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 Underneath a sky of dust ☄ Shandro

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MessageSujet: Underneath a sky of dust ☄ Shandro   Sam 27 Juin - 15:06

Depuis quand exactement n’était-il pas venu sur la tombe de Varn ? Depuis quand n’avait-il pas osé se retrouver devant la pierre froide où était gravé le nom de son frère ? Sorn ne savait plus.
Quand il s’agissait de lui, il avait tendance à perdre la notion du temps. Les secondes devenaient des heures et les mois n’étaient plus que des minutes. Le temps semblait n’en faire qu’à sa guise quand il s’agissait de rendre visite à son jumeau et il en ressortait toujours profondément perdu. En vérité, il s’infligeait la pire des souffrances à chaque fois. C’était se faire du mal que de se déplacer jusque là. Il n’avait même pas à s’occuper de la bonne tenue du lieu, sa famille payait quelqu’un pour ça. Même les morts, les Corrigan ne les respectaient pas. La mémoire était une chose qu’ils étaient tout simplement incapable de perpétrer sans salir ceux dont ils parlaient. La seule chose qui changeait concernant son frère, c’était que ce n’était pas son nom qui était sali mais, le sien.
Il l’assumait, il en avait l’habitude. Les murmures n’en restaient jamais, pas plus que les commérages. Tout finissait par lui parvenir à un moment où à un autre. Il n’était certes que la pâle copie de Varn aux yeux de tous, celui qui aurait dû y rester mais, il était là et on ne voyait qu’en lui ce reflet terne... Ce qu’il avait toujours été à leurs yeux. De ces déplacements pour rendre hommage à son jumeau, il en revenait toujours avec une profonde colère et un gouffre de tristesse.

Assis en tailleur sur l’herbe, Sorn observait le vide, les lèvres serrées, une bouteille de whisky à la main et une cigarette roulée coincée entre les doigts. C’était son rituel avant de lui parler, heureusement qu’il ne faisait pas ça tous les jours où il aurait un gros problème de boisson. Buvant une gorgée au goulot avant d’allumer sa cigarette, il fixa les lettres gravées pendant un temps avant de soupirer la fumée qu’il venait d’ingurgiter.

- « Par moment, je t’envie. Même alors que tu es mort, je suis jaloux de toi. Il a fallu que je sois celui qui reste, qui endure cette merde. Je suis si en colère contre toi et je le suis encore plus contre moi. Comment je suis censé vivre ? Comment je suis censé faire ? Plus que jamais notre famille s’amuse à tout contrôler. Entre eux et elle, je ne contrôle plus grand-chose. Et toi, pendant ce temps... putain, qu’est-ce que tu dois te fendre la poire. »

Une nouvelle gorgée d’alcool pour oser parler. Parce qu’il n’avait jamais osé parler avant, du vivant de son frère. Il ne lui avait jamais confié ses frustrations, ses pensées, sa jalousie et son envie. Quelque part, il espérait même qu’il n’était plus là du tout pour l’entendre. Il devait être pathétique à se plaindre sur la tombe d’un mort, que sa vie était un échec ou une prison.

- « Si tu étais encore là, tu me botterais probablement le cul, tu aurais même carrément trouvé une solution pour supporter tout ça mieux que moi. Note, c’est l’histoire de ma vie. Tout était toujours mieux quand c’était toi. Je te déteste parfois pour ça. Je te déteste vraiment. Mais je me déteste encore plus à en vouloir à un mort, mon jumeau qui plus est. »

Encore une gorgée avant d’en verser un peu sur le sol. Certains crieraient au gâchis mais, c’était quelque chose qu’il faisait toujours quand il venait. Une façon de partager un peu de vie avec la mort.

- « J’ai envie de tout envoyer chier tu vois. J’suis qu’un gibier au fond, une cible mouvante. Ça aussi ça doit te faire bien rire. Bordel, qu’est-ce que tu dois me trouver pathétique... »

Au lieu de continuer à se morfondre, il alluma un amas d’herbe et d’encens qu’il posa dans un bol en fer. Il n’était plus temps de parler mais, de prier. Il ferma les yeux, bouteille dans une main clope dans l’autre. Vu de l’extérieur, nul n’aurait su dire ce qu’il était en train de faire. Il n’avait certainement pas la position à adopter quand on prie mais, qu’importe la forme. À ses yeux, l’important n’était pas le comment mais, la conviction.
Il termina sa prière d’un signe de croix tout à fait banal avant de boire encore et puis de fumer.

- « Tu me manques pauvre con. T’aurais pu survivre, t’aurais dû survivre. T’étais assez fort pour ça. »
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MessageSujet: Re: Underneath a sky of dust ☄ Shandro   Sam 27 Juin - 22:32



« I sent to the skies those you burried underground »

Shandro & Sorn
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 En pleine journée, le cimetière était terriblement calme. À croire que les fantômes étaient comme les vampires, et ne supportaient pas la lumière du soleil. Ça arrangeait bien les passants, qui n'avaient pas à supporter ces inquiétantes sensations de froid dont ils ne comprenaient pas l'origine, et qui pouvaient bien se passer de leurs soudaines apparition en travers de la rue. En revanche, toi, ils faisaient parti de ton monde. Les esprits n'étaient à tes yeux que des passants de plus sur le trottoir, des gens comme les autres, seulement un peu plus mort. Ironiquement, ce sont eux qui à tes yeux mettaient un peu de vie dans ce cimetière, mais malheureusement, ils te semblaient encore bien loin d'être prêts à rentrer en activité. Les fantômes de cet endroit, t'avais fini par t'attacher à eux. Beaucoup d'entre eux sont d'anciens habitants de New-Orleans, victimes des abominations qui rôdaient dans leur quartier, dommages collatéraux de la criminalité trop élevée, des parents et des enfants passés de l'autre côté trop tôt, et refusant de quitter ce monde. Tu avais eu l'occasion d'engager la discussion avec la plupart d'entre eux, de faire réaliser à certains qu'ils n'étaient pas seuls à errer à la recherche d'une oreille attentive. Tu avais eu l'occasion d'apaiser beaucoup d'entre eux, pour éviter que leur colère ne finisse par déferler sur les habitants des alentours, qui ne méritaient pas tous de les rejoindre.
Une oreille attentive et compatissante. C'est ce que beaucoup d'autre de l'autre royaume recherchent. Ils errent dans leur ancien monde désespérés de trouver quelqu'un qui entendra les mots qu'ils n'ont pas pu dire avant de s'en aller. Alors certains une fois leur message délivrés disparaissent, et s'en vont vers là où personne sinon les morts ne peuvent les suivre, tandis que d'autres choisissent de continuer de vivre, s'il on peut le dire ainsi, dans une réalité qui ne leur appartient plus. Parfois par nostalgie, d'autre fois par sens du devoir. Il faut juste réaliser qu'après tout, ces fantômes que l'on prend souvent pour des monstres sont avant tout des hommes et des femmes, encore capables de sentiments et de réflexion. Il n'est jamais trop tard, la mort n'est qu'une suite à la vie, une chance de plus d'accomplir ce pourquoi on est venus.
D'ailleurs, pour quoi est-ce que tu étais venu ici toi ? Qu'est-ce que tu faisais à te balader dans les rues d'un quartier pour le moins pas très chic, en plein jour, et sans rien d'autre sur toi que tes vêtements par dessus le marché ? Si t'es pas là pour t'exercer, ni pour tes potes de l'au-delà, alors pourquoi ? Et bien la réponse tenait en un mot. Aimée. C'est qu'elle avait beau être une peste, elle était attachante la petite. C'est là que tu l'avais rencontrée, et c'est dans ce quartier qu'elle vivait. Elle t'avait dit qu'elle déménagerait si tu venais à voir là où elle habitait, et tu dois bien l'avouer, si ça pouvait la chasser loin d'ici, tu n'étais pas contre l'idée. Tu voulais mener ton enquête et savoir si elle était véritablement partie. Voilà pourquoi tu étais là.
Problème étant, tu t'es laissé distraire en chemin. Un voisin t'as envoyé chercher les rumeurs auprès d'un marchand, le marchand t'as envoyé fouiner auprès du buraliste, une rumeur en a fait ressurgir une autre, un sujet a dévié sur un autre, et te voilà au cimetière à tourner en rond. En pleine journée, il n'y avait pas ou peu de fantômes, mais il y avait des gens. En chair et en os. Des gens qui prient, des gens qui pleurent, des gens qui posent des fleurs, et des gens qui parlaient dans le vide, avec plus ou moins de conviction. Ce sont ces derniers-là qui t'amusaient le plus, parce que tu savais si oui ou non l'esprit auxquels ils s'adressaient les entendait ou pas, et dans la plupart des cas, et bien ce n'était pas le cas. Alors parce qu'il fallait bien que leurs discours tombent dans une oreille, tu glanais des extraits par-ci par-là. Certains discours te désespéraient de leur imbécillité alors que d'autres t'étaient beaux à l'oreille. Certains t'auraient même fait verser une petite larmichette, en particulier ceux qui méritaient d'être entendus. Des choses qu'on avait jamais le courage d'avouer aux gens que l'on aime de leur vivant, et qui faisaient mal au cœur une fois qu'il était trop tard. Des mots comme ceux de ce jeune-homme aux habitudes de prière étranges. Tu saurais pas expliquer réellement ce que c'était, mais t'as senti quelque chose chez lui qui t'a poussé à te rapprocher, et à t'accroupir auprès de lui.

« He can't hear ya. But I can make him if you want. »

Tradoc:
 
 

 
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MessageSujet: Re: Underneath a sky of dust ☄ Shandro   Lun 29 Juin - 19:29

Totalement perdu dans ses déclamations envers son frère et sa propre vie, Sorn était persuadé d’être seul dans les parages. Enfin... autant que possible dans un cimetière pas mal fréquenté. Généralement, les gens l’évitaient parce qu’il avait des habitudes étranges. Il n’était pas effrayé par le lieu pour commencer. Il y passait tellement de temps à cause de son travail qu’il était ici presque comme chez lui. Il connaissait les allées par cœur, même les noms figurant sur certaines tombes ne lui échappaient pas. Il mettait mal à l’aise, avec ses habitudes. Il mettait aussi mal à l’aise avec sa façon d’être. La mort ne l’effrayait pas le moins du monde, elle n’était qu’une continuité même s’il aimerait profiter de la vie au maximum. Peut-être cela lui était-il plus facile, pour lui qui croyait en pas mal de choses.
Habitué à être seul donc, il ne s’attendait pas à ce que quelqu’un s’adresse à lui. Tant et si bien qu’il manqua de s’étrangler avec une gorgée de whisky ou sa fumée, il n’aurait pas su le dire. Reprenant ses esprits, il soupira et haussa les épaules, s’adressant à lui comme s’il l’avait toujours connu. Sorn et la décontraction incarnée.

- « Ouais. Je m’en doute un peu. Et j’suis pas vraiment sûr de vouloir qu’il m’entende. J’aimerais autant qu’il ne traîne plus dans le coin. Paradoxal pour quelqu’un qui parle dans le vide. Ouais. Je sais. »

Se retournant finalement pour mieux voir son interlocuteur, il haussa un sourcil. Ce gars-là, il n’était pas tout à fait comme lui mais, pas comme un humain. Évidemment. Il pouvait donc peut-être bien parler aux morts. Mais, en attendant, il n’avait pas sûr du tout qu’il avait envie de vraiment pour parler à Varn. Son jugement, sa façon de voir la manière dont il gérait sa vie. Non, il... il n’était pas prêt. Et puis, s’il lui en voulait. Ah ça, c’était facile de parler dans le vide, bien plus dur d’avoir une conversation. De plus, fuyard comme il était, il n’arriverait sûrement pas à faire face à tout ça.

- « Je t’ai déjà vu dans le coin non ? Souvent j’veux dire. Jamais dans le même coin du cimetière mais, souvent quoi. »

Le métier aidant, lui aussi traînait pas mal dans les environs, plus que nécessaire souvent. Il tenait tellement au repos et au respect des morts qu’il avait tendance à régler le moindre détail. Il voulait faire en sorte qu’il n’y ait pas le plus petit souci et qu’ils soient bien traités aussi.

- « Je viens souvent ici. Pas ici, ici. Mais, au cimetière. J’y travaille souvent. Si on peut dire. »

Ça n’était pas réellement son lieu de travail mais, c’était un des lieux qu’il était forcé de souvent fréquenter, comme les églises, les morgues, ... Il était capable de parler de tout ça avec une décontraction qui pouvait en effrayer plus d’un. Les gens réagissaient souvent très mal à l’entente de son métier. Ou alors... on avait des choses à lui demander.
Il se leva, hottant l’herbe de ses fesses et calant sa cigarette au coin de ses lèvres en lui tendant la main. Comme à son habitude, beaucoup trop amical de but en blanc.

- « Je m’appelle Sorn. Et... c’était mon frère jumeau. »

Il désigna la pierre tombale même si c’était relativement facile de deviner vu les prénoms qui n’étaient pas particulièrement répandus. Il écrasa sa cigarette dans un cendrier portatif et entreprit d’en rouler une autre. Dans le pire des cas, le gars tournerait les talons et le prendrait pour un grand malade mais, de ça, il en avait plus que l’habitude. Peu de gens ne se formalisaient pas de sa façon de réagir.
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MessageSujet: Re: Underneath a sky of dust ☄ Shandro   Mer 1 Juil - 19:29



« I sent to the skies those you burried underground »

Shandro & Sorn
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  Et bien il ne s'attendait pas du tout à avoir de la visite celui-là. Sachant que tu n'as pas fait le moindre effort de discrétion en t'approchant de lui, le bruit caractéristique de l'homme qui vient d'avaler sa boisson de travers est presque une douce musique à tes oreilles. Douce musique qui se répète avec satisfaction dans ton crâne jusqu'à ce que des bruits parasites viennent lui couper court. D'un seul coup tu comprends mieux le plaisir qu'il pouvait trouver à parler à un esprit qui ne l'entendait pas. Pour les quelques secondes à peine depuis le moment où tu l'as abordé, tu peux assurer que chez ce mec, parler est un besoin fondamental. Et quand on a personne à qui parler ou qu'on a fait fuir tous ceux qui se sont dévoués, ce qui dans son cas ne te semblerait pas étonnant, on se tourne vers les amis imaginaires.

« I said he can't hear ya. I never said he wasn't around. Most dead people ain't never far away from their grave. »

Trad:
 

Et ce le fantôme lié à cette tombe en particulier ne faisait pas exception à la règle. C'est dommage qu'il ne veuille pas lui parler, toi tu l'as déjà fait, et le pauvre esprit perdu aurait bien besoin d'un peu plus de compagnie. D'ailleurs au vu de son comportement, il pourrait bien être de ceux capables de supporter de longs discours à la limite du monologue comme ceux dont t'imagines le mec en face de toi capable. Ou peut-être n'était-cent que ses amis imaginaires qui avaient droit aux longues entrevues, et qu'il restait concis avec les personnes réelles. Jusque là, il l'était avec toi.

« Yup you did. I come here whenever I feel like talking. Did this for years. »

Trad:
 

Ce qu'il te racontait était loin de t'être inconnu. Pour le temps que t'avais passé dans ce cimetière, tu l'avais déjà bien souvent croisé ce gars-là, et pas seulement alors qu'il s'adonnait à son monologue alcoolisé. Tu l'avais déjà vu lors d'enterrements, tu l'avais déjà vu venir s'occuper de bien trop de tombes différentes pour que ça n'ait été que de la famille ou des amis. Tu l'avais vu participer à la mise en terre de cercueils et à l'érection de sépultures. Tu l'aimais bien ce mec, de loin, mais tu l'aimais bien. Il était du genre à respecter les morts, même alors qu'il n'était pas capable de communiquer avec eux. C'était quelque chose d'assez rare parmi les vivants, que des gens capables de comprendre l'importance de la paix offerte aux défunts, et parmi le peu qui s'en souciaient, une grande majorité ne le faisaient que par intérêt personnel, pour éviter de se retrouver colonisés par des esprits frappeurs.

« Seen you around quite a bit too. I guess you're an undertaker, right ? Well if you are, I think all dead people here, your brother included would say you're quite a good one. »

Trad:
 

T'étais pas le seul à voir les efforts qu'il faisait pour entretenir leur quiétude. En vérité, avoir une jolie tombe, aux défunts, ça leur faisait une belle jambe. Ce qui leur importait, c'était de toujours avoir une place dans le cœur de ceux qui nettoyaient la dite tombe. De savoir qu'ils n'étaient pas oubliés. Beaucoup des fantômes qui parcouraient ces lieux ne rêvaient que de se sentir aimés à nouveau, pour pouvoir définitivement quitter ce monde en toute sérénité. Ça, sans le savoir, Sorn le leur offrait. Il ne les connaissait pas, mais magré tout, il s'occupait d'eux, un peu à la manière de ces bénévoles dans les centres gérontologiques. Problème étant, ce qu'il pouvait leur offrir était bien loin d'être assez pour tenir les plus instables d'entre eux, et c'est là que tu intervenais. Mais il semblait sincèrement se soucier d'eux, et rien que pour ça, tenait une place assez haut dans ton estime. Tu serrais donc avec joie la main qu'il te tendait.

« Shandro. Well sorry for your loss... I guess. Seems like we make quite the pair though. You bury'em and I ease'em. I've been spending a damn lot o'time trying to calm'em down lately. All the stressing going down on the living isn't of much help ot the dead, and looks like the authority doesn't quite give a shit about what happens to the citizens after they're dead, which is a shame seeing how they directly impact the living. »

Trad:
 

Les haut-placés du gouvernement ne s'occupent que d'eux-même. Ils négligent déjà leur population vivante, et ça c'est lorsqu'ils ne se mettent pas en tête de l'opprimer plus que de nécessaire. Tu pensais vraiment qu'ils allaient s'occuper en plus de personnes n'existant officiellement plus ? Ils en étaient débarrassés, et c'est tout ce qui comptait. Lorsque les contribuables viendraient à manquer, ou qu'ils auraient besoin d'un coup de publicité, là ils commenceraient à s'en soucier.

 

 
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MessageSujet: Re: Underneath a sky of dust ☄ Shandro   Ven 3 Juil - 13:27

Jamais vraiment attentif à ce qui se passait autour de lui, Sorn n’avait bien entendu par du tout entendu l’homme arriver. C’était si rare que les gens interagissent dans les cimetières qu’il avait tout simplement pris l’habitude d’être seul. Parler, de ça par contre, il en avait l’habitude. Au fond, il se fichait pas mal de savoir si on l’écoutait. Il haïssait juste le silence plus que le regard que les autres pouvaient porter sur lui. Le silence était oppressant, écrasant. Il ne le supportait pas, jamais. Il avait déjà bien du mal à s’y faire avant qu’il ne soit changé mais maintenant, il détestait ça par-dessus tout, sans qu’il puisse s’expliquer les raisons qui le poussaient à l’abhorrer à ce point.
Entendre la réponse de l’homme au sujet de l’esprit de son frère ne le réjouissait pas tellement. Il aurait préféré savoir que son frère n’était plus là, à traîner dans le cimetière, à attendre il ne savait quoi. L’idée qu’il ère n’avait rien de sympathique à ses yeux et ça, même si pouvoir - peut-être - lui parler, était quelque chose qu’il désirait pouvoir faire.

- « J’suis pas sûr que ça me rassure. Tu l’as déjà aperçu ? Il... Comment va-t-il ? »

Vu qu’il était son jumeau, difficile de se tromper. Ils avaient sans doute quelques différences à présent mais, on ne pouvait pas se tromper. Quant à vouloir savoir comment il allait, là encore, il n’était pas sûr de vouloir le savoir. Il avait toujours favorisé la fuite depuis les événements mais, avant ça, c’était plutôt l’inverse, à foncer tête baissée sans penser au futur ni aux conséquences. Ça n’avait pas tant changé pour les conséquences mais, foncer, il y réfléchissait sans vraiment y réfléchir. C’était faire face qui posaient problème. Ça, il en était incapable.

- « Doit y avoir du monde avec qui parler dans le coin oui. »

Ce qui ne lui plaisait pas des masses. Il aurait aimé que les morts puissent reposer en paix mais, il supposait que la plupart d’entre eux n’étaient pas morts de mort naturelle alors, quoi de plus normal qu’ils s’attardent ? Pourquoi donc s’étonnait-il que son propre frère soit encore là ? Sa mort n’avait pas été naturelle et certainement pas paisible. Tous ignoraient, en dehors de lui et de Cordelia, la façon dont il était réellement mort. Il soupira et sans se soucier de la présence de quelqu’un d’inconnu, il alluma un pétard comme si c’était la chose la plus naturelle du monde.

- « Oui, c’est ça. C’est une bonne chose s’ils apprécient, c’est que je fais bien mon boulot. Les morts méritent d’être en paix... pourtant, j’ai l’impression de ne pas faire assez malgré mes efforts. Ce qui m’étonne, c’est que Varn approuve. »

Mais, il devait l’admettre, ça lui enlevait un certain poids des épaules de savoir que son frère ne jugeait pas qu’il avait foiré. Passer de toubib à croque-mort, c’était une réorientation pas banale et surtout pas le genre de la famille. Ça n’était pourtant pas ce qui le préoccupait. Non, ce qui le préoccupait vraiment, c’était ces gens qu’il devait à l’occasion faire disparaître tout en s’échinant à laisser des traces pour qu’ils soient retrouvés, qu’ils ne soient pas oubliés. Il détestait quand il était obligé de faire ça. Il en voulait d’ailleurs au gouvernement de devoir en passer par de telles extrémités. Pourtant, il n’avait jamais détesté son travail, vraiment jamais. Ce qu’il lui arrivait de détester, c’était les vivants... Ceux qui restaient pouvaient parfois être très pénible et surtout d’un irrespect total envers leur mort, une chose qu’il n’aimait pas mais, il se disait qu’ils avaient leurs raisons, alors il tentait de satisfaire tout le monde dans la mesure de ses moyens.

- « Sa mort remonte à plus de deux ans maintenant. Je devrais m’y faire... » Il soupira en tirant une taffe. « J’ai dans l’idée que ça ne risque pas de s’améliorer malheureusement. Ils comprendraient peut-être s’ils étaient touchés. Mais c’est pas le cas. À leurs yeux, les morts sont morts, ils ne rapportent plus rien s’ils ne marchent pas dans leurs rues. » Une triste vérité au fond. « Tu les vois vraiment hein ? C’est pas lourd à porter parfois ? Un don pareil ? »

Sorn n’aurait sans doute pas aimé pouvoir les voir. Il s’était déjà posé la question mais, il n’y avait jamais réellement réfléchit. Après tout, il avait déjà sa propre croix à porter. Il s’y était fait, l’avait accepté mais, il ignorait tout de même pas mal de choses. Sa nature était encore récente au fond mais, en l’acceptant, il n’avait jamais été aussi proche de sa forme animale, ce qui lui jouait tout de même pas mal de tour.

- « C’est que ça ne doit pas être évident, de voir les esprits tout le temps, de pouvoir discuter avec eux, de les entendre partager leurs douleurs. Enfin, je suppose qu’on s’y fait, c’est comme tout le reste. On apprend à gérer. »
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MessageSujet: Re: Underneath a sky of dust ☄ Shandro   Ven 3 Juil - 23:19



« I sent to the skies those you burried underground »

Shandro & Sorn
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  Tu t'y attendais à cette question. Du moins, tu ne pouvais pas dire que tu n'avais pas du tout anticipé une question du genre. Après tout, il pouvait être aussi réfractaire qu'il le voulait à l'idée de communiquer avec son défunt frère, c'était totalement impossible qu'il ne se soucie pas un minimum de lui. Le commun des mortels a tendance à l'ignorer, ou même à le refuser, mais il y a une grande différence entre ne pas vouloir avoir affaire à quelqu'un et ne pas l'apprécier, surtout lorsqu'il s'agit de famille. C'est toujours pas mal compliqué avec la famille.

« I've seen him plenty of times. Maybe that's why you look so familiar to me. But anyway, I'd say it could be worse. He's the sad kind of ghost, but aside from that he's fine. »

Trad:
 

T'hésites à lui dire que son frère passe son temps à s'inquiéter pour lui, qu'il passe son temps à raconter à quel point ça lui manque de le prendre dans ses bras, de l'entendre, et de lui parler. T'hésites à lui mentionner les mille-et-une choses que son frère a à lui dire. T'as pas envie de lui mettre ce poids-là sur les épaules. Si tu devais imaginer une raison pour laquelle celui-ci était coincé dans le monde des vivants, c'était bien l'envie de faire ses au-revoirs. De partager un dernier instant avec celui avec qui il a partagé son enfance, et une grande partie de sa vie. C'est pour veiller en silence sur un Sorn à qui il aurait aimé dire tant de choses qu'il restait au supplice. Et le défunt n'était pas le seul avec des mots lourds lui pesant sur la conscience. L'attitude même de Sorn, le fait qu'il ait même fini par ritualiser la visite à la tombe de son frère te laisse imaginer qu'il aurait besoin de jours entiers pour lui déclarer tout ce qu'il avait sur le cœur. Il n'en avait pourtant pas le pouvoir, et même s'il l'avait, il n'en avait pas la volonté. Ils avaient l'éternité devant eux. La vérité finirait bien par éclater.

« Fo'shaw. There ain't no gettin' bored here. Why would I even buy books when all them dead people have a story to tell ? »

Trad:
 

Une véritable histoire. L'histoire d'une vie. Des histoires parfois triviales, parfois aussi haletantes qu'un film à suspens. Des histoires qui les accrochaient à un monde qui n'est plus le leur, en l'attente d'une oreille qui voudrait bien les écouter. À la recherche d'un peu de considération. Les morts étaient bien plus simple que les vivants. Lorsque l'on a plus à se soucier du paraître, des règles de la société, de l'avis et de la vie des autre, on parlait bien plus facilement. On ne fait pas attention à qui on s'adresse lorsque l'on est mort, parce que l'on a absolument plus rien à perdre si ce n'est son salut. Les morts sont comme les vivants, à cela près que même enchaînés à ce monde, ils y sont entièrement libres.

« Sorn... Varn's dead, and he ain't no vengeful spirit. Why wouldn't he appreciate it when you do something good ? I'm not sayin that you couldn't do any better, but well, what's fine is fine. »

Trad:
 

M'enfin, au point où il en est, s'il voulait vraiment faire mieux, il faudrait soit qu'il soit sorcier, soit qu'il s'aide d'un sorcier capable de le mettre en communication avec les esprits... comme toi par exemple, mais tant qu'il s'agit de toi, pas question de le mettre en contact avec le moindre fantôme avant qu'il n'ait parlé à celui qui a le plus besoin de lui. Varn. Mais assez pensé au frère mort, c'est au vivant que tu t'adressais, et il avait des questions à te poser. Des questions triviales, mais tout de même intéressantes. Après tout, même chez les magiciens, la faculté de librement interagir avec les mort, de manière aussi poussée que tu l'avais appris à travers tes pratiques était rare, même parmi les sorciers.

« I wouldn't call it a burden. I'm happy being able to talk to dead people. I've been talking to them since I was a kid, and so far, most of'em I could call my friends. They're not much different to your average Joe. They're people, except they're dead. That's it. People always think about how hard it must be sharing their pain, but it's seriously not that hard. I mean, not harder than patting yo home boy's back after his girlfriend broke up for the 20'th time. »

Trad:
 

Tu te laisses tomber le dos au sol, perd tes yeux dans le ciel, et esquisse un large sourire.

« My one and only problem with ghost is that I sometimes come across a real hot one, and I can't screw him. Maybe if I was a more gifted necromancer... but dead meat... big turn off. »

Trad:
 

 

 
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MessageSujet: Re: Underneath a sky of dust ☄ Shandro   Sam 4 Juil - 21:34

Son jumeau lui manquait infiniment, il avait perdu une part de lui-même quand il était mort et c’était peu dire. Ils n’avaient jamais partagé ce que certains jumeaux pouvaient vivre. Il n’y avait pas de connexion étrange entre eux ou quoi que ce soit mais, ils avaient grandi ensemble, vécu des années ensemble et avaient partagé trop de choses pour que tout ça ne joue pas. Et puis, il y avait cette composante angoissante du fait de voir son jumeau mourir, de voir le reflet de sa mort. Encore aujourd’hui, il était encore parfois perturbé par l’image du corps mort de son frère, se retrouvant à sa place, incapable de bouger mais bien vivant, dans ses cauchemars.
Apprendre donc qu’il était triste mais, que la mort ne l’avait pas rendu aigri ou mauvais ou il ne savait quoi d’autre le soulageait un peu même s’il aurait préféré qu’il se porte mieux. Son grand frère - à quelques secondes près - n’était pas au plus mal et ça, c’était déjà une bonne chose.

- « C’est pas génial mais c’est pas l’horreur non plus, alors je suppose que c’est déjà pas mal. Être mort, ça doit pas être le pied après tout. »

Ça ne le rassurait pas tant à propos de Varn mais, après tout, c’était le lot de tout le monde de s’inquiéter pour ses proches. La plupart des gens tentaient d’oublier, pas lui. Trop croyant, trop superstitieux quoi que pas tant que ça par rapport à Livio, il ne pouvait que croire que son frère pouvait le voir, l’entendre, qu’en savait-il. Pouvoir le voir ne lui était pas permis, c’était qu’il devait y avoir une raison. Du moins, c’était ce qu’il imaginait. Bien que ce soit assez réducteur. Les personnes comme cet homme-là avaient probablement leur propre rôle à jouer.

- « C’est une bonne chose que quelqu’un puisse écouter ces histoires. Que quelqu’un puisse les entendre au moins une fois. Qu’elles ne se perdent pas totalement. »

Pour lui qui avait l’habitude d’être nié, regardé de travers et qui avait assisté à des douzaines de scènes du même genre, il savait que les gens n’écoutaient plus. Personne ne voulait plus connaître les vies, les histoires. Même si elles étaient déformées, c’était toujours intéressant. Sorn aimait la vie et paradoxalement, il avait tendance à s’en exclure de lui-même ou du moins, à ne pas en faire vraiment partie. C’était peut-être ce qui l’inquiétait aussi, savoir que son frère pouvait peut-être voir ce genre de choses, même si souvent, il ne se rendait pas compte qu’il agissait de la sorte.

- « Disons que c’est compliqué. »

Leur famille était compliquée, un véritable casse-tête relationnel et social. Un sac de nœuds d’esprits tous plus étriqués les un que les autres. Il y avait souvent de quoi se poser des questions et lui avait précisément arrêté de s’en poser. Alors, on l’avait enfermé dans une cage dorée faute de pouvoir le convaincre, utilisant son aversion pour le beau monde et les soirées mondaines pour l’empêcher de s’échapper totalement. Au fond, il se laissait faire et avait confiance de cette faiblesse, sans rien faire pour s’y soustraire. Il se complaisait dans cette situation, comme il se complaisait dans beaucoup d’autres. Malheureusement, Sorn était une victime toute trouvée et de premier choix. Sa volonté de vivre était tout juste suffisante pour qu’il ne se laisse pas croquer par la mort.
Et la mort, c’était un peu son fond de commerce. Quelque part, c’était assez moche de gagner de l’argent de cette façon mais, il en fallait, des gens comme lui, surtout vu l’époque actuelle. Aussi, il était curieux, vraiment curieux d’en apprendre plus sur ce que pouvait faire Shandro. De nombreuses personnes s’en vantaient mais, elles n’étaient pas tant à véritablement pouvoir le faire.

- « Vu sous cet angle, ça n’a effectivement pas l’air d’être difficile à vivre. Ça semble logique de leur offrir la même chose qu’au vivant. Tout le monde a besoin de ça. »

Tout le monde, sauf quand on s’appelait Sorn et qu’on gardait les trois-quarts de ses préoccupations pour soi et qu’on acceptait l’aide de personne ou presque. Par peur de l’abandon, il avait cessé de réclamer aux autres ce qu’il était capable de leur apporter. L’oreille attentive qu’il était pouvait écouter longtemps sans rien dire mais, quand il se mettait à parler c’était pour combler les silences. Jamais il ne parlait de lui réellement.
En parlant d’écouter, il tira une drôle de tête quand son vis-à-vis parla de nécromancie, il en frissonna même, se rendant soudain bêtement compte que c’était à un sorcier qu’il parlait et il avait tendance à se méfier d’eux plus que de ses semblables. Il n’était pas particulièrement gâté à ce niveau, il fallait le reconnaître. Un frisson se mit à courir le long de son dos et l’espace d’un instant, il posa sa main au niveau de son cœur, l’endroit que Cordelia s’amusait à viser le plus souvent quand elle voulait lui faire payer sa résistance. Il inspira profondément et tira sur son pétard. Cherchant quoi dire, quoi penser.

- « Rebutant oui, c’est le mot. Tu es sorcier alors... »

La constatation lui avait échappé sans qu’il le veuille vraiment, un peu comme une interrogation qui n’en était pas une. Il était soudain mal à l’aise alors que depuis le début, Shandro avait été sympathique et qu’il n’avait rien eu à lui reprocher dans son attitude. C’était juste plus fort que lui, instinctif.
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MessageSujet: Re: Underneath a sky of dust ☄ Shandro   Sam 11 Juil - 18:19



« I sent to the skies those you burried underground »

Shandro & Sorn
featuring

  Pas être le pied, c'était vite dit. Certaines personnes voyaient dans la mort une délivrance, et certains fantômes, et tu parles d'expérience, avaient trouvé dans leur mort un bonheur qu'ils n'avaient jamais connu vivant. Certains fantômes n'étaient pas là parce qu'ils étaient attachés à leur vie, mais parce qu'ils n'avaient pas pu vivre. Et alors béni de la liberté de leur condition, ils parcouraient le monde, ils voyaient enfin l'extérieur, ils expérimentaient ce qu'ils avaient raté de leur vivant, dans la mesure du possible. Parce qu'en tant que mort, les plaisirs réservés aux vivants étaient sortis de l'équation. Plus de boisson, plus de nourriture, plus de plaisir sexuel. Le toucher perdait de plus en plus de son sens, lorsque l'on se rendait compte que le corps ne ressent plus, que l'on ne peut plus être ni blessé ni caressé. Les morts expérimentaient une autre facette de l'existence, avant de définitivement s'en effacer. Heureux ou tristes, ça, comme pour les vivants, d'un ectoplasme à l'autre, tout pouvait changer. Seulement, ils étaient bien moins compliqués.
En tout cas bien moins compliqués que le vivant te faisant face. Celui qui aime parler sans être entendu, et qui a peur de la mort même lorsqu'il semblait fuir sa propre vie. Quelque chose ne tournait pas rond chez lui, mais c'était étrangement tout à son honneur. Après tout, la société ne tenait pas d'un particulièrement bon œil ceux qui étaient assez éveillés pour aller chercher plus loin qu'eux même. Ceux qui parlaient et ceux qui écoutaient devenaient bien vite un danger, parce que ceux qui parlaient et écoutaient finissaient par savoir, et lorsque le gouvernement tente de réduire la majorité de la population à un état d'esclavagisme psychologique, le savoir devient la plus puissante des armes.
Ils devenaient des parias, ces gens que notre monde cherchait à brimer pour qu'ils ne contaminent pas leurs pairs. Ils se retrouvaient esseulés, soit comme lui, à parler dans le vide, espérant sans vouloir l'admettre que quelqu'un les entendes, ou alors comme toi, à contenir la rage qu'ils avaient au ventre en attendant le moment propice pour la déverser. Tout vient à point à qui sait attendre, un jour les parias se réuniront, et changeront la face du monde. Tu en as déjà trouvé des alliés, tu as trouvé d'autres parias chez les rebelles, et si la violence dont vous êtes tous capable n'est pas toujours la meilleure des solutions, vos actes auront au moins le mérit de faire penser ceux qui en ont entendu parler. Quoi que l'on en dise, aussi abject puisse-t-il être, on aime savoir le pourquoi des actes du meurtrier, et chercher ce pourquoi peut nous emmener bien loin sur les traces du tueur. Suivre les traces d'un individu est la meilleure manière d'enfiler ses chaussures...
Est-ce que tu avais réfléchi trop fort ? Est-ce que tes pensées pour le moins... vindicatives avaient filtré sur ton visage ? Tu ne penses pas, il n'y avait absolument aucune raison. Ton interlocuteur t'avait été agréable tout du long, et tu ne semblais pas non plus avoir été anthipathique, ce qui est très rare d'ailleurs, et pourtant, il semblait se refermer sur lui-même, sans raison apparente, si ce n'est celle qu'il te sifflait dans une question qui n'en étais pas vraiment une. Un sorcier... c'est vrai, tu es un sorcier. Certaines personnes n'apprécient pas particulièrement les gens de ton acabit, et au vu des événements des dernières années, tu peux bien te permettre de les comprendre, mais tu n'en reste pas moins un sorcier et fier de l'être. Tu ne le cries pas sur les toits, mais tu ne t'en est jamais caché. La magie est une part de ta vie que tu ne saurais abandonner, et tu en viens souvent à oublier que tout le monde n'est pas dans ton cas. Tout le monde n'embrasse pas l'existence de la magie. Certains auraient préféré qu'elle n'existe pas, certains ne la comprennent pas et en sont donc effrayés, d'autres en ont été victimes et en sortent à jamais traumatisés, alors que des derniers auraient préféré la garder pour eux seuls afin d'assurer leur pouvoir. Toi t'es juste un sorcier qui s'aime en tant que tel, content d'avoir un moyen de plus à sa disposition pour faire les choses. Première réponse à sa question qui n'en était pas une dans un sourire plein de fierté, et seconde en véritables mots.

« Yup. And I can safely say that I'm quite a good one. Still can improve though. I'm often training here at night by the way. »

Trad:
 
.

Pour avoir à ton tour le droit de lui poser une question.

« Looks like you're not really at ease with sorcerers ain't you ? But don't worry. Won't hurt ya... well, except if I'm forced to, but you're not being so threatening as of now so what would be the point. »

Trad:
 

 

 
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Underneath a sky of dust ☄ Shandro

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