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  A Swampy meeting [+18]

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MessageSujet: Re: A Swampy meeting [+18]   Dim 28 Juin - 9:28

Sur le papier, l'idée est géniale. Si tu peux ne serait-ce qu'assurer la confusion des éventuels perturbateurs de ton calme, c'est un bon début. Restent cependant les différentes ondes qu'il sera impossible de camoufler, ou encore tout simplement le bruit qui à en croire les derniers visiteurs, leur parvient assez facilement. Tu devrais peut-être songer simplement à isoler la cabane et à investir dans la véritable pose d'une fenêtre : c'est tout bête mais déjà ça peut empêcher certains bruits de passer. Restent encore une fois les ondes. Si le Gouvernement a l'excellente idée de te tracer par satellite, tu es dans la merde, car ils vont tracer les ondes du téléphone...oui, oui, celui qui te suit partout. Quand il évoque les gri-gri nécessaires à la mise en place d'un tel stratagème, tu souris, levant une main apaisante.

« En dehors de toi et moi pour l'instant une seule personne a le droit de venir ici. »

Et elle est paradoxalement du gouvernement. Il s'agit d'Aubin. Tu le laisses entrer, tu le fais entrer même, parce que tu sais qu'il ne te trahira jamais. C'est peut-être la personne en qui tu as le plus confiance pour ce genre de choses – oui, même Alvin n'a pas ce privilège, car vos opinions politiques diffèrent de trop. C'est peut-être sa condition de hibou qui le rend discret même lorsqu'il s'agit d'une activité illégale, et qui le rattache inconsciemment au calme du lieu et au milieu naturel ;
après tout être perché, c'est le propre d'un oiseau.

« Ecoute, ça me va ; de quoi as-tu besoin ? »

Ca commencerait certainement par l'amputation d'écorce et de branches de ce pauvre arbre mais il faut ce qu'il faut pour se protéger. Tu ne connais rien à la mise en place de charmes mais tu supposes que seul le spiritisme ne peut totalement marcher.
Tu ne le vois pas fumer alors ton bras bascule par la fenêtre ouverte, laissant ainsi la fumée s'évaporer directement dehors, nourrir un peu les arbres, avant de disparaître dans le néant. Il n'y a pas pire odeur que le tabac froid dans un endroit fermé, même si l'archaïsme de la fenêtre permet régulièrement à cette cabane de prendre un peu l'air. Un sourire éclaire ton visage quand Shandro te confie qu'il partage tes sentiments, d'une manière aussi adroite d'un éléphant dans un magasin de porcelaine, merci pour la métaphore fleurie, mon gars. Lorsqu'il évoque le mouvement, cependant, ton regard s'assombrit sur la réalité des choses.

« En vérité je dois t'avouer que...eh ! »

Tu sursautes et recules rapidement, ta cigarette à la main, quand il dégaine. Ton café se renverse légèrement sur le sol. Ton cœur heurte ta poitrine avec violence.

« Putain mec préviens quand tu fais ça. »

Sans attendre, il se glisse à travers la fenêtre et grimpe sur les hauteurs de l'arbre. Intrigué, tu te glisses à la fenêtre et t'y accoudes, le cou tordu dans sa direction. Tirant une bouffée de ta cigarette, tu le regardes se balader avec dextérité dans le feuillage comme si c'était la terre ferme.

« Malheureusement je n'en connais pas beaucoup. Je ne suis vraiment proche que de Enya, une animatrice radio que j'ai rencontrée récemment, et de Loukas, mon meilleur ami. Le mouvement est dispatché un peu partout dans la Nouvelle Orléans, c'est un peu désordonné. »

Cela permet de ne pas vous attaquer et vous tuer en réunion mais tu dois admettre que c'est très loin d'être pratique.
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MessageSujet: Re: A Swampy meeting [+18]   Lun 29 Juin - 2:36


Povidential encounter



 Loon & Shandro
featuring

      Loin d'être étrangers à ces arobaties, c'est avec une déroutante facilité que tes muscles s'adonnent à cet exercice. Tantôt tirant sur un bras ou poussant sur une jambe, tu te déplaces avec dextérité à travers les branchages, à la recherche de fragments à ta convenance, et de faiblesses dans l'écorce. Tu prends grand plaisir dans ce jeu de déséquilibre, allant jusqu'à exagérer tes gestes, accélérer des mouvements que tu fais habituellement plus lentements, et à t'adonner à des sauts plus incertains histoire de te mettre en avant face à l'interlocuteur qui t'observe. Et le débardeur beaucoup trop large, seul vêtement que tu acceptais, en dehors de rares occasions, de voir plus ou moins couvrir ton torse depuis que la chaleur suffocante d'un été éternel s'était abattue sur New-Orleans s'avérait un précieux allié dans ce genre de cas. Difficile à travers le peu de tissu qui te recouvrait, de ne pas porter la moindre attention aux desseins de ta musculature, roulant juste sous ta peau. Toi... un m'as-tu-vu, mais pas du tout voyons.
Comme pour appuyer le naturel dans une chose qui ne l'est pas, plutôt que de prendre une pause dans ton activité pour lui répondre, tu gères discrètement ton souffle de manière à pouvoir parler tout en te mouvant en continu. Tu prends toutefois la peine d'écourter tes phrases, histoire d'économiser un maximum de ta capacité pulmonaire.

« So it's only three charms. Can do. »

Tradoc:
 

Quelque part, t'es flatté de te savoir déjà monté assez haut dans son estime pour faire partie des trois heureux élus. Après tout, tu aurais entièrement compris qu'il ait décidé de t'écarter, te faisant jurer de ne pas parler de ce que tu as vu, et de ne plus t'approcher avant réflexion plus poussée. T'es nouveau après tout. T'étais même prêt à respecter ce genre de décision. T'inclure reste tout de même une jolie manœuvre stratégique de sa part. En tant que lanceur du sort, et fabricant du contre-sort, t'exclure aurait pu s'avérer être un choix désastreux. Ça aurait pu n'être là que précaution qu'il prenait pour lui-même, et pour la dernière personne à qui il pensait, mais le naturel avec lequel il vous avait mentionné vous deux te pousse à croire en l'installation d'une véritable confiance entre vous, et ça, ça te plaisait.

« Gonna need Mangrove leaves, a few ounces of Heron feathers, three snake sloughs, cloth... and I think I've got the potions home already. »

Tradoc:
 

Le seul problème, c'est que ta généreuse mère finira bien par avoir besoin de ces potions, et alors tu devras gentiment retourner en récolter les ingrédients et passer des heures à les préparer, mais c'était mieux comme ça. Tu préfères autant faire croire que ce n'était pas grand chose, et éviter à Loon le heures que tu passerais à gratter la vase à la recherche d'algues minuscules dont tu arrives à peine à prononcer le nom.

« Oh and a few droplets of your blood too. »

Tradoc:
 

En espérant au passage que ça puisse t'amener à connaître la personne avec qui tu partageais les honneurs... mais chaque chose en son temps. Pour l'instant, t'as du bois à aller ramasser aux pieds de cet arbre, et vous avez des mues de serpent à chercher. Il ne te faut pas plus de trois sauts pour passer des branches dans lesquelles tu étais perché au sol, et pour commencer à rassembler soigneusement les morceaux que tu as coupé. Une fois rassemblés en quelque chose qui ressemblait plus ou moins à un cylindre, une liane qui traînait par là te servirait de ficelle pour maintenir les branchages entre eux.

« Hoped y'all would be in contact. But in the end, small independant group's the better option. At least if one falls, other's not taken down. »

Tradoc:
 

Depuis le sol, tu lances un malicieux sourire à ton nouvel ami, resté à sa fenêtre.

« So, waddya waiting for. I'm not gonna look for snake sloughs all by myself. »

Tradoc:
 



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MessageSujet: Re: A Swampy meeting [+18]   Lun 29 Juin - 11:18

Oui, seulement trois. Pour lui comme pour toi, c'est déjà bien assez, même si la raison diffère. Ce ne doit pas être anodin a fabriquer, même pour un sorcier expérimenté ; quand à toi, tu n'as pas l'intention de laisser davantage de personnes troubler la tranquillité de ce lieu. Les meilleurs amis peuvent non seulement devenir des vraies racailles lorsqu'il est question de politique, mais surtout tu ne peux embarquer personne à risquer sa vie dans ton histoire. Aussi étonnant que cela puisse paraître, c'est l'être le plus fragile de tes connaissances en qui tu as le plus confiance pour cette situation : on ne porte guère attention au hibou et si d'aventure on le faisait, personne ne le soupçonnerait de s'acoquiner d'un rebelle insignifiant perdu dans le bayou.
Du moins, tu l'espères, car il serait si facile de le briser.

Le nez dans la fumée de ta cigarette, tu sirotes ton café, laissant Shandro s'affairer dans le feuillage des arbres comme s'il opérait dans ta propre chevelure : avec la confiance des longues années d'amitié. Ce n'est pas ton arbre mais un lien intrinsèque vous unit, celui des longs mois de secrets grillés au soleil et ballottés par la pluie dans la solitude des marais. Le contenu de la tasse de café descend aussi doucement qu'il se refroidit. L'amertume de la boisson chaude aiguise tes papilles à la saveur mentholée de la cigarette qui bientôt n'est plus qu'un mégot que tu jettes dans un sac poubelle posé dans un coin.
Tu prends le temps de mémoriser sa liste de courses, te demandant s'il y a des hérons par ici, ou même ce qu'est exactement un palétuvier. Ton expertise en composition de potions ne t'as jamais mené jusqu'à l'habitat naturel de cet arbre. En revanche, les serpents sont légion par ici ; tu le sais pour en avoir piégé quelques uns pour leur venin.

Lorsqu'il évoque ton sang, pourtant, tu te tends. Peut-être ses pouvoirs lui permettent-ils de sentir le trouble qui soudain te gagne. Si les piqûres et la douleur ne te dérangent pas, la simple évocation du sang, même – surtout – lorsqu'il s'agit du tien, te rend malade. Tu te mords la lèvre sans rien dire, reléguant cette pensée au fin fond de ton esprit comme on relègue un article au bas d'une liste de courses au cas où le budget n'a pas explosé.

« On dirait un rite de magie noire, ton affaire. » commentes-tu simplement.

Afin de te redonner contenance, tu avales d'une traite le café qui te reste, même le marc dégueulasse que d'ordinaire tu verses dans le vide au bon vouloir des plantes qui poussent dix mètres plus bas. Shandro contourne la cabane et se laisse glisser au sol avec la facilité d'un chat puis commence à ramasser les différentes branches qu'il a laissées tomber.

« Je ne les connais pas tous, mais je peux t'en présenter quelques uns. Y'a fort à parier que tu t'entendras bien avec Lou'. »

Loukas de son prénom complet, ton ami d'enfance, le seul que tu n'as jamais quitté, même à l'université, avec lequel tu es arrivé à la Nouvelle Orléans et, quasi en même temps, dans le mouvement de la résistance. Tu baisses les yeux sur Shandro et superposes mentalement le portrait de Loukas au sien ; la comparaison provoque un rire sardonique. Quel coktail explosif vous feriez, tous les trois...

« J'arrive, y'a pas l'feu au lac ! »

Tu recules et fermes la fenêtre en punaisant de nouveau le carré de bâche amoché par l'entrée de Shandro. Tu rassembles tes affaires, verrouilles la cabane et déroule l'échelle de corde avant de descendre le long de celle-ci. Pied à terre, tu la fait virevolter autour de l'arbre avant de la fixer autour du tronc avec le même morceau de liane qu'à l'ordinaire.

« Je sais où en trouver, mais vu ta pratique il y a moyen qu'on connaisse le même coin. »
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MessageSujet: Re: A Swampy meeting [+18]   Lun 29 Juin - 18:33


Povidential encounter



 Loon & Shandro
featuring

      Un rite de magie noire, un rite de magie noire. Non ce n'est pas parce qu'il fallait verser une pauvre goutte de sang que c'était un rite de magie noire. Tu détestais sincèrement qu'on compare tes pratiques à de la magie noire, mais cette fois, tu te contenterais de faire la moue et de laisser couler. Tu n'y peux rien Shan. Le vaudou est une pratique ancienne, presque abandonnée, et très méconnue de tes contemporains. La magie noire elle était bien plus d'actualité, et il faut bien reconnaître que beaucoup de ses codes font écho à ceux des magies perdues, dont la tienne. Logique que la remarque revienne souvent... et puis... certains aspects des arts vaudous étaient loin d'être innocents, mais c'était le cas avec toutes sortes de magies, non ? M'enfin, une fois de plus une fois de moins, tu ne risques plus de t'emporter face à cette remarque.
Loon s'en allait d'une manière disons, plus conventionnelle que toi. Il avait tout de même des biens à sécuriser. Même si tu ne manqueras jamais de lui faire croire le contraire, que ce soit en gestes ou en paroles, l'attente ne fut pas particulièrement longue. Tu voyais bien à quel point l'ouverture et la fermeture de son poste lui étaient déjà devenu un rituel. Le pied battant, t'as attendu qu'il soit descendu pour reprendre la parole. D'habitude t'es pas de ceux qui font particulièrement attention à si une personne est occupée ou pas lorsqu'ils interagissent avec, mais pour une fois t'as décidé qu'observer en silence pourrait ne pas être une mauvaise idée.

« Hope you're right. Sadly I'm quite famous fo'not easily getting along with people. I may be foul-tempered, but I'm a nice guy, an't I ? »

Tradoc:
 

Peut-être vaut-il mieux pour toi qu'il ne réponde pas à cette question et qu'il se contente de te montrer où est-ce qu'il comptait les trouver ces peaux, bien que tu aies une petite idée de là où il t'emmenait. Il y avait un endroit pas très loin dans le marais où les serpents pondaient régulièrement. Les jeunes ne s'éloignaient jamais beaucoup avant leur première mue, et du coup ce n'était pas rare d'y croiser quelques lambeaux de vieilles écailles. Niveau recherches, ça a été ta première idée, et t'as bien l'impression que c'est par là qu'il se dirigeait. Autant suivre quand même, qui sait, tu pouvais bien te tromper. Par contre si tu ne te trompais pas, vous en aviez bien pour une bonne quinzaine de minutes de marche... autant en profiter pour continuer de briser la glace... en essayant de ne pas t'empaler sur un éclat.
Faut dire que t'as jamais été particulièrement doué pour te faire des amis. Depuis tout petit, t'as toujours été du genre solitaire. Après tout, t'avais pas besoin des gens. Les gens ne comprenaient jamais rien, du coup tu préférais parler au fantôme, ce qui ne t'aidais pas vraiment en matière d'intégration. La plupart des personnes de ton âge qui ont osé t'approcher doivent encore à l'heure qui l'est avoir des cicatrices et des bleus pour le leur rappeler. Ils le méritaient ! C'est ce que tu hurlais toujours lorsque l'on te demandait pourquoi. Bien sûr t'as quand même eu un ou deux camarades, mais ça n'a jamais été l'amour fou. On aimerait pouvoir dire que tu t'es arrangé avec l'âge, mais ce ne serait qu'un triste mensonge. Tes premiers contact avec les gens sont toujours aussi maladroits, et ce n'est ni Aimée ni Loon qui dira le contraire, du coup tu n'essaies plus vraiment d'être agréable... sauf à bénéfice. Parce qu'il arrive un âge où on commence à avoir des envies, et là les esprits ne suffisent plus. Quand il s'agissait de satisfaire à tes envies, là d'un coup tu savais y faire avec les gens... du moins jusqu'à ce qu'ils se rendent compte qu'à tes yeux, ils n'étaient au final qu'un tr... bref là n'est pas la question. Disons juste que tes histoires n'ont jamais duré.
Mais là le problème était tout autre. Ce mec t'étais vraiment sympathique, vous partagiez des idéaux communs, et puis ne serait-ce qu'une fois, t'aimerais bien savoir ce que ça fait que de pouvoir vraiment appeler quelqu'un ton ami. Durablement si possible. Mais chassez le naturel et il revient au galop. T'étais un emmerdeur, tu es encore un emmerdeur, et tu seras toujours un emmerdeur. Et en tant qu'emmerdeur notoire, tu ressentais un besoin viscéral de taquiner ton nouveau camarade, surtout que ton œil de lynx avait déjà repéré un sujet sur lequel le tacler. Tu lui as plus fermement emboité le pas, de manière à te retrouver au plus près de lui. Et puis tu passais ton bras autour de ses épaules, rapprochait ton visage du sien, ton regard joueur trahissant les mots interdits prêts à traverser ta bouche. Profitant de l'occasion pour lui mettre une petite pichenette sur le nez de ta main libre.

« So, not really comfortable with blood amirite ? Lemme guess, long ago, a friend of you sneezed so hard he's got the baddest of nosebleeds... and died. Right in front of'ya. And ever since, you've not been able to look at the smallest drop of blood, because it reminds you of how cruel this allergie's been to your friend.»

Tradoc:
 

Un jour il faudra peut-être que tu apprennes à éviter les sujets qui peuvent sembler délicats pour certains. Sans connaître l'événement source du trauma, il est tout aussi possible que tu le renvoies à quelque chose de presque banal, comme à un souvenir particulièrement difficile. Fais un peu attention à ce que tu dis.



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MessageSujet: Re: A Swampy meeting [+18]   Lun 29 Juin - 19:34

« Alors ça, c'est clair, tu as vraiment un caractère de merde. »

Mais il n'a pas à s'inquiéter, puisque vous êtes deux sur le coup et qu'en ce qui te concerne, c'est valable depuis ta naissance et ça ne s'est absolument pas amélioré avec l'âge. C'est même pire, si bien que même ton best friend forever, Alvin pour les intimes, ne vous supporte plus, toi et ta bonne humeur emmerdeuse. Ta langue passe entre tes lèvres et tu la lui tires pour montrer que tu plaisantes. Tu plaisantes tout le temps, même sur les sujets qui font mal, surtout sur les sujets qui font mal, et il va falloir qu'il s'y habitue.

Vous vous dirigez sensiblement vers le même endroit. A priori vous avez le même terrain de chasse. Enfin, de chasse, c'est beaucoup dire. Ramasser des mues de jeunes serpents n'a rien d'une chasse trépidante et héroïque : elle le devient lorsque les saloperies étranges habitant le bayou viennent à s'en mêler. C'est vrai que quand on se retrouve à se faire courser par un sanglier ou une sorte de zombie sortie des profondeurs de l'eau, la mue du serpent devient chère, très chère, mais surtout trépidante. Parce que ramasser des restes d'écailles dans la chaleur tropicale comme on cueille des fleurs, non merci.

Même si tu marches plus vite, Shandro te rattrape rapidement, les branches à la main comme si vous alliez en camping et passe son bras autour de tes épaules. Tu n'es pas du tout surpris. Depuis que vous avez cessé de vous cracher à la gueule comme des chats sauvages, le courant passe comme s'il s'agissait d'une évidence, et comprendre que tu as trouvé quelqu'un d'aussi tactile que toi te rassure au lieu de t'effrayer. Vos visages se rapprochent dangereusement et une sorte de fusion s'engage, celle de vos regards complices. Rentrant dans son jeu, tu passes sa main dans son dos et saisis sa hanche afin de plaquer son opposée contre la tienne.
Ce qu'il demande par la suite te fait beaucoup moins plaisir ; et c'est à ce moment là que paradoxalement, tu comprends l'importance que cet homme va avoir dans ta vie.

« T'as pas de filtre dans le cerveau, toi non plus. J'aime ça. »

Malgré tout, tu ne peux empêcher tes entrailles de se serrer et ton regard de s'assombrir, même si la proximité rassurante de ton désormais ami t'empêche de défaillir.

« Un de mes plus proches amis d'enfance est un Night' illusionniste particulièrement doué qui a eu le malheur de tester une illusion de la douleur sur moi. Je me suis vu mourir en me vidant de mon sang. Je n'ai jamais oublié. »

Ne voulant pas ruiner l'ambiance avec tes états d'âmes et tes phobies tu tournes la tête dans sa direction dans le rapprochement de la confidence.

« Par contre si je peux t'apprendre autre chose de croustillant sur moi, c'est que j'ai la fâcheuse tendance à faire l'amour à ceux qui entretiennent une trop grande proximité physique avec moi. »

Tu ponctues ta mise en garde d'une claque bien placée sur les fesses du sorcier et d'un grand éclat de rire qui se perd dans les feuillages humides.
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MessageSujet: Re: A Swampy meeting [+18]   Lun 29 Juin - 23:50


Povidential encounter



 Loon & Shandro
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        Ce n'était pas une journée ordinaire. Ce n'était pas censé être une journée ordinaire de toute façon. Ta rencontre en plein milieu du marais avait définitivement rayé la mention normale. Mais les réactions de ce mec que tu venais à peine de rencontrer à ton comportement pour le moins légèrement à côté de la norme avaient fait de ce qui devait être un jour spécial un jour extraordinaire. Ce mec était un joyau rare, le genre qu'on ne déterre qu'une seule fois après des années de fouilles, et toi t'étais juste tombé dessus à l'improviste. Enfin, enfin tu trouvais quelqu'un avec qui tu pouvais laisser le naturel prendre le dessus. Quelqu'un qui ne te voyais comme une bête sauvage qu'aux moments où tu le méritais vraiment. Parce que tu l'avoueras volontiers, ces moments existaient bel et bien, et tu n'en portes aucune honte.
La proximité physique ne semble pas particulièrement lui faire peur, et c'est tout à ton plaisir. Ce sont comme pour toi des véritées aussi crues que possibles qui sortent d'entre ses lèvres, et là c'est le comble du bonheur. Pas besoin de t'emmerder à prendre tes propres pincées avec des pincettes pour ne pas le frustrer. Comme quoi, il y avait de vrai bonhommes aussi chez les gens des villes. Qui l'eût cru. C'est limite ce que certains auraient pu considérer comme un lourd secret qu'il t'avouait juste à l'instant. C'était un lourd secret... et en parler avait eu bien plus d'impact qu'il ne le laissait réellement paraître. À bien y réfléchir la ressemblance entre vous était presque effrayante. Deux grands jeunes hommes à la langue un peu trop bien pendue, deux cœurs tendres cachés derrière un orgueil démesuré, prêts à clamer qu'absolument rien ne les atteignait. Seulement il était légèrement moins attaché à son masque que toi parsque lui avait déjà eu l'occasion de l'enlever. C'était à toi maintenant d'apprendre à tomber la carapace... lorsque le temps serait venu. Parce que pour l'instant, le jeu de la provocation était lancé. Te faire l'amour hein. Tes yeux se plissent et le coin de ta bouche se soulève dans un sourire qui se veut exagérément charmeur. Tu profites de ton bras déjà posé sur ses épaules pour lui tapoter la poitrine.

« Please darling, don't be so tempting. I wouldn't wanna hurt ya. »

Tradoc:
 

Tu soupires, et lâche un peu de ton poids sur ton nouvel ami. Maintenant seulement c'est le bon moment pour laisser tomber un peu de ton masque.

« Nah but fo'real. I can pretty safely say that you're my 1st living friend, and I wouldn't wanna waste it. Don't get me wrong, you hella fine. But I don't do friends... Plus I think I may soon have some long term shiet going on for once. And boy I better focus 'cause that girl's a hard one. A hardcore one fo'shaw. »

Tradoc:
 

Tu te redresses, et laisse ton bras se glisser hors du dos de Loon. Ta main vient caresser ton propre visage. Tu y portes toujours les marques des salutations assez musclées qu'elle t'a adressé, mais tu les portes fièrement, comme une blessure de guerre. Un jour tu la retrouveras cette fille, et un jour, pour sûr, tu l'auras. Et celle-là, ouais, celle-là. Tu vas la garder. À trop rêvasser, t'as fini par t'oublier. C'est qu'il y en a peu des gens qui peuvent se vanter de réussir à se faire perdre le Nord, mais là ta boussole s'est assez déréglée pour que tu ne remarques même pas que Loon s'est arrêté, que tes fétiches d'habitude sagement attachés à ta ceinture ont quitté le navire, et surtout.... que l'eau commençait. Et t'es tombé, dans le plus grand des ridicule. La nature t'as pris en pitié, et elle t'a envoyé ce que tu voulais pour se faire pardonner. Juste devant toi t'avais une mue qui flottait.

« Got one ! »
Tradoc:
 






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MessageSujet: Re: A Swampy meeting [+18]   Mar 30 Juin - 0:39

« Ben voyons. Tu n'imagines même pas à quel point j'aime avoir mal. »

Tu le regardes d'un air entendu, le sourire aux lèvres malgré ce sous-entendu qui t'agace. Ce genre de personne qui avoue de manière plus ou moins détournée que les choses la tentent réellement mais ne sait pas l'assumer ni devant les autres, ni envers soi-même. Ce genre de personne qui se croit si violente qu'elle vous casserait en deux et vous ferait fuir alors que tu as vécu et prodigué des actions si brutales dont la simple évocation ferait pâlir la moitié de ton entourage. Vos pas se coordonnent pour donner du rythme a votre marche. Il semble que vous vous défiez mentalement dans une sorte de compétition déséquilibrée alors que personnellement tu t'es rarement senti à l'aise avec quelqu'un. Il est cette sorte de reflet de toi-même que tu regardes bizarrement et que tu finis par adopter pour ne plus t'en séparer.

Son aveu sur l'amitié te touche. On dirait qu'il te prend d'ailleurs comme un véritable ami de longue date étant donné la façon dont il se confie sur cette personne qui a saisi son cœur. Cette personne doit vraiment lui tenir tête pour avoir réussi à attirer à ce point ton attention. Tu te mords la lèvre, petite commère, écoutant ses potins d'une oreille attentive avant de malheureusement finir par lever les yeux au ciel lorsqu'il te sort son discours pur de loyauté.

« Oh s'il te plaît, ne me sors pas ton discours de gonzesse pleine de bons sentiments. Je te parle de baiser pas de s'installer ensemble. Ne donne donc pas autant d'importance à une passe rapide derrière un palétuvier. »

Au pire il baise mal, et alors ? Ca ne change rien, ce sont deux choses bien différentes. Lorsque sa main glisse derrière ton dos, tu la retiens dans un réflexe, lui jetant un dernier regard.

« Nous sommes au milieu de nulle part, ce qui se passe dans cette forêt reste dans cette forêt. Mais, merci pour le compliment. »

Tu te demandes bien qui peut être cette dure à cuire et sans doute ne tiendrais-tu pas un tel discours si tu savais précisément de qui il parlait, et à quel point le monde était petit. Tu n'as pas le temps de le rattraper qu'il se carapate dans la flotte. Bien fait! Il n'a qu'à pas t'embêter ! Lorsqu'il saisit son trophée, tu le décomptes mentalement. Vous êtes arrivés, visiblement. Il en reste donc trois si tu en crois la petite liste de courses qu'il a dressée autrefois. Ricanant, tu grimpes sur les racines des arbres qui bordent le cours d'eau pour suivre ce dernier.

« Les femelles ont souvent tendance à pondre par ici. On devrait pas avoir trop de mal à trouver ce que tu cherches. Il en manque deux, c'est bien ça ? »

L'humidité des branches menace de te faire glisser et tu n'as pas tellement envie de terminer dans l'eau nauséabonde comme lui. Tu te forces à ne pas en sonder les profondeurs troubles de peur qu'une créature n'en jaillisse et ne te saisisse pour t'entraîner dans un autre monde. Tu gagnes la terre ferme – aussi ferme que puisse l'être la terre d'un marécage...- en te séparant des racines de l'arbre et t'enfonces dans la chaleur tropicale digne de l'équateur.
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MessageSujet: Re: A Swampy meeting [+18]   Mer 1 Juil - 3:59


Povidential encounter



 Loon & Shandro
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        Il aura quand même fallu l'eau froide et vaseuse du marais pour te ramener à la réalité. Qu'est-ce que tu racontais déjà ? Et qu'est-ce qu'il disait déjà. Ah oui... cette fille... sauf que ce n'était plus vraiment le moment d'y penser. Tu préférerais bien éviter de retomber une seconde fois dans la flotte. Cette fois-ci tu t'en étais sorti, mais la prochaine, tu pourrais bien te faire engloutir par un crapaud géant ou un poisson sous stéroïde. Ou n'importe quoi d'encore plus monstrueux d'ailleurs. Parce qu'au final, les quelques rares personnes a avoir vu les trucs qui se cachaient sous l'eau s'étaient sûrement toutes faites dévorer. Impossible du coup de savoir la véritable apparence de ce que les rumeurs ne décrivent que comme d'horrible monstres.
Ne pas perdre de temps, et te hisser hors de l'eau froide, ça a été ton premier réflexe une fois la mue de serpent en main. Tes fétiches, t'attendant sur la berge, se moquent allègrement de toi. C'est dans des moments comme celui-ci que tu es heureux qu'ils ne soient pas capable d'émettre le moindre son... enfin, pas de cette manière. Parce que si les esprits liés aux poupées décidaient de te parler, là oui, tu les entendrais, pour l'éternité, et par delà la mort. Heureusement pour toi, tes gri-gris avaient survécu à la chute, et tu ne portais pas une quelconque poudre avec toi. Par contre, tu étais complètement trempé, et tes vêtements imbibés d'eau froide pesaient des tonnes. Pire que leur poids, c'était leur température. L'air du Bayou était à crever de chaud, alors que l'eau était à crever de froid. Premier éternument.

« Loon, while you here, keep walking forward, There should be a small patch o'Mangroves a few meters away. Just grab a bunch'o leaves for me. I'll take care of the scales. »

Tradoc:
 

Oui c'est ça. Qu'il s'éloigne un moment. Tu lui en mettrais bien un peu, des gonzesses pleines de bons sentiments. Quand tu choisis de baiser tout ce qui est baisable, on te traite de connard sans cœur avec un pénis à la place du cerveau et à maintenant que t'as décidé d'essayer de préserver une relation saine en ne laissant pas tes influx de testostérone dicter ta conduite, voilà à quoi t'avais droit. Et oui c'est seulement maintenant que tu réalise ce qu'il vient de te dire, jusque là t'avais autre chose à penser. D'ailleurs, pour l'instant, t'as autre chose à faire que penser. C'est pas parce que t'as une première mue entre les mains qu'il fallait ramollir sur les recherches. Il y a avait beaucoup par ici, mais beaucoup comparé à ce que l'on trouve ailleurs reste tout de même relativement rare. C'était sûrement l'affaire d'une petite demi-heure. Une heure tout au plus. Deuxième éternument.
C'est que tu vas finir par attraper froid en plus. Tu t'en serais bien passé du rhume carabiné du Bayou. Pour en avoir déjà souvent fait l'expérience, attraper froid dans le Bayou était loin d'être une partie de plaisir. La chaleur environnante rendait les montées de fièvre infernales, et l'humidité s'assurait que la transpiration ne s'en aille jamais, que votre nez reste encombré, histoire que votre état prenne bien des lustres à s'améliorer... Non pas question de choper la crève aujourd'hui. La journée commençait trop bien pour finir comme ça. Troisième éternument, dernier avertissement.
T'allais pas défier ton corps plus que ça. Ton pantalon et ton débardeur se sont très vite retrouvés pendus sur une branche à prendre le soleil. Avec l'humidité ambiante, il faudrait sûrement des heures pour qu'ils sèchent complètement, si c'était même possible, mais vu la chaleur, quelques dizaines de minutes devraient suffire à réchauffer un peu l'eau restée dans le tissu. Chasser la peau de serpent avec comme seul vêtement un boxer trempé... mouais, t'avais connu pire. Il fut un temps où les gens devaient sûrement le faire complètement nus. En plus l'autre devrait bientôt revenir avec les feuilles de palétuvier, il t'aiderait à chercher. L'autre. Gonzesse... Qu'il vienne te regarder en face maintenant et t'appeler gonzesse encore une fois tiens. Parce que dans une tenue pareille, s'il y a bien une chose qui était visible, c'est que t'étais bien loin d'être une femme...



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MessageSujet: Re: A Swampy meeting [+18]   Mer 1 Juil - 20:06

« Ca marche ! »

Toujours le dos tourné, tu lèves une main en l'air pour lui assurer que tu as compris. Mais tu ne sais toujours pas ce qu'est un palétuvier. T'avançant, tu finis par regarder autour de toi, analysant les arbres de ton environnement. Effectivement, il n'y a pas trente six milles espèces : la seule qui se dresse tout autour de toi n'est pas très accueillante d'ailleurs. L'humidité du cours d'eau proche a fait s'élever sur les rives des arbres plus ou moins grands selon les cas, dont les racines sortaient du sol, faisant se tendre les troncs encore plus haut, sur de véritables échasses. Tandis que certains demeuraient des arbustes, d'autres caressaient le ciel qu'on discernait à peine entre les feuilles. Ce n'était certainement par tout là haut que tu allais ramasser les feuilles.
Grimpant sur les racines des plus petits, tu t’attelles à la tâche.

La chaleur tropicale te gagne facilement, ruisselant sur ta peau en de larges sillons de sueur tandis que l'activité physique complique le refroidissement de ton corps. Des bouffées te gagnent, tes yeux te picotent, des décharges se propagent le long de tes bras qui se ramollissent sous le climat écrasant. Bientôt, tu n'en peux plus, et alors que les feuilles commencent à s'échapper par inadvertance de tes doigts, tu te résous à retirer ton tee-shirt qui te colle à la peau. C'est une véritable délivrance : un courant d'air paradoxalement glacial érige des milliers de frissons sur ta peau et t'arrache un spasme désagréable. Tu te baisses et enveloppes les feuilles d'arbre dans le baluchon de ton tee-shirt, avant de rebrousser chemin, titubant sur les racines.

« Oh je vois que je ne suis pas le seul à crever de chaud. »

Effectivement c'est une vision pour le moins inattendue qui s'offre à tes yeux tandis que tu retournes à ton point de départ. Shandro s'est débarrassé de ses vêtements et tel un sorcier des temps anciens s'applique à communier avec la nature, le corps ruisselant de l'eau glacée du marais, son calebar moulant un arsenal sans équivoque.

« J'ai ce qu'il te faut. »

Tu ne te gênes pas de profiter une seconde de la vue qui s'impose à toi, pensant qu'il a définitivement envie que tu lui sautes dessus, avant de t'appuyer sur un arbre, haletant sous la chaleur qui t'étouffe et te pèse sur les épaules.

« Ca donnerait presque envie de s'adonner à cette activité de nuit si les bestioles qui dorment ici ne se réveillaient pas à ce moment là. »

Le manque de visibilité est un détail ; certains animaux sortent la nuit, il faut donc les chasser la nuit. L'obscurité t'effraie cependant beaucoup moins que la pensée des créatures étranges venues des feuillages, des troncs, ou des profondeurs de l'eau scrutant votre âme de leurs yeux sans fond, avant de vous avaler tout cru sans aucune forme de pitié. Tu fermes un instant les yeux, ton dos nu s’écorchant contre l'écorce de l'arbre tandis que ton esprit divague sur les ondes de chaleur. Tu en viens presque à t'endormir quand la fébrilité de l'état de Shandro te parvient soudain.

« Tu veux peut-être continuer plus tard ? On dirait que la mort va te chopper. »

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MessageSujet: Re: A Swampy meeting [+18]   Jeu 2 Juil - 19:06


Povidential encounter



 Loon & Shandro
featuring

  Tu continues d'entièrement t'atteler à la tâche, faisant fi de ta vue troublée par l'étourdissement. Le temps. Le temps jouait contre vous. S'agiter sous cette chaleur comme vous l'aviez fait n'était jamais une bonne idée, et les conséquences commençaient à se faire sentir, même chez toi qui a tant l'habitude de braver ce climat. D'abord un putain de coup de froid, et maintenant une putain de bouffée de chaleur. Décidément, c'est que t'étais gâté là. Vraiment gâté... Tu lance un sourire compatissant à Loon, revenant tout juste de sa part de la collecte, qui semble lui aussi avoir succombé à la chaleur. Si un peu de soleil suffisait à terrasser ton nouvel ami, de ton côté, tu refusais catégoriquement d'abandonner maintenant. Même titubant, tu continues à avancer, le regard scrutant aussi méticuleusement que possible le sol, espérant presque que l'objet de tes recherches te saute à la figure. Mais malheureusement, tout ce qui te sautait au visage, c'étaient les mouvements du poitrail de Loon, se soulevant et s'affaissant en réponse aux arythmies de sa respiration. Malheureusement... ce n'est pas vraiment le mot que t'aurais normalement utilisé face à une vue pareille, et encore moins son état avait été du à autre chose que la morsure du soleil... et tu recommences à sourire bêtement en pensant à ce que tu lui avais refusé il y a à peine quelques minutes... quel con tu peux faire parfois. Et aux con la chance sourit. Une seconde mue se présentait à toi, réduisant à une unique et dernière d'entre elle la liste des ingrédients manquants. T'avais pas assez d'énergie pour t'exclamer, et de toute façon, les mots de Loon sont vite fait venus couper court à ta pensée.

« Pretty much everything's more... pleasant at night isn't it ? Got another one by the way. »

Trad:
 

Et tu n'en trouveras sûrement pas une dernière. Du moins pas pour l'instant. T'éternues à nouveau, et t'as presque l'impression que c'est ton âme qui a été emportée avec. Te faut absolument de l'ombre Shan. De l'ombre, de l'eau, de la fraîcheur, du repos, mais il te faut absolument quelque chose. Tu te redresses avec toutes les peines du monde, et traîne des pieds jusqu'à la branche où t'avais nonchalament envoyé valser tes vêtements. Toujours trempés. Trempés mais chauds. Au moins, tu ne risquais plus le coup de froid en les remettant. Enfiler un pantalon humide à souhait alors que l'on est complètement épuisé, et à moitié étourdi. Quelle barbe. Chaque centimètre de traversée est une épreuve. Tes orteils s'accrochent au tissu, à l'affut du moindre faux-mouvement pouvant excuser leur future crampe. Inutile de dire que la séance habillage fut longue, et pourtant, t'avais même pas pris la peine de renfiler ton débardeur.
Tu t'es laissé tombé par terre, pas vraiment sûr de si tu venais de te rhabiller ou de courir un marathon. T'étais pas dans ton assiette et ça se voyait. Ça se voyait trop. En temps normal, t'aurais simplement dit que tout va bien, que t'as juste besoin d'une petite pause avant de repartir à l'attaque, mais t'étais putain de mal, ça se voyait comme le nez au milieu de la figure, et puis... tomber le masque.

« Yea. That last friggin slough'll wait. But... »

Trad:
 

Allez, c'est pas si difficile, dis-le. Ça va pas t'arracher la bouche non plus.

« But I wouldn't mind a bit of help. My whole leg's cramped. »

Trad:
 

C'est qu'il est tout de suite moins impressionnant le grand Shandro avec sa jambe endolorie. La route jusqu'à chez toi risque d'être longue... très longue.


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MessageSujet: Re: A Swampy meeting [+18]   Jeu 2 Juil - 21:37

Tu ne pensais pas que cet homme moqueur et vigoureux, toujours prêt à emmerder le monde jusqu'à grimper aux arbres pour le simple plaisir de faire chier, s'abattrait soudain à terre, terrassé par un rhume. Etonné, tu ouvres les yeux pour le voir se traîner quasiment au sol, haletant d'une fièvre empirée par la chaleur environnante. Tu n'es pas si mal loti en fait.

« On dirait que ta puissance magique est inversement proportionnelle à celle de ton système immunitaire. »

Oui, c'est une boutade, même dans les moments les plus tristes, il en faut. Ce n'est qu'un vilain rhume après tout, qu'il aura choppé parce qu'il était trop occupé à plaisanter au lieu de regarder devant lui. Cet imbécile. L'eau du cours que tu as soigneusement évitée doit cependant être glaciale pour déclencher une telle réaction, à moins qu'elle ne regorge de virus et autres bactéries létales. Ton instinct pharmaceutique combiné à ton empathie naturelle s'emparent de toi instinctivement lorsqu'il te demande de l'aide. Et tu sens l'effort sincère de celui qui a rabattu les barrières ô combien immenses de sa fierté. Te baissant, tu poses ta main sur son front, la laisses descendre sur sa joue, glisser sur son épaule, gagner ses bras et ses mains tremblantes. La fièvre le ronge et la chaleur infernale qui règne dans cet environnement lui fera rapidement perdre connaissance.

« Viens, on va aller chez celui qui habite le plus près. J'ai ma voiture, à vingt minutes d'ici. Allez gars, courage. »

Tu passes ton bras sous ses aisselles pour le soutenir et à grand peine malgré le développement de tes muscles, soulèves la lourde carcasse du sorcier. Soufflant, tu récupères d'une seule main la liane qui regroupe les branchages, le nœud de ton tee-shirt refermant les feuilles et les deux mues écaillées des serpents, l'autre s'appuyant sur le flanc opposé de celui qui se colle contre toi. Vos peaux nues glissent l'une contre l'autre, se collant et se frottant désagréablement dans la sueur qui s'échappe de vos pores étouffés par la chaleur. Ta vue se brouille à son tour, vous n'avez vraiment pas besoin de ça. Tu aurais mieux fait de rester chez toi au lieu d'aller jouer dans ta cabane, qu'est-ce qu'on ferait pas pour ses amis, sérieusement.

« Comment je vais faire pour te faire du rentre-dedans maintenant que t'es malade ? T'abuses, sérieusement. » grognes-tu d'un ton pourtant léger tandis que tu reprends le chemin inverse, piétinant dans la boue.

La liane fait battre le paquet de branches contre tes jambes cuisant dans leurs jus sous ton jean noir qui te colle à la peau. Le perturbateur se voit tout d'un coup bien perturbé, à moins qu'il n'ait depuis le début cherché l'attention de ton âme trop perchée. C'en est risible sérieux. C'est vrai quoi, l'un et l'autre, torse nu, en sueur, lui moulé dans ses vêtements mouillés, toi dont les muscles roulaient sous l'effort, vous auriez quand même pu tenter un autre scénario que celui du mec qui tombe malade simplement parce qu'il s'est cassé la margoulette dans la flotte.
Virilité zéro. Franchement.
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MessageSujet: Re: A Swampy meeting [+18]   Ven 3 Juil - 22:11

Shandro E. Leblanc a écrit:

Povidential encounter



 Loon & Shandro
featuring

    Avancer malgré la douleur, marcher malgré la presque cécité dans laquelle tu es plongé. Vingt minutes, juste vingt putain de minutes. C'est tout un monde vingt minutes quand on est dans cet état là. Okay, tu as demandé son aide, mais t'allais pas non plus trop profiter. Pas question de s'endormir dans ses bras... ou du moins, pas comme ça. Fallait que tu te tienne en éveil, et pour ça, fallait que tu parles. Que t'interagisse, que quelque chose de tasse réfléchir. T'as jamais particulièrement été un grand bavard, en général, tu te contentais de ne dire qu'une grosse connerie plutôt que d'enchaîner les imbécilités, mais là, tu pouvais bien faire un effort.

« My immune system's fine. The water wasn't. It's freezing. And it's nasty. I suggest you try it next time we come here. »

Trad:
 

Plus vous avancez, et plus tu te dis que t'as eu de la chance d'être tombé sur Loon, ou du moins que Loon soit lui-même, ou du moins qu'il se ressemble... et merde ça y est t'arrive plus à penser droit. Plus t'avances, et plus tu te rends compte qu'il est quand même vachement costaud le mec qui t'accompagne. Autant parce que c'est à moitié en fixant le roulement de ses muscles que tu te tiens éveillé, que parce que t'es encore assez réveillé pour comprendre que c'est lui qui se tape toute la corvée. En plus de devoir te soutenir, le pauvre se retrouvait avec tout ton bois sur le dos. C'était pas grand chose, mais ça restait quelque chose en plus. Peut-être quelque chose en trop d'ailleurs, parce que lui aussi commençait à vaciller. Comment tu le sais ? C'est simple pourtant.Quand on est putain d'avachi sur le corps à moitié nu de quelqu'un, on finit par comprendre à quel rythme se font naturellement ses mouvements, et c'est facile ensuite d'identifier lorsqu'il change d'attitude. Non ?

« Let's talk some real talk right now Loonie. For you to – hit – I'd need to go through all kinds o'sickness at once. I do the pounding, and y'all people enjoy it. That's how I work it. »

Trad:
 

Tu ris aussi fort que te le permet ta condition, donc doucement, et tu reprends la marche au rythme descendant que t'impose Loon. Le paquet de branchages qui frappe contre sa jambe commence à légèrement le déstabiliser, et si lui commence à être déstabilisé, alors il t'emporte dans sa chute.

« Yo Loonie, I can carry my shiet. I mean, you're carrying my anyway. I guess it'll make it more comfortable for you walkin' if that's my hands on the wood. Don't ya think ? »

Trad:
 

T'aurais pris ce regard pour un non, si le paquet avait pas fini sous ton bras libre dans la seconde suivante. C'est qu'au final il devait t'en vouloir de lui avoir fait porté ta merde en fait. Ou alors il t'en voulait de pas t'être proposé plus tôt. De toute façon, il avait toutes les raisons du monde de t'en vouloir. Si ça se trouve, c'était à cause de toi que ses parents étaient morts. Effet papillon. Sauf que ses parents étaient encore en vie, donc l'argument tombait à l'eau, comme toi tout-à-l'heure.
Peut-être que l'effort physique supplémentaire, si futile soit-il, t'avait fait du bien, parce que ton corps semblait lentement se remettre d'aplomb. T'avais presque entièrement recouvré la vue, et puis les tremblements s'étaient calmés, mais tant qu'à être présumé malade, autant en profiter un peu, alors prétextant la détérioration de ton état, t'as fini par laisser tomber ta tête contre celle de Loon et à prendre repos sur son épaule. Petit moment de douceur dans lequel tu t'es perdu pour deux minutes chrono. Bien sûr c'est au moment où tu t'étais enfin confortablement installé, troquant la chaleur étouffante du Bayou pour une agréable chaleur humaine, que vous arriviez à sa voiture. Au moins, une voiture, ça voulait dire de la vitesse, et de la vitesse, c'était de l'air. Les encombrants ont vite fini dans le coffre, et vous, avachis sur les sièges. Restait à décider de chez qui vous iriez.

« We go at your place, unless yo'cars amphibious. My place's at Bayou St John. »

Trad:
 




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MessageSujet: Re: A Swampy meeting [+18]   Ven 3 Juil - 23:34

« Sans façon, merci. »

Les bains de minuit comme de midi, à poil sous les tropiques, très peu pour toi. Qu'est-ce que ça peut être cliché comme truc. Tu songes à toutes les cochonneries qui se baladent dans l'eau trouble, imagines toutes celles qui ont pu s'infiltrer par tous les orifices du corps de Shandro et ton corps est secoué d'un frisson désagréable. Tu te rappelles de toutes ces légendes urbaines que tu as pu entendre au sujet des marécages et de ces étangs noirs et marrons dans lesquels pourtant tant de personnes osent se baigner parfois dans la complète nudité.

« Y'a une légende urbaine qui raconte qu'une bonne femme est décédée d'une hémorragie interne peu de temps après s'être baignée dans un étang de marécage ; une sangsue s'était introduite dans son vagin et s'était gavée de toute sa substance. Alors moi je dis, fais gaffe à ton cul. »

Et la chaleur n'aidant pas, tu éclates de rire avant de lui laisser chipper le baluchon de branchages que tu avais saisi autrefois et qui menace dangereusement l'équilibre du monstre à quatre pattes que votre entrelacs de corps s'obstine à former. Ta main se resserre sur le flanc de Shandro sans que tu ne t'en aperçoives réellement, alors qu'il te fait son petit discours du mal dominant.

« Mais tu fais bien comme tu veux mon cher. Par contre pour la parade nuptiale, tu repasseras, tu m'en veux pas. »

Ta bouche se faufile jusqu'à son oreille comme si les arbres avaient des oreilles trop sensibles et qu'ils allaient s'offusquer de ton discours.

« Ceci étant dit tu t'occupes de mon bois quand tu veux ; je ne saurai cependant t'affirmer qu'il me sera plus facile de marcher par la suite. »

Tu t'éloignes, les points de suspension de cette phrase dans le haussement de tes sourcils. Enfin, la route de terre battue se profile et bientôt, vous gagnez ta voiture cachée dans les fourrées comme un animal en hibernation. Les marchandises balancées dans le coffre, vous vous écroulez sur les sièges brûlants et le volant en fusion te dit clairement d'aller te faire voir quand tu poses une main dessus, l'autre s'appliquant à mettre le contact. L'habitacle s'ébranle, crissant dans la terre et la boue, avant de filer droit hors du bayou.

« Chez moi, donc. »

Parfois, tu te réjouis d'habiter seul. La voiture part en avant et avale les graviers, les branches et la poussière qui s'échappe autour d'elle, comme si elle sortait tout droit des enfers. Les mains fermement agrippées au volant pour empêcher la bestiole de s'échapper, tu jettes un regard à Shandro qui a l'air clairement mal en point.

« Tu devrais en profiter pour roupiller mon vieux, y'a une bonne demie heure de route d'ici, même à cette allure. »

Le bruit du moteur s'efface derrière le hurlement du vent qui s'engouffre dans la voiture alors que, actionnant une commande de la portière, tu abaisses les vitres du conducteur et du passager.
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MessageSujet: Re: A Swampy meeting [+18]   Dim 5 Juil - 22:29


Povidential encounter



 Loon & Shandro
featuring

    Amen allelujah que le très haut soit loué. Enfin, enfin un peu de vent. Qu'est-ce que c'est bon de sentir l'air continuellement renouvellé autour de soi, plutôt que de stagner dans une mare de dioxyde de carbone jusqu'à ce qu'elle finisse par sembler aussi épaisse que du goudron. Un peu de vent, et la sueur peut enfin s'évaporer, le corps peut enfin se rafraîchir, et tu peux enfin respirer comme il se doit. C'est tellement bon que t'en oublierais presque la fièvre montante qui te prends le crâne. Putain, c'est tellement apaisant un peu d'air... Tellement apaisant que t'as pas eu à attendre son signal pour t'endormir comme une grosse masse.
Les occasionnels coups de volant pour éviter une branche basse, un trou ou une roche. Les turbulences dues aux roches et aux trous qu'il n'avait pas pu éviter, les quelques moustiques qui vous filaient près des oreilles... rien à foutre. Tu dors et puis c'est tout. Pauvre Loon. Tu le laisses cruellement seul dans les emmerdes que tu lui as ammené. Mais après tout, on est égoïste ou on ne l'est pas... et au final, tu ne l'es pas tant que ça. T'as fini par te réveiller, et t'as eu un instant de lucidité. Tu pouvais au moins lui tenir compagnie pour le reste de la traversée, c'était peu cher payé, mais les roues ont arrêté de tourner. Vous étiez arrivés.
Un peu de repos et de fraîcheur t'ont fait le plus grand bien. T'étais pas non plus au summum de ta forme, d'ailleurs tu somnolais encore légèrement, mais t'étais au moins capable de te déplacer sans avoir à réquisitionner son aide. Tu voyais à plus de 5m devant toi, le décor ne se barrait pas en ondulations psychédéliques et ton mal de crâne n'était pas non plus insupportable. À partir de maintenant, soit ton état empirait, tu faisais une rechute et tu te retrouvais alité dans les quelques heures suivantes , soit tout allait en s'améliorant et tu n'auras eu qu'à supporter quelques heures de crise. Tant qu'à faire, autant profiter de l'accalmie. T'as récupéré le matériel que vous aviez sans délicatesse aucune à l'arrière de la voiture, et tu t'es attelé à suivre Loon.

« You the guide. »

Trad:
 

Et rien qu'à la vue des escaliers t'as eu envie d'abandonner. Une ou deux marches, encombré comme ça, ça te semblait déjà être le bout du monde, et du coup le tout premier pas t'a tiré le plus longs des soupirs, mais finalement l'ascension jusqu'à l'appartement de Loon n'avait pas été si terrible. Ça t'a pas empêché de t'affaler dans le canapé à la première occasion avant d'inspecter un peu l'endroit du regard.

« That's a nice flat you've got here. »

Trad:
 

Il suffisait de jeter un coup d'oeil un minimum averti dans l'appartement de Loon pour comprendre qu'il était particulièrement doué avec les potions. Tu pouvais aisément identifier quelques-uns des ingrédients de breuvages à la préparation particulièrement délicate ici et là, et puis c'est là que ça t'a frappé. Peut-être... peut-être que Loon avait en sa possession de quoi fabriquer les potions nécessaires à la fabrication de vos deux gri-gris. Vu que vous n'aviez que deux mues...

« Mind if I take a look around ? »

Trad:
 

Tu demandes l'autorisation, mais t'es déjà en train de fouiner allègrement dans ses placards, tiroirs et autres meubles, et jusque là ce que tu vois te donne un peu d'espoir.




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MessageSujet: Re: A Swampy meeting [+18]   Lun 6 Juil - 0:08

La scène te donne une curieuse sensation de déjà vu, même si elle se produit dans le sens inverse. La dernière fois que quelqu'un s'est endormi dans ta voiture lors d'un trajet, il s'agissait d'Aubin, et c'était pour aller en direction de la cabane. Ici, c'est Shandro, et c'est pour quitter le Bayou. Et étrangement, il s'agit des deux seules personnes ayant le droit de fréquenter l'endroit intime caché dans les fourrés. Coïncidence ? Impossible. Tu regardes Shandro somnoler et remontes doucement les vitres lorsque tu constates à sa respiration presque régulière qu'il s'est endormi sur son siège. Tout le trajet s'écoule dans la solitude la plus complète, ton ami n'ouvrant les yeux que lorsque tu gares la voiture sur le parking de l'immeuble.
Etrangement, il décide de sortir seul, te demandant simplement de passer devant. C'est lorsque vous prenez les escaliers que tu regrettes cette décision, le voyant vaciller de plus en plus fort. Enfin, vous atteignez ton appartement et il s'écroule sur le canapé, pauvre de lui.

Tu te diriges vers la table de la cuisine pour y déposer les deux mues écaillées et le baluchon contenant les feuilles de palétuvier. Tu laisses en revanche sur le sol la liane serrant les branchages que Shandro a taillé dans le vieil arbre. A peine s'est-il allongé qu'il trouve le chemin de tes étagères à potions. Un sourire aux lèvres, tu le regardes faire alors que tu fais couler de l'eau du robinet dans un verre et que tu t'hydrates, le cœur battant. Tu gagnes ensuite le hall d'entrée pour y semer tes chaussures et la salle de bains pour t'humidifier le visage devenu moite et brûlant. Quelque chose te dit que s'il continue à faire chaud ainsi, tu ne pourras plus émettre pendant un certain temps, ce qui serait fâcheux. A moins que, encore une fois, tu déménages.

« Sinon, file-moi tes fringues, tu vas me saloper l'appart et tu vas chopper encore plus froid. »

Alors que tu réapparais dans le salon, tu le vois, emprunt d'une vigueur nouvelle, plonger dans tous tes charmes et sortilèges. Levant les yeux au ciel, tu songes à ce sommeil quelque peu réparateur dont il a du profiter dans la voiture tandis que tu conduisais. Ta vue se brouille imperceptiblement et une bouffée de chaleur te prend d'assaut. Toi en revanche, tu n'as pas pu te reposer, rhume ou pas. Tendant la main, tu saisis Shandro par le passant de son jean et le tire vers toi.

« Tu me vires tes fringues ou c'est moi qui le fais. »

La chaleur et la fatigue n'aident pas et te rendent plus ferme dans tes actes. Autant il aurait pu dézinguer la cabane, autant là il s'agit de ton appartement, et s'il fiche le bazar dans tes sortilèges, ça risque d'être encore un grand moment de bonheur pour en rétablir l'ordre et la hiérarchie. Surtout qu'actuellement il semblerait que vous soyez en train de vous occuper très sérieusement de celle qui s'engage entre vous deux.
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