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 Juste un doigt ! [Beth]

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MessageSujet: Juste un doigt ! [Beth]   Sam 20 Juin - 16:15

- Vous voulez un whisky ?
- Juste un doigt.
- Vous voulez pas un whisky d'abord ?

La Cité de la Peur - Alain Berbérian




« Bonjour, est-ce que vous auriez éventuellement récupéré une veste récemment ?

-Une veste comment ? Interrogea la serveuse d'un ton distrait qui essuyait un verre.

-Une grande veste en cuir noir, assez lourde.

-Ah, oui ! Je vais vous chercher ça. »

Elle pose le verre et disparaît derrière le bar avant de franchir une porte estampillée « Privé » qui se referme doucement derrière elle. Accoudé au bard, tu contemples l'ambiance du Little Darlings dont la soirée est déjà bien avancée. Nous sommes samedi, peu de monde travaille et tout le monde se retrouve ici pour boire un verre et se détendre tout en offrant du plaisir à ses rétines choyées par l'apparence sulfureuse des danseuses qui déploient leurs charmes sur scène. Tu n'es pas retour au Little' depuis plusieurs semaines. En effet la dernière fois tu y a retrouvé une amie d'enfance, Zampa, que tu n'avais pas vu depuis des lustres et vous avez dignement fêté ça en vous chargeant le foie plus que jamais. Tu en as oublié ta veste de cuir sur la poignée de la porte qui mène à la cour privée et tu aurais bien aimé la retrouver.

Persuadé de te l'être fait voler, tu remarques que Dieu existe lorsque la serveur réapparaît le sourire au lèvres avec la masse informe et lourde de ton immense veste noire. Tu la remercies du regard et lui commandes une vodka pomme. Ce petit breuvage traître mais pas trop fort qui passe bien pour commencer une soirée. Attendant ta commande, tu te retournes, tes vertèbres contre le comptoir et cherche du regard dans la grande salle l'éventuelle tignasse cuivrée de ton ami Zampa, ou de quelqu'un d'autre que tu connaîtrais. Personne, pas même Alvin que tu aurais juré pouvoir croiser ici un samedi soir. Ca fait des lustres que tu ne l'as pas vu. Après votre longue séparation et malgré vos retrouvailles hautes en couleurs, il semblerait qu'il te file de nouveau entre les doigts.

Tes doigts qui d'ailleurs trouvent le chemin du verre glacé rempli de glaçons que la serveuse a glissé vers toi avec un grand sourire. A l'aide du bâton de plastique qui dépasse toujours de ces verres démesurés tu mélanges la mixture avant de porter le verre à tes lèvres. La boisson te refroidit en même temps qu'elle te réchauffe et pétille sur tes papilles assoiffées, en manque de sucre et d'alcool. Il semble que ça fait une éternité que tu n'en as pas bu.
Comme toujours, à chaque cuite, tu te dis que tu ne boiras plus jamais. Jusqu'à la prochaine fois.

Tout à coup, alors que tu te retournes en direction du comptoir, tes yeux s'arrêtent sur les ondulations majestueuses d'une longue chevelure blonde très claire qui dégringole dans le dos d'une jeune femme. Elle est légèrement ployée en avant, le regard se noyant dans un verre vide. Les sourcils froncés, tu t'approches d'elle et entre deux flashs stroboscopiques, discernes différents traits qui ont écho dans ta mémoire.

« Madame Hart ? »

Ton regard appuyé finit par discerner les traits de Beth Hart, une policière a qui tu as eu affaire quelques fois auparavant lorsque tu as du te rendre au commissariat principalement parce qu'on portait plainte contre tes petites affaires résistantes de moins en moins discrète. C'est une femme ferme et droite que tu n'aurais jamais imaginé dans cet état.

« Ca n'a pas l'air d'aller. » fais-tu remarquer.
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MessageSujet: Re: Juste un doigt ! [Beth]   Dim 21 Juin - 19:20

Juste un doigt
Loonette
feat.
Beth


 

 



 

 

L’alcool n’est pas un bon moyen de s’évader, d’oublier. Mais tu le sais. Tu détestes cela. Pourtant, on y passe tous. Alors, un verre de plus ou de moins, quelle différence ?

Douce mélancolie qui avait secoué la belle blonde alors qu’elle venait de quitter le commissariat sans demander son reste. Elle devait noyer ses remords et ses angoisses quelque part. Ses pas calmes bien que son esprit était aussi tourmenté qu’un ciel lors d’un orage violent, la conduisirent vers un bar quelconque où elle n’avait décidément pas l’habitude de se glisser sur un siège pour enchaîner les verres d’alcool les uns après les autres. Alors, elle avait poussé la porte de la demeure pour y entrer, dans un état second. La jeune femme ressemblait à une machine, elle agissait de manière automatique, mue par un besoin de noyer toutes ces images dans un verre empli de liquide alcoolisé où même l’odeur piquait les narines des plus aguerris.

Ses cheveux blonds cachaient le visage éteint qu’elle arborait alors qu’elle s’était installée sur le tabouret du bar, commandant une boisson, n’importe laquelle pourvus qu’au bout de quelques gorgées, elle parte dans les limbes floutées d’un esprit embrumé par l’alcool. La lieutenant avait rangée sa plaque au vestiaire, elle avait coupé son téléphone et oublié sa droiture pour quelques heures. Toutes ces femmes allongées sur les tables froides de la morgue, meurtries et persécutées jusqu’après leur mort… Elles avaient perdues leur honneur juste parce qu’un fou avait décidé d’assouvir ses besoins pervers sur ces pauvres êtres sans défenses. Le regard fatigué, l’âme perdu dans ce cercle vicieux d’images, de pensées et d’impressions qu’elle ne faisait que touché du doigt, Beth ne remarquait rien ni personne. Seul le cristal transparent qu’elle portait régulièrement à son verre comptait. Usée de devoir commander tout le temps à la barmaid, elle décida de prendre directement la bouteille. Se servant allègrement, elle sentait son esprit divaguer et se libérer peu à peu de ce qui la préoccupait tant.

C’était bon de lâcher prise de la sorte. Un sourire factice finit même par naître sur son visage pâle. Une simple impression de bien-être qui disparaitrait le lendemain après une bonne nuit de sommeil et un bon mal de crâne. Elle savait ce qui l’attendait et pourtant, une nouvelle fois, Beth porta le verre à ses lèvres. Elle ne remarqua pas l’homme qui s’approchait d’elle, trop obnubilée par boire encore et encore. Ce fut lorsqu’il s’adressa à elle, l’appelant par son nom, qu’elle daigna jeter un œil à cet importun qui le privait de la fabuleuse discussion qu’elle avait avec l’alcool. Les yeux plissés, la vue diminuant un peu, les lignes se floutant, Beth reconnu cependant l’homme qui s’adressait à elle avec un air presque de compassion. Peut-être, sûrement était-ce l’alcool qui la faisait divaguer mais la policière plissa le nez finissant son verre avant de répondre. « Je ne vois pas ce que ça peut te faire. » Le tutoiement, classique de son état d’ébriété. Elle soupira, manquant de glisser du tabouret en essayant de revenir face à son bar. Elle pesta, la sexy policière, retirant même un bouton de son chemisier alors que ses joues se teintaient de rouges, l’alcool faisant effet à merveille. Elle n’avait pas l’habitude de boire de la sorte et cela se sentait rapidement, un peu trop à son goût. « T’es Ziw…Zitt…Zwitter, nan ? » Sa langue la trahissait, cela l’énervait un peu mais elle ne lutta pas, laissant sa bouche bafouiller maladroitement.
© Gasmask


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MessageSujet: Re: Juste un doigt ! [Beth]   Dim 21 Juin - 20:53

Quand on n'a pas l'accent allemand, on n'essaie pas de prononcer ton nom de famille, c'est comme ça. Evidemment, elle s'y essaie, la curieuse, et elle se plante d'une manière monumentale. Tu ne saurais dire si c'est que sa mémoire lui joue des tours où simplement l'alcool qui la rend incapable de parler correctement. Tu tends le bras vers elle lorsqu'elle manque de défaillir, mais elle se rattrape seule. De manière grotesque, mais toute seule. Tu avales une nouvelle gorgée de ta boisson et te moques silencieusement de son attitude. Les cheveux ébouriffés, le visage rouge, la voix rauque et monocorde, les yeux méchamment plissés, on dirait une sorcière qui va te jeter un sort. Peut-être en est-elle une même, et que son état d'ébriété l'enjoint à se complaire dans le cliché. Tu ne saurais dire, ton niveau de pratique magique est désastreux.

« Loon, ça ira. »

Tu descends de ton tabouret et ta grande taille te permet de te glisser jusqu'à elle et de poser une main sur son épaule. Elle a bien failli te foutre derrière les barreaux mais elle ne l'a pas fait. Tu l'as peut-être attendrie, elle est peut-être tout simplement dotée d'un grand cœur. Mais elle ne l'a pas fait, et pourtant, sa tenue droite et son ton ferme et inflexible ont franchement laissé penser le contraire quand on t'a amené devant elle, une nuit, à trois heures du matin, pour t'accuser de tu ne sais plus quoi. Il faut dire que tu as été accusé de tellement de choses.
Elle te fait de la peine. Et elle t'a sauvé la mise, tu lui dois bien ça.

« Parce que je suis comme ça. Vous n'avez vraiment pas l'air bien. Je peux pas boire tranquillement sachant que simplement en disant bonjour à quelqu'un vous manquez de vous écrouler sur le sol. Regardez-vous, vous êtes complètement torché. Je suis en voiture, vous voulez que je vous ramène ? »

Ta main glisse dans son dos, apaisante. Elle est vraiment pitoyable, la pauvre. Tes jambes sont parcourues d'un tremblement imperceptible quand tu songes au bouton de ce chemisier qu'elle a défait. Ton alarme spirituelle s'allume aussitôt et frappe tes tempes d'une migraine violente. Ton indécision te déchire les entrailles et pourtant, tu essaies de te concentrer sur l'instant. Sur cette belle femme que n'importe quel homme normalement constitué aurait envie de prendre, là, sur le comptoir, dans son si bel uniforme objet de tous les fantasmes.

« Je peux pas vous laisser comme ça. Vous voulez bien venir avec moi ? »

L'alarme augmente son volume si c'est possible, comme si tu étais en train de faire une très grosse bêtise. Pourtant, la pauvre, elle a l'air si mal, si désemparée. Qu'a-t-on pu lui faire pour la rendre si triste ? Ses yeux sont désespérément humides, comme si elle allait pleurer. Ton empathie prend le dessus sur la raison. Cette femme ne mérite rien d'autre qu'un chocolat chaud et un gros câlin.
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MessageSujet: Re: Juste un doigt ! [Beth]   Dim 21 Juin - 21:55

Juste un doigt
Loonette
feat.
Beth








L’alcool n’est pas un bon moyen de s’évader, d’oublier. Mais tu le sais. Tu détestes cela. Pourtant, on y passe tous. Alors, un verre de plus ou de moins, quelle différence ?

Beth se fichait bien de ne pas savoir parler allemand. A cette heure si tardive, elle ne parlait plus aucune langue. Alors à quoi bon faire semblant. De plus, sa mémoire pourtant si habile lui jouait des tours. Elle ne fit aucune remarque en voyant le pseudo inconnu arriver. La policière aurait pourtant aimé être seule avec comme compagnie des plus appréciables son verre rempli d’alcool. Il ne lui posait aucune question, accueillait ses larmes sans prendre acte, ne cherchant même pas, surtout pas à la dissuader de quoi que ce soit. Surtout pas d’arrêter de boire. Se mordant la lèvre inférieur, légèrement rougies par l’alcool.

Loon ? Quel drôle de prénom. Elle esquissa un doux sourire ironique en imaginant plusieurs surnoms abracadabrantesques comme Loonette de toilette, Looney toons. Elle finit par secouer la tête pour reprendre son sérieux calmement. La jeune femme soupira un peu, ne pouvait retenir un frisson en sentant la main dans son dos, tellement pas habituée à ce genre de contact. Sa nouvelle phrase la fit rire, d’un rire presque hystérique, un rire qui en disait long sur son désespoir. Elle soupira finalement, reprenant contenance bien vite. « Je n’ai pas l’air bien ? La belle affaire. Ca… » Elle souleva son verre de nouveau plein comme par magie. « C’est le meilleur moyen de souffler. Je ne vois pas en quoi tu pourrais m’aider à rentrer. Tu ne sais pas où j’habite et je ne te donnerais pas mon adresse. » Personne n’irait dans son cocon, jamais. Elle refusait tout simplement que cela se passe. C’était son intimité, amener quelqu’un serait pire que si on la violait. Enfin, ce n’était qu’une image bien entendu.

Beth se fichait tellement de ce à quoi elle pouvait ressentir. Habituellement, elle était tirée à quatre épingles et mettait un point d’honneur à être si parfaite, si belle, capable de manier une fratrie d’hommes et de les castrer d’un simple regard. Mais là, elle n’était plus qu’une épave qu’on laisserait pour mort si on la croisait. Cependant, quelque chose, ce qui lui restait de raison lui hurlait d’écouter cet homme qu’elle avait un jour interrogé. Elle s’en rappelait maintenant, de ce visage carré, de cet air interrogateur et en même temps presque avenant. Après un léger débat avec elle-même, la lieutenant finit par se tourner pour se lever. Chancelante, elle s’accrocha au bar pour se maintenir sur ses pieds. Tout lui faisait défaut ce soir. Elle darda son regard inquisiteur sur Loon avant de soupirer, s’accrochant à son épaule sans lui demander son autorisation, son souffle chaud s’échouant dans le cou de son saint Maritain. « Je veux bien. Mais on va chez toi. Maintenant. J’ai gardé mes menottes ! » Elle gloussa. Pourquoi avoir dit ça ? Elle n’en savait fichtrement rien mais c’était sorti tout seul de ses lèvres fines et parfaites. Elle commença à marcher avant de se raviser, ça tanguait beaucoup trop. Qui avait bouger le sol pendant qu’elle buvait ?!
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MessageSujet: Re: Juste un doigt ! [Beth]   Lun 22 Juin - 10:21

Quoi qu'est-ce qu'elle a à te sourire comme ça ?! Ta tête lui revient pas ?! En même temps, pour le nombre de conneries qui t'ont fait passer à ton bureau, elle a des raisons d'être saoulée. Saoulée, alcool ; eh. Bref. Tu hausses les sourcils en rencontrant son regard qu'orne un doux sourire sarcastique qui lui donne plus l'air d'une sorcière que jamais. Peut-être prépare-t-elle un plan machiavélique pour te noyer dans ton verre, qui sait. Instinctivement, tu recules. Déjà qu'elle n'a pas du tout l'air commode lorsqu'elle travaille, mais alors lorsqu'en plus elle est torchée, le tableau devient carrément malsain. Elle éclate soudain de rire avec une telle force que tout le monde se retourne sur vous avec un regard étrange ; tu retires immédiatement ta main, comme si ce rire te transmettait un choc électrique. Les yeux ronds, tu l'observes s'étrangler dans sa condition misérable, avant qu'elle ne te jette sans le moindre scrupule.

« Le barman n'a pas besoin de ton adresse pour te fiche dehors parce que tu troubles l'ambiance de son bar. » répliques-tu simplement. « Je crois surtout que tu t'en souviens plus du tout de ton adresse et que t'es pas fichue de l'avouer. »

Tu penches la tête sur le côté, les sourcils hauts, une petite moue sur les lèvres, l'air de dire « J'ai pas raison que t'es complètement idiote ? » Ca ne t'empêche pas d'approuver complètement le concept d'exutoire alcoolique. Tu fais partie de ceux qui aiment bien boire pour oublier, pour oublier ce qu'il s'est passé, et pour oublier ce qu'il va se produire ; l'alcool nous fait toujours faire des choses dangereuses et complètement compromettantes : les oublier par la suite permet d'avoir une bonne excuse pour garder l'esprit tranquille.
Haussant les épaules, tu renonces. Ton coude retrouve le bar tandis que tu restes debout et sirote ta vodka pomme dont le contenu descend dangereusement vite, te procurant une douce chaleur. Pendant de longues minutes, Mademoiselle Hart ne réagit pas, te laissant même le loisir de fumer une cigarette tandis que tu la regardes se déshabiller lentement de sa fierté et de son honneur à défaut de ses vêtements qui semblent la serrer.

Tu poses ton verre vide sur le comptoir, prêt à régler, lorsque l'épave vivante s'anime. La jeune femme descend de son tabouret avec une difficulté colossale avant de brusquement tomber contre toi, s'accrochant désespérément à ton épaule comme la dernière bouée sur terre. Les senteurs d'alcool se perdent dans ton cou dans un souffle chaud qui te fait frémir. Oui, toi. Frémir. Devant une femme. Qu'est-ce que c'est que ce bordel. Ca ne te ressemble pas, ça. Elle change brusquement d'avis et décide de te suivre, chez toi. Génial, c'est vrai que le Little Darlings est vachement prêt de ton immeuble. Elle a même gardé ses menottes, peut-être pour t'arrêter elle-même si tu avais l'idée saugrenue de lui faire sauter la pastille.

« D'accord, viens. »

Tu éteins ta cigarette dans le cendrier présent sur le comptoir et laisse la monnaie de ton verre avant de passer ton bras sous ses aisselles et dans son dos afin de pouvoir la soutenir. Elle ne peut clairement pas marcher toute seule et son uniforme semble plus inconfortable que jamais. Vous vous tortillez contre le corps chauds avant de sortir de la fournaise du Little'. L'air frais du soir vous frappe le visage et tandis que tu gagnes la ligne de tramway, tu te maudis intérieurement. De la trouver séduisante. D'avoir la bonté de t'occuper d'elle. Si tu supportes son poids sans problème, c'est son caractère de femme déchirée que tu risques d'avoir du mal à encaisser dans les transports en commun.
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MessageSujet: Re: Juste un doigt ! [Beth]   Lun 22 Juin - 22:57

Juste un doigt
Loonette
feat.
Beth


 

 



 

 

L’alcool n’est pas un bon moyen de s’évader, d’oublier. Mais tu le sais. Tu détestes cela. Pourtant, on y passe tous. Alors, un verre de plus ou de moins, quelle différence ?

Beth ne pas se souvenir de son adresse ? Elle ricana en bougeant son doigt pour tenter de le persuader du contraire. La pauvre. Elle faisait réellement pitié à voir mais la belle s’en fichait terriblement. Au diable les apparences, les idées préconçues et les espoirs brisés. Elle voulait tout envoyer valser comme une danse entre deux êtres qu’un lien tacite rapprochait irrémédiablement. « Bien-sûr que si je m’en souviens. Mais, aucun homme ne doit mettre les pieds là-bas ! » Elle pouffa un peu, se trouvant ridicule avec cette règle qu’elle se refusait de transgresser depuis toujours. La policière avait mile et unes chartres à respecter. Elle finit par soupirer longuement. Tu n’es qu’une idiote, Beth Hart. Une pauvre idiote.

« Et, je peux savoir en quoi je trouble le monde ? Si tu n’étais pas venu me voir, je serais encore tranquillement installée seule face à mon verre sans enquiquiner personne, monsieur Loon. » Pourquoi lui parlait-elle de cette façon ? Une véritable énigme que l’alcool devait sûrement expliquer. Tout semblait aller de travers, elle tanguait en se tenant debout, droite sans bouger. Dès qu’un pas se faisait, déjà hésitant, elle avait l’impression de marcher dans de la semoule. Heureuse de se faire attraper et soutenir, elle ne se priva pas pour appuyer plus que nécessaire sur les épaules de l’homme qui semblait être son sauveur. Mais Beth savait que ce genre de personne n’existait pas, il y aurait forcément un prix à payer plus tard.

Heureuse d’avoir payé au fur et à mesure de ses consommations, elle se laissa porter par Loon. A peine sortie du bar, un vent froid l’accueillit, lui giflant le visage comme Beth se l’aurait fait si elle avait conscience de l’état dans lequel elle se trouvait. Elle eut un haut le cœur devant le changement brutal de température et la belle blonde dût s’arrêter au pied d’un trottoir pour retenir l’envie qui montait de faire revenir à l’extérieur son déjeuner. Cependant, rien ne vint et heureusement. Elle se redressa pour reprendre sa route sans chercher à s’excuser ou autre. « Pourquoi tu m’aides ? Tu veux me foutre dans ton lit ? » Pourquoi fallait-il qu’elle réfléchisse après avoir parlé ? POURQUOI ? « Enfin… Si tu veux me violer, je suis flic ! Alors attention ! » Sa crédibilité descendait en flèche si elle en avait encore une…

Heureusement que la lieutenant ne portait pas de talon, ses chaussures plates la sauvèrent sans doute d’une bonne dizaine de cheville foulée. Plus elle marchait vers les transports en commun, plus Beth semblait se calmer un peu, ses pupilles étant toujours attirées vers quelque chose ou quelqu’un. Parfois, elle trébuchait sans raison et elle riait. Un rire qui n’était pas vrai, un rire qui indiquait toute la souffrance que l’alcool avait exacerbé. Elle était à fleur de peau, la belle policière. Un rien la faisait changer de sentiment, comme un battement de cil. Mais elle ne se rendait compte de rien, espérant même que le lendemain, elle ne se rappellerait de rien, que tout cela ne serait qu’un vague souvenir embrumer et qu’il valait mieux qu’elle ne tente pas de se rappeler.
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MessageSujet: Re: Juste un doigt ! [Beth]   Mar 23 Juin - 9:48

Tu ne regrettes jamais rien mais il faut dire qu'elle te rend bien ta fichue gentillesse à aider les gens dans le besoin. Ca va vraiment finir par te fiche dans la mouise un jour. Tu fais fi de ses déclarations sans queue ni tête, la tirant en direction des transports en commun. Tu avises ses chevilles et remarques avec soulagement qu'elle ne porte pas de talons hauts mais des chaussures plates. Parfait, tu n'auras pas à entendre le craquement des os. Tu n'auras pas à voir le sang couler, parce que là, c'est toi qu'il faudra rattraper.

« Mais non, je ne vais pas vous violer. » réponds-tu calmement en grimaçant légèrement lorsque la jeune femme s'appuie davantage sur ton épaule. « Par contre, si vous permettez...parce que vous allez me luxer l'épaule si vous continuez. »

L'alcool se joint à ta spontanéité. Ta main glisse sous ses cuisses, une autre sous ses aisselles et tu la soulèves comme une princesse. C'est ridicule, mais au moins aucun de tes muscles ou de tes os n'est en danger. Il manquerait plus que ça, tiens. Quand bien même l'idée du viol te passerait par la tête, tu n'aurais pas la stupidité de mener cette attaque contre une femme bourrée, et surtout une femme flic, et surtout...ben, une femme. Tes dernières expériences commençant à te faire dangereusement bifurquer vers les trottoir d'en face, Beth Hart aurait difficilement ses chances, même si bon...vu son charme tu te garderais bien de hurler ton homosexualité comme ça dans la rue ; elle serait bien capable de le hurler elle-même sous le coup de l'alcool en se moquant ouvertement de toi. Depuis ta récente expérience douloureuse en matière d'amour, tu préfères ne pas avoir à subir une humiliation supplémentaire.

Vous atteignez ainsi la ligne de tramway au quai presque vide. Tu te penches pour laisser la jeune femme s'installer sur un banc avant de chercher le panneau numérique t'indiquant le passage du prochain véhicule. Bon sang, un quart d'heure. Ca irait limite plus vite de rentrer chez toi à pieds, mais pas avec une bonne femme bourrée dans les bras. Tant pis, vous attendrez. Tu t'assois à côté d'elle, sortant ton paquet de cigarettes.

« Il va falloir attendre un petit peu avant de rentrer, le tramway ne va pas arriver tout de suite. Si vous voulez dégueuler vos tripes, essayer de le faire ici. »

Sauf que bien entendu on ne vomit pas sur commande et que si ses intestins décident de s'en mêler, ils ne préviendront pas. Il y a d'autant plus de fortes chances que ce soit le véhicule en mouvement, mêlé à l'odeur de poussière et de tabac froid, qui la fasse rendre son dernier repas. Tu allumes une cigarette avant de tirer une bouffée salvatrice qui se perd dans la nuit. La détaillant discrètement à la lumière des lampadaires grésillants tu lui trouves un certain charme, un charme féminin, celui qui te touche de moins en moins. Sa misère la fait paraître vulnérable, ce qui la rend touchante et adorable, malgré ses airs de sorcière. Pff, qu'est-ce que tu devrais dire, tu es un Nightkeeper toi aussi. Mais en général quand tu veux te mettre une mine, tu essaies de le faire en compagnie de quelqu'un, Alvin par exemple, ou Zampa, ou Nine, histoire d'avoir l'air débile à plusieurs.
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MessageSujet: Re: Juste un doigt ! [Beth]   Lun 29 Juin - 20:53

Juste un doigt
Loonette
feat.
Beth


 

 



 

 

L’alcool n’est pas un bon moyen de s’évader, d’oublier. Mais tu le sais. Tu détestes cela. Pourtant, on y passe tous. Alors, un verre de plus ou de moins, quelle différence ?

Les idées s’embrouillaient en même temps que sa vue. Même si Beth tentait de faire le vide dans son esprit, rien n’y faisait, elle avait la perpétuelle impression que le sol s’affaissait sous ses pieds. Ses boucles blondes bougeaient au rythme de sa pauvre carcasse qui ne demandait qu’un coin où se poser et attendre que le monde tourne à nouveau rond. Et pas carré comme là. Elle poussait de profonds soupires en cherchant tant bien que mal à marcher sur une ligne, comme si elle portait des lunettes cul de bouteille qui ne la laissaient pas aller droit. Nouveau souffle entre ses lèvres, elle trébucha, avant de se faire porter comme une princesse… Elle eut un temps d’arrêt où la belle policière se laissa faire avant de se débattre. Même bourrée, cela restait une femme fière ! « HEY MAIS OH ! REPOSE-MOI ! En plus j’ai peur de craquer mon pantalon… » Beth se mit à bouger comme une folle, comme une femme qui aurait perdu le contrôle de sa tête, au prise d’un démon plus ou moins agité. Cependant, le tram arriva bien vite au goût de la belle policière qui finit par cesser de hurler comme une vierge effarouchée.

Elle s’installa sagement sur un siège en semblant découvrir le tramway pour la première fois. Un beau sourire aux lèvres, la lieutenant ajusta rapidement sa coiffure avant de papillonner des yeux et de fixer vaguement Loon. Elle finit par prendre le visage de son sauveur entre ses mains, l’observant avec intensité, fronçant même ses sourcils magnifiquement bien dessinés. « Arrête de bouger tout le temps, tu me donnes envie de vomir. On arrive quand ? » Petite gamine agaçante, elle semblait avoir du mal à se tenir bien sagement installée sur son siège alors qu’elle avait l’impression que le monde tournait autour d’elle. Et puis, il faisait une chaleur suffocante, étouffante pour la belle blonde. Elle se ventila un peu avec sa main avant de soupirer et de grogner. Elle se leva, s’accrochant à la barre alors qu’un tournant arriva bien vite. Elle manqua de s’étaler lamentablement mais la jeune femme tint bon, remerciant le morceau de métal au passage de s’être porté volontaire pour l’aider dans cette épreuve. Cependant, lorsque le prochain arrêt retentit, Beth essaya de se glisser dehors, ne sachant pas si c’était le moment ou non de s’arrêter.

Se prenant les pieds entre eux, oui c’est possible, la belle blonde fut coupée dans son élan par un inconnu qui lui rentra dedans. Ou l’inverse. Cependant, elle se retrouva le cul par terre, à chercher des yeux son sauveur. Non, il fallait absolument que la jeune femme arrête de boire et surtout seule, c’était incompatible avec son amour propre et aussi avec sa profession. Elle soupira longuement avant de se relever maladroitement et de se rasseoir en boudant un peu. « On arrive quand ? J’ai faim en plus… » Toujours dans les brumes de l’alcool, elle fit même un clin d’œil tendancieux à cet homme qui acceptait bien volontiers  de la ramener chez lui.
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MessageSujet: Re: Juste un doigt ! [Beth]   Lun 29 Juin - 21:34

« Tu veux pas la fermer un peu ? »

Le tutoiement s'est naturellement imposé, parce que c'est intime, mine de rien, de se bourrer la gueule. Et dire qu'en général, c'est plutôt à toi qu'on dit ça, toi qui parle à en faire vomir les uns à en faire tourner la tête des autres, toi qui si tu es soudain muet, on croit que tu es malade. Toi qui ne tarit jamais de sujets de conversations. Oui, toi, tu veux qu'elle la ferme. Bordel. Parce que ça frappe dans ta tête malgré ton unique verre. Parce que les néons qui grésillent dans le tramway te fracassent les rétines. Parce que son regard à elle se fait de plus en plus insidieux si bien que tu n'y résisteras plus longtemps malgré ton attirance pour l'autre face du soleil. La main serrée si fort sur la barre de fer que tes jointures en deviennent blanches, tu vacilles à ton tour lorsque le tramway prend un virage serré. Elle, elle en rit tellement que tu te demandes si elle ne va pas te faire un streap-tease en mode caricature pourrie du poledance.

« Bientôt. » réponds-tu simplement.

Le prochain arrêt se manifeste rapidement et Beth s'élance vers les portes grandes ouvertes comme s'il s'était agi d'un portail à la Stargate. Tu lâches la barre de fer pour faire brutalement rempart avec ton corps, si bien qu'elle part en arrière stupidement avant d'atterrir sur le sol du wagon qui s'ébranle de nouveau.

« C'est l'prochain ! »

Et elle a la dalle en plus, mais quelle chieuse, penses-tu tandis qu'elle va se rasseoir en boudant, telle une gamine. On dirait toi, sérieux ; elle t'a bouffé ton potentiel infantile, manquerait plus qu'elle sorte un biberon et se le colle entre les dents. Tu as envie de lui retourner avec vigueur que c'est un autre type de biberon que tu aimerais lui mettre à  la bouche, mais y'a du monde, ça ferait désordre. Tu passerais pour un psychopathe et vaut mieux pas. Parce que ce serait la vérité, c'est ça le pire.
Le prochain arrêt est rapidement gagné par le serpent de fer qui s'arrête en crissant sur le prochain quai. Tu saisis Beth par le poignet avant de la tirer dehors, c'est beaucoup plus rapide que de lui parler et d'attendre qu'elle calcule le sens de la phrase. Le prochain arrêt est suffisamment loin de chez toi pour te dissuader de le gagner à pied avec une chipie complètement déchirée.

« Allez sac à patates, j'habite à cinq minutes. »

Mais tu as rapidement envie d'y être malgré la fraîcheur qui te soulage. Tu regardes la jeune femme, considère son état misérable et soupire. Saisissant Beth par la cuisses tu la soulèves et la fais basculer par dessus ton épaule. Alors là, c'est sûr, ses intestins vont jouer aux montagnes russes. Enfin, aux montagnes tout court. Et elle va vomir, et elle l'aurait bien mérité, même si elle se déverse sur toi, cette délurée !
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MessageSujet: Re: Juste un doigt ! [Beth]   Mar 30 Juin - 21:31

Juste un doigt
Loonette
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Beth


 

 



 

 

L’alcool n’est pas un bon moyen de s’évader, d’oublier. Mais tu le sais. Tu détestes cela. Pourtant, on y passe tous. Alors, un verre de plus ou de moins, quelle différence ?

Bien sûr, la blonde n’avait même pas réalisé que c’était sur Loon qu’elle était tombée, le percutant sans ménagement même s’il semblait ne pas avoir bougé d’un iota. En temps normal, elle n’aurait eu aucun mal à le maitriser mais elle était loin d’être la policière si strict qu’elle affichait chaque jour. La jeune femme soupira un peu en continuant de bouder dans son coin, assise sur le siège du tram. Elle pouvait se montrer d’une agaçante juvénilité. Mais cela semblait arriver tellement rarement que Beth n’en avait même pas conscience elle-même. Alors, elle continuait de se plaindre à tout va, de se convaincre qu’elle avait eu raison de noyer ses soucis dans l’alcool, seule comme une dépressive. Son esprit semblait lui laisser un peu de répit même si c’était son estomac qui la rappelait souvent à l’ordre. C’était sûr que le moindre mouvement louche, elle allait rendre son déjeuner sans ménagement.

Se faisant tirer sans ménagement, Beth réagit mollement, le suivant sans trop chercher à comprendre, de toute façon ses cellules grises étaient en veille. Elle grimaça un peu en sentant la douleur à son poignet avant de tenter de le suivre, il allait beaucoup trop vite pour ses pauvres jambes rendues cotonneuses par l’alcool ingurgité. Elle l’observait entre deux pas trébuchants, finalement, il était plutôt pas mal et il avait un beau cul, cul que la blonde avait bien envie de toucher pour voir sa fermeté. N’écoutant que son envie à défaut de son bon sens, elle lui plota les fesses sans ménagement avant de se faire soulever. Elle couina, surprise et elle se retrouva en un battement de cil sur l’épaule de l’homme, mode sac à patate. Elle sentit son estomac faire des bons dangeureux dans son ventre mais la belle serra les dents pour tenter de se calmer. « NON MAIS T’ES SERIEUX ?! Tu veux que j’te colle les menottes et que j’te fouette ou quoi ?! » Elle commença à taper du poing sur le dos de son sauveur mais sa force était vraiment diminuée par l’alcool. La jeune femme soupira, abandonnant pour se laisser porter, posant son coude sur le milieu du dos de l’homme avant de poser sa tête sur sa main. « On arrive quand ?! »

La policière soupira un peu avant de sentir le contenu de son estomac se vider d’un coup par terre, répondant une traînée plutôt macabre sur le sol, esquivant de peu les vêtements de son sauveur. S’essuyant la bouche rapidement, elle grimaça avant de tenter de se débattre à nouveau. Elle se sentait nettement mieux le ventre vide. Comme si elle avait un nouveau regain d’énergie. Beth n’avait franchement pas envie que tout le monde la voit ainsi surtout que, du coup, son cul était franchement mis en avant et bien qu’elle se savait très bien foutue, elle n’était pas du genre à s’exhiber ainsi même bourrée. C’était déjà ça… Elle essayait de se tortiller pour voir où ils partaient, si son calvaire allait prendre fin bientôt ou si elle devait encore se faire trimbaler ainsi pendant de longues minutes. Décidément, cette soirée était plutôt étonnante.
© Gasmask


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MessageSujet: Re: Juste un doigt ! [Beth]   Mar 30 Juin - 22:28

Lorsque les mains de la jeune femme s'égarent sur tes fesses, tu sursautes avant de lever les yeux au ciel. En général, c'est en effet plutôt toi qui prend les devants, enfin, les derrières aussi, en l’occurrence. Tu continues cependant de la maintenir afin qu'elle ne s'écroule pas devant la fermeté divine de ton postérieur qui se crispe légèrement sous l'attouchement, et finis par la prendre sur ton épaule. Comme tu t'en es douté, son estomac émet aussitôt des grognements de protestations et tu adresses une prière muette à n'importe quelle force supérieure qui voudra bien faire éviter tes vêtements à ce fluide qui menace de s'échapper de la gorge de la jeune femme. Les poings de la jeune femme s'abattirent violemment sur ton dos, décollant tes poumons parce que bon sang, elle avait de la poigne, te blessant par endroits. Son éternel refrain acheva de t'énerver.

« TA GUEULE ! » vocifères-tu d'un ton ferme.

Tu serres les dents, entre lesquelles tu laisses échapper un soupir. Tes oreilles bourdonnent, ta vue est aussi floue que ton esprit et l'espace de quelques instants, tu as peur de faillir à ton tour et de ne plus du tout te souvenir de ton adresse. Les lampadaires dansent, s'éteignent et se rallument, semblant se moquer de ta triste condition. Tu leur jettes un regard noir, comme si cela allait changer quoi que ce soit, alors que tu t'enfonces dans l'obscurité de ta rue, le sac à patates en uniforme toujours à cheval sur tes épaules. Tu fermes un instant les yeux, tes entrailles se tordant, lorsque le contenu de celles de Beth se déverse soudain sur le sol. Oh bon sang, il est temps de rentrer.

Heureusement, l'immeuble se dresse enfin au bout de la rue et tu le gagnes simplement à la force de ton mental. Tes jambes deviennent cotonneuses, tes genoux menacent de se rompre. Tout tourne autour de toi. Beth serait-elle une sorcière qui, comme Alvin, a le don de lancer des illusions sans s'en rendre compte lorsqu'elle est déchirée ? Tu n'espères pas, tu n'es pas d'humeur. Tu composes le code à la force de ta mémoire plus tactile qu'intellectuelle avant de pénétrer dans le bâtiment. Evidemment, l'ascenseur est en panne, sinon c'est pas drôle. Soufflant, tu gravis les quatre étages et atterris finalement devant ta porte avec cette espèce de poupée gonflable aux longs cheveux blonds sur l'épaule. Piétinant devant ta porte, tu cherches tes clefs dans la poche de ta veste pendant un temps interminable, avant de finalement les saisir et faire pivoter le panneau de la porte dans un gémissement plaintif d'une victoire proche.

Tu pénètres dans ton studio et sans attendre l'autorisation de Beth, tu la poses sur le sol, le cul par terre. Semant tes chaussures et ta veste dans l'entrée, tu vacilles difficilement jusqu'à ta chambre et t'écroules sur le lit. La porte est restée ouverte, les clés dans la serrure, un halo orangé se dessinant sur le sol en lino du hall d'entrée et la scène a un air glauque d'inachevé.
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Juste un doigt ! [Beth]

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