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 It's your fuckin' Nightmare [Aimée]

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MessageSujet: Re: It's your fuckin' Nightmare [Aimée]   Ven 19 Juin - 20:57



« Hate to twist your mind, but... »

Loon & Aimée
featuring

En prime, il me donnait raison! C’était bien ça. Fallait faire ça plus souvent. Parce que ouais, chanter du viol ou de l’avortement à tue-tête. Malgré que de l’avortement, c’était franchement moins pire que du viol, parce qu’au final… une femme ça pouvait bien faire ce qu’elle voulait de son corps. L’hermaphrodisme, on s’en fichait aussi. Si j’étais du genre à être dérangé pour si peu? Non, pas du tout en fait, alors ça allait.

-Au moins, ça va, je chante rarement en dehors de mon appart’.

Parce que l’idée de chanter sur la rue en mode « comédie musicale » ce n’était pas vraiment mon truc. Donc, aussi bien mentionner qu’il n’allait pas me voir chanter cette nuit, loin de là. Surtout que notre rencontre allait se terminer bientôt, parce qu’on allait se séparer et rentrer tous les deux. Ils se faisaient si tard en prime. Il rajoutait que le rock avait aussi façonné son enfance, qu’il avait eu des parents très ouverts qui lui ont fait découvrir des styles différents. Moi aussi, d’une certaine façon, jusqu’à la mort de ma mère, la dépression de mon père et la mort de mes frères… ouais, bon.

-Ça nous fait donc un point commun.

Parce qu’il avait l’air heureux quand il en parlait, c’était un souvenir heureux. Moi, si j’osais en parler, ce qui n’était pas le cas… c’était toujours empreint de tristesse, de silence, je ne disais pas tout, parce que j’en avais pas envie. C’était à moi, c’était mon passé, non je n’allais pas en parler, jamais. Ensuite, ma question et sa réponse. Il trichait en prime, parce que ce n’était pas du jeu, genre… il ne pouvait pas me sortir une chanson en allemand en mode, voilà, c’est moi, mais tu ne sauras pas c’est quoi. Donc ouais, j’avais demandé une traduction, c’était nécessaire à ma vie en ce moment, voilà. En prime, il était d’accord! Il était franchement docile non? Donc, la chanson parlait de fêtes vécues sous LSD. Donc, des gens qui dansent, mangent, se font des câlins et c’est humoristique. Y a même une histoire de partouze sous-entendue. God, ce n’était pas pour moi ça. Il éclata de rire, ce qui me fit sourire. En prime, il se résumait lui, ouais, vraiment trop docile. Fallait le voir comme quelqu’un qui bouge, qui sourit et qui vit sous LSD tout en plaisantant de façon foireuse. D’accord, lui et moi on était aux antipodes en fait. Notre seul point commun, c’était la musique, c’était bon à savoir. C’était surement mieux pour lui au final.

-Alors j’ai vraiment eu droit au toi de mauvaise humeur. C’est bon à savoir.

Toujours accompagné d’un petit sourire, parce que je ne croyais même pas pouvoir dire qu’il était de mauvaise humeur. Peut-être limite maussade, mais la mauvaise humeur, c’était autre chose. Genre, un mec de mauvaise humeur ne te laisse pas écouter de la musique avec lui. En fait… un mec de mauvaise humeur, mais docile… surement ouais. Donc ouais, voilà, il était catégorisé docile pour toujours. Il me regardait, je soutenais son regard. Je n’avais jamais été du genre à me dérober. Je ne l’avais pas quitté, je ne m’étais pas éloigné, mais je n’avais pas prévu le baiser. Du moins, le tout petit baiser sur la joue. D’accord, c’était gamin et mignon, pas de quoi fouetter un chat. Il rajoutait même que j’étais belle. D’accord, en fait Loon, il n’était pas juste docile, c’était un jeune chien fou, mais docile. Avec plus de temps, j’aurais pu envisager de le dresser finalement… ou pas.

-Merci.

En même temps, je pouvais répondre quoi à ça hein? Je n’allais pas le frapper pour un baiser sur la joue, je n’allais pas me lever outrer et faire un drame. Même si ça aurait pu être drôle en fait. Sans plus de réponse de ma part, mon regard croise le tram qui arrive tranquillement. Sans vraiment attendre, je glisse mes pieds dans mes chaussures, elles avaient maintenant eu le temps de se rafraichir et c’était agréable. J’allais devoir retourner à la guerre et marcher avec, mais ça irait. J’étais une femme, c’était dans ma description de taches et sérieusement, ça me faisait d’assez jolies jambes pour que je leur pardonne. J’avais retournée pour regard vers lui pour le saluer, le quitter, mais déjà il me demandait si j’étais fatiguée, parce que si je ne l’étais pas, il voulait bien continuer à parler musique… chez lui… autour d’un verre. Fallait répondre maintenant ma grande. Il ne fallait pas être trop méchante non plus. Parce que bon, c’était mon genre, mais… il était gentil en mode jeune chiot.

-Hm, tu m’aurais demandé y a 5 minutes… je t’aurais surement dit oui, mais après le compliment et le baiser, je doute de ta capacité à rester sage, alors… c’est surement mieux que non.

Le tout, avec un léger sourire, lui rendant son écouteur tout en me levant, replaçant légèrement ma robe au passage. J’avais pris la peine de m’étirer après cette demi-heure assise et j’étais bien. J’avais de l’énergie, je n’étais pas fatiguée en tant que telle.Ce n'étais ni un oui, ni un non. Je n’avais juste pas envie que monsieur tente d’aller plus loin dans ses avances. Les hommes, ce n’était pas pour moi, les femmes non plus. En fait, surtout pas les femmes, parce que sérieusement… ça faisait trop de drame pour rien. Vivre enfermée avec des femmes, ça vous donnait envie de rencontrer des hommes… logiquement, mais pas pour moi, désolé. J’allais d’abord apprendre à gérer mon propre corps et puis on verrait, mais pour le moment, j’étais très bien comme j’étais. Donc… la none la plus sexy en ville.
 

 
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MessageSujet: Re: It's your fuckin' Nightmare [Aimée]   Ven 19 Juin - 21:44

Un sourire étire tes lèvres, tu fermes les yeux, soupirant devant un esprit si fermé. Puis tu décides de bien le prendre, après tout, elle aurait pu t'en balancer une dans la gueule, ce qui signifie qu'elle n'est peut-être pas si frigide que ça. Tu soulèverais presque sa jupe pour vérifier qu'il n'y a pas de ceinture de chasteté et au moment où cette pensée traverse ton esprit, elle se lève et rabaisse sa jupe, remettant ses talons. L'écouteur dans une main, tu regardes le tramway s'avancer vers vous et crisser sur les rails alors que le conducteur freine pour vous accueillir. Éteignant ton baladeur, tu te relèves et entreprend d'enrouler maladroitement les deux cordons autour de l'objet que tu fourres dans ta poche. Tu tapotes ces dernières comme si cela pouvait t'informer que tout était dedans et te retournes par acquis de conscience afin de vérifier que rien ne t'appelle sur le banc. Le petit bouton des portes clignote, signifiant qu'il faut appuyer dessus pour les ouvrir. Tu n'as jamais compris pourquoi, à partir d'une certaine heure, les portes ne s'ouvrent plus d'elle-mêmes. Les serial-killer ne vont pas se trouver décontenancé devant la porte simplement parce que celle-ci n'est pas ouverte.

Tu pénètres dans le tramway en même temps que la jeune femme et t'accroches à une barre de fer centrale dans l'allée ; une demie heure assis, tu peux bien finir le trajet debout désormais. Enfin, tu repenses aux dernières phrases de Aim' et alors que le tramway s'ébranle après un signal sonore, tu ne peux t'empêcher d'éclater de rire.

« Alors un compliment et un bisou font de moi un chaud lapin ? »

C'est trop drôle, tu ne peux t'empêcher d'en rire. Bon sang mais quel esprit étroit ! De quelle planète elle vient ? Coinçant la barre dans le creux de ton coude, tu places tes mains devant toi pour appuyer tes dires, tes doigts dessinant les phrases dans les airs.

« Je ne sais pas d'où tu viens, mais ici, Tu es belle, ça veut dire Tu es belle. Ca ne signifie pas T'es trop bonne je te baiserai bien. De même qu'un bisou, c'est juste Tiens, je t'aime bien. C'est pas un amuse bouche pour traduire ce que j'ai envie de te faire à d'autres endroits. Y'a pas de sous-entendus avec moi, mademoiselle. »

Les erreurs de jugement auraient pu te faire grimper au plafond. Mais de la même façon qu'elle-même ne t'a pas fait une scène, tu ne vas pas lui en faire une. Vous ne vous connaissez que depuis quelques heures, il vous faut le temps pour vous découvrir. Si elle vous en laisse. On dirait qu'elle a perdu du temps en faisant quelque chose qui ne lui plaisait pas. Ses yeux ont le filtre âcre de l'amertume. On dirait qu'elle voudrait aller très vite, mais toujours en ayant le contrôle. La pauvre, si elle savait qu'on ne peut toujours l'avoir. Si seulement tu avais été un brillant sorcier, il t'aurais suffi de quelques illusions pour la convaincre, de quelques sortilèges pour lire dans ses pensées, de quelques incantations pour lui faire du mal.
Mais tu n'es pas un brillant sorcier.
Mais tu n'es pas non plus un homme chargé d'hormones qui baise tout ce qui bouge.

« De plus, sache que si tu viens ma bite restera où elle est pour la simple et bonne raison... »

Le tramway s'arrête à l'arrêt suivant. Tu te penches dans la direction d'Aim'.

« Je suis gay. »

Signal sonore, le tram s'ébranle de nouveau, provoquant une légère dés-équilibration de ton corps. Tu te redresses, un habituel sourire aux lèvres.

« J'habite à deux arrêts, j'ai de la bonne musique et du jus de papaye : à toi de décider. »
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MessageSujet: Re: It's your fuckin' Nightmare [Aimée]   Ven 19 Juin - 23:38



« Hate to twist your mind, but... »

Loon & Aimée
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Je n’aimais pas les gens, c’était mieux de les garder loin. Il m’avait souri malgré mon commentaire. Moi, j’en avais fini, c’était mieux comme ça de toute façon. Mieux pour lui, j’étais une mauvaise fréquentation, lui il était gentil. Aussi bien mettre fin au carnage maintenant avant de continuer plus loin. J’avais fini par entrer dans le tram, le même que lui. Une fois en route, mon regard retourne vers Loon qui rit, c’était bon ou mauvais signe? Mauvais, surement. Monsieur n’était pas ravi de ma réponse, j’aurais pu lui en balancer une aussi hein. Ça m’apprendra à être sage. Pourtant, je le regardais, l’écoutant quand il disait qu’un compliment et un bisou faisait de lui un chaud lapin. Je tentais vraiment de ne pas sourire en répondant :

-Je ne l’aurais pas dit comme ça en fait.

Comment je l’aurais dit? Aucune idée, mais pas comme ça. En général, j’aurais dit «prédateur » mais il était trop gentil pour ça. Je voulais juste mettre de la distance, voilà. Non, je n’allais pas commencer à culpabiliser pour si peu. J’étais dans mon droit de refuser, de ne plus jamais le revoir. J’étais dans mon droit, j’allais retourner chez moi. Monsieur rajoutait qu’il ne savait pas d’où elle venait, mais le compliment était réel, sans sous-entendu. Le bisou, il ne voulait rien dire en lui-même. Juste qu’il m’aimait bien. C’était une mauvaise chose ça, mieux valait ne pas m’apprécier, ne pas s’attacher parce que rien ne m’attachait. J’allais surement partir, disparaitre, faire mon chemin, rien de moins.

-Si tu savais d’où je venais, on n’aurait même pas cette conversation. L’important à savoir, c’est que je ne suis pas du genre gentille Loon, pas comme toi. Mais promit monsieur, je ne mettrai plus de sous-entendu là où il n’y en a pas.

Voilà, il était au courant. Comme ça, si j’avais envie de le frapper, il saurait pourquoi. La proximité ne me dérangeait pas, juste que je ne m’arrangeais pas pour me mettre en situation délicate et on est d’accord que chez un inconnu, de nuit… ce n’était pas le mieux non plus. Il rajoutait que si j’y allais, sa queue allait rester dans son pantalon et qu’il… était gay. Étrange soulagement, toujours. Monsieur le docile retournait dans la case des gentils. C’était mieux comme ça finalement. J’aurais pu ne pas le croire, mais… il était gentil, au pire… ça me donnait le droit de le frapper en cas de danger imminent. La dernière fois que je m’étais senti en danger… j’avais tué quelqu’un, mais ça… c’est une autre histoire. Je continuais de le regarder et lui mentionnait qu’il habituait à deux arrêts, qu’il avait de la musique et du jus de papaye. Que c’est moi qui décidais. Voilà, je devais faire un choix. Oui, non, peut-être, peut-être pas. Le mieux, c’était de dire non, alors j’allais faire ça, c’était mieux pour lui et mieux pour moi.

-D’accord, je viens, mais les bisous… fais un signal lumineux ou sonore avant ou un truc du genre… j’ai tendance à faire mal quand on me surprend et j’ai pas envie de t’en faire.

Euh… je n’étais pas censé dire ça non? Fuck. En même temps… j’avais toujours été égoïste et j’avais envie de voir quelqu’un. C’était mieux pour lui que non, mais tant pis. Oh et si vous vous demandiez pourquoi je lui avais dit que je lui ferais du mal s’il s’approchait sans en parler… c’est super simple, maintenant qu’il était au courant, j’avais tous les droits de le faire et ce, sans me sentir mal ensuite. C’était bien fait la vie quand même.

 
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MessageSujet: Re: It's your fuckin' Nightmare [Aimée]   Sam 20 Juin - 0:44

Ta main se raffermit autour de la barre de fer lorsqu'elle affirme être une mauvaise personne. Une moue sur tes lèvres, tu secoues une nouvelle fois la tête, étouffant un soupir. Cet air faussement mystérieux t'agace. Cette façon de se présenter comme l'une des créatures les plus sombres que cette terre aie compté t'émoigne d'un égoïsme qui traduit sans nul doute le besoin cruel d'une attention qu'elle n'a peut-être jamais reçue. Pauvre petite chérie. Ca te ferait presque de la peine.

« Ca, c'est à moi d'en décider et pour le moment je te trouve très sympathique. Les choses viendront comme elles viendront. Dans le pire des cas, nous ne nous re-verrons plus jamais. »

Tu hausses les épaules comme s'il s'agissait de la chose la plus naturelle du monde. Tes expériences vécues à travers tes jeunes années t'ont appris à te faire à l'idée que parfois on croisait des personnes simplement de passage dans notre vie pour relancer quelque chose, nous en faire comprendre une autre, nous apporter des sentiments nouveaux. Il s'agit d'une expérience nouvelle à chaque fois dont il faut tirer des leçons, qu'elle soit bonne ou mauvaise, surtout si elle est mauvaise. Peut-être que vous allez passer la soirée à refaire le monde avec des bières et que le lendemain matin elle aura disparu, ne revenant plus jamais dans ta vie.
Alors autant profiter de l'instant présent.

« Je sais pas, je ne sais pas d'où tu viens. Mais je suis convaincu qu'il y a toujours quelque chose de bon en chacun de nous. Et fais moi confiance, je suis maître dans l'art de trouver cette lueur. Sache que ma tolérance en matière de mauvaises choses est très élevée. Je serais capable de te pardonner du meurtre de ma propre mère. »

Dans tes yeux brille la lumière entendue du déjà vécu. Pourtant tes deux mères sont bel et bien vivantes. Malgré tout tu sembles collectionner les relations complètement bizarres, parfois même très glauques. Comme Seraphina qui a...une relation bizarre avec ses frères et sœurs . Zampa et son enfance irréelle tellement elle en est violente. Alvin qui t'a créé ta phobie actuelle, qui est devenu la pire bête de sexe qu'on puisse imaginer, et qui pourtant...t'attire irréfutablement.
Tes réflexions sont perturbées par l'annonce de l'arrêt qui est le tien. Tu t'approches de la porte et te tiens en équilibre devant elle, les doigts légèrement appuyés sur la vitre, en attendant que le tramway se stabilise.

« J'ai tendance à être trop tactile. Je ne le serai plus, ne t'en fais pas. Je ne veux pas te mettre mal à l'aise. »

Ni politesse, ni convention, mais un souci demeurant de ne pas incommoder les autres. Et tu l'aimes bien cette Aim', qui même si elle a un esprit et une culotte étroits, a de bons goûts musicaux.
Le tramway s'arrête et vous sortez dans l'air toujours aussi chaud quoique un peu plus venteux du quartier Tulane. Tu as le réflexe de vouloir prendre la main de la jeune femme mais te ravise, ayant promis d'éviter le contact et ne souhaitant pas lui faire un infarctus, ou te prendre une gifle qui, pour le coup, te mettrait vraiment de très mauvaise humeur. Vous traversez le quartier qui à cette heure là, se vide des soirées étudiantes agonisantes, passez devant l'université aussi vide de nuit que de jour. Enfin, vous pénétrez devant ce gigantesque immeuble qui abrite ton petit studio et qui, heureusement est pourvu d'un ascenseur que vous empruntez.

Quelques minutes plus tard, vous pénétrez dans ton antre. Un 40M² modeste, moyennement rangé, suffisamment en bordel pour qu'on y discerne la vie. La cuisine et le salon se rejoignent en une seule et même pièce desservie par un tout petit hall à la gauche duquel se trouvent la salle de bains, les toilettes, et la chambre. Tu largues tes chaussures à côté du porte manteau sur lequel tu pends ta lourde veste de cuir. Puis tu allumes toutes les lumières et te dirige vers la cuisine.

« Mets-toi à l'aise, qu'est-ce que tu veux boire ? »
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MessageSujet: Re: It's your fuckin' Nightmare [Aimée]   Sam 20 Juin - 2:17



« Hate to twist your mind, but... »

Loon & Aimée
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J’étais mauvaise, c’était vrai. J’avais commit un fratricide et un homicide juste avant. À cause de ma bêtise, mon frère était mort et s’en était suivit un carnage. Bon d’accord, si on me demandait, j’accusais le crétin que j’avais tué, mais au fond… j’avais une bonne partie des tords quand même. Je volais, je me défendais, je n’étais pas du côté des gentils. Je n’étais pas une sale sadique fini non plus, même si bon… je pourrais surement si j’en éprouvais un réel envie, ce qui n’était pas le cas. Je n’étais ni bonne, ni mauvaise, mais j’étais certainement une mauvaise influence.  Pourtant, il voulait en être le décideur. Il voulait dire de lui-même si c’était le cas où pas, mais pour le moment, il me trouvait sympathique, ce qui me fit sourire. Parce qu’on me traitait de chiante, d’emmerdeuse, de folle, mais rarement de fille sympathique. Genre… c’était la première fois depuis vraiment longtemps.

-Ça me va comme mentalité.

Parce que bon, je n’étais pas du genre à me faire imposer des gens dans ma vie. J’étais du genre à les oublier et ne plus jamais les revoir. J’avais des problèmes avec l’attachement d’après la psy de la prison, mais ça… c’était surement parce que ma famille était morte, que je n’avais personne et que je le vivais relativement bien. Parce que bon, je n’allais pas m’ouvrir les veines dans ma cellule, ce n’était pas le genre de la maison. Il continuait en prime en disant qu’il ne savait pas d’où je venais, mais que tout le monde à une lueur de bonté en eux et tout. Que sa tolérance était élevé et que j’aurais pu tuer sa mère qu’il me l’aurait pardonné. C’était bon à savoir quand même, mais… j’avais asse donné dans le meurtre.

-Non mais, je dis pas que je suis le diable ni rien, mais je ne suis pas quelqu’un de bien, mais je ne suis pas non plus un serial killer, promit. J’ai fait mes conneries, j’en fais toujours, mais c’est tout. Le mieux… c’est de pas être la quand je l’es fait, c’est tout.

Le tout, avec un léger sourire, parce que c’était exactement ça. En même temps, il était chanceux, je n’avais rien pour transporter des trucs, donc… je n’allais surement rien lui voler. Bon d’accord, peut-être un souvenir ou deux maximum s’il s’endormait, mais ça… ce n’était pas le meurtre de sa mère! C’était même franchement moins pire, alors il allait me le pardonner! C’était bien fait la vie quand même. Il mentionnait au passage être trop tactile, mais qu’il ne le serait plus. Il ne voulait pas me mettre mal à l’aise. Je lui fis un sourire.

-J’ai juste… perdu l’habitude des gens. Promit je vais changer ça. Du moins… tenter.

Et j’avais rit légèrement, parce que pour une fois que je faisais preuve d’un minimum de bonne volonté – de semblant de bonne volonté? – moi ça me faisait rire. J’essayais presque de rattraper le coup, ça aurait pu être mignon si ça n’aurait pas été de moi qu’il s’agissait. Aussi bien tenter de passer une bonne soirée. On était finalement sorti du tram, j’étais heureuse que le vent soit chaud, je n’étais pas très habillée pour autre chose que du chaud. Heureusement, la température m’aidait à sortir, parce que si je n’avais pas l’argent pour un téléphone, fallait oublier l’idée d’une voiture hein. Je l’avais finalement suivit, rien de moins. Je marchais au même rythme que lui, sans mal. Mes pieds c’étaient reposés, mais j’avais hâte de les retirer de nouveaux. Mes chaussures là, pas mes pieds, même si ça aurait été franchement pratique, mais… je me serais un peu senti comme une bratz. Le quartier était bien, les immeubles défilaient sur ce qui semblait être un coin d’étudiant, l’université dont il me parlait? Peut-être. Il se dirigea finalement vers un immeuble, le siens sans aucun doute pour finalement, un ascenseur plus tard, qu’on mette les pieds chez lui. Il était bien son appartement, mieux que le miens en tout cas. Bon en même temps, le mien, je ne l’aidais pas beaucoup. Je n’étais pas du genre à avoir envie de rester au même endroit très longtemps. Alors l’idée que ce soit le cas, j’avais encore du mal. Faut pas juger, faut me donner le temps de m’habituer à ma nouvelle liberté. Genre, la déco… je n’y étais pas habitué. Il était entré, avait allumé les lumières et se rendit à la cuisine, je l’entendis me dire de me mettre à l’aise et mon réflexe premier fut… vous vous en doutez, de retirer mes chaussures. Parce que je le pouvais bien et que mes pieds allaient finir par demander le divorce. Ensuite, seconde questions, qu’est-ce que je voulais boire…

-Qu’importe, je suis pas difficile.

Ouais, l’eau c’était parfait hein, je n’allais pas m’en plaindre et je n’étais même pas certaine de savoir ce qu’était du jus de papaye ou un truc du genre qu’il avait nommé un peu avant. Lentement, j’entrais pour me familiarisé un peu avec l’endroit et mon réflexe fut d’aller vers le canapé. Il m’avait dit de me mettre à l’aise et debout, ce n’était pas top. Alors, aussi bien m’installer. Ma robe n’était pas du genre cocktail, ni du genre à faire la causette sur un canapé donc… je m’étais installé de ma façon préféré, soit à genou sur le canapé, mes pieds près de moi. Ce n’était pas poli, mais je n’étais pas du genre poli et en prime, j’étais bien comme ça. Je le cherchai ensuite du regard. Fallais relancer tranquillement la conversation, être gentille, être normale et tenter de le faire bien.

-J’aime bien chez toi.

Il n’était pas du genre sous-entendu et moi non plus, donc ça ne voulait pas dire que je comptais revenir souvent, juste que c’était bien chez lui. Pourquoi les relations humaines… c’était aussi chiant en fait?
 
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MessageSujet: Re: It's your fuckin' Nightmare [Aimée]   Sam 20 Juin - 2:49

Eh bien tu vois que tu n'es pas si méchante, que tu peux être sage et politiquement correcte même. Il n'y a pas besoin de se brider. Tu peux même sourire, c'est que la vie n'est pas si moche ! Tandis que tu cherches des verres dans les placards, sur la pointe des pieds malgré ton mètre quatre-vingt-dix, tu repenses à cette rencontre sur le banc. Quelle était la probabilité pour que tu rencontres quelqu'un à cette heure-ci ? Celle pour que cette personne ne soit pas bourrée, que tu puisses tenir une conversation sérieuse avec elle ? Celle selon laquelle vous auriez les mêmes goûts ? Infime ! Et pourtant c'est un véritable coup de chance pour toi qui cherchait la chaleur de quelqu'un, ce soir. Il ne s'agit pas de sentir le corps d'une femme contre le sien. Il s'agit juste de parler, de partager des choses qui font rire et pleurer, de vivre.
Mais ça, tu ne vas pas lui dire, parce que vu comment elle interprète les compliments, elle est capable de voir dans la remarque de vos points communs une demande en mariage.

Empliant deux verres dans ta main droite, tu refermes le placard avant de plonger dans le frigo et d'en ressortir une brique de ce fameux jus de papaye bio dont elle te dirait des nouvelles. Passant devant ton étagère de livres en gagnant le coin salon, tu en saisis l'un d'eux, qui est en fait ton ordinateur que tu poses sur la table basse devant le canapé où Aim' s'est assise. Tu remarques en déployant les verres et vous servant, qu'elle a une fois de plus enlevé ses chaussures. Ah beh faudra sortir en ballerines la prochaine fois Ginette.
Il paraît qu'elle aime ton chez toi. Tu lui donnes un verre rempli de cette substance pulpeuse rose bizarre et t'assois à ton tour, regardant autour de toi comme si tu découvrais ton appartement pour la première fois.

« C'est pas le grand luxe, mais je m'y sens bien. Y'a toujours du monde, c'est l'avantage de vivre dans un immeuble. On n'est jamais seul. »

Tu portes le verre à tes lèvres et avale une gorgée de ce breuvage de ton enfance. Celui que tu buvais le matin, au goûter, celui que dans tes souvenirs ton meilleur ami Alvin n'apprécie pas particulièrement. Cela te tire un sourire. La musique, et maintenant chez toi. Tu l'amènes chez toi, dans un tas de pièces ou chaque objet est un reflet de ta vie dont elle pourra se servir si vraiment c'est une vilaine fille.
Mais elle ne le fera pas, hein ?

« Oh, j'allais oublier. »

Posant ton verre sur la table, tu saisis le câble du chargeur de l'ordinateur déjà branché et y raccorde l'objet, avant d'ouvrir le grand clapet de l'ordinateur portable. Celui-ci s'anime, l'écran s'allume et bientôt un bureau mal rangé et bourré d'icônes de logiciels en textes en passant par de la pornographie se battent en duel sur un fond d'écran abstrait. Tu ouvres une page internet et c'est la page par défaut d'un célèbre lecteur de musique qui s'affiche. Tu orientes l'ordinateur vers Aim' avant de croiser les jambes et d'appuyer ton dos contre le dossier du canapé, un sourire aux lèvres.

« Tu ne m'as toujours pas dit la musique qui te définissait ! »
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MessageSujet: Re: It's your fuckin' Nightmare [Aimée]   Sam 20 Juin - 4:12



« Hate to twist your mind, but... »

Loon & Aimée
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Oui, oui, je peux, mais… c’est rare que je veux! Genre, faut que tu en profites, parce qu’en général… ce n’est pas le cas. Eh oh, je tiens à préciser que je n’aurais pas pensé au mariage, jamais. Genre, fallait déjà croire en l’amour pour ça et j’avais mes doutes la dessus hein. Aussi bien clarifier ça maintenant, oui je comparais l’humain à une bête qui veut combler ses désirs au détriment des autres, mais c’était ce que j’avais vu et côtoyer toute ma vie. On veut, on prend et même en prison, c’était pire. Les gens ont tendances à croire qu’ils peuvent s’approprier des gens quand les gens en question ne peuvent pas fuir. Faut salement être con, mais c’était ça quand même. Donc ouais, j’avais retiré mes talons, là encore, faut me donner une chance, j’en avais pas mis pendant 5 ans, fallait que je m’habitue de nouveau. 5 longues années d’espadrilles. Parce que les talons-aiguilles, ça peut tuer des gens d’après les autorités, ridicule quand même! Bon d’accord, c’était vrai, mais… bon d’accord j’ai compris, pas de talons aiguilles en prison, mais j’en étais sortie bon! Eh oh, en fait… t’as fini de me juger oui? C’est mon job ça! En prime, c’est inconfortable aussi les ballerines, sa glisse, ce n’est pas pratique, ça fait de moins belle jambe et en prime… ça ne fait pas grandir mon mètre soixante-huit. Déjà, je mentionnais que j’aimais bien chez lui, ce qui n’était pas faux. Il vivait dedans, c’était meublé, il avait tout le confort nécessaire. C’était bien comme endroit donc.

-Le désavantage, c’est les voisins qui n’aiment pas le bruit.

Ça m’avait échappé et j’avais souri, parce que finalement… c’était exactement ce qui se passait pour moi. Ma voisine était… hm… correcte? Mais elle détestait le bruit que je pouvais occasionnée. Bon d’accord, je devrais arrêtée d’inviter des gens pour faire la fête chez moi, mais… j’aimais être entourée, ça me donnait l’impression d’être en vie, d’être libre pour de vrai. Pour ce qui est du vol… je ne pouvais pas encore jurer que je ne le ferais pas, il y avait plein de joli truc ici et j’aimais bien garder des souvenirs… ne me quitte pas des yeux! Ça devrait aller. Il avait apporté les verres et je ne pus m’empêcher de regarder ce que c’était d’un œil suspect. Je n’avais jamais gouté ce truc en fait. J’en pris une petite gorgée, doutant quand j’en avais senti la texture, mais finalement, c’était buvable. Alors, j’en pris une plus grande gorgée et je m’intéressais déjà à lui quand il mentionna qu’il était en train d’oublier un truc. Il brancha son ordinateur, l’ouvrit pour ensuite aller sur le net. Musique à volonté donc, c’était bien ça. Il tournait finalement l’ordinateur vers moi. Oh, je devais choisir? Non pire… monsieur voulait que je lui fasse entendre la musique qui me définissait. Oh god…

-Hm, c’est une excellente question. Je dirais… je sais pas.

C’est là que j’avais eu une idée de chanson, j’avais sincèrement tenté de ne pas sourire en disant :

-Candy, de Robbie Williams!

J’avais tenté de gardé mon sérieux, je vous jure! Mais j’avais éclaté de rire, parce que…

-O.k., même moi je ne me crois pas sur ce coup-là. J’irais avec un truc simple genre : One Foot In Front Of The Other? Sinon je ne sais pas trop. Sinon je voterais bien the mechanical Girl aussi.

Attend, ça impliquait que je les fasse jouer maintenant? Je m’étais tournée vers l’ordinateur, poussant légèrement sur mes pieds pour pouvoir écrire et j’avais écrit directement the mechanical girl. Parce que c’était drôle comme chanson. Quand les premières notes commencèrent à jouer, je rajoutai simplement :

-Bon d’accord, je ne suis pas exactement comme ça, mais… j’aimerais bien quand même.

J’avais le sourire et cette chanson avait le don de me faire sourire, juste parce qu’elle était trop bien la fille. J’aimerais bien avoir la moitié de ses options du coup, ça serait pratique hein!

-Nouvelle question. Si t’étais une chanson pour enfant, tu serais laquelle? Ouais, j’ose sortir complètement de ton répertoire de bruit habituel. Va falloir être imaginatif!

Je pouvais être amusante, j’en étais très capable! Juste qu’il fallait me donner le temps de voir que je pouvais me détendre. Ce n’était pas plus mal d’avoir accepté finalement. Il était amusant.
 


Dernière édition par Aimée Wolf le Sam 20 Juin - 4:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: It's your fuckin' Nightmare [Aimée]   Sam 20 Juin - 4:55

« On habite à côté de l'université, mes voisins sont en grande partie des étudiants ce qui fait que...ben dans une période comme celle-ci, j'en ai pas beaucoup. »

Par contre à la rentrée, quand toutes les soirées d'intégration se succèdent, là pas de problème, tu les entends. Les soirées post-partiels ne sont pas non plus mal dans le genre. Mais cela ne t'a jamais dérangé de t'endormir avec du bruit, au contraire, cela t'apaise. Cela change clairement de registre, mais après tout, c'est toujours un choix de moins à faire. En parlant de choix, tu en imposes un de taille à la jeune femme qui semble croire que le chemin en tramway et votre légère altercation – oui, bon, mise au point – a laissé s'envoler le sujet de conversation principal. Que nenni ! Tu te confies beaucoup et plus facilement qu'elle, certes, mais si elle ne joue pas, ce n'est pas juste !
Tu remarques cependant qu'elle se prend au jeu et fait jouer successivement les deux chansons. Tu ne connais que la première dont tu peux même retracer le clip dans ta tête.

En revanche tu restes sur le cul lorsqu'elle te pose la question d'une chanson d'enfance, sachant pertinemment que tu vas la lui retrourner...Ca pour de la question intime c'est de la question intime, est-ce qu'elle serait prête à faire des confessions, enfin ? Sur un sujet aussi sensible que l'enfance, surtout si elle s'est mal déroulée ? Enfin ce n'est pas ton cas mais elle ce n'est pas comme si elle avait des soleils dans les yeux non plus.

« Facile ! Au Clair de la Lune ! »

Tu éclates de rire et te penche dans un équilibre dangereux pour saisir ton verre de jus de papaye alors que la dernière chanson de Aim' joue encore sur l'ordinateur.

« Tu savais que cette chanson avait deux versions ? On nous la chante en tant que berceuse, on nous l'apprends à l'école, mais en fait, prise du langage médiéval, époque à laquelle elle a été inventée, c'est une véritable orgie de vulgarité et de rapports sexuels. Sublime. »

Oui, enfin, c'est peut-être pas tout à fait le mot, mais ça correspond bien à ton humour détaché que tu ne peux pas utiliser en présence de n'importe qui et surtout ta capacité à être tantôt complètement gamin avec tes amis, tantôt adulte lorsque tu vas travailler.
De toute manière, adulte réécoutant ses musiques d'enfance, on voit le mal partout. Dans les contes aussi d'ailleurs.

« Tu te doutes que je vais te retourner la question. » lances-tu avec un sourire joueur.

Une bonne idée cela, que de décrire quelqu'un par toutes les musiques qui peuvent symboliser différents aspects de sa personnalité. La musique est un élément qui vous touche en plein cœur, et si vous confiez certaines musiques qui vous émeuvent, vous confiez une partie de vous, vous confiez les clés de votre âme.
Peut-être devrais-tu garder cette idée en tête et la proposer notamment à Alvin, cet ami d'enfance que tu connaissais par cœur et qui aujourd'hui, a tellement changé que tu ne saurais prédire ses réactions comme autrefois. Comme si tu repartais de zéro.
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MessageSujet: Re: It's your fuckin' Nightmare [Aimée]   Sam 20 Juin - 5:43



« Hate to twist your mind, but... »

Loon & Aimée
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Donc, puisque ses voisins étaient des étudiants, en ce moment il n’en avait pas beaucoup. J’aurais bien aimé que mes voisins disparaissent pendant un temps, ça aurait été agréable quand même. Pas que je n’aimais pas les gens, mais… je n’aimais pas les gens en fait. Donc ouais, j’allais bien finir par trouver mon bonheur quelque part dans ce monde. J’avais donné mes deux chansons et je lui avais fait jouer, ce n’était pas plus mal comme ça. Je commençais peut-être à me prendre au jeu, ce n’était pas plus mal. Il trichait un peu sur le fait que moi, je devais maintenant mettre les chansons sur l’ordinateur, mais en même temps… il l’avait fait à la station avec les siennes. En même temps, ce n’était que de la musique, je pouvais bien laisser le tout, ça ne me dérangeait pas. Donc ouais, mes chansons se terminaient tranquillement, alors je lui posais une nouvelle question, mais on changeait complètement de registre. Je demandais une chanson pour enfant. Parce que j’avais envie de l’embêter un peu, pourtant… rien à faire, il avait déjà la réponse. Au clair de la lune. Il riait en prime en rajoutant que cette chanson avait des connotations sexuelles assez vulgaire et tout. Je relevai un sourcil intérrogateur quand même :

-Oh, dans la version que je connais, il couche avec la brune de la fin, mais c’est du sexe entre adulte consentant, elle est où ton orgie?

Ouais, je connaissais la chanson, mais dans ma version… rien à voir avec une orgie et sérieusement, je la cherchais son allusion! Je relançais tout de même en disant :

-Et niveau allusion, y a vraiment pire qu’au clair de la lune, genre… la boulangère à des écus qui est clairement une prostituée ou Jeanneton prend sa faucille qui se fait violer à la fin.  Genre… c’est horrible quand même de faire écouter ça à des gamins et ensuite on se demande pourquoi certaines deviennent parano.

Oui, je souriais, on parlait de musique, j’adorais la musique, toutes les sortes de musiques. J’adorais tout particulièrement le bruit, mais j’étais capable de faire différent et d’aller dans d’autre genre de chanson. C’est après ça qu’il me retourna la question, ce qui me fit sourire.

-Je m’en doutais quand même. Ce n’est pas très juste, c’est moi qui travaille à trouver toutes les questions!

C’est vrai quand même, lui il ne faisait que me retourner la question, il avait la belle vie. Bon en même temps, ça ne me dérangeait pas vraiment.

-Bon, si on parle de comptine pour enfant « traditionnel » je dirais Promenons-nous dans les bois. Parce que ça été la seule façon que j’accepte de m’habiller pour aller à l’école. Du coup, elle m’a marqué.

Je souriais, c’était la seule façon que ma mère avait trouvé et même après sa mort, quand je ne voulais pas me lever, mon frère me la balançait en riant de moi. Du coup, j’adorais cette chanson, même si maintenant… elle me rendait un peu triste, parce que bon, tout le monde était mort.

-Si tu me laisses une chanson pas nécessairement pour enfant, mais qui l’était quand même pour moi, j’irais pour « Hijo de la Luna » parce que c’est une berceuse trop bien, même si les paroles ne sont pas tout à fait adéquate, je m’en fiche.

Parce que oui, je l’avoue, plus j’étais fatiguée et plus je devenais loquace, je n’avais jamais compris comment ni pourquoi, mais bon.

-Par contre, si je dois me comparer moi à une chanson pour enfant, je prendrais une chanson de film, genre « Dégage » de Spirit, parce que Spirit.

Vrai quoi! On parlait de Spirit, surement le seul film pour enfant que j’aimais sincèrement, qui n’était pas dégoulinant de tout, qui était émotif et sincère. Bref, un bon film. Je n’avais mis aucune chanson à l’ordinateur, parce qu’il n’avait pas mis la sienne, voilà! En prime, c’était des chansons pour enfant, on n’allait pas lui ruiner sa réputation de mec qui écoute du bruit non plus. Oh et si vous vous demandez comment je pouvais connaitre… fallait vous rappeler que j’avais fait 5 ans dans une prison pour mineure. Donc,  ça impliquait des soirées films et si ce n’était pas des comédies romantiques niaises, c’étaient des films pour enfant. Du coup, j’en connaissais un rayon. Faut s’occuper dans la vie parfois vous savez. Fixez son plafond, c’était sincèrement chiant.

-Maintenant… la chanson que tu détestes le plus.

Parce qu’on ne pouvait pas deviner une personne sans savoir ce qu’il n’aimait pas, ce n’était pas logique sinon. Donc ouais, j’avais bien envie de savoir ce qu’il n’aimait pas. Dans mon cas, ça serait difficile, parce que j’avais pris l’habitude de tout apprécier, comme ça, personne ne me faisait chier avec une chanson en boucle, mais… j’allais bien réussir à en trouver une. J’étais du genre intolérante dans ma vie… aussi bien tenter de l’être en musique aussi. Un peu, pour le moment.  
 
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MessageSujet: Re: It's your fuckin' Nightmare [Aimée]   Sam 20 Juin - 11:03

« Je parlais d'une orgie avec tous les sous-entendus vulgaires qu'on peut y faire. » expliques-tu en avalant une nouvelle gorgée de ton verre.

L'adolescence où la période où on te dit « Tu vois tout ce que tu sais ? Oublie. » et ton enfance tombe en lambeaux devant tous ces messages subliminaux et autres sous-entendus laissés par les auteurs. Les préjugés que tu as eu jusqu'à présent sur l'étroitesse d'esprit de la jeune femme s'évaporent alors qu'elle t'explique sa propre vision d'autres comptines bien pires qu'Au clair de la lune. Tu ne peux t'empêcher de rire, même si ce n'est pas drôle, un viol. On s'en fout à la fin, c'est une comptine, et détruire son enfance se révèle particulièrement jouissif.

« Quand t'es gamin tu vois pas les sous-entendus à moins d'avoir des rapports sexuels à quatre ans. Ce qui, tu en conviendras est particulièrement glauque et improbable. »

Un frisson te parcourut et puis zut, après tout vous êtes des adultes responsables et tu n'as pas l'habitude de t'exprimer en te retenant, à priori elle non plus. La petite vingtaine d'années que tu lui donnes n'exclut pas le fait de pouvoir être vulgaire de temps à autre et de retirer le filtre du politiquement correct qui se dresse dans notre bouche comme une seconde dentition.

« Bon d'accord, je trouverai la prochaine. » Promets-tu. « Tu m'accorderas que Promenons-nous dans les bois est quand même sympa en termes de sous-entendus aussi. »

Et tout d'un coup tu prends conscience que Aim' vient de te livrer un petit bout de son passé, de son enfance et de sa relation avec sa mère, mais tu n'en fais pas état à haute voix, tu laisses juste ton sourire s'étirer à la pensée d'une petite Aim' voulant aller à l'école en pyjama. Les langues se délient on dirait ; la musique demeure bien meilleur désinhibiteur que l'alcool.

« C'est une très belle chanson que j'aime beaucoup et je la compte dans les chansons pour enfants, même si je la trouve un peu mélancolique. Tu sais, Loon, mon surnom, vient de la déformation du mot Lune, en Français. Ma maman disait – dit toujours d'ailleurs – que j'ai souvent la tête dans la Lune. Et ça me faisait rire à l'époque parce que j'essayais de répéter ce qu'elle me disait et je ne parlais alors pas très bien Français. C'est resté, voilà pour la petite anecdote. »

Donnant, donnant. Aussi bien que le « Et toi ? » tu viens de lui donner une précision sur ton enfance comme elle l'a fait. Cela lui permettra peut-être de prendre confiance en elle et en toi tout en sachant davantage de choses sur ta personne.
C'est alors qu'Aimée te pose une question pour le moins incongrue. La chanson que tu détestes ?! Les yeux au ciel, tu t'enfonces dans le canapé avant de réfléchir. Est-ce que tu détestes vraiment une chanson ? Pour ça, il faudrait qu'elle soit rattachée à une période particulièrement sombre de ta vie...et tu n'as pas de période sombre dans ta vie. Tu n'as rien vécu de particulièrement traumatisant. Ah, si. Ca.

« Great Day de Tokio Hotel. Elle est rattachée à un événement pas très sympathique de ma vie, le seul. Je ne la déteste pas particulièrement mais elle me ramène à cette époque et elle me prend aux tripes. »

Fait assez rare pour être signalé, tu ne t'étales pas. Un goût amer se propage dans ta bouche et tu essaies de le faire passer avec du jus de fruit.

« Je te retourne la question et après tu me donnes la musique que tu mettras à ton enterrement. »

Toutes traces de malaise s’effacent et malgré le sujet sordide tu lui tires la langue, le regard joueur.
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MessageSujet: Re: It's your fuckin' Nightmare [Aimée]   Sam 20 Juin - 18:11



« Hate to twist your mind, but... »

Loon & Aimée
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Ah, vu comme ça, ouais. Bon en même temps, on pouvait trouver de tout dans les chansons pour enfants, de la vulgarité, du sexe, mais aussi de la violence. Genre, la chanson du psychopathe, elle ne donnait pas sa place non plus. Je n’avais plus le droit de l’écouter depuis un moment, parce qu’elle rendait mon frère le plus vieux fou. Du moins, c’est ce qu’il disait. Parce que lui, il commençait à comprendre les paroles, donc ouais. C’était dans mon top trois des chansons pour enfants assez terribles. Du coup, mon top trois parlaient de viol, d’une prostituée et de comment créé des assassins schizophrènes. Oh et si tu te demandes le titre de la chanson du psychopathe… pour finir traumatisé comme moi, c’est : « En passant près d'un p'tit bois » . Voilà, tu m’aimes toujours maintenant?

-Mais du coup, faut se dire qu’ils ont écrits les sous-entendus pour les parents, pour les divertir. Donc, y a des parents qui aiment des trucs franchement bizarres.

Ouais, ce n’est pas parce qu’on savait faire des bébés, qu’on était responsable, fallait l’avouer. Genre, qui pouvait apprécier Jeaneton, sérieusement. Pas parce que j’étais plus ou moins presque passé par là que ça m’atteignait plus, du moins, je ne pensais pas. Juste que de donner l’impression à des gamins que c’est normal… juste non. Qui sait, c’était peut-être la chanson préféré de ce con quand il était petit! En prime, il m’avait promis qu’il trouverait la prochaine question. Tout en rajoutant que Promenons-nous, c’était remplis de sous-entendu.

-Bah… au moins le loup il s’habille avant de sortir… t’imagine s’il aurait été exhibitionniste…

Ouais, je riais à l’image. Il était tard, j’avais le droit de dire n’importe quoi. J’avais pris une autre gorgée du jus de papaye et je me faisais au gout tranquillement. Donc, si je disais trop de connerie… on allait accuser le jus de papaye et puis voilà. J’allais éviter de mentionner quand même que j’étais le loup dans la chanson et que si je m’habillais rapidement, j’avais le droit de pourchasser mon frère dans l’appartement. Bon d’accord, j’étais loin d’être un véritable prédateur pour lui, mais… j’adorais le pourchasser et il aimait jouer avec moi. Ça me manquait, fallait bien l’avouer. Doucement, discuter devenait facile. Je ne pouvais pas jurer si j’allais le revoir ou pas et je ne disais pas grand-chose, mais juste assez pour avoir l’impression de discuter vraiment. C’était agréable, je n’étais pas une brute épaisse, je n’avais pas le gabarit pour l’emploi, mais je n’aimais pas les gens, je ne leur faisais pas confiance. Pourtant, avec Loon, c’était facile de parler musique, sans aucun détail. Le pire, c’est qu’il connaissait toutes les chansons que je pouvais nommer, même hors de son répertoire! Pourtant, je faisais dans l’original hein. Il rajouta que son surnom était une déformation du mot lune en français, lune + moon = Loon? C’était mignon. Loon avait souvent la tête dans la lune, ce qui n’était pas étonnant en soi, il avait la tête de l’emploi.

-J’arrive très bien à t’imaginer dans la lune. Ça te va bien.

Je lui souriais, parce que je le pouvais, parce que j’étais bien et que c’était agréable comme moment. J’aimais bien ses anecdotes. Il avait l’air bien dans sa vie, tant mieux! Le pire, c’est quand général mon enfance était bien, la mort de ma mère c’était triste, mais… on faisait avec. La dépression de mon père aussi, tant que j’avais mes frères. Ensuite, quand je n’avais plus personne, c’était une autre histoire, mais avant mes 16 ans, j’étais bien. Je lui avais finalement demandé la chanson qu’il détestait. Parce qu’on ne pouvait pas savoir qui était quelqu’un sans savoir ce qu’il n’aimait pas. Pourtant, il mentionna une chanson qu’il n’aimait pas à cause d’une situation. Il avait associé moment désagréable et chanson. Il voulait savoir la mienne, mais ensuite il voulait savoir la musique que je mettrais à mon enterrement. Je n’avais pas pu m’empêcher de rire à sa question.

-Si j’y vais avec la même logique que toi, j’arrive plus à entendre Indestructible, l’album complet de Disturbed, mais surtout Indestructible et Inside the fire.

Sans plus d’information que ça. Je n’allais pas pouvoir en donner plus en fait. Il y avait des limites à raconter ma vie. Au moins, il savait que ce n’était pas une bonne idée de les faire jouer. Elle me ramenait à ce moment de ma vie ou tout avant basculer d’un coup et encore aujourd’hui, j’avais du mal. Maintenant, la musique que je mettais à mon enterrement, euh… bonne question?

-Je pense pas avoir de cérémonie, ni rien, mais si je devais demander une seule chanson… je pense que ce serait lonely day, parce que j’aime cette chanson.

Vrai quoi, j’adorais cette chanson, elle était douce, mais… positive d’une certaine façon. Donc ouais, je trouvais qu’elle fonctionnait bien avec mon enterrement et c’était mon groupe favori en prime. Oh et j’ajoutais, avec toute la satisfaction du monde, mais surtout l’amusement :

-Et toi?

Parce que j’adorais lui retourner ses questions! Fallait faire comme ça plu souvent. Donc ouais, c’était bien quand même, mais… je n’allais pas le laisser trouver toutes les nouvelles questions non plus, alors j’allais faire comme lui :

-Et ensuite, je veux savoir… sûr qu’elle chanson que tu pourrais te marier.

Il avait bien parlé de mon enterrement, je pouvais très bien parler de son mariage! Bon en même temps, sur ce coup-là… je n’avais pas planifié le « et toi? » donc… je n’avais aucune idée de la réponse. Et merde… on allait commencer à chercher dès maintenant du coup.  
 
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MessageSujet: Re: It's your fuckin' Nightmare [Aimée]   Sam 20 Juin - 19:04

« Bah moi j'les trouve bien gentils de créer des sous-entendus pour les parents. Chanter tous les soirs la même chanson niaise personnellement ça me ferait chier à la fin ; et pourtant j'ai un potentiel de gaminerie très élevé. »

On dit que les plus adultes sont ceux qui savent rester des enfants de temps à autre et non ceux qui cherchent à tout prix à grandir et se séparer des belles choses merveilleuses. Malgré tout tu restes lucide : certaines choses n'auront jamais lieu et si ton orientation sexuelle continue sur cette voie, tu n'auras plus à te soucier de connaître des chansons pour enfants. Tu te souviendras toujours de celles que tes mères t'ont chantées pendant toutes ces années mais tu ne te vois pas les transposer à tes propres enfants...que tu n'auras de toute façon jamais.

Sans s'en rendre compte certainement, elle te donne les chansons qu'elle n'arriverait plus à écouter si elle suivait ta logique. Tu ne lui demandes pas de la suivre, tu ne supportes pas de parler des choses négatives. Peut-être ne se doute-t-elle pas que tu connais parfaitement la signification de la chanson qu'elle vient d'évoquer.

« Pourquoi, y'a eu un suicide dans ta famille ? »

Cash, direct, et pas forcément respectueux. Non mais c'est vrai quoi, le politiquement correct, ça commence a bien faire à la fin. Si on se bride en permanence on n'est pas naturel et tu souhaites l'être avec quelqu'un que tu apprécies. Tu apprécies Aim' en l’occurrence. Tu l'apprécies avec ses zones d'ombre et son mystère. Et tu n'as rien à cacher parce qu'il s'agit de choses passées que plus personne ne peut changer désormais.

« Inutile de préciser que tu n'es pas obligée de répondre. »

Bien entendu, tu ne veux pas la forcer. Tu sais que trop bien que peu de personnes dans ton entourage acceptent de livrer leur passé, ce que tu peux comprendre mais n'appliques pas. Te penchant en direction de la table basse, tu saisis la brique de jus de fruits avant de te raviser. Décroisant tes jambes dans un craquement douloureux, tu te lèves et contournes le canapé.

« Tu veux une bière ? » proposes-tu en ouvrant la porte du frigo.

Alors que tu farfouilles dans le bac à légumes, Aim' se confie davantage en avouant que la musique qu'elle préférait avoir à son enterrement est Lonely Day. Un sourire étire tes lèvres tandis que les premiers arpèges de cette courte chanson mélancolique retentissent à l'intérieur de ton crâne. Aim' te retourne la question tandis que tu saisis dans le tiroir à couverts un décapsuleur.

« One, de Metallica. » réponds-tu alors que la bière émet un petit « pop ! » en se séparant de sa capsule.

Tu jettes cette dernière dans la poubelle et avale la mousse qui monte dangereusement vite. Tu embarques une autre bière allemande, la même que la tienne, ainsi que le décapsuleur et en contournant le canapé, poses les deux éléments sur la table basse. Si ce n'est pas Aim' qui se sert, c'est toi qui le fera. Tu t'approches de la fenêtre que tu ouvres, déployant les deux battants le plus possible. Sur le bord, tu saisis un cendrier que tu ramènes vers toi. Récupérant tes cigarettes dans ta poche, tu t'en allumes une.

« Je ne veux pas me marier. »

Tu inspires longuement avant de recracher la fumée au dessus de ta tête. Tu couples cette saveur amère avec une gorgée de la bière.

« Et toi qu'est-ce que tu mettrais ? »
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MessageSujet: Re: It's your fuckin' Nightmare [Aimée]   Sam 20 Juin - 19:51



« Hate to twist your mind, but... »

Loon & Aimée
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Bon d’accord, d’un côté il avait raison. C’était vrai que pour un parent, chanter un truc pervers, c’était mieux… ou pas. Me semble que j’aurais quand même un peu de scrupule à chanter ça a mes enfants.

-Pour les gamins, je vais rester avec : il était un petit navire. Le cannibalisme, c’est quand même mieux que le sexe.

Je souriais, parce que tout le monde savait que le cannibalisme c’était mieux que le sexe! Bon d’accord, non, mais j’aimais bien l’image. J’avais peut-être une catégorisation des trucs pas bien légèrement différente des autres, mais ça irait, j’y arriverais un jour, peut-être, ou pas. Je m’en fichais assez en fait, ma vie était déjà un grand merdier, je n’allais pas en rajouter. Donc ouais, j’avais dit mes chansons et monsieur décide de me balancer une de ses questions directement dans les dents. Genre, me demandant s’il y avait eu un suicide dans ma famille. En mode : Salut, je m’appelle Loon, j’ai roulé 1 à mon jet de délicatesse. En même temps, il n’avait pas la tête du mec délicat. Pendant un instant, j’avais eu envie de lui balancer avec toute la délicatesse du monde : Oui, mon père, après le décès de ma mère. Mais ça ne m’aurait pas dérangé si je n’étais pas en train d’écouter se cd quand un ami de mon frère est rentré dans ma chambre pour me violer, pendant que l’autre prenait son pied à regarder. Heureusement, l’ainé a débarqué, m’a « sauvé » mais c’est fait tuer, j’ai tué les deux autres, mais quand même hein, c’était pas cool comme moment. Bon d’accord, ça aurait peut-être posé un certain froid, alors hm… Au moins, il rajoutait que je n’étais pas obligé de répondre, mais bon je répondis quand même :

-Ouep. Mais c’est compliqué alors bon.

C’est compliqué? Ouais ce l’était et se l’était même beaucoup. Donc ouais, j’avais répondu, sans tout à fait répondre, c’était bien comme façon de faire. C’était très moi en fait. J’avais presque terminé mon jus quand il se levait pour aller se chercher autre chose. Il me proposait une bière.

-Ste plait.

Parce que bon, si j’avais le choix entre une bière ou du fort, j’allais automatiquement vers le fort, mais… je n’allais pas dire non, non plus. Une dernière grande gorgée et j’avais déposé mon verre sur la table basse, vide. Pendant qu’il les ramenait, j’avais sorti la chanson pour mon enterrement. Je m’étais ensuite fait plaisir en lui retournant la question. One, de Metallica, j’aimais cette chanson, ce qui me fit sourire. Il revenait donc avec une bouteille pour moi, un décapsuleur aussi avant d’aller à la fenêtre pour fumer. J’avais décapsulé la mienne, but la première gorgée et je l’avais écouté me dire qu’il ne voulait pas se marier. C’était bien la première fois qu’il n’était pas optimiste pour quelque chose! Il m’avait ensuite retourné la question. J’avais changé de position sur le canapé, je ne sentais plus le sang irrigué mes orteils, alors j’avais finalement étiré mes jambes devant moi. Je pouvais, il n’était plus là! En prime, je devais être le seul être humain qui aimait sentir le fourmillement dans mes pieds et mes jambes.

-On est deux à ne pas vouloir se marier, alors j'en ai pas.

Je n’étais même pas fermé ou défaitiste hein. J’énonçais un fait. J’avais 21 ans, je n’avais jamais eu de véritable copain et les filles, ça n’avaient jamais été mon truc. Je n’avais pas l’intention que ça arrive, alors aussi bien mentionné que ce n’était pas mon genre. Bon, une nouvelle gorgée pour me donner de l’inspiration et trouver une nouvelle question musicale, parce qu’au fond… c’était encore à moi de trouver hein! Je souligne ici l’injustice de la chose.

-Hm, je te demanderais bien la chanson qui te donne envie de danser à tout coup, mais… je sais pas si tu danses en fait.

On change complètement de registre là, on revenait à quelque chose de plus joyeux, parce que la danse, j’adorais ça moi. Bon d’accord, peut-être que lui n’aimait pas, mais le sujet en lui-même était plus léger que le suicide de mon père ou des trucs du genre. Bref, l’amour n’était pas un sujet à aborder, ça m’allait complètement à moi!  
 
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MessageSujet: Re: It's your fuckin' Nightmare [Aimée]   Sam 20 Juin - 21:50

« T'es vierge en fait. »

Tu as balancé ça, naturellement, comme on pose ses couilles sur la table en hurlant « Et paf le filet mignon ! » comme si c'était une évidence depuis le début. Il ne s'agit nullement d'un reproche, mais d'une constatation.

« Il faut être vierge ou avoir eu une expérience sexuelle particulièrement détestable pour préférer le cannibalisme au sexe. »

Sans le dire, tu espères qu'elle se trouve dans le premier cas. Un frisson désagréable te parcourt. Il est tard, vous commencez à plonger dans l'alcool, la conversation dure depuis longtemps : les méandres les plus sombres de vos existence vont commencer à faire surface et vont vous procurer la sale envie de vous monter dessus. Tu n'aimes pas ça. Tu le sens venir gros comme une maison qu'elle va s'énerver. L'ambiance est devenue bizarre, la tension palpable. Tu avales une gorgée de ta bière pour te réchauffer. Aim' se saisit de la sienne, la décapsule, comme on ouvre l'opercule de son passé pour en affronter la moisissure et les pourritures qui demeurent. Tu tires une longue, très longue bouffée de cigarette. Et le temps s'étire, interminablement.

Elle non plus ne souhaite pas se marier, eh bien ça tombe bien, vous êtes deux. Allez, question suivante. S'il y a bien un sujet que tu détestes évoquer, avec ton hématophobie, c'est bien celui-là. Il ne te met pas mal à l'aise, il ne te révulse pas, il t'énerve, tout simplement. Elle t'a déjà vu de mauvaise humeur, tu n'as pas envie de lui imposer une fois de plus cette vision peu élogieuse.

« Ah ! Bien sûr que si je danse, tout le temps. Sous la douche, en faisant le ménage, la cuisine, en allant au taf, tout le temps ! »

Comme si de riens n'était, tu lui adresses un sourire et paume tournée vers toi, lui présentes ton corps bien bâti.

« Eh, tu crois qu'il vient d'où, ce corps d'Apollon ? N'est pas Monsieur Propre qui veut. »

Et là c'est le moment où tu te demandes si ce que tu bois est bien de la bière. Pourtant, l'étiquette indique que c'est le cas. A moins que la fatigue ne fasse ressortir ta véritable façon d'être...ou que le tabac que tu fumes n'en est pas.
Laissant ta bière sur le bord de la fenêtre et ta cigarette sur le bord du cendrier, tu descends de la fenêtre pour t'accroupir devant l'ordinateur. Aussitôt, tu tapes les lettres de cette fameuse chanson qui te donne envie de sautiller partout et la laisse se lancer. Le temps de chargement s'écoule et les premières notes d'une musique bien connue des années soixante-dix retentit. Tu cherches le câble auxiliaire de tes petites enceintes avant de le relier à l'ordinateur pour amplifier le son et lui donner davantage de coffre. Puis, tu saisis la bouteille dans la main de Aim' et la pose sur la table basse pour prendre ses mains dans les tiennes en tortillant tes petites fesses. Et le refrain explose.

« It's raining men ! Hallelujah ! »
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MessageSujet: Re: It's your fuckin' Nightmare [Aimée]   Sam 20 Juin - 22:43



« Hate to twist your mind, but... »

Loon & Aimée
featuring

Eh merde, je n’aurais pas dû dire ça. Il m’avait balancé ça comme si de rien. Je ne m’en ventais pas, je faisais des blagues, c’est tout. Bon en même temps, il avait eu le droit à moi qui ne veut pas aller plus loin qu’un bisou parce qu’il était gentil. Ouais, je n’allais pas bien loin avec les gentils, je n’avais pas envie de les décevoir. Les crétins par contre… je n’avais pas vraiment honte de m’amuser un peu avant de simplement dire stop et de me barrer. Là, maintenant, fallait que je décide ce que je répondais à son accusation, parce qu’en plus, il en rajoutait, disant qu’il fallait être vierge ou avoir eu une expérience détestable pour faire ce genre de commentaire.

-Eh oh, dans le petit navire… Dieu sauve le gamin à la fin, pas dans Jeaneton… et c’est les deux.

Voilà, c’était dit, on allait ravaler l’idée de partir, décapsuler cette bière, la boire et oublier un peu ce sujet ma foi, horriblement déplaisant. Du coup, je lui avais dit, sans clairement lui dire, maintenant changer de sujet était la meilleure option qui soit. Je n’avais pas envie de tout gâcher, de m’offusquer et maintenant qu’il savait, j’étais assez certaine qu’il allait se taire. Genre, il était gentil non? Il n’allait pas revenir sur le sujet, jamais. Je rajoutais que je n’avais pas non plus l’intention de me marier, parce qu’au fond… l’amour ce n’était pas pour moi et finalement, j’avais changé de discussion complètement en parlant de danse. J’aimais danser, j’aimais danser presqu’autant que j’aimais la musique. Presque, parce que la musique, c’était l’amour de ma vie quand même. Il avait l’air plus heureux, rajoutant qu’il dansait tout le temps, sous la douche, durant le ménage, la cuisine, en se rendant au boulot, tout le temps, ce qui me fit sourire. Rajoutant même que son corps d’Apollon lui venait de là. Je n’avais pas pu m’empêcher de rire. C’était marrant quand même. Je le regardais aller tranquillement vers l’ordinateur, en brancher des enceintes. Est-ce qu’il comptait… il avait mis sa chanson et à peine le temps de la regarder qu’il m’enlevait ma bouteille pour la poser, déjà, il m’entrainait avec lui et je n’avais pas reculé. Je n’avais pas repoussé le contact. Tu vois, c’est juste quand on me surprend.  La musique commença et le voir avec toute cette joie, c’était drôle. Il était amusant comme mec en fait.

-Alors on a un autre point commun.

Parce que bon, on ne se le cachera pas, coté musique on s’entendait bien. Maintenant, avec la danse, ça faisait un deuxième point commun amusant à exploiter. Oh et tu vois, j’ai parlé de point commun sans croire que c’était un futur mariage qui s’annonçait, parce que ouais, je n’étais pas ce genre-là. Donc, il m’entrainait avec lui pour danser sur cette chanson qu’il aimait et puisqu’elle était vieille, je la connaissais bien. Je m’étais donc mit à danser avec lui, parce que j’aimais danser, surtout quand c’était simplement pour déconner, pour s’amuser. Je connaissais les paroles, dansant, suivant son rythme. Je n’avais pas cherché à m’éloigner de son contact. Preuve que sans le savoir, il gagnait tranquillement, mais surement des points de confiance. Il était bien Loon en fait. On était vachement différent, mais… il me sortait de ma routine habituelle et j’aimais les gens qui me divertissait.
 
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It's your fuckin' Nightmare [Aimée]

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