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 All comes down (nathan)

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↳ Date d'inscription : 28/08/2012
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↳ Métier : Co-gérant du Little Darlings (shadowhunter infiltré)
↳ Opinion Politique : Pro-Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : 3
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The Devil's own feat 5FDP • Animal feat Disturbed • My name is Stain feat Shaka Ponk • Do or Die - Night of the Hunter feat 30 STM • On my Own - Play Dead feat Killing Bono OST • Madness feat MUSE • Hustler feat JOSEF SALVAT •

↳ Citation : There's a battle between two wolves inside us all. One is Evil. It is anger, envy, jealousy, and ego. The other is Good. It is joy, love, hope, and faith. Which wolf wins? The One you feed
↳ Multicomptes : Aleksi S. Lenaïk & Regan Faulkner
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MessageSujet: All comes down (nathan)   Mer 10 Juin - 12:00

all comes down

I STILL HEAR THE SOUND OF THAT RUNAWAY TRAIN. BUT I KNOW IN MY HEART I CAN NEVER GO BACK. TO THE WAY THAT WE WERE ON THAT RUNAWAY TRACK. I SEE IN MY SOUL THAT I KNOW YOU WERE LYING TO ME. I LOSE CONTROL. I DIDN’T KNOW. WAS I JUST TOO YOUNG?

La fusion de l’adrénaline et de la folie est en train de se faire dans ces veines nécrosées. Les artères bouchées par le vice n’ont d’autres choix que de s’ouvrir pour laisser passer le flux de venin. La brûlure le rend comateux, pris par une ivresse qui se déchaîne sous sa peau et libère ses instincts fauves. Le Hunter, paré de noir, exerçant ses fonctions et en pleine possession de ses moyens. Une première depuis bien des jours. Lui qui n’avait de cesse de s’enliser dans un monde chimérique engendré par sa trop grande consommation de stupéfiant. Et par la chatîment qu'il s'inflige depuis la mort de Cora. Mort lente par privation de nourriture qui rend sa silhouette aussi décharnée que les monstres rôdant à New York. Le manque se fraye un chemin au-milieu de ses viscères fatiguées, creuse la tombe de l’homme et entraîne le loup dans sa chute. Le fauve attend la pleine lune. Sagement. Patiemment, il attend cette nuit où il pourra enfin parler librement. Reprendre un contrôle que son hôte est en train de lui voler depuis des semaines. Tout ça dans le but de faire taire la voix qui murmure contre son oreille. De faire taire sa douleur. Il espère qu’avec le temps, elle viendrait à s’essouffler d’elle-même. Mais Stain a aussi compris que cette voix, venue du fin fond de ses regrets ne le quitterait jamais. Il s’échine pourtant, à ne rien regretter. A se vanter de son odieux méfait sans laisser une once de remord venir ternir l’audace malsaine figée sur ses traits de fer. Il n’en a rien à foutre de l’avoir tué. Bien au contraire, c’est de loin sa plus belle réussite. Ce qu’il ne supporte plus, c’est cette présence qu’il s’inflige. Et en cet instant, alors que son sang vient se fracasser contre ses tempes, Stain est sourd. Sourd aux bruits alentours, seulement à ceux émis par sa proie. Le soldat avait capté sur sa radio un message laissant supposer la présence de résistants aux alentours de l’aéroport désaffecté. Une envie de prendre l’air sûrement. D’aller voir ailleurs si le temps est plus clément.

Depuis son arrivée en ce lieu désert, le loup n’avait croisé aucun résistant. Seulement le monstre à moitié vivant qu’il se fait un plaisir de démolir et d’envoyer pourrir six pieds sous terre. La violence avec laquelle il s’acharne sur la créature lui vrille le ventre. Et la fusion s’achève dans un soupir d’une satisfaction malsaine, la créature s’effondrant aux pieds de son tortionnaire dans un pouf sourd. Les mains tâchées d’une hémoglobine dont la couleur s’approche plus du noir que du rouge, Stain reste planté là. Le cœur battant à tout rompre contre sa poitrine, la respiration en bataille. Ses pupilles noircies par une faim à peine épanchée, le fauve contemple son œuvre avant de poser son regard sur le fantôme debout face à lui. Elle ne dit rien, ne faisait que contempler la scène de ses yeux noisette. Mais le loup put lire dans ces prunelles fantomatiques une peur qu’il n’aurait jamais pensé lire dans le regard d'Azzura. « - Oh pitié, me dit pas que je te fous la trouille maintenant. » Il s’adresse au fruit de son esprit dérangé comme si elle avait été parfaitement réelle. Hausse une épaule alors que sa voix s’était teintée d’un agacement certain. A vrai dire, il lui arrivait de se faire peur. De trembler en constatant à quel point il s’était enlisé dans ce qu’il avait tenté d’éviter toute sa vie durant. Chuter avait été tellement rapide. Tellement simple et ô combien plaisant. Et maintenant que le sang du zombie téméraire glisse le long de ses doigts pour venir s’écraser sur le sol, ce n’est pas de la peur qu’il sent courir le long de sa peau. Mais bien de la satisfaction. Un savant mélange de plaisir extatique et de folie pure.

Au milieu du chaos régnant dans son esprit, les sens du loup perçoivent un murmure par-delà les rangées de sièges abandonnés. Il n’est plus seul. Et l’évidence fait naître sur ses lèvres l’ombre d’un sourire aussi glacial que le regard qu’il pose devant lui. Ce meurtre de sang-froid n’aura été que le premier, une autre créature respire encore dans cet endroit et il se jure alors de l’achever avec la même obstination que le premier. Dont la cervelle accrochée à ses semelles se met à couiner dès que Stain se remet en route. Il prend le temps d’essuyer son pied sur ce qui fut un jour un stewart ou quelque chose dans le même style, et se fait alors plus silencieux qu’une ombre. Les sens aux aguets, le loup avance à l’aveuglette, seulement guidé par sa soif de sang et par les échos qu’il peut percevoir. Une démarche bien trop assurée pour appartenir à un rôdeur. Stain en fronce les sourcils, désarçonné l’espace d’un instant, avant de se dire, qu’au fond, le message n’avait peut-être pas été émis par un fumiste encore plus atteint que lui. Je doute que cela soit possible Stain. Il accueille la pique avec un demi-sourire avant de recouvrer tout son sérieux lorsqu’une silhouette vient se dessiner devant ses yeux. Ce ne fut qu’un frisson. Un élan venu du fin fond du mélange détonnant qui ruisselait encore dans ses veines. Une fois la distance brisée dans un silence de plomb, le Hunter abat sa main ensanglantée sur l’épaule du téméraire. Ses doigts se crispent contre la peau, si fort qu’il aurait pu lui péter l’épaule d’une pression supplémentaire. Et à l’aide d’un geste sec, il oblige sa proie à faire volte-face, l’envoyant se fracasser contre le mur le plus proche, son bras appuyant contre sa gorge.

« - T’es pas au courant ? Ton vol a été annulé espèce de… » La suite de sa belle réplique meurt sur sa langue. Il bat des cils comme un abrutit, ouvrant de grands yeux avant de lâcher sa prise comme si sa peau c’était soudainement enflammée. « - Nathan ? » La question est stupide. Il sait. Connait trop bien ce visage de petit merdeux pour ne pas avoir de doute. Pris sous le joug d’une émotion nouvelle, Stain recule d’un pas. Puis d’un autre, apposant une distance de sécurité entre lui et le môme qui fut un frère pour lui. Qui l’était encore d’ailleurs, quelque part sous la couche de merde qui lui sert de cœur et de raison.

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MessageSujet: Re: All comes down (nathan)   Jeu 11 Juin - 1:37


«All comes down »



Stain & Nathan
featuring

Tu ne te prenais pas pour n’importe qui, surtout en ces lieux que tu connaissais comme ta poche. Tu en savais tout, mais les créatures silencieuses observant ta progression ne savaient rien de toi, fauve inconnu, hostile, dérangeant dans leur quotidien, dans leur vie nocturne silencieuse, parfois chantante lorsqu’il n’y avait personne pour les écouter. Cet endroit, tu n’y venais pas souvent, qu’en cas de nécessité, et là, c’était nécessaire. Cage en main, l’animal se tenait silencieux derrière les barreaux, soumis à ta décision de le relâcher dans un milieu de vie qui lui conviendrait plus que la ville ingrate, dangereuse et trop bruyante pour lui.

L’opossum n’avait pas fait un bruit depuis que tu l’avais capturé, ou surtout, depuis que tu avais lutté pour réussir à l’enfermer dans la cage. Tu t’en étais tiré avec quelques morsures, rien de bien dérangeant, après tout, c’était les risques du métier, et tu avais eu pire, tu avais vu pire. Marchant lentement, tes bottes en fausse peau de crocodile craquant doucement sous tes pas, tu tentes de te repérer dans la noirceur prématurée, dans la pénombre qui venait tandis que le soleil disparaissait à l’horizon.

Pensif, tu ne remarques même pas les yeux jaunes, sauvages, qui suivent ta progression dans l’aéroport abandonné. Tu ne sentais pas le danger couler sur ta peau comme une nouvelle couche d’humidité, trop habitué, trop désireux d’en tirer un frisson, même infime. Tu ne fais pas attention au bruit, ton attention est toute portée vers la cage qui se balance lourdement au bout de ton bras. Tu cherches un endroit où le laisser aller sans qu’il risque de se faire bouffer. Après tout, le sauver, c’était un peu le but de l’opération, c’était surtout ton gagne-pain. Tu faisais partie aussi partie de ces défenseurs de la vie, même d’une vie insignifiante, inutile. Les nuisibles n’en faisait pas partie, mais dans un monde gâché par l’humanité, la moindre des choses étaient de prendre soin d’un peu de nature, d’un peu de victimes de vos folies des grandeurs.

Un rachat en vain, probablement, car tous autant que l’autre, vous étiez impardonnable. Des nuisibles dans une nature trop fragile pour vos mains de fer, de feu et de sang.

Après une bonne vingtaine de minutes de marcher, tu parviens à lui trouver un petit coin de paradis. Tu poses la cage au sol, et tu t’accroupis pour observer le sol, les alentours d’un œil vif. Aucune trace d’un animal de la même espèce, ou plus fort. Aucun terrier, aucun souffle, aucun mouvement rapidement, effrayé. Tu finis d’évaluer l’endroit, et tu le relâche dans la nature. Il hésite, pointant le bout de son nez hors de la cage, avant de détaler comme si tu le menaçais.

Une bonne chose de faite, ta journée n’avait pas été inutile. Tu pourrais t’en récompenser au bar du coin en rentrant, et te réveiller péniblement le lendemain pour refaire la même chose.

Toujours aussi imprudent qu’à ton arrivée dans ces lieux, tu te retournes, bruyant, imbécile ne craignant ni les monstres, ni les animaux, bien qu’entre les deux, la distinction s’amincissait de plus en plus. Tu n’as pas peur, et le plus grand danger à affronter, c’est toi-même et ta témérité. C’est ton manque de subtilité, tes pas lourds, même ta voix qui chantonne dans une noirceur t’enveloppant de plus en plus. Tu ne crains rien, comme un nouveau-né qui n’aura jamais appris la peur, qui n’aura jamais vu les méchants de ce monde.

Tu ne reprends pas le même chemin qu’à ton arrivé, traversant carrément par l’aéroport abandonné. Tes pas claques sur le carrelage en morceaux, vestiges d’un temps ancien qu’il ne connaîtra plus jamais.

Tu penses t’en tirer à bon compte. Rentrer comme si rien ne s’était passé, ignorant toute l’hostilité dirigée vers ta simple présence, et soudainement, cette main, cette vivacité qui te surprend beaucoup trop s’écrase sur ton épaule innocente. Tu n’as pas le temps de réfléchir, de penser à te défendre, car tu ne pensais pas te faire sauter dessus comme une proie, comme un oisillon débile qui se promène parmi les lions. Tu te retournes contre ton gré, le choc contre le mur faisant résonner ta cage thoracique, ton crâne, et tu le vois, comme une hallucination trop tangible.

Confrontation entre réalité et incompréhension, tu restes muet devant sa réplique cinglante, devant cette voix qui faisait apparaître une marée de souvenir. Tu plisses les yeux, le reconnait, n’y crois pas, et la seule chose logique qui te passes par la tête lorsqu’il ose s’éloigner, le seul mouvement logique que ton corps te permet, c’est de lancer ton poing droit dans sa direction, vers son visage, vers son regard.  

Et là ta voix se réveille pour réveiller toute la nature vous entourant. «  T’ES MORT ENCULÉ, T’ES MORT! » Tu ne savais pas trop si il s’agissait d’une menace ou d’un fait réel, puisqu’il se tenait devant toi, là, bien présent. Mais dans ce monde, rien n’était plus certain, tout pouvait être irréel, et même si tu sentais tes jointures boursouflées, tu n’y croyais simplement pas.

Tu hésites entre t’élancer vers lui de nouveau, ou simplement te retourner et te convaincre que tu n’as rien vu. Il avait un trop grand pouvoir sur toi, et tu n’avais pas prévu te sentir mal, tu n’avais pas prévu qu’il soit là, et ça te faisait chier. « T’es pas là. T’as pas le droit d’être là. » Tu te résignes presque, mais ton regard lui signifie qu’il n’est pas le bienvenue dans ta vie. Pas maintenant.



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MessageSujet: Re: All comes down (nathan)   Dim 14 Juin - 20:14


Il espérait croiser du mort-vivant. Se péter les phalanges à force de frapper sur la tronche d’un résistant bien heureux. Hurler à s’en déchirer les poumons pour expulser toute sa rage et sa douleur. Au lieu de ça, il n’a pu satisfaire qu’une infime partie de sa soif de violence. En démolissant le crâne pourri d’un zombie, trop con pour répliquer. Juste bon à gratter l’air de ses doigts moisis et à émettre ce grognement ridicule qui retournait les tripes du Hunter à chaque fois qu’il venait à l’entendre. Il les déteste, ces immondes créatures. Presque autant qu’il peut détester… Un peu tout en fait. Avec le temps, la liste des choses qui hérissent le poil du soldat n’a eu de cesse de sa rallonger. Son propre nom s’apposant en premier, en majuscule sur le papier miteux de ces éléments capables de faire de sa vie merdique un véritable enfer. Tirailler ses nerfs jusqu’à la corde, et continuer à tirer, juste pour le plaisir de voir combien de temps encore l’ensemble pourrait tenir. Pas bien longtemps, il en aurait mis sa main brûlée au feu, une seconde fois. Il s’attendait à démolir du rebelle, et dans sa poitrine, son petit cœur avait bondi d’un plaisir morbide lorsque la douce mélodie de petit pas sur le sol était venue se glisser dans ses oreilles. Tout son corps avait vibré d’un délice infâme, et maintenant qu’il se retrouvait face à sa proie cette sensation de satisfaction venait de voler en éclat. Stain lâche prise et bat en retraire. Incapable de savoir sur quel pied se tenir, tiraillé entre un ressentiment affreux et l’impression dérangeante d’avoir vu un fantôme. Ce n’est pas comme si c’était la première fois. Les traits de fer se crispent, et les prunelles noires changent un instant de cible pour se poser sur l’apparition nichée à quelque pas de l’improbable duo. La défunte fanfaronne, est parvenue à se défaire de cette angoisse que le soldat a vu danser dans ses pauvres pupilles quelques minutes plus tôt. Mais ce n’est pas elle qui le préoccupe. Et la voix qui s’élève au-dessus de sa pauvre tête a tôt fait de le ramener dans la réalité.

Le changeur esquisse un sourire. Léger d’abord, il se permet pourtant de dévoiler ses canines dans un rictus amer qui frôle malgré tout l’amusement. En surface car en profondeur, la situation n’a rien de drôle. « - Content de te revoir aussi… » Lâche-t-il avec légèreté. Comme s’ils s’étaient quittés il y a quelques jours seulement. Alors que des mois s’étaient glissés entre eux. Des mois et la mort. Depuis combien de temps les autres Hunters étaient venus le tirer de son terrier gelé ? Stain aurait été bien incapable de le dire. Et La Nouvelle-Orléans est suffisamment grande pour ne pas avoir à croiser une vieille connaissance pendant des mois. Des années. « - Pas assez mort apparemment. Ou alors tu l’es aussi. » Pour palier à la gêne que fait naître sous sa peau cette présence, Stain se pare de son humour de caniveau. Appose une nonchalance sur sa silhouette défaite et s’autorise à renouer avec les sourires qu’il réservait à ce petit merdeux dans une époque qui, à ses yeux, appartient déjà à un autre temps. Sa nourrice avant de devenir son ami. Un frère, c’est ce que Nathan est à ses yeux. Le seul abrutit digne de confiance et dont la présence lui faisait oublier tout le reste. Une voile étrange s’appose sur les prunelles du loup. Le temps de plusieurs battements de cœur, Stain perd de son arrogance. Il se perd dans les chemins tortueux de sa mémoire, efface le vice et les sévices et se replonge dans leurs éclats de rire. Ca fait mal. Affreusement mal. C’est de la douleur qui se déverse par les vannes ouvertes de sa mémoire. Un nouveau condensé de peine qui se mélange à celle qui croupit en permanence dans son bide. Alors dans un mouvement brusque de la tête, Stain efface le tout, comme on le ferait avec une de ces ardoises magique.

« - Depuis quand ? Gouvernement tyrannique certes, mais quand même. On a encore le droit de traîner dans les vieux aéroports… Au cas où un vol arriverait à l’heure. » Il hausse une épaule, renoue avec l’ironie et la désinvolture. Et tout en reculant d’un pas fébrile, puis d’un autre encore, le Hunter fourre ses paumes dans les poches de son pantalon. Si fort qu’il manque d’en péter les coutures. Le silence qui règne en ce lieu abandonné revient s’installer entre eux. Laissant à sa respiration tout le loisir d’emplir ses poumons pour mieux se répercuter contre les murs pourris avec force à chaque nouvelle expiration. Ce seul son le fait frissonner, appose la chair de poule contre sa peau et le pousse, l’espace d’un battement de cils, à retenir son souffle. Peur de ton propre souffle, allons Stain…  Le concerné serre les dents, jette un rapide coup d’œil vers son fantôme personnel et reporte dans un soubresaut toute son attention sur Nathan. Le soldat le scrute, détaille cette silhouette si familière qui lui donne pourtant l’impression de se tenir face à un parfait inconnu. C’est ce qu’ils sont devenus l’un pour l’autre. En jouant au con et au mort en même temps, les dégâts que Stain a pu causer ont réussi à foutre en l’air des choses auxquelles il tenait plus que tout. Et l’un de ces dommages se tient à présent devant lui.

« - Je peux savoir ce que tu fiches ici ? » La question est ridicule. Il est majeur, suffisamment grand pour savoir ce qu’il risque en venant se foutre dans un endroit pareil. Mais la banalité de la chose en cache une autre. Elle dissimule tout ce qui est en train de lui bouffer les boyaux. Le malaise qui se glisse sur sa langue et lui donne l’impression d’avoir la trachée forgée dans du plomb. Face à d’autres, Stain aurait su quoi dire. Quoi faire. Face à un frère visiblement profondément choqué de le revoir, et peu enclin à le faire surtout, il ne sait pas comment s’y prendre. Ignore la marche à suivre et se sent encore plus con que d’ordinaire.

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MessageSujet: Re: All comes down (nathan)   Dim 21 Juin - 18:45


«All comes down »



Stain & Nathan
featuring

Son sourire te met chaos dès que tu vois poindre l’étincèlement de ses dents trop blanches, trop présentes dans cette bouche bien vivante, avec tout l’être qui l’entoure. Ton cœur hésite encore, sur la corde raide à se laisser tomber dans l’improbable, ou à accepter cette présence que tu t’étais efforcé d’oublier, que tu t’étais promis de ne plus évoquer. Sa légèreté, sa désinvolture te fait pencher du côté de la réalité. Tu passes une main sur ton visage, comme un enfant boudeur qui n’aurait pas eu ce qu’il voulait, comme un pauvre gamin qui n’a que ses lippes tristes pour montrer à quel point il est mal.

Toi, tu ne souris pas. « T’aurais pu me prévenir. » Qu’il t’ait laissé, tu t’en fous, chacun était libre de faire ce qu’il voulait. Mais de te laisser dans l’ignorance tandis que tu aurais pu savoir, ça te déchirait. Te donner l’impression d’être seul dans ce monde, alors que tu t’en étais fait un frère adoptif, ça te dérangeait.  Non, tu n’as pas envie d’être désinvolte, d’en rire, d’être détendu. T’as envie de le frapper, te lui faire mal juste pour t’assurer qu’il n’est pas qu’une illusion cruelle sur ton chemin, qu’il n’est pas une mauvaise blague. Mais tout ce que tu arrives à faire, c’est de rester planter là à le regarder stupidement, comme si tu ne l’avais jamais vu.

Et d’un autre côté, tu as cette familiarité qui te torture les entrailles, qui tentent de te dire qu’au final tu n’es peut-être pas si seul. Mais tu préfères t’en détourner, t’occuper l’esprit en reprenant la cage que tu traînais au bout de ton bras quelques minutes auparavant. « T’es censé être mort. T’aurais pas pu le rester? Histoire de m’épargner les retrouvailles émouvantes et les grandes questions? T’aurais pas pu juste crever normalement comme tout le monde? » T’évites de le regarder, te lançant dans tes accusations, tes souhaits, même si en fait, si il devait mourir là, devant tes yeux, tu ne le supporterais pas, comme tu ne l’avais pas supporté la première fois.

Tu refermes la porte grillagée de la cage, évitant de poser tes yeux trop bleus sur lui, ignorant si tu t’adresses à une hallucination ou à sa réelle personne. Après tout, qui n’avait jamais prétendu avoir parlé avec le fantôme d’un défunt, qui n’avait pas eu l’espérance de voir une personne aimée revenir, annonçant que c’était une plaisanterie, qu’elle n’était pas morte pour vrai.

T’es là à soupirer, à tenter de le regarder de nouveau, et comme un nouveau choc auquel tu n’étais pas préparé, tu le revois, bel et bien présent. T’hésite à répondre à sa question, comme si elle était trop simple pour la situation, pour le moment incongrue, pour cette rencontre d’infortune. « C’est toi qui me demande ça? » Tu l’accuses, encore, comme si il avait été la source de tous les malheurs de ce monde, même si il n’était responsable que de ta peine. Peine qu’il éveillait doucement, alors que tu pensais t’être débarrassé de lui, de sa présence, de sa voix qui hantait trop souvent tes cauchemars.

Tu ne parviens toujours pas à l’accepter. « Si tu as l’intention de repartir, au moins préviens-moi cette fois. » Tu dis ça comme si tout pourrait revenir à la normale, alors que c’est impossible. Rien n’est plus comme avant, même toi tu n’es plus le même. Tu es marqué, physiquement, mais surtout psychologiquement. Tu n’es plus le gamin débile qu’il devait se coltiner, tu n’es plus un enfant, malgré tes plans débiles, tes aventures dangereuses. À présent, il n’y a que toi que tu peux faire chier, car tu éloignes systématiquement tous ceux qui tentent de s’approcher un peu trop de ta personne. T’es une flamme brûlante, vive, qui ne souhaite brûler personne d’autre que lui-même, et ce depuis qu’il est partie.

Tu finis par arrêter de bouger, de tourner en rond. Tu ne sais pas quoi faire. Tu es désarmé, désemparé par ce que tu vois, ce que tu sais maintenant. Et il est bien rare que tu sois à court de mots, que tu ne saches plus quoi faire, même si l’envie irrésistible de lui éclater la gueule fait tressaillir tes poings.




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MessageSujet: Re: All comes down (nathan)   Mer 24 Juin - 20:25


Il aurait pu. Prendre la peine de le chercher. De se renseigner après son retour dans le monde des vivants. L’idée lui a traversé l’esprit d’ailleurs. Quand il a appris la mort des parents du gamin qui se tient devant lui à présent. Des dommages collatéraux il y en a eu à la pelle ce jour-là. Et après, les répercussions du grand renversement continuant de frapper dans la poitrine de tous ceux y ayant participé. Lui le premier. Malgré toute sa connerie, Stain sent la colère qui fuse dans les veines de Nathan. C’est un mélange détonnant qui menace de lui péter à la gueule. Le caractère de son ancien camarade de conneries est aussi volcanique que le sien. Le loup détaille de ses pupilles sombres les gestes de l’homme qui se tient devant lui. Hausse légèrement un sourcil en le voyant se saisir d’une cage qui traînait là. Drôle d’endroit pour se chercher un animal de compagnie. Et un moitié-crevé ne rentrerait pas dans une boîte pareille. Hormis en petits morceaux. Et à bien y regarder, il n’imagine pas Nathan s’embarquer dans une entreprise pareille. Trop salissante. Pas son genre non plus. Une moue s’appose sur les lèvres de loups, vaguement amusée alors qu’il croise les bras contre son torse. Il aurait aimé le rester, s’il savait. Il y serait encore si on n’était pas venu le tirer par la peau du cul dans cette chaleur insoutenable. Il ouvre la bouche, prêt à répliquer mais la referme aussitôt. Cherche les bons mots pour éviter de se prendre des petits doigts crispés dans le museau.

« - J’aurais préféré. On est gentiment venu me tirer de mon trou, je pouvais pas refuser. » Lâche-t-il enfin, s’enfermant dans cette légèreté qui lui colle à la peau. « - Mais t’inquiète pas, les retrouvailles larmoyantes, c’est pas mon genre non plus. » C’est une manière détournée de lui dire que d’une certaine manière, il lui a manqué. Et qu’il s’en veut aussi, de l’avoir laissé en arrière comme un con sans prendre la peine de prévenir. Le soldat n’avait prévenu personne de son départ de toute manière, c’était là tout l’intérêt de la chose. Les regards se perdent dans le vide. Refusent de se croiser. Et ce refus lui fait mal. Dans le truc fatigué qui pend dans sa poitrine. D’abord Cora. Maintenant Nathan. C’est un monde qui s’écroule pour lui aussi. Deux entités, l’une disparue et l’autre refusant catégoriquement de le considérer comme bien vivant. Il se mord la lèvre, brisé plus qu’il ne voudrait bien le croire face à cette attitude. Un léger rire s’échappe malgré tout de ses lippes. Stain s’autorise alors à jeter un regard autour d’eux avant de reporter son attention sur Nathan. « - Tu vois quelqu’un d’autre ? » Il penche légèrement la tête sur le côté, détaillant le jeune homme pour enregistrer dans les méandres de son petit cerveau les détails qui lui ont échappés. Depuis le temps. S’il a fait preuve de légèreté depuis le début de cette étrange rencontre, elle se retrouve mise à mal par les derniers mots que prononce le rebelle avant de se replonger dans le silence. Et dans son dos, il sent le regard d’Azzura lui vriller la nuque. Il devine, imagine, la sorcière qui trépigne, attendant qu’il lui porte un peu d’attention pour pouvoir l’accable d’une de ses railleries. Il n’en fait rien, se refuse seulement à tourner la tête dans la direction de l’apparition. L’état de ses nerfs ne lui permet pas de s’engager dans une dispute imaginaire. Surtout pas devant Nathan. Le lion en cage arrête enfin de s’agiter en tous sens, apaisant le début de tournis qui commence à venir s’installer entre les deux oreilles du Hunter. Une conséquence dérangeante de sa privation de nourriture qui continue de s’éterniser. « - Pas dans l’immédiat. » Lâche-t-il enfin, d’un ton plus abrupt qu’il ne l’aurait voulu. L’immobilité et le silence sont de mise. Et ce calme qui règne autour d’eux cisaille les nerfs du changeur. Il se risque alors à esquisser un pas dans la direction de Nathan. L’hésitation l’agace. Ne correspond pas à l’attitude qui est la sienne dernièrement.

Debout sur un fil, un pied jouant avec le vide, Stain est un équilibriste absolument nul. Incapable de savoir quel prochain geste esquisser pour ne pas se casser la gueule. « - C’est le principe de se faire passer pour mort tu sais, ne pas prévenir. Ni laisser de gentil petit mot pour rassurer. » A peine eut il balancé ces paroles dans la tronche de son interlocuteur, qu’il les regrette. Ce n’est pas le genre de paroles qu’il veut entendre et il en a bien conscience. Les canines reviennent mordre dans la peau de ses lippes. Un infime sursaut vient troubler son immobilisme et le loup se retourne brusquement pour fixer les ténèbres dans son dos. Le fauve jure avoir entendu quelque chose. Un murmure, ou le raclement de pas sur les débris couvrant le sol. Et la crainte qu’ils ne soient vraiment pas seuls revient se glisser dans un coin de son cerveau. Il préfère ne pas trop en tenir compte, se reposant peut être un peu trop sur ses sens. « - Si tu cherchais un animal de compagnie, je pense que tu en trouveras des mieux en ville non ? A part des rats ici, je doute qu’il y ait beaucoup de choix. » La légèreté de la moquerie jure avec le poids qui s’est apposé sur leurs épaules. Ce n‘est pas l’endroit auquel il aurait pensé pour des retrouvailles. Pas l’ambiance qui convient non plus, il faut bien l’avouer.

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MessageSujet: Re: All comes down (nathan)   Sam 4 Juil - 19:04


«All comes down »



Stain & Nathan
featuring

Tu étais tellement préoccupé par ton propre tourbillon d’émotion que tu n’avais qu’à peine remarquer à quel point il était différent. Il n’était pas le même, et après tout, tu n’étais plus exactement pareil non plus. La mort de tes parents t’avait changé, marqué. Mais dans ce mort-vivant qui se tenait devant toi, tu avais l’impression qu’il ne restait plus grand-chose de ton ancien ami, si ce n’était sa désinvolture. Désinvolture qui devait dissimuler bien des choses. Choses que tu n’avais pas forcément envie de découvrir pour le moment, car même si une partie de toi était contente de le retrouver, l’autre partie s’y opposait fortement. Son retour ne signifiait qu’une chose pour toi ; tu avais de nouveau quelque chose à perdre, quelque chose à risquer en le voyant devant tes yeux, en étant conscient de sa présence, de sa vie qui se continuait sans être à ton insu. Tu soupires. Tu ne sais pas quoi dire. Il te désarme, te rend muet, t’arrache les mots de la gorge avant même que tu puisses songer à les dire.

Tu as autant envie de le serrer dans tes bras, de t’assurer de sa véracité, que de lui broyer les os. Le rendre mort de nouveau, et t’assurer que ce soit vraiment le cas, cette fois. Mitigé, tu préfères ne pas t’en approcher, comme si ton simple souffle risquait de l’effacer à ta vue. « Pas dans l’immédiat. C’est ça… » Tu le craches presque, en colère, mais surtout blessé qu’il n’ait pas prévenu de son retour. Qu’il t’ai oublié, laisser de côté. Tandis qu’il te manquait, lui, continuait sa vie sans même avoir eu une pensée pour toi. Tu te sens trahit. Tu n’as même pas envie de savoir pourquoi, car tu sais que peu importe la raison, tu ne pourras pas plus te consoler. Tu sais que ça ne changera rien à cette impression amère qu’il te laisse.

Tu as l’impression qu’il tente de te désamorcé en étant désinvolte, que ses paroles légères te feront redescendre sur terre, mais c’Est tout le contraire. Ça t’agace, cet inconnu avec son visage, qui vient te prendre de haut, qui ne s’excuse même pas, qui semble ne pas s’en soucier. « Peu importe ce que c’était. Tu aurais pu m’en parler. Tu sais…Tu savais que tu pouvais tout me dire. » Car même si dans le regard de plusieurs, tu n’étais pas l’être le plus fiable au monde, il t’avait un jour accordé une certaine confiance, tout comme tu lui avais accordé la tienne. Alors ça t’échappait. Si toi tu avais dû te faire passer pour mort, tu lui en aurais parlé. Pas à tes parents. Mais à lui, sans doute. Ou tu aurais laissé un mot, une note, un espoir que ton cœur battait toujours, que tu respirais encore.

Lorsque tu le vois sursauter, tu regardes derrière lui, mais rien ne t’importe plus que lui, pour le moment. Alors peu importe ce que c’est, ça peut attendre. Même si tu ne sais pas exactement ce que tu attends de lui. Des excuses seraient vaines, même si tu crevais d’envie d’en entendre, d’entendre un peu de sincérité sortir d’entre ses lèvres. Tu le sens plus sauvage, plus sombre qu’avant, mais tu t’en fou. Si tu le pouvais, tu sauterais dans cette nostalgie qui vous guette, tu retournerais dans ce passé précieux sans commettre les même erreurs. « J’ai déjà un animal de compagnie. » Comme si ça pouvait lui faire quelque chose, que tu ne sois pas seul. Tu n’en rajoutes pas plus sur ce dernier. Tu n’as pas envie de lui parler de toi, de lui révéler ton quotidien. Il n’y a pas droit. Plus maintenant. « Je ne sais pas ce que tu comptes faire, à partir de maintenant. » Et tu ne savais pas quoi faire toi non plus. Essayer de renouer avec lui, comme dans le bon vieux temps? Très peu pour toi. Si tu avais été attaché à lui, tu n’as aucune envie de l’être à nouveau. « En sachant que je suis dans le coin. » Tu parles, coupes tes phrases, respire, choisi tes mots, tandis qu’un bruit de gorge se fait entendre plus loin. Tu l’ignores, de nouveau. « Mais sache que je n’ai pas l’intention de te courir après, ni de te pleurer si tu disparais de nouveau. » Tu croises les bras, tu te refermes, hostile à ce danger qu’il représente pour ton bien-être, pour ta petite routine dangereuse, téméraire.



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MessageSujet: Re: All comes down (nathan)   Jeu 9 Juil - 21:10


La distance qui se glisse entre eux au fil des secondes le dérange. Il ne parvient pas à trouver le bon équilibre. La balance entre les deux impressions qui oscillent sous sa peau. Et ce trouble, il le retrouve dans les prunelles du jeune homme. Prisonnier de la même gêne, de ce même venin qui leur brûle la langue, ceux qui furent comme des frères pendant un temps semblent avoir tout perdu de cette complicité d’antan. Stain en serre les dents de dépit. Un nœud s’enroule dans sa gorge à mesure que le constat s’ancre dans son esprit fatigué. Il a fait une erreur ce jour-là. En choisissant la mort et le froid de New York. Il a amené la douleur dans le cœur des êtres qui lui sont chers. L’épreuve d’un retour à la vie a déjà été subie avec sa cousine, maintenant il se retrouve contraint de repasser à travers cette tempête avec Nathan. Trop de temps s’est écoulé depuis son retour dans les grandes chaleurs de la Nouvelle-Orléans. Trop de temps pour qu’il sache qu’elle attitude adopter pour éviter d’envenimer encore plus la situation. C’est un merdier dans lequel il s’est foutu tout seul, et duquel il a l’impression de ne pas pouvoir sortir. La colère qui fait vibrer la voix face à lui, pousse le soldat à frissonner. Il se ratatine, se replie contre sa maigre carcasse, les mains s’enfonçant encore plus dans les poches de son jean. C’est la honte qui l’accable et lui brise les épaules. La gêne et la douleur qui le plongent dans un tel état d’abattement. Trop d’erreurs qui s’accumulent. Trop d’emmerdes qui lui collent à la peau comme la sueur froide qui glisse le long de son échine fatiguée. Le roi des cons et des conneries, mon cher cousin. Il ne relève pas l’affront. Il ne le fait pas parce qu’il est d’accord. Aussi étrange soit-il, il approuve le titre que vient de lui donner le fantôme d’Azzura. La voix mutine et agaçante d’une seconde conscience.

Le loup fronce les sourcils, et secoue légèrement la tête. Il n’avait rien prévu. Ce jour-là, il était seulement là pour garantir la sécurité du Président. Personne n’avait vu l’orage venir. La tempête semée par les Résistants. Personne. Surtout pas lui. Alors quand l’orage avait éclaté, les choses s’étaient bousculées dans sa tête. La décision avait été prise dans un coup de feu, envoyant la cervelle d’un Peacekeeper se répandre contre le mur, juste devant lui. Fuir le charnier et ne plus y revenir. Mourir comme les autres ce jour-là et le rester. « - Ce n’est pas un problème de confiance. Avec ce qui s’est passé, le pseudo attentat raté, et tout le bordel que la résistance a foutu ce soir-là… J’ai pas pris le temps de faire mes valises et dire au-revoir. » Lâche-t-il enfin. Haussant imperceptiblement l’épaule au passage. Pas le temps de prévenir. Mettre quelqu’un au courant aurait mis en péril sa petite entreprise. Egoïste. « - Les choses ne devaient pas tourner aussi mal. J’avais pas prévu de faire le mort. » Il le murmure plus pour lui-même que pour Nathan. C’est une réflexion qu’il fait à voix haute comme pour s’en persuader. Il en est sûr pourtant, que rien n’avait été prémédité. Qui pourrait prévoir une chose pareille ? Sombre lâche préférant la fuite et le repli plutôt que la course en avant. Un autre de ses défauts qui gagne en splendeur au fil de l’âge. Il esquisse un simple sourire devant la réponse de Nathan. Amer et dessiné avec le crayon de la tristesse. L’échange se fait presque à sens unique. Les questions trouvent des réponses, qui restent affreusement simples. Il lui refuse d’entrer à nouveau dans sa vie, appose un écart entre eux qui brise le soldat. Du bout de sa chaussure, il jour avec un morceau de béton venu s’échouer au sol. Se concentre dessus pour essayer d’atténuer la douleur dans sa poitrine. La réplique le laisse perplexe. Il cille, fronce les sourcils et se concentre plus avant sur ce misérable morceau d’édifice qui roule sous sa chaussure. Ce qu’il compte faire maintenant ? Il n’en sait rien. Et il a beau y réfléchir, son cerveau refuse de trouver une réponse.

« - Ce que je compte faire… » Il hésite, se racle la gorge et extirpe les mains de ses poches pour en passer une dans sa tignasse puis contre sa nuque. « - Dégager de ta vue je dirais ? Ma présence te dérange, je le comprends. » La voix tremble, se pare d’un amusement de façade qui tente d’insuffler un peu de légèreté dans une phrase qui sonne comme une sentence contre ses oreilles. Au milieu des acouphènes qui lui détruisent les tympans, Stain perçoit les sombres échos de ses propres paroles. « - Recoller les morceaux peut être ? Je suis devenu un expert dans ce domaine. » Les pupilles sombres se relèvent et viennent se reposer sur Nathan. Elles le sondent, cherchent un indice lui permettant de savoir que tout n’est pas totalement foutu.

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MessageSujet: Re: All comes down (nathan)   Mer 22 Juil - 4:17


«All comes down »



Stain & Nathan
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Ses explications tombent sur toi comme un coup de tonnerre. Tu as l’impression que tes poumons se vident de leur air, que tes os se brisent, que ton cœur s’arrête. C’est donc ta faute. Tu avais fait partie des résistants. Tu avais fait partie de ceux qui avaient foutu un bordel monstre, tu avais tué, tu avais saccagé, tu avais semé le chaos avec les autres, et évidemment, il se trouvait dans le camp opposé. Tu n’avais pas le souvenir de l’avoir vu, ni même d’avoir penser à lui. Tu étais trop préoccuper par ta propre guerre, par ta propre envie de faire bouger les choses, de faire peur, et pourtant, c’était toi, maintenant, qui avait peur. Peur des conséquences qui se présentaient devant toi. Il ne savait peut-être rien de ton implication. Tu l’espérais tellement que les mots te manquaient encore.

Ton visage se décompose. Ses mots te font mal. Tu les imagine se déformer à ton contact, prendre un tout autre sens, comme des martellements de marteau, comme un fer rouge qui se trace sur ta peau, te font frémir. Tu es coupable. Coupable de tes propres problèmes, de sa mort, sa disparition. Tu trembles doucement, t’avances d’un pars lourd vers celui qui était ton frère. Si différents, vous vous étiez pourtant trouvés, complétés. Vous aviez rigolé ensemble du ridicule de la vie, de ce monde improbable, violent dont vous faisiez partie malgré vous. Vos oppositions auraient dû vous éloignez, et pourtant, ça avait fait de vous des alliez temporaire. Mais tu avais tout gâché. Tu avais souhaité à tout prix te racheter de ton passé, de faire quelque chose de grand, et tu avais trouvé la parfaite cause en t’impliquant. Pourtant, tu n’en avais tiré aucune satisfaction. Absolument aucune.

Le regard légèrement embrumé, tu le fixes difficilement. Et pourtant, ton regard ne s’en détache pas, détaillant les traits que jadis il connaissait par cœur. Plongeant dans son regard à lui pour y retrouver cette familiarité. Tu es silencieux. C’était toi le mort ambulant. L’amputé du cœur, des sentiments que tu tentais tellement d’ignorer, qu’ils te fracassaient dès que tu leurs laissais une marge de manœuvre.

Ton attitude semble changer. Si tu l’avais rejeté en le voyant, maintenant tu t’y accrochais, comme si ta conscience refaisait surface, que ce qui te rendait humain reprenait vie. Les bras lourds, tu finis par le rejoindre, et l’enlacer. Tu resserres tes bras autour du mirage vivant, comme si il s’était moqué, qu’il avait tenté de t’échapper. Et pourtant, il semblait fait de pierre tout autant que toi.

Tu n’as pas l’énergie de le relâcher. Ni de l’empêcher de repartir. Il te sert de pillier momentané, d’une surface sur laquelle tu peux enfin t’appuyer pour respirer, pour te rendre compte qu’au final tu n’es pas si mort que ça. Mitigé, tu ne sais toujours pas si c’est bien ou mal.

Mais tu reprends conscience, te refermes, le relâche. Un pas derrière pour t’en séparer, pour l’avoir de nouveau dans ton champ de vision. Et ton regard se fait toujours aussi dur malgré la bruine de larme qui menace de passer dans tes yeux bleus. Tu as envie de le détester, de t’en débarrasser pour retourner à ton état normal, à ton état inhumain, fou, dangereux, insensible. Mais ce serait trop facile. Et la facilité, elle ne t’a jamais été accessible. «Pour ce que j’en ai à faire.» Tu mens. Et ça t’agace de même le percevoir dans ta voix. Il va s’en rendre compte, évidemment. Tes émotions transparaissent tellement qu’elles ne te laissent aucune chance au jeu du mensonge. De plus, il a toujours été de ceux qui ont facilement pu voir clair dans ton jeu. «De toute façon c’était déjà foutu d’avance non? Notre amitié a toujours fait parler. On a jamais été dans le même monde. Encore moins maintenant.» Tu détournes le regard. Tu ne crois même pas à tes propres paroles. Si une seule divergence d’opinion suffisait à diviser les gens, le côté sociable de l’homme aurait été annihilé il y a fort longtemps.

Habitué à la pénombre, tu vois du mouvement plus loin. Trop grand pour être un animal, tu regardes l’ombre se mouvoir, se traîner. Et tu ne bouges pas le petit doigt.




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MessageSujet: Re: All comes down (nathan)   Mar 28 Juil - 20:17


Comme une claque en pleine gueule, ce qui suit le laisse sans voix. Au milieu des œillades assassines et de la honte émergeant de son propre corps, il ne s’attendait pas à ce que la situation change aussi rapidement. Un vent contraire qui vient lui souffler dans les oreilles et le laisse totalement con.  L’étreinte lui coupe le souffle, affole son cœur qui hurle contre ses côtes. La langue sèche, soudain privée du don de parole, le soldat reste droit. Aussi immobile qu’un poteau haute-tension, il a peur. Peur de voir le moindre souffle faire disparaître ce moment qui se suspend au-dessus de leurs têtes. Les frères terribles revenus des entrailles de la terre, renouant avec leur ancienne amitié. Il ferme les paupières, lentement, et suspend sa respiration affolée. Ses mains restent pendues contre ses flancs, incapables de se décider à oser venir se poser contre le dos de Nathan. Trop habitué à se prendre des coups dans la tronche, des insultes dans le pif, Stain réalise alors qu’il ne sait plus vraiment comment réagir face à ces élans de sentiments. Ils le dépassent, écrasent sa pauvre tête vide pour le laisser totalement pantois devant un trop plein de bonne intention. Trop pourri pour voir le bien, il ne cesse d’imaginer de nouvelles emmerdes, savamment dissimulées derrière les bonnes intentions ou les sourires. Nathan le déstabilise, avec ce même soin dont était capable d’user Cora. C’est une faiblesse qui le ronge de l’intérieur et qui n’accompagne que ceux qui comptent pour lui. Un peu. Beaucoup. A en crever.

Des lames dans la trachée, il tente difficilement d’avaler sa salive. Grimace sous la douleur qui lui déchire le gosier. L’étreinte se desserre et le loup prend alors le risque d’ouvrir les yeux, posant ses pupilles sombres sur celui qu’il considère encore comme un gamin. Malgré leur faible différence d’âge. Et plus il regarde dans ces yeux familiers et pourtant si étrangers, plus il aperçoit les marques des épreuves traversée. Il s’est passé trop de temps, trop de choses, et les questions ne cessent de lui brûler la langue. Elles s’écrasent contre ses dents sans qu’il ne parvienne à les laisser s’échapper. Par crainte de le blesser, de le perdre à nouveau. Il se renfrogne en entendant ses derniers mots. Cille un moment et se perd dans la contemplation des débris jonchant le sol. Foutu d’avance… Il le pensait au début. Quand on lui avait refourgué la garde de ce merdeux richard, à la langue bien pendue. Le soldat avait rapidement changé d’avis, trouvant en ce gamin une réplique de lui-même. En moins atteinte peut être. Un certain équilibre qui, unit avec Cora, l’empêchait de totalement s’écrouler dans la couche de merde lui recouvrant le cœur. Stain lâche un lourd soupir, se passe la main sur la nuque et laisse ses pupilles dériver sur le décor encore un moment. « - Tu tenais compte de l’avis des autres ? Toi comme moi, on en avait rien à foutre de ce qui se disait sur nous. » Il le lâche dans un souffle, la voix tremblante. Tiraillée entre la chaleur engendrée par la douceur du souvenir et la glace de l’aversion envers ces cons qui ne comprenaient rien. « - C’est trop facile de se servir de la connerie humaine pour se justifier. On faisait pas partit du même monde, c’est justement ça qui a servi de colle à tout le reste, et tu le sais. » Dans un raclement de gorge, le Hunter pose enfin son regard sur son interlocuteur. Le scrute, sonde les pupilles tout en sachant pertinemment que cette fois, c’est lui qui a raison. « - On s’en est bien sortit la première fois, pourquoi ça ne marcherait pas pour celle-là ? » C’est l’espoir d’un fou qui vibre dans ses cordes vocales. Celui viscéral de parvenir à recoller les morceaux tant bien que mal. Effacer sa propre connerie pour reprendre là où ils ont tout arrêté. Les doutes l’assaillent et tiraillent son cœur, mais il s’y accroche.

Plus avant de voir le changement sur le visage de Nathan, les sens du loup perçoivent une présence. Les traits de l’homme se figent et se durcissent sous le coup de l’angoisse. Elle le prend aux tripes et y trifouillent de ses griffes sales. L’écho des pas qui se rapprochent n’est encore qu’un murmure. Une menace lointaine qui ne tardera pas à se matérialiser pleinement à grand renfort de grognements gutturaux et d’une odeur à filer la gerbe. « - Tu n’as rien croisé en venant ici ? » La question ne sert à rien et il la murmure le plus doucement possible. Tout en se rapprochant d’un pas vers Nathan, il laisse sa main venir agripper son épaule pour le tirer en arrière. « - Il faut croire qu’aujourd’hui, on fait vraiment partit du même monde. Evite de te mettre à brailler comme tu sais si bien le faire, il devrait pas nous repérer. » Il y a de la moquerie dans ses paroles. L’ombre d’un sourire sincère qui se répercute sur tout son visage malgré la noirceur de son regard qui ne quitte pas l’ombre se détachant en contre-jour devant la façade blanchâtre des baies vitrées. Il recule encore, jusqu’à ce que leurs dos viennent se reposer contre un mur. Par pur réflexe, ses phalanges libres viennent lentement s’enrouler autour de la crosse de son revolver, prêtes à agir si la situation venait à l’exiger. Ce n’est pas très malin de faire le fier avec ton joujou, tu risques d’en attirer d’autres Stain. Je sais, cousinette.

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MessageSujet: Re: All comes down (nathan)   Lun 3 Aoû - 0:50


«All comes down »



Stain & Nathan
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Il ne t’a pas rendu la pareille. N’a pas cru nécessaire, ou a simplement été capable d’avoir la franchise de te serrer aussi contre lui. Mais ça ne te dérangeait pas. Tu avais toi-même eu toute la misère du monde à franchir ces trois petits pas pour sentir sa personne contre la tienne. Vous n’aviez jamais été du genre câlin, plutôt physique de façon violente, vous aviez préférez largement vous taper sur la gueule que vous adressez quelconque douceur. Mais c’était votre façon de vous appréciez, de vous aimer. Comme si un poing pouvait être plus fort qu’une étreinte, votre affection se manifestait sous les boutades, les répliques cinglantes, les remarques et les coups de gueule. Si certains avaient y voyaient une relation à problème, vous vous saviez que c’était plus fort que ça.

Les mains dans les poches, tu évites son regard, comme un gamin, lorsqu’il te répond assez franchement. Il avait raison. Tu ne t’étais jamais soucié de l’avis des autres, connu ou méconnu, tu n’en avais toujours fait qu’à ta tête. Encore maintenant, qu’on dise ce qu’on voulait de toi, tu ne t’empêchais pas de faire tes conneries, tant qu’on te foutait la paix. Tu ne peux t’empêcher à penser à tes parents, sur le moment. Eux aussi, tu en avais rien eu à foutre de ce qu’ils avaient pu te dire, et tu regrettais amèrement de ne pas avoir fait plus attention, mais c’était l’unique cas, et tu faisais bien attention que personne ne prenne assez d’importance dans ta vie pour que cela se reproduise. « J’essayais de. » T’en a marre de manquer de mots devant lui, devant son spectre. T’as besoin d’un coup de pied au cul pour redevenir toi-même.« Ouais. En fait, le seul truc qui aura pu nous détruire, c’est nous-même. » T’avais accepté ses explications, enfin, partiellement. Tu t’accusais plutôt, pour le coup. Tes choix, ta culpabilité, sa disparition. Encore une fois, ta connerie n’avait fait que t’enlever ceux à qui tu tenais.  

Après, vous aviez beau faire semblant que c’était vous contre le reste du monde, il n’empêchait pas que ce monde, vous en faisiez partie, et que vous étiez trop impliqués chacun de votre côté pour vous faire croire le contraire. Mais vous aviez essayé, enfin, toi, tu avais essayé, pauvre gamin qui n’en faisait qu’à sa tête. Rebelle jusqu’au bout des ongles, tu avais cherchés chaque opportunité de te faire remarquer, de foutre le bordel, beaucoup trop chaotique pour rester sagement assis dans ton coin, comme on exigeait de toi que tu le fasses. Lui, il avait été parmi ceux à essayer de te casser, de te changer, et lorsqu’il s’était rendu compte que ça ne servait à rien, vous aviez pu finir par vous appréciez.

Tu finis par relever la tête lorsqu’il soulève un point important. Tes sourcils se froncent, ton visage se montre perplexe. «Pourquoi ça ne marcherait pas? Je n’en sais trop rien. Peut-être parce que c’est la putain d’apocalypse partout? Qu’il y a presque autant de cadavre de de vivants. Peut-être parce qu’on est différents? Parce que nous ne sommes plus nous, mais toi, et moi, séparément? Peut-être parce que tout à changer? » Que tu craches, exaspéré. Comment pouvait-il penser qu’il y avait le moindre espoir pour quoique ce soit. Que ce soit vous, ou n’importe quoi d’autre. T’avais envie de continuer à étendre ton sarcasme sur sa gueule, mais un bruit proche attire de nouveau votre attention. Parlant de problème de merde, en voilà un qui s’approchait.

Tu n’en frissonne pas une seconde. T’en avais croisé souvent, et t’avais réussir à t’en sortir sans avoir à te défendre. Mais tu ne peux ignorer l’expression de Stain ; lui, ça le dérange. Tu te laisses doucement tirer en arrière, aucunement sur la défensive. Tu ne mesurais pas le danger, que ce soit avec l’un de ces mort-vivants, ou avec n’importe laquelle autres créatures, naturelles ou non. Les grognements t’écœurent, mais tu n’as pas encore le réflexe de partir, de t’en éloigner. Fasciné par la morbidité, tu attends patiemment que la créature se montre, juste pour que tu puisses voir à quel point elle sera décharnée, immonde, inhumaine.

Ta voix, fort peu subtile, répond à la remarque dans un éclat qui se voulait plus fort que prévu «Nan. Quelques alligators mais. Hé!  Si ce n’était pas de ma grande gueule… » T’as pas le temps de terminer ta phrase, parce que l’écho te surprend, mais aussi parce que tu vois la charmante créature se traîner lamentablement vers la source du bruit. C’est-à-dire ; tes braillements.

Vous reculez encore tandis que le clair de lune dévoile partiellement le visage du cadavre ambulant. Une femme, ou ce qu’elle avait été de son vivant, vous fixe en laissant très peu de place à l’interprétation de ses intentions. Vous êtes sa cible, et le mur derrière vous ne pourrait pas être plus inutile. Près de lui, tu le sens bouger mais tu n’as pas envie de baisser les yeux même une seconde pour voir ce qu’il trame avec sa main. Tu te penches doucement vers lui, craignant que la créature s’excite si tu bougeais trop vite, et tu murmures cette fois. « Et on s’en débarrasse comment? » Parce que pour chasser des bêtes, t’étais un expert, mais pour ce genre de chose, moins tu en savais, mieux tu te portais. Les trucs magiques et cie ne t’avaient intéressé, simplement parce que tu n’avais pas envie de les intégrer dans ton monde, d’essayer de comprendre. Qu’ils gardent leurs problèmes.





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MessageSujet: Re: All comes down (nathan)   Ven 7 Aoû - 20:48


Trop sonné pour se donner la peine de répondre à cet élan plein de bon sentiment qui lui coupe l’herbe sous la patte. Il réalise que son absence de réaction peut être prise comme une absence totale de rémission. Comme s’il ne voulait pas renouer le contact qui s’était si merveilleusement brisé entre eux. L’intelligence du con. Il s’en mord les doigts maintenant que le charme est rompu. Qu’il se retrouve seul à grelotter au milieu d’un froid sortit tout droit de sa pauvre tête et qui le prend à la gorge. Les paroles crissent contre ses oreilles. De mauvais pneus qui se démolissent sur le sol givré et viennent jouer de leur charmante mélodie dans ses tympans en sang. Le loup fronce les sourcils, et serre les dents. C’est tout ce qu’il peut faire. La seule chose qu’il juge utile de faire. Parce que sinon, il est perdu. Paumé au milieu de tout ce qui se précipite dans ce crâne pourtant trop grand pour ses deux pauvres neurones. Il secoue la tête, montre son désaccord mais ne parvient pas à le matérialiser sous la forme de paroles cohérentes. Le fauve fait le fier, se cache derrière sa stature et le rôle qu’il se donne pour avoir l’air imposant. Derrière un égo aux proportions scandaleuses. Mais face à une ancienne amitié bafouée, il n’en mène pas large. Et plus il tente de trouver une solution à ce problème qui le dévore, plus il a la sensation que tout ça le dépasse. Trop habitué à utiliser la moquerie et la force brute pour parvenir à remédier à une situation, devoir faire preuve d’un tant soit peu de douceur lui coupe la chique. Sa salive se change en acide, lui déchire la trachée à chaque fois qu’il tente de déglutir et l’oblige à grimacer à chaque nouvelle tentative. L’exaspération le fusille. De part en part, l’assemblage se disloque et ne laisse que des débris de chair. Epars sur le sol déjà jonché de débris. Son petit casse-pied se borne à ne pas vouloir recommencer là où ils se sont subitement arrêtés. Un choix judicieux pour éviter de se reprendre une bonne tarte dans la gueule, il lui accorde ça.

Le soldat lâche un soupir, joue des phalanges contre sa nuque puis vient faire craquer ses articulations dans un geste proche du tic nerveux. Nerveux, il l’est. Plus qu’il ne voudrait l’être. Plus qu’il ne le faudrait dans un endroit pareil. « - C’est une option, mais on peut très bien s’y habituer. On a bien survécu à toute cette merde. » Lâche-t-il dans un souffle qui a perdu de sa superbe. La conviction se limite à une ombre. Une chimère qu’il chatouille sans parvenir à l’attraper. Trop de choses s’écroulent en ce moment. Et lui, il reste debout au milieu du carnage. Trop pourri pour seulement intéressé qui que ce soit. Même la mort ne veut pas de lui. Un comble pour un être qui l’attire comme un aimant depuis des années. « - Ca fait beaucoup de peut-être tout ça… » Il expulse la réplique dans un souffle qui se fait murmure. Evite soigneusement les pupilles de l’autre. Celles qui le détruisent plus qu’il ne veut le croire. Et le chuchotement qui lui parvient fait valser son cœur. Un écho qui tombe au bon moment. Sous la peau, c’est la colère qui se déchaîne. Celle de ne pas savoir, de ne pas pouvoir. D’être aussi inutile que le caillou qui bute contre sa godasse alors qu’il se bousille les doigts contre le bras de Nathan et le tire en arrière. Les dents du loup grincent quand le rebelle joue de sa charmante voix. Elles claquent, au même titre que sa langue pour manifestation un mécontentement évident. Foutue tête brulée… Il resserre sa prise contre la crosse de son arme, pétrit d’hésitation. Tiraillé entre le besoin de rester là, près de lui. Et l’envie monstre d’aller fracasser du zombie. De s’en servir comme exutoire pour apaiser sa rage. En déverser le flot contre ce truc décharné qui sera trop con pour seulement répliquer ou comprendre ce qui lui tombe sur la gueule. Elle ne te fait pas envie celle là ? Ta gueule Gemma…

« - En priant pour qu’il foute le camp. Ca éviterait de se retrouver nez à nez avec d’autres. » C’est une moquerie qui se pare d’un semblant d’espoir. Au fond, il espère qu’elle passera sa route. Traînera ses pieds pourris de l’autre côté du bâtiment pour les laisser tranquille. La bile lui grimpe sur la langue à mesure que les grognements se rapprochent. Et ses doigts se resserrent dangereusement contre le bras qu’il refuse de lâcher. « - Reste pas là… » Il aurait très bien pu s’adresser au semi-crevé que le résultat aurait été le même. Le regard plus noir que jamais, ancré sur les épaules décharnées, Stain n’ose pas Le regarder. Le cœur en lambeaux, déchiré d’avance à l’idée de le voir partir une fois de plus. C’est un nœud qui lui encercle la gorge et l’assèche. « - Il y en a d’autres, reste pas là Nathan. » C’est un ordre et il l’accompagne d’une saccade visant à éloigner le rebelle de leur cachette. Il le pousse dans l’ombre, vers un couloir en ruine pour que la tête de mule s’y engouffre et s’éclipse. La suite s’enchaîne dans un craquement lugubre. Le Hunter s’éloigne de la zone tel une ombre. Sort du champ de vision de Nathan, juste au cas où ce dernier aurait préféré n’en faire qu’à sa tête. La douleur manque lui faire se trancher la langue tant il serre les dents. Et dans un soupir qui se mue en grognement, le loup blanc s’extirpe de l’ombre. Les reins miteux de l’homme abîment la détente du fauve mais il parvient malgré tout à atteindre sa cible en un bond. Les crocs se plantent dans la jugulaire décomposée. Il croque, se pète la mâchoire contre les os et les nerfs, et tire la créature vers le bas tout en secouant la tête. Le déferlement de rage fauve qui se déverse dans ses veines le pousse à s’acharner sur la pauvre créature. Sauvagerie fauve qui se répercute dans le moindre de ses gestes et qui trouve son écho dans le bruit de pas qui se rapprochent. Le museau rougit de sang, les narines emplies par l’odeur, le loup darde ses pupilles mordorées vers les deux autres créatures qui s’avancent, claudicantes au milieu des décombres. La mutation a détruit le restant de raison de l’homme. Exacerbe les instincts bruts du fauve qui salive d’avance devant ce charnier qu’il s’apprête à faire. Une charpie de viscères et de peau. Il en couine de plaisir et gratte le lino pourrit de ses griffes. Le fauve pose alors son derrière sur le sol, en balayant les cochonneries de la queue, attendant joyeusement que les deux affreux soient suffisamment proches pour les cueillir comme des fraises trop mûres.

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All comes down (nathan)

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