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 Don't run away from me {Aaron & Vittoria}

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MessageSujet: Don't run away from me {Aaron & Vittoria}   Mar 9 Juin - 22:28


Don't run away from me



Aaron & Vittoria
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Depuis combien de temps est-il là, installé au bar à l'observer de loin, comme un vulgaire harceleur ? Il est incapable de le dire. Des minutes, des heures ? Il n'arrive pas à décrocher son regard de son visage, incapable de convaincre son esprit qu'il s'agit bien d'elle. Vittoria. Sa petite Khali, la jeune femme si douce et si belle dont il a été épris en secret des années auparavant, dans un autre pays, une autre vie.
Pourquoi diable est-il ici ? Cela fait quelques mois maintenant que les cauchemars ont commencé. Il n'a pas repensé à l'attaque depuis un moment, mais il sait que son subconscient essaye de lui dire quelque chose. Il ne veut pas l'admettre, mais il sait que c'est plus que ça. Son instinct, son...pouvoir le pousse à la chercher. C'était de la folie. Mais il ne peutt pas continuellement se réveiller au milieu de la nuit, effrayé à l'idée d'avoir perdu quelqu'un qu'il n'a pas revu depuis des années. Et il ne peut pas non plus prétendre que cela lui est égal.
Alors il a fait jouer quelques contacts et depuis qu'ils ont retrouvé la trace de la belle hongroise, il est toujours en état de choc. Il n'arrive pas à penser clairement. Il a l'impression de traverser les jours comme à travers un épais brouillard. Non, décidément, il n'arrive toujours pas à le croire alors même qu'elle n'est qu'à une centaine de mètres de lui.
Il ne sait pas quoi penser de tout ça. D'ailleurs, il lui a fallu un moment avant de se décider à vérifier lui-même les informations qu'on lui a donné. C'est comme ça qu'il a atterri là et qu'il boit quoi, sa troisième, quatrième bière ? Il se prend la tête entre les mains, fermant les yeux dans une vaine tentative de rassembler ses pensées.
Comment est-ce possible? La retrouver ici, après tout ce temps... et surtout, de cette façon !
Si elle est vraiment une... comment va-t-il...?

Il laisse échapper une plainte entre le gémissement et le grognement. Il se sent tellement largué. Il tourne à nouveau la tête dans sa direction et son cœur manque un battement devant tant de beauté. Elle n'a pas tellement changé et pourtant, il a du mal à retrouver celle qui a partagé son enfance. Il n'ose imaginer ce qui lui est arrivé pour qu'elle en arrive là, pour qu'elle devienne... ça.
Doit-il aller lui parler ou partir sans se retourner et tenter d'oublier tout ça ? Il s'imagine un instant se rendre jusqu'à sa table de jeu afin de jauger sa réaction, mais il se sent trop exposé à l'intérieur du casino. Et puis, ils ont beaucoup de choses à se dire, ce n'est pas l'endroit pour ça. Alors quoi ? Il pourrait attendre encore, aller la voir un soir au Masquerade, mais il ne veut pas rentrer chez lui comme ça, il sait qu'il sera incapable de trouver le sommeil.

Du mouvement près de la table interrompt le cheminement de ses pensées. On la remplace. Il regarde sa montre. Elle doit avoir fini son service. Alors qu'elle s'éloigne, il cesse de réfléchir et agit. Il se lève et jette une poignée de billets sur le comptoir avant de sortir d'un pas qu'il veut mesuré mais qui lui semble bien trop lent.

Il ne lui faut pas longtemps pour rejoindre l'entrée de service à l'arrière du casino. Deux hommes fument leur cigarettes quand il arrive, mais il ne tardent pas à disparaître à l'intérieur. Alors il reste là pour l'attendre, juste une ombre de plus dans la nuit.
L'air est lourd, rien d'étonnant pour un soir de juin à la Nouvelle-Orléans, mais il froid. Son être tout entier semble glacé de l'intérieur. C'est une erreur d'être ici. Il va lui faire peur. Mais peut-être est-ce lui qui devrait avoir peur d'elle. Est-ce qu'il veut vraiment des réponses à ses questions ? Doit-il savoir à tout prix ?  Il secoue imperceptiblement la tête. Il connaît déjà la réponse à cette question. Bien sûr qu'il doit savoir. Il y a bien plus derrière tout ça qu'il ne veut l'admettre. Ses cauchemars l'ont amené ici. Il ne doit pas reculer. Et surtout, il ne peut plus, à présent.

La porte s'ouvre et il se raidit. Son visage apparaît à la lueur du lampadaire. Il ne bouge pas, il ne dit pas un mot, et il attend. Il attend qu'elle se rapproche, qu'elle le voit, que leur regard se croisent. Et soudain, tout ça n'est plus un rêve étrange duquel il n'arrive pas à s’extirper. Soudain, tout ça devient vrai, devient concret. Elle est bien là, si proche, si semblable et pourtant si différente.  

Il veut la saluer, dire son prénom, quelque chose, n'importe quoi mais les mots restent coincés dans sa gorge. Que dire à la fille qui a disparu sans un au revoir ? Salut, ça va ? Tu te souviens de moi ? Le mec que tu as failli tuer il y a deux ans ? Le pauvre idiot qui ne voulait pas avouer qu'il était amoureux de toi quand vous étiez ado ? Le gars a qui tu as tellement manqué après ton départ ? Bon sang comme elle lui a manqué...
Et puis, tout à coup, il sait, il sait ce qu'il veut lui dire, la seule chose qui a du sens : de rester. La voir comme ça, si proche, réveille en lui tellement de souvenirs, tellement de sentiments contradictoires. Il est fou de joie, fou de rage, incrédule, inconsolable. Il a envie de hurler, de s’énerver, de l'engueuler, de la serrer dans ses bras. Mais il a juste l'impression qu'elle va encore lui glisser entre les doigts alors il murmure, incertain :
"Ne t'enfuis pas."
Pas encore...
Il ignore si c'est un ordre, une supplique ou juste une requête, tout ce qu'il sait, c'est qu'il faut qu'elle reste là, qu'elle lui parle. Il en a besoin. Terriblement besoin. Car elle a beau être tout près, à quelque pas seulement de lui, il n'arrive toujours pas à y croire.







Dernière édition par Aaron Malinkovich le Dim 14 Juin - 19:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Don't run away from me {Aaron & Vittoria}   Dim 14 Juin - 17:20




Ses prunelles ténébreuses ne quittent pas la table de jeu tandis que ses doigts fins battent les cartes et distribuent répétitivement les chiffres et les couleurs. Elle ne prête pas vraiment attention aux visages autour d'elle, plutôt concentrée sur le tapis couleur émeraude et les mises qui l'alourdisse. Ses clients sont majoritairement des hommes ce soir. Ils abattent leur jeu, soupirent, boivent, la cherche du regard et recommencent. Mais la brune se contente de faire son travail, énonçant d'un ton monotone - mais tout de même agréable - les sorties, gains et autres pertes. Le temps semble suspendu dans la grande salle. La lumière artificielle ne change jamais d'intensité, une musique qu'elle n'entend même plus résonne contre les murs, se mêlant aux cliquetis des jetons qui dégringolent des machines à sous. Un vacarme auquel la croupière s'est habituée, plus ou moins rapidement. Et aujourd'hui, elle parvient enfin à ne pas se laisser distraire par n'importe quelle effusion de joie d'un joueur chanceux décrochant le jackpot. Elle se contente de servir sa table, s'efforçant de déceler les tricheurs du mieux qu'elle peut, quand elle le veut. Et ce soir n'échappe pas à la règle. Sa règle de conduite. Pourtant, quelque chose d'étrange plane dans l'air. Une atmosphère pesante qui la trouble et la pousse à lever les yeux vers la salle plus que de mesure. Une mauvaise impression, une intuition. De plus en plus forte. Que la rebelle ne parvient plus à refouler. Ses pupilles neurasthéniques balaient l'endroit de gauche à droite, avec insistance, puis se rabattent sur le jeu avant de reprendre leur inspection. Ce sentiment que quelqu'un l'observe, qu'on la dévisage, commence à l'oppresser. La gêner. Elle jette un coup d’œil bref et inquiet à la grande l'horloge qui trône au centre de la grande salle. Il est déjà tard, elle finit son service dans quelques minutes. Alors elle presse discrètement ce petit bouton dissimulé sous la table en bois véritable, réservé à de rares usages. Un de ses collègues vient rapidement prendre la relève, la libérant enfin de cette prison légale. Mais pas de son instinct des plus alertés. La brune ne perd pas de temps et se dirige directement vers les vestiaires du personnel, ne souhaitant en aucun cas se retrouver prise à partie par qui que ce soit. Redoutant désormais plus que tout qu'on la démasque, qu'on révèle sa nature profonde et qu'on la transforme en rat de laboratoire.

Ayant maintenant retrouvé une allure plus civile, elle se presse dans le couloir du personnel. Elle déambule dans les coulisses du casino, gardant en tête que la porte de sortie n'est plus très loin. Mais tout de même inquiète du pourquoi elle s'est sentie si mal ce soir. Alors que ça ne lui était encore jamais arrivé. Pas à ce point là. La porte blindée apparaît finalement dans son champ de vision et elle souffle, plutôt soulagée de voir le bout du tunnel. La porte s'ouvre et se referme rapidement, laissant entrevoir deux hommes. Des agents de sécurité. Elle les croise et les salue poliment, mais continue sa route, assez peu attentive. Finalement, sa main enserre la poignée et l'abaisse. Elle franchit le seuil de la grande bâtisse et laisse la porte claquer de nouveau après son passage. L'air est bien loin d'être frais, ce qui a tendance à éveiller sa faim. Elle a cependant décidé de se nourrir plus tard, dans un ou deux jours. Les silhouettes se dessinent devant elle, se précisent, à mesure que les secondes s'égrainent. Elle s'avance dans la petite rue, prête à amorcer le chemin qu'elle connaît désormais par cœur. Mais une ombre attire son attention, dissimulée près d'un lampadaire. La lueur qui s'en dégage éclair ce profil masculin si singulier, ces traits qu'elle reconnaîtrait entre mille. Un frisson lui parcoure l'échine et elle se fige sur place. Elle plante un regard complètement paniqué dans le sien, tout ses membres se raidissent jusqu'à retenir sa respiration. Elle hésite entre s'enfuir à toutes jambes ou faire comme si elle ne l'avait pas vu. Mais ni l'une ni l'autre solution ne lui paraît être la bonne. Pourtant, la brune ne se voit pas non plus lancer une discussion banale. Pas comme ça. Pas avec lui. Pas après ce qu'elle lui a fait. Alors elle reste là. Immobile. Haletante. Jusqu'à ce qu'il murmure. Et que sa voix fasse remonter en elle tout ces souvenirs, ces regrets. Tout ces sentiments longtemps refoulés et pourtant si durement éprouvés. Ses yeux se ferment. Épuisés de lutter. La supplique d'Aaron lui crève le cœur. Et l'attaque lui revient alors en tête. Elle s'en veut tellement... Alors, puisqu'il est là, elle se dit qu'elle ne peut plus fuir. Elle lui doit bien ça. Elle lui doit bien une explication. Parce qu'il en vaut la peine. Parce qu'il le mérite. Le garçon de ses souvenirs mérite qu'elle prenne ce risque. Elle peine pourtant à croire qu'il se trouve bien en face d'elle et redoute une fois de plus que son esprit lui joue un mauvais tour. « Non, je... ». Elle bredouille. Quelques mots à peine audibles. Mais elle ne parvient plus à articuler. Elle passe machinalement une main dans ses cheveux et s'avance de quelques pas vers lui, redoutant que le mirage disparaisse. Que sa vision parte en fumée. « Stan... ». Un souffle. Un nom qui s'échappe. Un nom qu'elle a si souvent prononcé, qu'elle a si souvent pensé. Qu'elle a si souvent espéré. Mais jamais retrouvé. La brune l'examine, de haut en bas, parcourant des yeux sa silhouette devenue indéniablement masculine, forte. Il a beaucoup changé mais l'idée qu'elle se faisait de lui adulte - alors même qu'ils étaient tous les deux adolescents - correspond plutôt bien à la réalité d'aujourd'hui. Alors, elle n'est pas vraiment surprise de ce dont il a l'air. Sa prestance l'intimide. Elle, la rebelle. « Comment tu m'as trouvée ? ». C'est la première question qui lui vient. Qui l'inquiète. Si lui à pu la retrouver, alors qui d'autre le pourrait ? Elle se sent encore un peu plus en danger, ne parvenant pas à laisser ses inquiétudes de côté. Sauf, peut être, qu'une fois ses prunelles mêlées à celles de ce tout nouvel homme, perdues dans leur effrayante immensité. À ce moment là, ses angoisses s'évaporent, englouties par la vague de ses mémoires, si douce, amère et rassurante, qu'on voudrait si noyer.

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MessageSujet: Re: Don't run away from me {Aaron & Vittoria}   Dim 14 Juin - 20:38


« Don't run away from me »


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Elle est toujours là. Elle bafouille quelque chose qu'il ne comprend pas, mais au moins, elle est toujours là, elle ne s'enfuie pas. Elle passe sa main dans ses cheveux dans un geste douloureusement familier. Combien de fois a-t-il été témoin de cette démonstration de nervosité ? Il a l'impression que ça fait des siècles, il a l'impression que c'était hier. Ça fait mal de la voir, encore plus mal d'être si proche et si loin d'elle à la fois. Il n'y croit toujours pas.
Mais soudain elle se rapproche et sa voix perce le silence qui s'est installé entre eux. Il grimace tant ce son est doux et acide à la fois. Bien sûr qu'elle ne sait pas. Comment pourrait-elle savoir ? Elle a disparu de sa vie il y a plus de 3 ans. Une autre vie, un autre pays. Tout ça semble si vieux. Ce nom n'est plus le sien, il ne lui appartient plus, il ne lui ressemble plus, il n'est plus que le vestige d'un passé qu'il cherche encore à oublier.
Un petit sourire triste se dessine sur ses lèvres alors qu'il secoue légèrement la tête et parvient à répondre :
"On ne m'appelle plus comme ça. C'est Aaron, maintenant."
Son regard est figé dans les prunelles de la belle brune. Il est terrifié à l'idée que s'il détourne le regard, même une seconde, elle en profite pour disparaître à nouveau. Il ne bouge pas, c'est à peine s'il ose respirer. Il se sent comme hypnotisé.
Il ne bronche pas tandis qu'elle le détaille de la tête au pied. Il se demande ce qu'elle pense de ce qu'elle voit. Elle l'a reconnu sans difficulté, c'est qu'il n'a pas tant changé. Elle non plus, en quelque sorte et pourtant... elle est encore plus belle que dans son souvenir. Peut-être un peu plus mince aussi, elle a perdu ses rondeurs d'adolescente, son insouciance, son innocence... Il devine tout ça dans ses yeux. Il se demande ce qui lui est arrivé, comment l'adolescente rayonnante de sa jeunesse est devenue la femme qu'il a sous les yeux et qui semble si méfiante. Sa question froisse l'air et il comprend qu'elle est inquiète, ce qui l'intrigue.
"Ça n'a pas été facile." Élude-t-il. Non, à croire qu'elle ne veut pas être retrouvée. D'ailleurs, il réalise que c'est sûrement le cas. Mais pourquoi ?
Il ne veut pas rentrer dans les détails. Pour l'instant, tout ça n'a aucune importance. Elle est là. Juste là. Si proche qu'il pourrait la toucher juste en tendant la main.
D'ailleurs, son corps décide de combler l'espace qui les sépare, et cette fois il n'est plus qu'à quelques centimètres d'elle. Il sent son souffle sur son visage, il lui semble presque entendre les battements de son cœur même s'il sait que c'est impossible. Son propre organe aortique résonne à ses tempes avec trop d'intensité pour qu'il puisse percevoir quoi que ce soit d'autre. Il a besoin de la toucher, de se prouver que tout ça n'est pas que le fruit de son esprit malade.
Alors doucement, avec une lenteur exagérée de peur de l'effaroucher, il glisse une main sur sa joue et se noie dans les nuances de son regard. Son masque d'assurance se fendille. Il se sent perdu et la confusion doit se lire aisément sur son visage.
"C'est toi... C'est bien toi... ho putain, Khali..."
Et sans prévenir, il l'attire contre lui pour l'envelopper dans une étreinte désespérée. Elle est là, elle est bien là.
Il ferme les yeux pour laisser cette certitude imprégner son être tandis qu'il la serre dans ses bras. Pour la première fois depuis des mois, il se détend enfin, bien qu'il sache que ce n'est que le début. Il a tellement de questions, tellement de doutes. Ce n'est qu'une accalmie avant la tempête. D'autant qu'il y a toujours le spectre de leur dernière rencontre qui s'étend sur eux telle une ombre. Si elle est réellement...
Il se secoue mentalement. Non, il ne veut pas penser à ça, pas maintenant.
Il finit par la relâcher, presque embarrassé d'avoir laissé apparaître sa vulnérabilité et il recule de quelques pas pour ne pas envahir davantage son espace. Il s'inquiète de lui avoir fait peur. Il se racle la gorge et cherche une façon d'expliquer son geste maladroit mais il ne se trouve pas d'excuses pour avoir été si familier avec quelqu'un qu'il n'a pas vu depuis tant de temps. Il se dit qu'elle va le prendre pour un fou et qu'elle aurait raison de le gifler et de disparaître dans la nuit. Mais ce n'est pas ce qu'il veut. Alors tout ce qu'il peut lui dire, c'est la vérité :
"Désolé, je suis juste... soulagé que tu ailles bien."
Il y a un peu de reproche dans sa voix, pour l'avoir quitté sans rien dire, pour l'avoir laissé sans nouvelles. Mais surtout, il y a de la sincérité. Il est simplement rassuré de la savoir en vie et inexplicablement heureux de l'avoir retrouvée. Rien d'autre n'a d'importance. Pour l'instant, en tout cas.



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MessageSujet: Re: Don't run away from me {Aaron & Vittoria}   Jeu 25 Juin - 15:32




Le sourire triste et débordant d'amertume qu'il esquisse lui fend le cœur. Ajoutant encore quelques grains dans la balance de sa culpabilité ; déjà bien alourdie. Croiser les yeux du ténébreux est comme une torture. Après ce qu'elle lui a infligé, elle peine à le regarder en face. Pourtant, il l'hypnotise et détourner ses prunelles de lui se révèle encore plus compliqué. Capturant sa volonté, il la trouve à sa merci. Faisant ressurgir inlassablement des bribes de son passé qu'elle ne parvenait pas à complètement oublier. La voix du mâle finit par l'interpeler, abandonnant l'hésitation pour la conviction. « Aaron ? ». La nécessité de répéter ce qu'elle vient d'entendre témoigne de son étonnement. La brune fronce les sourcils. Presque déçue d'apprendre que son ami d'enfance a préféré renier son passé au profit d'une nouvelle identité. D'un autre côté, elle est intimement convaincue qu'il l'a fait pour une bonne raison. D'autres questions, des dizaines, se bousculent dans son esprit et elle peine à remettre toutes ses pensées en ordre. Elle détourne la tête quelques secondes. Ses traits se détendent finalement et elle se met à rire doucement. « Ça te va bien ». C'est vrai. Mais elle s'en fiche. Un consentement donné sans vraiment y penser. Sa voix se perd dans le vent tandis que ses iris neurasthéniques retrouvent celles du hongrois. Il sera toujours Stan pour elle. Peu importe le nom qu'il veut bien se donner. Que les autres l'appellent comme ils veulent. Qu'ils le sifflent même. Il sera toujours Stan pour elle.

Il articule de nouveau quelques mots. Mais elle n'y prête pas vraiment attention. Trop paumée pour en saisir tout le sens. Elle divague entre équilibre et chute libre, juste portée par les battements accélérés de son palpitant. Il s'approche et son souffle balaie l'épiderme de la rebelle avec une douceur infinie. Troublée, elle baisse la tête, ferme les yeux. Incapable de prononcer quoi que soit. Pas même des excuses. Une main glacée sur sa joue. Elle tressaille. Un frisson lui remonte la colonne vertébrale mais elle ne bouge pas. Pire même. Elle se refuse tout mouvement, arrêtant même d'inspirer pendant de longues secondes. De peur d'éveiller le monstre qui sommeille. L'odeur masculine et ambrée dégagée par le sorcier, si familière, douce, pourrait attiser sa faim bien plus qu'elle n'est capable de se contrôler. Et la brune s'en est déjà pris à lui une fois. Hors de question de recommencer. Mais ce contact, cette caresse sur son visage l'effraie. La rend nerveuse. Encore plus nerveuse. Alors qu'elle allait reculer, prendre ses distances avec lui - pour le protéger de sa bête intérieure - elle se retrouve attirée contre son torse, enlacée par les bras puissants du ténébreux. Incapable de s'en défaire, la rebelle se laisse aller à cette étreinte ; en savourant chaque seconde, qui paraissent soudain des heures. Ses phalanges parcourent le dos musclé du mâle alors qu'elle enfouit son visage dans les plis de ses vêtements. Le réconfort qui l'enveloppe à ce moment-là, jamais elle n'avait ressenti ça. Comme une armure tout autour d'elle. Impénétrable. Un sentiment de sécurité, comme si rien ni personne ne pouvait l'atteindre. Elle se délecte de cette impression, absorbe tous les bienfaits de ce mirage qui déjà, prend fin.

La brune recule, juste quelques pas en arrière. Nerveusement, elle passe ses doigts fins dans quelques mèches de ses cheveux. Encore une fois. Le ton de reproche masqué derrière la maladresse qu'il arbore la fait sourire. Si seulement il savait. Elle aimerait tout lui dire, lui expliquer qu'elle ne l'a pas abandonné, qu'on la trompé. Embarquée dans un réseau mafieux, vendue en pâture comme de la viande. Mais ce n'est peut être pas le bon moment pour ça. Y'en a-t-il seulement un ? « Je t'aurais prévenu tu sais ? ». Sa voix déraille. Elle sait qu'elle est en tort dans l'histoire. Pour plein de choses d'ailleurs. Tout ce qu'elle peut faire, c'est regretter. Et s'en vouloir à elle-même que leurs adieux n'aient pas vraiment eu lieu. Que ça ce soit passé de cette manière entre eux, et pas autrement. « Je t'aurais dit au revoir, si j'avais pu. Si j'avais... eu le temps ». Le temps. C'est ce qui lui manque. Désespérément et depuis toujours. Si elle avait eu plus de temps pour réfléchir, prendre une meilleure décision, elle n'en serait pas là aujourd'hui. Elle ne sait même pas vraiment où elle en est d'ailleurs.

« Tu te souviens de... ». Elle se mord la lèvre, cherchant inlassablement dans son esprit les mots corrects pour s'exprimer. En vain. « Est-ce que ça va depuis... La dernière fois ? ». Elle doit avoir l'air stupide, à gigoter comme ça, à jouer avec ses mains comme une gamine. La dernière fois. Elle, elle s'en souvient en tout cas. Pour son plus grand malheur. Pendant des jours entiers, elle s'est repassé le film de l'attaque en boucle dans sa tête. Elle était tellement obnubilée par sa faim qu'elle n'en a même pas reconnu sa victime. Elle s'en veut encore plus aujourd'hui d'avoir pris la fuite. Maintenant qu'il est là, devant elle, comment pourrait-elle lui mentir ? Elle n'en a jamais été capable, même enfant. Elle a tellement peur que ce soit lui qui prenne la fuite, qu'il la renie pour ce qu'elle est devenue. Qu'il s'éloigne, trop effrayé par le monstre qui l'habite. « Je voulais pas, je t'assure... ». Elle peine à déglutir. Complètement paniquée, bouleversée par le torrent de remords qui la surplombe. « Je voulais pas m'en prendre à toi ». C'est tout ce qu'elle parvient à articuler. Incapable de formuler de simples excuses. Sa bêtise lui saute à la figure à la seconde où elle s'échappe de sa gorge nouée. Si ça n'avait pas été lui, elle se serait nourrie sur quelqu'un d'autre. L'aurait certainement vidé de son énergie jusqu'à l'asphyxie. La brune soupire, exaspérée par son propre comportement. L'a-t-il seulement reconnue ce jour-là ? Il doit la prendre pour une idiote maintenant. Et dire qu'elle voulait le rassurer. Elle aurait mieux fait de se taire.     

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Dernière édition par Vittoria K. Bathory le Mar 30 Juin - 14:07, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Don't run away from me {Aaron & Vittoria}   Jeu 25 Juin - 19:09


Don't run away from me


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« Ça te va bien ».

Un sourire triste se dessine sur ses lèvres et il hausse les épaules. Il ne sait pas si c'est le cas, il n'y a pas vraiment réfléchi à l'époque. Il ne se souvient même pas de la façon dont il l'a choisi. Il s'est habitué, il n'aime pas se rappeler son ancien nom, son ancienne vie. Du moins, à l'exception de la créature qui est sous ses yeux.
Il est toujours incrédule, il a la tête en vrac. Il essaye d'analyser les réactions de la jeune femme et pour cela il ne la quitte pas des yeux. Il pourrait passer des heures à la regarder, à détailler chaque parcelle de son visage. Elle semble troublée et il se demande si c'est à cause de lui. Une partie de lui aimerait que ce soit le cas. Elle n'ose pas le regarder et il a peur qu'elle s'enfuie encore alors il lui demande de ne pas le faire. Puis, il se rapproche.
Lorsqu'il la serre contre lui, c'est un tourbillon de sensations et de sentiments qui le heurte de plein fouet. Il a l'impression d'avoir vécu mille vies depuis la Hongrie, depuis leur dernier vrai souvenir ensemble. Et pourtant, ça ne fait qu'un peu plus de trois ans. Il s'est passé tant de chose. Il est assez lucide pour comprendre qu'il en va de même pour elle. Il aimerait la harceler de question, rester des heures à parler avec elle pour rattraper ce vide dans leur existence. Puis il réalise que oui, ça fait trois ans, qu'elle n'était qu'une ado et que maintenant elle est une femme, qu'il doit pratiquement avoir l'air d'un étranger pour elle. Alors il met fin à leur étreinte et la laisse reculer. A nouveau, elle glisse ses doigts dans sa longue chevelure brune. Il aimerait l'imiter mais il n'en fait rien. Il a a déjà suffisamment l'impression de passer pour un fou. Peut-être l'est il. Sûrement.  

Quand sa voix s'élève entre eux, il plonge son regard dans le sien et fronce les sourcils sans comprendre tout de suite de quoi elle parle. Puis elle termine son explication, cette ébauche d'excuse et il acquiesce longuement avant de répondre dans un souffle :

"Je sais."

Là tout de suite, ça n'a pas d'importance. C'est du passé.
Son esprit est en ébullition et il doit faire preuve de beaucoup de self control pour que son agitation ne se voit pas. Mais elle reprend la parole et le déstabilise. La façon dont elle se mord la lèvre l'obnubile. Tout en elle le chamboule.

Elle cherche ses mots et quand elle finit par poser sa question, sa bulle vole en éclat. Il déglutit difficilement. La dernière fois... Il le savait. Il sait très bien qu'il n'a pas rêvé ce soir-là, il se souvient très bien de ce qu'il s'est passé il y a presque deux ans. C'est fou, tout ça est complètement fou. Comment peut-il être là à discuter avec elle ? A discuter de ça ? Il aurait mieux fait de ne pas la rechercher. A quoi bon si c'est pour la perdre à nouveau ? Il devrait l'arrêter, c'est son boulot, son devoir, il a des responsabilité. Mais... mais c'est elle.

"Oui. Ca va." Répond-il un peu amèrement. "J'ai eu de la chance."
 
Sa conscience essaye de se réveiller et de le secouer. Il a failli y passer à cause d'elle. Et pourtant, il est toujours là, en apparence d'un calme olympien alors même que c'est le chaos sous son crâne.
Elle continue à parler et il la fixe, incertain. Elle ne voulait pas s'en prendre à lui. C'est rassurant, quelque part. Charmant, non ? Ta gueule la conscience.
Leur passé commun l'a sauvé une fois, est-ce que ce sera encore le cas la prochaine fois ? Il réalise que si cela n'avait pas été lui, elle l'aurait tué, elle aurait tué quelqu'un d'autre, et elle l'a probablement fait, plus d'une fois. Il a du mal à digérer cette idée et il n'aime pas le cheminement que sont en train de prendre ses pensées.
Et pourtant, il n'arrive pas à être totalement en colère. Il voudrait être enervé contre elle, la détester même, tout serait beaucoup plus facile. Ou si au moins elle avait l'air menaçante ou... dangereuse. Mais là, alors qu'il la regarde, il ne voit rien de tout ça, personne ne pourrait s'imaginer ce qu'elle est, ce qu'elle est devenu.

Il ne bouge pas. Il ne sait pas quoi dire, elle ignore sûrement que c'est son job à lui d'arrêter des gens comme elle. Il préfère qu'elle ne le sache pas pour l'instant. Pas tant qu'il aura tellement les idées en vrac, pas tant qu'il n'aura pas décidé quoi faire. Mais il sait déjà qu'il sera incapable de lui faire du mal.
Elle a l'air terrorisé par ses propres aveux et la voir bouleversée ainsi le rend malade.
Il a peur de faire un geste brusque, d'empirer sa détresse et qu'elle disparaisse alors il dit doucement :

"D'accord. Je te crois."

Il a envie de la prendre à nouveau dans ses bras mais il s'en empêche. Il essaye de garder la tête froide, même si c'est un combat perdu d'avance.

"Depuis combien de temps est-ce-que...?" Commence-t-il avant de grimacer et de secouer la tête. Il ne va jamais réussir à le dire. Déjà le penser lui semble au-dessus de ses forces. Il prend une profonde inspiration et se rend alors compte qu'ils sont dans une allée, au beau milieu de la nuit et il trouve ça ridicule. Il soupire et se passe une main sur la nuque, en pleine réflexion :

"C'est idiot d'être ici. Le mec a l'entrée me regarde bizarrement." Il doit sûrement croire qu'il est malintentionné. S'il savait que d'eux deux, c'est sûrement elle la plus dangereuse. "Tu... tu veux bien qu'on aille boire un verre, quelque part ? Pour.. discuter ?"

Elle lui doit bien ça.

Il est totalement déboussolé et il a besoin d'un peu de temps pour mettre tout ça au clair. Mais du temps avec elle, parce que s'il s'éloigne... il n'est pas sûr de ce qui arrivera et il ne veut pas le savoir pour le moment. Alors Aaron, qui ressemble probablement plus que jamais à Stan, lui sourit et ajoute pour essayer de la convaincre, avec son charme légendaire :

"C'est moi qui invite."



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MessageSujet: Re: Don't run away from me {Aaron & Vittoria}   Mar 30 Juin - 15:20




Elle ne sait pas ce qu'elle risque. À lui parler, lui avouer ce qu'elle a fait, juste comme ça, sans prêter attention à tout le reste. Elle ne sait pas ce qu'il est, lui. N'a aucune idée des responsabilités qu'il peut avoir. Elle s'est simplement fiée à son instinct troublé. Son intuition détraquée de monstre sur pattes. Non. Elle ne sait pas ce qu'elle risque. Et les quelques mots qu'il articule ne lui en apprennent pas plus. Elle ne se doute de rien. Tant mieux. Si elle avait le moindre doute, elle aurait déjà pris la fuite. Mais la brune, trop obnubilée par ses propres actes, sa propre situation, - sa propre nature - semble avoir dangereusement baissé sa garde. Peut-être parce que c'est lui. Lui, en particulier. Peut-être qu'au fond, elle espère tellement qu'il l'affectionne encore assez pour ne pas lui vouloir de mal, qu'elle s'en ai déjà convaincue avant même d'en avoir la preuve. Peut-être que son désir de retrouver cet être cher autrefois perdu surpasse sa raison et tout ce qu'elle peut redouter, tout ce dont elle peut se méfier d'ordinaire. Juste parce que c'est lui. Le regard qu'il lui lance la fige sur place. Elle commence à douter. Ne sait plus quoi répondre, quoi faire. Elle se demande même si ce n'est pas là le bon moment pour elle de partir. Mais elle n'en a pas envie. Il a l'air perturbé. Pas autant qu'elle mais le trouble se lit sur son visage masculin. Peut-être parvient-il seulement à mieux dissimuler sa nervosité. Beaucoup de questions auxquelles elle ne peut pas répondre. Des questions qu'elle ne peut même pas formuler. Pas pour l'instant. Pas maintenant. La voix du ténébreux se fait grave, laissant paraître toute l'amertume que l'attaque qu'il a subit a pu laisser dans son esprit. Elle s'en veut encore plus. Ne sachant même plus quoi ajouter pour se justifier, se faire pardonner, elle plante ses mains dans les poches arrières de son jean. Elle se tord les chevilles, nerveuse, se demandant pourquoi il a cherché à la retrouver si il sait que c'est elle qui bien failli le tuer. D'autres questions. Toujours plus de questions. Elle peut sentir son palpitant faire affluer douloureusement le sang jusque dans ses tempes. La rebelle soupire de soulagement à la promesse d'Aaron. La promesse de Stan. Elle se dégoute elle-même, secoue doucement la tête et toise le bitume.

L'interrogative la bouleverse. La dérange presque mais elle ne peut pas lui en vouloir. S'il ne peut même pas prononcer ce qu'elle est devenue, comment pourrait-il l'accepter ou la regarder en face ? Depuis combien de temps est-elle quoi, au juste ? Un monstre ? Un bête tueuse ? Peu importe. « Pas très longtemps, enfin... ». Elle peine à articuler, relevant la tête pour plonger son regard le plus doux dans celui du mâle. « J'ai été griffée en arrivant ici avec le reste de la population ». Elle fronce les sourcils, revivant dans son esprit cet épisode pénible de sa vie. Elle n'y est pour rien, après tout. Elle n'a pas demandé à ce qu'on la transforme. Elle n'a pas désiré devenir si incontrôlable que des quartiers entiers en seraient décimés. Non. Elle n'y est pour rien. C'est ce qu'elle se plaît à penser en de rares occasions. Le reste du temps, elle se déteste pour ce qu'elle a fait. Pour ce qu'elle est. Ce geste qu'il esquisse, cette main qu'il passe sur sa nuque, lui rappelle cruellement son enfance. L'invitation la surprend totalement. Elle ne s'attendait pas à ça. Pas comme ça. Pas avec ce sourire qu'il lui lance. Cet air charmeur que ses traits adoptent. Discuter ? Elle n'attend que ça. Discuter avec lui. Juste lui. Comme avant. Comme si rien n'existait autour d'eux. Retrouver cette infinie sensation de sécurité qu'elle a éprouvé dans ses bras. Elle se met à sourire en y pensant, ses muscles se détendent peu à peu, comme tout son organisme. La brune ne réfléchit pas plus longtemps et s'empresse de répondre. « Oui, d'accord ». Elle n'est pourtant pas certaine que ce soit une bonne idée. Elle s'est laissée guider par son cœur, pas par sa tête. « Le bar du Casino est sympa, ça te dit ? ». Une proposition qu'elle espère validée par le mâle. Au moins, elle sera en terrain connu.

Elle détourne un instant la tête, jetant un coup d’œil vers la porte de la grande bâtisse. Qu'est-elle censée dire ? Ou faire ? Elle aimerait creuser un trou et s'y cacher, s'y enterrer pour le restant de ses jours. Pour ne pas avoir à affronter le regard amer et dégoûté de Stan. Plus jamais. La succube se reprend soudain, comme frappée par l'évidence. Elle sourit doucement au ténébreux en lui jetant un regard doucereux. Puis, se décidant finalement à se laisser aller, la rebelle lui tend une main amicale, l'incitant à la suivre vers la maison de jeux.

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MessageSujet: Re: Don't run away from me {Aaron & Vittoria}   Sam 4 Juil - 12:26


Don't run away from me


Aaron & Vittoria
featuring



Aaron ne détourne toujours pas son regard d'elle. Elle semble embarrassée, honteuse presque. Il n'aime pas la façon dont son regard fuit. Elle semble regarder tout sauf lui et elle se tort
d les chevilles dans un geste qui lui rappelle soudain à quel point elle est jeune. Un rapide calcul lui apprend qu'elle a tout juste vingt ans. Il en a cinq de plus et à nouveau, comme à l'époque, cela lui semble un fossé infranchissable. Il a l'impression que ce qu'il ressent pour elle est mal. Affection, désir, tendresse, tout se mélange à nouveau dans sa tête. Il essaye de se penser à autre chose et puisqu'elle a évoqué leur dernière "rencontre", c'est ce qu'elle est devenu qui prend la première place de ses préoccupations. Mais il n'arrive même pas à finir sa question, à dire à haute voix ce qu'il sait être la vérité mais qu'il redoute toujours.

Pourtant, elle lui répond et le regard si doux qu'elle lui offre le perturbe encore davantage. Comment pourrait-il jamais la haïr ? Ce n'est pas sa faute si elle été griffée par un de ces monstres. Elle n'a rien voulu de tout ça, il en est persuadé et il n'arrive pas à la voir autrement qu'en victime, même après ce qu'elle lui a fait subir.  Il ne veut pas penser autre chose pour l'instant, il n'est pas en état d'affronter ses propres contradictions. Il n'est plus Aaron Malinkovich, shadowhunter, ce soir, juste Stanislas, ce bon vieux Stan, qui retrouve celle qui a longtemps été sa petite sœur de cœur, avant de devenir davantage.

Se rendant compte qu'il n'a encore rien dit, il murmure un "Je vois." qui ne veut rien dire et tout dire à la fois.

Elle fronce les sourcils et il aimerait effacer les plis soucieux de son front du bout des doigts, ou même du bout des lèvres.
Et merde.
Il se secoue mentalement. Conscient qu'il faut qu'il se ressaisisse, il lui propose soudain d'aller boire un verre. Ils se sentiront sûrement tous les eux plus à l'aise dans un lieu public que seuls dans cette ruelle mal éclairée.
Elle lui propose le bar du Casino et il retient une grimace, hésitant. Il aurait préféré un endroit plus neutre.

La jeune femme tourne les yeux vers la porte d'entrée et semble hésiter à son tour. Aaron se dit qu'il a abusé, que ce n'est peut-être pas une si bonne idée que ça. Pendant un instant, il croit encore qu'elle va changer d'avis et disparaître mais finalement elle plonge son regard douloureux dans le sien et lui sourit presque tristement. Alors il capitule et quand elle lui tend la main, il acquiesce en lui serrant doucement les doigts et la suit à l'intérieur, sans un mot.

Ils s'installent dans une petite alcôve à l'abri des regards indiscrets et Aaron cherche encore à différer le moment où les questions sérieuses viendront sur le tapis:

"Qu'est-ce que je t'offre ?"

Il fait signe au barman pour qu'on vienne prendre leur commande. Aaron demande un whisky on the rock et la boisson de la jolie brune avant de reporter son attention sur elle quand le serveur s'éloigne. Il ne sait pas par où commencer. Il y a tellement de choses qu'ils ignorent l'un sur l'autre. Un trou de trois ans s'étale entre eux, entouré de tant de mystères.

"Tu as l'air en forme..." Sourit-il finalement.

Plus que ça même. Elle d'une beauté... indescriptible. Il a même du mal à se concentrer sur autre chose tellement la douceur de son visage l'hypnotise.
Vite, un autre sujet, un sujet neutre, un sujet facile.
Il fait mine de montrer le lieu qui les entoure et demande nonchalamment :

"Tu bosses ici alors ?"

Pas très malin comme question, après tout il connaît déjà la réponse, mais au moins, ce n'est pas un sujet qui devrait les mettre mal à l'aise.

Il meurt d'envie de lui demander si elle habite dans le coin, de savoir ce qui est arrivé à ses projets de mannequinat, ce qu'il s'est passé quand elle est arrivée à New-York et bien d'autres choses encore. Tellement de questions délicates qu'il a peur de poser. Il redoute les réponses, mais peut-être que cela serait mieux que les films macabres qui lui tournent dans la tête.
Enfin, elle a l'air d'aller bien, si on exclue... ça.
Elle est en vie et elle est ici, avec lui. C'est déjà bien plus qu'il n'a jamais osé espérer.




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MessageSujet: Re: Don't run away from me {Aaron & Vittoria}   Mer 8 Juil - 20:31




Elle frissonne. Lorsque leurs deux épidermes entrent à nouveau en contact, un long tressaillement la parcoure de part en parts, remontant le long de sa colonne vertébrale pour aller stimuler ses neurones endoloris. Il referme sa main autour des doigts fins de la rebelle qui se contente de sourire, s'efforçant de garder un air agréable sur son visage pourtant tiraillé par des pulsions bien plus sombres. Bien plus meurtrières. Elle voudrait aller plus loin. La belle ne se satisfait jamais du peu et son inconscient lui hurle de réclamer plus que de simples doigts entrelacés. Elle en meurt d'envie. Pour se rapprocher encore plus de son passé, de cette part d'elle-même que le sorcier représente à ses yeux. Sa part d'humanité. Ce qu'elle était avant. Avant qu'un monstre ne s’immisce dans ses entrailles et s'endorme à tout jamais, menaçant de s'éveiller à chaque seconde. Comme une épée de Damoclès toujours présente sur sa tête, lui rappelant qu'elle risque de sombrer à nouveau dans les ténèbres de sa nature.

Elle le guide à travers le Casino et s’arrête au niveau d’une alcôve, bien gardée des regards indiscrets, pas très loin du bar. Son estomac la fait souffrir. Autant de faim que de peur. L’un attisant l’autre. L’autre exagérant l’un. Comme une roue sans fin se tordant infiniment dans son centre nerveux. Ils s'assoient. Elle prend place près de lui, mais pas trop. Elle en a envie pourtant. Elle aimerait se blottir contre lui, retrouver ce sentiment fabuleusement rassurant qu'elle a pu avoir lors de leur dernière étreinte. Mais non. Elle n'ose pas et préfère garder ses distances. L'odeur du ténébreux la gagne déjà, réveillant tout ses sens, même les plus durs à contrôler. Elle se surprend à jouer la carte de la sécurité, n'étant pas tout à fait certaine de pouvoir se maîtriser et ne souhaitant pas réitérer ses erreurs passées. Surtout pas avec lui. Appelé d'un signe bref de la part de Stan, le serveur s'approche de leur table. La brune se perd peu à peu à contempler cet être retrouvé et se voit tirée de sa rêverie par la voix de l'employé. Un whisky on the rock. Ça lui ressemble plutôt bien. La brune sourit de plus belle. Elle n'a pas prêté attention à ce qu'il se passait, n'a même pas non plus réfléchi à ce qu'elle voulait, pas vraiment, alors elle articule : « La même chose », plus pour se débarrasser de son collègue que par véritable soif. Elle déteste le whisky. Elle n'a jamais aimé ça. À croire que le bellâtre lui fait réellement perdre tout ses moyens.

L'ironie de l'observation qu'il exprime la fait rire intérieurement. Si elle a l'air en forme, ce n'est véritablement qu'une façade à la déchéance qui se trame à chaque heure de chaque jour dans son esprit revanchard. Le feu qui l'anime ne fait que grandir mais elle s'efforce de maintenir les apparences en place. Et visiblement, ça fonctionne. Tant mieux. Même si, au fond, elle préfèrerait qu'il ne s'arrête pas à ce qu'elle veut bien montrer. Elle aimerait qu'il sache tout d'elle, que plus rien, plus aucune barrière ni aucun secret ne subsistent entre eux. Comme avant. Comme quand ils étaient enfants. Des souvenirs doucereux remontent à la surface et elle baisse la tête, amère. Tout ça lui semble tellement loin. Elle a l'impression d'avoir déjà vécu neuf vies. Neuf existences, si différentes les unes des autres. Et qui les ont pourtant rassemblés. « J'ai pas à me plaindre... ». C'est vrai. Elle est en vie. D'autres n'ont plus cette chance. D'autres moins coupables qu'elle, à tous les niveaux.

Elle ne le quitte pas des yeux mais ceux du mâle se dispersent. Divaguent, désignant le lieu qui les entoure. La question la perturbe. La réponse, il la connaît déjà. Elle le sait. Lui aussi. La brune laisse échapper un rire, pas moqueur pour le moins du monde, en relevant ses coudes sur la table. Elle se contente de hocher la tête affirmativement. Elle le dévore du regard, sa main se pose en éventail sur ses lèvres étirées en un sourire malicieux. La distance qui les sépare est plutôt raisonnable. De son point de vue en tout cas. Alors elle permet à ses muscles de se détendre.

Le serveur finit par revenir avec leur commande. Enfin. Il dépose les deux verres, ne s'attarde pas et s'en retourne derrière le bar. La brune saisit son whisky et le lève, adressant à Aaron un regard amusé. « À quoi on trinque ? ». Aux retrouvailles ? Au soulagement ? Au dégoût ? Peu importe. Elle s'en fiche pas mal. Les verres tintent l'un contre l'autre. Très vite, elle trempe ses lèvres dans le liquide ambré et grimace. Non. C'est définitif, elle n'aime pas le whisky. L'alcool lui brûle la trachée et se dissipe mais le goût persiste. Elle tente de passer outre. Avant de finalement renchérir. « Et toi ? ». Elle se redresse sur le divan de velours sombre, laissant ses doigts se balader sur le bois précieux de la desserte. « Qu'est ce que tu fais ici ? ». La curiosité la démange. Toutes les questions qui se bousculaient jusqu'alors dans son esprit refont surface. Elle a le sentiment d'avoir manqué tellement de choses. D'en avoir oubliées certaines. Des choses importantes. Peut-être trop, importantes. Qu'elle avait involontairement mises de côté, mais qui, aujourd'hui, lui assènent le coup fatal. « Pourquoi tu es parti de Hongrie ? Qu'est ce qui s'est passé ? ». L'interrogative lui échappe. Si elle avait pu y réfléchir avant que les mots ne dépassent sa pensée, ce n'est pas la première question qu'elle aurait posé. Tant pis. Peut-être que sa spontanéité lui rappellera l'ancienne Vittoria. Ou le dégoûtera un peu plus de la nouvelle.

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MessageSujet: Re: Don't run away from me {Aaron & Vittoria}   Mar 14 Juil - 13:08


Don't run away from me.


Aaron & Vittoria
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Il lève un sourcil intrigué lorsqu'elle commande la même chose que lui mais il ne relève pas, au lieu de ça, il sort une banalité pour essayer de masquer son embarras. Il n'aime pas avoir des réserves avec elle, il n'apprécie pas son état d'esprit chaotique du moment. Il se sent étrangement sur la brèche et cela le dérange. La vérité, c'est qu'il ne sait pas réellement de quoi il a peur. D'elle, de ce qu'elle est, de ce qu'elle peut faire ? Non, probablement plutôt de lui, de la façon dont il peut réagir, de ce qui se passe dans son cœur et dans sa tête à être ici avec elle alors qu'il ne devrait pas.
Elle répond qu'elle n'a pas à se plaindre et il acquiesce silencieusement. Sûrement. Pourtant il espérait mieux pour elle. Elle avait tant d'aspirations en venant ici. Il se demande toujours ce qu'il s'est passé mais la question lui semble beaucoup trop intime pour des retrouvailles aussi étranges que celles qu'ils sont en train de vivre.
Encore une fois, il cherche à briser le silence avec une question idiote dont il a la réponse mais cela a au moins le mérite de la faire rire. Et ce son est merveilleux. Il lui tire d'ailleurs un sourire complice. Il avait oublié à quel point il aime son rire.

Leur boissons arrivent, l'empêchant de se ridiculiser à nouveau avec des phrases bateaux. Il imite la belle brune en levant son verre et à son interrogation, il répond très sérieusement, ses yeux plongés dans les siens :

"A nous."

Ils trinquent et Aaron avale une bonne rasade de whisky. Le liquide ambré lui procure un vague et fugace sentiment de bien-être accompagné d'une douce chaleur et  l'aide à se calmer.  Il se met même à rire à son tour devant la grimace de la jeune femme et ne peut s'empêcher de la taquiner avec un clin d’œil :

"Alors, on veut jouer à la grande ?"

Il fait signe au serveur et commande :

"Un martini, s'il vous plaît !"

Puis il reporte son attention sur Vittoria et se trouve presque con devant son interrogation. Bien sûr qu'elle allait lui retourner la question. Elle semble avoir moins de scrupules que lui, même s'il sent une curiosité sincère derrière sa demande. Il ne sait pas trop quoi répondre mais le temps de trouver, il ne se laisse pas démonter et fait l'idiot :

"Ici ? Tu veux dire, là, maintenant, au bar du casino ? Je croyais que j'étais en train de renouer avec une vielle amie. Ce n'est pas l'impression que je donne ?"

Mais il sait pertinemment que ce n'est pas de cela qu'il s'agit, et elle finit par préciser sa question.
Son sourire s'éteint et il hausse les épaules. Elle a raté beaucoup de choses et la plupart ne sont pas faciles à expliquer ou à comprendre.
Le serveur apporte le Martini pour sa compagne, lui octroyant quelques secondes supplémentaires pour décider de ce qu'il va dire. Finalement, après une légère hésitation, il explique :

"Mon père est mort peu de temps après..."
ta disparition. "...ton départ et j'avais besoin de changer d'air. Ma... mère est partie et j'ai débarqué à New-York sur un coup de tête."

Peut-être qu'inconsciemment il avait espéré la retrouver.

"Et puis, après tu connais la suite, byebye New-York, bonjour Nouvelle-Orléans !"


Se sentant moins coupable maintenant qu'elle a mis le sujet sur le tapis, il s'engouffre dans la brèche :

"Je te demanderai bien ce qui est arrivé à ton contrat de mannequinat mais... j'imagine que si tu es là, c'est que ça ne s'est pas très bien passé."
Grimace-t-il avec sollicitude.

C'était son rêve et il est déçu pour elle.
Il se demande comment ils peuvent être là à discuter normalement alors qu'une petite voix dans sa tête lui répète en boucle que c'est mal et qu'à défaut de l'arrêter, il devrait au moins être loin d'elle. Mais il fourre la petite voix dans un coin et essaye de l'ignorer. Son bonheur à la revoir vaut bien les cas de conscience qui l'empêcheront de dormir ce soir.

"Je suis désolé que ça n'ait pas marché."


Il boit une nouvelle gorgée pour se donner contenance. Il devrait s'assurer qu'elle n'est un danger pour personne, qu'elle sait se contrôler, il devrait en apprendre plus, faire quelque chose dans ce sens en tout cas, mais il n'arrive pas encore à se résigner à aborder le sujet. Il préfère attendre la fin de leur entrevue. Comme ça, s'il ne doit jamais la revoir, il aura au moins profiter de ces retrouvailles avant.



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MessageSujet: Re: Don't run away from me {Aaron & Vittoria}   Jeu 23 Juil - 16:54




Tout chez lui semble la captiver. De son regard hypnotique à son sourire terriblement ésotérique, en passant par sa voix masculine. Elle le redécouvre sans jamais se lasser de sa proximité, de son contact, rare et si précieux. Le bruit de leurs deux verres s'entrechoquant résonne contre ses tympans. Tout comme les deux petits mots qu'il articule en réponse à la question de la brune. Ses prunelles roulent dans ses orbites et son pied tape le plancher nerveusement. Soudainement mal à l'aise, elle se réfugie le nez dans son verre de whisky qu'elle n'apprécie que très peu. Pour ne pas dire pas du tout. Ses iris frôlent le mobilier autour d'eux, juste pour ne pas avoir à se replonger dans l'immensité du regard d'Aaron, sans quoi elle sait qu'elle ne pourra plus jamais la quitter. Mais déjà prise dans son filet, la rebelle a conscience que le retour du bellâtre dans sa vie aura des conséquences. Et pas des moindres.

« Je suis pas très bonne joueuse... », répond-elle, hésitante. Elle esquisse un léger rictus en réponse au clin d’œil du mâle. Non, il ne devrait pas faire ça. Lui infliger ce genre de petites attentions. Tout ces petits gestes qui lui rappellent ce qu'elle a manqué, ce à quoi elle n'a pas eu droit. Châtiment qu'elle porte comme un fardeau sur ses frêles épaules, lui répétant chaque jour ses erreurs passées. C'est un véritable séisme qui s'opère dans son esprit. Son palpitant n'a cessé de s'emballer jusqu'à présent, augmentant sa température corporelle déjà élevée. Et bien qu'elle parvienne à se détendre peu à peu, c'est l'envie difficilement contenue de lui déballer tout ce qu'elle a sur le cœur qui l'anime et qui la crispe. Et puis, comme si ils ne s'étaient jamais quittés, comme si il pouvait lire en elle comme dans un livre ouvert, il lui recommande un verre. Spiritueux qui lui sied bien plus.

« Si bien sûr, mai j'ai appris à me méfier des 'impressions' tu sais... ». Un sourire plus large vient fendre ses lèvres. Comment pourrait-elle résister ? À croire qu'il fait tout pour la faire craquer. Le serveur revient - encore - et dépose le verre de Martini juste devant elle avant de s'en retourner vers le bar - encore. La brune y trempe les lèvres, se satisfaisant de la texture plus épaisse et du goût bien plus doux et sucré du liquide translucide. L'alcool s'écoule rapidement le long de sa trachée et elle peut sentir les molécules traverser ses veines, atteignant déjà son sang. Elle se concentre pour ne pas se laisser submerger par de mauvaises pensées qui réveilleraient sa faim mais très vite, le timbre guttural d'Aaron la ramène à de bien meilleures réalités. Ou peut être pas. « Je suis désolée pour... Tes parents. Vraiment. ». Elle grimace à la prononciation de ces quelques mots complètement bateaux. C'est tout ce qui lui vient à l'esprit. Tout ce qu'elle parvient à articuler. Un souffle, dessiné à l'encre de ses propres déceptions et balancé dans l'atmosphère comme une vulgaire banalité qui n'a aucun sens. Et pourtant. C'est de la sincérité qu'elle aurait voulu laisser transparaître. Il va certainement penser qu'elle n'est qu'une gamine centrée sur elle-même, égoïste, impolie et maladroite. Mais il n'en est rien pourtant, et ça la tue de ne pas savoir choisir ses mots à ce point. Elle se laisse engloutir par la situation sans pouvoir se débattre. Elle à l'impression de se battre sans arme. Et être un monstre dévoreur d'énergie vitale humaine ne semble pas être d'une grande aide dans de telles circonstances.

« Ne soit pas désolé. Tu n'as pas à l'être ». Un murmure pour masquer ses émotions. Tous les souvenirs de cette période chaotique remontent brutalement à la surface, la laissant encore une fois dans l'incapacité de les enfouir à jamais. La sollicitude du mâle la touche cependant. Au moins lui a su mettre des mots sur sa pensée. « La vérité c'est que ça ne s'est pas passé du tout », lâche-t-elle en camouflant ses yeux neurasthéniques dans son verre. Elle déglutit en ingurgitant une nouvelle rasade de martini et se laisse tomber dans le fond du canapé. « Pour tout te dire, c'était un plan foireux. Peut être le pire qui soit ». Elle fixe la table, le regard vide, jouant avec ses doigts contre le cristal. « J'ai été vendue par un escroc à un réseau de prostitution. Mais ça je l'ai compris trop tard. Pourtant j'ai eu de la chance. Le réseau a été démantelé à mon arrivée à New York ». La suite, elle ne préfère pas en parler. Pas juste après avoir lâché une telle bombe. Et puis, elle lui dirait quoi ? Qu'elle a vécu dans la rue, avec une louve pour seule compagnie et que, au moment de tout recommencer dans une nouvelle ville après des évènements atroces, elle a été transformée en monstre ? Non, vraiment. Pour la suite de l'histoire, de son histoire, elle verrait plus tard.  

« En tout cas, pour esquiver les questions, je dois dire que tu es plutôt doué ». La brune se remet à sourire en reposant des yeux plus sereins sur le ténébreux. « Tu m'as toujours pas dit ce que tu fais ? Pour vivre, j'entends ». Elle se fait précise et cette-fois, ne se laissera pas avoir par un regard ou une autre œillade. À ce moment précis de leur entrevue, il en sait plus d'elle qu'elle n'en sait de lui, et ça la rend nerveuse. Tant qu'ils ne joueront pas avec les mêmes cartes, elle passera son tour. Quitte à abandonner la partie.    

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MessageSujet: Re: Don't run away from me {Aaron & Vittoria}   Sam 25 Juil - 22:19


Don't run away from me.


Aaron & Vittoria
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Il acquiesce vaguement lorsqu'elle lui dit être désolée pour lui. Si la mort de son père a été un choc, la disparition de sa mère en revanche a été un véritable soulagement. Bien sûr, il ne peut pas lui dire ça. Il ne peut pas lui expliquer ce qu'elle faisait ou le fait qu'il a dû faire incinérer le corps de son père afin de s'assurer que sa mère ne le rappellerait jamais d'entre les morts. Il n'a toujours pas digéré tout ça et ignore s'il y arrivera un jour. C'est une chose à laquelle il s'efforce de ne pas penser, des souvenirs relégués dans un coin de sa tête, là où on garde ce qui est sombre et qui ne devrait jamais voir la lumière du jour.

Il préfère se préoccuper d'elle et pose indirectement la question de ce qu'il s'est passé quand elle est arrivé à New-York. Ce qu'elle lui révèle par la suite est véritable choc. Il pâlit en imaginant ce qui aurait pu lui arriver et même s'il tente de garder un visage impassible, il est conscient qu'il échoue lamentablement dans cette entreprise.

"Bon sang, Vitt... c'est pas possible... c'est... terrible..."

Il passe une main sur son visage pour digérer la nouvelle et boit une longue gorgée de whisky pour se donner contenance. Il refoule la colère qui lui vrille l'estomac. Il a envie de lui crier dessus pour avoir été si naïve, pour avoir risqué sa vie et pire encore pour un rêve stupide d'adolescente. Mais il serre les dents et se tait. Il sait bien que cette colère n'est qu'un mécanisme de défense face au choc. Il n'a pas fallu plus à son imagination débridée pour qu'il visualise des scènes d'horreur la mettant en scène et cela le rend malade. Et la colère est tellement plus facile à gérer que la peur ou l'impuissance.

"Tant mieux si.. enfin.. tu as eu de la chance."

Elle doit sentir son trouble car elle dévie la conversation et il relève les yeux vers elle, surpris, quand elle l'accuse gentiment d'éviter ses questions.

Il sourit, amusé et remercie intérieurement les années d'entraînement qui lui permettent de garder un air innocent alors même qu'il s'apprête à éluder encore une fois la question. Il hausse les épaules et soupir, se passant la main dans les cheveux d'un geste calculé sensé démontrer une certaine gêne :


"Ho tu sais, rien dont je sois très fier, mais il faut bien payer les factures. C'est tout sauf une vocation. Si je pouvais faire autre chose..."

Il fait un vague geste de la main et bois une nouvelle gorgée de liquide ambré.

"Khali..."

Il hésite mais plonge finalement un regard intense dans celui de la jolie brune. Il a envie de lui dire tellement de chose, de lui promettre la lune et d'oublier tout le reste. Mais avant, il faut qu'il s'assure qu'il peut lui faire confiance. Il doit être certain qu'il ne fait pas la plus grosse bêtise de sa vie en envisageant sérieusement de ne pas l'arrêter ou la dénoncer. Et il espère aussi détourner l'attention de la jeune femme de ses questions sur lui. Ce n'est franchement pas le moment pour qu'elle apprenne qu'il est dans le camp de ceux qui traquent les gens comme elle. Surtout qu'il ne se considère pas réellement comme étant l'un des leurs, même si son insigne dit le contraire.


"Écoute, je suis désolé de te demander ça mais... est-ce que... tout est sous contrôle, maintenant ? Ta..."
Il grimace, ne sachant pas comment dire ça avec délicatesse. "...faim ? J'imagine que si tu bosses ici, c'est que tu arrives à gérer tout ça, pas vrai ?"

Il y a une certaine attente dans sa voix, mêlée d'inquiétude et de douceur. Il a besoin qu'elle lui confirme que tout va bien, qu'il ne risque rien, que personne ne risque sa vie en la côtoyant. Il a besoin de ça pour sa conscience, il a besoin d'un peu d'espoir pour pouvoir fermer l’œil ce soir. Il n'arrive pas à croire qu'un monstre se tapie en elle alors qu'elle lui semble toujours aussi frêle et innocente. Il sait que ce n'est qu'une chimère, leur brève rencontre deux ans auparavant en est la preuve formelle. Mais peut-être... peut-être reste-t-il une chance pour qu'il ferme les yeux sur tout ça et qu'ils aillent de l'avant. Il ne l'a pas recherchée pour la perdre à nouveau. Il n'a pas envie de faire comme si ces retrouvailles n'étaient jamais arrivées et de tout oublier.

Soudain, un grand fracas le fait tourner brusquement la tête vers l'entrée. Un des vigiles, visiblement inquiet, s'empresse de prévenir les clients :

"La milice ! Une patrouille est en route !"

Tout le monde semble comprendre ce que cela signifie. Ceux qui ne devraient pas être là, ou qui ne veulent surtout pas avoir affaire aux autorités se lèvent et mettent les voiles, employés comme clients, dans un calme relatif. On voit que l'établissement est habitué à cette pratique.

Aaron tourne les yeux vers Vittoria et comprend qu'elle fait partie de cette catégorie de personne. Son cœur bat la chamade et il n'arrive pas à la quitter des yeux.


"Tu devrais y aller, Vittoria."
Dit-il, la voix pleine de regrets.

Il se lève, gentleman et hésite. Il ne veut pas la laisser filer comme ça, alors il lui attrape le poignet avant qu'elle ne puisse fuir et demande :

"Est-ce que je te reverrai ?"

Bien sûr, il sait où elle travaille maintenant, mais qui sait si elle ne disparaîtra pas à nouveau et surtout, il cherche par cette question à savoir si elle est d'accord pour que leurs chemins se croisent à nouveau. Elle n'en a pas conscience, mais c'est elle qui détient tout le pouvoir dans cette entrevue.




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MessageSujet: Re: Don't run away from me {Aaron & Vittoria}   Jeu 13 Aoû - 14:40




Ses doigts fins battent le rythme d'une musique d'ambiance hasardeuse. Machinalement, les ongles frappent la boiserie quand les phalanges se plient et se déplient, sans même y penser. Elle échappe au regard masculin avec difficulté, se dérobant vigoureusement à ses yeux sombres et pourtant, elle le voit pâlir. Tout comme elle perçoit l'agacement, l'énervement du bellâtre. Et les quelques mots qu'il articule ne sont rien en comparaison de ce que sa voix profonde laisse transparaître. Le mensonge n'a plus sa place entre eux et c'est un silence lourd de sens qui fini par s'installer. Il trempe à nouveau ses lèvres dans le liquide ambré, déglutit avec peine, souffle son prénom et gigote nerveusement. Et elle, impassible, ne fait que le détailler du coin de ses prunelles ombreuses. Les rôles s'inversent. Au tour du mâle de se sentir mal à l'aise. Les mots se mélangent dans l'esprit de la rebelle et sa maladresse ne lui vaut rien de mieux que le mutisme. Une incapacité totale à penser adroitement. La peur de l'effrayer, lui, le ténébreux. De le voir s'enfuir en imaginant les quelques horreurs auxquelles elle a certainement échappé. De la chance ? Le mot est plutôt mal choisi aux vues de son existence à présent mais c'est bien elle qui a employé le terme en premier après tout. Le blâme lui revient. Comme une gifle en pleine figure. Encore une fois. Elle tressaille devant le regard intense qu'il plonge dans le sien. Pourquoi s'acharner devant une cause perdue ? Un frisson se dérobe à l'échine et lui remonte le long de la colonne vertébrale. Désagréable, la sensation sa fane mais son regard se durci et vient s'ancrer dans les orbes noires de Stan.

« Tu imagines bien », rétorque-t-elle sèchement. La brune s'enfonce de nouveau sur la banquette, presque déçue de l'entendre poser cette question. Elle croise les bras, comme une enfant blessée d'avoir été grondée. Détournant les yeux à nouveau, elle en veut au mâle de douter d'elle et pourtant, la légitimité de ses interrogations lui saute au visage. Une évidence indéniable qu'elle peine à accepter. Pour sa propre fierté. C'est dans ce genre de moments qu'elle regrette son humanité avec force, jalousant les simples mortels de toute son âme, s'il lui en reste une. Tout était bien plus simple avant. Sa vie n'avait rien d'aisé, tout autour d'elle était même plus que rudimentaire pour ne pas dire inexistant et pourtant, les choses avaient l'air bien moins complexes. C'est à son tour de se noyer dans l'alcool, trempant le bord de ses lippes dans le verre à pied, elle avale une gorgée, puis une deuxième, s'enivrant un peu plus. Préférant éviter de parler, pour ne rien dire qu'elle pourrait amèrement regretter.

C'est finalement tout autre chose qui la préservera de commettre une erreur. Un employé bienveillant et quelques mots incitant de nombreux clients à plier bagages en toute hâte. Elle plisse le front, inquiète de devoir faire face à une nouvelle patrouille. La dernière fois ne s'étant pas vraiment bien passée, éviter une nouvelle confrontation semble être la meilleure solution. Pour elle, la menace n'est pas seulement présente mais létale. Partir reste son unique espoir mais s'enfuir voudrait aussi dire quitter Aaron. Il ne lui laisse pas le temps d'hésiter et se lève. La brune l'imite, son palpitant s'emballe et ses yeux balaient la salle maintenant en effervescence. Partir. Il l'incite à s'en aller, la protège. Un signe de confiance qu'elle à du mal à apprécier à sa juste valeur mais que la rebelle saura rappeler à sa mémoire le moment venu. Elle passe une main dans ses cheveux de jais, toujours indécise bien que le choix ne lui soit pas vraiment laissé. Une fraction de seconde et un regard affligé plus tard, elle esquisse un pas vers la porte de sortie. Mais son poignet oppose résistance, très vite retenu par la force du sorcier. Les yeux qu'il plonge dans ses orbes neurasthéniques achèvent de la désoler. Le temps se fige un instant, les lettres s'incrustent à l'encre vive dans sa mémoire. Quelques secondes, suffisantes pour elle de trouver quoi lui répondre. Une quête restée vaine. Alors pour seule réplique, la brune lui accorde une main derrière la nuque et un baiser déposé sur la joue du bellâtre avec tendresse. Avant de s'en retourner vers la foule, emportée par la vague de fuyards, noyée dans la masse que son instinct remue dans ses entrailles. Un peut-être que jamais flottant lourdement dans l'air de jeux et de vices, perturbée par une odeur de mort et de sacrifices.

- SUJET TERMINÉ -

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