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 Landfill {pv}

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Féminin
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THE ROLLING STONES - satisfaction | PUSCIFER - the undertaker | 30 STM - the kill | PAPA ROACH - getting away with murder | DEPECHE MODE - wrong | LINKIN PARK - castle of glass | IMAGINE DRAGONS - shots | THE KILLERS - shot at the night | HURTS - somebody to die for | BLACK LAB - this night

↳ Citation : « Nous sommes tous frères sous la peau, et j'aimerais écorcher l'humanité pour le prouver. »
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MessageSujet: Landfill {pv}   Ven 19 Juin - 1:34

Throw me in a landfill
Don't think about the consequences. Throw me in the dirt pit. Don't think about the choices that you make. Throw me in the water. Don't think about the splash I will create. Leave me at the alter. Knowing all the things you just escaped. Don't you dare look back, walk away. Catch up with the sunrise. 'Cause this is torturous electricity. Between both of us and this is dangerous. 'Cause I want you so much. But I hate your guts, I hate you. So leave me in the cold.

Il avait hésité, à venir se perdre dans les bas-fonds de la ville pour le bien de l'enquête. A ignorer superbement le message laissé par sa chef, et ainsi asseoir la piètre opinion qu’elle pouvait déjà avoir de lui. Fortement. Convaincu qu’elle n’en attendait pas moins, et ne l’avait prévenu de la mission prévue que par pur professionnalisme. Qu’elle espérait très certainement qu’il n’en prendrait pas connaissance à temps ou ferait semblant de ne pas l’avoir lu. Mais si l’idée de ne pas la décevoir était tentante, pour ne pas dire alléchante, s’éloigner de son manoir était salutaire. S’enfermer dans un rôle factice valait mieux que de continuer à errer chez lui comme un lion en cage. Rongé par un magma indéchiffrable de rancœur, de remords et de crainte. Valait mieux que de se servir un verre, et d’en contempler la liqueur dorée sans y toucher, comme à l’accoutumée. L’odeur âcre qui s’infiltrait dans ses narines suffisait toujours à lui retourner l'estomac, sans qu’il ait besoin de porter le cristal à ses lippes pour se tordre les boyaux avec. Faisant remonter au bord de ses lèvres tous ces souvenirs d’enfance putrides, malsains au possible. Le geste malheureux qui s’est abattu contre la pommette de son frère continue de le poursuivre, de le hanter. Une main glaciale ne cesse de venir remuer ses entrailles avariées, remuant tout ce qu’il s’était vainement évertué à enfouir profondément en lui. Le dernier fil qui l'éloignait encore du monstre qui leur servait de géniteur a été sectionné, et les démons affluent. Inondent son esprit détraqué pour le réduire en miettes sanglantes. Et ils continuent de se précipiter, toujours plus nombreux alors même qu’il a abandonné sa prison dorée pour la nuit et longe les ruelles sordides de Storyville.

Postée devant la plus célèbre boite de strip-tease de la Nouvelle-Orléans, la silhouette délicate de Beth se découpe dans l’obscurité. « - Alors Hart, on a la trouille d’entrer seule ? » Siffle-t-il d’une voix haute et claire, pour se faire identifier par la jeune femme. Il sait qu’il n’en est rien. Elle a plus de cran que la plupart des hommes de main qui travaillent sous ses ordres. Pour autant, il prend un malin plaisir à la faire passer pour plus faible et mijaurée qu’elle ne le sera jamais. La riposte ne tardera certainement pas à tomber, et à lui faire ravaler son sourire sardonique. Les derniers misérables mètres qui les séparent sont rompus, et il piétine sans vergogne la distance réglementaire de sécurité. « -  T’as pas choisi le plus désagréable des endroits pour chasser les infos. T’as l’intention de faire une démonstration sur scène pour amadouer les clients ? Ou alors tu veux que je m’occupe des danseuses peut être ? Tu serais surprise du nombre de confidences qui peuvent se faire sur l’oreiller… »  Susurre t’il près de l’oreille du lieutenant, frôlant son dos pour la contourner et se retrouver finalement juste devant elle. Le sale gosse provoque, tire les ficelles pour voir jusqu’à quel point elles peuvent se tendre sans rompre. S’habille d’une nonchalance qui jure violemment avec le sérieux de sa partenaire d’infortune. Il le sait pourtant, que cette affaire lui tient particulièrement à cœur et qu’il ne devrait pas trop plaisanter avec ça. Et au fond, malgré tout ce qu’il peut en dire ou en penser, la morsure s’est étendue jusqu’à sa propre peau. Le lien charnel qui le rapproche des victimes se répète trop systématiquement pour qu’il parvienne à s’en moquer. Mais son cerveau se braque, refuse d’utiliser la clef qu’il a dans les mains depuis le début, et qui donnerait un visage atrocement familier au responsable de cette affreuse boucherie.

« - C’est quoi le plan ? » L’escroc se racle la gorge et ses prunelles acérées dérivent vers la poitrine avantageuse de Beth. Il se rince l’œil sans la moindre finesse, et sans chercher le moins du monde à s’en cacher. Décidé à ne pas déroger à ses habitudes puantes de machiste invétéré. Quitte à grossir le trait et à se montrer bien plus rustre qu’il ne l’est en temps normal. « - Tu devrais songer à dégrafer ton chemisier, apprêtée comme t’es, tu ne risques pas de te fondre dans le décor. » Cherche t'il à se faire frapper ? Probablement. Mais elle fait tâche dans cet endroit rongé par le vice. Il est clair pour lui qu’elle n’y appartient pas, même s’il ne nie pas qu’elle saura mater toutes les raclures qui baignent allègrement dans cette mare de crasse. Courageux mais pas téméraire, le suicidaire renonce toutefois à défaire un bouton lui-même. L'américaine est connue pour avoir toujours la main sur son arme de service, et une balle perdue est vite partie. Contrairement à elle, le mafieux est dans son élément et pourtant, ce simple fait le dérange. L’atout relève davantage du handicap. Quelqu’un pourrait le reconnaitre, et mettre à mal la couverture précaire qui dissimule ses activités illicites. Elle ne se ferait pas prier pour le coffrer, il s’en doute bien. Ils sont encore loin de la relation de confiance mutuelle qui devrait exister entre deux collègues aussi souvent amenés à enquêter ensemble. Constamment sur leurs gardes, à se regarder en chiens de faïence. Hostiles, venimeux et méfiants. Mais même s'il répugne à l'admettre, sa supérieure castratrice ne lui est plus aussi antipathique qu'aux prémices de leur collaboration forcée.

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MessageSujet: Re: Landfill {pv}   Sam 20 Juin - 11:59

Landfill
Kyran
feat.
Beth


 

 



 

 

Il faut toujours croire en l’espoir d’un monde meilleur. Il faut espérer que tout change. Alors, crois en ton instinct, crois en toi, en la vie. Aies toujours le sourire aux lèvres.

C’était une vraie obsession qui entourait l’esprit de la policière. Cette affaire arrivait presque à lui faire un lavage de cerveau dans les règles. Elle avait toujours l’impression de passer à côté d’un indice important, de la chose clé qui pourrait la faire avancer. Mais il n’y avait rien, juste du vent qui faisait parfois voler en éclat les certitudes à peine établis. Alors Beth se torturait mentalement pour trouver. C’était sans doute cette foutue obstination qui lui avait permis de trouver un lien tout à fait futile près à se briser entre quelques victimes de ce fou furieux. Sans demander son reste, la jeune blonde s’était engouffrée dans ce morceau d’indice qui pourrait se montrer plus tenace que sa propre intuition. Elle y avait passé des nuits, des heures à chercher, à suivre la piste qui semblait s’éteindre dès le moindre écart de conduite. La lieutenant en avait même oublié de prévenir ses supérieurs qu’elle risquait de ne pas pointer le bout de son nez au commissariat avant quelques temps. Mais personne ne semblait s’en formaliser, bien au contraire. Tous la savaient bornée et terriblement entêtée lorsqu’elle pensait tenir quelque chose d’important.

Alors, elle avait plongée tête baissée pour tenter de sauver son âme, de reprendre possession de sa vie, de son cerveau également. Cet espoir fugace l’avait conduit à aller dans les bas-fonds de la ville, dans les rues malfamées où elle allait parfois pour pêcher des informations que seuls les rebus de la société pouvaient lui donner. Beth avait décidé de prendre les choses à bras le corps. Elle essaya de s’habiller de façon à ne pas faire tâche dans ces quartiers où les policiers n’étaient pas les bienvenus. Et puis, il fallait carrément rentrer dans une boite de strip-tease. Ce fut en enfilant son jean qu’elle décida tout de même d’appeler son partenaire forcé. La policière se doutait que cet homme pourrait l’aider à faire parler les gens ou au moins, à ce qu’elle fasse moins tâche là-bas. Le coup de téléphone fut bref et concis. Rendez-vous à telle heure devant telle boîte de nuit sans poser de question. De toute façon, elle ne lui en avait pas laissé le temps, raccrochant dès que ses mots furent prononcés. Elle enfila son chemisier blanc puis elle glissa son arme dans son dos avant de mettre sa veste longue. Après s’être coiffée et maquillée, ce qui était assez rare d’avoir la combinaison des deux choses en un temps record, elle avait quitté son cocon sécurisant en claquant la porte.

Beth marchait d’un bon pas, ne s’occupant pas des personnes que parfois, elle bousculait. La lieutenant était obsédée par ce qu’il serait possible de trouver dans cet endroit où les personnes de bonne familles n’osaient que peu s’aventurer pour préserver leur réputation. Elle n’était pas du genre à s’en faire pour ces non-dits, c’était une femme forte, puissante et qui savait castrer en un seul regard, le plus macho des hommes. Enfin, sauf ce cher Kyran pour le moment. Il lui donnait du fil à retordre et il était bien le seul à réussir à la faire sortir de ses gonds pourtant si solides. Au bout d’un certain temps, Beth était arrivé devant la boîte de strip-tease. Elle tourna un peu sur elle-même avant de se rendre à l’évidence, son partenaire était encore en retard. Soupirant, la belle mit ses mains sur ses hanches en attendant. Elle sentait le poids des regards posés sur ses épaules, ses formes généreuses et bien proportionnées. Mais il suffisait d’un simple coup d’œil pour que les curieux ou les téméraires disparaissent dans un volute de fumée. Elle gardait cependant une carte qu’elle n’avait jamais dévoilée aux autres. La magie coulant dans ses veines, le pouvoir grisant qu’elle avait et n’utilisait qu’en dernier recours.

La policière finit par entendre la voix clair et veloutée de son partenaire, de ce mafieux qu’elle accusait souvent sans preuve de tremper dans miles et unes affaires louches. Elle ne se retourna même pas, ses mains sur les hanches musclées et bien proportionnées. « Peur ? Je pensais plutôt que cela te ferait plaisir de venir enquêter dans ton milieu. » Elle ne bougea pas d’un millimètre en le sentant approcher avant de le voir même. Ses yeux dardaient sur la silhouette si reconnaissante et classe de l’homme. Sa voix semblait toujours la caresser pour mieux la gifler de ses remarques cinglantes qui avaient toujours le don de l’énerver plus que de raison. Cet homme la rendait folle et non pas de désir, mais plutôt d’exaspération. Elle retint entre ses lèvres maquillées de rouge un léger soupire avant de sourire doucement, se rendant compte de l’ironie de la situation. Elle, si droite, devait pactiser avec un démon pour entrer dans les enfers et capturer le diable en personne. « Les confidences sur l’oreiller ne sont pas de mises ce soir. Nous devons nous montrer pointilleux avant que la piste ne disparaisse comme elle est venue. De plus, je ne vois pas l’intérêt de les draguer, où serait l’enjeu, toi qui aime tant le défi ? » Un nouveau sourire entre ses lèvres puis elle détourna les yeux pour fixer la porte close de l’endroit qui semblait avoir une atmosphère si chaude et emplie de l’odeur du sexe.

Elle finit par l’observer en entendant ses nouvelles paroles. La policière fronça les sourcils. Dans l’excitation de l’enquête, elle n’avait pas du tout pensé à préparer un plan, décidément, cette affaire faisait voler en éclat toutes ses habitudes. Beth se pinça l’arête du nez en fermant les yeux avant de soupirer longuement. « Je ne sais pas. Il nous faut parler aux filles pour voir si elles ne reconnaîtraient pas quelques-unes des victimes. D’après ce que j’ai trouvé, elles ont toutes faits un séjour ici avant d’être retrouvées mortes. Tu es un habitué des lieux ? » Elle fixa Kyran dont les yeux descendaient un peu plus bas. La lieutenant rit un peu en l’entendant avant de poser ses doigts sur le corsage et de retirer deux boutons. Cela laissait entrevoir la naissance de sa poitrine ainsi qu’un morceau de son sous-vêtement en dentelle rouge foncée. « J’espère que cela convient à monsieur le voyeur. Entrons, nous n’avons pas toutes la nuit devant nous. Et cet endroit n’est pas celui qui me convient le mieux, je l’admets. » A ses mots, elle jeta un dernier coup d’œil à son compagnon de fortune avant de s’avancer de sa démarche assurée vers la porte d’entrée. Elle frappa et on lui ouvrit, la laissant entrer sans mal. Était-ce dû à Kyran ? Elle s’en fichait, l’important était de pouvoir enquêter et trouver le boucher qui faisait tant de mal à cette ville. Etrangement, elle était contente d’avoir la compagnie de l’homme pour entrer dans cet endroit où elle n’avait pas l’habitude d’aller.
© Gasmask


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MessageSujet: Re: Landfill {pv}   Dim 5 Juil - 20:03

Venir enquêter dans son milieu. L’allusion est on ne peut plus claire. Finalement pas si différente que lui dans sa manière de mettre les pieds dans le plat, la policière semble avoir pris la décision de ne pas lui épargner ses soupçons sur ses occupations douteuses. Aussi subtile qu’une enclume dans sa manière mesquine de fouiner dans ce qui ne la regarde pas. Il s’efforce de rester détaché, convaincu qu’elle n’a rien ou en tout cas rien d’assez consistant pour l’envoyer croupir en prison. Mais les sous-entendus perfidement susurrés ne trompent personne, et surtout pas lui. Depuis le début, elle l’attend au tournant. Elle guette la faille, l’erreur qui lui permettra de se débarrasser de lui une fois pour toutes. Elle n’aime pas plus l’avoir dans les pattes qu’il n’apprécie de devoir lui coller aux basques à longueur de journée, le mafieux en est persuadé. « - Je ne vois pas de quoi tu parles, Hart. » Lâche t’il finalement avec une désinvolture trop prononcée pour ne pas être feinte. Sa langue claque pourtant sèchement contre son palais, trahissant son agacement certain et l’envie de couper court à toute tentative déguisée d’interrogatoire. Il préfère largement détourner le sujet, et tenter de la mettre mal à l’aise à son tour. Sans grand succès. Elle conserve son sang-froid, se retient de bondir en dépit des remarques machistes persiflées au creux de son oreille.

« - Dommage, j’aurais adoré te voir sacrifier ta pudeur pour le bien de l’enquête. » Susurre-t-il, avec une pointe de déception plus ou moins sincère. Il ne refuserait certainement pas un tel spectacle, pas assez fou pour s’en priver. Mais il lui porte inconsciemment une estime déjà trop grande pour vouloir qu’elle dévoile ses courbes généreuses comme sur un vulgaire étalage de viande. « - Il n’y a pas de petit plaisir, qu’elles soient des proies faciles ou non m’importe peu, tant qu’elles ne se bercent pas d’illusions ensuite. » Sur ce point, l’américaine le surestime. Il a bien assez de furies dans sa vie pour alimenter son besoin de défis. Il se contente d’assouvir des pulsions primaires, se complait dans des étreintes sans âme. Elles ne représentent rien. Potiches dociles juste bonnes à embraser ses reins sans s'encombrer de fioritures. Poupées de cire auxquelles il se brûle joyeusement avant de ne plus leur prêter attention. Il ne vibre que d’une jouissance superficielle, mécanique. Créatures charmantes devenant subitement affreusement fades, une fois sa basse besogne achevée entre leurs cuisses. Elles échauffent son armure de glace sans parvenir à la faire fondre, le laissant aussi affamé qu’auparavant. Inaptes à combler le monstre vorace lui dévorant les entrailles depuis qu’Aleksi a déréglé son existence sordide. « - Pas de plan. Voilà qui ne te ressemble pas. Sérieusement, c’est ça ta fameuse piste ? Qu’elles ont toutes déjà fréquenté l’un des bars les plus prisés de la ville ? T’as vraiment rien à te mettre sous la dent pour juger que le déplacement en vaut la peine. » Un ricanement mauvais s’extirpe de ses lippes, masque la légère surprise qui a traversé ses rétines. L’annonce de sa collègue l’a déstabilisé, même s’il n’en a rien laissé paraitre. Le véritable point commun de toutes ces pauvres victimes est d’avoir été ses amantes, mais il ne se rappelle pas qu’elles étaient toutes issues du Little Darlings. Or il ne peut pas remettre en cause son affirmation, pas sans devenir le principal suspect de l’enquête. « - Il m’arrive d’y aller de temps à autres. Un problème avec ça ? » Le ton est sec, cassant. Sur les nerfs, il voit le mal partout, et ses questions suspicieuses ne servent qu’à lacérer son échine. Elle touche le point sensible et lui donne la sensation déplaisante de se faire passer au grill. « - Tu ferais mieux de garder ta salive et ta curiosité mal placée pour l’intérieur. En espérant que tu récupère un peu de ta subtilité d’ici-là. On te voit venir à des kilomètres avec tes gros sabots. » Grogne-t-il, avant que ses sphères d’acier ne dérivent vers le décolleté plongeant de sa partenaire. Il ne s’attendait pas à ce qu’elle obéisse, mais plutôt à se faire fermer le clapet et traiter de sale pervers. « - C’est déjà mieux, même si t’as toujours cet air de bourge coincée qui te colle aux fesses. Mais on verra plus tard pour en retirer le balai. »

Le scandinave s’engouffre à la suite de la blonde dans l’établissement, se laisse happer par l’atmosphère torride. La musique langoureuse vrille ses tempes, et les odeurs de stupre, de sueur et d’alcool se mélangent dans ses narines. Attisent ses sens tout en lui donnant la nausée. Ses pupilles sont instinctivement attirées vers les danseuses sulfureuses, et leurs déhanchements plus que suggestifs. Ses phalanges se coulent contre la taille de la jeune femme, la rapprochent de sa vile carcasse pour que les paroles ne soient pas masquées par le bruit assourdissant. « - Sûre de ne pas vouloir montrer l'étendue de tes talents sur scène ? Au moins, ça m’éviterait d’avoir fait le déplacement pour rien. » Son souffle se perd dans un soupir. Les serpents aguicheurs accentuent la pression contre sa hanche délicieuse avant de la relâcher et de la pousser vers l’un des podiums. Quelques places sont encore libres en face. « - Essaie donc avec celle-là pour commencer, elle semble très… ouverte. » Condescendant et moqueur à en crever, il profite d’être dans un lieu public pour pousser le bouchon un peu trop loin. A peu près certain qu’elle évitera de déclencher une esclandre en présence de témoins, et surtout de les faire expulser si bêtement et rapidement du repère de débauchés. Elle règlera sans doute ses comptes avec lui plus tard, si elle le juge utile. Et une part de lui, terriblement masochiste, n’attend honteusement que ça.

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