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 It's your fuckin' Nightmare [Aimée]

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MessageSujet: Re: It's your fuckin' Nightmare [Aimée]   Dim 21 Juin - 0:01

Effacées, la mauvaise humeur, la maladresse, l'impolitesse. Maintenant que tu sais, tu la fermes, parce que tu en as appris suffisamment et que ne pas connaître toute l'histoire d'Aim' ne va pas t'empêcher de dormir la nuit. Alors pour l'instant, tu te laisses porter par la musique. D'un coup de pied, tu repousses la table de nuit pour qu'elle entre en contact avec le canapé, libérant suffisamment d'espace pour que vous puissiez danser sans vous casser quelque chose, parce que c'est bête, mais ça fout quand même un coup au moral de se prendre le pied dans la table basse quand on est en plein dans son délire. Etonnament, la jeune femme te fait pas de scène, te suit même, en pas désordonnés.

« I feel stormy weather ! ♫ »

Soudainement tu as dix, onze, quatorze, seize, vingt...les périodes se mélangent tout simplement parce que tu n'as jamais cessé d'écouter cette musique intemporelle qui te donne la pêche. Tu secoues tes petites fesses, guide les bras d'Aim' avec les tiens. Lorsque le refrain retentit, tu lèves son bras au dessus de sa tête et la fais tournoyer avant de la réceptionner de l'autre main. Tu n'es pas en rythme mais tu t'en fous, tu t'amuses, c'est la boîte de nuit dans le salon, wouhou. Toi toujours si tranquille, ça va changer à tes voisins de t'entendre faire la fête. Tu t'arrêtes quelques secondes pour monter le son et les basses pulsent durant le dernier refrain. Tu regardes les cheveux d'Aim' voleter en mèches brunes et cuivrées.

La chanson se termine et la lecture aléatoire sélectionne une autre œuvre du même acabit. Les sons électros bien connus commencent à retentir dans les baffles. Tu imprimes un mouvement plus lent à tes mouvements, guidant toujours la jeune femme, manquant parfois de lui marcher dessus. Tu t'approches de la fenêtre, lâche une main, saisit ta bière, en avale une longue gorgée, la repose. Ta voix tire dans les bras, transformée par le houblon chaud qui glisse contre les parois de son œsophage.

« Sweet dreams are made of this, who am I to disagree, travel the world, and the seven seas, everybordy's lookin' for somethin' ♫ »

Malgré toi les accords crades de Marilyn Manson et sa reprise métal viennent se superposer aux notes ce qui ne t'empêche pas de danser. Le rythme s'emballe, tu accélères à ton tour, le sourire aux lèvres.

« Some of them want to use you... »

Ta tête dodeline de gauche à droite, de haut en bas. Tu fermes les yeux, respire la musique qui te pénètre de parts en parts et qui trop rapidement s'évapore, pour laisser place à ce qui s'apparente à ces vieilles valses des années soixante-dix. Ces trucs niais et stupides qu'on met dans ce qu'on appelait à l'époque les Boum. Tes doigts lâchent ceux de la jeune femme, glissent sur ses bras, lentement, sans la forcer.

« Viens dans mes bras. »

Tes bras se referment sur ses épaules et sans vraiment savoir pourquoi, tu la serres contre toi, doucement, sans lui faire mal, te balançant légèrement, au rythme des battements de ton cœur.
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MessageSujet: Re: It's your fuckin' Nightmare [Aimée]   Dim 21 Juin - 1:13



« Hate to twist your mind, but... »

Loon & Aimée
featuring

Il n’avait rien rajouté et je le remerciais mentalement pour ça. J’aimais bien faire comme si ça n’existait pas, que rien n’avait jamais existé, c’était parfait pour moi. Alors, je tentais d’entrer dans sa bonne humeur, toujours contagieuse. Il avait déplacé la table basse, nous donnant plus d’espace pour nous amuser. Je l’avais suivis, me laissant tranquillement emporté par la musique, par lui, pas son bonheur, mais aussi le mien pour le coup. On n’était pas en rythme, ce n’était pas un concours de danse, le but n’était que de s’amuser et on était doué dans ce domaine finalement. J’aimais bien le voir chanter la chanson au fur et à mesure. J’aimais qu’il me fasse tournoyer, qu’il me réceptionne. Il faisait attention à moi, c’était… bien. Il avait pris le temps de monter le son et ça me faisait sourire. Ses voisins n’allaient peut-être pas aimer, mais moi je m’en fichais. Mon plaisir passait toujours en avant des problèmes des autres, toujours. Au final, quand que moi je vivais, tout irait bien. J’aimais danser et je me le permettais, vu son amusement, je n’avais pas l’impression de devoir me surpasser, de devoir démontrer un talent XYZ, j’avais juste à être moi et à m’amuser. Ce qui pouvait ce faire, ce que je m’autorisais à faire, toujours. Alors je dansais, laissais aller le peu d’énergie qui me restait et je me sentais plus légère. Je sentais mes cheveux voltiger et nos sujets de conversation précédent s’envoler, c’était bien, c’était loin, ça n’existait pas. Quand il c’était éloigné pour boire, j’avais fait pareil, c’était bien comme ça. Cette chanson qui commençait, je la connaissais trop bien, elle me fit sourire instinctivement, c’était la vieille version et simultanément, la version de Manson et celle de sucker punch me vint en tête pour finalement garder celle de ce film que j’avais aimé. Mes mouvements c’étaient ralentis d’eux même pour coller un peu plus aux rythmes, mais aussi pour coller au mouvement de mon partenaire de danse improvisée. Il recommençait à chanter cette chanson que tout le monde se devait de connaitre et… pour une fois, je l’accompagnai. J’adorais cette chanson, le sentiment qu’elle dégageait.

J’aimais ce moment, je n’avais pas envie qu’il s’arrête, je n’avais pas envie de passer à autre chose. Alors je dansais, laissant chacun de mes mouvements habituels refaire surface. Son compliment me revint en tête, j’étais belle et c’était vrai, encore plus quand je dansais. Parce que je laissais tomber tout se passé que je trainais, il ne restait que moi et la musique, rien de plus, rien de moins. Mon corps et la musique qui faisait vibrer mon âme et les paroles de cette chanson que j’aimais. La musique change pour laisser place à une chanson que je n’étais pas en mesure de reconnaitre. Je n’avais jamais été dans des boums, pas avec l’école du moins. J’avais mieux à faire, mes frères étaient plus amusants. Alors, je ne savais pas trop, mais lui savait. Mes doigts étaient dans les siens pour danser, mais il me relâcha, je sentis son contact sur mes bras, lentement. J’en avais frissonné, mais je n’avais pas reculé, c’était Loon, il aimait les garçons ma grande, il était juste gentil, il était juste… tactile, ça allait bien aller. Alors, je lui fis un sourire quand il m’invita dans ses bras et je m’étais rapprochée. Peut-être pas aussi rapidement qu’une personne comme lui l’aurait fait, mais… on était loin de la station de tramway. Il avait refermé ses bras autours de moi et je m’étais rapproché, déposant ma tête doucement sur son épaule. C’était cliché, comme à l’école. Je ne savais pas trop où mettre mes mains, exactement comme si j’avais 15 ans, comme si c’était ma première danse, mais… c’était un peu ça en fait. On bougeait doucement et j’avais finalement trouvé une position confortable. J’étais bien là, j’espérais que lui aussi en fait. Parce que j’étais nulle pour ce genre de rapprochement, mais je détestais être nulle dans quelques choses. J’avais fermé les yeux doucement, juste pour profiter un peu. Ça, mais aussi parce que je commençais à être crevée. Je me rendais bien compte que mon appartement était loin, alors aussi bien en profiter maintenant et me relaxer. Profiter de cette présence aussi, parce qu’elle était étrangement rassurante. J’étais finalement détendu, c’était bien comme ça non?

-Je pense que c’est ma première fois comme ça aussi en fait.

Et je souriais, parce que moi, ça me faisait rire. Mieux valait en rire qu’en pleurer non? Je n’étais pas super habitué à tout ça, j’étais du genre solitaire, mais c’était drôle avec Loon. J’avais relevé les yeux pour lui parler, mais les 10 centimètres de différence nous donnait un peu trop de proximité, alors… j’avais préféré retourner me cacher dans son cou, c’était beaucoup mieux. Je n’étais pas fragile, loin de là, mais en ce moment, je me montrais un peu plus… telle quelle et ça faisait longtemps, vraiment.  
 
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MessageSujet: Re: It's your fuckin' Nightmare [Aimée]   Dim 21 Juin - 1:57

Même si elle n'a que peu de raison de refuser, une vague de soulagement s'emparer de toi lorsqu'elle gagne ton étreinte. Au fur et à mesure, elle semble même s'y réfugier, se balançant avec toi au rythme lent de cet espèce de slow infantile. Ses mains hésitent, tu les guides finalement autour de ton cou, comme tu l'aurais fait pour une cavalière de bal de fin d'études. Mon dieu, ce cliché. Et pourtant une tendresse insondable se dégage de cette situation privée de mots, gorgée de sensations. L'un de tes bras traverse ses omoplates, l'autre se positionne légèrement plus bas dans son dos. Tu inspires son parfum, sa chaleur, son énergie douce et coriace. Ton nez se perd dans ses longs cheveux doux et tu frissonnes légèrement lorsque tu la sens plonger dans le creux de ton cou, respirant contre ta peau chaude. Sa première fois. Cela résonne étrangement dans la bouche de quelqu'un qui t'accusait de ne pas rester sage.

« Disons que je t'ai dépucelée du câlin alors. » murmures-tu avec un sourire pour ne pas troubler cette espèce de lien très étrange qui vous lie actuellement.

Au fil de la musique, ses pas se font plus lents, son corps plus lourd. Tu profites allégrement de la chaleur simple et tendre qu'elle te donne, et savoure la plénitude de l'instant. Son corps s'abandonne de plus en plus, sa respiration se faisant plus régulière mais aussi plus calme.

« Oh attention, petite sœur, tu t'endors. »

Ca doit te choquer au moins autant qu'elle. Tu ne sais pas pourquoi tu as dis ça. Tu ne te poses pas de question. C'est peut-être l'alcool. C'est peut-être les idées que te donne cette tendresse soudaine. C'est peut-être l'amertume d'avoir été fils unique. Tu n'en sais rien, tu t'en fiches. Le fait est qu'elle s'endort réellement dans tes bras et que tu la berces plus que tu ne danses avec elle.

« Allez viens, tu vas dormir ici. Tu prendras le tramway demain matin. »

Ne brisant pas votre étreinte, tu la saisis par les cuisses avant de la transporter comme tu le ferais si elle avait dix ans de moins, comme tu le ferais avec un enfant. Tu sais, ces choses que tu ne veux absolument pas. Son poids bascule, mais tu tiens bon. Sur l'ordinateur, la musique s'est arrêtée, grésille dans le silence. Tu transportes la jeune femme jusqu'à la chambre où tu ne prends même pas la peine d'allumer la lumière et la dépose sur le côté opposé à la porte, celui où tu ne dors pas. Tu brises à contre cœur cette étreinte chaleureuse et t'éloignes.

Revenant dans le salon, tu t'occupes d'éteindre la cigarette quasiment toute consumée, et d'avaler les dernières gorgées de ta bière. Tu fermes la fenêtre, jette le cadavre de la bouteille à la poubelle. Dans le silence nocturne, tu éteins l'ordinateur et le ferme, débranchant les baffles. Tu remets la brique de jus de fruits au frigidaire et, étouffant à bâillement, regagne la chambre après avoir éteins la lumière. Sans te déshabiller pour ne pas l'effrayer, tu t'étends de l'autre côté du lit, le corps ouvert au cas où elle voudrait s'y lover.
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MessageSujet: Re: It's your fuckin' Nightmare [Aimée]   Dim 21 Juin - 2:26



« Hate to twist your mind, but... »

Loon & Aimée
featuring

Il avait l’air soulagé. Je l’étais aussi en fait, parce que c’était plus facile que je ne l’aurais cru. Une fois que je me répétais qu’il n’y avait rien à craindre, ça allait et je n’avais pas l’impression de devoir en douter. Dans ses bras, on dansait doucement, il m’avait montré comment me placer ou me placer et ses mains de firent présentes, mais douce, sans insinuation. Encore là, il m’avait dit la vérité, aucun sous-entendu, aucune caresse à la dérober comme tant d’hommes pouvaient faire en dansant. Il avait fini par gagner ma confiance et on dansait. J’avais même osé en rajouter, disant que c’était ma première fois et c’était vrai. Je n’avais jamais dansé comme ça, jamais de câlin de la sorte et il parlait tout bas, comme pour ne pas ruiner le moment. Dépucelé du câlin. J’aimais bien cette vision de la chose. Je m’étais réfugiée dans son cou, alors c’est de là que j’avais murmuré :

-J’aime bien comme ça.

Un peu gamin, murmuré, comme si je m’adressais plus à sa peau, à son corps, qu’à lui. Il me faisait du bien de par sa présence, même si je ne l’aurais pas avoué. Son cœur battait doucement, dans un rythme régulier, je sentais mon souffle dans son cou revenir me chatouiller le nez. J’étais bien, mon regard était lourd, mais j’étais détendue. C’est là qu’il parla. Je ne comprenais pas trop quoi, j’étais loin. Il m’avait appelé petite sœur non? Mon frère était là? On allait rentrer? Je me senti flotter d’un coup. C’était ça, mon frère me ramenait è la maison, alors dans ses bras, je m’étais blotti dans son cou. J’étais bien. Je me laissais gagner par le sommeil, mon souffle de plus en plus régulier. Je me senti vaguement déposé dans un lit et j’étais bien, j’étais à la recherche de confort, de chaleur, mais la chaleur avait disparu. Jusqu’à ce que je sente le poids de cette chaleur dans le lit. Comme quand j’étais petite, je m’approchai de cette chaleur, me lovai contre. Comme toutes ses nuits d’orages où je rejoignais mon grand frère dans son lit. Comme toutes ses fois où le cadet m’avait raconté comme un con qu’un monstre se cachait dans ma penderie ou sous mon lit. Comme ça, dans ses bras, au creux de son épaule, je n’étais pas fragile non, j’étais la femme la plus forte du monde, j’aurais pu déplacer des montagnes, mais… demain. Parce que là, j’étais fatiguée et que même les femmes les plus fortes du monde avaient besoin de repos et de chaleur humaine. Personne ne pouvait vivre sans, pas même moi. Alors c’est de cette façon que je me laisser bercer par le sommeil, mais avant de sombrer pour de bon dans le sommeil, j’avais déposé un léger baiser sur la joue de Loon, parce que je me rappelais, je savais qu’il était lui et fond, même si quelque part, j’aurais aimé que non, que mon frère soit là. Ce n’était pas le cas, mais juste pour l’illusion du moment, j’avais eu envie de l’embrasser, délicatement, sur la joue, comme une enfant un peu farouche. Si on m’avait demandé, je n’aurais pas imaginé ma soirée se terminer comme ça, mais… c’était parfait comme soirée.
 
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