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 (HOT) I hate everything about you ♰ Anger

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MessageSujet: (HOT) I hate everything about you ♰ Anger   Dim 14 Juin - 15:10




I hate everything
about you why do I love you


Les clés tournent dans la serrure avec précaution. La porte s’ouvre sans bruit, laissant passer une fine silhouette par l'entrebâillement. Charisma referme derrière elle, traversant l'appartement sur la pointe des pieds. Depuis quelques temps, les papiers s'accumulent au gouvernement, lui prodiguant bien plus de travail que d'ordinaire. Ses horaires s'étirent, s'allongeant sous la montagne de travail. Mais ce n'est pas uniquement pour ces messieurs les ministres que mademoiselle travaille. En vérité, plus de travail lui donne plus d'opportunités pour mener à bien son plan: soit dérober les richesses à ces personnes importantes. Noyée sous une première pile, elle s'échine à tout faire méticuleusement, gardant une trace de l'historique des dépenses, des crédits. Pourtant elle ne fait rien comme tout le monde. Les sommes sont bien là, attendant sur leurs comptes, mais elles s'entrecoupent, se croisent avec d'autres, la brune prenant soin de faire s'entrelacer le plus d'opérations possibles afin de brouiller les pistes au cas où certains seraient tentés d'essayer de retracer les opérations. Mais son patron s'en fiche, tout comme ces messieurs les ministres, ne s'occupant que du résultat, faisant une moue et balayant le sujet d'un revers de main lorsque Charisma doit leur faire les comptes. Bien trop de charabia et de recoupement pour eux, ils n'ont pas le temps de se pencher sur un tel casse-tête. Tant mieux. Lui faisant confiance, elle peut donc à sa guise jouer sur les taux et les sommes indiquées, falsifiant quelques documents, en pointant d'autres. La finance, ou l'art de l'escroquerie. Elle remercie son père pour lui avoir appris ça. Mais qui dit brouiller les pistes dit beaucoup plus d'efforts à fournir, et inévitablement, des horaires de fin plus tardives. Ne faisant pas de bruit dans l'appartement encore endormi, la brune enleva ses chaussures, les rangeant à leur place. Le loft des Draper n'était pas gigantesque, mais il convenait aisément à une vie à deux. Sans nul doute, ils auraient pu faire de la place pour une troisième chambre. Mais cela reviendrait à supprimer leur petite salle de travail où Charisma avait l'habitude de plancher lorsqu'elle était à la maison. A moins qu'ils ne suppriment la petite salle de musique, mais pour Neal, il en était hors de question. Et puis de toute façon, qui pourraient-ils bien accueillir? Les Draper n'étaient que deux, et comptaient bien le rester.

Contournant le canapé, elle se souvint alors. Anger. Le jeune homme, ami présumé de son frère, avait emménagé chez eux quelques jours plus tôt, dormant sur le canapé. Balançant entre l'envie perfide de le tirer du sommeil, allumant la lumière, et celle de ne pas faire de bruit pour ne pas réveiller son frère, Charisma pencha finalement pour la seconde option. A regret. Elle ne voulait pas le contrarier. Et puis, il lui avait promis que l'autre ne resterait que peu de temps après tout. Montant l'escalier en colimaçon menant aux chambres, elle se dirigea sur la pointe des pieds vers la sienne. Refermant la porte derrière elle, elle put enfin souffler. Dézippant sa robe, le vêtement tomba sur le sol. Et dans le même instant, la lumière s'alluma, inondant la pièce de sa lueur jaunâtre. Clignant un instant des yeux, aveuglée, la brune avisa alors le fautif. Anger, bien installé dans un lit juxtaposé au sien, une petite table de chevet seule séparatrice des deux lits, avait les doigts accrochés au bouton d'éclairage, la toisant. Choquée, ne s'attendant pas à cette vision, ses lèvres restèrent un moment entrouvertes sans laisser échapper aucun son, sourcils froncés. Se ressaisissant alors, elle pointe un doigt dans sa direction et souffle: « Tu es censé dormir sur le canapé! » Mais elle comprend, trop tard, que Neal a du changer ses plans, ne prenant pas la peine de la prévenir. Il faut dire qu'ils se croisaient rarement ces derniers jours, Charisma étant toujours très occupée, partant tôt le matin pour rentrer une fois l'obscurité complète. Tout de même, elle ne put retenir un juron entre ses dents, maudissant son frère pour toujours faire ce que bon lui semble. Se rendant alors compte de sa nudité partielle, elle rattrape le vêtement, froissant le tissu devant elle pour cacher en partie son corps. Furieuse, elle siffle, telle une vipère: « Ici c'est ma chambre. Capich? » Et sur ces mots, elle ouvre la porte, lui faisant signe de déguerpir. Avec un peu de chance, peut-être cela marcherait-il. Pourtant, son cœur ne put s'empêcher de se serrer quelque peu face à l'évidence. Le deuxième lit n'était pas apparu tout seul. S'il était là, c'est que Neal l'y avait autorisé. Autorisé l'homme à dormir dans la même pièce que sa sœur sans même en avertir celle-ci. Beau geste d'ingratitude à l'encontre de celle qui l'a toujours soutenu. Mais ça, il ne l'a jamais vraiment vu.


Dernière édition par Charisma Draper le Mar 30 Juin - 20:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (HOT) I hate everything about you ♰ Anger   Sam 27 Juin - 2:12


And I hate how much I love you
I can't stand how much I need you







Lui qui d’habitude semblait si inanimé, si flegmatique, un sourire barrait son visage pâle depuis la matinée. Neal lui avait offert son passe-droit pour bercail Draper, lui avait réservé une place officielle dans la famille. C’était donc un jour spécial, mémorable et qui figurait d’ores et déjà sur la courte liste des jours heureux du mage noir. La nuit était tombée, et pourtant l’habitat restait vide. Personne, mis à part ce silence imposant, ce silence qu’il connaissait si bien. Neal lui avait pourtant assuré qu’il serait de retour avant la fin du jour. Mais qu’importe, il avait de quoi lire, de quoi satisfaire sa légendaire curiosité, et c’est donc ce qu’il l’avait occupé jusqu’à ce que ses yeux se ferment de fatigue. La dernière chose qui avait occupé son esprit avant de sombrer dans les bras de Morphée, c’était le visage de son bienfaiteur. Il sourit. En la personne de Neal, il s’est trouvé un frère, une idole, un héros. Bien que sa présumée gentillesse soit intéressée, Anger se sentait rasséréné par l’imposante confiance en lui que dégageait l’homme. Cette seconde vie, cette seconde chance qu’il avait offert au meurtrier accompli qu’il était, Anger ne l’oublierait jamais. Plus que ça encore, il lui avait donné la possibilité de vivre sous son toit, provisoirement d’abord, puis l’avait finalement accepté de façon définitive. En fin de compte, c’était comme de vivre quelque chose d’idyllique, bien que probablement éphémère, comme une contrepartie aux premières sept cens années vécues en enfer. Tout était plus au moins parfait, à l’exception près de cette femme qui d’emblée s’était positionnée en rivale. Charisma, la soeur du bienfaiteur, la possessive femme qui jalousait l’attention que donnait Neal à Anger. Ils s’étaient détestés au premier regard, et lorsque le maître de maison quittait les lieux, l’ambiance virait au rouge. Les deux s’échangeaient coup pour coup, même si jusqu’à maintenant ils n’en étaient pas encore venus aux mains. Il s’était finalement endormi, d’un sommeil léger cependant. Il était rare qu’il s’abandonne à de rêves profonds, tant sa vie d’antan lui avait appris à rester sur le qui-vive. Aussi la clé tournant dans la porte de l’appartement l’arracha à son sommeil.

Lequel des deux était-ce ? songea t-il. L’ange, ou le démon ? Il avait comme un mauvais pressentiment. Il se roula en boule sous la couette, et attendit, sans aucune envie d’aller vérifier par soi-même. Si c’était elle, ça n’aurait rien amené de bon, et Neal leur aurait encore reproché à tous deux leurs enfantillages. En écho à ses craintes, la porte de la chambre s’ouvrit, et il devina plus qu’il ne la vit la fine silhouette de Charisma se faufiler à l’intérieur. Son coeur se mit à battre un peu plus fort, car à cet instant il se souvint qu’elle ne savait pas. Ils allaient dormir dans la même chambre pour la première fois, et aux gestes de la femme, il se doutait qu’elle n’en avait aucune idée. Alors qu’il la voyait clairement se déplacer jusqu’à son lit, elle ne le voyait pas, ses yeux n’était sûrement pas encore adaptés à la pénombre de la pièce. Elle avança, si proche, sans se douter qu’il épiait tous ses gestes, à deux pas de lui. Il devinait qu’elle allait se déshabiller sans vergogne, puisqu’elle se croyait seule, et c’est ce moment précis qu’il choisit pour allumer la lampe qui ornait sa table de chevet tout fraîchement installée. A la fois pour se confronter à elle dans une position favorable, mais aussi parce que son instinct d’homme le poussait à jeter un oeil sur son corps et faire l’examen de son anatomie. Elle était dos nue, robe défaite tombée à ses pieds, lui laissant une vue appréciable sur son soutien-gorge et ce qu’il laissait entrevoir de sa poitrine, ainsi que le reste de sa personne. Un sourire vicieux étira les lèvres d’Anger, satisfait d’avoir choisi ce moment plus qu’un autre. L’expression d’horreur hébétée qui composa les traits de Charisma lui procura un malin plaisir. « Yo! » se contenta t-il de dire, en position de force. Elle reprit contenance et répliqua tout de go :  « Tu es censé dormir sur le canapé! » Il rit de bon coeur, guilleret. « Ici c'est ma chambre. Capich? » Elle s’écarta du lit et bondit jusqu’à la porte qu’elle ouvrit pour qu’il sorte de là. « Rêve. J’ai été promu au même rang que toi » il argua, arrogant. « Maintenant… c’est notre chambre. » il insista. Il se leva, bien qu’il soit en caleçon, et marcha fièrement  jusqu’à elle. Il planta ses pieds dans le sol, juste devant les siens, jusqu’à quasiment coller leur visage l’un contre l’autre. Il atteignaient quasiment tous deux la même hauteur, aussi leur lèvres se faisaient face. Il retint son souffle un instant, presque surpris de sa propre audace, mais finalement, il conclut en soufflant : «Capich? » Il refit un pas vers l’arrière, puis se retourna, l’ignorant pour aller s'asseoir sur le lit qui était désormais sien.
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MessageSujet: Re: (HOT) I hate everything about you ♰ Anger   Sam 27 Juin - 10:55




I hate everything
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Médusée par cette présence qui ne devrait pas avoir lieu d'être, la brune attrape le vêtement avec rapidité, le tirant à elle de sorte à cacher sa poitrine. Pique verbale, elle vomit ces remarques acides à l'encontre de l'homme. Il n'a rien à faire ici. C'est ce qu'elle pense ; c'est ce qu'elle prouve. Rejoignant la porte d'un bond, ne voulant pas exposer longtemps son dos et ses basses rondeurs, elle ouvre celle-ci à la volée, lui faisant signe de déguerpir. Son heure de gloire était terminée. Désormais, le vicieux n'avait plus qu'à remballer ses perfidies et retourner sur son trône maigrelet. Tandis qu'elle, reprendrait le sien ici même et tiendrait le siège. La rejoignant, soutenant le regard de braise qu'elle lui lançait, Charisma pourtant eu la vague impression que la bataille ne s'arrêterait pas là. Comment le pourrait-elle? Anger n'était pas personne à abandonner aisément. « Rêve. J’ai été promu au même rang que toi » glapit le renard. « Maintenant… c’est notre chambre. » La brune laissa échapper un petit rire moqueur, levant les yeux au ciel. Non, elle n'y croyait pas une seule seconde. Comprenant ça, l'homme se leva alors du lit, comblant peu à peu cette distance qui les séparait. Fronçant les sourcils à mesure qu'il approchait, levant très légèrement le menton en signe de puissance, la brune sentait qu'ils n'avaient pas le même point de vue. Du tout. S'imposant en conquérant, il se plante devant elle sans vergogne, sans prendre même le temps d'enfiler autre chose que l'immonde caleçon, bien trop court pour être qualifié de tenue séante. Dieu merci, il ne dormait pas en slip! Chassant ces pensées incongrues, elle lui fait face, quoique mal à l'aise, le cœur battant. Si la violence entre eux était chose quotidienne, jamais ils n'en étaient venus aux mains. Jamais ils ne s'étaient tenus si proches, si dénudés. Le champ de bataille s'était tout à coup hérissé de piques et pièges dont Charisma n'avait pas la connaissance. Elle ne reconnaissait plus le terrain, mais ne comptait pas pour autant abandonner le champ de bataille. Droite, le dos frôlant le mur, elle tenait toujours fermement d'une main la porte de la chambre, incitant l'indésirable à la prendre séant. Son autre main elle, empoignait fermement le maigre bout de tissu lui servant de rempart face aux regards pervers et déplacés. Si son regard suivait l'avancée d'Anger, ne le lâchant pas d'une semelle, son corps lui n'était pas aussi prompt à l'affrontement. Alors que l'homme vint se poster à moins d'un pas d'elle, dangereusement proche, son dos malgré elle se cambra sensiblement en arrière, ses fesses touchant le mur dans un mouvement de recul involontaire. Acculée, elle n'avait que la noirceur de son regard pour tenter de faire fuir l'assaillant, le venin de ses mots. Suffiraient-ils? Elle en doutait au vu du sourire narquois étirant ses lèvres.

Planté à quelques centimètres à peine, le regard ancré dans le sien, il la toise. Sans s'en rendre compte, la brune retint son souffle et le silence qui les recouvrent paraît se charger d'une électricité nouvelle, en attente. « Capich? » Et sur ces mots, il se tourne, rompant cette espèce de tension malsaine, l'emportant avec lui. Charisma frissonne doucement. S'il pensait avoir gagné, il se fourvoyait. La brune n'était pas femme à se laisser commander. « Que ce soit clair » commence-t-elle, avançant à son tour d'un pas, lâchant cette porte du bout des doigts. « Je me fiche de ce qu'il a pu te dire. Tu n'es pas le bienvenue ici. » Perfide, elle s'avance, le toise sans vergogne et lance enfin le véritable assaut. Abandonnant la robe chiffonnée derrière elle, ne voulant plus paraître se cacher, elle lance alors des images, des visions de ce qui l'attend s'il ne lui obéit pas. Illusions fugaces, la brune se complaît à lui montrer à quel point il peut être douloureux de ne pas lui donner ce qu'elle désire. Lèvre en sang, corps meurtri de bleus, c'est un Anger agonisant sur le sol qui est montré là. Et alors que les pas de la brune s'enchaînent, se coulant dans sa direction, les visions se succèdent, la douleur s'intensifiant. Debout devant lui, fière silhouette postée entre les deux lits, la position assise de l'autre lui procure un sentiment de puissance, le maîtrisant. Esquissant un sourire, alors que la douleur devenait trop intense, faisant se tortiller le Anger imaginaire, criant, suppliant d'arrêter, elle s'exécute. Subitement, tout s'arrête d'un bloc et la brune, une main sur les hanches, fait un petit mouvement de tête vers l’entrebâillement de la pièce. « Bonne nuit. » Elle riait intérieurement, trop fière de son petit tour. Pour elle, aucun doute possible, l'homme allait gentiment se lever, l'insultant probablement au passage, ruminant à une prochaine vengeance, et quitter les lieux. Pourquoi en serait-il autrement? Ce qu'elle ignore cependant, c'est qu'Anger n'est pas comme tous les autres. Anger, il a déjà près de sept cent ans de souffrance au compteur. Mais ça, elle ne sait pas. Aussi se contente-t-elle d'arborer un sourire fier, la pupille pleine de malice, se pavanant presque.
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MessageSujet: Re: (HOT) I hate everything about you ♰ Anger   Sam 27 Juin - 16:25


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Elle riait, hautaine, loin de se douter qu’elle avait déjà perdu. Celui qui possédait tous les droits, celui qui décidait de tout, c’était ni lui, ni elle, c’était Neal. Et ce que Neal proclamait ils appliquaient à la lettre, tels des enfants obéissants, aussi ce semblant de rixe qui s’amorçait entre eux était-il tout à fait fictif. Cette chambre serait désormais la leur, pour le meilleur comme pour le pire, mais probablement surtout pour le meilleur du pire. Ce serait le ring sur lequel ils s’affronteraient quotidiennement, jusqu’à ce que la détermination de l’un craque et que l’autre l’emporte enfin ; ce serait leur champ de bataille, le terrain vague sur lequel leur rivalité serait mise à l’épreuve jour après jour, à l’abri du regard du désiré. Anger savait d’avance que la lutte serait longue, et que s’il y avait victoire, elle serait totale, mais la guerre, il l’avait vécue à Darkness Falls, aussi ce ridicule combat ne l’impressionnait guère. De plus, la joie d’être enfin à pied d’égalité avec la soeur de son idole le galvanisait, lui procurant toute l’assurance dont il avait besoin pour se lancer dans les hostilités. Nonobstant, lorsqu’il se retrouva si proche de sa concurrente, une forme de malaise le gagna. S’il s’était retourné si prestement à son lit, c’était pour fuir l’aura perturbante qu’il avait perçu, une énergie bien plus intense que la querelle qui les opposait. Il mura son visage en un masque prétentieux, voilant sa gêne face au corps dissimulé derrière les volutes de tissu. Il s’était pris à son propre piège, finalement ragaillardi contre son gré par la nudité de Charisma. De la sensualité dans cette progéniture du diable ? Impossible ; se devait être le fruit de son imagination et des cruels besoins primaires que peut ressentir un homme face à une longue abstinence. Heureusement pour lui, elle ne lui laissa pas le temps d’analyser cet étrange sentiment et contre-attaqua sans plus attendre. Cette satané femme avait du caractère. « Que ce soit clair. Je me fiche de ce qu'il a pu te dire. Tu n'es pas le bienvenue ici. »  Elle plongea son regard dans le sien, qu’il soutint avec ardeur malgré tout, avant d’être assailli de magie.

C’était une projection réaliste de lui au milieu de la pièce, une illusion plus élaborée que celle d’un novice. Il fronça les sourcils, car il ne la savait pas magicienne. Charisma psalmodiai images d’horreur et de souffrance à son encontre, lui montrai des scènes qu’elle voulait choquante sur son alter ego inconsistant. Stoïque, il la laissa s’évertuer à dépenser ses forces sur des visions qui le laissaient de marbre. Ces choses là, un martyre ? Il en rirait presque. Que croyait-elle donc savoir de lui ? Ce qu’elle lui montrait, ce n’était rien d’autre que des naïves visions d’une fillette qui n’a pas encore connu le mal, le vrai. S’il le voulait vraiment, il pourrait plier la poupée qui lui fait face d’une simple image, d’une émulation de ce qu’est la réelle douleur. Il pourrait lui montrer le monde qu’il a connu, son passé, l’horreur de Darkness Falls, mais il préfère la laisser dans son ignorance. Elle s’acharnait, sûre de le faire souffrir, alors qu’il se contenait pour ne pas sourire. Soudain, alors qu’il s’impatientait presque, les visions s’arrêtèrent, et le deuxième lui disparut.« Bonne nuit. »  elle conclut. Sur son visage, il lit une fierté qui le mit en colère. Il avait vécu vingt fois plus d’années qu’elle, et elle pensait le déstabiliser et gagner ce combat d’une si vulgaire illusion? En guise de représailles à cet affront, il riposta d’illusions malsaines. Ce n’était que des ombres, des fantômes obscurs qui s’entrelaçaient dans la pale lumière que diffusait la table de chevet. Elles se glissèrent le long des murs et finirent par envahir une bonne partie de la chambre pour se jeter une à une sur Charisma. A chaque ectoplasme qui traversait la femme, il y imprimait une nouvelle émotion, une nouvelle odeur; chagrin, larmes, douleur, sang. Il s’était levé de fureur, sans penser aux conséquences futures. Passée, la gêne de leur quasi nudité, disparue, le semblant de romance. « Fais de beaux rêves ! »  il cracha à son encontre. De concentration, les veines saillirent de ses épaules à ses mains. Son corps entier s’était crispé sous l’effort. Il ferma les yeux une seconde et absorba toute magie en une explosion de couleurs. « Qui crois-tu défier de ta magie débutante, Charisma ?!?  »  Le calme revint, accompagné d’un nouveau silence, plus intense que celui qui avait précédé l’arrivée de la femme ; il prit le temps de l’observer plus amplement, détailla ses traits tandis qu’elle se remettait du choc, comme un tueur dévisage sa future victime. Cependant, il était lié par son amour pour le frère aîné, enchaîné par son adoration et ne pouvait risquer cet acte. Il soupira. Alors que ses yeux inquisiteurs glissait sur sa morphologie, il fut de nouveau électrisé. Son souffle se fit haletant sans qu’il sache pourquoi, et il resta hébété par l’envie qui frappait à la porte de son désir.
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MessageSujet: Re: (HOT) I hate everything about you ♰ Anger   Dim 28 Juin - 22:25




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Lui balançant au visage toute la douleur dont était épris son cœur, sans pour autant montrer les scènes de chaos et les meurtrissures dont elle avait été victime, la brune n'hésite pas à sceller ce pacte de haine implicite par des visions de l'homme agonisant. Elle ne sait rien de lui, ne sait pas quel mal l'habite. Aussi se contente-t-elle d'imposer cette puissance dont elle se croit dotée avec force et violence. Il n'est rien. Rien qu'un insecte à écraser. Une fourmi sous ses chaussures. Voilà le message qu'elle veut lui faire passer. Mais alors qu' l'homme, immobile, paraît absorbé par ces visions, comme déconnecté du monde réel, elle décide subitement d'arrêter celles-ci. Charisma n'est pas la meilleure illusionniste de tous les temps, ses compétences sont bien plus grandes en nécromancie, étant devenue une célèbre exploratrice grâce à ces talents. Pour le commun des mortels pourtant, ces visions pouvaient être désagréables et entraîner à cette échelle une peur assez large, une douleur plutôt intense. « Bonne nuit. » souffla-t-elle, pensant la partie gagnée. Mais il ne s'en tint pas là. Une étincelle malsaine s'alluma dans ses yeux, faisant peu à peu mourir le sourire de la brune. Les ombres se coulent, s'éveillant dans la nuit. Elle entourent la brune, l'enserrent de leurs hurlements silencieux, l'étouffent par leur présence incertaine, dangereuse. Charisma si elle n'avait connaissance des capacités du jeune homme, n'en doute plus un instant à présent. Il est comme elle. Ou presque. Car si elle peut faire souffrir intensément une personne lambda, un sorcier était une autre affaire. Sans compter que les illusions ne sont pas sa spécialité. Lui en revanche, semblait plutôt bon dans le domaine. Pourtant, à mesure que les formes défilaient, s'approchaient, l'estomac de la brune se tordit d'une étrange sensation. La peur bien sûr, trônait en main de maître, mais d'autres sentiments, par petits à-coups tendaient à se démarquer. Les ombres fusaient, la poignardaient, l'odeur du sang lui montant aux narines. Mais à chaque coup de lame, à chaque goutte de sang versée, une certaine excitation, une espèce de bienfaisance l'habitait. La peur, mêlée à l'envie, à l'excitation de la douleur tendait à se mêler en une danse solennelle. Elle n'était peut-être pas bonne à prodiguer le mal, pas la meilleure à regarder les autres souffrir ; mais elle avait eu son lot de douleur. Chaque ombre qui l'assaillait était comme un souvenir étrange, la ramenant du temps de son service militaire. Comme un de ces gorilles qui l'abreuvaient d'insultes, la rabaissant sans cesse, lui faisant des crasses ; la battant. Revivant cette scène, aussi désemparée que délectée, elle halète, gémit presque sous la torture délectable. Elle ne se connaissait pas cette part d'ombre. Et pour la première fois, elle peut enfin faire face à cette autre qui l'habite, qui l'a toujours habitée. Avisant cette part d'ombre en elle, s'imposant en maître et en esclave à la fois, elle en redemande autant qu'elle prie pour que cela s'arrête. Aucune cohésion dans son esprit, la brune est comme habitée par deux entités distinctes. D'un côté, elle voudrait reprendre la monotone vie qui s'offre à elle, cette espèce de rédemption et d’affiliation à son frère, de fidélité. De l'autre, elle veut se rappeler de ce passé, se morfondre dans cette douleur, se venger de tous les affres causés à sa personne ; elle a envie de vivre, tout simplement.

« Fais de beaux rêves ! » siffle-t-il. Et le néant emporte un instant le corps frêle de la jeune femme, l'enveloppant de noirceur. Les yeux grands ouverts, elle n'ose les fermer de peur de voir ces visions disparaître. Le mal est en elle, plus intense, douloureuses chaînes l'entravant. Goulument, elle se délecte de ce poison qui se déverse, ne sachant si elle est capable de recevoir plus. Elle a mal. Et soudain, les couleurs renaissent, l'éblouissant. Battant des paupières, elle suffoque, peinant à retrouver sa respiration. Comme perdue, elle parcourt la salle du regard, à la recherche d'une dernière ombre, fugace ennemie, terrible envie. « Qui crois-tu défier de ta magie débutante, Charisma ?!? » Il la provoque, le vil. Il lui répond, le perfide. Mais elle ne l'écoute qu'à moitié, trop occupée à se remettre de ses émotions. Le cœur encore battant, les pensées floues, une espèce d'explosion se fait en elle, fracture irrémédiable. Comme un reflet dans l'eau, Anger lui a permis un instant de se voir, s'aviser cette Charisma futile, aussi fade et terne qu'un mort. Qu'était devenue la Charisma vivante, aventurière toujours en quête de liberté? Enchaînée à un appartement, ayant promis à ce frère de rester à ses côtés, elle n'était plus que chien tenu en laisse. Chien peut-être. Mais lui restait ses crocs. Comme un regain de vie, la brune était animée de mille et unes sensations, de mille et unes envies. Violentes. Elle se refusait de croire qu'il y avait autre chose. Il lui donnait envie de le frapper, de rejeter cette frustration accumulée ; de se défouler. Inexorablement attirée vers ce corps qu'elle voulait détruire, ses yeux se plantèrent de nouveau dans les iris de brun. « Toi. » lui répond-t-elle. Et sur ces mots, poussée par un élan d'adrénaline, elle le propulse en arrière, le faisant tomber sur le lit. Le choc de ses doigts contre sa peau la fait frémir. Électrisée, elle se jette sur lui, le maintenant plaqué sur ce lit. Sans honte, ses cuisses enserrent étroitement la taille de l'homme, le maintenant captif. Ses bras quand à eux font pression sur la gorge de l'homme, appuyant fortement sur celle-ci, lui coupant le souffle. « C'est tout ce dont tu es capable? » susurre-t-elle, animée d'un feu digne des Enfers. Elle n'avait pas dit son dernier mot. Et sentait que la partie ne risquait pas de s'achever de sitôt. Alors, profitant de son instant de gloire, les yeux pétillants, elle appuie un peu plus, interdisant l'accès de tout air dans sa gorge. Et elle comprit à son regard que l'homme ne tarderait pas à riposter. Tant mieux. Car ce contact, s'il était violent, était d'autant plus excitant. Sans bataille, il n'y a pas de victoire possible. Et la guerre enfin prenait un tournant décisif. Sortant des tranchées, elle attaquait. Mais lui, oserait-il quitter son char?
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MessageSujet: Re: (HOT) I hate everything about you ♰ Anger   Lun 29 Juin - 1:13


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I can't stand how much I need you







Il fallait à tout prix mettre un doigt sur le mal qui le rongeait depuis plusieurs minutes maintenant, sur cette exaltation soudaine qui irradiait son bas ventre. C’était probablement le syndrome de Stockholm, se rassurait-il. Elle le malmenait depuis plus d’un mois maintenant, mettait tout en oeuvre pour qu’il quitte de lui-même le bercail Draper. C’était de la torture psychologique, et il y avait succombé, se persuadait Anger. Identifier rapidement la source du problème le rassurait, car en bon scientifique qu’il était, il procédait toujours de manière méthodique lorsqu’une complication survenait. Identification, prescription d’un remède puis application de la solution jusqu’à l’éradication totale du virus. Voilà ce qu’il fallait faire. Mais, en soi, s’il raisonnait par l’absurde, être attiré par le sexe opposé n’était pas une véritable menace. Plus encore, c’était même une preuve qu’il restait encore une trace d’humanité en lui, quelque chose qui fonctionnait selon la norme de vigueur. Nonobstant, il ne pouvait se permettre d’arborer sans confusion la bosse naissante entre ses jambes. Pour lui, c’était comme une défaite que de désirer cette femme là ; c’était une honte, une faute impardonnable, un mauvais tour que lui jouait son corps. Et ce regard intense qu’ils échangèrent, bien qu'emplit de colère, le ravissait contre son gré. « Toi. » Elle se jeta sur lui, le prenant de court, féroce combattante, et le projeta de ses paumes sur le lit qui était sien. Surpris, encore à penser comment éteindre le feu de son désir, il bascula en arrière sans prononcer mot. Elle le coinça sous son poids et plaça un bras sur sa gorge pour l’étouffer, menaçante. « C'est tout ce dont tu es capable? » Elle se moquait de lui. Mais lui, il se sentait défaillir au contact de leur peaux, au murmure rauque de sa voix. La féminité de cette créature comme un sortilège, bien plus puissant que les illusions qu’elle lui avait servi ; un désir à en couper le souffle, une déferlante qui irriguait chaque parcelle de son corps. Cette soumission, elle le ravissait, le stimulait complètement. Il s’abandonnait à ce sentiment oublié, comme l’adolescent qu’il était autrefois, conquis par la beauté de l’adversaire. C’était si soudain, si inattendu,  qu’il en avait délaissé leur lutte. Il avait remporté le premier jeu du match, Charisma remportait le set. Il s’en voulait de lui laisser gagner du terrain, de devoir se retrancher plus à l’intérieur de ses frontières par un biais si futile. Mais elle n’aurait ni l’Alsace, ni la Lorraine se jura t-il. L'ego de l’homme se souleva pour s’engager dans un affrontement sans merci avec son désir. Il ne voulait pas perdre, et cette conviction fut suffisante pour faire naître une révolte.

Plus par manque de temps que par choix, la bataille mentale entre ces deux envies se conclut en un arrangement, car après tout, l’un et l’autre pouvaient cohabiter un moment, le temps qu’il reprenne le dessus sur Charisma. L’air quittait peu à peu ses poumons sous la pression, aussi il devait agir vite. Il mit un violent coup de rein pour les faire basculer sur le côté, tout en enserrant la taille de la femme de ses bras, et ils se retrouvèrent dans des positions inversées. Encore troublé, il fit un bond en arrière pour s’extirper de l’entrelacement de leurs jambes, cependant mécontent de quitter ce lien physique. Il reprit son souffle à grande goulées d’air avant de lui répondre, avec moins d’assurance qu’il ne l’aurait voulu. « Ne sois pas si arrogante. »  Il aurait voulu en dire plus, lui rabattre son caquet à jamais de la même manière qu’il aurait aimé faire taire ce qui faisait battre son coeur si fort. Il avait dégainé ses armes sous la provocation de Charisma, avait vidé tout un chargeur, et craignait désormais de se retrouver rapidement à court de munitions si ce besoin bestial qui couvait en lui ne cessait de rugir des insanités à son entre-jambe. Il se sentait avide, impatient. Soudain, il prit peur à l’idée qu’il ne pourrait combattre cette soif. A chaque seconde, elle se faisait plus forte, et, comme une évidence, il sut que sa volonté finirait par ne plus être de taille. « Laisse-moi tranquille » il supplia à voix basse, sans qu’elle ne puisse l’entendre. Silence. Puis il poussa un cri rageur et se jeta sur elle, dans une dernière bataille qu’il livrerait jusqu’à la fin. De la même manière qu’elle l’avait bloqué, il la maintenait fermement clouée au lit de sa musculature, et lui retira toute possibilité de bouger ses bras en plaquant ses mains sur les poignets de Charisma. « Et maintenant quoi ?  On peut jouer encore longtemps comme ça. » Il mentait. Il ne pouvait pas jouer une seconde de plus, mais il espérait s’en convaincre. Désespéré de n’avoir trouvé aucun remède, il pensa finalement que c’était peut-être réellement une magie jusqu’alors inconnue qui était à l’oeuvre. Que tout cela n’était qu’une vulgaire impression provoquée par un sort muet. Colère, peur, désir ; le triangle de son incompréhension.
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MessageSujet: Re: (HOT) I hate everything about you ♰ Anger   Mar 30 Juin - 20:48




I hate everything
about you why do I love you


Vipère infâme, elle s’était coulé jusqu’à sa gorge, alliant force et rapidité pour le faire tomber de ce trône qu’il pensait garder. Le dragon ainsi vaincu, elle pourrait reprendre ce trésor qui était sien. Mais la lutte acharnée était loin d’être terminée. Pis encore, alors qu’elle se pensait maître du jeu, l’empêchant tout mouvement de ses cuisses, la chaleur de leurs peaux la fit frissonner. Malgré elle, son bassin la suppliait de venir narguer la virilité de l’homme, la frôlant. Et le fin tissu de dentelle ne parvenait pas à la protéger entièrement de la chaleur qui émanait de leurs corps. Sentant l’envie de violence et toute cette colère refoulée laisser peu à peu place à une autre sensation, un sentiment plus intense, brûlant désir, elle prit peur. Il était grand temps de sonner la retraite. Mais l’homme fut plus rapide, et d’un fort coup de rein, les fit basculer, renversant la situation à son avantage. Et Charisma, le souffle coupé, sentant la poigne du brun sur ses hanches, son entrejambe rompant enfin le peu d’espace qui les séparait, laissa échapper un soupir de désir. Malgré les tissus respectifs, elle pouvait sentir la demande grandissante à son encontre. Elle lui plaisait, visiblement, et cette pensée si elle la ravit, fut bien vite chassée de son esprit. L’ennemi était en position de force, et elle ne laisserait pas passer ça…ou alors juste un instant, juste un petit moment encore de chaleur entre ses cuisses. « Ne sois pas si arrogante. » souffla-t-il d’une voix qui se voulait convaincante. Charisma aurait presque pu en rire, tant celle-ci semblait manquer de conviction. Mais elle ne fit rien, n’étant pas sûre elle-même de pouvoir dire un mot. Soudain, alors que la brune commencer à peiner à réprimer cette envie de donner un coup de hanche cordial, l’autre parut lire dans ses pensées et s’écarta d’un bond, se levant. Plus déçue qu’elle n’aurait voulu, la brune le regarda, toujours allongée. Il semblait lutter intérieurement contre lui-même et ses désirs. Elle le comprenait, puisqu’elle-même luttait contre les mêmes. Profitant de la fuite du sorcier, elle se relève, s’asseyant sur ce lit qui n’est pas sien. Elle devrait bouger. Elle devrait l’inciter à calmer ce jeu, faisant le premier pas vers cette rédemption qu’ils cherchaient tous deux à atteindre. Pourtant, ses lèvres ne peuvent s’empêcher de prodiguer quelques mots supplémentaires, laissés là comme une traînée de poudre au milieu d’un champ de bataille, prêts à s’enflammer à tout moment. « Sinon quoi…tu comptes me punir peut-être ? » susurre-t-elle.

Les yeux emplis de flamme, elle se laisse pousser par cette envie féroce, bestiale d’être sa chose, de le faire sien. Qu’il la punisse, elle ne demande que ça ! Mais pour lutter contre ce feu qui la gagne, elle tente une dernière esquive, une pirouette de rattrapage pour masquer cette envie bien présente, la camoufler derrière un masque d’indifférence ; de défi. « Tu m’en vois morte de peur… » Provocante, intrigante, elle ne sait plus bien ce qu’elle cherche à faire. Veut-elle le voir partir ou rester ? Souffrir ou gémir ? Se soumettre ou bien dominer ? Confuse, elle hésite à se lever, à mettre une quelconque distance entre eux deux. Sa conscience, étouffée par les récentes dernières minutes, tend à réapparaître, lui soufflant que c’est la meilleure chose à faire. Mais le mal rôde et ses mots ne l’ont pas apaisé. Animé d’une rage soudaine, l’homme se jette sur elle, la plaquant sur le lit. Cette fois, il ne fait pas les choses à moitié, lui empêchant tout mouvement de par son corps appuyé sur le sien. Ses mains empoignent violemment ses poignets, les maintenant serrés au-dessus de sa tête. L’écrasant de tout son poids, elle comprend à cet instant qu’ils sont perdus. Aucune rédemption possible pour qui est aveuglé par ses plus basses envies. Sa seule volonté de le repousser est animée par l’envie de mieux le faire sien, de le soumettre à son joug. Véritable tyran et esclave à la fois, elle se complaît dans cet affrontement qui prend un tournant des plus excitants. Si on lui avait demandé, elle n’y aurait jamais cru, n’aurait pas pensé un seul instant éprouver une attirance aussi malsaine qu’infaillible pour l‘individu. Pourtant c’était bien là. Le doux tiraillement entre ses jambes, chaude et irrépressible envie, les pupilles grandissantes au fil du temps qui passe et ce cœur qui n’en fait qu’à sa tête, bondissant dans sa poitrine tel un chien fou. C’est tout son corps qui répond à l’appel lorsque les muscles se referment sur elle, l’enveloppant d’une prison qu’elle ne saurait quitter. « Et maintenant quoi ? On peut jouer encore longtemps comme ça. » souffle-t-il. Jouer ? C’est là que l’homme se trompe. Charisma ne joue jamais. Jouer est pour les perdants. Elle, se contente de prendre ce qui l’intéresse, ruser, piller ; gagner.

« Tu n’as pas encore gagné… » lui souffle-t-elle, murmure suave à son oreille. Et sur ces mots, elle entame son manège, se tortillant dans tous les sens, luttant vainement pour échapper à son étreinte. Le contact est omniprésent, sa poitrine écrasant un peu plus le torse de l’opposant à chacun de ses mouvements. Mais pire encore, c’est son bassin qui vient se frotter un peu plus à la menace grandissante, engorgée d’envie. Les frictions irrégulières, simulant une quelconque tentative de fuite, se font alors plus grandes, plus souples ; en rythme. Ondulant sous son corps, la brune réchauffe cet être animé par le feu de la passion, le provoque, lui promettant en silence mille et unes caresses. Et l’homme tombe à pieds joints dans ce piège qu’elle lui tend. Il n’a pas gagné. A-t-il déjà oublié cette menace sous-jacente ? S’activant, Charisma laissa alors échapper quelques râles de plaisir sous la torture qu’elle leur prodiguait. Elle sentait le corps se tendre sans pour autant plus l’écraser, se relevant sensiblement pour mieux sentir les caresses de l’amante attentionnée. Et elle, en profita pour lui lancer des visions de la scène, retranscrivant celle-ci geste pour geste, accentuant seulement plus les gémissements. Lentement, le laissant se noyer dans ces sensations illusoires, elle s’échappe doucement de sous son corps et se coule jusqu’à son lit qu’elle défait sans vergogne. Attrapant le drap blanc, elle entoure les poignets du brun, les attache au lit et serre tout d’un coup, le retournant par la même occasion. Les visions cessent alors et la brune, refermant la porte de la chambre alors que l’homme reprend ses esprits, s’approche de nouveau, farouche. « Si faible… » dit-elle, hochant négativement la tête. L’humiliant, elle le détaille de la tête aux pieds, laissant lentement couler son regard sur son corps partiellement dénudé. L’autre semble en colère, mais elle n’en a que faire. Féline, elle se coule jusqu’au lit où elle reprend une position victorieuse, s’asseyant sur son torse. « Voilà ce qu’on va faire » commence-t-elle. « Tu vas me promettre de retourner sur le canapé, et ce quoi que mon frère puisse te dire. » Sachant que le brun n’accepterait jamais la proposition, elle conclut : « Sinon… je te condamne à des souffrances ultimes. » Et sur ces mots, sa main se pose en arrière, glissant sous le caleçon, caressant du bout des doigts l’être de convoitise.
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MessageSujet: Re: (HOT) I hate everything about you ♰ Anger   Jeu 9 Juil - 3:23


This Passion inside me
Is Burning







Pire encore que de désirer cet être qui le rejette et le méprise, pire encore de se consumer tout entier pour cette femme, voir qu’elle sait tout de de son envie le mit dans tous ses états. Ce regard qu’elle lui adressait, aussi séducteur que moqueur, il lui fit comprendre qu’elle le manipulait, se jouait de lui, et fit naître la colère désespérée de l’homme qui n’a plus rien à perdre. Plus qu’un simple sentiment, c’était maintenant son honneur qui était en jeu. Plus qu’une simple querelle ayant Neal pour enjeu, c’était toute sa fierté qui entrait dans la balance qu’il comptait à tout prix faire pencher en sa faveur.  Il devait la faire plier, la faire tomber sous son joug s’il voulait pouvoir garder la face dans ce conflit qui les sépare autant qu’il les réunis. « Sinon quoi…tu comptes me punir peut-être ? Tu m’en vois morte de peur…» elle lui susurra. Si jamais il lui restait une raison de ne pas s’abandonner à ses instincts, elle venait de la faire voler en éclats. Cette phrase, c’était l’obus qui fit voler ses derniers retranchements en éclats. Si punition elle réclamait, punition il lui administrerait, convint-il.  Rageux, n’ayant plus que l’attaque pour se défendre, il se jeta dans la gueule du loup, bondit en avant et, convaincu de l’avoir par effet de surprise, parvint enfin à la dominer de tout son long. Il réaffirma sa prise sur ses poignets, de peur qu’elle ne lui échappe, ou plutôt, de peur qu’il ne la laisse s’échapper. Il haletait, tant à cause de l’effort physique qu’il s’imposait au cas où il lui prendrait l’envie de se débattre qu’à cause de cette voix qui lui murmurait de se relâcher pour s’emparer d’elle d’une façon bien différente, mais néanmoins tout aussi bestiale. Ses yeux, il les forcait à observer le lit, car il savait que tant qu’il ne la regardait pas directement, il ne céderait pas. Cependant, cette solution ne pouvait être que temporaire. Charisma ne se rendait pas pour si peu, il l’avait appris à ses dépens. « Tu n’as pas encore gagné… » elle lui souffla, et il se sentit défaillir d’avance. Dans ses yeux, qu’il avait capté une fraction de seconde, il avait vu la résolution qui l’habitait, et, avant même qu’il ne puisse tenter de deviner quel était son plan, ça commençait.

Contacts, frottements, gémissements. C’était la façon de se débattre la plus sensuelle qui ait jamais existé. Rusée, elle attisait sa convoitise de la plus habile et efficace manière, mouvant son bassin sans vergogne contre le sien, collant sa poitrine à son torse. S’il avait lutté quelques secondes, il s’était finalement coulé dans le rythme de ses gestes à la recherche d’un plaisir qu’il savourait enfin, goûtant au contact jouissif de leur deux peaux. Il s’abandonna, faible homme qui répond à ses pulsions sexuelles, subjugué par cette simple mise en appétit de Charisma. Dans son esprit, ils étaient comme deux aimants bipolaires, le plus souvent repoussés par la simple existence de l’autre, mais pour la première fois aujourd’hui inévitablement attirés jusqu’à ce qu’ils ne fassent plus qu’un. Puis, alors qu’il desserrait son emprise sans même s’en rendre compte, Charisma finit de l’achever par des cris un peu plus intenses, accompagnés de visions de l’ensemble. Il la lâcha finalement, pensant dans son ego l’avoir conquise, dans l’idée de profiter pleinement d’elle une fois au moins. Mais, la vile enfant du malin, c’est une idée tout autre qui l’occupait. Alors que les visions de douleur avait laissé Anger de marbre, celles-ci le transportaient. Après tout, après sept cens ans les femmes restaient un mystère à ses yeux. Il n’en avait connu que peu, et en avait fréquenté moins encore, aussi ce leurre de plaisir charnel le mystifiait. Charisma, fort aise de son succès après cette habile manipulation, l’enroula dans des draps et l’attacha au lit. De chasseur à gibier. Les visions cessèrent alors, le laissant tomber de l’extase vertigineuse auquel elle l’avait amené. Hébété, il lui fallut un certain temps avant de comprendre qu’il avait été berné du début à la fin, piégé par son propre désir et par la finauderie de Charisma. « Si faible… » Maudite femme, il jura intérieurement. Elle s’approchait de lui doucement, continuant de lui injecter son poison verbal. Elle lui faisait face, et vint s’asseoir sur lui, sans aucune forme de respect pour sa personne. Elle était le maître, il était l’esclave. Cette situation, il ne la connaissait que trop bien, même s’il est vrai qu’il avait rarement été domestiqué de la sorte. Désormais, c’était elle qui imposait ses règles, aussi se mura t-il dans un silence contrit jusqu’à ce qu’elle impose enfin les conditions de sa victoire. « Voilà ce qu’on va faire… Tu vas me promettre de retourner sur le canapé, et ce quoi que mon frère puisse te dire. » La phrase avançant, sa colère ne fit que monter. Dormir de nouveau sur le canapé, alors qu’il avait lutté pour se hisser au même rang qu’elle ? C’était trop en demander. Ses yeux lançaient des éclairs. « Sinon… je te condamne à des souffrances ultimes. » Il allait protester, mais la main de sa geôlière vint se glisser à l’endroit le plus inattendu ; juste sous son caleçon. Il s’embrasa net, comme une bûche aspergée d’essence, aussi inquiet qu’excité. Son esprit, inquiet de ce qu’elle pouvait faire à son organe de reproduction, son corps, excité qu’elle touche cet endroit synonyme de sexe.

Tiraillé, déchiré entre corps et esprit ; c’est dans cet état qu’il se trouvait. « N’importe quoi, amène toi avec tes souffrances ultimes ! » eut-il la force de répliquer malgré tout, féroce même dos au mur. Il ne pouvait plus bouger, mais il pouvait résister par ses mots, par sa magie, et qu’avait-elle à gagner à lui faire du mal maintenant ? Non, tout comme lui, elle était liée par ses serments et son amour envers Neal. Jamais elle ne pourrait vraiment lever la main sur Anger, car se serait faire une croix sur celle qu’elle adorait au point de le vouloir pour soi uniquement. Il se redressa aussi loin que le permettait ses menottes improvisées, défiant du regard Charisma. « J’espères qu’au moins, tu profites. »  argua t-il alors que son muscle se tendait sous le toucher. Son regard se fit plus joueur ; il adoptait la même posture que Charisma, rentrait dans son jeu manipulateur. Un jeu qu’il ne maîtrisait pas, mais qu’il comptait vite apprendre pour être un jouet entre les doigts de la dame. Il lui projeta des images salaces, des images d’eux en train d’avoir des ébats. En vérité, c’était des images qui s’imposaient à lui depuis un moment déjà. Dans son esprit, ils étaient nus, et ils procréaient sans retenue. C’était la vision simpliste d’un homme pour qui l’art de la séduction datait d’une autre époque, pour qui un homme et une femme pouvaient avoir une relation réductible à cet acte sans artifice nécessaire. Il lui imposait également toute l’intensité qui l’habitait, maintenant qu’il était découvert, ce feu qui brûlait en lui depuis qu’elle avait franchi le pas de la porte de cette chambre qui était désormais la leur. Ce qu’il espérait premièrement, c’était la déstabiliser, lui donner un moyen de reprendre le dessus, ou au minimum lui montrerait qu’il résisterait. Mais ce qu’il espérait, par dessus tout, au fond, sans oser se l’avouer, c’était qu’elle craque,  et qu’elle s’offre à lui.
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(HOT) I hate everything about you ♰ Anger

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