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 Witness of hell. feat Loukas&&Nine.

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MessageSujet: Witness of hell. feat Loukas&&Nine.   Lun 8 Juin - 5:46


 
Loukas && Nine

The world is doomed like my soul.
Ce quartier te rappelle tant de souvenirs heureux, tant de chansons entrainantes, tant de beignets déguster avec elle, tant de rires dans ses rues lumineuses... Des souvenirs qui sonnent à présent faux lorsque tu observes la foule, comme s’il n'était qu'un rêve brumeux dont tu rappelles seulement les ressentiments sans vraiment pouvoir donner de vrais détails. Tu as une mémoire parfaite et pourtant, tout ce qui semble toucher à ta soeur à l'air de s'effacer petit à petit, laissant la douloureuse réalité prendre place face à toutes ses images heureuses que tu gardais d'elle. C'est pour tout ça que tu détestes à présent cet endroit, tu as l'impression de ne plus avoir le droit d'y venir, d'en être bannis, toi-même exilé de ce lieu de joie que tu affectionnais tant avant. Tapis dans l'ombre tu observes les gens vivres, ils rient, ils s'amusent, ils mangent, ils font tout ce que fait un humain normal, ne se souciant pas de ce qui se passe chez leurs voisins, oubliant les morts et la souffrance qu'ils ont engendrée jadis. C'est leur inaction qui a conduit ta soeur à devenir ce qu'elle est aujourd'hui et ça, tu n'arrives pas à le pardonner. Tu voudrais que le monde entier souffre avec toi, tu voudrais les voir pleurer chaque jour, les voir prier pour un peu de bonheur, les voir sombrer dans le plus profond des abîmes sans que personne ne fasse quoi que ce soit. Tu veux qu'ils payent pour ce qu'ils ont fait, ou plutôt pour ce qu'ils n'ont pas fait. C'est cruel. C'est injuste. C'est fou. Tout comme les jeux furent cruels, injustes et fous à leur époque. Un juste retour à l'envoyeur si on peut dire, c'est ce que tu te répètes lorsque tu penses à ce que tu fais et à ce que tu t'apprêtes à faire ce soir, une nouvelle fois, témoin privilégié de l'enfer.

Ça fait plus d'un mois que tu patientes. Un mois durant lequel tu n'as presque pas bougé de chez toi hormis pour aller au travail, trop obnubilé par ce qui s'était passé, par ce type qui t'avait empêché de mener à terme ton plan ce soir-là. Il était arrivé sans prévenir alors que tu étais prête à frapper comme à chaque fois et il avait tout gâché, laissant ta proie disparaître sans même savoir du danger dont elle fut sauvée. Tu as fui à ce moment-là, trop surprise pour réagir et surement apeuré et humilié à l'idée que quelqu'un sache. Tu es alors rentré chez toi et tu as attendu, des heures durant. Tu pensais voir les autorités frapper à ta porte galvanisée par ce témoin inconnu, tu étais prête à les accueillir, à crier au mensonge, même si tu craignais qu'ils fouillent un peu trop ta maison... Tu étais tout de même déterminée à riposter. Cependant, personne n'est venue. Les jours ont défilé, ta patiente s'est effritée, mais rien, rien ne se passa. Tu ne voulais pas refaire la même erreur, alors tu t'es forcé à attendre quelque temps avant de retenter le coup, mais telle une droguée addicte à la cocaïne, tu semblais de moins en moins stable au fur et à mesure que les jours passaient. Tu avais besoin de punir quelqu'un. Tu avais besoin de tuer pour te sentir mieux l'espace de quelques heures, une rédemption temporaire dont tu ne peux plus te passer. Dans ta tête, tu t'étais convaincu d'attendre encore des mois avant de te lancer à nouveau en chasse, mais tu ne pouvais plus patienter, tu en avais besoin et c'est pour ça que tu es là ce soir, dans ce quartier que tu détestes tant, caché dans une ruelle sombre donnant sur un parking, prête à bondir sur ta nouvelle proie. Affamée. Torturée. Mais déterminée.

Il a été tiré au sort, comme tous les autres et il ne t'échappera pas cette fois-ci. Tu as tout prévu, comme à chaque fois, tu es vêtue de sombre, une capuche cachant une partie de ton visage, tu portes des lunettes épaisse pour dissimuler tout ce que tu peux, des gants en cuir sombre et ton matériel dans ce petit sac noir. Tu plonges d'ailleurs ta main à l'intérieur pour en ressortir une seringue déjà remplie d'une drogue que tu utilises à chaque fois pour endormir tes victimes, ta force ne te permet pas vraiment d'attaquer directement qui que ce soit. Il est tard, presque quatre heures du matin, mais tu sais que cet homme fait le pilier de bar morbide tous les soirs, évidemment, il y a quelques passants, mais le parking est désert et sombre, suffisant pour que tout se passe bien. Tu as rodé des jours comme à chaque fois avant d'attaquer, pour être certaine de ne rien louper, tu ne peux d'ailleurs t'empêcher d'afficher un large sourire presque sadique lorsque tu vois ta proie sortir du bar, titubant jusqu'à sa voiture. Il est seul. C'est parfait. Caché dans cette ruelle à quelques dizaines de mètres de lui, cette seringue à la main, tu t'apprêtes à passer à l'action, te délectant déjà de toutes les souffrances que tu t'apprêtes à offrir à ce monstre qui le mérite cent fois... Malheureusement, rien ne va se passer comme tu l'as prévu.

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MessageSujet: Re: Witness of hell. feat Loukas&&Nine.   Mar 9 Juin - 2:36


« I'm Not Going Anywhere »



Loukas & Nine
Witness of Hell

Loukas avait définitivement trop de temps libre pour avoir le luxe de se laisser transporter par de telle obsession. Des obsessions stupides et futiles, mais à ses yeux, complètement prioritaires. Loukas était un homme affreusement sélectif de son entourage. Farouche, il détestait qu’on l’approche, ça l’insupportait qu’il attire l’attention. À l’inverse, lorsque le Daybreaker vous choisissait, lorsqu’il désirait vous inclure dans son cercle social restreint, il était plutôt têtu dans son genre. Facilement, son intérêt envers cet individu qui l’intrigue prend une tournure assez intense ou  amène à  un lien inébranlable et sincère. Somme toute, il ne voudrait jamais vous laissez partir. Lou ne faisait rien à moitié, il n’y avait aucun doute là-dessus. Nine avait eu la chance ou le malheur d’avoir attiré son regard un peu trop longtemps et Kylian n’avait jamais réussi à s’en détacher. Cela faisait plusieurs semaines qu’il l’observait, qu’il l’espionnait. Le daybreaker avait fait une découverte assez intime à son sujet. Mademoiselle Anselwater n’avait rien d’une sainte.  Elle n’était pas un mouton, mais bien un loup, un prédateur qui traque pour satisfaire une faim égoïste. Or, du point de Louke,  il ne voyait pas en elle qu’une simple sadique, c’était même tout l’inverse. Il s’était alors donné la mission de l’aider, de la sauver d’elle-même. Après tout, c’était la meilleure façon pour lui de panser ses propres blessures, il veut faire pour les autres ce qu’il ne peut faire –mais qu’il devrait faire- pour lui-même.  C’était totalement sain comme méthode de fonctionnement, je vous assure.

Son premier et dernier contact avec Nine avait été relativement bref, mais étrangement efficace. Elle n’avait vu de lui qu’une silhouette, qu’une ombre, mais ce n’était point une métaphore. La dernière fois qu’il avait empêché Nine de kidnapper sa proie, il avait simplement fait appel à l’usage de son ombre pour l’intercepter, pour l’effrayer. La jeune femme  n’avait pas hésité longtemps avant de prendre la fuite. Elle n’avait pas cherché à le confronter ou à découvrir son identité, elle avait fait le choix le plus intelligent, elle s’était repliée. Louke aurait pu se contenter de cette intervention bien aboutie, mais il continua de garder un œil alerte sur chacun de ses faits et gestes, prêt à réagir en cas de rechute, bien évidemment. N’avait-elle pas tant de chance la petite? Un petit ange monté de l’enfer veillait sur elle. Et il était là, en cette nuit fraîche, observant chacun de ses pas sans aucun mal grâce à sa vision nocturne. Elle pouvait se camoufler de noir tant qu’elle le voulait, elle ne lui échapperait pas. Son odeur était devenue bien distincte à ses narines, la traquer faisait désormais partie de son quotidien.

Elle mit en œuvre sa routine habituelle, choisissant d’approcher silencieusement sa proie alors qu’elle était seule et isolée. Elle comptait sur sa subtilité, sa vivacité, l’effet de surprise, sans savoir que non loin, Loukas était là, caché dans l’ombre, l’observant d’un air désapprobateur. Il partageait avec elle, grâce à ses sens aiguisés, chaque battement de son cœur, chaque pas posé, chaque réaction de son corps. Alors qu’elle approchait de plus en plus rapidement sa victime, l’adrénaline commença à se propager à profusion dans ses veines, mettant tout son corps en alarme, tous ses sens à l’affût. Ce fameux roulement de tambours qui précède le coup fatal, cette anticipation, elle devait lui être presque aussi addictive que tout le reste. Cette sensation de pouvoir des plus satisfaisantes devait lui avoir manqué, c’était presque cruel de la part du daybreaker de la priver de compléter son numéro si finement travaillé, si méticuleusement répété. Mais il se devait de l’interrompre, de lui montrer la faute dans son scénario, il devait le faire. À une dizaine de mètres de l’homme insouciant, elle tenait sa seringue remplie de sédatif entre ses doigts, Loukas arriva jusqu’à elle par derrière, à moins d’un mètre, sans faire un bruit.  Simultanément, il mit une main sur ses lèvres pour la réduire au silence, la seconde sur sa main pour clouer son bras derrière son dos. Louke la colla contre contre torse pour la traîner entre deux voitures de ce sombre parking, hors de la vue de sa proie ignorante de la menace qui pesait sur elle quelques secondes plus tôt. « Ça doit être chiant, non? 32 jours d'attente tout calculés pour simplement se faire chopper...encore. Je croyais que le message avait passé la première fois. »  Lui murmura-t-il alors à l’oreille, se dévoilant légèrement, sur son identité, ses intentions. Kylian renforça sa poigne sur son bras pour enfin la désarmer de cette aiguille tranquillisante. Dès qu’il tint la seringue entre ses doigts, il libéra son emprise d’elle, prenant quelques pas de distance, observant son arme de prédilection avec une curieuse attention. Loukas semblait avoir plongé dans une profonde réflexion alors qu’il examinait l’arme médical sous ses moindres détails.« Peut-être que je devrais te faire goûter à ta petite recette, hum? » Dit-il alors en terminant par ramener toute son attention sur elle, la défiant du regard, sourire malin en coin. Il ne cachait point son arrogance, il se la jouait hautain, bien fier de son coup. Il laissa quelques secondes de silence passer, sans bouger un seul muscle, puis il posa son pouce sur la stylo de l’aiguille, pour pousser sur ce dernier, vidant la seringue de son liquide, le laissant tomber au sol. « Mais t'as de la chance, je ne suis pas un sadique...Enfin... Je crois.  » Il termina sur un rire plus ou moins rassurant alors qu’il rangeait le déchet médical dans la poche de son veston.  


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MessageSujet: Re: Witness of hell. feat Loukas&&Nine.   Mar 9 Juin - 17:47


 
Loukas && Nine

The world is doomed like my soul.
Tout était parfait. Tu avais tout prévu, tu l'avais suivi durant des jours, analysé son comportement, ses habitudes, tu savais qu'il rentrait toujours seul après s'être saoulé dans ce bar miteux, tu savais aussi qu'il peinait toujours à ouvrir sa portière de voiture, te laissant assez de temps pour lui tomber dessus. Tu avais même garé ta propre auto à côté de la sienne, pour pouvoir rapidement y mettre son corps endormi afin de le ramener à la maison. Il n'y avait aucune raison que ça ne fonctionne pas, après tout qu'est-ce qui pourrait arriver? Ça fait des mois et des mois que tu t'amuses à capturer de pauvres innocents -pas tant que ça dans le fond- afin de les torturer et de les voir mourir sous tes yeux, lentement, tout comme ta soeur a vu sa vie s'éteindre minute par minute dans de terribles souffrances. Des mois que personne ne semblait vraiment s'intéresser à toutes ses disparitions et ses quelques cadavres retrouvés. Et puis tu en es persuadé, la personne qui t'a empêché un mois plus tôt de commettre ton exaction n'était qu'une erreur de parcours, un incident isolé qui ne se répéterait pas. Les probabilités pour qu'il te retrouve et parvienne à toi juste à ce moment précis étaient proches de zéro. Alors oui, dans toute ta folie tu étais confiante, seringue en main, prête à bondir sur ta proie telle une lionne affamée, ne pouvant résister à l'appel du sang. Peut-être est-ce l'excitation du moment, le délice de gouter à ce plaisir éphémère, qui te rend aveugle, insensible à ses yeux posés sur toi, à cette présence de plus en plus proche. Tu ne le remarques pas. Tu ne le sens pas. Hormis à l'instant où il pose sa main sur ses tes lèvres pour t'empêcher sans doute de crier, de vous faire repérer. Tu tentes évidemment de te débattre, mais il est fort, très fort, plus que tu ne le seras jamais et il coince sans ménagement ton bras derrière ton dos, pour t'empêcher tout mouvement.

Tu n'as pas peur, tu n'as plus peur de grand-chose depuis que Seven est partie, rien ne semble pire, tout ce qui peut se passer aujourd'hui n'est que douceur comparer à hier. Toutefois, tu l'admets, une certaine colère gronde en toi, dans ton esprit sinueux. Tu es vexé, voilà ce que tu ressens. Toi, la petite médecin légiste souriante, beaucoup plus orgueilleuse qu'on pourrait l'imaginer, capable du pire lorsqu'elle est blessée ou humiliée, ce qui était clairement le cas à cet instant précis. Ta soeur était la seule personne capable de contrôler tes colères, surtout lorsque vous étiez enfant. Elle connaissait tes penchants pour la violence dès que quelqu'un touchait à ton orgueil ou à une personne que tu aimes, comme ce jour où tu as mis le feu à la maison d'une petite voisine parce qu'elle avait osé t'humilier devant les autres enfants de votre école. Personne n'a jamais su, hormis ta jumelle et elle n'a jamais cessé de te surveiller à partir de ce jour, tempérant ta rage avec sagesse. Malheureusement, aujourd'hui, plus rien ne t'empêchais d'agir. Au contraire, tout te poussais à laisser cette colère pleine d'orgueil brisé exploser à la tête des autres. Un orgueil piqué au vif par les mots de ton ravisseur. Il parlait comme s’il connaissait ton secret, pire encore, apparemment, c'était lui qui t'avait stoppé un mois auparavant. Tu sembles surprise, presque abasourdie. Pourquoi se donner tant de mal pour t'empêcher de commettre ses crimes? S’il connaît autant de choses sur toi, pourquoi ne va-t-il simplement pas voir les autorités pour tout leur raconter? Tu ne comprends pas et ta fureur se mélange à tout un tas de questions sans réponses. Sans parler de cette douleur qu'il t'inflige, renforçant son emprise sur ton bras pour te forcer à laisser tomber cette foutue seringue. Tu es démasqué, tellement que ça en devient ridicule.

Il te libère finalement de sa force, tu recules. Durant le combat, si on peut appeler ça un combat, tes lunettes sont tombées, laissant tes yeux verts plonger avec hargne dans les siens. Tu ne le connais pas et tu le reconnais à peine. Tout ce que tu sais, c'est qu'à cet instant, il devient l'une des personnes les plus dangereuses qui soient à tes yeux, une cible à éliminer, car il est clairement hors de question qu'il foute tout en l'air aussi facilement. S’il avait agi différemment tu aurais surement accepté ton sort, manque de chance, il venait de t'humilier, intensément, et ça, il était hors de question que tu le laisses passer facilement. Tu l'écoutes, sans répondre, tu ne crains rien de lui et ta frustration et ton incompréhension sont bien trop grandes pour que tu perdes ton temps en blabla. Il rit en plus l'imbécile, alors qu'il vide cette seringue de son contenu, il s'en amuse, il se moque de toi, tu le vois ainsi en tout cas. C'est sans doute pour ça que tu ne perds pas de temps et que tu passes au plan b. Tu plonges rapidement ta main dans ton sac pour en sortir une arme automatique que tu pointes sans ménagement sur lui. Ce n'est pas franchement ton arme de prédilection, mais tu sais t'en servir et tu n'hésiteras sans doute pas à le faire. À dire vrai, tu pourrais même simplement l'abattre là, comme ça, maintenant, sans attendre et jeter son cadavre aux crocs acérés de ta sœur. Mais tu ne le fais pas, tu as besoin de réponses, ta colère attendra. Tu préfère lui donner matière à répondre, laissant ton accent russe reprendre un peu le dessus. « Qu'est-ce que tu me veux exactement? Je sais pas ce que tu crois à mon sujet, mais tu te trompes totalement... » Évidemment, tu essaies de lui faire croire que tu n'es pas là pour tuer qui que ce soit, tu ne vas pas lui avouer tes plans diaboliques juste parce qu'il semble en savoir plus que la majorité des gens, tu n'es pas assez stupide pour ça. « Je ne faisais rien de mal... Par contre, toi tu m'agresses et j'aurais toutes les raisons de te tirer une balle entre les deux yeux... » Qui n'irait pas croire ton histoire? Celle de la pauvre jeune femme, se baladant seule la nuit, attaquée par un homme étrange avec une seringue, puisque après tout, maintenant il y a ses empreintes dessus, et qui malheureusement se prend une balle. Légitime défense. Avec ta tête d'ange et l'argent de tes parents, personne ne contestera. C'est l'idée qui te traverse l'esprit à cet instant, alors que ton doigt frôle la gâchette, ton regard fixant cette cible dans l'espoir de ne pas la laisser s'échapper.


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MessageSujet: Re: Witness of hell. feat Loukas&&Nine.   Ven 12 Juin - 6:10


« I'm Not Going Anywhere »



Loukas & Nine
Witness of Hell

La chasse à l’homme n’était pas un des talents de Kylian. Bien au contraire, ça le dégoûtait. Il n’avait aucun problème avec la traque, il était un excellent voyeur, même. Il se plaisait à espionner l’intimité des gens et son petit côté obsessif le tournait souvent vers ce genre d’activité, mais il restait très inoffensif. Pas tout à fait sain d’esprit, mais sans danger pour autrui. Ce ne fut pas toujours le cas, à ses débuts en tant que daybreaker, sa faim l’avait tiraillé longtemps à commettre des actes qu’il rebutait, mais il reprenait contrôle de sa vie désormais. Nine, elle,  était dans une toute autre catégorie. Elle n’était qu’une humaine, mais elle avait complètement dérapée. Et ne vous demandez par pourquoi, ni comment il était arrivé à une telle conclusion, mais Kylian voulait l’aider. Il n’était personne pour elle pour prétendre pouvoir la ramener «sur le droit chemain». Il n’était personne pour penser avoir une influence sur le contrôle de ses pulsions ou l’acceptation de sa douleur. Mais il avait décidé que si. Alors qu’il maîtrisait la demoiselle, Kylian laissa son côté hautain et sarcastique un peu trop s’exprimer. Il se plaisait à lui dévoiler ce qu’il savait, à lui montrer le pouvoir qu’il possédait sur elle par l’information qu’il avait récoltée. Mais il avait assurément poussé l’humiliation un peu trop loin. Kylian n’était pas le meilleur des professeurs, car il se moquait trop de l’ignorance des autres et de la supériorité de son savoir, alors qu’il avait encore tout à apprendre. Oui, il avait définitivement une drôle de façon d’aider les gens. Lorsqu’il rendit à Nine sa liberté et qu’il la provoqua une dernière fois en vida la seringue, la jeune humaine se décida à réagir et sortit son arme. Kylian fut surpris, il n’avait pas calculé ce petit atout, il ne l’avait jamais remarqué auparavant. Et il ne fallait pas oublier, même s’il avait l’impression de la connaître à force de l’observer, pour elle, il n’était rien. Et pourtant, le daybreaker ne céda pas à l’angoisse léger qui le pris, une petite anxiété marquée par son manque de contrôle envers la situation. Il était plus dérangé par l’idée qu’elle venait d’ajouter une variable qu’il ne connaissait pas à l’équation, que le fait même d’avoir une arme à feu pointé sur sa tête. Mais Kylian fut plus coopératif qu’elle, il leva ses mains pour lui dévoiler ses paumes. « Qu'est-ce que tu me veux exactement? Je sais pas ce que tu crois à mon sujet, mais tu te trompes totalement... » Louke arqua un sourcil à sa défense, plutôt futile. Essayait-elle vraiment de lui faire croire qu’elle était innocente… alors qu’elle lui pointait une arme à la figure? Alors qu’il se voulait plus doux, l’insolence de Nine ne permit pas à Louke de contenir son sarcasme. « Oh! Je me trompe! Pardonne-moi. Je pensais que tu t’apprêtais à embarquer ce charlatan ivre dans ta sympathique voiture pour le faire… disparaître dans ta mystérieuse maison. »Le jeune homme lui balança d’autres informations personnelles lui appartenant à la figure pour souligner la futilité de ses mensonges. Louke détestait qu’on lui mente en pleine figure ou qu’on le prenne pour un idiot, mais elle n’avait pas terminé d’essayer.   « Je ne faisais rien de mal... Par contre, toi tu m'agresses et j'aurais toutes les raisons de te tirer une balle entre les deux yeux... » Mensonge numéro deux suivi d’une belle menace. Loukas n’allait pas s’attendrir de sitôt. Le daybreaker prit une grand inspiration, expirant dans un soupir. Puis il lui offrit un sourire en coin, alors qu’il hochait légèrement la tête, désapprobateur. « Okay. Du calme, petite et évites-toi de gaspiller une balle sur un mort… C’est pas très rentable. Surtout que tu détestes utiliser ce genre d’arme, non? C’est trop rapide, ça gâche tout le plaisir…» Nine ne devrait surement pas comprendre l’intention derrière sa première phrase. En outre, il glissa un mot sur sa véritable nature, tout en faisant croire, indirectement, qu’une balle ne pouvait l’achever, ce qui n’était pas tout à fait vrai. Sans détailler ses informations mystérieuses qu’il laissaient tomber sur lui-même, il renchérit rapidement sur d’autres affirmations la concernant. Il cherchait à la déstabiliser, toujours un peu plus, avec les conclusions déroutantes qu’il possédait sur elle.

« Ce que je veux est très simple, petite. Et tu vas rapidement le comprendre, mais si tu commençais par ranger ton petit pote, on va tous les deux passer une soirée nettement plus agréable. » Loukas lui donna une chance de réduire les hostilités, mais dans les faits, il ne lui faisait aucunement confiance. Il savait très bien qu’elle pouvait, par instinct de survie, le descendre, là, maintenant, sans aucun regret ou aucun scrupule. Plus il parlait, plus il lui confirmait qu’il était une nuisance, qu’il allait bientôt devenir son pire cauchemar, alors le jeune homme se prit une petite assurance. En effet, dès qu’il termina de parler, il occulta la vue de Nine. En tant que daybreaker, Kylian arrivait à perturber un sens quasi entièrement, le temps de nombreuses et précieuses minutes. En choisissant la vue dans ce parking sombre, il venait de rendre Nine aveugle. Bien évidemment, dès qu’il la priva de sa vue, le jeune homme se déplaça pour éviter qu’elle arrive à l’atteindre d’une balle malgré son handicap. Kylian ne prenait pas la chance qu’elle soit douée en tirant à l’aveugle. « Lâche ton arme ou tu ne verras plus jamais rien de ta misérable vie, petite. Je ne te préviendrai pas deux fois… » Il tournoya autour d’elle de façon inconstante, d’un pas léger et silencieux, Lou ne laisserait pas un seul bruit le trahir. Il aurait très bien pu la désarmer une seconde fois, comme il l’avait fait pour la seringue. Mais Loukas préférait lui faire pression, forcer une certaine coopération. Il n’était pas sympa comme ange gardien. Mais elle n’était pas très clémente comme enfant à surveiller. Après tout, elle n’avait qu’à rentrer ses griffes et il lui rendrait la vue, c’était aussi simple. Pour continuer à faire sa petite vie en paix, ça, par contre, ça risquait d’être un peu plus compliqué. Une chose à la fois, non?  
 


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