à cause de mon travail, qu’elle semble détester. Tout simplement elle vient me juger sur mon gagne-pain, sans se soucier de qui je peux ou de ce qu’on a partagé et alors que je me rends lentement compte de cela, la colère me gagne.

    Juste assez pour me permettre de laisser enfin échapper tout ce que je tais depuis quelques minutes, dans une verve cette fois plutôt atone, presque mourante. « Si je comprends bien, tu me détestes parce que tu as découvert mon emploi ? Le truc qui m’empêche de terminer dans la rue ? La seule chose qui me permet d’espérer retrouver une vie normale ? Et d’après toi je suis plus que ça ? Alors vas y, dis moi ce que je peux faire. Dis moi comment je peux acheter à manger pour ceux qui me tiennent à cœur ? Dis moi comment je peux espérer retrouver mes enfants sans l’appui du gouvernement ? Dis moi comment je peux changer les choses avec mon inutilité chronique ? J’accepte cette situation parce qu’elle est la seule valable. Et ils ne me feront rien, parce que je suis l’insignifiance même. Enfin c’est pas pour ce que ça t’intéresse de toute façon… T’as juste décidé que j’étais un déchet du gouvernement, sans même me laisser le moindre bénéfice du doute. » Et mes yeux se baissent de nouveau, tandis que mes lippes me laisse asséner le dernier coup, pas prémédité, mais que je regrette dès les mots prononcés. « T’es pas mieux qu’eux… »

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      MessageSujet: Re: « Burning bridges » - pv. Eamon   Mar 21 Juil - 19:13



      Le regard larmoyant qu'il lui adresse et les yeux vides qu'il arbore la laisse perplexe. Les sourcils froncés, elle, ne décolle pourtant pas ses prunelles sombres de celles du démon qui lui est si semblable. C'est peut être ça, au fond. C'est peut être ça, la raison pour laquelle elle ne supporte pas de voir Eamon dans cette situation. Ils se ressemblent juste assez pour que la succube se montre compatissante et pourtant, sont assez différents pour que leurs réactions soient aux antipodes l'une de l'autre. Le sang bouillonne dans ses veines irritées par l'énervement et l'hémoglobine lui remonte jusque dans les tempes. Sensation désagréable accrue par l’attitude du mâle et le sentiment de culpabilité qu'il fait naître en elle. Il se dénigre lui-même et ça la rend folle. Bien qu'elle ne soit pas un modèle d'optimisme, la brune ne peut pas accepter qu'il soit si peu convaincu de pouvoir accomplir quelque chose. Quelque chose de plus. Les paroles du Daybreaker résonnent à ses oreilles comme un écho à son propre passé. Elle est passée par là aussi. Il y a quelques années, quand elle vivait dans la rue, à New York. Elle non plus, ne savait rien faire, hormis s'attirer des ennuis jusqu'à ce qu'un Ange, son Ange, finisse par la trouver et lui vienne en aide. Elle était complètement paumée à cette époque et avait l'impression d'avoir été déracinée de sa terre natale pour rien. Pour de faux rêves brisés avant même d'avoir été espérés.

      « J'en crois pas un mot ». Elle souffle, un murmure à peine audible, pour une oreille humaine. « Me vend pas le discours de celui qui n'a aucune ambition, j'avalerai pas la même tisane que celle qui t'a convaincu de pareilles conneries ». Son langage se fait volontairement tranchant, balançant des lames dans l'atmosphère déjà si pesante. Sa voix se fait plus douce mais pas moins persuasive. Elle le regarde poser ses mains blanchâtres contre le mur, fuyant son regard. Elle doit passer pour une parfaite idiote à lui faire la morale comme ça. S'il ne la détestait pas déjà avant, ça doit être chose faite à présent. Mais si au moins, elle a pu le faire réfléchir, alors tout ça n'aura pas été en vain. Du moins elle l'espère. La rebelle se balance sur ses jambes, aussi instable physiquement que moralement. Elle ne sait plus quoi lui dire. Il lui paraît si loin maintenant, et pourtant si près qu'elle crève d'envie de retrouver son contact. La vérité, c'est qu'elle s'est sentie tellement trahie d'apprendre qu'Eamon était employé par le Gouvernement alors qu'elle lui avait déjà accordé sa confiance, qu'elle a réagi comme elle le fait à chaque fois qu'on la surprend. Elle se referme, s'éloigne, peste contre le monde entier et redevient la jeune femme méfiante et irascible qu'elle est devant l'inconnu. Et lui, n'a pas échappé à la règle. Sa règle.

      Brusquement, les iris du ténébreux se replongent dans les siennes et elle recule, machinalement. Le flot de paroles se déverse et elle en reste muette, immobile. Incapable de parler, d'articuler ou même de bouger. Une fois de plus. Elle croit même vaciller quand il évoque ses enfants. La brune ne peut qu'essayer de se mettre à la place du démon, rien qu'une seconde. Elle repense à Ange et à ce que l'ancienne porte-parole a fait pour la protéger, elle. Il a raison. Dans un sens tout du moins. Elle le comprend, mais n'accepte toujours pas l'autre moitié de son discours. Les derniers mots qu'il articule la frappent en plein cœur. A-t-il vraiment osé lui dire ça ? À elle ? Elle se mord la lèvre, serre les poings pour ne pas se laisser emporter par la colère qui gronde en elle. Non, il ne le pensait pas. Il n'a pas réfléchi, c'est tout. Il ne le pensait pas. Ses paupières se ferment quelques secondes, le temps de laisser son impulsivité retomber doucement et son palpitant battre moins vite. « À ce niveau, à notre niveau, c'est pas juste une question de gagne-pain. C'est une histoire de conviction ». Elle articule, exagère chaque mot pour ne pas se laisser envahir par la hargne qui sommeille dans ses entrailles. « Et arrête un peu avec ta foutue 'inutilité' bon sang ! J'ai été vendue à un réseau de prostitution clandestin à dix-sept ans je te rappelle alors niveau qualifications je suis pas mieux servie que toi ». La brune croise les bras, agacée. Agacée qu'il n'ait pas si tort que ça, au final. Mais pourtant pas raison non plus. Elle débite sa pensée sans vraiment y prêter attention. Les mots lui viennent naturellement, jusqu'à les regretter. Peut être. Certainement. Mais c'est déjà trop tard. « Et si je suis encore là, c'est peut être que je te l'accorde, le bénéfice du doute, tu crois pas ? ». Sa question lui brûle les cordes vocales. Tout comme l'étrange douceur dont elle a fait preuve. « Je suis désolée pour tes enfants. Vraiment. ». Elle transpire la sincérité jusque dans ses prunelles neurasthéniques. La démone souffle et se rapproche lentement jusqu'à s'adosser contre le mur gris qui les surplombe. « Je suis certaine que t'as envie de plus que ça. Tu seras jamais en sécurité. Personne ne l'est. Mais tu peux avoir mieux ». Elle fait une pause, à cours d'arguments. Si seulement elle en avait déjà eu, des arguments. Des arguments valables. « Si moi j'en suis convaincue, pourquoi toi tu refuses de le voir ? ».

      L'amertume abandonne ses traits, laissant place à une sorte d'incompréhension qui lui déchire l'esprit. Elle baisse la tête, laissant le silence reprendre ses droits dans la ruelle. Avant de se résoudre à l'inacceptable. Elle se laisse submerger par l'inadmissible. Ce à quoi elle refusait de céder il y encore quelques minutes. « Écoute Eamon... ». Un soupire éreinté échappe à son contrôle et franchit la frontière de ses lippes brulantes. « Je suis désolée... ». Sa voix déraille et elle détourne immédiatement la tête en se pinçant la lèvre inférieure. « Je suis désolée de t'avoir tourné le dos ». Pitoyable. Elle ne le regarde même pas dans les yeux, présentant des excuses hésitantes au bitume. Définitivement pitoyable.         

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        I've been looking all night watching them empty hours. Invisible to these crowds, always double vision. I've been losing my mind listening to broken speech. Stacking up broken seats, it's a lonely picture. And I hear your voice as it echoes 'round my head. Always that same thing that you said. Get out, get out, while you still can.
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