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 I'll shoot you down, don't mess with me [Shandro]

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MessageSujet: I'll shoot you down, don't mess with me [Shandro]   Mar 23 Juin 2015 - 4:52



« I am raw, a dinosaur, but I will never be extinct »

Shandro & Aimée
featuring

Bon d’accord, je vous entends déjà dire que c’était la pire idée du monde. Genre, je m’entends déjà raconter mon idée de génie à Loon et lui de désespérer. Sur le coup, je vous jure que c’était une excellente idée! Genre, je ne faisais rien d’illégal, c’était déjà ça de gagné. Je tentais de rester sage, de m’effacer et surtout… de choisir mes combats. Ce qui n’était pas le cas avant, donc ouais, j’avançais légèrement dans ma vie. Ce n’était pas de cette façon que j’allais arriver à me payer des trucs intéressants, mais je préférais garder Loon que de jouer les faux-caïds, je savais limite gérer un peu mes priorités dans la vie. Si possible, éviter de manger plus de coup, ça serait magique quand même!

Donc ouais, il y avait cette fête qui s’annonçait vraiment bien, de la bonne musique, de la danse et tout, alors j’avais eu envie de sortir m’amuser. Ça va, j’avais le droit, c’était permis ça. Donc, du plaisir, j’en avais eu. J’en avais eu même beaucoup. Il y avait de l’alcool en quantité et gratuite en prime. L’alcool gratuit, c’était surement ce qui goutait le meilleur au monde, puisque c’était la seule que je pouvais boire en ce moment. Bref, j’avais bu, j’avais dansé et je n’avais fait que ça. J’aurais pu socialiser, surement un peu, mais je n’en avais pas envie, alors au final, je n’avais que dansé, me libérer des tensions des derniers jours, c’était magique. Certain disait que le sexe, c’était bon pour ça, à défaut d’avoir du sexe, j’avais le sport et la danse. En même temps, je n’avais pas n’importe quel sport, genre… je courrais et mon ainée m’avait initié au parkour. Alors j’essayais de ne pas perdre la main. Quand j’étais coursière, c’était pratique, mais… j’allais peut-être y laisser des plumes et je n’avais pas envie de voir la tête de Loon à ce moment-là. Donc… aussi bien éviter!

C’est plus ou moins vers la fin de la soirée que j’avais eu l’idée brillante de rentrée. Ouais, le plan était simple sur le coup, jusqu’à ce que je voie l’heure. Parce que tous les transports environnant étaient assez fermés, donc… j’avais deux choix, choix 1 : marcher et choix deux : prendre un taxi. Oui, j’étais une fille intelligente, j’allais prendre un taxi, mais… avec quel argent hein? Et je l’appelle avec quel téléphone? J’aurais pu tenter de contacter quelqu’un… mais encore là, au milieu de nulle part, sans téléphone, ouais… En prime, je ne connaissais pas vraiment la ville encore, du moins, pas ce coin-là. Donc ouais, l’idée de base était géniale, dans la forme et l’application… j’avais peut-être perdue des points. Mais oh! Ça allait hein, je n’allais pas me faire tuer! Bon, si c’était le cas… on ne pourrait pas me faire chier en me mentionnant que j’avais manqué de jugeote sur ce coup. D’accord, j’allais voir pour investir dans un téléphone, sincèrement, même si c’est un jetable, je m’en fiche, c’était nécessaire.

Donc ouais, il faisait nuit noir, il était trop tard pour mon propre bien et je venais d’entrée dans une rue franchement glauque qui donnait sur… le cimetière, non? Joie. En fait, le quartier complet l’était surement un peu à cette heure. Voilà, j’étais surement perdue, mais je m’en fichais, je continuais mon chemin comme si de rien n’était, comme si je savais où j’allais et je croisais des gens, ce qui était bon signe non? Ou pas. Le seul point fort la soirée… j’avais pensé mettre des chaussures confortables. C’était merveilleux la vie, je pouvais donc marcher longtemps. Je m’étais quand même arrêté devant le grillage que je connaissais bien. J’avais raison, c’était le cimetière. Je passais souvent par-là de jour pour m’éviter un détour, mais… je le faisais de jour. Couper au travers du cimetière, la nuit… je ne sais pas trop. En même temps, il serait désert, moi et les morts, alors ça allait, on allait bien s’entendre. Je m’étais donc glissé entre les deux grilles, la chaine était solide, mais l’espace suffisant. Je n’avais rien à perdre, alors aussi bien faire vite. Plus vite j’arrivais de l’autre côté et plus vite j’étais chez moi, c’était l’idée du moins. J’espérais juste que les morts restent morts. Parce que bon, j’avais déjà rencontré des zombies une fois, c’était franchement suffisant pour moi. Eux et moi, on n’était pas tout particulièrement amis. Alors, c’est après une brève respiration, que je m’engouffrai dans ce cimetière que je connaissais bien, de jour, avec de la lumière. Encore là, un téléphone pour m’éclairer… ça aurait été magique hein.
 

 
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MessageSujet: Re: I'll shoot you down, don't mess with me [Shandro]   Mar 23 Juin 2015 - 6:25



« Not only ghosts are to be feared »

Shandro & Aimée
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C'est lorsque tombe la nuit que la Louisiane offre au magicien son véritable visage. C'est dans la pénombre nocturne, caché des yeux imparfaits des vivants, que commence le véritable manège des spectres. En ces temps funestes, les damnés abondent, les morts restent à pleurer leur corps perdu trop tôt, ils s'accrochent à une famille encore bien vivante qu'ils regrettent de devoir quitter. Les esprits en ces temps sombres osnt bien agités, et c'est au grand dam de ceux qui ne peuvent les comprendre. La crainte de croiser des esprits malins va en s'accroissant, la peur du lieu hanté est plus terrible que jamais, mais tout cela n'est qu'un immense quiproquo, combat de muets qui veulent donner de la voix à des sourds.
La présence du monde des esprits t'es vite devenue rassurante, toi qui as appris très jeune à leur parler. Tu es leur émissaire, et ils sont ta force. Ils sont tes soldats et tu es leur messager. Tu prends chaque jour et chaque soir le temps de communier avec eux, de solidifier ton lien avec l'au-delà et d'accroître ton expérience du langage des éthérés. Lorsque la nuit est tombée, et que le soleil de New-Orleans accorde à ses habitants un peu de répit, tu en profites pour fermer les yeux, te fermer au monde physique, et méditer. En toi ils trouvent un semblant de répit, une oreille pour entendre leurs histoires. Ils te content leur pays, leur vie et leur mort. Ils te content le bonheur qu'ils ont perdu et le malheur qu'ils ont trouvé. Certains murmurent des histoires heureuses, et embrassent leur statut d'âme vagabonde, tandis que d'autres sont dans le tourment et la violence. Les secondes ne t'effraient pourtant pas plus que les premiers, car au fur et à mesure du temps, leur instinct combattant, tu as appris à le dompter. Ce sont ces esprits malins tes plus fidèles compagnons et tes plus fiers combattants. Pour un homme comme pour un esprit, tout ce que l'on désire c'est être compris.
Tes rites nocturnes perdurent dans le temps, et les heures s'égrennent comme le fin sable des plages, sans que ta quiétude ne soit mise à mal. Au fur et à mesure que la nuit avance, la ville s'éteint et quitte sa transe. Le sommeil gagne les plus aguerris, et la menace des abominations se fait plus pesante. Même lorsque s'endorment les humains, le silence n'existe pas en Louisiane, et c'est au rythme du choeur des crapauds et des hululement des oiseaux noctures que tu continues ta danse macabre immobile. Tu écoutes, tu parles, et tu attends, jusqu'à ce que quelque chose perturbe tes camarades, et que de légers bruits confirment tes doutes. Quelqu'un a pénétré ton territoire, et tu meurs d'envie de l'apercevoir. Tu restes dissimulé dans l'obscurité nocturne, invisible aux yeux et aux oreilles, et tu t'approches lentement de l'intrus. Le poids et le rythme des pas te le disent avant que les fantômes te le murmurent, c'est d'une jeune fille qu'il s'agit là. Une jeune fille que les habitants du cimetière ont souvent croisé, mais de jour plutôt que de nuit et beaucoup moins angoissée.
Les ténèbres la dérangent mais elle te semble inconsciente du danger qu'elle encoure en traversant ces territoires désolés. Si tu ne les avais pas déjà calmé, plus d'un esprit frappeur s'en serait déjà pris à elle, et dans ce cas si elle n'en ressortait pas physiquement blessée, elle aurait pu s'en tirer traumatisée. Elle te semble courageuse cette jeune fille, ce qui ne gâche rien au joli minois que tu arrives à discerner grâce aux maigres sources de lumière à ta disposition. Elle t'intrigue, et elle te donne envie de jouer. Tu profites du fait qu'elle ne t'ait pas remarqué, pour te saisir de sa taille et de sa joue, utiliser la stupeur qui l'a un instant paralysée pour raffermir ton emprise et doucement la caresser. Tu frôles sa joue droite de ta joue gauche pour venir lui susurrer à l'oreille les mots qu'aucune femme n'aimerait entendre d'un inconnu par une sombre nuit.

« What's a lil'lady like you doin'here in the middle of'e'night. Y'know that's the kinda thang that get gurls in trouble. »

Tradoc:
 

Tu agrippes subitement le dessous de ses fessiers, tu la soulèves pour mieux la rapprocher de toi, et lui forcer le contact avec la peau froide de ton torse que la chaleur de la journée passée a laissé nu. Peut-être ou pas est-ce la compagnie des poltergheist qui ainsi t'influence, mais tu prends plaisir dans l'attente de sa réaction. Sera-t-elle une fuyarde, une battante, ou une résignée ? Ou alors, sans vraiment t'étonner, tes charmes pourraient te la gagner.
 

 
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MessageSujet: Re: I'll shoot you down, don't mess with me [Shandro]   Mer 24 Juin 2015 - 2:24



« I am raw, a dinosaur, but I will never be extinct »

Shandro & Aimée
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Je n’avais pas vraiment peur des endroits sombres, des gens et tout. Ce que je n’aimais pas, c’était l’inconnu, donc j’étais tendue à l’idée que quelque chose arrive, même si ça n’arriverait surement pas. Au final, j’étais juste prête à ce que quelque chose me tombe dessus, n’importe quoi. Comme ça, j’étais prête à réagir d’une façon ou d’une autre. Donc, quand on me dérangea, j’étais juste prête à réagir, c’est normal. C’est pour ça que quand on m’attrapa  à la taille, sa main sur ma joue, le réflexe con avait d’abord été de cesser de respirer. Fallait être idiote, parce que c’est comme ça qu’on figeait, l’adrénaline circule grâce à l’oxygénation. Donc ouais, la surprise, la paralysie, cette caresse de son visage sur ma joue qui ne m’avait aucunement été demandé ou offerte. Son odeur, sa fraicheur, puis sa chaleur et sa voix au creux de mon oreille. Ce timbre de voix, se légère accent qui me disait que je pouvais m’attirer des problèmes à me promener seule la nuit, la belle affaire. J’avais recommencé à respirer. L’adrénaline faisait maintenant son travail et j’en avais marre de cette proximité non désiré. Donc, j’avais réagi rapidement. Le bas de mon corps était assez coincé à cause du sien, ses mains trop près de mon cul et tout, vous voyez le genre? Donc ouais, j’avais relevé ma main, position couteau, j’avais rapidement prit un élan et l’avait abattu sur sa tempe. Parce que j’étais une fille adorable hein! Qui aimait presque se faire toucher, ouais, non, du tout. J’avais repris possession de mon corps et mon premier réflexe fut de lui foutre mon genou là où ça fait mal, parce que j’en mourrais d’envie, mais genre… vraiment. Le problème, c’est que c’était cliché, il m’avait donc bloqué. Pourquoi les mecs se protégeaient toujours à cet endroit hein! J’aurais adoré le voir se rouler en boule au sol et pleurer, mais bon, pour le moment, ce n’était pas ça le point. Il m’avait bloqué, mais la colère restait. J’avais donc rajouté de la distance entre nous, je lui donnais un répit et… je n’avais pas envie qu’il réplique en fait. Parce que bon, on est d’accord qu’il avait un meilleur potentiel que moi d’arriver à un résultat décent si on se battait. Donc, les coups seraient remplacés par des mots.

-Sérieusement, c’est une technique de drague ou t’aime juste te manger des coups?

Parce que déjà, savoir s’il était maso m’inciterais à ne plus le frapper hein, je n’avais pas l’intention de lui faire plaisir. Ensuite, savoir si c’était de la provocation pure ou vraiment une technique de drague, c’était un excellent début pour savoir si je devais le frapper de nouveau ou pas. J’étais quand même franchement énervée, mais pas hystérique, je n’aimais pas l’hystérie, c’était chiant. J’étais juste… furieuse et pouvoir le massacrer je le ferais sans hésiter.

-Maintenant tu dégages connard, je n’ai pas envie de jouer ou de me faire chier avec toi.

Parce que lui semblait avoir envie de jouer et je n’étais ni un jouet, ni un morceau de viande. Donc, aussi bien lui dire franchement que non, je n’allais pas jouer, que je n’allais pas mordre à l’hameçon aussi facilement.

-Non mais sérieusement, quelle sorte de malade saute sur une fille la nuit, dans un cimetière? Faut vraiment pas être bien!

Parce que ouais, j’étais franchement irritée et les mots c’étaient tellement facile à balancer que j’y prenais goût. Pourtant j’avais toujours cette rage insatisfaite au creux de l’estomac, il m’avait fait peur, j’avais fait le saut, je détestais être surprise. Donc, je m’étais rapprochée sans vraiment m’en rendre compte pour lui coller une autre baffe en plein visage, parce que j’étais comme ça, parce qu’il me donnait envie de lui taper dedans, parce qu’il le méritait, voilà.
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MessageSujet: Re: I'll shoot you down, don't mess with me [Shandro]   Mer 24 Juin 2015 - 6:08



« Not only ghosts are to be feared »

Shandro & Aimée
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À la première des contractions que tu sens de ses muscles, tu sais que la fille que tu tiens entre tes bras est loin d'être une chiffe molle. Une femme de caractère, c'est comme ça que tu les préfère. La proie est toujours plus savoureuse lorsqu'elle s'est débattue... pas que tu penses à la dévorer loin de là, mais lorsque tes instincts de fouteur de merde se réveillent, c'est toujours plus drôle d'avoir quelqu'un qui répond que de se retrouver en face d'une molasse qui aura fondu au premier échange. Maintenant, c'est le moment où tu attends, parce que tu sais qu'elle va tenter de rnverser la balance. Elles sont comme ça les femmes teigneuses. Une fois qu'elles ont réussi à vous déstabiliser, elles ne s'en vont pas, elles vous regardent dans les yeux, et elles passnt à l'attaque, pour montrer qu'elles vous sont supérieures... au moins dans leur tête.
Elle s'élance pour un assaut, là où les femmes aiment frapper, là où ça fait mal, mais c'est tellement cliché. Bien sûr que tu t'y attendais, et t'as eu aucun mal à la stopper. Si seulement elle te poussait à réellement te battre, tu sais pertinemment que tu n'en ferais qu'une bouchée. Elle ne fait physiquement pas le poids, et à moins qu'elle se révèle être une mage particulièrement douée, il ne lui servait à rien de tenter de te provoquer en duel. Tu ne te fais pas de mouron, tu es quasi sûr qu'elle n'a pas ou presque pas le moindre pouvoir. Si c'était le cas, elle aurait attiré l'attention des esprits du cimetière, et ils auraient au moins essayé de communiquer avec elle. Tout ce qui importe, c'est que tu voulais jouer, et que dans le cas présent, elle t'amuse. Et puis une leçon est toujours bonne à prendre. Hey après tout, tu ne lui aurais rien fait de toute façon... sauf si elle te le demandait... Tu croises les bras face à elle, te mets en position de faiblesse, comme pour la défier de t'attaquer à nouveau, et tu souris. T'attends de voir ce qu'elle fait, tu t'amuses à essayer de deviner le dessin de son visage alors qu'elle se renfrognait. C'est qu'elle garde relativement bien son calme. Chapeau bas mademoiselle. Vous êtes décidément admirable.

« You gotta realise that it's the way it works down here sis. What if I was in real need for some lady banging, huh ? Im'ah tellin'you, I woul've torn down yo'virgin ass, and there's nothin you could've done about it. »

Tradoc:
 

Comme pour appuyer tes propos, ton index est venu se planter au milieu de son front. C'est dégueulasse, mais pourtant c'est vrai. On ne les compte plus les personnes dont on a abusé parce qu'elles avaient osé traîner tard le soir dans le quartier. C'était pas pertinent comme manière de faire passer le message, c'était vachement irrespectueux, c'était parfaitement grossier, mais au moins, ça t'aura amusé l'espace d'un instant. Mais pas elle. Loin de là. Tu l'avais franchement énervée là. Est-ce que c'était le peu de considération avec lequel tu lui parlais, ou juste le fait de l'avoir traité de vierge ? Tu saurais jamais, mais en tout cas, son poing dans ta gueule, tu t'en souviendras longtemps. Sur le coup, t'as envie de lui rendre le coup, et de la mettre à terre, pour qu'elle comprenne qu'à ce jeu là, elle aura vite fait de perdre, mais tu te contentes de donner un rapide coup de langue sur la lèvre qu'elle venait de t'exploser, et de rire, osant lui poser une main sur l'épaule, serrant assez fort pour qu'elle ait au moins une vague idée de ta poigne... manœuvre dissuasive.

« You're a tough little woman ain't ya. Lucky you, I'm tough enough to take a hit, and I'm a nice guy on top of it. So from now on you're gonna keep cool, and Im'ah walk lil'kitty home. How'bout it. »

Tradoc:
 

Comme si tu allais lui laisser le choix. C'est vrai, c'était une bonne excuse pour continuer de l'emmerder un peu sur la route, mais d'un autre côté, ça serait dommage qu'une si jolie demoiselle se retrouve abîmée par un fantôme malveillant, un zombie... ou même un autre Homme. Tu riais en le disant, mais le danger est réellement omniprésent dans ces quartiers. Le Nord de New-Orléans est la partie qui a le plus rapidement sombré dans les ténèbres et la folie, et il fallait être aveugle pour ne pas s'en rendre compte. Combien de carcasses de voitures, de maisons, ou même d'être humains est-ce que tu avais croisé rien que pour te rendre au cimetière... plus que l'on ne pouvait compter sur une seule main en tout cas. C'était hors de question que tu la laisses livrée à elle même. Ailleurs oui, à une autre heure oui, mais pas ici, et pas maintenant.
 

 
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MessageSujet: Re: I'll shoot you down, don't mess with me [Shandro]   Mer 24 Juin 2015 - 6:52



« I am raw, a dinosaur, but I will never be extinct »

Shandro & Aimée
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Je n’y pouvais rien, il m’avait touché, il se devait de le payer. Je n’allais pas cesser de vivre pour vivre dans la crainte éternellement d’une agression XYZ non plus. Je savais me défendre, je courais vite et je n’avais pas peur de blesser et même de tuer pour le faire, je l’avais déjà fait une fois, rien ne m’empêchait de recommencer si nécessaire. Je l’avais d’abord frappé. Je voulais reprendre mes distances, mais là ou une autre serait surement partie ou aurait fui, moi j’avais plongé mon regard noir dans le sien, j’avais envie de le tabasser à mort, aussi bien qu’il le sache. Il avait paré mon coup, mais il me croirait maintenant prévisible, tant mieux. Le pire, c’est qu’il me souriait comme ça, fier de lui. Genre, il m‘agresse, fait le con et il en était satisfait. Fallait de tout pour faire un monde, mais lui il était franchement taré. Je n’allais pas devenir hystérique, lui gueuler dessus pour rameuter des gens, je voulais juste qu’il sache ce que je pensais de lui, rien de moins. Pourtant, monsieur me répliqua et… god que j’avais envie de le taper. Monsieur me faisait la morale, que s’il avait été en manque d’action, j’y serais passée. Hein, sérieusement, tu ne me le fais pas dire sale con. Mais c’est avec une mentalité de débile comme ça qu’on a bâti le monde hein. Alors, quand il reposa sa main sur moi, en fait… son doigt. Je n’avais pas pu m’en empêcher… je lui avais collé mon poing en plein visage, sans mot dire, rien, sans prévenir. Je n’en avais même pas honte. J’avais un peu mal aux jointures, mais c’était tellement satisfaisant en même temps. Je le vis passer sa langue sur sa lèvre, il était tellement insolant. Il était costaud, mais je n’avais pas peur. Il déclenchait chez moi l’envie de le taper, à ça oui, mais pas celui de courir, pas celui de fuir. Je savais reconnaitre les dangers, mais lui, il était juste chiant. Du moins, c’était ce que mon instinct me disait et je ne me trompais que très rarement. Il c’était rapproché, m’empoignant l’épaule, la serrant. Il était fort, pas de doute la dessus, la question c’est : est-ce qu’il était rapide et endurant? Parce que moi... oui. Donc, je courais vite et longtemps. Pourtant, je me disais que oui, que j’étais mieux de m’en débarrasser verbalement que physiquement. Parce qu’en plus, il en rajoutait. Me jugeant, mais rajoutait qu’il était capable d’encaisser. Qu’il était sympa, qu’on allait se calmer et qu’il allait me raccompagner chez moi. Quoi? Pardon? Euh… non. Juste non. Fallait pas être con à ce point quand même. Il m’avait poussé légèrement, mais il m’avait lâché, c’était déjà ça. Maintenant, fallait le frustrer, être cinglante, qu’il dégage. S’il était un gentil garçon, une fois frustré, il m’abandonnerait à mon sort et donc, j’aurais la paix. Je vins pour lui balancer une remarque, mais je m’étais ravisée, je refermai la bouche puis lui offrit un sourire froid, mais légèrement joueur. Nouvelle idée.

-Tu sais quoi? Tu ne vaux même pas la peine que je me batte avec toi ou que je te parle. J’ai mieux à faire, si j’avais besoin d’un chevalier servant… je m’en serais trouver un moins chiant et avec le mode silencieux. Maintenant, dégage, j’en ai marre de toi.

Ouais, il n’était rien pour moi. Je me fichais complètement de son existence et une fois chez moi, je l’oublierais parce qu’il n’en valait pas la peine, tout simplement. Ce n’était peut-être pas gentil à dire, mais pour la peine, c’était la vérité, alors non, je n’allais pas m’en faire avec ça. J’allais juste partir et surtout, sans lui.

-Et mec sympa ou pas… vu ta façon de traiter les gens qui t’entoure… je devrai changer d’adresse si tu me raccompagnes et j’en ai pas envie. La prochaine fois, tente un truc plus basique avec une fille, genre «  Salut, tu sais que c’est dangereux par ici? ». Je sais pas, tu vas peut-être pas passer pour le pire des connards, même si bon, avec ta tête c’est pas certain. Bonne nuit.

Bon d’accord, j’étais cinglante, mais en contrôle de ma personne, alors ça m’allait. Je n’avais pas l’air frustrée, rien. Comme si j’aimais tout simplement dire des méchancetés et lui balancer aux visages et non, je n’étais pas gentille, mais ça… je m’en foutais complètement. J’avais donc juste, tournée les talons et recommencé à aller vers chez moi. J’espérais juste qu’il n’allait pas insister. J’avais été assez chiante pour qu’il retourne pleurer dans les jupes de sa maman non?  
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MessageSujet: Re: I'll shoot you down, don't mess with me [Shandro]   Mer 24 Juin 2015 - 19:13



« Not only ghosts are to be feared »

Shandro & Aimée
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Bien sûr que non elle ne veut pas de ton aide. Les femmes ne veulent jamais qu'on les aide, du moins c'est ce qu'elles disent en face de vous les hommes. Proposez-leur un service, et leur instinct féministe vous envoie balader, laissez-les livrées à elles-même et là elles vous reprochent de ne pas avoir fait de geste. C'est tellement moins compliqué avec les hommes... au moins eux, ils savent ce qu'ils veulent. C'est dommage, pendant un instant, t'aurais presque cru qu'elle avait quelque chose de spécial, mais non, c'était juste une petite teigne parmi d'autres, et en tant que telle, elle se devait de remporter la joute verbale. Pauvre petite chose, tu vois bien qu'elle n'a pas connu tes parents, parce que si ça avait été le cas, elle aurait vite compris que de tenter de t'éliminer à ce jeu là, c'était peine perdue. Qu'elle t'envoie chier autant qu'elle veut si ça lui chante, tu ne risques pas de t'écarter à plus de quelques mètres d'elle, et tant mieux si elle continue de s'égosiller sur le reste du trajet, au moins ça fera de la discussion.

« Gurl don't you act like y'all fancy or something. If I was a knight, I'd bury my sword deep down yo'stomach, cause you're no princess, you'se a lil'dragon. But looks like there ain't gonna be any fairy tale goin' on tonight, cause my spider sense is tellin'me that you don't want none o'me inside you. »

Tradoc:
 

Et elle se mettait en marche, toujours des mots doux à la bouche, mais elle avançait. Elle devait bien se rendre compte que tu la suivais là non ? Peut-être qu'elle avait fini par inconsciemment embrasser le fait que quoi qu'elle puisse dire ou faire, tu ne lui lâcherais pas le baskets. Ou alors peut-être que mine de rien, tout ça ne la dérangeait pas tant que ça. Parfois sans que l'on ose se l'avouer, on préfère passer un mauvais moment plutôt que de simplement s'ennuyer. Qu'elle te remercie au moins pour ça. Tu lui évitais sûrement de longue minutes, peut-être des heures de marche nocturne dangereuse en solitaire, à méditer sur à quel point sa vie n'avait pas de sens et comme quoi si tout s'arrêtait ce soir ça ne changerait rien. Elle te gueulais dessus comme une enragée, mais au moins, elle avait quelque chose à faire. T'insulter, te faire la morale tout ça... ça avait le mérite de lui donner une quelconque utilité dans cette société où tant de gens ne savent pas quel est leur rôle.

« I you're not willing to aknowledge that this place is indeed dangerous after what I just did, do you really think that just being all sweet and sugar will help me prove my point. I'd better be a dick and have people warned, then be all gentle and hav'em die once they're a few blocks away. »

Tradoc:
 

À grande gueule grands mots. Et puis, au passage, ça te permettait de prouver que tu étais aussi capable d'utiliser un langage un semblant intelligible. Du moins à quelques mots prêts. Et puis, elle semble toujours déterminée à avancer, elle commence même à marche d'un bon pas. Vous sortiez du cimetière pour être accueillis par la lumière des lampadaires. Tu pouvais enfin la voir dans son entièreté. L'idée que tu avais eu d'elle dans le noir n'était pas tellement éloignée de la réalité, seulement, tu avais imaginé ses traits moins fins. Tu n'imaginais pas qu'une teigne pareille puisse avoir un visage aussi... immaculé. Elle par contre, tu imagines bien qu'elle est loin de se préoccuper de ce à quoi tu pouvais bien ressembler une fois sorti du voile des ombres. Quelle importance ? Tu allais peut-être finalement réellement avoir la chance de voir où mademoiselle crèche avant qu'elle ne déménage. Quelle chance tu as dis-donc. C'est une occasion qui n'arrive qu'une fois dans une vie ! Si seulement vous restiez en vie. Tu as un très mauvais préssentiment sur la suite de l'histoire. Quelque chose cloche, et tu es à peu-près sûr que vous sauriez bientôt quoi... à vos dépens.
 

 
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MessageSujet: Re: I'll shoot you down, don't mess with me [Shandro]   Mer 24 Juin 2015 - 23:12



« I am raw, a dinosaur, but I will never be extinct »

Shandro & Aimée
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Eh oh, on arrête avec le sexisme, j’étais chiante sans mêler mon sexe dans l’équation, merci. Genre, j’avais un caractère de merde, c’était dans ma nature, rien n’y changerait, même pas l’idée d’avoir peut-être besoin d’aide. Parce que je m’en sortais toujours bien et que même si le ciel me tombait sur la tête, je n’avais pas envie d’un imbécile comme support. Je n’avais pas envie qu’il m’aide et puis voilà. Il m’avait agressé, mise sur les nerfs et du coup… on oubliait complètement l’idée de me dresser ou de m’apprivoiser, merci. Je pourrais lui en coller une encore, ça me détendrait peut-être. Bon d’accord, ce n’était pas gentil comme idée, mais… je n’étais pas une personne gentille en fait. En même temps, il me tapait sur le système, alors aussi bien partir et prier qu’il ne me suive pas. Quand il me parla de fille distinguée, je m’étais retenue de rire, mais genre… ça avait été difficile. Moi, distinguée? Aucune chance. Il me comparait à un dragon, ça j’aimais bien. L’idée de le faire rôtir était une excellente idée en soit. Pourtant, j’avais troqué la rage pour une réponse plus insultante, mais aussi plus joueuse de ma part. Répondant simplement :

-Jouer les distinguées? Moi? Vraiment? Parce que sérieusement, je déteste les princesses et encore plus les gens distingués. Et c’est bien que tu réalises maintenant que tu ne pourras jamais le faire. On est au moins d’accord sur un truc.

Parce que ouais, il n’allait jamais rien me « planter » et que non, je n’étais pas du genre preux chevalier, prince charmant ou quoique ce soit. Je n’étais ni une reine, ni une princesse, je laissais ça pour les autres. Je n’étais même pas du genre à vouloir d’une relation, donc l’idée même de vouloir du sexe avec un énergumène pareil… non merci. Aussi bien que je l’énerve comme il m’énervait moi. Du coup, j’en profitais un peu. C’était divertissant un minimum quand même et il en redemandait! Le problème, c’est que même quand j’étais parti, il avait commencé à me suivre. Pourquoi? Pourquoi j’attirais sans arrêt les pots de colles hein? C’était une question comme une autre à se poser quand même et au moins s’il arrivait à garder le silence, je ne dis pas, mais ce n’était pas le cas, loin de là. Genre, il se devait d’en rajouter. Monsieur préférait être un connard honnête, qu’un type mielleux qu’on n’écoute pas. Genre, il pensait que son message avait passé? Je le savais que c’était dangereux, pas une raison pour en rajouter non plus. Ce n’est pas parce que les armes à feu sont dangereuses, que je vais faire jouer tout le monde qui en possède à la roulette russe. Faut pas être con.

-Mais je sais que l’endroit est dangereux, mais je n’ai pas plus apprit à me téléporter. Donc, je vais marcher et puis c’est tout. En ce moment, le truc le plus chiant que j’ai rencontré… c’est toi et t’as pas l’air très doué pour aider. Plus vite je rentre chez moi, mieux c’est. Alors laisse-moi.

Parce que bon, Il était chiant, tout le monde l’avait deviné ça, surtout moi qui devait subir sa présence. Je marchais, il continuait, j’avais accélérée le mouvement, parce que même s’il me suivait, j’allais être chez moi rapidement. J’étais donc sortie du cimetière pour finalement arriver à une rue éclairer et il était encore là. C’était franchement mieux comme ça, avec ou sans lui. J’avais pris quelque seconde pour m’habituée au changement d’éclairage,  juste le temps pour que mes pupilles jettent un regard à mon pseudo agresseur du dimanche. Parce que bon, il n’était pas doué comme agresseur, il voulait juste… m’apprendre une leçon de la façon la plus conne qui soit. Ce n’était absolument pas la chose qui fonctionnait avec moi, mais on s’en fichait, parce que j’allais arriver à la maison et tout irait bien, du moins, je croyais.
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MessageSujet: Re: I'll shoot you down, don't mess with me [Shandro]   Jeu 25 Juin 2015 - 21:03



« Not only ghosts are to be feared »

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  La conversation, s'il on peut qualifier vos échanges de piques de conversation, garde un rythme relativement soutenu alors que vous avancez. Et voilà, exactement comme tu l'avais anticipé. Ah les femmes... Pas besoin d'un doctorat en psychologie pour reconnaître lorsque quelqu'un commence à se détendre, surtout quand c'était aussi évident qu'avec elle. Elle pouvait dire absolument tout ce qu'elle voulait, tu voyais bien qu'elle prenait un malin plaisir à alimenter la joute verbale. Bien sûr, si tu t'en allais, alors elle aurait gagné, et elle en serait fière, mais la satisfaction ne serait qu'éphémère, elle aurait vite fait de regretter ta pourtant soit-disant si ennuyeuse présence. Heureusement pour la jeune demoiselle, tu ne comptais pas la laisser tomber de si tôt.
Elle t'amusait la petite, mais t'es pas si cruel. S'il n'y avait que ça, tu lui aurais donné satisfaction, et ça fait bien longtemps que tu l'aurais laissé tombé. Si vous étiez dans l'Est, alors tu te serais pas emmerdé à jouer les babysitters pour enfant ingrat, même si inculquer, à ta façon, une ou deux leçon dans leur crâne ne te déplais pas tant que ça, mais là, vous étiez dans le Nord, et dans le Nord, absolument tout pouvait vous arriver. En particulier de nuit, lorsque les errants étaient en effervescence, et que l'obscurité servait de voile aux créature physiques. T'aimais pas savoir des gens sans défenses à traîner seuls ici le soir. Mais qu'est-ce que t'y peux après tout si les gens sont cons et ne font pas attention à leur vie. Bon après, toi aussi ça t'arrive de ne pas faire attention à ta vie, mais au moins, tu te mets en danger sciemment, sachant que tu as au moins espoir de t'en sortir. Tu fais pas qu'espérer que le Saint-Esprit t'offrira gentiment d'écarter la menace de ton chemin.

« Who talked about teleportation ? I ain't even got words to express how much this neighbourhood sucks, but there's a ton o'places to crash in. You don't need to go all the way back home. »

Tradoc:
 

Malgré le danger qui règne ici, et en dépit des records de criminalité que battent l'endroit, certaines personnes n'ont pas pu se résoudre à quitter leurs foyers, que ce soit par attachement sentimental, ou par manque de moyens. Beaucoup de ces gens, ayant conscience de l'enfer qui règne en dehors de chez eux, offrent aux voyageurs solitaires de venir crécher chez eux pour d'une à quelques nuit. Du moins... offrir est un bien grand mot. Beaucoup de ces gens sont aussi très modestes, et monnaient très cher les draps qu'ils prêtent, mais un porte-monnaie vide est toujours un moins grand mal qu'un corps sans vie. Avec un peu de chance, on tombait sur des altruistes qui ne demandaient qu'une petite participation aux tâches ménagères de la journée, avec un peu moins de chances, on tombait sur des arnaqueurs qui vous extorquaient jusqu'au moindre sous, tout dépendait de qui vous avait déjà accepté, viré, et d'à quel point vous aviez besoin de cet abri.

« Think about it for a second. That's less walking, more sleeping, and you'll get rid of me on top of it. Make up your mind within the next 5 minutes, and it's free ! Amazing, ain't it ? »

Tradoc:
 

Et tu ne sais pas pourquoi, ( ah oui, tu sais pourquoi, sa fierté ) elle va sûrement refuser ton offre. Et profiter de l'occasion pour lancer une nouvelle pique... si seulement elle a l'occasion de parler à nouveau. Quand tu disais avoir un mauvais pressentiment, tu ne t'étais pas trompé. T'en a déjà vu des choses folles, mais des parpaings qui volent, ça, c'était pas naturel. Les poubelles et les bris de verre non plus. Tu reconnais bien là la signature des errants. Certaines âmes par ici sont loin d'être en paix, et trouvent dans la mort des autres juste vengeance pour la leur. Certains poussent même le vice jusqu'à tenter de tuer pour récupérer les corps, et celui-ci semblait plus intéressé par les fines courbes de jeune femme de ton accompagnatrice que par ta grande stature. Et bien ainsi soit-il. Elle risque de passer un bien mauvais moment.

« Looks like baby dragon's in trouble. Well she doesn't need me to help anyway. Guess I'll have to do without her cute little face. »

Tradoc:
 
 

 
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MessageSujet: Re: I'll shoot you down, don't mess with me [Shandro]   Ven 26 Juin 2015 - 2:25



« I am raw, a dinosaur, but I will never be extinct »

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Eh oh, j’en avais de la conversation! Juste pas avec lui, parce que lui il était chiant. Donc, les piques c’étaient parfait, les piques, c’étaient magiques. Je ne me détendais absolument pas! Si je me détendais, je rirais. Bon d’accord je souriais, mais… c’était parce que c’était mieux d’en rire que d’en pleurer, vous comprenez? De toute façon, autre de l’assommer, je ne pensais pas que j’arriverais à m’en débarrasser. Mon quartier était nul et dangereux, ouais ça je le savais, mais c’était mieux que rien. Je préférais encore avoir un quartier nul que rien du tout. Donc, ouais, j’avais juste une envie, c’était de rentrer. Pas de jouer avec monsieur je m’enmerde dans un cimetière a pas d’heure. Non mais sérieusement, il faisait quoi dans un cimetière à cette heure? Il déterrait un cadavre? Ça ne m’étonnerait même pas vu le monde de fou dans lequel on vivait. Il continuait de me suivre pour faire changement, tout en continuant de parler.

-Je ne vais pas dormir chez quelqu’un d’autre, je ne sais pas si tu as remarqué… mais j’aime bien être insupportable, alors on va éviter de m’imposer à d’autre, merci bien.

Bon d’accord, ce n’était absolument pas ça la véritable raison, mais lui ne le savait pas, donc on s’en fichait. Je préférais passer pour quelqu’un de chiante versus de devoir expliquer que de m’accueillir c’était un peu jouer à la roulette russe avec le gouvernement. Parce que j’étais une fugitive aux dernières nouvelles. Bon d’accord, une fugitive contre mon gré, puisque je n’avais pas eu le choix de sortir de prison, mais je n’allais pas y retourner jamais. Donc, ceci étant dit, je devais juste continuer d’avancer et dans le pire des cas, je prenais un immeuble au hasard en mode « C’est là, bonne nuit » et attendre qu’il dégage.

-De toute façon, j’habite tout près maintenant, ça va.

Bon, ce n’était pas tout à fait vrai, mais il n’en avait rien à foutre. J’allais choisir un immeuble au hasard, c’était ça le plan. Ce n’était pas le mieux, mais je n’avais pas envie que monsieur puisse revenir me faire chier pour une raison X. J’aimais ma liberté, je voulais pouvoir l’assumer un peu en paix, même si ça impliquait un quartier inquiétant. J’allais me refaire et finir par changer de quartier, fallait juste que j’arrive à faire un truc de ma vie. Oh et tu as vu comme tu as eu tort? Parce que je n’avais pas balancé de pique, j’avais été presque sympathique. Ouais, presque, parce que bon, on parlait de moi quand même. Avec lui, j’étais aussi chaleureuse qu’un bac à glaçon, bref. Je continuais d’avancer, lui me suivait et c’est là que j’avais réalisé que ça n’allait pas. C’était chiant quand même, mais … c’était un peu comme quand on rencontrait des rôdeurs, sauf que là c’était pire. Parce qu’un rôdeur, c’était physique, là, c’était des trucs qui flottait. En général, je les évitais, mais là… c’était là et c’était près de nous, de moi. Du verre brisé, des poubelles qui volent… et merde. C’est là que monsieur en rajouta, mentionnant que j’avais des soucis. Qu’il devrait se passer de mon visage et que je n’avais pas besoin de son aide.

-De un : je ne suis pas mignonne. De deux : J’ai toujours des ennuis, la preuve je t’ai toi et ça dans la même soirée. De trois : tu ne pourrais pas aider même si tu le voulais, alors bon. C’est pas de ma faute à moi si je suis plus douée avec les rôdeurs qu’avec ça.

Je m’étais pourtant arrêtée, parce que je n’allais pas marcher vers ce truc. Je n’étais pas suicidaire. Bon en même temps… reculer c’était mieux quand même. Pas que… mais c’était intangible ces trucs! Genre, je n’étais pas une chasseuse de fantôme et je n’avais pas le numéro de ghostbusters sous la main.
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MessageSujet: Re: I'll shoot you down, don't mess with me [Shandro]   Ven 26 Juin 2015 - 4:35



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   Et un parpaing à gauche, un sac poubelle à droite, une brique en haut, et une jante en bas. C'est que c'était vraiment un violent celui-là. Tant pis, tu allais laisser faire, jusqu'à ce qu'elle finisse par t'appeler à l'aide. Et c'est qu'elle était agile la donzelle. Les projectiles arrivaient vite, et jusque là, aucun n'avait réussi à toucher sa cible. Un petit bout de femme dans toute sa petite fierté, tentant de se battre contre quelque chose qu'elle ne comprenait pas. C'était relativement stressant, mais ça en restait tout de même un spectacle des plus divertissants, il ne manquait plus que le pop-corn, et les parieurs. Tu les entends d'ici. Combient de temps est-ce que la petite femme tiendra-t-elle contre le fantôme. Une minute, trois minutes, ah ah, j'ai entendu dix par ici !
En tout cas, tu ne serais pas celui qui parierait sur dix, parce qu'à se rythme, elle ne risquait pas de tenir la cadence bien longtemps.  Un fantôme ne se fatigue pas, et d'ailleurs, celui-ci, ou du moins, celle-ci, semblait même s'enrager devant la capacité de sa cible vivante à esquiver ses attaques, et plus le temps passait, plus elle faisait preuve de véhémence. Ça faisait bien longtemps que tu n'avais pas croisé une âme errante aussi belliqueuse que celle-ci... et surtout, aussi acharnée. Vous étiez deux après tout. Même si ton enveloppe corporelle ne l'intéresse pas, tu aurais imaginé qu'un fantôme malveillant en colère finisse aussi par s'en prendre à toi. La pauvre se retrouvait vraiment seule face à son sort pour le coup et si tes yeux ne te trompaient pas, elle commençait sérieusement à s'essouffler.

« Me ? Can't ? Wanna bet ? »

Tradoc:
 

En temps que sorcier ayant une forte affinité avec les esprits... du moins, en tant que sorcier dont l'art est presque entièrement basé sur son affinité avec les esprits, tu serais presque vexé par ce qu'elle vient de dire, mais après tout, elle n'y connaît pas grand chose aux sciences occultes, ça t'y peux rien. Tout ce que tu peux faire, c'est déguster le spectacle jusqu'à ce qu'elle demande enfin de l'aide... ou qu'il tourne au vinaigre. Elle ne suit plus du tout la cadence. Tu savais que la fierté féminine c'était quelque chose, mais de là à préférer mourir que de demander de l'aide, c'en était une autre. Ou alors peut-être qu'elle était simplement trop essouflée pour articuler quoi que ce soit. Son souffle irrégulier t'a mis sur le qui-vive, mais ce qui t'a réellement poussé à agir, c'est cette première perle, d'un rouge écarlate, qui s'est échappé de son arcade. Une leçon ne vaut pas le coup de laisser son élève mourir.

« Hey Ma'am, what about getting toe to toe with a real opponent ? »

Tradoc:
 

Un esprit particulièrement belliqueux hein, c'est que tu en manquais un peu de comme ça. Au moins une des demoiselles présentes ce soir va devoir apprendre à t'apprécier, quel dommage que ce soit celle qui n'a plus de corps... pour l'instant. Pourquoi est-ce que tous tes pantalons et ceintures avaient autant de poches et de boucles, et bien c'était le moment de le montrer. Les deux poches les plus profondes de ta ceinture se sont ouvertes simultanément, crachant avec force leur contenu. Certains y voyaient du sable, d'autres y voyaient de la poussière, mais en réalité, cette poudre qui t'alourdissait était un savant mélange d'os et de viande séchée, piochée sur différentes créatures. Les ingrédients principaux de ton monstre de Frankestein.
Tes mains dessinent de hasardeux symboles, captant l'attention de celle qui fut autrefois une femme, libérant ta camarade, mais surtout, guidant la reconstitution de ta bête sans âme. La nécromancie était une chose, la création de fétiche en était une autre. L'alliance des deux semblait tabou. Tes précepteurs ne te l'avaient jamais présentée comme mauvaise, mais t'avaient laissé comprendre que l'expérience, bien que possible, était dangereuse, et voilà que tu t'y livrais sans vergogne. Tu aurais juste pu le calmer ce fantôme. Lui parler pour l'apaiser. Tu l'apaiserais ensuite de toute façon, mais l'occasion était bien trop belle. Mine de rien, si les esprits malveillants étaient communs, les âmes guerrières étaient une denrée rare, et tu savais en reconnaître une quand tu la voyais. Ta créature de chair, d'os et de tissu était debout, maintenant, il fallait que tu obtiennes de cette femme qu'elle accepte ton pacte. Pacte que tu concluerais à haute voix, pour bien faire comprendre à la jeune femme ( la vivante ) que tu accompagnais, que c'est toi qui domine sur les fantômes, et pas le contraire.

« So Ma'am. Why exactly you'dead.
That ain't gonna work. You can't just take away someone's body. And I know you were a woman and everything, but if what'ya wanted was vengeance, a stronger shell proves to be more useful than a prettier one.
Y'know I can help ya with that. Well, that's no supermodel, but it should get thangs done, f'you know what I mean.
Well then. Let's make it so.
»

Tradoc:
 

Une autre poche, un autre objet. C'est une aiguille que tu sortais, et que tu plantais dans le cœur de ta monstruosité, et alors, comme secouée par un soudain besoin de respirer, elle fut pris d'un sursaut, et s'anima, avant de retourner à son état de poussière original. Pas le temps de rester tout rammasser, tu améliorerais ta formule plus tard. Tout ce qui comptait vraiment, c'était l'aiguille que tu brandissait devant toi. Ton nouvel artefact te rendait tout sourire.

« So. Yup. Sorry I couldn't do much against that thing. »

Tradoc:
 

Sauf que ta petite dragonne avait une sale entaille au dessus du sourcil.

« Hopefully y'aint livin too far, at least it won't bleed too much before you can bandage it. »

Tradoc:
 
 

 
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MessageSujet: Re: I'll shoot you down, don't mess with me [Shandro]   Ven 26 Juin 2015 - 5:21



« I am raw, a dinosaur, but I will never be extinct »

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D’accord, je l’avoue, j’étais dans la merde. Pour ma défense, ce n’était jamais arrivée avant donc… j’accusais la nouveauté dans ma vie, donc le con qui me suivait. C’était surement lui qui l’avait attiré et puis voilà. Quoi? Moi? Rejeter la faute sur les autres? Bah oui, mais juste quand c’était surement très vrais. Donc, le problème n’était pas le truc en soit, mais les projectiles que ça balançait et sérieusement, j’arrivais à les esquiver. Je préférais éviter le fantôme au complet, mais bon, là j’évitais les projectiles et encore et encore. Monsieur avait la belle vie. Je le détestais pour ça et ouais, plutôt mourir que de m’abaisser à lui devoir quelque chose. Pas vraiment par fierté, plus par crainte de ce qu’il pourrait demander en échange. Donc ouais, je l’avais entendu parler, mais je ne l’écoutais pas. Parce que moi, j’étais occupé, pas comme lui. Mon cerveau lui balança surement une trentaine de « fuck you » bien placé, mais pas le temps de rien. J’avais du cardio, j’étais agile et en forme, mais pas au point de faire ça toute la nuit et monsieur ne bougeait pas son cul. Sérieusement, je l’aurais frappé, en fait… si je m’en sortais… je le ferais, promit. C’est un peu après cette réflexion que je senti la brûlure mordante du verre qui me frôlait l’arcade sourcilière. Je détestais être blessé près des yeux, ça te coulait dans l’œil après et ce n’était absolument pas pratique. Pourtant, c’était encore mineur.

C’est là que le crétin accepta enfin d’intervenir, d’attirer son attention et avoir su, je lui aurais peut-être demandé de l’aide, mais je ne pouvais pas deviner que le crétin en question était un tricheur. Parce que ouais, il était un de ses trucs qui faisait de la magie. J’avais pris le temps de reprendre mon souffle et j’avais abandonné l’idée de comprendre ce qu’il disait et faisait, parce que sérieusement, moi et la magie ça faisait mille. Monsieur continuait à discuter avec le fantôme et tout et moi je reprenais contenance, je reprenais mon souffle et c’était surement mieux comme ça. Ma blessure devait être superficielle, parce qu’elle ne me saignait pas dans l’œil, ce qui était une bonne chose en fait. Donc, monsieur faisait ami-ami avec le fantôme et moi je reprenais mon souffle. C’était surement bien comme ça. Ensuite, l’idée de me barrer me vint en tête. Parce que c’était surement la meilleure idée, il était occupée… je pouvais m’en aller et le laisser là. Il gérait très bien la situation! Alors il n’y avait pas de quoi fouetter un chat. Sauf qu’il m’adressa la parole quand je comptais me mette en mouvement. Du moins, je pensais qu’il me parlait. Ce n’était pas clair non plus.

-Mouais, tu triches, alors ça ne compte pas.

Parce que la magie, c’était de la triche, que je n’y comprenais rien et que j’avais déjà du mal avec la politique… je n’allais pas en prime tenter de comprendre la magie. J’avais été enfermé, les gens avaient développé de nouvelle technique et puis basta, on n’en parle plus.  Il rajoutait même qu’heureusement je n’habitais pas trop loin, que je pourrais me soigner avant que ça ne saigne trop. Hein? Qui avait dit que j’habitais près? Ah oui, moi, pour qu’il dégage.

-Oui bon, habiter près… c’est relatif hein. Bref, bonne nuit.

Et j’avais tourné les talons encore vers la direction de mon chez moi. Quoi? Il s’attendait à un merci? À de grands yeux remplis de cœurs et de fleurs pour son sauveur? Bah non, pas avec moi. Il m’avait aidé juste parce qu’il avait les capacités requise de le faire. Enlevez lui sa magie et il aurait pris ses jambes à son cou, donc non, je ne trouvais pas nécessaire de remercier. Ouais, faudrait vraiment que j’apprenne à devenir gentille, mais… j’en étais incapable.
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MessageSujet: Re: I'll shoot you down, don't mess with me [Shandro]   Dim 28 Juin 2015 - 23:04



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    C'est qu'elle était vraiment, mais alors vraiment bornée celle-là. Elle se retrouve dans une situation pas possible et elle refuse de demander de l'aide. Tu lui proposes ton aide et là elle te dit être convaincue que tu ne peux rien faire. Tu lui montres que tu peux en effet faire quelque chose, et tu mets le paquet d'ailleurs, parce que mine de rien, le rituel que tu viens de perpétrer, il est particulièrement difficile, et là, au lieu de te remercier de lui avoir sauvé la vie, elle te fait encore plus la gueule. Et madame, non contente de te faire la gueule aurait pu être un minimum impressionnée, ou au moins faire semblant de l'être. C'est pas tous les jours qu'on croise ton type de magie, et d'ailleurs, vu ses réactions face au spectre, elle devait pas être familière du tout avec la magie... mais non ! Tout ce u'elle avait à rétorquer, c'est que c'était de la triche. Est-ce qu'elle se rendait au moins compte de tous les sacrifices que tu avais dû faire pour arriver à ce niveau de triche ? Parce que si toi tu étais juste un tricheur, qu'est-ce qu'ils étaient alors tous ces pauvres sorciers débutants ?

« Cheating ? D'ya even realise how hard it is to do magic ? Gurl D'ya even realise what's magic ? Have you been living under a rock for the last 3 years or what ? »

Tradoc:
 

Et le pire, c'est que malgré tout, elle comptait quand même se débarrasser de toi. Parce qu'elle pensait vraiment que tu allais la laisser tranquille une fois la première menace passée, et qu'il suffirait de te dire qu'elle n'habite pas loin pour que tu la laisses finir sa route seule ? C'est qu'elle était bien naïve la petite mine de rien. Peut-être qu'elle n'a pas réalisé que la raccompagner chez-elle ça voulait dire la raccomapagner jusqu'à ce qu'elle soit à l'intérieur de son habitation, plus ou moins en sécurité. Au moment où elle fermerait sa porte à double tour, alors là oui tu la laisserais seul, mais surtout pas avant. D'autant plus que tout le monde avait sa propre notion de – pas loin – et que tu avais d'énormes doutes sur la sienne... ou sur quoi qu'elle puisse te raconter.

« I guess ya didn't understand what I'm sayin. I said I'm not livin'ya until you're home, and unless you're home is an empty street, looks like we're not there yet. »

Tradoc:
 

Le chemin avait repris, bien plus silencieusement qu'il n'avait commencé. De ton côté, ce n'était pas vraiment que l'atmosphère fut particulièrement lourde. Les attaques d'esprits frappeurs, t'avais l'habitude, et puis en plus, tu venais de gagner un nouvel allié spirituel dans cette histoire. La fille t'intriguait toujours autant, et sa compagnie, aussi détestable qu'elle ait pu être, ne t'était pas désagréable. Le problème était qu'elle commençait véritablement à t'intriguer.
Déjà tu ne connaissais même pas son nom.
Deuxième point, elle ne semblait absolument rien piger que ce soit aux fantômes ou à la magie.
Troisième point, elle avait cette lueur dans son regard, comme si elle était complètement perdue dans son propre monde.
Quelque chose clochait chez cette fille, et tu finirais, d'un moyen ou d'un autre, par découvrir ce que c'était.
 

 
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MessageSujet: Re: I'll shoot you down, don't mess with me [Shandro]   Lun 29 Juin 2015 - 2:43



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Moi? Bornée? Absolument pas. J’étais déterminée, mais ça, c’est franchement différent quand même. Il ne faut pas se tromper avec tout ça, bref. Pourquoi demander de l’aide quand l’aide ne servait strictement à rien? Les fantômes, ce n’étaient pas mon truc, mais c’étaient chiant et impossible à vaincre, en général ils disparaissaient, passaient à un autres ou je ne sais pas quoi, mais genre… les taper c’était impossible. Donc ouais, esquiver était mieux, espérer qu’elle chance de cible soit la meilleure option, mais c’était raté pour cette fois. Le mec avait proposé de l’aide, mais si c’était pour nous faire fuir dans un endroit sombre… non merci. En prime, quand il avait montré qu’il pouvait vraiment aider avec le spectre… il avait utilisé de la magie, donc ouais, c’était un tricheur. Il ne pouvait pas faire comme tout le monde, donc c’était de la triche. Parfois, dans la vie, il ne faut pas chercher bien loin les explications. Il n’avait pas vraiment l’air satisfait de mon commentaire, mais je m’en fichais, fallait qu’il apprenne à être insatisfait avec moi le pauvre garçon. Donc ouais, il n’aimait pas le mot utilisé, rajoutant que c’était difficile. Si j’arrivais à concevoir ce que c’était, m’accusant même d’avoir véu sous une roche pendant 3 ans. Ouais bon, il y était presque. J’avais donc plongé mon regard dans le sien pour lui répondre.  

-Apprendre à compter les cartes est quelque chose de difficile pour certains, mais ça reste de la triche quand même. Donc, la magie c’est de la triche. Je sais que les gens qui en ont sont toujours chiants, ça me suffit. Oh et ce n’était pas une roche, mais bien une grotte et ce n’était pas 3 ans, mais 5, merci.

Maintenant que c’était dit, je pouvais m’en aller. C’est vrai quoi, il n’y avait aucune chance que je me fasse réattaquer une seconde fois dans ma journée, donc… aussi bien que j’en profite et que je quitte. Pourtant, il ne voulait pas, il était franchement collant ce mec. Donc ouais, monsieur n’était pas d’accord et revenait à la charge pour m’expliquer une nouvelle fois que non, il ne me laisserait pas en pleine rue et qu’il allait attendre que je choix chez moi.

-Mais ce n’est plus drôle là, c’est même franchement chiant. Je veux juste que tu dégages, s’il te plait? Soit gentil.

Ouais, sur ma fin de phrase, j’avais presque été gentille en fait. Presque normal quoi. Genre, comme si c’était une demande comme les autres, une qu’on fait de belles façons pour l’obtenir, mais pas trop non plus. J’en avais marre. Je n’étais pas du genre à aimer les gens, mais c’était pire quand on s’accrochait et là… il se la jouait un peu trop koala à mon goût. J’avais finalement soupiré quand il avait continué de me suivre, je m’étais passée vigoureusement une main dans les cheveux pour chasser mon désaccord et j’avais continué de marcher. Note à moi-même, ne plus jamais passer par ce stupide cimetière, mais genre… vraiment plus. En même temps, je marchais, il me suivait, mais on ne parlait pas. J’aurais surement dû continuer sur cette lancée, mais…

-Ok, on fait un compromis toi et moi. Tu viens me porter jusqu’à mon immeuble puisque tu as l’air obsédé par l’idée, mais tu ne montes pas. Comme ça, je vais avoir un minimum l’impression qu’on ne se reverra plus jamais. Moi en échange, je vais être assez honnête pour ne pas en prendre un au hasard pour me débarrasser de toi. Ça te va?

Je détestais les compromis, c’était un peu comme capituler, mais je l’avais fait avec lui, parce qu’en fait…  il avait franchement l’air aussi têtu que moi, mais ça c’était impossible. Tout le monde le savait bien non? Oh et ce n’était pas parce que je faisais un compromis que je m’adoucissais! Faut pas être con non plus.
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MessageSujet: Re: I'll shoot you down, don't mess with me [Shandro]   Mar 30 Juin 2015 - 1:23



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    Et c'est qu'en plus elle refusait d'en démordre. De la triche. Donc ton existence dans presque son entièreté se résumait à de la triche. Merde, l'existence de centaines de milliers d'autres gens se résumait à de la triche ? La magie était innée, c'était dans vos gènes, c'était dans vos veines. Oui vous deviez apprendre à l'utiliser, mais c'était une part de vous les sorciers. S'adonner à la magie devenait vite comme respirer. Un besoin viscéral. Seulement ça seuls les initiés pouvaient vraiment le comprendre, et les hommes ne pouvaient que l'imaginer. Elle, malgré le monde dans lequel elle vivait, elle n'arrivait pas à l'imaginer. Pourtant en trois ans que vous étiez finalement dévoilés au grand jour, elle avait bien dû se demander ce qui se passait, elle devait bien avoir côtoyé des gens, vu des choses qui l'auraient poussé à se poser des questions, à moins d'avoir vraiment vécu recluse.
Elle essayait de faire la tortue, de se cacher, alors qu'au fond d'elle elle avait terriblement envie de parler. Ce genre de comportement était tellement facile à observer. Tu le sais parce que tu fais exactement la même chose. Elle tourne tes mots en ridicule, elle plaisante, mais seulement à moitié. Ce n'était peut-être pas littéralement dans une grotte, mais quand elle disait avoir été enfermée pendant cinq ans, t'étais prêt à parier que c'était loin d'être une blague. Et elle pouvait faire autant semblant de ne pas ne avoir grand chose à fiche qu'elle voulait. T'étais aussi prêt à mettre tes deux mains à couper qu'elle en était très affectée. Mine de rien, c'était déjà un progrès depuis le départ, parce que maintenant, même à travers son filtre, elle se dévoilait petit à petit.

« Not funny anymore... meaning it's must've been funny for a while. »

Tradoc:
 

La fin de sa phrase était une douce musique à ton oreille. S'il te plaît, elle avait dit s'il te plaît.Venu de sa bouche, ça valait un million de fois plus que tous les je t'aime que tu avais pu arracher à ces cœurs d'artichaut pendant que tu les... ahem je m'égare. Malheureusement pour elle, ou peut-être pas, vu qu'elle semblait elle aussi apprécier un minimum la rivalité qui pesait entre vous, tu ne comptais pas en rester là. Hors de question. Surtout qu'aussi minime que ça puisse sembler, la situation évoluait entre vous. Et puis à, l'inespéré. Le pas de géant, oh que dis-je le grand saut.
À n'importe qui ça pouvait sembler être un banal compromis, juste pour être sûr de se débarasser de toi, mais à tes yeux, c'était surtout la première fois qu'elle t'offrait sa confiance. Et sincèrement avec ça.

« Fine. Won't go past the courtyard. But I hope I really have yo'word on this one. »

Tradoc:
 

Décidément, elle était au moins aussi têtue que toi celle là... et aussi bizarre que ça puisse paraître, c'est ce que tu trouvais de plus agréable chez elle. Cet air de défi en permanence fiché sur son visage. 'Tain. En fait, tu la veux cette fille. Tu la veux à toi, celle-là et pas quelqu'un d'autre. C'était pas censé être de la drague au départ... mais seulement au départ, parce qu'à partir de maintenant, la partie était lancée, et tu comptais bien la gagner.
Déjà première manœuvre, pour t'assurer qu'elle ne se fichait pas encore de toi, une fois que vous seriez séparés, tu attendrais quelques heures de voir si elle restait, ou si elle s'enfuyait, mais il semble bien que pour l'instant, vous en aviez encore pour un moment à marcher, et sa plaie continuerait de saigner. T'as passé devant, et t'as pris ses épaules pour l'arrêter de force.

« So, as we're in for a longer walk than expected... »

Tradoc:
 

Tu la lâche, prenant garde à lui inciter de ton regard à ne pas bouger, et tu arraches sans pitié un bout de tissu du débardeur accroché autour de ta taille, pour le lui accrocher autour du crâne, en garrot de fortune.

« Should slow down the bleeding, so ya don't end up light headed before you're home. »

Tradoc:
 
 

 
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MessageSujet: Re: I'll shoot you down, don't mess with me [Shandro]   Mar 30 Juin 2015 - 4:30



« I am raw, a dinosaur, but I will never be extinct »

Shandro & Aimée
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J’allais refuser d’en démordre pour toujours. C’était clairement de la triche. Je me fichais bien que ce soit relier à quoique ce soit, je trouvais quand même qu’avoir des capacités XYZ de plus, c’était de la triche. Je savais que ça existait, de loin là, à la télé, des trucs comme ça, mais dans mon entourage immédiat… non. J’avais donc répliqué à chaque fois qu’il me parlait, je n’étais plus aussi agressive, mais c’était chiant à garder comme mode, alors je restais cinglante, je lui répondais, j’étais bornée, têtue et je ne m’en laisserais pas imposer, loin de là. Le problème, c’est qu’il avait la réplique facile aussi. On était en pleine joute verbale là. Il avait relevé mes mots utilisés, notant que maintenant ce n’était plus drôle, donc que ça l’avait été avant. D’accord, mentir ne tuerait personne et j’adorais mentir, donc :

-Hm, je sais pas. Peut-être qu’entre l’agression physique, les insultes, le fait que tu me suis, que tu m’ais laissé me débrouiller toute seule contre un truc chiant et que tu refuses de me laisser tranquille, j’ai eu du plaisir, genre… quand je t’ai frappé, c’était bien ça, on recommence?

Et j’avais souris, mais d’un sourire joueur et légèrement mauvais. S’il me disait oui, j’allais le refaire, rien à foutre de la politesse, il me donnait envie de lui en mettre une, encore. Il était trop sûr de lui, trop, trop. Alors ouais, je comptais bien lui remettre les idées en place s’il le fallait. Personne ne me possédait, jamais, un point c’est tout. Il n’allait pas s’approcher de moi, ce n’était même pas concevable. J’avais donc décidé ensuite de capituler un peu, du moins… d’assurer un minimum mes arrières en faisant un compromis. Parce que non, je ne voulais pas qu’il se pointe chez moi, je n’avais pas envie qu’il s’invite à entrer ou à je ne sais pas quoi. Donc ouais, le bas de l’immeuble, c’était parfait. Le mieux, c’est qu’il acceptait, il ne dépasserait pas la cour, mais il espérait avoir ma parole. Je n’avais aucune parole, jamais, mais pour les besoins de la cause…

-T’inquiète, je vais la respecter pour une fois. Compte-toi chanceux.  

Si je tentais du mieux que je pouvais de me rendre détestable? Ouais, complètement. J’allais bien finir par réussir, le repousser tellement fort qu’il tomberait et ne reviendrait pas à la charge. Ça avait fonctionné tellement de fois que je ne pouvais pas croire que ça ne marche pas cette fois encore. En général, je jouais, je gagnais et je repoussais ensuite. Je m’étais calmée sur l’intensité du jeu en question depuis mes 16 ans, mais bon, les vieilles habitudes avaient toujours la vie dure. Je continuais de marcher, je sentais les élancements de ma blessure, mais rien à faire, j’allais la soigner une fois chez moi, la trousse de premier soin, c’était surement le seul truc adéquat dans mon appart en fait. Pourtant monsieur avait pris les devants, passé devant moi pour mettre ses mains sur mes épaules. Directement, sans vraiment réaliser, je lui balançais un regard noir, je m’étais crisper, j’avais fermé le poing. Non mais oh, il n’allait pas me la refaire hein. Il m’avait pourtant lâché quand je m’étais arrêtée, mentionnant qu’on allait marcher plus longtemps que prévue, genre… il venait de le réaliser, donc monsieur se la jouait premier répondant. Il avait plongé son regard dans le mien, c’était évident qu’il ne voulait pas que je bouge et je n’avais pas bougé, mais j’avais relevé un sourcil interrogateur comme pour lui demander sans un mot s’il était vraiment sérieux. Parce que je n’allais pas obéir à un regard, je faisais ce que je voulais, mais je comprenais le principe de la chose. Il avait déchiré son haut pour me faire un bandage de fortune, c’était chiant, j’avais ronchonnée un peu, mais j’étais capable de m’occuper de moi toute seule. Ce n’était pas une petite coupure qui allait me tuer non plus.  

-Me faudrait plus qu’une éraflure pour que je tombe dans les vapes et je suis capable de m’occuper de moi toute seule. Si tu n’étais pas là, ça ne serait surement même pas arrivé, je n’aurais pas perdue autant de temps dans le cimetière et j’aurais passé par un autre chemin.

Pourtant, je ne l’avais pas dit sur un ton agressif, juste… j’énonçais un fait. J’étais capable d’être agréable, juste que je ne le voulais pas, pas avec lui, pas avec quelqu’un qui a comme premier réflexe de me toucher. Une fois qu’il avait fini, que j’avais parlé, je lui avais balancé un regard clair genre « bouge » pour continuer d’avancer. J’aurais surement dû être plus constante et être chiant 100% du temps, mais ça demandait parfois de l’effort, parce qu’il commençait à être presque supportable, ouais… presque. Donc bon, aussi bien avancer vers chez moi pour en finir le plus rapidement possible.

-Non mais sérieusement, pourquoi tu fais tout ça? Et je n’accepterai pas de connerie comme réponse, je t’avertis.

J’étais légèrement tranchante sur le coup, parce qu’on ne me faisait pas chier. Je lui laissais peut-être une chance d’avoir le droit à une véritable bribe de conversation venant de moi, qu’il ne gâche pas tout en me faisant chier avec de la drague à deux balles ou des réponses toutes faites. J’étais du genre chiante et exigeante. Il avait franchement tiré le mauvais numéro le pauvre.
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I'll shoot you down, don't mess with me [Shandro]

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