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 Always want to play. But you never want to lose. [Loon]

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MessageSujet: Always want to play. But you never want to lose. [Loon]   Dim 21 Juin - 18:10



« We're one in the river, And one again after the fall »

Loon & Aimée
featuring

Un matin comme les autres… étrangement, aujourd’hui j’aurais apprécié que ce soit le cas. J’avais accepté un boulot, bon d’accord, en même temps… accepté c’était vite dit. Un boulot m’était tombé dessus, ça proposait mon loyer en liquide, d’un coup, je n’allais pas dire non à ça! Ouais, bon, ce genre d’idée à la con me tuerait un jour, j’en avais conscience. J’étais une fille intelligente, je vous jure, mais parfois, l’envie de survivre vous faisait faire des trucs cons. Comme cette après-midi on mon intuition m’avait fait le coup du « tu sais ce mec, il te raconte n’importe quoi » le tout, quand il me donna un sac à ne pas ouvrir, à aller livrer à une adresse X. Facile le job qu’il disait, rapide qu’il disait, de l’argent rapidement gagné, la moitié au départ et l’autre moitié à l’arrivée. La seules consigne, ne pas ouvrir le fichu sac. S’il y a bien une chose que je déteste, c’est qu’on me mente. Pas parce que c’était méchant, non, juste parce que si t’es assez mauvais menteur pour que je le sache, change de job crétin.

J’avais quand même accepté, parce que c’était de l’argent facile, parce que j’en avais besoin et que même si je volais et que je terminais mes fins de mois en profitant des autres, je voulais me retrouver, retrouver l’ancienne moi, celle qui aidait mes frères, celle qui se débrouillait dans le crime, qui s’épanouissait. Je voulais avoir l’impression de faire quelque chose de ma vie, que ce soit bien, ou mal… je m’en foutais comme de ma première chaussette, mais j’avais ce besoin brûlant au creux des reins de vouloir vivre, de vouloir me sentir vivante. J’en avais marre de fixer mon plafond, d’être enfermé dans mon propre appartement. Je n’étais pas sorti de prison pour m’en trouver une plus grande. J’allais vivre et ce, malgré ce stupide gouvernement et malgré tous les chiens-chiens qu’ils possédaient. Parce que c’était ça le jeu, je ne devais pas me faire prendre par personnes. C’était flou. En même temps, je savais qu’il faisait quand la contrebande, une gamine aurait devinée ça, mais dans laquelle… aucune idée. Pas tant que je n’aurais pas ouvert le sac. J’avais donc ramassé mon argent, regard noir à l’appui pour prouver que je savais compter et j’avais tendu la main en silence pour recevoir la balance manquante. Faut pas faire chier. Ensuite, j’avais pris leur fichu sac et j’étais partie.

Premier truc que j’avais fait, mettre leur sac… dans un autre sac. S’il fournissait le même type de sac à tous les coursiers, je n’allais pas me faire chier avec une cible sur le dos. J’avais donc commencé la route tout en émettant des hypothèses amusantes sur ce qu’il y avait dans le sac, sans l’ouvrir. Pourquoi? Parce que j’avais déjà vu le coup être fait à un coursier. Un coup très simple, pour tester les nouveaux coursiers, on foutait une « bombe » qui en explosant t’asperge de peinture indélébile. Donc, s’il ouvrait le sac, tu finissais bleus ou verts pour la semaine. Je peux dire que ça tâche, j’en avais construite avec mon frère cadet et il c’était amusé à me faire des points sur le bras d’un très jolie mauve au moins, mais quand même. Une semaine à expliquer que oui, je me lavais, mais que non, ça ne partait pas, c’était chiant.

Finalement, c’était surement trop facile d’après la vie, parce que j’avais remarqué que j’étais suivie, chose qui était chiant en fait. Alors j’avais disparu au détour d’une ruelle, un escalier, un immeuble à logement, une autre ruelle et je continuais mon manège rapidement. On continuait de me suivre, mais même si je me faisais attraper, je m’en fichais, mon sac était maintenant vide. J’y reviendrais quand sa serait moins chiant. Je continuais d’être suivie, mais c’est dans les flics s’en mêlèrent que je du vraiment courir. Pourquoi ils s’en mêlèrent? Aucune idée, peut-être parce que l’autre con en avait percuté un et qu’ils avaient compris qu’il me courait après, j’en avais trop rien. Perso, j’évitais de faire du rentre dedans, ce n’était pas le style de la maison. El on est d’accord, des larbins… ça ne faisait pas bien peur, la police, vu mon dossier… j’allais franchement éviter hein! En même temps, je n’avais aucun papier sur moi, ça repoussait l’échéance si je me faisais avoir, mais… les empruntes ça ne trompait pas et je n’avais toujours pas eu le courage de me les brûler. Ouais, j’étais déterminée, mais pas encore tout à fait ouverte à une douleur direct en mode « au cas où ». Je courais donc, parce que c’était mieux ainsi et je fis mon premier rentre dedans de la journée, j’avais tourné le coin de la rue et j’avais percuté un type. Je l’aurais bien repoussé, lui balancé de se pousser de ma gentillesse habituelle, mais… c’était Loon. Non mais sérieusement mec, quand je me mets dans la merde, faut pas se pointé, laisse-moi me débrouiller. Je n’ai pas envie de te mettre dans la merde non plus.

-Salut, hm, je suis pressée là maintenant, je t’explique plus tard ça te va?

Non, je n’allais pas le mettre dans la merde avec moi. J’allais le laisser et me débrouiller. Déjà, je voyais l’uniforme que je détestais tant se pointer le bout du nez. J’étais dans la merde. Courir, me fallait courir et puis voilà. Me cacher? Bonne idée, mais où?

 

 
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MessageSujet: Re: Always want to play. But you never want to lose. [Loon]   Dim 21 Juin - 20:19

« Tu peux y aller. J'aurai besoin de toi dans une demie heure. »

Tu acquiesces en direction de Rachel, ta supérieure, avant de rendre ta blouse au niveau de la réserve. Tu reprends ton holster que tu attaches autour de tes hanches et passe ta lourde veste en cuir sur tes épaules avant de quitter la pharmacie par la porte de derrière. Aujourd'hui est un jour particulier puisque vous faites l'inventaire de la pharmacie. Tes pauses s'invitent n'importe comment, n'importe quand. Tu n'es pas sensé travailler aujourd'hui normalement, et même si tu es payé, ça te donne légèrement envie de râler. C'est donc avec grand plaisir que tu sors prendre l'air. Les mains dans les poches, tu t'arrêtes rapidement devant la vitre du Old Absinthe House pour adresser un signe de la main à ton amie Calypso qui y travaille. Après, et seulement après avoir tourné au coin de la rue, tu t'allumes une cigarette, parce que tu sais que ta meilleure amie déteste te voir fumer. Ca la rend triste. Et tu peux comprendre.

Tu tires une longue bouffée sur ta cigarette en continuant ta petite promenade. Tu ne cherches pas un point précis, juste à rester dans le quartier histoire de ne pas devoir traverser tout New Orleans pour retourner à ton travail. Tu erres, les yeux dans le vague, la clope entre les doigts. Lorsque tout à coup, des bruits de pas retentissent, et quelque chose se fracasse contre ton torse. Une nuée de longs cheveux bruns t'arrive dans la figure et tu tires sur tes réflexes pour rester debout tandis que tu saisis les avants bras d'une jeune femme.

« Aim' ? »

C'est bien elle, avec son regard sauvage et son visage crispé. Son cœur tambourine contre ton torse, elle a l'air d'avoir peur, elle tremble. Tu fronces les sourcils, l'interroge du regard, et elle avoue clairement qu'elle te cache quelque chose. Lorsque tu vois un policier, puis deux, puis trois, accourir, au coin de la rue, tu ne réfléchis pas. Tu la saisis par le bras et la tire dans une impasse. Au fond de cette dernière, vous atteignez un conteneur derrière lequel tu la lâches. Avisant une bouche d’égout à terre, tu te baisses, retires la grille et la pose sur le côté.

« Descends. » ordonnes-tu.

Tu lui prends la main, l'assures au début d'une échelle toute fine, avant de la laisser descendre par elle même. Quand viens ton tour, tu descends, reprends la grille, la repositionne, et saute dans le caniveau. Tu prends Aimée dans tes bras et l’entraîne au delà de la lumière du jour, une main sur la bouche pour l'empêche de faire le moindre bruit.
Les policiers s'engagent dans l'impasse, font une ronde, regardent autour d'eux, grommellent, puis dégagent. Alors à ce moment seulement tu lâches la jeune femme.

« Qu'est-ce que t'as fait comme bêtises pour que trois peacekeepers te poursuivent ? » interroges-tu, le souffle court, quand tu es sûr qu'ils sont partis.

Ce n'est nullement un reproche. Tu n'es pas sa mère. Mais tu es plutôt curieux.
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MessageSujet: Re: Always want to play. But you never want to lose. [Loon]   Dim 21 Juin - 20:59



« We're one in the river, And one again after the fall »

Loon & Aimée
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J’avais tourné le coin de la rue, percuté un type et en général, je ne fais pas dans le tendre, dans mes bons jours, je marmonne un excuse rapide et je continue mon chemin, mais là, mon nom surgit. Mon regard se plante dans celui de Loon, regard que je connais bien. J’avais rajouté que je lui expliquerais plus tard. En plus, il avait de la chance, parce que c’était vrai. J’aurais vraiment cherché une excuse plus tard, juste que là, pour le moment… je ne pouvais pas, je manquais de temps. J’avais les flics aux trousses. Oarce que Peacekeepers ou pas, ça restait de la police pour moi. C’est là que sans une, ni deux, Loon m’entraine. Il avait compris le principe, il comprenait? Je ne voulais pas l’embarqué la dedans, mais il m’amenait déjà dans une ruelle. Je le voyais s’afféré à soulever la grille de la canalisation et sérieusement, c’était surement la meilleure solution pour le moment. Il m’ordonnait de descendre. N’importe qui, j’aurais réagis, mais pas lui et pas maintenant. J’avais donc suivis, obéis, légèrement nerveuse, en fait, plutôt sur l’adrénaline du moment. J’avais saisit sa main lorsqu’il m’aida à descendre. Son contact ne me dérangeait plus. En fait, depuis le premier jour, ça allait avec lui. Il n’était pas un prédateur, juste un ami. Une fois en bas je le regardais descendre, parce qu’il c’était mis dans la merde à cause de moi. Pour le coup, je ressentais limite de la culpabilité là, parce que bon, ce n’était pas comme si je lui empruntais de l’argent… L’argent, ça se retrouvait, il avait un job, c’était viable, mais s’il se faisait coincé à m’aider… on parlait de bien plus que d’une amende en général. Je n’avais toujours rien rajouté, il avait repositionné la grille, on n’avait nos chances. J’avais été surprise quand il m’avait soulevé et je m’étais accrochée à lui par réflexe. Sa main se déposa sur ma bouche, un peu comme quand on apprend à un gamin à jouer à cache-cache. Je forçais ma respiration à reprendre un rythme normal, se calmer. Mes poumons me brûlaient, mais ça allait, j’étais du genre en forme. Les pas des crétins qui me pourchassaient se font entendre, marmonne,  ils n’aiment pas que les gens disparaissent comme ça? Triste hein, en même temps, j’avais eu de la chance de tomber sur Loon. Je plongeai mon regard dans le sien quand il me demanda ce que j’avais fait comme bêtises pour qu’on me poursuive. C’était une excellente question! Une excellente question que je n’avais pas vraiment envie de répondre. Bon d’accord… j’allais faire un effort… un peu.

-Techniquement rien. J’avais un boulot à faire, des mecs ont tenté de m’attraper et quand ceux-là ont compris que quelque chose clochait… Ils ont voulu attraper tout le monde et… c’était mieux pour moi que non. Donc… j’ai couru, voilà.

Parce que c’était le plus clair que je pouvais faire dans la situation présente. C’était le plus près de la réalité possible, parce que même si parfois je ne me forçais pas pour dire la vérité et que j’adorais mentir… avec Loon on allait tenter que non. Les relations, c’étaient déjà quelque chose de compliqué, alors si en plus j’en rajoutais… non merci hein!

-Parlant de boulot… je dois y retourner, j’ai un truc à livrer et j’ai dû le cacher au cas.

Parce que j’étais du genre prudente et que si je m’étais fait coincé par les méchants, j’aurais été tabassé, mais toujours en vie pour récupérer le colis. Si j’avais été coincée par les peacekeepers… ils n’auraient eu aucune preuve qu’on moi. Donc ouais, c’était la voie de la sécurité, mais… j’avais un échéance à respecter.
 

 
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MessageSujet: Re: Always want to play. But you never want to lose. [Loon]   Dim 21 Juin - 21:29

« Un boulot. » répètes-tu, le regard suspicieux.

Ton regard s'abaisse en direction de son sac, puis reviens vers elle. Depuis cette soirée, vous vous êtes autant déchirés que rapprocher, et tu ne peux désormais t'empêcher de te soucier d'elle. Ca te donne une faille, une de plus que tes deux mères et ton ami Alvin, mais c'est aussi un nouveau but à accomplir chaque jour : celui selon lequel elle se sentira bien et heureuse. Maintenant que les arrières pensées se sont envolées avec vos répliques cinglantes, tu te soucies d'elle d'une manière paradoxalement moins superficielle, plus viscérale. Ton empathie envers elle s'est approfondie, et chaque fois que tu doutes, tu revois cette scène où elle se love dans tes bras comme si tu étais la dernière chose sur terre capable de la protéger.
Avec ses longs cheveux en bataille et ses traits taillés dans la dureté du courage, elle n'a jamais paru plus sauvage. Néanmoins, cela finit par te tirer un sourire.

« Je t'ai pratiquement sauvé la vie donc il va falloir que tu apprennes à me confier des choses. On ne va pas simplement au boulot quand on se fait poursuivre. Donc tu a fait quelque chose qui ne plaît pas beaucoup à la loi. »

C'est l'hôpital qui se fout de la charité, mais elle ne le sait pas encore. Tu croises tes bras musclés contre ton torse, sans réellement paraître plus imposant, et tu plantes son regard dans le sien, attendant qu'elle daigne dire quelque chose. C'est bon, on ne parle pas de sa famille là, ni d'un trop trop intime. Si c'est un boulot légal, elle peut en parler librement, non ?

« Je croyais que tu te cherchais. Visiblement tu t'es trouvée. Alors, qu'est-ce que tu fais ? »

Tu as une petite idée de ce qu'elle fait. On ne fait pas des trucs en courant et en transportant des sacs comme ça. Toi-même tu n'agis que la nuit lorsque tes missions dépassent celles de journaliste. Il a du t'arriver une ou deux fois de poser des bombes, de balancer des tracts du haut des toits. D'une manière générale, tu ne demeures pas un homme de terrain, tu préfères causer, ça marche souvent mieux, puis c'est tellement plus facile de se cacher derrière un micro pour cracher sur la gueule des gens. Quand on travaille pour se genre d'organisation, on ne se balade pas à découvert, sauf si on n'a pas le choix. Alors qu'est-ce qu'elle fait bon sang. Tu te tournicotes les méninges, alors que ça serait certainement beaucoup plus facile si elle te disait tout tout de suite. Tu aimerais bien lui confier ton propre secret, mais après tout, ce n'est pas toi qui t'es fait prendre. C'est elle.

« Tu vends de la drogue, c'est ça ? En général on voit les gens faire plutôt ça de nuit, à côté des pharmacies. »

Combien de personnes pas nettes ont en effet essayé d'acheter plusieurs produits dans lesquels on trouvait des stupéfiants en petites quantités pour ensuite les mixer et les revendre pour planer au septième ciel. Quand on a un colis à livrer il s'agit en général d'une bombe ou de drogue. Tu n'imaginais pas ta sœur de cœur comme ça.
Il y a beaucoup de choses que tu ne sais pas.
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MessageSujet: Re: Always want to play. But you never want to lose. [Loon]   Dim 21 Juin - 22:38



« We're one in the river, And one again after the fall »

Loon & Aimée
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God, ce ton qu’il prenait. Oui Loon, un boulot, non, je ne te mentais pas. Non, ce n’était pas le truc le plus brillant du monde, mais à situation désespérée, mesure désespérée. Bon d’accord, il se doutait que mon explication était boiteuse, tout simplement parce qu’elle l’était, voilà. Maintenant, fallait voir ce que j’avais envie de lui répondre, ce que je pouvais lui répondre. Je n’avais pas envie de rendre le tout compliqué non plus. Je savais qu’il se souciait surement de moi, parce que j’arrivais à me soucier de lui, alors… logiquement, puisqu’il était plus gentil que moi, l’inverse était logique. Pourtant, même si je savais qu’il n’allait pas me jeter comme un vieux mouchoir, je n’avais pas envie qu’il s’inquiète pour moi. Donc, je ne savais pas ce que je voulais dire ou faire. Il rajoutait quand même qu’il m’avait pratiquement sauvé la vie. Il pouvait enlever le pratiquement, j’étais une évadée de prison, je ne ferais pas long feu face à ce gouvernement. Au moins, il souriait en m’accusant de ne pas suivre la loi. C’était déjà ça de gagné.

-Mais… y a des boulots légèrement plus sportif que d’autre non?

Je lui souriais, oui bon, j’étais nulle pour dire la vérité, ce n’était pas dans mes habitudes de vie. En même temps, me rapprocher volontairement de quelqu’un… ce n’était pas non plus dans mes habitudes de vie. Donc, au final… aussi bien de lui dire la vérité, ou pas. Merde, pourquoi c’était si compliqué hein? Il venait de rajouter que je me cherchais, que je m’étais trouvé, répétant la question, il voulait savoir ce que je faisais.

-Je me cherche vraiment, juste que bon, on doit travailler pour manger dans la vie… et dormir. Du coup, je retourne aux sources par nécessité.

La vérité, encore et toujours, mais sans explication, sans logique. Je voulais lui en donner, mais en même temps, c’était chiant les explications. Bon d’accord, j’allais peut-être faire un effort, même minime pour lui dire, mais… comment hein? Il m’accusait maintenant de vendre de la drogue, parce que ça, en général, ça se faisait la nuit, à côté des pharmacies, mais oh, non je ne vendais pas de drogue. On ne m’avait jamais laissé en vendre en prime, mes frères ne voulaient pas.

-Non, je ne vendais rien. C’était techniquement un boulot simple, je devais jouer les coursiers. Je passe du point A au point B, je ramasse, le colis, le remets et voilà. La seule règle, c’est de pas regarder ce que c’est et ça paie, alors ça me convient.

Parce que c’était vrai, ça me convenait. Je me remettais tranquillement dans le bain, cherchant à faire mes marques dans ce tout nouveau monde avec des gens différents, des règles différentes. Je ne savais pas le genre d’explication que je pouvais lui donner de plus. Je ne savais pas ce que je voulais, ce que lui attendait de moi alors…

-Et j’ai caché le colis pour ne pas me faire prendre avec, je vais devoir aller le chercher, tu viens avec moi?

Parce que je ne fuyais pas sa présence et ça, c’était important qu’il le sache. Ce n’était pas que je ne voulais pas lui parler de moi, juste que ma vie était compliquée. Comment abordée la chose, c’était ça la question principale. Genre, je n’allais quand même pas lui expliquer ma vie, avec les articles de presses en annexe. Je… j’allais… je sais pas ce que j’allais faire.

-Mais merci de m’avoir aidé. Je suis pas censée exister, du coup… si je me fais attraper, c’est pas génial pour moi.

Voilà! J’avais abordé le sujet sans vraiment le faire. S’il me posait la question, j’allais lui répondre, s’il ne m’en posait pas, c’est qu’il ne voulait pas savoir. Donc ouais, j’étais satisfaite de mon effort à moi. C’était bien assez pour le moment. Comme c’était difficile et chiant de tenter d’être franche quand même. Le mensonge, c'était tellement plus facile, mais…
 
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MessageSujet: Re: Always want to play. But you never want to lose. [Loon]   Lun 22 Juin - 11:53

« Ceux qui impliquent de se faire courser par la police n'en sont pas des très nets, il me semble. »

Elle te regarde de son petit air mutin, comme une gamine qu'on a pris sur le fait et qui essaie de mentir pour ne pas se faire punir. C'est vrai que tu la domines de dix bons centimètres et que si tu devais lui en coller une, elle valdinguerait certainement contre le mur en comprenant parfaitement que ce n'est pas à refaire. Mais encore une fois, tu n'es ni son père, ni sa mère, et quand bien même tu serais son frère, tu n'as strictement aucune autorité sur elle puisqu'elle est majeure et vaccinée. Elle ment d'une piètre manière et son malaise, trahi par ses mouvements désordonnés, est palpable. Elle te connaît pourtant, et sait que tu n'as rien d'un juge.

« Aux sources. » tiques-tu lorsqu'elle t'explique la raison de sa présence.

Tu secoues la tête, incrédule. Tes bras se délient.

« Et c'est pas plus simple de venir dormir à la maison ? Tu sais que la porte est grande ouverte et que tu peux venir quand tu veux. Franchement tu vas chercher les emmerdes aussi loin que possible alors que la solution est sous ton nez, t'es sûr que t'as quelque chose dans la caboche ? »

Tu appuies tes propos en tapotant son front du bout du doigt avant de lâcher un soupir. Tu n'as rien contre les gens qui prennent leur indépendance et qui cherchent à se débrouiller seuls, mais les personnes à la fierté surdimensionnée qui n'ont pas assez de recul envers eux-mêmes pour accepter l'aide de quelqu'un d'autre t'agacent profondément. Il aurait suffit de passer un coup de file, de frapper à la porte, mais non, les concernés se mettent dans des embrouilles pas possible juste pour en tirer l'éventuel honneur de s'en sortir seul ; et bien souvent, malheureusement, leurs plans se cassent la figure et ils sont bien obligés de quémander de l'aide, sans plus aucune dignité, plus misérables qu'ils ne l'étaient avant.

Ainsi donc, elle est coursière. Elle ne sait pas ce que contiennent les paquets qu'elle livre. Donc il se trouve peut-être que le colis qu'elle a minutieusement caché est gavé de toutes les substances illicites de la terre. Il suffit qu'on l'attrape, qu'on lui fasse subir toutes sortes de sévices simplement pour le plaisir afin de savoir ce que contient cette merde, qu'elle ne dise rien, qu'on la viole, qu'on la tue et qu'on ouvre simplement ce qu'elle tient dans les mains pour remonter éventuellement jusqu'à l'expéditeur ou le destinataire. Y'avait franchement moins risqué à faire pour se faire cuire une assiettes de pâtes. Sincèrement.

« Je ne peux pas, je suis mêlé à assez de choses pas nettes sans avoir besoin de me soucier profondément des tiennes. Je travaille dans une demie heure en plus, tu sais, payer son loyer, manger, tout ça... »

Allez, à ton tour. Tu t'apprêtes à te détourner lorsque la dernière phrase te fait littéralement sursauter. Tu te retournes vivement, le regard plus profond que jamais.

« Attends, comment ça, t'es pas sensée exister ? »
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MessageSujet: Re: Always want to play. But you never want to lose. [Loon]   Lun 22 Juin - 20:58



« We're one in the river, And one again after the fall »

Loon & Aimée
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-J’ai jamais eu un boulot très net en fait. Du coup, je ne remarque pas vraiment la différence.

Parce que c’était vrai, je n’avais jamais connu ça. J’étais déjà en détention quand j’ai eu l’âge de me trouver un boulot. Donc ouais, je n’avais pas connu et ce n’étais surement pas une très grande perte pour le monde du travail. Peut-être pour moi, mais ça on s’en fout. Je ne savais rien faire, mais du haut de mes 21 ans, j’allais bien trouver un truc pour m’en sortir comme une grande. J’étais donc retourné aux sources et la répétition de Loon me donnait l’impression de me faire dire «Tu vois comme j’aime pas la merde que tu me dis? Peux-tu être plus en sécurité ste plait? » Parce que ouais, j’avais l’impression qu’il n’aimait pas ce que je disais, qu’il n’aimait pas ma vie, mais que moi, la gamine qui grandit dans un monde trop grand pour elle, ça allait encore. Genre moi, je ne le faisais pas chier, mais choix de vie par contre… c’était une autre histoire. Il me demandait même si ce n’était pas plus simple d’aller dormir chez lui, que je pouvais quand je voulais que la solution était juste-là, qu’il ne fallait que la saisir. Je lui avais peut-être un peu beaucoup balancé un regard noir quand il m’avait demandé si j’avais quelque chose dans la tête. Oh, j’étais beaucoup de chose, une égocentrique, chiante, emmerdeuse, tête brûlée, mais j’étais intelligente, fallait même pas en douter.

-C’est juste pas aussi simple que ça. J’attire les emmerdes même quand je fais rien pour et c'est comme ça.

Pour toute réponse, parce que non, je ne pouvais pas simplement abandonner mon appartement. Je ne pouvais pas partir et squatter chez quelqu’un, parce que le jour où je me ferais avoir… que je me ferais retrouver, les personnes m’ayant aidé serait aussi dans la merde. Je préférais que non. J’avais vécu la prison seule… si j’avais la chance de refaire l’expérience avec quelqu’un qui me visite et me ramène des trucs, j’étais vachement d’accord. Pour les emmerdes, c’étaient vrais. Je devrai toujours éviter de me faire prendre. J’étais une fugitive, juste que personne ne le savait pour le moment. Le jour où ça se saurait, ma vie deviendrait un enfer, j’étais au courant de ce fait. Il ne voulait pas et ne pouvait pas venir avec moi. Il était déjà mêlé à des trucs pas nets et il se fichait des miennes. Donc, j’allais devoir me démerder toute seule, parfait, je m’en fichais, ça m’allait très bien, mais j’allais partir d’ici. J’étais pressée, j’avais quand même balancé ma réplique et il tiqua. Me demandant pourquoi je n’étais pas censé exister, voilà. J’en étais à mon explication chiante, j’en étais à me confier et sa dernière remarque m’avait assez énervée pour que je n’ais plus envie de lui répondre.

-Tu as assez de problème pour ne pas te soucier profondément des miens, alors on s’en fout. J‘aurai jamais de boulot, jamais de chez moi, parce que c’est comme ça, aussi bien que je mis fasse. J’aurais dû rester en prison et me faire bouffer par des zombies, ça auraient été surement mieux pour tout le monde.

Oui bon j’étais peut-être irritée plus qu’il n’y fallait. Je n’aurais pas dû, je le savais, mais j’y tenais à Loon, vraiment. Donc, plus on aime, plus on déteste quand on est triste et il m’avait attristé. J’avais vraiment cru, pendant un instant, qu’il allait se soucier de moi. Mon frère m’aurait fait la moral, m’aurait aidée et ensuite il m’aurait surement surveillé, un truc du genre. Là, on me rappelait que j’étais toute seule et sérieusement, j’avais été idiote de croire que ce n’était pas le cas.

-Bon, j’ai un truc à aller chercher moi et toi tu as du boulot.

Parce que bon, c’était ça le plan non? Lui retourne bosser et moi aussi. Fallait juste que je sorte de là, chose que j’avais déjà entreprit de faire. J’allais me barrer et puis c’est tout. J’allais le revoir surement, un jour, quand il me ferait moins chier et puis voilà. Pour le moment, j’avais plus envie. Pour le moment… j’avais juste envie de lui en coller une ou de pleurer… du coup, lui en coller une devenait la seule solution. Aussi bien partir, c’était mieux.
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MessageSujet: Re: Always want to play. But you never want to lose. [Loon]   Lun 22 Juin - 22:11

Un claquement retentit brusquement dans l'air. Il se répercute, froid et brutal, contre les murs, en écho, jusqu'au bout, jusque dans l'obscurité. Ta main semble fumer, tes doigts te font mal, et étrangement, cela envoie une décharge au fin fond de tes viscères, comme à chaque fois que la douleur se manifeste dans ton corps. Les dents serrées, tu la regardes se plier par réflexe, avant de secouer ta main comme si tu avais touché quelque chose de particulièrement répugnant et recouvert d'une substance dégoulinante dont tu aurais voulu te débarrasser.

« Ca va ? Il est en place le cerveau, maintenant ? Tu vas arrêter de dire des conneries ? »

Ou du moins de se placer en petite victime de la vie. Que quelqu'un se plaigne t'horripile, mais quand c'est une personne qui te tient à cœur qui se rabaisse, c'est inadmissible. Aim' n'a jamais parut aussi vulnérable et aussi enfantine qu'à cet instant. Tu comprends que tous ses repères ont du foutre le camp très tôt dans sa jeunesse. Qu'elle a perdu un membre de sa famille par suicide, et qu'elle a été en prison. Qu'est-ce qu'elle a pu faire comme connerie pour se retrouver en prison ?
Là encore, c'est l'hôpital qui se fout de la charité, puisque toi-même tu as commis un certain nombre de délits qui permettent de passer des dizaines d'années derrière les barreaux.

« Aim' va falloir que tu comprennes un truc rapidement : je ne supporte pas les gens qui se plaignent de leur condition. Tu ne l'as pas choisi mais n'ose pas me dire que tu essaies de tout cœur de t'en sortir. Je t'aime, je t'apprécie vraiment et je n'accepterai pas que tu te rabaisses en face de moi avec cet air de fausse fierté alors que tu ne demandes qu'à t'écrouler sur le sol en chialant. »

Tu ne lui diras pas tout de suite que tu as tout de même apprécié qu'elle vide son sac. Encore faudrait-il qu'elle le fasse entièrement, qu'elle te dise tout, qu'elle n'émiette pas les indices comme le Petit Poucet émiette son pain histoire de lui faire un jeu de piste jusqu'à ça véritable personnalité. Tu plonges ta main dans ta poche et attend d'y sentir un petit objet métallique. Puis tu ressors ta main et en saisit le double dans la petite ceintures à poches qui ceint tes hanches avant de le présenter à Aimée comme on présente une bague pour une demande en mariage.

« C'est le double de chez moi. Tu livres ta merde et tu y vas, avec tes affaires. Tu te mets à l'aise, manges un truc, tu écoutes de la musique, tu regarde un porno, tu prends une douche, tu fais ce que tu veux mais tu y vas et tu y restes. On a pas mal de trucs à se dire, toi et moi. Je finis à 19h, je rentre cinq minutes plus tard, t'as intérêt à ce que la lumière soit allumée. Sinon je te jure que je ratisse tout New Orly' pour te retrouver. »

Tu jettes un coup d’œil à ta montre avant de tourner les talons et de regagner les rayons de lumière qui passent à travers la grille de la bouche d’égout. Tu entreprends de remonter l'échelle et de pousser la porte grillagée. Avant de passer la tête dehors, tu lui jette un dernier regard.

« Et ferme la grille en sortant. »
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MessageSujet: Re: Always want to play. But you never want to lose. [Loon]   Lun 22 Juin - 23:55



« We're one in the river, And one again after the fall »

Loon & Aimée
featuring

Ça j’avoue que je ne l’avais pas vu venir. En même temps, ce ne serait ni la première, ni la dernière fois que ça m’arriverait. Genre, j’avais la personnalité qui allait avec le fait de se manger des coups, ça irait. Il voulait que j’arrête de dire des conneries, sérieusement? C’était sa façon de faire, bah bravo mon grand, maintenant je savais ce qu’il en retournerait de tout ça. Je lui avais balancé un regard noir comme seul réponse. J’avais envie de m’insurger, de lui sauter à la gorge, mais il en rajoutait. Il ne supportait pas les gens qui se plaignaient, qu’il m’aimait et que monsieur refusait que je me rabaisse. Bravo l’amour, s’il aimait comme ça, je ne voulais pas savoir quand il détestait.

-Je ne vais jamais m’écrouler en chialant, jamais. Ce n’est pas de la fausse fierté, je peux compter que sur moi depuis toujours et tu demandes de changer ça d’un coup? Non merci. Alors ça va, tu ne veux pas en entendre parler, parfait, je dis plus rien.

Parce qu’il y avait des limites à me faire chier, vraiment. J’avais juste envie de partir et après avoir continué, je comptais bien le faire. Pourtant, il me répondait, comme j’aurais eu envie de le faire taire sérieusement. Il farfouillait dans ses poches, en sortant une clé. J’en avais rien à foutre de sa clé, s’il pensait que j’allais retourner chez lui, il se mettait le doigt dans l’œil jusqu’au coude et peut-être un peu plus. Il voulait que j’emménage? Sérieusement? Violence + collocation? Non merci? Il rentrait à 19h05, il voulait que je sois là, lumière allumée, je pouvais faire ce que je voulais, il s’en fichait, mais on avait à parler. Non, on avait rien à se dire.

-Non, laisse tomber, j’ai rien à te dire.

Genre, pour qu’il m’accuse de me plaindre encore? Non merci, j’allais juste me l’a fermé. On n’allait pas en rajouter. J’avais le droit de partir, j’avais quand même ramassé sa clé parce que je n’avais pas envie qu’il me fasse chier avec ça et il était parti. J’étais sorti après lui et j’avais fermé la grille parce que bon, c’était une bonne cachette, aussi bien la préserver. L’air chaud de l’extérieur me fit du bien. J’avais besoin de respirer, de prendre du recul et de finir ce boulot. J’avais donc tourné les talons et plus rien ne me suivait, j’avais la paix, complètement et ça me faisait du bien. J’avais été cherché le coli, le porté, on m’avait rabroué sur le temps de livraison et je leur avais répliqué, parce que j’étais énervée et parce que ça avait mal été en partie à cause du manque de discrétion de ceux qui lui avait donné le coli et rien d’autre. On lui avait fiche la paix. Au pire… elle n’aurait plus de boulot, ce n’était pas vraiment ce qui était grave dans le moment présent. J’étais ensuite retournée chez moi, oui chez MOI. Parce que je n’avais pas l’intention de le quitter. Je n’avais pas l’intention d’aller m’enfermer chez quelqu’un. J’avais envie d’être libre, j’en avais besoin.  J’avais d’abord été prendre une douche, parce que j’avais fait un voyage guidé dans un égout et ensuite j’avais tourné en rond en mode lion en cage pour arriver à me détendre un minimum. Je détestais le silence, vraiment. Je m’étais laissé tomber sur mon lit, j’avais balancé des trucs pour passer le temps, j’avais voulu manger, je n’avais rien et j’avais simplement décidé de ne rien faire. Fixer mon plafond jusqu’à ce que le temps limite soit passée. Je pouvais faire ça non? Me coucher dans mon lit, faire tourner la clé entre mes doigts et attendre que 19h soit passé et que je ne sois pas chez lui, tout simplement. Genre, c’était le mieux, l’idée de le voir ratisser tout NO me plaisait bien aussi. Petite vengeance personnelle si on veut. En même temps, si je n’étais pas là et qu’on ne s’expliquait pas. Peut-être qu’il m’en voudrait à mort et ne chercherait pas plus loin. Une fille paumée, c’est une fille paumée. Il allait bien finir par s’en trouvé une autre à un arrêt de tramway et la ramener chez lui. Un peu comme pour les chats errants, voilà. Plus le temps passait et plus je m’impatientais, j’avais juste envie que le temps passe plus vite, mais quand 18h30 arriva, les secondes semblaient s’égrainer jusqu’à stagner. J’allais mourir dans l’attente alors… j’avais soupiré, je m’étais levée et j’étais partie de chez moi. D’accord, Loon était gentil, il me faisait du bien, mais j’avais des coups à lui rendre. Peut-être, je dis bien peut-être, j’allais lui donner une explication. 18h57, je fermais la porte de chez lui, je n’avais pas allumé la lumière, j’avais juste été vers son pc et j’avais mis de la musique. Je m’étais étendue sur son canapé, j’avais fermé les yeux et j’attendais. Je n’avais pas envie d’être là, mais je n’avais pas envie de perdre Loon. Ça serait peut-être mieux de le perdre maintenant, que plus tard, mais… au final j’allais surement le perdre ce soir, aussi bien que ce soit fait dans les règles de l’art.  
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MessageSujet: Re: Always want to play. But you never want to lose. [Loon]   Mar 23 Juin - 10:07

« Comme tu voudras, dégage de ma vie alors. »

Tu es assez grand pour te faire un petit paquet d'ennuis sans avoir besoin d'une gonzesse immature qui ne sait pas se tenir. Il faut savoir qu'à New Orleans, si on côtoie quelqu'un qui baigne dans l'illégalité, même sans l'y suivre, on est de toute façon impliqué. Remonter le fil des relations de quelqu'un simplement pour lui faire du mal se révèle d'une facilité déconcertante quand on veut pousser sa victime dans ses derniers retranchements. Tu ne veux pas être poussé dans les tiens pour un manque de discrétion de la part d'Aim'. Et en y réfléchissant, Aim' n'a pas a être mêlée à tes propres affaires...enfin, si tu suis cette logique, tu ne devrais pas compter de proches dans ton entourage, surtout Alvin, ton meilleur ami, qui pourrait te soupçonner et te dénoncer n'importe quand étant donné que vos opinions politiques divergent radicalement.

Tu allumes une cigarette que tu fumes rageusement sur le chemin du retour, et c'est comme une pile électrique que tu débarques à la pharmacie à la toute fin de ta pause. Heureusement, Rachel, plongée dans ses préparations, ne te fait aucun commentaire. Tu poses tes affaires dans un coin de la réserve, dépends ta blouse blanche étiquetée de ton nom que tu enfiles. Tu laisses Loon sur le trottoir, avec sa rage et son dépit, et redeviens Warren, bonne tenue et sourire colgate, le temps du reste de la journée.
Cette dernière se termine très rapidement, étonnamment. Elle file à toute vitesse et ne te laisse pas le temps de penser aux événements de la matinée. Cependant, lorsque tu salues le dernier client et fermes la lourde grille de la porte principale, ton cœur se serre. Il va falloir que tu rentres. Tu as bien envie de ne pas retourner chez toi, de prendre tes affaires et de errer, contactant tes amis, jusque l'un d'eux réponde et t'aide à oublier cette journée merdique dans un verre d'alcool trouble.

Néanmoins, tandis que tu sors et rattache ta ceinture autour de tes hanches, c'est la direction de chez toi que tu prends. De toute façon, t'indique ton ventre en lâchant une plainte, il va falloir que tu manges histoire d'éponger l’éventuelle quantité d'alcool que tu vas ingurgiter. Tu habites à cinq minutes, avant éviter de dépenser de l'argent dans un sandwich bon marché à la fermeture d'une boulangerie. Quelques minutes plus tard, tu gagnes le palier des appartements, sachant que tu vas y trouver l'appartement vide de sa présence. C'est pas plus mal au final. La clé tourne dans la serrure ; étant donné qu'elle sert aussi de poignée, tu ne remarques pas qu'on a pénétré dans le studio. Tu rentres normalement, la tête dans les choux, allumes la lumière poses ton manteau et tes chaussures. Seulement après, tu pénètres dans le salon. La lumière de la pièce allumée, tu découvres Aim' allongée sur le canapé, l'ordinateur allumé diffusant une musique dont tu ne prends conscience que maintenant.

« Tiens donc, tu es venue finalement. Je croyais qu'on n'avait plus rien à se dire. »

Tu laisses tomber tes clés dans le vide poche à côté de la porte et traverse le salon avant mettre la tête dans le frigo.

« Tu as faim ? » demandes-tu naturellement.
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MessageSujet: Re: Always want to play. But you never want to lose. [Loon]   Mar 23 Juin - 22:48



« We're one in the river, And one again after the fall »

Loon & Aimée
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-Parfait.

Vous savez ce genre de sentiment de sentiment de rupture, le genre qu’on ressent quand on sait qu’on a fait des conneries, mais qu’il est trop tard? Voilà. Je savais que je venais de faire une connerie, mais il était trop tard et de toute façon, c’était surement mieux comme ça. Je n’avais rien de mieux à faire que d’aller chercher mon colis, le livrer et rentrer chez moi. Sérieusement, c’était chiant. Je n’étais pas du genre à avoir des remords, loin de là, mais sérieusement, dans le cas présent… j’avais envie de m’expliquer un minimum. Genre, que ce soit fini, ça ne me dérangeait pas, mais si c’était pour finir, que ça finisse bien et puis voilà. Donc, j’avais ramassé mes trucs et j’étais parti chez lui.

J’avais mis de la musique, je m’étais couchée sur le canapé et j’attendais. L’idée de me sauver me revint à plusieurs reprises, mais genre… vraiment beaucoup. Je détestais m’expliquer, mais je savais que c’était nécessaire un minimum. Loon, il était quelqu’un de bien, alors aussi bien faire les choses comme des adultes. Ouais, c’était moi qui disais ça, pour ma défense, j’étais beaucoup plus gamine que lui. Donc ouais, s’expliquer, mais l’idée de partir était quand même très présente. Pourtant, je ne l’avais pas fait. En fait, il était revenu avant que je me dégonfle. Parce que oui, je serais partie pour éviter une nouvelle confrontation. La confrontation, c’était chiant en fait. Il avait ouvert, je l’entendais et je restais dans le canapé, dans le noir et c’était bien comme ça. Pourtant, lui, il avait ouvert la lumière et son accueil fut presque génial, ouais, non, c’était merdique. Partir c’était mieux. Je m’étais donc redressée quand il avait dit que j’étais venue finalement, qu’on avait rien à ce dire, mais c’était vrai que techniquement, je n’avais rien à lui dire. Le passé, c’était le passé. Il avait été vers la cuisine, me demandant si j’avais faim.

-Non merci.

Parce que non, je n’avais pas faim, je n’avais pas vraiment mangé de la journée, mais je n’avais pas faim. C’est à force de rien manger qu’on cesse d’avoir faim, c’est connu. Bref, fallait juste s’expliquer non?

-Je voulais juste m’expliquer, faire ça bien en fait. Parce que bon, j’étais assez énervées tout à l’heure. Ensuite, si c’est le mieux, je m’en irai, promit.  

Le pire, c’est que c’était sincère de ma part. Je savais qu’à exister, j’allais lui attirer des problèmes, du coup… j’aimais mieux me faire discrète et pour ça, je devais partir. S’éloigner de tout le monde, ne pas s’attacher, c’était franchement plus facile à dire qu’à faire. Du coup, je lui devais au moins une explication minimum du pourquoi du comment.

-Bon déjà, je suis excellente pour baratiner et raconter n’importe quoi pour éviter les sujets chiants, mais… pour le coup, je suppose que ce n’est pas le but de la manœuvre. Donc… tu veux qu’on parle de quoi en… priorité?

Je n’avais absolument pas envie d’être là, mais genre… aucunement. Je n’aimais pas qu’on puisse vouloir en savoir sur moi, j’avais passé les derniers 5 ans à éviter de dire pourquoi j’étais là et j’étais excellente à ce jeu, maintenant que j’étais sortie, je ne pensais pas devoir faire autant face à mon passé en si peu de temps. J’aurais bien aimé l’enterrer et de plus jamais en parler, mais ce n’était pas tout à fait possible, donc… j’allais assumer encore un peu et oublier ensuite, je pouvais surement non?   
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MessageSujet: Re: Always want to play. But you never want to lose. [Loon]   Mer 24 Juin - 11:23

Les sentiments extrêmes ont la tendance aux réactions extrêmes en terme de nourriture : la fringale absolue ou le dégoût de toute chose comestible. On se nourrit de cette énergie positive ou négative et l'on oublie, paradoxalement, ses instincts primitifs. Comme celui de manger. Tu te demandes l'espace d'un instant ce qui lui coupe l'appétit ? La colère ou les remords ? Sans doute un peu des deux. Tu ne saurais dire. Ton animosité pour la jeune femme a fini par se dissiper dans la journée, parce que tu as pensé à autre chose et surtout que tu n'es pas un homme de remords. Et tu l'aimes bien, cette jeune femme. Tu t'es attaché à elle, malgré tout.
Tu déposes divers légumes sur la table avant de sortir une planche à découper et de faire ta petite affaire.

« Tu mangeras quand ça sera le cas. » réponds-tu simplement.

Il ne faut pas connaître Aimée depuis particulièrement longtemps pour se douter qu'elle a énormément de choses à dire et qu'elle va donc rester un moment. Si elle se remet aux métiers les plus illégaux pour se nourrir et se loger, elle doit certainement bien crever la dalle quand même, c'est juste qu'elle ne se l'avoue pas. Tu te remémores la scène aussi tranchante que le couteau avec lequel tu découpes les tomates que tu as dans la main, sans jeter le moindre regard à la jeune femme. Bien sûr qu'elle a été énervée, qui ne le serait pas ? Même toi, tu as pu t'en agacer.

« Tu es toujours la bienvenue ici. On ne se détourne pas de ceux qu'on aime simplement parce que l'on s'est chamaillé avec eux. »

Surtout les membres de sa famille. Une façon de la rassurer, elle que tu sais, malgré son jargon, particulièrement sensible et instable. Ses repères ont du se casser la figure brutalement et très tôt dans sa vie, et son passage en prison n'aura certainement pas arrangé les choses. Les bons sentiments demeurent envers elle, en ce qui te concerne. Peut-être comprendra-t-elle un jour que c'est bien parce que tu l'aimes et non parce que tu la détestes que tu l'as giflée. Si tu ne l'avais pas fait, la vie s'en serait chargée, certainement en lui faisant rendre son dernier souffle.

« Je veux savoir ce qui t'a conduit en prison et ce qui te pousse à faire ce pendant quoi je t'ai croisé tout à l'heure. Le reste m'indiffère tant que tu n'éprouves pas toi-même le besoin d'en parler. »

Tu découpes toujours les légumes avec le même calme impérieux, attendant qu'elle fasse le premier pas. La rejeter ne la fera pas causer davantage. Tu termines de couper les tomates que tu mets dans un bol avant d'y ajouter du maïs en boîte. Saisissant une fourchette dans le tiroir de la table de la cuisine, tu contournes finalement le canapé. Appuyant sur la touche correspondante sur l'ordinateur, tu éteins la musique et t'assois sur la table basse, en face d'elle.

« Je t'écoute. »
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MessageSujet: Re: Always want to play. But you never want to lose. [Loon]   Mer 24 Juin - 17:04



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Loon & Aimée
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Pouvoir tout effacer, recommencer, je ne repasserais pas par cette rue, je ne percuterais pas Loon et tout aurait été salement mieux. Là, il fallait parler et je n’en avais pas envie. Je n’avais pas envie qu’il me perçoive autrement que ce que je lui avais déjà montré. Je n’étais pas parfaite, ce n’était même pas l’image que j’avais tenté de lui donner, mais… on était loin de la taularde, encore plus loin de la meurtrière que j’étais. Comment tu expliques à quelqu’un qui te considère comme sa sœur que tu as commis un fratricide hein? Genre « Tu sais Loon, je te considère comme mon frère, mais mon dernier frère, je l’ai tué, tu fais le lien? » genre non, ça ne se disait pas, alors… aussi bien évité d’en parler. Il m’avait demandé si j’avais faim et ce n’était pas le cas. J’étais du genre à ne pas manger pendant des jours quand quelques choses n’allaient pas. J’étais comme ça petite, adolescente aussi et finalement, en prison, tu apprends à manger moins, parce que l’appétit est un ennemi. Sans trop savoir comment, les drogues, les cigarettes et la bouffe deviennent une monnaie d’échange en prison, un moyen de pression aussi, une faiblesse. Du coup, j’avais appris à me passer de tout ça. Pourtant, il assumait que je mangerais quand sa serait le temps. Je n’allais pas m’obstiner, on avait déjà trop à dire pour que je cherche à en rajouter. Alors, lui coupait ses légumes et moi je cherchais par quel bout saisir le problème et sérieusement, je n’en avais aucune idée. Il rajoutait quand même que j’étais toujours la bienvenue et qu’on ne se détournait pas de ceux qu’on aimait après s’être chamaillé. Oui bon, peut-être, mais…dans mon cas, la fausse représentation était surement un délit punit par la loi hein. Bon d’accord, la loi je l’évitais, mais bon.

-On verra, mais je te crois.

Parce que je lui faisais confiance, je savais qu’il était sincère, ça se sentait, mais… en même temps il parlait sans savoir, donc… quand il saurait, sa sincérité pourrait changer. Bon en même temps, il m’avait déjà dit que j’aurais pu tuer sa mère qu’il me l’aurait pardonné, donc ça devrait bien le faire. Il fallait juste que moi, j’assume que son regard allait peut-être changer, c’était surement ça le pire en fait. Parce que je n’avais pas peur qu’il ne reste pas dans ma vie, j’étais assez convaincu qu’il s’accrocherait. Donc, finalement à lui de voir ce qu’il voulait savoir, comme ça… je pouvais en dire le moins possible et c’était surement mieux comme ça pour moi. Il voulait savoir pourquoi la prison et ce qui me poussait à jouer dans l’illégalité pour m’en sortir. Le reste, il n’était pas obligé de savoir si je n’avais pas envie d’en parler. Je détestais toujours sa façon de le dire. Parce que sur le coup, ça me faisait un « Parce que je m’en fous de ta vie » mais que j’essayais de peine et de misère à le voir comme un « je ne veux pas te forcer » mais sérieusement, changer ses termes, ça lui ferait du bien hein. Du moins, à moi surtout. Il continuait toujours de découper ses légumes tranquillement, terminant de se faire un bol d’elle ne savait pas trop quoi et revenir s’assoir en face de moi, sur la table basse. Je pense que je préférais quand il ne me regardait pas en fait, c’était mieux. Il avait même fermé la musique au passage. D’accord, ça me mettait la pression. D’accord, je me mettais surement la pression toute seule. J’avais commencé à jouer innocemment avec mes doigts et ils étaient vachement intéressant hein, du coup, je les regardais eux et pas lui. J’avais laissé tomber un soupire avant de me lancer. Parce qu’il m’écoutait, il attendait.

-J’ai été jugé pour double meurtre sans préméditation. Avec situation atténuante et légitime défense dans l’un des deux cas. Je n’ai pas été jugé au mineur vu mes antécédents, donc j’ai écopé de 9 ans.

Parce que les fratricides, ça ne se pardonnait pas. Quelqu’un capable de tuer son propre frère de sang-froid pouvait vraiment faire pire dans sa vie. Donc, le plus gros était dit, c’était le pire, maintenant fallait expliquer le pourquoi de l’illégalité et tout. Bon.

-J’ai fait de mes 16 à 21 ans en prison, donc 5 ans sur mes 9 à faire. Le seul problème, c’est qu’il y a eu le froid sur New York, et puisque j’étais tout près, ça c’est ressenti et finalement, la prison a été attaquée par des morts. Je sais pas si on est beaucoup à s’en être sortie, mais avec le nouveau gouvernement en place, j’ai pas envie de savoir si je suis considérée comme morte ou comme fugitive. Dans tous les cas, j’ai pas envie de tester. Donc, je ne peux pas me servir de mon vrai nom dans rien. Les boulots légaux ou tu peux te permettre aucune information sur ta personne sont rares et… j’ai toujours fait dans l’illégalité avec mes frères depuis aussi loin que je m’en souvienne. C’est le seul milieu que je connais. C’est celui dans lequel j’ai grandi. Vole et contrebande, c’est mon domaine d’expertise si on veut. Le seul job que je fais bien. J’ai jamais eu un boulot normal, j’ai fini en prison avant d’avoir la chance d’apprendre un métier quelconque. Du coup… je suis complètement paumée.

Voilà, j’avais été sincère et j’avais dit la vérité pour une fois dans ma vie. J’avais finalement relevé mon regard pour chercher celui de Loon. Je voulais savoir ce qu’il avait à dire, ce qu’il pouvait avoir à en dire finalement. Parce que bon, ce n’était pas simple pour moi. Loin de là. En même temps, il y avait un début à tout.    
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MessageSujet: Re: Always want to play. But you never want to lose. [Loon]   Mer 24 Juin - 18:56

La fourchette tantôt dans ta bouche, tantôt plongée dans le bol de tomates-maïs, tu écoutes patiemment, sans un mot, ponctuant seulement son récit sordide des quelques crissements du couvert contre la porcelaine. Au fur et à mesure que les éléments s'enchaînent, tu ne mets paradoxalement à l'aise : ta veste de cuir descend de tes épaules et va rejoindre en boule l'assise du canapé à côté d'Aimée et tu finis même par croiser tes jambes sur la table basse en mode japonais. Mais tu ne l'interromps pas. Tu es même d'un calme et d'un respect religieux. Ton bol se termine quasiment au même moment que le récit de celle que tu considères comme ta sœur. Elle cherche ton regard, ta réaction.

« D'accord. »

Tu poses la fourchette dans le bol avant de décroiser tes jambes et de te lever.

« T'as faim maintenant que t'as vidé ton sac ? » demandes-tu tandis que tu te diriges vers la cuisine.

Tu poses ton bol dans l'évier avant de dénicher un verre dans le placard que tu remplis d'une eau glacée venue du robinet et tu avales la totalité du contenu. C'est comme si tout était normal, comme si Aim' n'avait rien dit. Effectivement tout est normal, parce que tu ne vas pas la juger, parce que son passé ne change rien à l'avis que tu as sur elle. C'est une rejetée du gouvernement, car le changement de ce dernier n'annule pas les peines, ce serait trop facile sinon. Saisissant une pomme dans la corbeille à fruits posée sur la table, tu reviens près de la jeune femme, en t'asseyant de nouveau sur la table basse.

« Le reste est sur la table. Et j'ai une seconde requête : ton vrai prénom, c'est quoi ? »

Retirant la queue de la pomme ainsi que la petite étiquette qui indique sa variété – c'est une belle pomme granny bien verte et bien grosse – tu croques dedans avant de te replacer en tailleur sur ta table basse.

« Il faut savoir que je ne juge pas les gens. Ni sur ce qu'ils ont fait, ni sur ce qu'ils font, ni sur ce qu'ils feront. Je regarde surtout la façon dont ils agissent sur le moment présent : je ne regarde pas s'il font les mauvais choix, je regarde s'il les assument. »

Et c'est bien leur problème après. Le fait est que tu n'as rien à redire sur le comportement d'Aimée. Si elle est vivante, c'est qu'il y a une raison. C'est qu'elle n'a pas tout dit, ni tout fait. Tu n'a pas menti : tu peux pardonner n'importe quoi. Tes dents croquent dans la pomme acide. Son jus se répand dans ta bouche, roule sur tes papilles, coule dans ta gorge. Il manquerait bien un petit goût de tabac dans cette pomme. Comme à l'ordinaire, tu prends la pomme entre tes deux doigts, un dans chaque renfoncement, et fais tourner les morsures tout autour du fruit.

« Je le répète, tu es toujours la bienvenue ici. Et justement, c'est plus simple si tu habites avec moi, parce qu'on ne soupçonnera que la présence d'une seule personne. »
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MessageSujet: Re: Always want to play. But you never want to lose. [Loon]   Mer 24 Juin - 20:22



« We're one in the river, And one again after the fall »

Loon & Aimée
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Il mangeait, je l’entendais, mais je ne le regardais pas. Il voulait savoir, j’allais lui dire, mais je n’avais pas vraiment à rajouter non plus. Je donnais le strict minimum et même si je l’entendais bouger, mes doigts étaient des plus intéressants. J’avais quand même vu du coin de l’œil sa veste mourir sur le canapé, ses jambes se replier, il était à l’aise, il m’écoutait. J’aurais préféré qu’il n’écoute pas. Ça aurait été plus simple. J’avais finalement fini, le bruit de porcelaine aussi, alors j’avais simplement relevé les yeux. Je ne savais pas ce que je cherchais, mais j’avais plongé à la recherche de son regard. Un simple « d’accord » c’est tout ce que j’avais droit. Il c’était relever, c’était stressant. En fait, c’était pire que stressant, j’avais l’impression que le temps stagnait dans l’attente d’une réponse. Pourtant, il ne me demanda que si j’avais faim maintenant.

-Toujours pas.

Parce que j’avais encore l’estomac noué, parce que je n’avais rien à dire, à rajouter, que je n’avais pas envie de plus. Lui était parti à la recherche d’un dessert et d’un verre d’eau. Tout était normal pour lui. Alors ouais, il me rajoutait que les restes étaient sur la table, j’aurais surement faim un jour… peut-être, genre dans trois siècles et demi. D’ici là, il me demandait qu’un truc, il voulait savoir mon vrai prénom. Parce que je ne lui avais jamais dit, de même que je n’avais jamais su le sien.

-Hm, Aimée, mais si tu sais le mien, j’aimerais bien savoir le tien. Si ça ne te dérange pas.

Ce qui ne m’empêcherait pas de continuer de l’appeler Loon, parce qu’au final… c’était ce à quoi j’étais habituée. L’idée d’offrir mon prénom à quelqu’un volontairement, c’était quelque chose de rare, mais je lui avais donné avant de demander le sien. Pas de chantage, s’il ne voulait pas, il ne voulait pas. J’avais l’impression de me mettre en position de faiblesse et je détestais ça, pourtant… c’était un mal nécessaire. Il était de nouveau sur la table basse et je le regardais toujours. Je n’avais jamais eu ce genre de conversation avant, du coup… je me demandais bien combien de temps ce sentiment mettrait avant de partir. Finalement, il se décida à clore le sujet, mentionnant qu’il ne jugeait pas les gens, jamais. Il préférait regarder comment ils agissaient sur le moment présent, il regardait s’ils assumaient. Au ça, pour assumer, j’assumais. Je vivais ma vie avec le poids des morts qui m’entourait, mais pour me trouver une ligne directrice, j’étais complètement paumée et au lieu de chercher bien loin, je faisais n’importe quoi. Ça va, j’ai mérité la claque, j’ai compris, mais en même temps… rien ne me disait ce que j’allais faire de plus maintenant.

-D’accord. Du coup, je suppose que je l’ai mérité tout à l’heure.

Parce que bon, s’il aimait les gens qui assumaient, je pouvais comprendre que sur le coup, il n’appréciait pas ce que je disais. En même temps, j’avais toujours assumé et je ne m’étais jamais effondrée même si en 5 ans, j’aurais peut-être dû. En fait… d’après la psy j’aurais dû, ouais bon, pas mon problème. Il mangeait sa pomme tranquillement, rajoutant finalement que j’étais toujours la bienvenue chez lui et que justement, c’était surement plus simple si j’habitais avec lui. Parce qu’on allait le croire seul et que ça ne serait pas le cas. Je me passai rapidement une main dans les cheveux, j’aimais cette sensation quand je réfléchissais et c’était mieux qu’un soupire.

-Je… on peut tenter. Je sais pas ce que ça va donner par contre.

Genre, je pouvais passer le clair de mon temps là et me servir de l’autre en cas d’ennuie. Je me servirais de Loon pour les trucs de base, genre… manger et sociabiliser. C’était un plan comme un autre au final. Je pouvais toujours me débrouiller avec le reste… surement. J’allais donc devoir ramener des trucs à moi ici? Ça serait… bizarre quand même. Je n’avais pas grand-chose non plus, des vêtements, des trucs de base, une brosse à dent. J’avais jamais été en colocation. En fait non, ce n’était même pas ça, parce que ça impliquait que je devais payer la moitié de tout, chose que je ne pouvais pas faire. Donc… c’était un peu comme avec mon grand frère. Il se chargeait de tout et moi, je tentais d’apprendre à vivre, c’était… étrange.

-Loon… je… non laisse.

Parce que j’étais nulle pour parler avec des gens, que je ne savais plus trop ce que je voulais dire et que finalement l’idée de me lever pour aller manger semblait franchement mieux que de rester là à ne rien faire. En fait, si je restais ici pour de vrai… j’aurais des comptes à rendre ou pas? Il me laisserait ne rien faire de mes journées comme c’était souvent le cas en ce moment? Me saouler et prendre la journée pour m’en remettre? Je ne crois pas… je n’avais pas envie qu’il me perçoive comme ça. Du coup… ça me demanderait surement de changer tout ça. Merde, je ne savais pas comment faire ça. Je regardais le « repas » de Loon, qui me fit sourire légèrement. Déjà, ça je savais faire un minimum : cuisiné. J’avais appris tôt parce que mes frères étaient nuls dans ce domaine. Je pouvais peut-être remercier comme ça. Pour le coup, je pris une bouchée, mais j’étais resté debout. Un peu d’éloignement, ça me faisait du bien quand même.
   
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Always want to play. But you never want to lose. [Loon]

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