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 My head is a jungle. feat Nathan&&Nine

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MessageSujet: My head is a jungle. feat Nathan&&Nine   Mer 10 Juin - 6:53



Nathan && Nine

my head is a jungle.
Tu es stressée. Tellement stressée. Tu ne sais pas exactement pourquoi, ou plutôt tu préfères ne pas du tout y penser, tout ce que tu sais c'est que t'a strictement aucune envie d'aller travailler malgré l'amour que tu voues à ta morgue, tu veux juste rester chez toi à végéter devant la télé. Un bol de pop-corn entre les mains tu suis le couloir qui mène au salon dans l'espoir de t'allonger de tout ton corps sur ton canapé, mais en passant ton regard ne peut s'empêcher de remarquer la porte qui mène à la cave, cette porte si lourdement et étrangement cadenassée. Au peu de visiteurs qui te rende visite dans cette grande maison coloniale et qui remarque cette porte au fond d'un couloir sombre, tu leur sors l'excuse d'une cave dangereuse, dont les travaux n'ont jamais été finis, tu surenchéris en précisant que ta soeur et toi avaient eu de nombreux accidents en bas et que ce sont tes parents qui ont décidé de condamnés l'accès. En général ça marche, personne ne demande son reste et tout le monde passe à autre chose, mais toi, toi tu sais la vérité, tu sais que derrière cette porte se trouve bien plus qu'un escalier dangereux. C'est ta salle de jeu privée, là où tu tortures et tues ceux que tu choisis, là où tu fais subir à tes proies ce que ta soeur a subi pendant les jeux, une vengeance qui te fait te sentir bien quelques heures, puis tu réalises, tu comprends l'horreur de tes actes et tu sombres encore davantage dans les abîmes du désespoir. Sans parler de ce moment où tu croises ton reflet à travers cette petite porte vitrée, ce reflet qui a perdu tout de sa vie, morte, dégageant une odeur terrible et surplombé d'un visage à peine reconnaissable. Mais toi tu la reconnais, tu le vois tous les jours dans le miroir, ce visage, celui de ta jumelle. Heureusement, tu as de l'argent, tu as pu insonoriser les lieux, faire le nécessaire pour que les odeurs ne traversent pas, ce qui était simple vu le bunker dans lequel elle se trouvait, après tout il devait résister à une bombe atomique, ça serait mal venu qu'il s'en échappe une simple odeur de cadavre en décomposition.

Tu secoues la tête, tu n'as pas envie de penser à tout ça maintenant, tu es assez stressé, assez malheureuse, tu veux essayer d'avancer, d'oublier la souffrance une journée durant, au moins quelques heures, assises devant ta télé à rire à des idioties, à sourire face à des blagues pas toujours drôles, mais assez pour te changer les idées. Combien de temps tu es resté avachi dans ton fauteuil? Difficile à dire, tout ce que tu sais c'est que tu as besoin d'une douche, la chaleur de La Nouvelle-Orléans t'agace, tu préférais l'époque où il y avait des saisons, l'été n'ayant jamais été réellement ta préférée, peut-être parce que tu es née en hiver. Enfin, peu importe, tu n'attends pas plus longtemps, tu te diriges dans ta salle de bain, ton havre de paix, ta pièce favorite, tu adores passer des heures dans ta douche italienne, luxe que tu peux te permettre et que tu n'as pas hésité à t'offrir. Tu laisses l'eau légèrement glacée couler sur ta peau, tu passes tes mains sur ton visage et dans tes cheveux, affichant un sincère et délicat sourire, apaisé, détendu, complètement déco... DING DONG. Tu grimaces en tournant la tête violemment vers la porte, tellement que tu te fais mal stupidement, laissant échapper un juron en tenant ton cou endolori. C'est ce qui s'appelle être doué. Sans prendre la peine d'éteindre l'eau, tu attrape une serviette et t'enroule dedans, laissant tes cheveux trempés marquer le chemin jusqu'à la porte d'entrée. Tu es agacé. Un peu beaucoup. Tu n'aimes pas qu'on te rende visite à l'improviste. Alors, c'est perplexe que tu pousses un peu le rideau de l'entrée pour apercevoir ce vil perturbateur... Il t'arrache un sourire amusé avant que tu ne lui ouvres la porte. « J'aurais dû me douter que c'était toi... » Ho god, tu adores ce petit bout de sauvageons, mais honnêtement, et en toute gentillesse, tu préférerais qu'il soit un peu comme toi et qu'il prenne régulièrement des douches. Tu soupires à cette pensée, à la fois désolé et amusé, toujours une main sur ton cou si douloureux. « Est-ce que tu as une salle de bain chez toi ou tu te laves avec ton crocodile dans les marais? » Tu aurais aimé sourire à cette boutade, mais tu grimaces à cause de la douleur, tu avais tourné la tête trop rapidement lorsque la sonnette avait retentit, surement un muscle légèrement blessé, rien de grave, mais c'était loin d'être agréable. Et oui, tu te moques d'être à moitié nu devant lui, parce qu'il t'a déjà vu bien moins habillé, c'est un peu l'une des choses qui cimentent votre relation, quelques nuits passées ensemble, sans une réelle attache, même si ce serait mentir de dire que tu ne tiens pas à lui, comme ce serait se foutre de la gueule du monde de parler d'une vraie relation exclusive. Et puis, il mérite mieux que toi, il est peut-être bizarre, mais il reste une bien meilleure personne que toi, ça, tu en es persuadé et tu t'en veux presque tu lui faire perdre son temps avec quelqu'un d'aussi détestable que toi. Mais tu ne peux pas le rejeter, tu n'en as pas envie, il te fait du bien. Tu préfères ne pas y penser et de toute façon tu ne veux songer qu'à une chose maintenant, retourner sous ta douche dont le bruit de l'eau qui coule résonne presque à travers la maison.



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Dernière édition par Nine Anselwater le Jeu 11 Juin - 5:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: My head is a jungle. feat Nathan&&Nine   Jeu 11 Juin - 3:22


«My head is a jungle »



Nine & Nathan
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Tu avais passé la matinée allongé dans les hautes herbes. Tu l’attendais, tu observais et putain, après cinq heures il ne s’était toujours pas montré. Tu étais tellement en train de cuire au soleil que tu avais retiré ta veste en simili cuir pour ne garder qu’un débardeur, tandis que les rayons te rougissaient la peau. Tu avais été appelé hier, dans la soirée, pour la présence d’un bébé crocodile dans une zone résidentielle. Tu avais promis te présenter le matin même et tu avais respecté ta parole en te montrant à quatre heures du matin.

Mais après cinq heures, tu commençais à perdre patience. Surtout en sachant qu’il n’était pas loin, que tu pourrais l’avoir facilement. Tu ne l’avais pas encore aperçu, tu avais juste vu ses traces, ses vestiges de repas, ses excréments. À voir ce qu’il avait laissé, tu doutais qu’il s’agisse vraiment d’un bébé. Un adolescent, au pire. Ce qui serait beaucoup plus difficile à attraper et à remettre en liberté. Mais tu en avais vu d’autre, et si tu devais le déplacer, tu allais le faire.

Un mal de tête commençait à poindre tandis que le soleil t’aveuglait. Il n’était pas encore midi que la chaleur commençait à t’insupporter, te faisant sentir inconfortable dans tes vêtements. Fatigué, tu roules pour t’allonger sur le dos, une main devant les yeux pour te reposer un peu de la lumière, apporter une légère fraîcheur à ton visage avant de reprendre la chasse.

Quelques secondes de pause te valurent une douleur désagréable et vive sur le flanc. Pris par surprise, tu te redresses en tentant de te débarrasser des crocs de l’animal qui semblent décidés à te dévorer, ou  au moins te faire très mal. Tu te mets à crier, pas de douleur, mais de colère, mêlée à une sorte d’excitement malsain d’avoir enfin trouvé l’animal. La seconde de panique passer, tu tentes de t’en débarrasser en attrapant sa mâchoire, en luttant férocement pour ne pas y laisser ta peau, tandis que les propriétaires de la maison sortent, paniquent en te voyant te tordre dans les hautes herbes, entre les crocs d’un soi-disant bébé crocodile.

En fait, la bestiole qui enfonçait ses crocs puissants dans ton flanc, était loin d’être un bébé. Sur l’adrénaline, tu parviens à l’assommer assez pour t’en libérer, avant de te jeter de nouveau dessus pour lui refermer la mâchoire. Tu saignes abondamment, mais tu es trop concentré à l’emmener vers ton vieux camions pour le remarquer. Les deux mains prisent par le bestiaux, tu jettes nonchalamment, comme si tout était normal, que tu vas envoyer la facture par la poste, et la bête enfermée dans une cage, tu te diriges vers les bayous pour la rendre à la nature, là où elle ne croquera personne.

C’est au volant de ton camion que tu te rends comptes que tu saignes abondamment, que tu as mal, et que tu n’es pas vraiment au meilleur de ta forme. La route semble devenir plus flou, plus cahoteuse tandis que tu prends le chemin du bayou st-John.

Comme c’est le plus près et que tu n’as pas envie de crever dans un bête accident de la route, tu accélères avant de remarquer la maison de Nine, plus loin sur la route. Sur un bête coup de tête, et se disant que le fauve devra se remettre de la bagarre avant d’être relâcher, tu tournes rapidement dans sa cours, faisant crisser les pneus pour une arrivée bien remarquée.

Tu t’étonnes même qu’elle ne t’accueille pas directement à la porte. Désireux de ne pas trop l’inquiéter, tu enfiles ta vestes, camouflant ton débardeur devenu presqu’entièrement écarlate, et tu uses de la sonnette comme quelqu’un de presque civiliser.

C’est une Nine presque nue qui t’ouvre, et ça t’arrache un sourire entrecoupé de douleur vite. T’accuse la boutade et tu t’invites toi-même à entrer, la laissant refermer derrière toi. Tes bottes sales laissent des traces derrières toi. Tu pues la merde et le sang, mais tu te retournes comme si c’était une visite de courtoisie, insolent.  « Je pensais que les filles aimaient ce genre d’odeur masculine. T’es en train de me dire que ça ne t’excite pas toute cette sueur? » Et là tu la retires ta veste. T’as plusieurs perforations, mais rien de trop grave, aucun organes d’atteint, enfin tu espères, sinon tu vas juste crever au bout de ton sang comme un porc. « Je suis juste ici pour que tu me rafistoles. Je sais que tu m’as dit d’arrêter de me servir de toi mais là c’est un peu urgent. » Dis-tu en voyant sang et boue se mélanger sur le carrelage. « Après si tu fais du bon boulot, j’irai peut-être encrasser ta salle de bain. » Tu t’approches d’elle, joueur, sachant très bien qu’elle refusera que tu la touches, car elle sort visiblement de la douche. Mais tu oses quand même, l’attrape par la taille, ignorant si elle va te vomir dessus ou juste te frapper. Après tout, tu t’en fous, tu veux juste t’amuser pour ignorer la douleur aigue qui menace de te faire perdre connaissance d’une minute à l’autre. « Même pas un baiser? Écoute, je me suis brossé les dents ce matin. J’te promets. »




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MessageSujet: Re: My head is a jungle. feat Nathan&&Nine   Jeu 11 Juin - 6:42



Nathan && Nine

my head is a jungle.
Tu n'as pas beaucoup l'occasion de sourire depuis tout ce qui s'est passé avec Seven, pourtant, à une époque, tu ne faisais que ça, sourire. Tu riais, tu prenais du temps pour t'amuser, tu allais à des fêtes et tu loupais quelques jours de boulot juste pour t'amuser et boire jusqu'à ne plus tenir debout... Une autre époque, une époque que tu partageais avec ta jumelle. Toi, tu étais la torturée de votre petit duo, la discrète, la plus solide, celle qui est là quand tout va bien, mais encore davantage quand tout va mal. Évidemment, tu as toujours été douce et souriante, prête à rire à la moindre stupide plaisanterie, mais c'est un fait, ta soeur était le boute-en-train, plus que toi, c'est elle qui choisissait vos soirées, c'est elle qui te poussait à faire des bêtises et à profiter un peu de la vie. Tout a changé quand elle a disparu. Tu as perdu ce petit éclat de lumière qui vivait en toi, tout te semblait fade à ce moment-là, rien ne te donnait envie, tu voulais juste qu'elle revienne, qu'elle soit comme avant, le reste n'avait aucune importance. Tes parents ont essayés de t'aider, tes frères aussi, sans succès. Pourtant, tu les aimes, tous autant qu'ils sont et du plus profond de ton coeur meurtrie, les perdre t'arracherais le peu d'âme qu'il te reste, toutefois, la relation avec ta soeur était différente. Vous êtes jumelles, vous avez partagé le même ventre pendant neuf mois, vous dormiez ensemble, vous mangiez les mêmes choses, vous aimiez les mêmes choses, vous partagiez même vos petits amis, vous ne viviez rien sans l'autre et tout avait meilleur goût à deux.

Réapprendre à tout faire tout seul été compliqué, mais étrangement, avec ce sauvageon sur le bas de ta porte, tout devenait plus simple et tu t'accordais un moment de répit dans cette souffrance si intense qui dompte ta vie. Tu sais que Nathan aurait plu à ta soeur, comme toi elle aimait les hommes virils, sauvages et indomptables, les hommes forts et spontanés, surement est-ce aussi pour ça que tu t'étais intéressé à lui en premier lieu, parce que tu savais qu'il lui aurait plu. Il n'était pas ton seul amant, parce que toi les relations amoureuses c'est pas ta plus grande passion, mais les choses étaient un peu différentes avec lui, tu ressentais quelque chose de plus agréable en sa présence, même s’il était trop tôt pour que tu puisses t'en rendre vraiment compte. Tu l'aimes bien, il est doué et ça s'arrête là. Ce qui est déjà carrément pas mal au vu de ta situation. Tu souris en l'écoutant, toujours cette main posée sur ton cou, refermant la porte derrière lui, sans te douter une seule seconde de ce qui se passe vraiment. « Oui, il paraît que les filles aiment ça, moi j'ai encore un peu de mal à me décider sur le sujet... » Tu affiches tout d'abord un sourire amusé avant de remarquer la plaie sur son flanc lorsqu'il retire sa veste. Abasourdi tu oublie ta propre douleur et ne le quittes pas des yeux. Le sang ne t'effraie pas le moins du monde, tu es légiste et serial killer à tes heures après tout, mais tu l'avoues, voir des personnes que tu connais souffrir c'est assez différent que de disséquer le cadavre d'un inconnu. « Ouais c'est même sûr que c'est urgent! T'aurais dû me le dire tout de suite! » Tu ne laches pas la blessure des yeux, tu analyses la situation, sérieuse, ton côté médecin reprend le dessus. Aucun organe ne semble touché, ce qui est plutôt bon signe, ce ne sont au final que des plaies plus ou moins profondes, mais peu dangereuses si on s'en occupe rapidement. C'est ton diagnostic en tout cas, mais tu n'as pas le temps de le partager avec ton patient, parce qu'il est joueur, ce qui t'arrache un sourire malgré la situation. Il t'attrape par la taille et réclame presque un baiser, mais tu mets ta main sur sa bouche, sans perdre ce jolie rictus. « Je croyais que t'étais juste là pour que je te rafistole? ... Allez monsieur l'aventurier mal poli, va t'allonger sur la table et enlève ton haut.» Tu continues de sourire et le pousses un peu vers le grand salon à quelques mètres pour qu'il s'allonge sur la table qui trône au milieu. Y'a pas à dire, vu la déco et la taille de la maison, on peut clairement dire que l'argent n'est pas un problème pour toi.

Tu ne prends pas le même chemin que lui, te dirigeant rapidement vers une petite pièce non loin. Tu en ressors habillé d'une large chemise, plus confortable pour t'occuper d'un blessé, et armée d'un sac rempli de tout ce dont tu as besoin. Heureusement que tu es prévoyante. « Y'a vraiment que toi pour te faire mordre par ce genre de bestiole... » Faut dire qu'en général, les gens normaux fuient les crocodiles plutôt qu'essayer de leur faire des câlins. Tu avais deviné la cause de sa blessure parce que ce n'était pas la première fois que tu en voyais, heureusement, lui, était en vie contrairement aux autres victimes de ses prédateurs que tu avais croisés. « Tiens, bois ça, tu sentiras moins la douleur... » Tu lui tends une bouteille de whisky grand cru, avant de brandir une seringue que tu plantes minutieusement autour de la plaie, une simple anesthésie locale. Tu nettoies la blessure avec douceur et attention, caressant du bout des doigts sa peau pour tenter t'atténuer la douleur, bien loin des crimes et de la cruauté dont tu fais preuve avec tes victimes. Voilà la vraie Nine, douce et attentionnée. Tu restes concentrée, puis tu commences à recoudre tout ça, espérant qu'il ne souffre pas trop. « Ça ne devrait pas durer très longtemps... Et crois pas que j'ai oublié ce que t'as dit, dès que j'ai terminé, tu vas aller directement dans la salle de bain et prendre une douche... en plus, j'ai pas terminé de prendre la mienne... » Tu continues de le recoudre, mais tu affiches un sourire amusé, presque joueur en pensant à la potentielle suite qui va s'offrir à vous. Tu en as besoin de ses petits moments de plaisirs charnels pour oublier l'horreur de ta vie l'espace de quelques heures, pour te sentir humaine grâce à la chaleur de son corps et aux battements de son coeur. Éphémère sentiments, mais tellement agréable.

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MessageSujet: Re: My head is a jungle. feat Nathan&&Nine   Ven 12 Juin - 4:42


«My head is a jungle »



Nine & Nathan
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Des points noirs semblent danser au plafond. Ils n’étaient pas là quand tu es entré, et pourtant, là, ils bougent devant tes yeux, agaçants. Tu clignes des yeux plusieurs fois avant de te laisser pousser vers une table, et tu t’y allonge lourdement, continuant d’observer le ballet des points noirs qui semblent s’accumuler de plus en plus. Tu es en train de t’évanouir, mais tu luttes tellement que t’es entre deux.

Maladroit, tu arraches ton misérable haut que tu balances sur une chaise. Ton sang y laissera sans doute ses marques, ça lui fera un petit souvenir qu’un jour t’es passé par là, même si elle avait l’habitude. Soit tu venais pour te faire réparer, soit tu venais pour baiser. Parfois les deux, rarement l’un sans l’autre. Mais c’était sans doute la première fois que c’était aussi grave, aussi profond et saignant. « Fallait bien que j’le ramène chez lui. D’ailleurs il est encore dans mon camion… » Tu te redresses sur tes coudes, la cherchant du regard malgré ta vue obstruée par les points, puis tu parles un peu plus fort pour que ta voix l’atteigne. « Ah mais t’inquiète pas, il est dans une cage en train de ronfler, le temps que tu me répares. » Tu te sentirais débile s’il s’échappait de nouveau. Mais bon, au moins, il était plus près de son habitat qu’en pleine ville.

C’est avec joie que tu accueilles le whisky. Tu l’ouvres d’un coup de dent, crachant le bouchon, puis tu en bois une bonne gorgée tandis qu’elle t’enfonce une horrible aiguille dans le flanc. Si tu n’avais pas déjà mal, tu serais sans doute partie dans les vapes. « Tu sais que dans les films ils versent de l’alcool pour désinfecter? » Et c’est là que tu as la brillante idée de verser la moitié du grand cru sur tes plaies. Sauf que dans les films ça fait beaucoup plus badass. Non seulement tu ne sens rien à cause de la piqûre, mais en plus, t’en a moins à boire. Tu rigoles légèrement. Tu as juste l’air con, ce n’est pas grave. Tu as l’habitude, elle sait à quoi s’attendre avec toi.

C’est lorsqu’elle commence à te caresser soigner que tu te calmes un peu, que tu cesses de t’agiter sur la table comme un gamin. Surtout parce qu’elle tient une aiguille entre ses doigts. Ce serait dommage si elle te la plantait au mauvais endroit. « listening to the wiiiiind of chaaaaaaange » Tu chantonnes du scorpion, te noie presque avec une nouvelle gorgée de whisky, et continue de chanter approximativement tandis qu’elle te soigne. Tu l’aimes bien ta petite infirmière. Faire affaire à elle plutôt que d’aller attendre à l’hôpital comme un con, ça te plaît. Elle te plaît. Mais pas trop. Pas dangereusement.

C’est lorsqu’elle parle de douche que tu te redresses, et que tu sens le mouvement de l’aguille à travers ta peau. Tu n’aimes pas ça, tes sourcils se froncent et tu tentes de la regarder elle plutôt que ton flanc en sang. « J’arrive pas à y croire. J’arrive ici presque mourant et toi tu veux profiter de mon corps? » Tu plaisantes, évidemment, et elle le comprendra à ton faux air choqué. Puis comme tu es doué pour te faire rire toi-même, tu regardes le plafond de nouveau, riant à demi. « taaaaake meee. To the magic of the moment. » T’as un petit sourire. Tu arrives à t’amuser malgré la situation. Malgré ton manque flagrant de sang dans le corps, malgré ton taux d’alcool qui monte en flèche à cause de ta faiblesse. Tu ne sais même pas si tu réussiras à te rendre à sa douche. Tu ne sais même pas si tu arriveras à lui rendre ce qu’elle te donne.

En fait, t’es rarement à la hauteur avec elle, mais quand tu l’es, ça semble lui plaire. Après tout, tu n’as jamais vraiment été à la hauteur avec personne. Parce que tu refuses d’en donner trop, d’en perdre pour toi-même, et de ne rien avoir en retour. Parce que tu as peur. « Alors, t’as bientôt terminé ou j’ai le temps de faire une sieste? » Tu commences à fatiguer. Rester en place ce n’est pas ton fort. Tu dois bouger, faire quelque chose. La bouteille trouve de nouveau le chemin de tes lèvres tandis que tu cesses de faire le malin, que tu t’es soudainement calmé parce que ton corps ne peut pas trop en donner.





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MessageSujet: Re: My head is a jungle. feat Nathan&&Nine   Ven 12 Juin - 5:29



Nathan && Nine

my head is a jungle.
Alors que tu rassembles tes affaires et que tu enfiles ta chemise trop grande, tu secoues la tête, l'air désespéré même si un petit sourire amusé danse sur ton visage. Ce gars se trimballe avec un crocodile dans sa camionnette et il trouve ça tout à fait normal, comme si rien d'extraordinaire ne se passait à cet instant précis. Ok, le monde changeait, des choses auxquelles on ne croyait pas avaient fait leur apparition, des trucs horribles avaient élu domiciles sur cette vieille bonne terre salement amochée, mais quand même. Avoir un croco' en guise de meilleur ami ça restait quelque chose de clairement pas très naturel et des plus surprenant. Mais tu le connais, il est comme ça, c'est un peu un sauvageon et c'est aussi ce qui te plaît chez lui, cette façon qu'il a de voir le monde, de vivre le monde, tel un animal s'adaptant à tout alors que toi, pauvre psychopathe en herbe, le seul moyen que tu as trouvé d'exister c'est de tuer et torturer des gens. Pas forcément dans cet ordre d'ailleurs. « J'espère bien! Il est hors de question qu'il entre dans ma maison! » Cries-tu d'une voix audible pour qu'il puisse d'entendre de l'autre pièce. Tu veux bien accepter le mec transpirant et sanguinolent sur ta table de salon, mais non, un crocodile sauvage sur ton parquet flottant c'était juste hors de question.

Tu le rejoins et tu n'attends pas une seule seconde, tu commences à le soigner, planter une aiguille à différents endroits autour de sa blessure histoire qu'il sente un peu moins le reste de l'opération. Ce que tu avais oublié d'anticiper c'était sa spontanéité et sans doute un peu sa stupidité, car oui, le petit brun est beau gosse et badass dans sa manière d'être, mais soyons honnêtes, ce n'est pas franchement l'intelligence du siècle. Il est plutôt du genre à agir d'abord et à se poser des questions ensuite, c'est ce que tu te dis lorsqu'il te parle de verser l'alcool sur sa plaie comme dans les films alors que tu commences à la nettoyer avec du vrai désinfectant. « Ouais, mais on n'est pas dans un... » Pas le temps d'argumenter davantage, le bougre balance la moitié du millésime que tu lui as donnée sur ses blessures béantes, t'obligeant à reculer légèrement. Tu affiche un visage légèrement agacé, un peu comme une mère qui viendrait de surprendre son gosse en train de faire une bêtise. Tu n'es pas réellement fâché, pas méchamment, et ça se voit sur ton visage, tu es juste légèrement désappointé parce que tu aimes le travail bien fait. « Bravo, tu veux peut-être qu'au lieu de te recoudre je referme les plaies au fer brulant comme dans les films? » Ben oui tant qu'à faire. Tu secoues la tête, souriant malgré tout, amusée par son immaturité. Finalement, c'est un grand gamin, ce qui contraste avec ton côté si sérieux quand tu travailles. Un peu trop d'ailleurs... Alors que tu commences à le recoudre, lui, décide de se mettre à chanter. Ok, il était soit fou, soit en train de délirer à cause de la quantité de sang qu'il avait perdu. En tout cas, une chose était certaine, il était le pire des patients que tu pouvais imaginer avoir.

Heureusement, t'es une pro, tu ne te laisses pas impressionner, tu continues ta besogne sans cligner des yeux, concentrée, déterminée, ne cessant de légèrement le caresser pour atténuer encore plus la douleur, même s’il ne devait presque rien sentir à présent. Tu veux qu'il cesse de souffrir et qu'il s'en sorte, parce que tu es comme ça, tu ne fais pas souffrir les gens pour le plaisir, c'est juste cette souffrance en toi, ce vide abyssal dans ton coeur qui te pousse à le faire parfois, parce que tu veux ressentir quelque chose. Tu le regrettes. Toujours. Tu as mal, encore plus qu'au début quand tu te rends compte de tes actes, mais tu ne peux pas t'en empêcher. Cette pensée t'immobilise quelques secondes, avant de reprendre tes esprits, continuant à recoudre Nathan et à lui répondre, arborant un nouveau sourire amusé face à ses paroles. « C'est ce qui s'appelle lier l'utile à l'agréable. Et puis c'est toi qui m'as réclamé un baiser en premier je te rappelle! » Il ne dit peut-être que des bêtises et tu sais qu'au fond il ne tient sans doute pas autant à toi que toi à lui, mais il t'aide à te vider l'esprit, tu te sens bien quand il est là cet imbécile, tu te sens en tout cas un peu mieux. Enfin, jusqu'à ce qu'il se remette à chanter.

Tu laisses échapper un petit rire et tu reprends ton boulot, consciencieuse, attentionnée et talentueuse. Tu ne rates pas un seul point, tu le recouds à la perfection, comme avec tes cadavres et oui, tu en es fière même si la comparaison est un peu foireuse et glauque. « Encore une petite minute ... » Tu couds la dernière blessure, tirant sur le fil avec délicatesse avant de le couper avec un ciseau. « Voilà c'est fini, un travail parfait sans me vanter! » La modestie et toi, lorsqu'il s'agit de ton travail, ça fait toujours deux. « Et je te déconseille de dormir, tu as perdu beaucoup de sang, c'est pas trop recommandé de faire une sieste après ça... » Et c'est vrai. Tu t'essuie les mains avec un chiffon avant d'enchainer. « Donc, tu peux rester ici et te reposer, sans dormir... mais moi, j'ai une douche qui m'attend... » Tu n'attends pas ton reste et poses tes affaires dans un coin avant de commencer à quitter la pièce, disparaissant derrière un mur pour ne laisser alors apparaitre qu'un bras au bout duquel pend ta large chemise que tu laisse tomber au sol. Tu es nu, même si tu ne t'es pas montré à lui, le laissant jouer avec son imagination. Tu grimpes au premier étage, amusée, te glissant à nouveau sous ta grande douche dans un soupir de bien-être. Évidemment, tu espères qu'il y viendra à son tour, mais même si ce n'était pas le cas, tu étais ravi de fuir à nouveau cette chaleur pour te plonger sous cette eau désormais légèrement froide. Oui, parfois tu es joueuse, mais il faut bien se faire plaisir de temps en temps.


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MessageSujet: Re: My head is a jungle. feat Nathan&&Nine   Dim 21 Juin - 16:55


«My head is a jungle »



Nine & Nathan
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Lorsqu’elle parle de fermer tes plaies au fer tu t’excites à peine, riant faiblement tandis que tout ce qui te reste de force se fait la malle. T’as envie de dormir pendant longtemps, vraiment longtemps, mais aussitôt, elle te conseil que non. Plus facile à dire qu’à faire. Si ce n’était pas d’elle près de toi, tu serais déjà partie au pays des rêves. La bouteille se fait soudainement lourde dans ta main, beaucoup trop lourde pour que tes doigts puissent s’y accrocher encore longtemps. Tu décides donc de la poser prudemment au sol, même ta faiblesse a raison des quelques centimètres de hauteurs et elle se fracasse finalement contre le parquet. Au moins, tu n’avais plus soif. «  Ah. Je nettoierais. » Quand tu en auras la force. Tu ne garantis pas l’état de ses lattes de bois après ton passage tourmenté.

Tu te consolais en te disant que si elle manquait d’action ou de visite, tu étais toujours là pour y remédier. En fait, tu te demandais même si tu ne te blessais pas volontairement pour venir passer un peu de temps chez elle. D’ailleurs, n’ayant pas trop écouté, tu lèves la tête seulement pour la voir disparaître derrière un pan de mur, sa chemise ne l’accompagnant même pas pendant sa fuite. Tu restes là, légèrement ébahit, et d’un coup, tu as un regain d’énergie. Tu tentes de te redresser lentement, de t’asseoir sur le bord de la table pour contempler son travail d’artiste. Évidemment, ses coutures sont impeccables, d’ailleurs, elles le sont même un peu trop à ton goût. À quoi aura servie tout ça si tu ne pouvais même pas en tirer une belle cicatrice ou deux? Tu tâtes doucement du bout des doigts, les rougissant un peu. Mais tu ne sens rien. L’anesthésie fait encore effet.

Patient, tu regardes autour de toi, attendant que ta vue redevienne normale, moins floue ou noircie, puis tu te décides à te lever, les jambes un peu molles, mais suffisamment forte pour marcher vers l’escalier. Parce que non seulement elle t’appâte, mais en plus, tu dois fournir les efforts pour aller la chercher, malgré son état instable et faible. T’as l’impression d’être un bébé qui apprend à marcher, un peu gauche, un peu ivre, un peu n’importe quoi sauf toi-même. Tu détestes être comme ça, mais c’est le prix à payer pour ces sensations fortes qui te font frissonner. C’est le prix à payer pour ta tête-brûlée, pour ton envie d’aventure et d’action.

L’escalier te pose un nouveau souci, et heureusement, tu peux te tenir à la rampe pour l’ascension. Tu souffles doucement, beaucoup trop essoufflé pour le peu d’effort que tu as fournis, et après quelques minutes – elle aura sans doute eu le temps de se laver trois fois- tu parviens à la porte de la salle de bain.

Tu pousses la porte, t’attendant à être envelopper dans une brume à cause de la chaleur de l’eau, mais tu es agréablement surpris par la fraîcheur de la pièce. Connaissant l’endroit par cœur, tu tournes immédiatement la tête vers Nine, toujours sous la douche, puis tu t’aventures à retirer ce qu’il te reste de vêtements. Déjà, ton jeans imbibé de sang, puis tes sous-vêtements, avant de te glisser silencieusement sous la douche derrière elle.

Le contraste de température entre sa peau brûlante et l’eau te réveille un peu plus. Ta main se glisse doucement dans ses cheveux pour écarter quelques mèches, tandis que tes lèvres plongent dans son cou pour l’embrasser. Un goût de fleur et de fruits t’éveillent les papilles, puis tu parles doucement, la voix légèrement rauque. « Ça valait bien l’effort. » Les traînées de sang quittent enfin ta peau pour venir rougir le carrelage de la douche.

Tu te sens déjà un peu mieux. Au pire, tu lui tomberas dans les bras si d’un coup, ton corps décide de lâcher, ce que tu ne souhaites évidemment pas. Tu as l’impression que ton esprit est en conflit avec ta forme physique, l’un souhaitant resté éveiller à tout prix pour des raisons évidentes, et l’autre préférant fermer les yeux pour que tu puisses t’endormir et te remettre du choc de t’être fait dévorer à moitié par un crocodile enragé.

Mais tu luttes, la regarde, dos à toi, parfaite silhouette dans cette pluie que créer la douche. Tes mains glissent doucement sur le satin de sa peau, l’une vient se poser sur son ventre parfait, l’autre parcoure son épaule du bout des doigts. Car même si tu étais adeptes de sauvagerie, elle, tu la traitait comme la plus parfaite des fleurs.





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My head is a jungle. feat Nathan&&Nine

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