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 Revolt [Enya]

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MessageSujet: Revolt [Enya]   Dim 14 Juin - 11:42

You’ve got strength, you’ve got soul
You’ve felt pain, you’ve felt love
You can grow, you can grow
You can make this world what you want.
You can revolt
You can revolt


Revolt - Muse


« Ca risque d'être difficile madame, on ne fait pas de livraison. » répond Rachel, le téléphone coincé entre l'oreille et l'épaule alors qu'elle finit une préparation.

Tu passes à côté d'elle, allant chercher du paracétamol dans la réserve et fronce les sourcils. C'est très rare qu'on vous demande ce genre de choses et en règle générale, quand les clients demandent, il y a une raison. T'approchant de Rachel, tu lui fais signe que tu peux éventuellement t'en occuper. Ta supérieur fronce les sourcils, s'arrête dans sa préparation et cache le micro de la paume de sa main.

« C'est hors de question Warren, tu finis dans cinq minutes et il est hors de question que je te paye des heures supplémentaires pour quelque chose qu'on ne fait pas habituellement. »

Tu grinces à l'entendre de ce prénom d'usage que tu n'apprécies pas des masses, surtout dans l'accent américain dégoûtant et tellement mainstream de Rachel.

« Je te demande pas de me payer, je te demande de me filer ce que le client veut pour que je le lui apporte. Je peux le faire. »

« Et si jamais faut traverser tout NO ? » rétorqua Rachel.

« NO est bourrée de pharmacies de proximité, avances-tu. Si elle appelle chez nous c'est qu'elle n'habite pas très loin. Note moi ses coordonnées, j'y vais. »

Tu repars de la réserve, tes médicaments dans les bras avant de les donner à ta cliente qui trépigne. Tu t'excuses de ton retard aussi gentiment que possible même si son attitude agaçante te donne envie de la manger tout crue. Code barre, petit sachet, carte vitale, scanner de l'ordonnance et tu la revois partir avec soulagement. Profitant de l'absence temporaire de nouveaux patients, tu rends ta blouse en l'accrochant dans la réserve. La mine renfrognée, Rachel termine sa préparation et te tend un petit post-it sur lequel sont notés le médicament demandé et l'adresse de la personne. Sans commentaire, tu sillonnes les étagères les plus éloignées de l'entrée de la pharmacie pour trouver ce genre de traitement effrayant qu'on espère donner le moins possible et qui nous soulève le cœur quand on arrive à déchiffrer son nom sur une ordonnance. Tu le places dans un petit sac avant de récupérer tes affaires dans ton casier. Saluant Rachel et ta collègue encore présente pendant la dernière demeure d'ouverture, tu finis par t'extirper de la pharmacie.

Enfin, tu respires ! L'air chaud de cette fin d'après-midi d'été te fouette le visage et te donne malgré tout des frissons. Tu en profites pour t'allumer une cigarette avant de jeter un nouveau coup d’œil sur le post-it et l'adresse tracée de l'écriture ronde-pétasse de Rachel. Effectivement, ce n'est pas loin du tout, tu ne comprends pas pourquoi elle en fait tout un plat. Le principe d'un service de proximité réside justement dans le fait d'être proche de ses patients. Et malgré tout ce qu'on dira, une pharmacie empêche les gens de crever, mais c'est aussi du business, soumise au lois du marché : un client satisfait n'en parlera peut-être à personne ; un client non satisfait le fera savoir à tout le monde. Et le bouche à oreille marchait particulièrement bien dans ce petit quartier de l'Est de NO.
Ta marche rapide ne te laisse pas le temps de finir ta cigarette que tu te trouves déjà à l'adresse indiquée. Tu finis tout de même le rouleau de tabac, parce que faut pas abuser, c'est cher ce petit bout de cancer, avant de pénétrer dans l'enceinte.

Quelques minutes plus tard, te voilà en face de la porte de la cliente – car vu le prénom, c'est une jeune femme. Tu frappes trois coup de phalange contre le panneau de bois.

« Mademoiselle Rivers ? C'est la pharmacie ! »
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MessageSujet: Re: Revolt [Enya]   Dim 5 Juil - 18:43

J'avais cherché partout cette fichue boite de médicaments. Au fur et à mesure, la recherche en était devenue frénétique, et mes mains tremblantes avaient retourné la quasi-totalité de mon appartement. Et puis, il avait fallu que je me rende à l'évidence : mes médicaments n'étaient pas ici. Peut-être les avais-je laissé à la planque radio, peut-être étaient-ils tout simplement perdus quelque part, oubliés sur le comptoir d'un bar, égaré sur une table de l'hôpital, je n'en savais rien ; je ne m'en souvenais plus. Mais une chose était sûre alors que je tentai de calmer les battements de mon cœur, adossée contre la porte de ma salle de bains : j'en avais besoin, et vite.

Il était rare que je sente les crises arriver, il était rare que ma psyché fragile me prévienne avant que je perde les pédales, mais parfois, j'avais cette chance. Parfois, mon esprit avait un éclair de lucidité avant le brouillard. Je savais que je n'avais qu'un petit moment avant de sombrer dans une phase euphorique ou dépressive. Pour le coup, je penchais plutôt pour dépressive, vu la nostalgie qui commence à m'envahir.

Dans un geste brusque, je saisis mon téléphone et composai le numéro qui se trouvait sur le tampon, en bas de ma dernière ordonnance. La pharmacie qui m'avait délivré mon médicament la dernière fois. J'en avais changé récemment, après que la pharmacienne de celle où j'avais mes habitudes ait été remplacée par un pharmacien un peu trop curieux. J'avais jeté mon dévolu sur une petite officine, proche de chez moi, ouverte tard ; ça tombait bien. Le téléphone sonna dans le vide quelques secondes, puis une voix de femme résonna dans le combiné, polie, me demandant ce qu'elle pouvait faire pour moi.

« Bonsoir, j'aurais besoin d'Arkolamyl 5 milligrammes, une plaquette, s'il vous plait. J'ai une ordonnance à jour. »

« Bien sûr, nous en avons en stock. Venez avec votre ordonnance, on vous en donnera. Vous savez où nous trouver ? »

« Oui mais, à vrai dire, je ne suis pas en état de sortir. J'aurais besoin que vous me l'apportiez chez moi, je suis à deux rues. »

« Ca risque d'être difficile madame, on ne fait pas de livraison. »

Mon coeur loupa un battement. Pas de livraison ? Ca n'allait pas être possible. Je ne pouvais pas aller jusque la pharmacie. Si je sortais, le moindre détail pouvait me faire perdre les pédales, et je serais en phase euphorique avant d'arriver à la pharmacie ; je me réveillerais dans quelques heures Dieu sait où. Je le sentais, je savais que je n'y arriverai pas. Ma voix se fit implorante malgré moi.

« S'il vous plait, j'en ai vraiment besoin, c'est urgent, je ne peux pas.... »

Tout à coup, la voix de mon interlocutrice se fait plus distante, et j'entend qu'elle parle à quelqu'un d'autre. Je ne comprend pas ce qu'ils se disent, mais quelques secondes plus tard, la femme me reparle.

« Quelqu'un de chez nous va vous apporter votre médicament. Donnez-moi votre adresse et votre nom. »

Je lui donne, et elle m'informe que je serai livrée d'ici une dizaine de minutes. Mon cœur s'emballe un peu moins, mon souffle se fait moins court. Dix minutes. Je devrais pouvoir tenir dix minutes. Tout se passera bien. Je remercie la pharmacienne qui raccroche un peu sèchement, et attend, prostrée contre la porte de ma salle de bains. Les minutes passent, semblent interminables. L'adrénaline monte, je sens mon cœur qui manque des batteements. Et tout à coup j'ai envie de sauter par la fenêtre. La douleur afflue par chacun de mes pores. L'image de Casey vient s'immiscer dans ma tête. Il me dit que tout est ma faute. Ma mère, blanche, à la morgue. Mon père, sa bouteille à la main. Peut-être que je serai mieux avec eux, hors de ce monde. De toute façon, à quoi bon ? Je me planque derrière une radio, en espérant que ça change quelque chose à la tyrannie d'un gouvernement totalitaire. Je ne vaux rien, juste une fille au milieu de la masse, qui mourra oubliée, comme mon frère, comme ma mère, comme mon père. Une fille seule. Je me roule en boule et lutte pour ne pas pleurer. Je n'ai envie de rien.

Tout à coup, on frappe à ma porte et une voix s'élève. Mon sauveur providentiel. Mais je n'ai pas la force de me lever et d'aller lui ouvrir. Je n'ai la force de rien, en fait. Je veux juste rester là, les genoux remontés sous le menton, mes mains autour, dans l'encadrure de la porte. Qu'il s'en aille, il ne peut rien pour moi de toute façon. Par une volonté inédite, j'élève la voix.

« C'est ouvert. Vous pouvez déposer les médicaments sur la table basse et partir. »

Et me laisser tranquille et seule. Me laisser sombrer ce qu'il me reste à sombrer pour la soirée. Mon esprit se complait dans le brouillard de mon malheur. Même mon corps commence à s'engourdir et à se noyer dans ma crise. Je ne sais pas ce qui est le pire : l'euphorie ou la dépression.
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MessageSujet: Re: Revolt [Enya]   Lun 6 Juil - 15:52

C'est ouvert, qu'elle dit, la madame. Sans te poser de questions, tu appuies sur la poignée de la porte avant de faire pivoter le panneau de bois vers l'intérieur. N'apercevant aucune table basse dans le hall d'entrée, tu imagines donc qu'elle te parle de la pièce à vivre. Tu refermes la porte derrière toi avant d'avancer avec prudence dans cet antre inconnu. Au bout du couloir de l'entrée se manifeste enfin une pièce dans laquelle tu espères trouver la patiente.
Tes yeux vagabondent sur un désordre naturel, sur le dossier d'un canapé, les plis d'un rideau et enfin sur la surface de la fameuse table basse encombrée de feuillets et de boîtes de médicaments. Tu t'apprêtes à y laisser tomber le sac plastique avant que ta vision périphérique ne t'alerte sur une silhouette en mouvement.

Tu te bloques brusquement dans le tien, les yeux rivés sur le corps recroquevillé et tremblant d'une jeune femme. Ses longs cheveux ébouriffés cascadent sur ses épaules agitées de spasmes. Elle a les yeux humides et fuyants, le cœur au bord des lèvres, le teint blafard, le visage luisant. L'obscurité du crépuscule naissant creuse les traits de son visage fatigué et tordu dans la souffrance. Dans un geste instinctif, tu plonges la main dans le sac que tu tiens entre tes doigts et en sors seulement maintenant la boîte que Rachel t'a demandé d'emmener. Arkolamyl. Ok, elle est en train de faire une crise.
Sans demander la permission, tu te saisis de la boîte que tu ouvres rapidement avant de gagner ce qui ressemble à une cuisine où tu chippes un verre que tu remplis avant d'y dissoudre l'un des cachets de la plaquette stérile.

Quelques secondes plus tard, tu t'agenouilles devant la jeune femme assise à terre et saisis délicatement une de ses mains crispées pour y glisser le verre d'eau. Tu renforces son étreinte tremblante de la tienne de peur qu'elle ne lâche l'objet et répande sur le sol quelques dollars en liquide.

« Avalez ça, ça va aller. Respirez, je suis là. »

Le visage soucieux, tu t'appliques à dégager le sien des longs cheveux qui le cachent d'un rideau sombre du pantin fragile qui ne veut pas se montrer au monde. Ta malheureuse empathie professionnelle prend le dessus et tu poses une main réconfortante sur son épaule, dans un mouvement légèrement ascensionnel au cas où elle viendrait à s'écrouler sur le sol. Tu pestes intérieurement contre Rachel qui ne faisait après-tout que son travail en refusant de la livrer. Ton esprit se terre dans les pires hypothèses : et si tu n'avais pas proposé ton aide ? Puis tu essaies d'étirer un sourire pour la rassurer.

« Restez avec moi, Mademoiselle Rivers. »

Entre ses lèvres filtre la respiration saccadée chargée d'angoisse d'une crise qui va mal finir. C'est ou blanc ou noir, mais dans tous les cas, c'est particulièrement violent. Pourquoi cette jeune femme est-elle seule sachant qu'elle peut faire une crise à tout moment ? Comment a-t-elle pu se laisser dépasser par un manque éventuel de médicaments ?
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MessageSujet: Re: Revolt [Enya]   Jeu 30 Juil - 22:26

Il ne part pas. Je ne sais pas ce qu’il fait, pourquoi il reste. Je l’entend se déplacer dans l’appartement, fouiller dans une armoire de la cuisine. Mais je n’ai ni l’envie ni la force de me lever et de l’arrêter. S’il veut voler quelque chose, qu’il se fasse plaisir ; de toute façon, rien n’a de la valeur ici. Cet appartement est miteux, avouons-le ; je n’ai pas les moyens de me payer autre chose pour vivre. Alors, s’il manque quelque chose, tant pis, je ferai l’inventaire une fois calmée. Pour l’instant, ma tête est trop remplie de flou. Quelque part en moi, je sais que je devrais intervenir, ou tout du moins lever les yeux et voir à quoi ressemble cet homme. Mais je ne sais pas, ça ne me semble pas une bonne idée. Je préfère rester là et attendre. Peut-être, avec un peu de chance, qu’il ne trouvera pas ce qu’il cherche et qu’il se vengera sur moi. La cuisine est pleine de couteaux ou d’objet tranchants. Ca pourrait aller vite et sans douleur. Ou avec douleur, tant pis, peu importe, vu qu’après c’est le néant. Ca doit être tranquille, le néant, ça doit être bien.
Je l’entend s’approcher de moi. Je souris malgré moi, d’un sourire résigné. Il semblerait finalement que cette chienne de vie exauce l’un de mes souhaits. Mais au lieu de ça, il s’accroupit devant moi et je vois le verre qu’il tient à la main. Qu’est-ce qu’il me veut, bon sang ? Je n’ai pas envie de boire. J’ai envie qu’il me laisse tranquille. Pourtant, quand il me saisit la main et y glisse le verre, je me laisse faire. Je ne vois pas bien l’intérêt de résister. S’il tient tant à ce que je boive, allons-y, pourquoi pas, ça n’a jamais tué personne je crois. Sauf quand il y a du poison dans le verre, c’est une autre histoire. J’ai donc ce verre dans la main, et la main de cet inconnu qui vient s’y ajouter. Décidément, il a décidé de ne pas me laisser tranquille. Je m’exécute rapidement quand il me dit d’avaler l’eau. Et soudain je comprends, en sentant les fines particules de médicament. Il m’administre le traitement. Je dois être dans un état pitoyable pour qu’il décide de me traiter de suite.

« Merci », je murmure du bout des lèvres.

Il touche mes cheveux, remet une mèche en place. Je lève les yeux, enfin, et observe le visage du jeune homme, silencieusement. Il est plutôt beau garçon, c’est déjà ça. La gueule un peu amochée, mais rien de bien grave. En d’autres circonstances, je lui aurais souri et je me serais présentée. Il a l’air gentil. Instinctivement, je sens qu’il n’est pas là pour me faire du mal. Il a plutôt la tête de celui qui essaie d’aider. Est-il conscient qu’il n’y a plus grand-chose à sauver chez moi ?

« Restez avec moi, mademoiselle Rivers. »

J’acquiesce faiblement de la tête. Où veux-tu que j’aille, de toute façon ? Si je pouvais partir, je le ferais. Loin, loin de toute cette misère, de ces histoires de zombies, et du gouvernement, et loin de moi-même. Dans le temps, il y avait des plages sympas où on allait juste pour bronzer. Ca remonte à si loin.

« Enya. Je m’appelle Enya. »

Je souris faiblement, en me forçant presque, mais je me dis qu’il mérite au moins ça. Puis je soupire. Le médicament est efficace, mais ne fait pas effet de suite. D’autant plus qu’il est censé être pris avant que la crise s’installe. La partie rationnelle de moi sait que j’en ai encore pour quelques minutes. Tout le reste de mon être me hurle que je vais rester comme ça éternellement.

« Je suis en piteux état. Désolée. T’es pas obligé de rester. »

Non pas que la présence du pharmacien me dérange. C’était même assez agréable, maintenant, de le sentir près de moi. Je n’avais plus autant envie qu’il parte. Au moins, tant qu’il serait là, je serais moins seule. C’est fatiguant d’être seule, à la longue. Je me ravisai.

« En fait, si, reste. S’il te plait. »

Je souris à nouveau, puis ferma les yeux et posai ma tête contre la porte. Il allait me prendre pour une folle. Ceci dit, c’était ce que j’étais. Folle à lier, et pourtant en apparence totalement normale. Il fallait juste que j’attende que ce foutu médicament fasse effet.
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MessageSujet: Re: Revolt [Enya]   Lun 3 Aoû - 21:41

Dévasté par cette pauvre petite âme qui se recroqueville sur le sol, tu rattrapes le verre de ses doigts frêles une fois qu'elle l'a vidé et qu'il ne reste plus dans le fond du récipient translucide que quelques résidus d'une poudre blanche à l'odeur écœurante. Elle n'arrive pas à se décider, ne sait pas ce qu'elle dit, c'est le début de la fin. Le cœur serré tu la regardes s'appuyer désespérément contre la porte comme pour finalement t'empêcher de partir ; mais tu ne serais jamais parti. Ce n'est pas ta nature et même si tu n'es pas payé par cette petite radine de Rachel, c'est comme si tu étais en service. Toi qui délivres mille médicaments à la journée ne peux pas perdre ton cœur devant une pauvre femme malade sans l'assister. Elle est en danger, elle va faire une crise. Rejetant les sentiments que ton empathie t'envoie à la gueule, tu raffermis ta prise sur le verre que tu poses sur une table proche à côté d'un vide poche avant de passer tes mains sous ses aisselles.

« Ecoutez, vous pouvez pas rester là. Je vous emmène dans votre lit...même si je sais pas où il est. Je peux pas vous laisser assise ici, il faut vous mettre à l'aise sinon ça sera encore pire. »

Elle doit le savoir. Ou peut-être pas. Peut-être qu'elle n'est pas consciente du risque d'un manque crucial de médicaments et que c'est pour cela qu'elle se retrouve dans cette situation. Peut-être qu'elle ne connaît pas la vérité de la chose et que cette dernière est en train de lui arriver en pleine poire. Cette jeune femme a besoin d'aide et visiblement tu es la seule personne aux alentours qui puisse la lui fournir. Tes mains glissent dans son dos et de la force de tes bras, tu la soulèves afin de lui faire quitter le sol suffisamment haut pour pouvoir passer un avant bras sous sa cuisse et la supporter à travers l'appartement que tu sillonnes avant de trouver ce qui ressemble à une chambre, puisqu'un lit s'y trouve. Ton dos bute contre le chambranle de la porte et tu réprimes une grimace, n'arrivant pas à estimer l'espace dans lequel tu te balades, alors que tu ne le connais pas et que tu as un poids quasi mort dans les bras. Un froissement de papier retentit lorsque tu t'approches du lit et tu devines que tu as du faire tomber des trucs. Sans y prêter attention, tu déposes le corps de la jeune femme sur me matelas où tu la regardes s'échouer tendue comme un string.

« Ca va aller, je suis là. Je reste avec vous. »

Tes doigts glissent sur l'un de ses poignets, en pressent l'intérieur, juste en dessous de l'os, afin de tâter le pouls qui s'acharne tout en restant normal quoique agité. Ta main gagne ensuite son front moite, tâte sa fièvre qui grimpe et contre laquelle tu ne pourras pas essayer de lutter chimiquement avant une bonne heure, le temps que le cachet redoutable que tu viens de dissoudre dans son verre fasse effet et la calme. Tu cherches la lueur de ses yeux, la regarde s'éteindre, impuissant. Tu t'assieds sur le bord du lit, saisissant sa main pour lui imprimer un mouvement chaleureux, avant de lâcher un soupir. Dans quoi t'es-tu encore fourré...
Tu cherches dans quoi, justement, alors que tes yeux tombent sur le sol, roulent sur des feuilles que tu as fait tomber. Tu les saisis de ta main libre, laisses courir ton regard sur l'écriture désordonnée que tu parviens à déchiffrer. C'est erratique, dynamique, plein de rage et de haine. Contre le Gouvernement, contre votre ennemi commun. Tu écarquilles les yeux, te tournes vers elle, la feuille toujours à la main.

« C'est pas le meilleur moment pour vous demander ça mais vous...vous êtes chroniqueuse de la radio Mission ? »
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Revolt [Enya]

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