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 “Tout homme abrite en lui une bête sauvage.” (pv Myla)

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MessageSujet: “Tout homme abrite en lui une bête sauvage.” (pv Myla)   Lun 15 Juin - 0:18




Tout homme abrite en lui une bête sauvage


La chambre était un véritable champ de ruines. Elle donnait l’impression, somme toute justifiée, qu’on y avait lâché une meute de loups enragés. Des griffes avaient marbré les différents meubles et certains murs, des plumes retombaient lentement de coussins éventrés. A la fenêtre, la Lune répandait des ombres angoissantes, accentuées par la lumière éclatante d’un soleil naissant. Et au milieu de la pièce, Maarten avait l’impression d’agoniser au fur et à mesure que le Saarloos le laissait redevenir maître de lui. Il tremblait. Son bras, ensanglanté, se régénérait lentement maintenant qu’il avait cessé de le mordre. Mais il tremblait, parce que la nuit avait été plus dure que toutes les pleines lunes précédentes. Et parce que le Saarloos avait totalement dérapé cette nuit là.

Haletant, Maarten se traîna jusqu’au lit abimé, se saisit d’un pantalon de sport qu’il avait laissé là la veille en prévision de ce matin. C’était bien la seule chose de prévue qui avait bien tourné. Avec difficulté, les muscles endoloris par sa transformation et la longue, trop longue, nuit qui venait de s’écouler, il se laissa retomber sur le matelas en espérant réellement que les bribes dont il se souvenait n’avaient été qu’un cauchemar et n’avaient rien, rien de réel. Parce que si ce dont il se souvenait s’était réellement passé… Maarten se recroquevilla sur le lit et se rendormit presque aussitôt, allongé en chien de fusil, comme si le chien-loup était encore bien présent dans son comportement. De toute manière ça faisait maintenant plus de dix ans qu’il était ainsi. Plus de dix ans et il ne s’y habituait pas, plus de dix ans et il subissait toujours autant ses transformations. Plus de dix ans, et jamais encore il n’avait failli… Maarten s’agita dans son sommeil, se réveilla une bonne demi-douzaine de fois avant que le soleil ne se soit davantage levé dans le ciel et qu’il soit une heure décente pour sortir du lit, rejoindre le salon, commencer à préparer le biberon de la petite et…

Maarten se figea, la main sur la poignée. Se crispa. Hope. Il fallait qu’il sache. Mais il n’avait pas envie de savoir, il n’avait pas envie de sortir de cette chambre d’amis. Revenant en arrière, Maarten jeta un regard à la montre posée sur la table de chevet. 06 : 13. Et se prit la tête entre les mains.

Deux mois. Au moins. Cela faisait au moins deux longs mois que Maarten et Myla habitaient à nouveau ensemble. Qu’ils dormaient à nouveau ensemble. Que leur séparation était désormais derrière eux. Et ça faisait tout autant de mois qu’ils ne s’était pas vraiment disputés. Mieux encore : Hope grandissait et s’épanouissait à merveille. Ca faisait deux mois que tout se passait bien, sur tous les plans de sa vie. Mais ça faisait deux mois, aussi, que Maarten était sur les nerfs. Depuis quelques temps, le travail s’intensifiait, devenait de plus en plus tendu. Depuis qu’il avait mis les choses au point avec son collègue, depuis qu’ils avaient réellement commencé à collaborer pour créer quelque chose de tangible, Maarten était sous tension. Pendant des semaines, des mois, plus d’un an en réalité, ils s’étaient orientés dans la mauvaise direction, avaient défrichés des hectares et des hectares de terres scientifiques arides et stériles et maintenant qu’ils avaient enfin suivi les indications de leur boussole intellectuelle, ils se heurtaient à de nouveau problèmes aux solutions insolubles pour de simples humains. Ce que Maarten était supposé être. Mais ce qu’il n’était pas, cette nuit passée sous la forme d’un chien-loup enragé par ses pulsions animales le prouvant encore une fois.

Deux mois qu’il ne s’était rien passé de trop grave. Et forcément… Maarten ne pouvait que faire le parallèle avec la période de calme qui avait précédé l’orage de sa transformation. Et si ce dont il se souvenait était vrai… Il avait peur de sortir de cette chambre. Il avait peur de se retrouver face à la réalité, il avait peur de se retrouver face à Myla et à la chambre de la petite. Il avait peur de se retrouver devant le miroir et de devoir faire face à lui-même et au Saarloos. Pourtant… il ne pouvait pas non plus rester enfermer dans la pièce, d’autant plus qu’il avait déjà passé une pleine lune ici : Myla savait ce qu’il allait faire. Maarten ferma les yeux, pris son inspiration, tourna la poignée, sortit de la chambre massacrée pour tomber dans le couloir et guetter le moindre bruit dans le silence de l’appartement. A pas de loup – sans mauvais jeu de mots – Maarten se dirigea vers la cuisine. Non. Vers la chambre de Hope. Il devait savoir. Pendant une seconde, il s’immobilisa devant la chambre avant de se décider à tourner la poignée. Un seul coup d’œil dans la pièce lui suffit à comprendre que ce n’était pas des cauchemars qui s’étaient imprégnés dans sa mémoire, que ce n’était pas des hallucinations et que ce dont il se souvenait de la nuit avait été réel, bien réel, trop réel.

Le berceau était marqué de coups de griffes d’un loup enragé. Maarten vacilla, se retint à l’embrasure de la porte. Il avait failli la tuer. Le chien, le chien-loup avait failli la tuer. Et s’il parvenait à comprendre ce dont il se souvenait, Myla avait du le contraindre par la force, avec son autorité de créatrice, à s’enfermer dans la chambre d’amis avant de verrouiller la porte. Maarten se mit à trembler lorsqu’il se rendit compte que Myla, justement, était restée dormir dans la chambre de la petite, pour veiller sur elle. Il avait failli la tuer. Et il savait pertinemment pourquoi. Hope, comme lui, comme Myla, avait sa propre odeur. Un mélange subtil de l’odeur de ses parents et de celle de Maarten qui, à force d’être présent, avait fini par faire partie d’elle. Mais dans cette odeur, il y avait donc son père biologique. Cette odeur dont se souvenait le Saarloos, cette odeur qui lui rappelait la menace qu’avait subie Myla. Maarten recula d’un pas, se heurta au mur dans un bruit sourd qui n’allait pas manquer de réveiller la sorcière. Maarten se réfugia dans la cuisine où il se laissa tomber sur une chaise pour mieux se prendre la tête entre les mains. Il avait failli tuer sa fille. Pourquoi, bordel, pourquoi ? Qu’allait dire Myla ? Son courage naturel, cette habilité sans pareille à fuir et à se montrer plus lâche que quiconque, lui hurlait de partir en claquant la porte. Ou de passer par la fenêtre. Mais non. Il n’avait pas le droit de faire ça et de toute façon, il ne le pouvait plus : ses sens canins l’avaient déjà prévenu que Myla était désormais dans son dos. « Je t’ai réveillée. » C’était un constat. Une petite brise avant la tempête.


© charney


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She starts to turn away when he says…
Promise me you’ll never let us go
Push me, Crush me, Then save me, save me
She stops walking, walking; He stops falling, falling
He looks her in the eyes and he says… - © by anaëlle.
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