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  A Swampy meeting [+18]

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MessageSujet: Re: A Swampy meeting [+18]   Mar 14 Juil - 9:53

L'incision pratiquée dans ton épaule se teinte du goût sanglant de la vengeance. La tension qui s'installe entre vous est comme un mauvais esprit presque palpable qui chercherait à vous jeter dans les bras l'un de l'autre tout en vous flagellant par derrière. Tu ne le supportes pas. C'est sur le tableau de votre amertume partagée que se placent alors les couleurs et les formes de vos ressentis et que tu prends peu à peu conscience d'une situation que tu aurais voulue moins douloureuse.

« Si tu as quelqu'un dans ton cœur, ça va effectivement être compliqué. »

Ses phrases sont aussi piquantes que la pointe de la lame qu'il enfonce dans ta peau. La piqûre est rapide, professionnelle, et l'instant d'après la larme de sang disparaît dans la gravure infligée à la perle de ton bracelet. Tu ne le regardes volontairement pas faire, cherchant son regard fuyant, cherchant une traduction à ses paroles énigmatiques. Il semble comme un animal effrayé, blessé par tes paroles dont tu connais le pouvoir, puisque tu te plais à espérer qu'elles ont eu autrefois celui de punir et de détruire une partie d'Alvin pour le fossé qu'il a creusé dans tes entrailles. Et encore une fois, alors qu'il n'est même pas là, il vient détruire chaque parcelle de bonheur qui essaie de prendre place entre vous, à travers les paroles de Shandro, comme si celui-ci se plaisait à l'évoquer, à retourner le couteau dans la plaie.

« Attends, t'es en train de me faire une crise de jalousie là... »

Ce n'est pas une question ; tu as parfaitement perçu le ton de sa voix, l'assombrissement de son regard dur. Pourquoi ne t'a-t-il rien dit ? Pourquoi s'est-il obstiné à parler d'Alvin alors que c'est à Masis que tu pensais ? Il t'aurait été bien plus agréable de parler de cet amour, de ce véritable amour réciproque qui s'est terminé en bons termes, que de ce sentiment tué dans l’œuf par un homme trop égoïste pour prêter attentions aux sentiments de celui qu'il disait être son meilleur ami. Son court baiser t'électrise, te plonge dans le paradoxe le plus total, un paradoxe que tu as besoin de démêler, d'éclairer de toute urgence. Tu passes devant lui, afin de lui faire face, appuyant le bas de tes reins contre la table de la cuisine sur la surface de laquelle se posent tes mains fermes.

« On est d'accord, t'as pas démenti. Tu n'as pas nié l'expression que j'ai utilisée. Et c'est pas pour me faire plaisir. Regarde-moi. »

Tes mains quittent la table pour glisser le long de sa mâchoire, en suivre les courbes, et orienter délicatement son regard vers le tien.

« J'ai baisé toute ma vie, Shan'. Dans toutes ces fois où j'ai écarté les cuisses j'ai fait l'amour une seule et unique fois avant toi. Alors je sais ce que c'est. Et je sais que quand on fait l'amour à quelqu'un, c'est qu'on l'aime. Ne va pas me dire le contraire. Aucun homme sur cette terre ne prend si doucement son amant si ce n'est pas par souci de faire passer son plaisir avant le sien. Et quand on fait passer le bonheur de quelqu'un d'autre avant le sien, c'est qu'on aime. Foutrement. Fort. Cette. Personne. »

Tu regrettes de l'avoir blessé jusqu'à ce que ses paroles te reviennent en mémoire comme un boomerang particulièrement irrespectueux. Tu le lâches pour pousser les ingrédients qui traînent sur la table et t'asseoir convenablement sur cette dernière. Durant tout ce temps, ton regard d'une sincérité extrême ne l'a jamais quitté.

« Je n'ai pas pensé une seule fois à lui pendant l'acte. S'il y a un visage que j'ai entrevu c'est celui de mon premier amour qui me hantait depuis deux mois, depuis que nous nous sommes quittés. J'en garde un excellent souvenir mais un vide considérable au creux du cœur. Un vide que tu as réussi à combler, en quelques minutes, comme personne d'autre n'a jamais su le faire avant toi. Tu m'as fait tout oublier, tout, pendant que j'étais dans tes bras, même Alvin. Tu m'entends Shan' ? Il n'avait que toi qui comptait, du début à la fin. Tu as compté plus que tout, et tu comptes encore plus que tout là tout de suite, jusqu'à ce que tu disparaisses de cet appartement. Durant ce long moment où tu m'as pris dans tes bras tu as été la personne que j'aimais le plus au monde. »

Mettre des mots sur cette sensation de l’absolu te serre le cœur d'une force infinie. Tes jambes battent légèrement l'air sans atteindre le sol, comme pour te procurer un équilibre qui contre le trouble qui t'habite pendant que tu te délivres en face de lui. Tes doigts vont chercher les siens dans une simple caresse pour renforcer cette connexion qui vous unit au moment où tu promulgues ces paroles.

« Si j'ai pleuré c'est de cette douleur que tout soit éphémère. Cette douleur, cette crainte de te perdre, que tout cela ne soit qu'un rêve, qu'une illusion. De cette souffrance que tes caresses n'ont demandé qu'à panser. De ces blessures ouvertes dont tu as su éteindre la brûlure. »

Et de ce soulagement que tu as ressenti avec une telle puissance que tes nerfs en ont lâché. Pour la première fois, tu t'es abandonné totalement dans les bras de quelqu'un, dans la faiblesse que tu n'as jamais su montrer à personne.

« Il est difficile pour quelqu'un qui est habitué à consoler et à protéger les autres de mettre sa fierté de côté juste le temps de pleurer et de s'abandonner à son tour. »

Un sourire timide t'anime tandis que tes mains s'accrochent cette fois-ci franchement aux siennes.

« J'aimerais pouvoir t'aimer d'amour. Mais nos cœurs à tous les deux sont habités, et ils constituent cette infime barrière qui va nous empêcher de nous blesser. Je t'aime de cette manière viscérale qui me fait sentir complet lorsque je suis dans tes bras. Je t'aime sans douceur, sans grâce, sans mensonges, sans tous ces ornements qu'il faut parfois prodiguer à ses paroles pour ne pas blesser cette coquille si fragile qui est celle de nos proches. Je ne te préserve pas de la vie, je ne te protège pas, je te balance dedans à grandes poussées et le pire c'est que je saute avec toi. Je t'aime de cette manière symbiotique et harmonieuse, je t'aime de cette force du moment, de cette passion intrinsèque, de celle qui nous saisit comme si la fin du monde allait survenir. Je ne t'aime pas pour toute la vie,  mais je t'aime du plus profond de mes tripes. »

Vos doigts s'entremêlent.

« Je n'ai pas la prétention de prendre dans ton cœur la place de celle qui t'habite. Mais tu ne sors pas avec elle. Et je ne sors pas avec Alvin. Alors jusque là tu as tous les droits sur moi et j'ai tous les droits sur toi. »

Tu l'attires à toi de la force de tes poignets, écartes les cuisses pour l'accueillir dans leur chaleur. Tes mains quittent alors les siennes pour glisser sur ses hanches, caresser la courbe de ses reins. Et en levant désespérément la tête tu t'abreuves de ses lèvres.
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MessageSujet: Re: A Swampy meeting [+18]   Mar 14 Juil - 16:33


Povidential encounter



 Loon & Shandro
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    Devant lui tu es à nouveau un enfant à la naïveté maladive. Qu'il dise et tu croira, qu'il demande et tu pardonneras. Mais comme un petit enfant tu es aussi jaloux. Ne serait-ce que pour un jour, une heure, une minute, tu le veux pour toi et seulement pour toi, sachant très bien que vos cœurs respectifs appartiennent à quelqu'un d'autre. Tu veux qu'il t'aime sans t'aimer, mais tu veux qu'il t'aime en entier. Toi et personne d'autre. Tu trembles d'un millier de frissons lorsque ses mains empoignent ton visage, et tes yeux se voulant durs se remplissent malgré toi de larmes et d'étoiles. Tu es comme un enfant fâché contre ses parents, tentant de jouer les durs même lorsque sa mère le prends dans ses bras, alors que tout ce qu'il veut vraiment c'est lui rendre son étreinte, et pleurer toutes les larmes de son corps dans un puissant je t'aime.
Loon t'assome de la vérité comme personne d'autre ne sait le faire, il te frappe du marteau qu'il a récupéré dans tes propres entrailles, il te dévoile comment dès le départ il a su sonder tes pensées. Aucun de tes mots ne lui a échappé. La moindre de tes syllabes il l'a analysée. Aucun faux-sens, aucune erreur de jugement, le cérébral est un artiste du verbe. Et toi qui l'a rencontré dans une station radio radio de fortune, tu réalise à nouveau à quel point ce travail lui sied bien, lui dont les talents d'orateurs percent ton crâne et te gagnent corps et âme, sans même avoir à dissimuler la vérité. Sans venir te caresser dans le sens du poil. Même à travers des paroles fortes, il sait te souffler des caresses. Et alors c'est la vérité elle-même qui devient caresse. Il gerbe ses tripes et t'en fais des merveilles, il te laisse miroiter un discours parfait. Il te dit exactement tout ce que tu voulais entendre. Il te dis ce que toi tu aurais aussi voulu lui dire, mais que tu te sais incapable de formuler. Tu n'es pas doué avec les mots, lui sait en jouer, alors tu parles peu, et tu regardes beaucoup. Tu caresses quand tu veux faire du bien, et tu frappes quand tu veux faire mal. Tu ne sais pas parler alors tu agis, et tu ne peux qu'espérer chaque fois tomber sur quelqu'un comme lui, qui à travers tes actes et tes mots maladroits saura trouver le discours caché.
Il t'as compris, lui. Il t'as compris comme personne ne t'as jamais compris. Il t'as compris comme seuls ceux qui t'ont enfanté ont su le faire. Il t'a serré la gorge et tendu les muscles, il te force à marcher sur ses mots comme sur un fil. Entre ses mains tu es un funambule shooté à l'adrénaline, le gouffre à gauche, le gouffre à droite, mais les peurs envolées, parce que l'équilibre précaire dans lequel tu te tiens est bien trop jouissif. Et tes mains coincée dans les siennes, tu retiens tes pleurs. Tu retiens tes pleurs de toutes tes forces parce que tu ne veux ni les lui infliger, ni t'en avouer capable. Tu es un homme fort, tu es capable de vaincre la douleur. Tu es un homme fort qui pour ne pas extérioriser la douleur écrase littéralement les mains de celui qui le délivre. Tu le serres bien trop fort, mais il ne bronche pas, il ne fuit pas, il n'affiche pas la moindre gène. Et alors lorsque ses quittent les tiennes, tu laisses ses paumes rougies s'en aller, et tu les acueilles contre tes reins. Tu plonges dans ses lèvres pour un langoureux baiser aux sentiments partagés. La vérité, tu vas la dire la vérité. Mais d'abord, sans jet d'eau pour les dissimuler, bien plus abondantes que c'est pour lui qu'elles compatissaient, tes larmes vont couler. Votre baiser se brise dans un accord à la perfection désarmante, et tu poses ton front sur le sien, puis glisse ta tempe contre son opposée. Tes bras se laissent tomber dans le bas de son dos, et tu le serres contre toi, de toutes tes forces.

« When we made love Loon. I wanted it. I so wanted us to be. I wanted you to love me, and I wanted to love you... But I can't... I just can't... and... I felt like you couldn't either... but I was afraid I could be wrong. »

Trad:
 

Tu viens à nouveau poser un court baiser sur ses lèvres.

« But all you did say... These were the words I was looking for all along. »

Trad:
 



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MessageSujet: Re: A Swampy meeting [+18]   Mar 14 Juil - 17:45

Tu as rarement aussi peur de ta vie.
Non, rectification, tu n'as jamais eu aussi peur de ta vie. Tes entrailles n'ont jamais atteint une telle tension, ton souffle n'a jamais tant été au bord de la rupture. Ton cœur a manqué un battement lorsque tu as vu naître dans le firmament de ses yeux dur des étoiles douces et brillantes. A moins que ce ne fussent ces larmes qu'il a trop longtemps cachées. Tu as peur. Tu as la trouille bordel, plus que tout. Tu ne supporterais pas qu'il te rejette, qu'il te prenne en pitié. Tu voudrais qu'il te prenne tout court, à ta juste valeur, à la juste puissance de ces mots qui s'entrechoquent contre sa poitrine et qui cherchent certainement en vain à percer son armure luisante sous la chaleur atroce qui suinte des murs. Le soleil frappe dans son dos, l'englobant d'une auréole divine, d'un brasier dont le regard te consume. Tes muscles se tendent dans les siens tandis qu'il te serre, mon dieu qu'il te serre avec une telle force que tes phalanges sont à la limite de se briser. La douleur fait trembler ta voix qui se brise aux derniers mots, à la frontière du désespoir.

Le silence s'abat sur vous, bercé simplement par vos souffles qui se mélangent. Tu fermes les yeux pour ne plus affronter son regard, et tu ne sais, pendant quelques secondes, s'il te répond par politesse ou simplement par amour. Quand sa langue s'enroule autour de la tienne, tu comprends qu'il ne s'agit ni de l'un, ni de l'autre. Vos cœurs en furie se synchronisent, cherchent à s'atteindre à travers la cage de vos os vibrants de cette énergie nouvelle. Tes mains se pressent délicatement dans le bas de son dos, cherchant à le fondre en toi pour récupérer définitivement cette âme sœur qui te nargue, qui t'appelle, qui te complète de toute sa magnificence physique.
Contre vos joues, ce sont bel et bien les larmes qui ruissellent. Vos lèvres se séparent dans ce naturel incroyable qu'il en devient irréel et ton cœur souffre de ne pouvoir se déchirer en deux pour l'accueillir. Vos front se rencontrent et vous vous appuyez l'un contre l'autre, ta tempe contre la sienne, tandis que son étreinte te brise les reins, à la limite de te faire descendre de la table, vos hanches s'entrechoquant.

Tu fermes les yeux pour sentir ses lèvres effleurer ton oreille et te chuchoter les clés de ta délivrance. Ton cœur se soulève et soudain la nausée te gagne. Ce même sentiment trop fort pour être décrit qui t'a pris à bras le corps quand tu t'es échoué contre lui, terrassé par l'orgasme. Vous avez toujours su vous comprendre et aussi bien que tu sais rire et aimer pour deux, tu sais faire vibrer dans les cordes de ta gorge les notes d'un accord qui résonne parfaitement en lui aussi. Ses lèvres te gagnent de nouveau, la chaleur de son corps te gagne et t'épouse.

« Tu n'imagines même pas à quel point cette femme que tu aimes a de la chance. A quel point tu la mérites. » chuchotes-tu contre ses lèvres.

A quel point, quelque part, tu aurais aimé être à sa place. La jalousie ne t'a jamais saisi, puisque tu as eu toutes les occasions de t'en sevrer durant ton adolescence alors qu'Alvin dévorait des femmes par dizaines au creux de ses draps mais à cet instant, tu te sens exclusif, unique à ses yeux, et cette impression te réchauffe le cœur du plus doux des amours. La force de ses gestes vaut bien plus que les mots que tu as pu promulguer comme une incantation pour vous libérer tous les deux de cette entrave qui vous lie irréfutablement l'un à l'autre, et la transformer en cette symbiose salvatrice qui vous donne l'impression de pouvoir défier le monde entier sans faillir, d'être invincible. Il est ta force, ta vie, ta matière. Il est peut-être ce que tu as de plus cher au monde.

« Il y a un nous, mais pas de la manière ordinaire que l'on imagine. Tant qu'elle nous convient à tous les deux, qu'importe après tout...qu'est-ce que tu ressens, Shan ? Qu'est-ce que tu ressens vraiment ? »

Tes lèvres gagnent les siennes, encore et encore, comme s'il allait s'échapper d'un instant à l'autre se moquer de toi comme Alvin a pu le faire avant de se détourner définitivement. Tes tripes se soulèvent, tes entrailles se serrent. Tes doigts se glissent subrepticement contre sa peau chaude, le long de cette courbe à peine recouverte par ce tissu qui déjà semble trop serré. Un sourire étire tes lèvres, étoilé d'un bonheur indescriptible qui se reflète dans ces larmes ruisselantes que ses nerfs ont lâché au fur et à mesure que tu brisais les entraves et les interdits qui vous séparaient. Tes jambes s'enroulent autour de lui, glissant au milieu de ses cuisses tandis que tu l'attires davantage vers toi si c'est encore possible. Chacun de tes muscles se façonne autour des siens. Tes lèvres suivent le sillon de ses larmes salées, les avale comme pour les faire disparaître d'un charme bienveillant. Elles soignent ses yeux humides de ces émotions trop fortes, et glissent sur ses joues et sa mâchoire, avant de se perdre dans son cou. Tes dents viennent alors en caresser la peau hâlée, au grain réchauffé par ce soleil infernal qui trouve un écho dans la chaleur des baisers que tu y déposes.

« J'aimerais que tu me fasses l'amour, encore, et encore, et encore. J'aimerais que tu me possèdes à l'infini comme tu sais si bien le faire. Que tu me fasses traverser les étoiles, jusqu'à ce que les larmes que je dévoile soient celles du véritable bonheur que tu me fais ressentir. »

Tes mains se font plus fermes en l'empoignent, tes hanches entrent doucement en contact avec les siennes embrasant tes cuisses de cette ardeur que tu te découvres tandis que tes lèvres glissent sur ses épaules musclées dont tu sculptes les contours d'une langue affamée. Tu veux te passer des mots, des beaux discours, des belles choses. Tu veux cette bestialité qui n'appartient qu'à toi, ces instincts primaux sans ornements, cette force douce qui te fait jaillir loin de ton corps et tord dans tous les sens une âme qui se brise en mille morceaux aux portes du paradis. Ton torse se soulève violemment contre le sien et tes yeux s'assombrissent, assoiffés d'un néant monstrueux qui t'arrache à l'humanité.

« Baise-moi de tout ton cœur. »
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MessageSujet: Re: A Swampy meeting [+18]   Mer 15 Juil - 16:54


Povidential encounter



 Loon & Shandro
featuring

      Parfois on aimerait que les mots d'un autre soient dans toutes les bouches, ou même simplement, dns une seule autre. De la chance... la mériter... Carapace tombée, incapable de retrouver refuge dans ta fierté en l'instant présent, tu ne peux que penser que tu es le seul à avoir de la chance. Tu as de la chance de l'avoir lui tant qu'elle te fuyait, et tu serais l'homme le plus chanceux du monde si elle n'acceptait ne serait-ce que de t'adresser la parole une nouvelle fois dans le futur. Tu ne mérites personne Shan. La vie t'a bien appris que tu étais destiné à finir désespérément seul. Le temps t'a donné de l'espoir, et la nature a fait de toi un jeune-homme au charme indéniable. On ne peut nier ta belle apparence, mais des ailes aussi colorées n'attirent que papillons et prédateurs, et tu as bien retenu la leçon. Biomimétisme. Tu étais un papillon aux crocs acérés, et ceux qui tombaient dans ton piège, c'est toi qui les dévorait. Avoir un nouveau visage dans ton lit avant-même d'avoir enregistré les traits du précédent est une manière comme une autre de se sentir entouré, de se sentir important, de se sentir puissant. Ils se moquaient de toi qui parlait aux fantômes étant petit, et maintenant ils rampaient pour se faire une place sous tes draps, parfois-même ils s'attachaient à toi, et c'est toi qui avait le pouvoir de les jeter comme des mouchoirs usés une fois que tu les avais gorgé de ton jus. Douce vengeance.
Mais avec elle c'était différent. Elle n'était pas tombé dans tes filets. Elle n'en avait absolument rien à faire de tes charmes. Il faut dire qu'avec elle, tu as préféré l'avertir avant de les déployer, lui faire peur avant de la charmer. C'est seulement lorsque l'intimidation a échoué, que tu t'es rendu compte de sa véritable beauté. Elle avait quelque chose dans son regard, une lueur de défi que tu te devais de relever, mais il était déjà bien trop tard, parce que le mal était déjà fait. Il t'aura fallu plusieurs jours à méditer les traits de son visage pour que l'attachement surpasse l'orgueil, et que l'amour naisse réellement. Il t'aura fallu plusieurs jours à méditer votre rencontre pour réaliser que tu l'avais perdue dès la première seconde. Ce n'est que ton trop plein de fierté qui te pousse à encore croire que tu as ta chance, mais après tout, tu n'as plus rien à perdre. Peut-être a-t-elle de la chance que ton amour se soit tourné vers elle, mais tu ne la mérites pas. Tout comme tu ne le mérites pas lui. Tu le penses et tu le repenses. Si une personne avait de la chance ici, c'était bien toi, d'être tombé sur un homme aussi formidable que lui. Un homme pour lequel tu ne saurais exprimer tes sentiments en mots, même s'il te le demande.
Il n'y a pas de mots pour décrire la pulsation de ton cœur, il n'y a pas d'image assez belle pour être comparée à l'euphorie dans laquelle sa proximité te plonge, il n'y a pas de matière assez douce pour faire concurrence à ses lèvres, et aucune chaleur assez intense pour défier celle de ses mains. Quoique. Il y a un mot et un seul pour résumer ta pensée, qui prendrait tout son sens accompagné de ton sourire provocateur.

« Sorry. »

Trad:
 

Désolé d'avoir ruiné son très cher pantalon, mais il était prévenu, et tu n'as pas pu faire autrement. Stimulé par ses caresses, déjà aux portes du paradis, tu finis d'annihiler le peu d'espace qu'il reste entre vous, tu maudis le pantalon qu'il a osé enfilé, et tout en le rejoignant sur les hauteurs de la table, glissant ta masse au dessus de la sienne tu as commencé à forcer un passage. Encore une fois, ta virilité est exposé bien avant la sienne, mais encore une fois, tu prendras plaisir à partir en quête de son trésor. Espérons pour lui que sa table soit solide, s'il ne veut pas qu'elle connaisse le même sort que le pantalon qu'il ta prêté. Il sait de quelle douce brutalité tu es capable, et ainsi allongé, n'ayant à mobiliser aucune force pour le porter, c'était de la ressource en plus que tu avais à lui donner. En prémice à ce qui l'attends tu te presses déjà contre lui, ton membre dans toute sa gloire se délectant en avance du met de choix qui l'attend. Et il l'attend avec ardeur et impatience, te presse trop pour que tu prenne le temps de jouer les romantiques et de chercher l'intégral peau à peau. C'est vos vêtements respectifs encore pendant à vos jambes cette fois que vous vous êtes lancés.

« Hell yeah. »



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