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 I'm thinking, you and I Better just go with the flow feat. Nathan

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MessageSujet: I'm thinking, you and I Better just go with the flow feat. Nathan   Dim 14 Juin - 20:23


« Le silence est un ami qui ne trahit jamais. » -Confucius



Nathan & Aimée
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Depuis que je suis sortie de prison, j’ai appris un truc essentiel, le temps n’est pas le même pour tout le monde. Les gens cours, manque de temps, cherche à l’économiser, le mettre ailleurs, s’en sauver. Il y a tout ce monde… et il y a moi. Moi le temps, j’en ai à revendre, j’en ai à donner et ça a toujours été comme ça. Bien sûr, en milieu carcéral il y a des tâches à accomplir, mais je n’en faisais pas, je déteste qu’on me dise quoi faire. On disait que sa nuisait à mon dossier, que je n’aurais pas de raccourcit de peine. La belle affaire, je n’en voulais pas de leur réduction de peine. Pourtant, les trucs pas beau en on décidé autrement. Ouais, après l’attaque des zombies, j’étais sorti et j’avais cherché mon chemin jusqu’à trouver un lieu viable. J’étais donc arrivée en Nouvelle-Orléans et maintenant… maintenant rien. Je ne savais rien faire, je n’avais pas la personnalité pour faire des trucs simple non plus. J’ai essayé quand même, un peu, parfois. J’ai survécu comme serveuse… 13h. Ouais, j’ai fait le premier 4h pour m’habituer et la seconde journée, j’avais renversé un peu volontairement un café bien chaud sur l’entre-jambe d’un crétin. L’explication de : il se comportait comme un crétin, n’a pas passé auprès du grand patron.

Donc ouais, je ne foutais toujours rien de ma vie. S’en était désespérant. Le temps passait à une vitesse beaucoup trop lente pour moi, alors je tentais de donner l’impression de vivre. D’avoir une vie un minimum remplis. Je pense que c’est pour cette raison que je sortais autant. Dès que le soir arrivait, je me préparais, me douchait, me maquillait et m’habillait. Ce soir-là, j’avais enfilé une robe noir saillante, laissant voir certaine courbe que par la dentelle que la robe arborait. J’aimais bien les robes, c’étaient féminins. J’aimais un peu moins les talons qui allaient avec, mais je m’étais habitués de nouveau. Les talons hauts, c’étaient un peu comme le vélo finalement, ça ne s’oubliait pas. Le maquillage et les cheveux me prirent un certain temps, mais je n’étais pas pressé. S’en était peut-être même salutaire de prendre mon temps, d’avoir l’impression de l’utiliser. Ensuite, le jeu était de trouver une fête, de trouver un bar ou quelque chose de semblable pour y avoir du plaisir, mais surtout, pour boire sur le bras de quelqu’un d’autre. J’avais un peu d’argent, mais rien d’énorme. J’avais volé un portefeuille ou deux, mais il y avait assez pour un peu de bouffe et un verre ou deux. Pour le restant, faudrait faire travailler la robe et les courbes en dessous. Je vous entends déjà, mais c’est impossible, je ne peux pas être une pute, je n’ai jamais couchée. Bon d’accord, d’un certain point de vu, ça pouvait paraitre pire, parce que j’avais dans l’intention de profiter de pauvre gens, mais… je m’en fichais. Bon d’accord, j’allais peut-être mettre la culpabilité quelque part à l’horaire, genre dans un siècle ou deux.

J’étais donc sortie de chez moi, j’avais verrouillé. Pas que j’avais grand-chose à voler, mais je n’avais pas envie de retrouver quelqu’un dans mon pieu ou dans mon appartement à mon retour. Surtout si j’arrivais à boire à ma soif. Donc, marcher était la meilleure solution, puisque je n’avais pas assez d’argent pour un taxi. Oui, je savais gérer mes priorités et marcher, c’était excellent pour la santé. J’avais donc choisit un endroit que j’aimais bien, les numéros y étaient bons, parfois vibrants. Ce soir, il y avait un groupe de musique, on pourrait danser, c’était ce que j’avais envie de faire. Donc, après un verre, je m’étais mise à danser, j’adorais danser. Il y avait ce petit plus à le faire quand le band était présent et performait, pas qu’un dj. Je n’étais pas la seule, beaucoup profitait du numéro comme moi. Danser, c’était surement le seul moment où j’avais l’impression d’être vraiment libres. Le seul moment où la liberté ne me faisait pas peur. Que je n’étais pas prisonnière de ce monde de géant, de ce monde qui me demandait des comptes que je n’arrivais pas à rendre. Alors je dansais ma vie, mon stress, mon âme. J’étais bien et on me le rendait bien. C’est là que mon regard croisa vaguement le sien, faisant naitre un léger sourire sur mes lèvres. « Lui », il était là, s’en était presque rassurant. Comme si on était ici ensemble, mais sans que ce ne soit le cas. J’étais heureuse ce soir, du moins… le plus qu’on pouvait l’être dans la situation bancale qu’était ma vie.  



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MessageSujet: Re: I'm thinking, you and I Better just go with the flow feat. Nathan   Dim 21 Juin - 20:36


«I'm thinking, you and I better just go with the flow »



Nathan & Aimée
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«Tu ne te souviens absolument de rien?!» Désemparé, tu fixes la barmaid, celle qui faisait tous les soirs depuis que tu étais en âge de boire. Désinvolte, tu hausses une épaule, l’autre restant statique pour ne pas titiller les points de suture que tu avais sur les côtes. «Non je me souviens pas. Arrête de tourner autour du pot et dis-moi pourquoi tu ne veux pas que je rentre putain. » Elle lève les yeux au ciel et semble avoir envie de te claquer la porte au nez. Pour être certain qu’elle ne te laisse pas sans réponse, tu places ton pied droit entre la porte et le cadre. «Tu t’es encore battu. Rick ne veut plus te voir traîner dans le coin au moins pendant quelques jours. » T’es contrarié. T’as l’habitude de venir ici presque tous les soirs, et là, parce que tu avais créé un peu de casse, on te foutait à la porte comme un vieux chien bâtard.

T’es irrité. Tu la quitte sans dire au revoir. De toute façon, tu la reverras bien assez tôt. Puis tu pars en quête d’un bar, d’une boîte de nuit qui pourra t’accueillir le temps que tu sois un SDF de bar. Lorsque tu tombes sur le Mascarade, tu hésites très longuement. Puis l’appel de l’alcool se faisait plus fort, tu oses y mettre un pied ; tu regrettes immédiatement.

Tu es plutôt habitué à ces petits bars tranquilles où les clients s’alignent au comptoir pour boire en silence. Là, en entrant, tu es de suite balayer par la musique trop forte d’un groupe local. Tu vois à peine le comptoir avec tous ces gens qui se dandinent dans tous les sens ; tu n’es pas un danseur…ou un dandineur. Mais tu n’as pas trouvé mieux, et tu n’as pas la patience de chercher et de t’aventurer dans la rue. Tu souhaites juste te poser tranquille pour boire, en évitant du regard ceux qui seront sur la piste de danse.

Difficilement tu parviens à te frayer un chemin tandis que le groupe entame une autre chanson. Tu grognes lorsqu’on t’effleure le flanc. Tu peux sentir chaque petit fils se tendre dès que tu allonges le bras pour passer entre deux personnes, et tu parviens finalement à ton but. En hurlant presque à plein poumon, tu commandes un shot de vodka qui tarde à arriver, puis une grande bière que tu prendras le plus rapidement du monde avant de te casser de cet endroit trop coloré, trop bruyant pour l’homme tranquille que tu deviens en soirée.

Lorsque tu te décides finalement à tourner la tête pour regarder la petite foule amassée au pied de la scène, ton regard capte une familiarité. Un sourire que tu connais bien pour l’avoir vu des centaines de fois. C’est «Elle». Cette brune au regard sauvage, celle sur qui tu tombais dès que tu mettais le nez dehors, et ce sans jamais savoir qui elle était.

Tu lui inventais souvent une personnalité. Elle te laissait rêveur, même sans t’avoir jamais adressé la parole. Avec elle tu pouvais tout imaginer, et ce qui était bien, c’est qu’elle savait que tu existais. Vous n’aviez échangés que des sourires, que des regards de loin, dès que vos chemins se croisaient sans que vous le prévoyiez. Ce soir, elle portait une magnifique robe qui la mettait en valeur. Tu l’imaginais enseignante. Une enseignante sage de jour, mais sauvage la nuit. De loin, tu lui lève ton verre pour la saluer, puis tu retournes à ta contemplation silencieuse du vide, du silence que tu tentes d’avoir dans ta tête malgré la musique assourdissante. Tu ne ferais pas long feu. Tes pointes de sutures commençaient déjà à te démanger et à t’agacer. Tu boirais suffisamment pour te sentir sur un nuage, mais pas assez pour ne pas réussir à te rendre chez toi à pieds.



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MessageSujet: Re: I'm thinking, you and I Better just go with the flow feat. Nathan   Lun 22 Juin - 0:08


« Le silence est un ami qui ne trahit jamais. » -Confucius



Nathan & Aimée
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Des gens, si près, mais si loin de moi en même temps. C’était un sentiment troublant, mais exaltant, un sentiment de liberté, mais aussi de calme. Parfois, un homme ou une femme venait danser avec moi, entrait dans mon monde l’instant d’une danse, espérait peut-être plus, j’en savais rien, je m’en foutais, je n’en voulais pas, j’en avais rien à faire. J’étais à moi et à moi seule. Alors, à chaque fois, j’en avais marre, je reprenais le contrôle de ma vie, de mes mouvements et je me retrouvais de nouveau seule, dans ce confort et cette liberté que m’offrait la vie. J’avais parfois l’impression d’être seule au monde, assez pour m’en donner le vertige, mais à chaque fois, je croisais son regard, faisant naitre un sourire sur mes lèvres. Parce qu’il était là, comme un raccord à la réalité. Pourtant, je ne le connaissais pas, je n’avais jamais entendu le son de sa voix et je n’en avais pas envie. Il ne me suivait pas, il avait cette étincelle de surprise dans l’œil, sans pression, sans rien désirer en retour. Je croisais souvent Loukas et il cherchait à ce que je vienne à lui, que je le cherche, lui demande des comptes, mais pas « lui ». Lui ne voulait rien, simplement exister et la vie faisait parfois bien les choses, nous donnant la chance d’exister au même endroit, au même moment.

En ce moment, c’était une relation parfaite, il était ce qu’il voulait, j’étais ce que je voulais et je pouvais l’imaginer comme je le désirais. J’arrivais à l’imaginer avec un boulot tranquille, quelque chose de routinier pour lui donner envie de sortir le soir, voir des gens, mais pas trop. Parce que même si je le voyais boire, je ne le voyais pas danser. Je pouvais m’imaginer l’entrainer avec moi sur la piste de danse, apprendre à le connaitre, à le frôler, mais sans jamais lui parler. Les mots étaient inutiles, les mots ne servaient à rien. Dans le cas présent, je me doutais bien que d’ouvrir la bouche romprait toute cette chimie déjà tant accumulé. Parce qu’au final, on saurait tous les deux que l’autre est moins bien que ce qu’on avait imaginé. Alors je préférais un rêve bien construit maintenant, qu’une relation hypothétique plus tard. J’avais déjà des amis, alors je n’avais pas besoin de plus, pas besoin d’apprendre à le connaitre. Juste danser, danser ma vie, me débarrasser de toute cette tension des derniers jours et ensuite, seulement, replonger mon regard dans celui de l’inconnu. Il n’était pas du genre à se déplacer beaucoup, il ne disparaissait pas vraiment sur la piste de danse, alors ça allait, je le trouvais rapidement, l’inverse n’était pas toujours vrai. Il m’avait levé son verre, signe qu’il m’avait vu, seule salutation que nous avions tendance à nous faire et d’un léger mouvement de tête, je lui rendais sa salutation. Rien de plus, rien de moins.

La danse, c’était quelque chose de bien, mais boire, c’était mieux. Alors, j’avais quitté la piste de danse pour aller rejoindre le bar, ni trop près, ni trop loin. C’était un jeu qui se jouait à deux, j’espérais juste qu’il ne voudrait pas briser le moment. Je n’avais même pas encore commandé qu’un verre arriva. Un truc que je n’aimais pas trop, mais la serveuse me pointa un type plus loin. Un sourire, une gorgée, la routine. On ne disait jamais non à de l’alcool gratuit. Pourtant, en général c’est clair, je n’ai pas pris mon verre pour aller le boire avec lui, mais lui venait à moi. Soupire de découragement, je n’avais pas envie de me coller un crétin. Je tourne la tête en sens opposé, croise le regard du seul qui aurait peut-être pu m’intéresser, roule les yeux au ciel, sourire moqueur aux lèvres, signifiant simplement que parfois, les gens étaient cons. Je retourne mon regard vers le mec. Croyait-il vraiment avoir ses chances? Qu’un seul verre me rendrait docile ou encore aimable?  



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MessageSujet: Re: I'm thinking, you and I Better just go with the flow feat. Nathan   Mar 30 Juin - 1:55


«I'm thinking, you and I better just go with the flow »



Nathan & Aimée
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Croisement de regard, petits sourires, c’était tout ce qu’il te fallait pour te redonner une certaine bonne humeur. Tu ne la connaissais pas, et tu ne la connaîtrais sans doute jamais, et c’était très bien ainsi. Tu n’avais rien à lui donné, et tu ne voulais rien d’elle, alors autant te faire travailler l’imagination, te laisser porter par tes fantasmes et tes envies sur sa personne, sur ce qu’elle pouvait être ou non. Un jour tu lui adresserais peut-être un mot, mais tu avais peur que ça brise ce qu’il y avait entre vous ; le rien. Le rien qui ne vous définissait pas, qui ne vous obligeait pas à quelques politesses que ce soit. Le rien qui au fond était un tout, un tout incassable, aussi malléable qu’une fine pâte fimo que vous vous permettiez d’échauffer chacun de votre côté.

Ton verre est déjà vide et il ne suffit que d’un signe de tête pour qu’on te le remplisse à nouveau. Tu bois, laissant l’alcool réchauffer lentement ton gosier, tandis que tes sens s’aiguisent ou s’amenuisent, tu ne sais jamais le définir. Lorsque tu regardes de nouveau vers la piste de danse, tu remarques qu’elle n’y ait plus, car aucune autre fille ne parvient à attirer ton œil fauve. Aucune n’est assez jolie pour toi, n’est assez intéressante pour ton imagination fertile. Subtile, tu regardes autour de toi pour la repérer, avoir le plaisir de poser ton œil dessus une nouvelle fois, et tu la vois aussitôt au prise avec un collant. Le genre de type qui ne lâche pas l’affaire avant d’avoir eu ce qu’il veut. Elle ose même te lâcher un petit regard. Le genre de regard qui veut tout dire.

Évidemment, elle ne veut pas de ton aide. Elle est indépendante, comme toi. Enfin c’est ce que tu aimes imaginer. De plus, intervenir pourrait gâcher votre ‘’rien’’. Tu te contentes donc d’observer de loin à quel point le type est désagréable. Tu peux l’entendre parler d’ici, et pourtant elle tu ne l’entends pas, comme si ton cerveau refusait qu’elle ait une voix à faire entendre. Dans le déni, tu te concentres sur ton verre de nouveau vide, comme si quelqu’un s’amusait à le boire tandis que tu regardais ailleurs. Tu as la tête complètement ailleurs, et tu tentes tant bien que mal d’ignorer ce qui se déroule quelques sièges plus loin.

Jusqu’à voir du coin de l’œil l’homme glisser une main sur la cuisse de l’inconnue. Tu te sens interpellé, malgré qu’elle n’ait pas hurlé ton prénom. Elle semble vouloir s’en débarrasser, mais il est plus insistant qu’une mouche, plus énervant encore. Tu t’approches, imposant, menaçant, n’accordant même pas un regard à la jeune femme, puis tu empoignes le mec par l’épaule. Un autre bar qui te jettera à la porte parce que tu n’auras pas su te contenir.

Tu tentes quand même de dire quelques mots à travers la musique, le menaçant presque passivement, tentant toujours de ne pas poser ton regard bleu sur la jeune femme qui semble curieuse. Il hausse une épaule et tente d’y retourner, obstiné. Tu ne lâches pas son épaule, le forçant à rester près de toi, et tu réitères ta menace. Il éclate, son poing venant s’enfoncer entre tes côtes encore endolorie, et ça te suffit pour exploser. Il ne t’en faut pas beaucoup pour presser la détente, pour te lancer dans la mêlée. Tu répliques avec ton poing fermé contre sa mâchoire, il titube tandis que tes mains viennent tâter tes côtes endolories. Les points de sutures semblent vouloir céder, mais en y jetant un coup d’œil, tu vois que tout est parfaitement en ordre. Tu as simplement mal.

Tu le vois se relever, mais tu n’as pas envie de l’envoyer au tapis. Ce serait trop facile. Tu te contentes de le pointer du doigt, moqueur, en t’exclamant à voix haute « Et maintenant tu vas fourrer ta queue pleine de pue ailleurs, compris connard ? » Tu sais que tu le provoques, mais tu lui tournes le dos, bien décidé à reprendre un verre avant de t’éclipser. Cependant, en voyant le regard mécontent de ce qui semble être le propriétaire, tu décides plutôt de bifurquer vers la porte des toilettes. Si tu y restes un moment peut-être qu’il t’oubliera. Passant à côté de la jeune femme, tu lui accordes ton plus beau sourire, puis tu disparais derrière la porte battante.




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MessageSujet: Re: I'm thinking, you and I Better just go with the flow feat. Nathan   Mar 30 Juin - 5:44


« Le silence est un ami qui ne trahit jamais. » -Confucius



Nathan & Aimée
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J’adorais ce genre ce moment ou ma vie tournait enfin presque rond. En ce moment, les règles du jeu étaient claires, je dansais, je vivais, je me laissais aller et je ne disais pas un mot. Pas un seul mot. Que du silence et du plaisir. J’offrais à mon imaginaire des passions nouvelles et sans risque et j’appréciais ça comme ça. J’avais fini par avoir soif, me rapprochant du bar pour commander. Bien évidemment, les choses étant ce qu’elles étaient, je ne pouvais pas avoir autant de chance que je l’aurais voulu. Le temps d’arriver, qu’on me servait un verre, un verre de fille que je n’appréciais pas tout particulièrement, mais on ne disait pas non à de l’alcool gratuite, alors j’avais bu. Bien entendu, un crétin qui vous paie un vrai croit ensuite que vous lui êtes redevable, que vous lui devez quelque chose, alors il c’était rapprochée. Je m’étais permis de lui faire un regard, à « lui », pas au crétin. Comme si lui et seulement lui pouvait me comprendre en ce moment. Qu’il pouvait comprendre qu’on puisse avoir envie d’être entouré, de se sentir exister, sans toutefois réellement discuter avec quelqu’un. Qu’on pouvait avoir un lien, sans le définir. L’autre avait commencé à me parler pendant que je terminais ma consommation, je l’écoutais à peine, répondait à demi-mots, comme si utiliser des mots devenaient futiles tout d’un coup, parce que j’étais obligée de le faire pour que ce crétin comprenne.

C’est après cela que tout ce passa rapidement pour moi, parce que rien de tout ça n’avait été prévu. Monsieur le crétin me caresse la cuisse. Une espèce de sensation de dégout s’installe en moi, comme s’il avait la lèpre. Je déteste ce genre de sensations, je déteste qu’on me touche. Pourtant, il se le permettait. Pourtant, il osait et j’allais lui casser les dents, vraiment. Pourtant, j’avais tenté d’être sage et de juste m’en débarrasser, de le repousser, mais il ne lâchait pas le morceau. Est-ce que j’avais déjà dit que je n’étais pas un morceau de viande? Eh bien, non, je ne l’étais pas. Sans m’en rendre vraiment compte, mon poing se serrait, j’allais sérieusement le frapper, mais il débarque, ouais « lui » venait d’empoigner l’autre part l’épaule. Je l’écoutais plus ou moins, entendant indistinctement pour la première fois les tonalités de sa voix et il ne semblait pas content des agissements de l’autre. C’était intriguant, fallait l’avouer. Toute envie de me défendre m’avait quitté, quelqu’un le faisait maintenant pour moi. Pourtant « lui » le tenait, mais le crétin tentait de revenir vers moi. Il n’avait pas compris? Vraiment? L’autre l’avait retint et c’était manger un coup  dans les côtes. Le pauvre quand même. Je ne valais pas la peine de se manger des coups, j’étais capable de me défendre seule, vraiment. Pourtant, ce n’était pas un coup qui l’avait arrêté et il avait répliqué directement sur la gueule de l’autre. Il avait tâté ses côtes pendant que l’autre se relève. Il l’invective, l’insulte et c’est agréable. Ses mots sont crus, forts, sans détour, un peu comme moi. Il e provoque, mais directement après, il quitte. Genre… pour de bon? Je ne pus m’empêcher de le suivre du regard jusqu’à ce qu’il s’enferme dans la salle de bain. Peut-être voulait-il voir l’étendue des dégâts. Il m’avait souri avant de disparaitre, ce qui m’avait fait sourire aussi. J’étais ensuite retournée sur la piste de danse, légère, comme si l’idée d’être défendu par un pur inconnu me plaisait bien au fond. C’était quelque chose d’agréable de savoir que je l’avais assez marqué pour qu’il ait envie de m’aider. Pourtant, la danse me faisait oublier lentement, mais surement. Parce que la danse de faisait décrocher complètement et ce soir, comme à tous les soirs, mon corps m’appartenait. Je devais juste trouver une façon de ne rien gâcher avec lui, mais de le remercier. Ce n’était pas quelque chose de simple, fallait l’avouer.


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MessageSujet: Re: I'm thinking, you and I Better just go with the flow feat. Nathan   Lun 20 Juil - 3:28


«I'm thinking, you and I better just go with the flow »



Nathan & Aimée
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Tu pouvais souvent te vanter d’être le déclencheur, la bombe qui explosait à la gueule des gens au moindre problème. Tu étais à retardement, troublé, colérique, mais surtout, tu étais à fleur de peau. Sur la défensive, tu levais les poings dès qu’on te menaçait, dès qu’on t’agaçait ou qu’on te lançait un regard de travers. Être chaotique dont les cris du cœur s’exprimaient par tes paumes, par tes mains, tu n’arrivais pas à t’exprimer autrement que par la colère, que par la moquerie, la légèreté cachant un cœur lourd et sombre. Tu n’étais jamais sérieux, et tu ne voulais pas qu’on te prenne au sérieux. Tu ne voulais pas qu’on tente de creuser, de chercher qui tu étais, qui tu avais été. Tu n’étais qu’une existence en plus, et ça te convenait.

Et pourtant, tu venais de t’engager en la débarrassant de l’autre idiot. Tu t’étais promis de ne jamais intervenir directement dans sa vie, celle que tu lui inventais ou celle qu’elle avait vraiment. Tu lui avais promis un ‘’rien’’, sans moi, et voilà que ton tempérament te guidait vers un autre chemin, celui de la reconnaissance, d’une réalisation de l’existence de l’autre. Elle avait sans doute entendu ta voix éclater sous la musique. Elle avait sans doute vu cette petite flamme dans ton regard, celle qui s’allume lorsque ta vie témoigne de son existence.

Ton reflet te lance un regard vide dans la glace écaillée, striée, victime de coup de plus enragé que toi. De nouveau, tu soulèves le pan de ton t-shirt, convaincu que tes points de suture vont céder, que tu respires trop fort pour qu’ils puissent tenir le coup, et pourtant, en regardant, tu ne fais que constater que tout est normal, encore. Et pourtant, tu crains de voir un flot de sang se répandre à tes pieds, trop écarlate, trop liquide pour passer inaperçu. Tu peux presque en sentir sa chaleur sur ta peau à nue, puis tu reprends tes esprits, tournant rageusement le robinet d’eau froide pour t’asperger, te nettoyer, chasser tes hallucinations. Il n’y a pas de sang, il n’y a pas de morts. Il n’y a que toi, que cette musique assourdissante, et ‘’Elle’’. De l’autre côté de la porte, tu sens qu’elle est là, comme si sa seule présence suffisait à illuminer la pièce, qu’elle pouvait même passer à travers les murs tellement elle irradiait de mystère.

Fatigué par ton propre reflet, tu franchis de nouveau la porte, comme si rien ne s’était passé. Le type collant n’est plus là, et elle n’est plus dans ton champ de vision. Elle est peut-être partie, ne souhaitant pas s’attirer les représailles du type, ou simplement parce que tu lui as fait honte en jouant les héros débile, alors qu’elle n’avait pas besoin de toi – ça c’était ce que tu supposais-.  Et pourtant, ton regard ne pouvait s’empêcher de la chercher involontairement. Les stroboscopes te fatiguaient l’œil mais il t’en fallait plus pour abandonner. Sur un coup de tête, tu t’autorises même à plonger parmi les danseurs, espérant vainement lui jeter un dernier coup d’œil pour te rassurer avant de rentrer.

Mais la foule est dense, et l’alcool semble avoir doublé de quantité dans le sang de chacun. Ils sont encore plus affectés que toi, encore plus ailleurs, dans un monde où tu es visiblement de trop. Tu bascules légèrement, te serre pour passer entre deux, et pourtant tu ne la vois pas. Tu es sur le point d’abandonner et de rentrer, te disant que de toute façon, tu la croiseras à nouveau à un autre moment, lorsque tu sens un léger frôlement sur ta main gauche. Tu sais.

Et pourtant il n’y a rien. Aucune description, aucun qualificatif, mais tu sais qu’elle y est, que tu n’as qu’à tourner la tête pour plonger ton regard dans le sien. Mais tu te détournes. Tu en a eu assez, tu en a fait assez, et il ne te reste plus qu’à rentrer. Sans lui accorder un regard tu t’enfonces dans la foule jusqu’à atteindre la porte.

L’air frais te fouette le visage, te surprend alors que tu t’attendais à une température presque aussi chaude qu’à l’intérieur. Tu profites de la brise, t’allumes une cigarette et te pose contre le mur du bâtiment, profitant des derniers échos de musique.





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MessageSujet: Re: I'm thinking, you and I Better just go with the flow feat. Nathan   Mar 21 Juil - 4:29


« Le silence est un ami qui ne trahit jamais. » -Confucius



Nathan & Aimée
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Si on m’avait dit que ce soir, ma perception de ce type allait évoluer, je ne l’aurais pas cru. J’aurais tout fait pour ne pas lui parler, continuer de le regarder de loin, imaginer, espérer un je-ne-sais-quoi, limite fantasmé, mais là… je ne savais plus quoi en penser. J’avais eu du mal avec un type, rien que je n’aurais pas pu me débarrasser seule, mais monsieur débarque sur son beau cheval blanc en mode chevalier sauveur de ma vertu. Ouais, j’aimais l’image, elle était rigolote. Donc, après m’avoir défendu et c’être bagarré, monsieur avait été s’enfermer dans les toilettes pour homme en me laissant sur ma faim. J’aurais aimé… je sais pas. Je n’aurais pas voulu lui parler, ça aurait gâché le moment, ça aurait gâché notre relation. Parce que oui, le silence était clairement une relation, bon!

Il c’était donc sauvé et moi, moi… bah je n’avais rien de mieux à faire que de retourner danser. Je n’avais pas envie de partir, je n’avais pas tout à fait envie de rester, mais lui courir après était impensable. Courir après… c’était comme… ruiner quelque chose de bien. Je l’appréciais de loin, c’était parfait comme ça. C’était une chimère, ça ne pouvait pas être mieux, vraiment. Alors, j’étais retourné danser, laisser le temps, la musique et les frôlements des inconnus couler sur ma peau moite et bouillante sans retenue. Je n’allais pas m’en faire, j’étais libre. J’étais libre de tout, sans attache, sans histoire, mais mon regard retomba sur lui. Lui qui cherchait, qui existait sur mon territoire. Parce que c’était clairement ça, la piste de danse était mon territoire, le sien, c’était le bar. Il ne m’avait pas vu, mais j’espérais qu’il me cherche. J’espérais et sans vraiment m’en rendre compte, j’avais nagé au travers de cette mer de monde qu’étais les danseurs pour l’atteindre lui, ma main c’était aventurer vers la sienne. J’avais envie qu’il se retourne, plonger mon regard dans le sien et peut-être mit noyer. J’avais envie de briser le silence, savoir qui il était, savoir s’il était digne d’intérêt, mais il s’éloigna… sans un regard.

Une autre moi, un autre moment et je l’aurais laissé fuir, je l’aurais laissé s’éloigner dans la nuit sans demander mon reste, mais pas ce soir. Ce soir, on ne me disait pas non, ce soir je dominais le monde. Alors, je l’avais suivit, fendant cette foule sans demander mon reste pour le rejoindre. Il était sorti, et bien moi aussi. Alors j’avais passé la porte, j’irais lui parler et puis voilà. J’allais briser le mystère, briser cette distance, j’allais… je ne sais pas. La fraicheur de la nuit s’engouffra dans la dentelle de ma robe, je ne m’y attendais pas. De la fraicheur, c’était surement ce que ma peau embrasée demandait, parce que même si mes yeux le voyaient, l’idée de lui parler m’était passée. Je ne pouvais quand même pas tout bousiller. S’il détestait la personne que j’étais en réalité? S’il n’était pas du genre intéressant? S’il était intéressé… s’il n’était pas ce que j’imaginais? Aussi bien se taire, partir, tourner les talons, mais j’étais déjà là. J’étais dehors, dans la fraicheur de cette nuit d’été pour ne rien faire? Ce n’était pas vraiment mon genre.

Il était là, posé contre le bâtiment et finalement, j’avais tué l’espace qui nous séparait, me plantant devant lui, plongeant mes iris à la recherche des siennes et je lui avais volé sa cigarette au passage. Non, je ne fumais pas en général, mais je le pouvais, je l’avais déjà fait et quand c’était nécessaire, je le faisais. Première inspiration, ça faisait mille ans que je n’avais pas profité et ce serait mentir de dire que ça ne m’avait pas manqué. J’avais souri, expiré vers la gauche pour ne pas l’embêter plus que je ne le faisais déjà. J’attendais de voir qui perdrait le jeu du silence, mais ce ne serait pas moi.



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MessageSujet: Re: I'm thinking, you and I Better just go with the flow feat. Nathan   Ven 24 Juil - 23:15


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Tu te sens à peine étourdi par l’alcool. Pour une fois, tu n’as pas surconsommé. Tu ne t’es pas enfuis, caché dans l’alcool jusqu’à ne plus savoir marcher ou compter tes propres doigts. Il t’arrivait trop souvent de prétendre pouvoir en boire plus que de raison. L’alcool était ton échappatoire, ta cachette secrète lorsque le vrai monde te percutait, te secouait un peu trop. Là, tu en avais eu envie par habitude, car il y avait déjà quelques jours que tu n’avais plus cauchemardé, que tes nuits ne s’étaient pas vu écourtées par des scènes horribles de ton passer qui rejouait en boucle. Comme si tu n’en avais pas vécu assez, ta mémoire se plaisait à te rappeler les moments traumatisants de ta vie. Et tu t’éveillais tout en sursaut, en peur, en sueur. Jamais tu ne t’en remettrais.

On te disait alcoolique. Tes habitudes ne pouvaient pas témoigner du contraire, et de toute façon cette appellation était le dernier de tes soucis. Qu’on t’applique une étiquette pour te qualifier, quelle importance? Tu faisais ce que tu faisais, et tu ne cherchais à plaire à personne. Voir même, tu cherchais absolument à être repoussé, oublié. Ça te facilitait la vie. Ça t’éliminait d’office cette culpabilité qui te tiraillait de temps à autre.

Ta cigarette à moitié fumée, tu songeais l’abandonnée au trottoir pour t’échapper dans ce qui te servait de maison. Mais un imprévu se pointe devant toi. Une silhouette que tu aurais pu reconnaître à cent mètres. Tu es surpris, mais tu ne dis rien, ton visage ne lui offrant qu’un mince sourire. Tu ne sais pas ce qu’elle fait là, et tu ne veux pas le savoir. Le jeu de l’interprétation continuait même si vous étiez seuls pour la première fois, même si son regard te défiait de prononcer le moindre mot. Le silence. C’est tout ce que tu peux lui donner. Car un mot serait de trop. Une phrase encore plus.

Tu es tellement absorbé par son regard que la cigarette t’échappant ne t’avait pas fait bouger d’un pouce. Tu lui laisses, même si dans ta tête, le personnage que tu t’en faisais ne fumait pas. Tu la laissais détruire ce détail que tu avais imaginé à son encontre, et étonnamment, tu t’en fous. Involontairement, tu cherches quelque chose à dire, mais comme tu ne souhaites pas lui offrir la mélodie de ta voix, rien ne te vient. Que le vide.

Vos yeux ne font que se croiser, se regarder, comme si vous ne pouviez jamais vous voir assez. Tu en remarque toutes les nuances, son sourire en coin, presque absent, mais subtil. Ses cheveux décoiffés par la frénésie de la piste de danse, son souffle qui tente de ne pas te déranger, te proposer quoique ce soit. Et tu te surprends à t’en rapprocher pour ne rien lui dire, pour combler le vide insupportable qui se creuse entre vous à chaque seconde.

La cigarette s’envole dans la brise lorsque tu t’en empare d’une main. Ton autre se glisse contre sa joue, le bout de tes doigts glacés fondant presque au contact de sa peau, et tu l’embrasse. Comme ça. Parce que tu ne peux pas dire mots, mais que ton corps en a long à dire. Tu ne cherches même pas son approbation. Tu sautes, simplement, le baiser te faisant le même effet qu’un saut dans un ravin dont tu ne verrais pas le fond. Et aussi brièvement que l’idée t’es venue, tu t’en sépare.




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MessageSujet: Re: I'm thinking, you and I Better just go with the flow feat. Nathan   Sam 25 Juil - 5:50


« Le silence est un ami qui ne trahit jamais. » -Confucius



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La vie nous fait parfois prendre des décisions sans qu’on ne sache trop pourquoi. Alors quand il m’avait quitté, sans un regard. Quand il avait fui mon contact pour quitter le Masquerade, je n’avais plus vraiment pu faire autrement que de faire mon choix. Rester ou le suivre. J’avais décidé de le suivre. J’avais de ses coups de tête parfois, celui-là en était un de plus. Une fois dehors, je ne savais pourtant pas ce que je voulais. Comme si la fraicheur nocturne n’avait pas juste rafraichit ma peau, mais mes idées aussi. Je ne pouvais pas… juste avancer et lui balancer une discussion dans les dents en mode : on ne s’est jamais parlé, mais maintenant c’est le cas. Rajoutons ensuite un : devons amis! Pourquoi pas hein? Ou pas. Parler était une très mauvaise idée finalement. Je ne pouvais pas parler avec lui, mais j’avais envie d’être avec lui. Juste que c’était compliqué. Peut-être m’en faire un ami ça pouvait le faire? Même si on ne parlait pas? Parce qu’au final, je ne comptais pas vraiment lui parler, alors je ne savais pas pourquoi je me rapprochais de lui, pourquoi j’initiais ce contact avec lui, lui volant sa cigarette quand je ne fumais même pas. Que je ne fumais plus en fait. Mon regard se noyait déjà dans le sien. C’était un jeu, voilà tout. Il fallait le voir comme ça. On se fixait, les règles du jeu tellement clair pour tous les deux, pas un mot. Pas un traitre mot n’allait sortir de nos bouches.

Alors, je l’observais lui. Je ne pouvais pas faire autrement. Ses yeux, son regard posé sur moi. Ses traits, sa bouche, cette espèce de fatigue imprimée sur son visage. Je l’avais vu quitté le mur, se rapprocher de moi. Je vous jure que je l’avais vu, mais je n’avais rien fait. Il se rapprochait, tous mes systèmes se mettaient en mode panique et pourtant, dans l’idée que je me faisais de lui, il n’allait rien faire pour me faire fuir. C’est con, je sais, mais je me raccrochais un peu à cette image que je me faisais de lui. On ne parlait toujours pas, du coup… on se rapprochait. Non, pas on, juste lui, mais je le laissais faire. Il n’allait pas le faire, il n’allait pas le faire. Pourtant sa main c’était glissée contre ma joue. Le repousser, maintenant. Non, ça sert à rien, il n’allait pas le faire. En fait, il allait surement le faire. Fuck, il le faisait. J’avais juste… cessé de réfléchir au premier contact de ses lèvres avec les miennes. Ma main c’était posé sur son torse pour le repousser qu’il s’éloignait déjà. On était déjà séparé que mon mouvement se fit tout de même, le plaquant dans le mur non loin derrière lui. Mon regard ne se fit pas vraiment plus dur, mais mon hochement de tête à la négative offrait le ton à la chose. Plus jamais. Voilà tout. Je n’allais pas le frapper, c’était de ma faute. Mon regard… surprit, fallait l’avouer et qui c’était légèrement durcit avait mué en quelque chose de plus doux, de plus joueur. Ouais, je passais l’éponge pour cette fois. Je fis descendre ma main qui était toujours sur son torse vers sa main pour l’entrainer à ma suite. Mon visage plus froid c’était transformé en sourire joueur. J’avais une idée.

Je l’avais finalement entrainé à ma suite dans les rues du quartier. J’avais déjà marché ici, je connaissais donc un peu l’endroit. Pas beaucoup, mais assez. J’avais envie de prendre l’air, d’oublier qu’il m’avait déçu. Qu’il avait pris sans demandé, comme les autres. Je n’allais pas lui faire la gueule, mais je n’allais pas lui parler non plus. Je l’avais entrainé dans un parc pour enfant. Des modules de jeu plus tout jeune, une balançoire brisée, mais quelques-unes toujours fonctionnelles. J’étais dans mon élément, un truc gamin, un peu brisé. C’était clairement pour moi ça. J’avais finalement lâché sa main, comme s’il n’allait pas fuir. Comme s’il était trop loin pour reculer. Comme si la distance lui avait fait oublier mon refus. J’avais donc été m’assoir au centre d’un tourniquet. Vous savez le jeu pour enfant ou les gamins font tourner eux-mêmes leur ami. Je voulais juste, me poser un peu. J’aurais voulu lui expliquer, mais… je n’en avais rien fait. Les mots ne venaient pas. J’étais assise, j’avais mes coudes appuyés sur mes genoux et ma tête appuyée dans mes mains. Je m’étais finalement redressée en me passant les doigts dans les cheveux, le cherchant du regard. Toujours avec cette peur qu’il disparaisse sans que je lui ai dit un seul mot au final. En fait, je voulais en savoir plus… sans avoir à lui demander, c’était ça mon problème.



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MessageSujet: Re: I'm thinking, you and I Better just go with the flow feat. Nathan   Mar 28 Juil - 3:32

Nathan McFadden a écrit:

«I'm thinking, you and I better just go with the flow »



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Tu avais brisé les règles du jeu comme un enfant qui n’arrive pas à respecter l’autorité, même inexistante qui s’était placée entre vous. Vos rencontres avaient toujours été hasardeuses, sans mots, sans attentes. Vos regards s’étaient toujours trouvés pour se regarder, se conforter dans l’idée que vous n’étiez pas totalement seuls parce que l’autre avait conscience de votre existence. Et toi voilà à franchir le pas, la limite de l’acceptable en l’embrassant bêtement parce que tu es à cours de mots, d’idée pour la faire rester.

Lorsqu’elle te repousse, tu en éprouves presque un soulagement. Tu t’étais attendu à ressentir quelque chose, une sorte d’excitation à tomber dans l’inconnu, mais votre baiser rapidement, ou plutôt ta caresse buccale provoquée ne t’avait absolument rien apporté de plus. Tu en étais presque déçu que ça ait été aussi fade. Tu t’étais attendu à cette passion de l’inconnu, du danger, de la découverte, mais il n’en était rien. Tu aurais pu lécher le mur derrière toi que ça aurait fait le même effet, que ça t’aurait aussi fait frissonner de froid, de banalité.

Étais-tu donc de ceux que plus rien ne pouvait bouleverser? En avais-tu trop vu, trop touché, trop ressentie pour que maintenant un simple contact ne t’apporte plus rien? T’étais peut-être mort. Si ça avait commencé par l’intérieur, maintenant même ta peau, ton derme expirait d’un dernier soupire de vie avant de se laisser emporter par la froideur de la mort. T’étais en train de te tuer et tu ne ressentais plus rien d’aussi vif que la colère, envers toi-même surtout.

Son regard froid te percute tandis que sa main cherche la tienne. Encore là, tes doigts glacés se meuvent à peine pour serrer la sienne de main. Tu ne sais pas où elle t’emmènera, mais ce sera toujours mieux que le chemin que tu es en train de te tracer. Curieux, tu regardes autour de toi, ne prêtant que peu d’attention au décor pour te concentrer sur elle, toujours aussi intrigante et attirante malgré tes tentatives foireuses. Elle sourit, t’en donne presque envie de faire autant, mais pas un sourire ne vient poindre sur tes lèvres devenus trop sérieuses après un tel rejet.

Avec surprise, tu constates qu’elle t’a traîné dans un parc d’amusement pour enfant. Elle t’en dévoile peut-être un peu sur elle, mais tu n’es clairement pas à ta place. L’enfant en toi, tu l’as laissé partir il y a longtemps, quand tu as réalisé qu’il n’avait plus lieu d’être dans ce monde. Tu restes quand même là, puis tu regardes autour de toi, marchant dans les copeaux de bois qui servaient de sol aux jeux, aux enfants pour qu’ils ne se blessent pas. Tu passes entre les balançoires dont les assises en cuir ne résisteront pas à ton poids. Tu en caresses les chaînes avant de lever les yeux vers Elle. Elle a déjà trouvé son jeu, son endroit. Tu la rejoins finalement, n’ayant plus tant envie d’explorer les lieux. Mais tu ne la rejoins pas dans le module. Tu te contentes d’attraper l’un des barreaux, et tu commences à marcher, le tenant au bout de tes doigts. Dans un crissement digne des films d’horreur, le module se met à tourner à la même vitesse que ta marche. Lentement, doucement, la berçant presque, malgré le bruit effroyable qu’il dégage. Il suffit de quelques tours pour qu’il devienne presque muet.

Lorsque le jeu prend son élan tout seul, tu bondis habilement sur la plateforme pour rejoindre la jeune femme. Tu t’assois derrière elle, seulement vos dos se touchant, puis tu lèves le regard au ciel, en silence, le regardant tournoyer paresseusement au-dessus de vous.





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MessageSujet: Re: I'm thinking, you and I Better just go with the flow feat. Nathan   Mer 29 Juil - 4:04


« Le silence est un ami qui ne trahit jamais. » -Confucius



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Non, je ne le laisserais pas recommencer, jamais. Ce n’était pas totalement désagréable, mais ça n’avait pas été un wow. Je n’avais pas envie de voir des papillons, pas avec un mec que j’imaginais plus que je ne connaissais. Bon d’accord, en fait… je ne voulais pas de papillons du tout dans ma vie. Moi et les papillons… C’était un lance-flamme automatique pour les annihiler, voilà. En même temps, je ne l’avais pas frappé, je l’avais juste mit au clair, sans un mot. Je voulais simplement qu’il comprenne que non, ce n’était pas comme ça que je fonctionnais. Il n’avait pas eu l’air déçu, ni furieux. Peut-être même soulagé? Surement autant que moi en fait. Je n’avais pas envie de ça, je n’avais pas envie de sentiment, du coup… que tout le monde était à l’aise avec ce refus, c’était tant mieux.

Une fois que tout le monde était d’accord, aussi bien en profiter. Ça m’avait pris peu de temps que j’avais retrouvé mon sourire joueur, une bonne chose quand même. J’avais finalement glissé ma main dans la sienne pour l’attirer à ma suite. J’aimais bien l’amener comme ça, sans un mot, sans rien. J’aimais le silence. Je n’avais pas assez bu pour ne pas réussir à garder le silence en prime. Je l’avais finalement amené dans un parc que je connaissais bien. Il n’y avait pas beaucoup d’éclairage, mais je m’en fichais. J’aimais l’endroit pour son calme, bien plus que pour son utilité. J’étais donc parti m’assoir au centre du tourniquet, sans le faire bouger. La nuit n’était pas collante comme elle l’avait été dans la journée. En fait, j’avais encore du mal avec la chaleur constante de la Nouvelle-Orléans. Je me souvenais encore du froid mordant de New-York et ses environs, le manque de vêtements chauds, les rôdeurs, le manque d’abris. Pourtant, je me souvenais que plus j’approchais de la chaleur accablante d’ici, plus je regrettais un peu le froid de là-bas. Bon d’accord, les monstres ne me manquaient pas eux.

Je l’observais finalement faire le tour du parc, doucement. Comme s’il apprivoisait son environnement. Moi je l’observais lui, sans plus. Ni lui, ni moi ne trahissais le silence de l’endroit. Le plus bruyant était sans doute ses pas dans les copeaux de bois. Sa main qui effleure les chaines des balançoires. J’avais beau les regarder, je n’étais pas certaine d’oser mit assoir, ce n’était jamais tout à fait sûr en fait. Nos regards se croisent et je lui souris légèrement. En même temps, c’était ma façon de le remercier de jouer avec moi le jeu du silence. Pour une fois, je n’avais pas envie de mentir, de faire semblant d’être quelqu’un que je n’étais pas. Je n’avais pas envie de me créer une nouvelle existence qui n’existait pas. J’avais juste envie d’être moi, même si je ne savais plus ce que c’était que d’être moi au final. Il se rapprochait doucement, je n’avais pas l’impression qu’il était un prédateur, qu’il attendait quelque chose de moi. Il avançait avec ce calme qu’il avait gagné avec la marche que je lui avais imposé. Rien de bien méchant, encore moins quand il attrapa la barre du tourniquet. Je m’étais tenue à mon siège par réflexe. Parce qu’avec mes frères, j’étais tombés de ce jeu trop souvent pour ne plus me tenir. Je m’étais même fendu une dent à cause de ce jeu, mais ça allait, c’était une dent d’enfant, sans plus.

Pourtant, avec lui… c’était calme, il marchait doucement et le truc le plus violent qui se produisit fut le cri de protestation du manège. J’avais fermé les yeux sans m’en rendre compte, juste pour profiter du mouvement calme qui s’offrait à moi. Le bruit cesse aussi rapidement qu’il avait commencé. Sans plus, de nouveau le silence devenait mon ami et j’appréciais cela. J’avais senti le débalancement du jeu, son poids, ses pas et sa présence près de moi. Il c’était assis derrière moi et je n’avais rien dit. J’avais appuyé mon dos contre le sien, doucement. Il était plus chaud et plus large que moi, sa présence en était que plus rassurante. J’avais finalement appuyé ma tête contre lui pour observer le ciel à mon tour. Je ne le regardais pas, il ne le regardait pas. Nous étions deux fantômes se tenant compagnie, observant les étoiles, observant ce monde qui nous était lointain.

Sans m’en rendre compte, le manège avait perdu graduellement de sa force, s’arrêtant de lui-même. Pourtant, j’étais restée là un moment, juste à le toucher sans le faire, à exister sans bruit dans ce silence de plomb. Rien en moi ne donnait envie de bouger, de m’en aller, j’étais juste parfaitement bien comme ça. Alors, je ne fis rien. J’observais simplement la lune, les étoiles et je restais près de lui. Peut-être qu’il partirait sans un mot, peut-être qu’il resterait… je n’en savais rien. Je savais juste que j’appréciais le calme environnant, le calme m’habitant, c’était rare en fait. Le moment était juste… parfait et j’étais heureuse de le partager avec « lui ».





-Fin-
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