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 Andreï Constant Ievseï - “Chaque heure nous meurtrit ; la dernière nous tue.”

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rirat bien qui rirat le dernier

Féminin
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MessageSujet: Andreï Constant Ievseï - “Chaque heure nous meurtrit ; la dernière nous tue.”   Dim 28 Juin - 16:07


« L’humanité se compose de plus de morts que de vivants. »


Andreï Constant Ievseï


© crédits
70 ans & 30 ans hétérosexuel
DAYBREAKER ft luke mitchell


Date et lieu de naissance :
Sud de Strasbourg, France, le 8 mai 1945.
Forme animale :
Avant, je me transformais en rat. Mais maintenant, je ne suis plus qu’un mort-vivant ou quelque chose s’en approchant du moins, parce que je ne sais pas vraiment ce que je suis devenu.
Métier :
Tueur à gages, je cherche des contrats, je cherche des cibles. En fait, pour être franc, je ne sais pas quoi faire de ma vie. Je fais des petits boulots où on veut bien de moi, en attendant d’avoir des cibles, des ordres. Ma dernière mission était de tuer le président, j’imagine que je peux toujours tenter de l’exécuter même si le président en question a changé plusieurs fois depuis…
Force :
Ma détermination est telle que je suis capable d’aller au-delà de mes limites pour atteindre mes objectifs. Sans compter mon adresse au corps à corps et avec les armes à feu. Mon fils est aussi l’une de mes forces, bien qu’il soit père maintenant, bien qu’il ait fait sa vie sans moi.
Faiblesse :
Des faiblesses, j’en ai plus d’une. Je dois même en avoir trop. Les femmes, déjà. Ma maladresse, aussi. Et surtout, les trois serments que mon ancien créateur a imprimés au fer rouge dans mon âme. Ne pas se faire prendre. Ne pas se suicider ou se laisser tuer. Et toujours, toujours obéir à la personne qui possède la médaille correspondant au tatouage que l’on m’a fait sur l’omoplate : un enchevêtrement complexe de fils et de plaques que personne ne pourrait reproduire sans exemple.
Avis sur le Gouvernement :
Sincèrement ? Je n’en ai rien à faire. Fut un temps, je l’aurai détesté pour être américain. Maintenant… je m’en fiche. La seule chose, c’est que la dernière mission que l’on m’a donnée était d’en éliminer la tête. Mais des années se sont écoulées, je doute que cette mission soit encore d’actualité.
Particularité :
On me le dit souvent, il faut croire que ça se vérifie, mais j’ai un sens de l’humour déplorable et je refuse absolument de me la fermer même lorsque je le devrais. Et sinon, j’ai plusieurs cicatrices de coups de ceinture généreusement donnés sur mon dos, un tatouage abstrait et complexe sur l’omoplate et un goût prononcé pour la bouffe et les femmes (enfin, la bouffe, c’était avant…). Et j’ai un fils plus vieux que moi, aussi. La dernière de mes particularités c’est que suite à un endoctrinement complexe et douloureux, quiconque se présentera avec le médaillon représentant mon tatouage aura mon allégeance.
crédits

altruiste ☦  vénal ☦ courageux ☦ incroyablement maladroit ☦ sarcastique ☦ agressif ☦ direct ☦ honnête ☦ torturé ☦ polyglotte ☦



père castor, raconte-moi une histoire



14 septembre 1973 – Washington

Un frottement, un petit bruit de pattes, une ombre qui passe sous le meuble. Je m’immobilise, me levant sur les pattes arrière, oreilles grandes ouvertes, moustaches qui frétillent. Je capte des odeurs – du fromage, beaucoup – et des sons sans parvenir à distinguer exactement leur nature. Fromage. A droite. Il faut que j’aille le manger, il… je m’immobilise, encore, à quelques millimètres du piège dans lequel j’ai failli tomber. Il faut que je me reprenne, j’ai une mission à accomplir. Il faut que je maîtrise le rat. Je suis un agent en mission, il ne faut pas que je me disperse. Je tente d’ignorer l’odeur alléchante du fromage – du comté je crois. Français. Le meilleur. – et passe la tête hors du meuble sous lequel je suis réfugié depuis qu’ils sont entrés dans la pièce. Je ferme les yeux, me concentrant sur mon ouïe pour écouter ce qu’il se dit pendant le conseil de guerre qui a lieu à quelques mètres de moi. C’est dur de dissocier les mots, de ne pas se laisser perturber par tout le reste. Il y a un chat dans la pièce d’à côté. Et ma fourrure me démange. C’est la première fois que je reste transformé aussi longtemps. Ma patte vient d’ailleurs frotter la base de mon oreille et je perds le fil de la conversation. J’ai faim. Il y a un chat. Mais il faut écouter. J’inspire, j’ose sortir davantage que les moustaches hors de ma cachette, je trottine jusqu’à la chaise la plus proche, me promène dans la forêt de jambes et de pieds qui se déplacent de manière imprévisible et inattendus. Le rat ne peut pas s’empêcher de trembler d’ailleurs, mais je le comprends : qui ne tremblerait pas dans une telle situation. Les voix sont redevenues des bruits confus, je me rends compte que j’ai encore oublié d’écouter. Pourtant, il faut que je retienne, que je repère le président, que je repère l’arme à feu la plus proche et que je les élimine. Et, enfin, on m’autorisera à cesser d’être un rat, à cesser d’être un meurtrier, on m’autorisera à… Un bruit différent des autres. La porte s’est ouverte, je cherche frénétiquement une nouvelle cachette de peur que le chat n’arrive. Mais non. La porte se referme. Et un garde du corps s’approche de celui que j’ai déjà repéré comme étant ma cible principale. Il chuchote quelque chose à l’oreille de son patron. Je tente de grimper sur une chaise vide sans aucun succès. Comble de l’impudence, je me faufile vers les pieds du président des Etats-Unis. Les mots qui me parviennent sont décousus et déjà qu’en tant que rat, j’ai du mal à en saisir le sens en règle générale, mais là, c’est pire encore. Pourtant, j’entends très clairement les principaux qui suffisent à glacer mon sang de rongeur. Ils ont débusqué un agent russe. A quelques blocs d’ici. Tout semblait croire qu’il prévoyait un attentat. Ils ont débusqué un agent russe mais il s’est suicidé avant qu’ils ne puissent l’interroger. Il faut que j’agisse : maintenant. Je n’ai de toute manière plus aucune solution de replis, de l’équipe dont je faisais parti je dois actuellement être le seul survivant. Je m’extirpe de dessus la table, me dirige vers le garde du corps, cherche son arme des yeux, agite mes moustaches, me concentre sur mon humanité pour…

Ca ne marche pas. Ils ont tué toute mon équipe. Sauf moi. Mais ils ont tué toute mon équipe donc ils ont tué mon sorcier. Mon créateur. Mon maître. Je suis donc libre et je suis donc aussi prisonnier. Un tremblement agite encore plus mon petit corps de rongeur. Je suis coincé. En rat. Pour combien de temps ? J’agite mes moustaches, reste figé au milieu de la salle. Personne ne me remarque de toute façon. Je suis maudis. Je peste, je couine, je profite de l’ouverture de la porte pour m’enfuir. De toute manière, avec mes petites griffes et mes petits crocs, je vois mal comment je pourrais les tuer. Et je n’ai plus aucune raison d’obéir. Mais je n’ai plus personne à retrouver non plus. Demian devra grandir seul, désormais. Et Lara… Lara devra refaire sa vie.

Un rat peut il se noyer ?



12 décembre 1972 – Kiev

J’enfouis mon visage dans sa nuque, ne cessant de me demander ce que j’ai bien pu faire pour mériter de me réveiller dans le même lit qu’une créature pareille. Je l’aime, bien sûr. Mais ce que je ne comprends pas, c’est comment elle, elle peut m’aimer en sachant qui je suis, ce que je fais, et qui était mon père. Je la serre dans mes bras avec un petit sourire. Il fait encore nuit noire, il doit bien nous rester une petite heure avant que le gosse commence à hurler qu’il a faim. Il faut encore nuit noire, et nous on a encore un peu de temps avant d’être obligé de nous lever, et de… Un coup me cueille au niveau de l’estomac. Coup immatériel mais néanmoins puissant. J’expire brutalement tous l’air de mes poumons, elle se réveille d’un seul coup pour mieux s’écarter de moi dans un cri trop strident pour mes oreilles. « Qu’est ce qu’il fout ici ? » Elle hurle de terreur, rassemblant les draps autour de son corps dénudé, laissant le mien totalement exposé au regard de notre visiteur inattendu. Je grogne, je me redresse. Il ne m’aura pas, je ne serai pas gêné. Et pourtant… son regard inquisiteur et son demi-sourire mesquin me mettent mal à l’aise. Ma femme hurle encore, se précipite hors de la chambre et va veiller sur notre fils et surtout s’éloigner de cet homme qui la met immanquablement mal à l’aise. « Les vacances sont finies, Andreï. Tu te doutais j’espère, qu’elles ne dureraient pas indéfiniment…  Déjà, deux ans, c’est plus que ce qu’on aurait du te permettre… » Je me lève, hébété. « Par… Pardon ? Mais il n’en est pas ques… » Une vague de douleur se répand à nouveau dans mes veines, me laissant à genoux devant le sorcier amusé. « Tu disais ? Je n’ai pas bien entendu… » J’ai du mal à respirer. J’aperçois l’ombre de Lara dans le couloir, portant dans ses bras notre petit Demian dans ses bras. Il va bientôt avoir cinq ans, et c’est le seul enfant que je n’aurai jamais. Je ne peux pas m’empêcher de tourner la tête dans leur direction et le sorcier s’en aperçoit immanquablement. Il sait toujours quelles sont mes faiblesses. Je veux me relever pour l’empêcher de les approcher mais d’un mot, je m’écroule à nouveau au sol en me tordant de douleur. « Oh… Lara, tu as cessé de crié ? Et c’est le petit Demian ? Qu’il est adorable » « Laisse les… laisse les tranquille ! » Je me relève à quatre pattes, me surprends à cracher du sang alors que le sorcier fait volteface et me regarde d’un air sévère cette fois. « Pourquoi donc devrais-je t’obéir alors que toi, tu ne m’obéis pas ? » Sa voix claque, menaçante. Je me relève, m’appuyant sur le lit. Et Lara s’écroule sous mes yeux, le regard vitreux, Demian tombe à son tour, hurle, convulse, je veux me jeter à ses côtés pour comprendre ce qu’il se passe mais d’un coup de coude dans la trachée que je n’ai pas vu venir, le sorcier me met à nouveau à terre. Demian cesse de convulser. Hurle. « Maintenant tu m’obéis où ton fils rejoint sa mère. » Trop choqué pour réagir, j’acquiesce. Mon fils. Mon petit garçon. Lara. Une poignée de minutes, une nuit, un rien aura suffi au sorcier pour reprendre le contrôle de ma vie. Un rien aura suffi à mon sorcier pour récupérer son meilleur assassin. Une nuit aura suffi au gouvernement russe pour constituer une équipe visant un objectif aussi suicidaire qu’osé.



04 juillet 1967 – Moscou

C’est ma seule chance. C’est l’une de mes seules chances de me venger, d’avoir une réelle place dans ce monde. Tout le monde me dit que je lui ressemble. Et je veux bien le croire. On n’a pas voulu de moi en occident, il n’y a que l’URSS qui a accepté de m’élever, de me nourrir, de m’habiller. Il n’y a que les russes qui ont pris soin de moi. Et là, c’est ma seule chance de me venger de tous ceux qui n’ont pas voulu de moi et qui m’ont mis plus bas que terre, ma mère la première. Je ne l’ai jamais connue, je sais juste qu’elle m’a abandonné, hurlant de froid, dans un buisson à côté d’une église. Comme si ça allait suffire à ce qu’elle soit pardonnée. Droit comme un I, je regarde l’homme que l’on a fait venir spécialement pour l’occasion. Il me toise, comme s’il essayait de juger la valeur d’un cheval de course. Ou d’un âne bâté qu’on essaye de lui refourguer au marché noir, au choix. J’essaye de me tenir comme on me l’a appris pendant les cours sur l’infiltration et la comédie pour faire comme si j’étais sûr de moi, mais ce n’est pas mon point fort, loin de là. Si je suis un maître lorsqu’il s’agit de se battre au corps à corps, la discrétion et la filature sont mes points faibles. Et ce n’est pas faute de ne pas s’être assez entraîné, depuis mes quinze ans on me forme à devenir un espion, on me forme à être un assassin pour l’armée rouge. Tout ce que je veux, c’est me venger. Faire payer à ceux qui m’ont laissé dans un orphelinat, qui m’ont battu, qui m’ont insulté sous prétexte que mon père est un perdant qui s’est cru vainqueur. Tout ce que je veux, aussi, c’est remercier la Russie pour m’avoir permis d’être un homme, et d’offrir un avenir à mon fils.

« Non. Je ne l’aime pas. » Le voilà qu’il fait volteface, et je me liquéfie sur place. Comment ? Il refuse ? Il refuse de faire de moi un animal, de faire de moi un… je sais ce qui m’attend, s’il refuse. Ils ont été suffisamment clairs avec moi là-dessus.  Si je ne suis pas fiable, si je ne suis pas contrôlé, alors ils n’auront pas besoin de moi. Si le sorcier refuse, je sais qu’ils me jetteront ou qu’ils m’élimineront sans la moindre hésitation. Je pense à Lara, je pense à Demian qui vient de naître. Je pense que ma vie commençait tout juste à devenir vivable. Je tape du pied et crache dans sa nuque pour attirer son attention. « Hé connard ! Ose me redire ça en face ! » Je sais que ce n’est pas forcément ce qu’il fallait dire pour le faire changer d’avis mais au moins le voilà qui me fait face. Je serre les poings. Je vais mourir dans tous les cas. Si on ne veut pas de moi ici, ils me tueront. Parce que jamais ils ne laisseront un français à moitié formé à l’assassinat se promener en liberté. « Pardon ? C’est à moi que tu parles ? » Je ne suis plus à ça près, je laisse les mots filer hors de ma bouche sans chercher à les atténuer. « Tu vois un autre connard dans le coin ? Ecoute, faut que tu transformes l’un de nous. Alors choisis-moi qu’on en finisse. Et je suis sûr que mater les fortes têtes, c’est ton grand plaisir dans la vie. » Je refuse de baisser le regard, de changer d’un ton. C’est mon dernier espoir. Les autres étudiants de ma promo, je sais que s’ils ne sont pas transformés aujourd’hui, ce ne sera que partie remise. Moi, je ne suis pas russe. Je suis une expérience : voir jusqu’où la rancœur peut mener un homme. Et bien je vous donne la réponse : jusqu’au désespoir. Et à la folie. J’ai vingt-deux ans et je sais que ma vie ne pend qu’à un fil. Personne ne voudra du fils d’un officier allemand, pas à si peu d’années de la deuxième guerre mondiale. Personne. On me l’a clairement fait comprendre dans l’orphelinat où on m’a élevé : je ne devrais pas vivre. Fruit d’un viol, enfant du démon, honte, haine, horreur.

Le sorcier fait un pas en avant, s’immobilise à quelques centimètres de mon visage. Heureusement que j’ai pissé avant son arrivée, je sais que je me serais fait dessus sinon. Je déglutis, luttant pour ne pas reculer ou juste baisser le menton. « J’avoue que tu ne manques pas de cran. On verra si tu survis. » Mes épaules se relâchent, j’ai la bouche sèche et je pense à Demian. On m’a promis que si je me comporte bien, si j’obéis, on m’accordera la nationalité russe. Je suis une expérience et je compte bien ne pas échouer. Mon petit Demian n’a quelques semaines. Et ce sera mon seul enfant. On m’a déjà averti qu’une fois la transformation achevée, si je survis, je serai stérile. Mais je serai aussi l’arme la plus meurtrière du KGB. Ou presque. Je manque un pas lorsque je me rends compte que rien n’assure que je me transforme en animal discret. Et si je deviens un grizzli ou, pire, un lamantin ? J’essaye de garder un air confiant.




8 mai 1945 – Strasbourg.

C’est la libération, c’est la fin de la guerre, c’est l’armistice en Europe. Pour tout le monde, c’est un jour de fête. Mais pour Constant qui vient de naître, ce n’est rien d’autre que le début d’une vie que personne n’accepte. Il est né, ils veulent déjà le tuer. Ils le regardent, l’exècrent, se demandent s’ils seront pardonnés pour avoir étranglé un nouveau né. Sa mère, c’est une paysanne du coin qui avait le défaut d’être belle, d’être blonde, d’avoir les yeux bleus et surtout d’avoir croisé le chemin de cet officier. C’est un garçon, c’est un fils, c’est un allemand. Sa mère le rejette, sa famille aussi, son village encore plus. Constant termine dans un orphelinat où tout le monde sait qui il est. Qui est son père, surtout. Pas de doute possible. Et le pire dans tout ça, c’est que Constant a le mauvais goût de survivre, mal nourri, mal aimé. Il survit, il grandit. Et il est blond aux yeux bleus. Il a la mâchoire de son père, il a le regard de son père. De sa mère, il n’a que le nez mais il n’en sait rien. Tout ce que les gens voient, c’est qu’il est le fils-du-nazi. Constant a beau n’avoir pas choisi ses parents, pas choisi sa date de naissance, on l’afflige de tous les maux, de tous les coups. On l’insulte, on l’exploite. Et il a toujours le mauvais goût de grandir, de survivre, d’endurer sans se plaindre. Ce n’est que lorsqu’il a huit ans qu’il commence à comprendre que personne ne voudra jamais de lui et qu’il doit fuir. C’est un pur aryen, ce gosse. Constant se bat, avec tous ceux qui l’insultent. On le déteste, alors il les déteste tous lui aussi. On ne veut pas de lui ? Et bien il ne veut pas d’eux. Et lorsqu’il décide de retrouver son père, très certainement mort, personne ne l’en empêche. Il part en Allemagne. Il part en RFA. Il passe en RDA. Il échoue dans un bordel, il vole, il mendie et lorsqu’on le trouve à moitié mort de faim et froid à la frontière ukrainienne parce qu’il s’est perdu, les soldats russes décident de s’en occuper pour une raison qui échappe à toute raison. Un petit garçon, blond comme les blés. Un petit homme qui ne vit que pour haïr. Ils s’en occupent, ils le soignent, ils lui offrent même un prénom lorsqu’ils s’aperçoivent qu’il refuse de dire le sien.

Et lorsque le bataillon rentre à Moscou, on leur demande qui est cette recrue de douze ans qu’ils ont ramassée sur la route. Une mascotte, s’amusent-ils. Constant, devenu Andreï, crache au visage de celui qui a posé la question. Il n’est pas une peluche, il n‘est pas un jouet qu’on agite, il n’est qu’une boule de haine qui veut tuer les américains, les français, les russes, les hommes. Et qui veut retrouver son père. Pour le tuer, lui aussi. Comment il s’appelle ? Il s’appelle Andreï. Quel âge il a ? L’âge de lui dire d’aller se faire foutre. Andreï n’a pas sa langue dans sa poche. Mais de toute manière, il ne saurait pas quoi lui répondre parce qu’Andreï ne sait même plus qui il est. Constant, c’est le nom qu’on a voulu lui donner parce qu’il fallait bien qu’il ait un nom. Andreï, c’est celui qu’on lui a attribué sous prétexte qu’il lui en fallait un, encore une fois. Il n’a pas de mère, pas de père, pas d’amour. Que de la colère et de la haine, mais il ne sait même pas contre qui les diriger. Alors on le regarde, on s’étonne de sa pugnacité. Et on décide de lui offrir une cible vers laquelle pointer sa haine. Et son désir de vengeance.

On accepte de lui offrir une vie, en fait, à la condition qu’il soit toujours obéissant, loyal, fidèle, et qu’il prouve le moment venu qu’il restera sous les ordres de la Russie quoiqu’il advienne. Et Andreï accepte, bien sûr, parce qu’il n’a pas vraiment d’autres choix. Il a douze ans. Et il n’a pas envie de mourir, il n’a pas envie de retourner dans un orphelinat. Il a envie de vivre, ne serait-ce que pour faire un doigt d’honneur à tous ceux qui le détestent pour le simple fait d’exister.




26 mars 2013 – New York

Je viens de trouver du fromage : je suis l’homme le plus heureux du monde, parmi les dépressifs bien évidemment. Je viens de trouver du fromage, et ce doit être le meilleur repas que je me fais depuis que j’ai cessé d’être rat. Trouvez l’erreur. Assis sur un muret, je contemple la rue qui meurt juste devant moi. Je dois avoir l’air bien pathétique avec mes habits en lambeaux – ou plutôt ces bouts de tissus qui tentent péniblement de sauvegarder ce qu’il me reste de pudeur – et ma barbe mal rasée. Je commence à peine à comprendre, en même temps, ce qu’il se passe autour de moi. Le froid, mordant, va me tuer. Je résiste un peu mieux, j’imagine, parce que je ne suis pas tout à fait un homme. Mais il va finir par me tuer. Ce n’est pas ça, le plus gênant. Je commence à peine à comprendre le chaos tout autour de nous. Je me suis extirpé d’un long songe il y a quelques jours, je ne sais plus combien. Je n’étais plus dans le bureau du président des Etats-Unis, je n’étais même plus dans une pièce. J’étais dans… dans quoi ? Dans une forêt. Que faisait un rat dans une forêt ? Et je n’étais même plus un rat. Juste un homme. Les habits que je porte, je les ai volés sur le cadavre encore chaud du premier mec que j’ai croisé. J’ai du mal à réfléchir. Ne pas se faire prendre, c’est la première règle que mon créateur a ancré dans mon âme. Ne pas se suicider, c’est la deuxième qu’il m’a imposé. Et il a même précisé de quelque manière que ce soit. Même pas le droit de se laisser mourir au cours d’une mission. Et la troisième règle, la seule qui m’ait fait hurler à l’époque : Toujours obéir à l’homme qui portera le médaillon. Un symbole comme dans l’Antiquité. Un entrelacs complexe de lignes et de figures. L’exacte reproduction du tatouage que j’arbore à mon épaule. Trois lois, trois serments, trois règles qu’il a imprimées au fer rouge dans ma peau et dans mon esprit. A peine je songe à les trahir que mon corps se souvient de la douleur. Je voulais devenir un agent surpuissant, il  a véritablement fait de moi un animal que l’on siffle. Un esclave. Il faut que je retrouve la personne qui possède le médaillon, que je me mette à son service. Et lorsque je mange mon morceau de fromage, j’en viens à me demander si je dois réellement la trouver, cette personne. Je suis libre. Libre comme jamais. Mon maître est mort, il y a des années maintenant. Et même si je ne sais pas pourquoi je suis à nouveau un homme, il faut que j’en profite. J’imagine que Lara est morte. Demian, Demian doit avoir… je ferme les yeux pour tenter laborieusement de faire fonctionner mon cerveau humain. Il doit avoir 44 ans. Non, 46. Plus que moi dans tous les cas.

Je mâchouille mon morceau de fromage sans goût. J’ai du mal à réfléchir et me voilà avec un objectif : retrouver la personne à qui je dois obéir. Ca ne sert plus à grand-chose de tergiverser davantage, en fait. Je sais ce que je dois faire. Je saute de ce muret, je tente de me fondre dans la foule, sans grand succès, comme toujours. Alors je deviens rat, j’abandonne les lambeaux et trottine sur le goudron de New-York. Les rats fuient le navire, moi je suis l’exode. Si mon nouveau maître est quelque part, ce sera forcément en Nouvelle-Orléans. Et s’il ne s’y trouve pas… Et bien je serai libre. Véritablement libre. Ivre de liberté pour la première fois depuis… trop longtemps.



13 novembre 2014 – Quelque part au nord de la Nouvelle-Orléans

J’ai froid. Je tremble, j’ai froid. Et le rat ne m’est d’aucune utilité, parce qu’avec ses poils filasses… Je frissonne en rentrant la tête dans les épaules. On se traine dans la neige depuis bien trop de jours, de mois ?, pour que je puisse en avoir tenu le compte. On se traine dans la neige, dans la boue, dans la forêt, les rumeurs nous faisant miroiter un Eldorado idyllique bien plus au sud. On se traine dans la forêt, et moi j’ai froid. Je suis perdu, je ne comprends plus rien à ce qu’il se passe. J’étais rat, je suis homme. J’étais supposé tuer le président, j’ai des vestiges de souvenirs passés en rat, pendant plusieurs mois, années. On m’a dit que nous sommes en 2014, je ne peux que les croire mais j’ai du mal à assimiler que nous ne sommes plus en 1973. On m’a dit que nous étions en 2013 il y a ce qui me paraît être deux jours. On m’a dit, aussi, que l’URSS n’existe plus. Que mon maître est mort, que le médaillon est perdu, que je suis libre. Je suis libre, oui, peut être. Mais voilà plus d’un an et demi  que nous errons dans le froid apocalyptique. Nous. Personne. Rat, j’ai rejoins des groupes qui sont morts, j’ai survécu et rejoins de nouveaux groupes de survivants. J’ai survécu, encore et encore. Mais cette fois, il paraît que nous approchons de l’Utopie. Je trébuche sur une branche, ma maladresse naturelle reprenant le dessus. Un bras secourable se tend, je remercie l’homme qui vient de m’éviter un plongeon dans la neige. Je frissonne un peu plus. M’apprête à engager la conversation lorsqu’à quelques pas de nous une vieille femme trébuche à son tour. Je me précipite vers elle, l’aide à se relever, lui offre la veste en cuir élimée que j’ai sur le dos et mon bras pour marcher. Nous faisons quelques pas. J’hésite encore une fois à engager la conversation mais à nouveau je suis interrompu. Par un cri. Un hurlement. Un hurlement qui se termine en gargouillis agonisant. Aussitôt, c’est la panique, c’est la débâcle, c’est la fuite et le chaos.

Nous en avons entendu parler, nous n’en avions pas encore croisés jusque là. Et sans savoir comment ni pourquoi, je me retrouve un couteau dans la main à faire face à ces créatures. Je ne suis pas seul, loin de là. Nous sommes cinq à tenter de ralentir leur progression, à offrir quelques minutes de survie au groupe dont nous faisons, faisions, partie. Nous sommes cinq et deux fusils de chasse. Nous sommes quatre et deux fus… nous ne sommes plus que trois, je pousse un hurlement à mon tour et crève les yeux de mon agresseur. Nous ne sommes plus que trois, je m’effondre. Ils ne sont plus que deux, et moi, je me traîne sur le côté alors que le combat – la boucherie – se glisse peu à peu vers les fuyards. Fracture, m’apprend ma cheville qui me lance. Fracture, oui. Mais fracture qui se guérit. Fracture qui… Je hurle, à nouveau, et cette fois c’est ma voix qui se brise, ma voix qui déraille, je m’effondre une nouvelle fois dans la neige, le bras en feu. En sang. J’ai été griffé, à un moment mais la blessure ne veut pas se résorber. Je me roule dans la neige en hurlant, encore et encore. Je n’en ai rien à faire d’attirer d’autres créatures, d’autres personnes. Je hurle parce que j’ai mal, je hurle parce que j’ai peur, je hurle parce que le rat reste hors d’atteinte et refuse de me répondre. Je hurle, enfin, parce que je ne peux faire que ça.




19 novembre 2014

« Tu crois qu’il est mort ? Mais non, idiote, sinon Papa ne l’aurait pas ramené à la maison. C’est vraiment notre grand-père ? Il est trop jeune, on dirait qu’il a l’âge de Mikkel ! J’en sais rien. Lizzie, écarte toi, faut pas le réveiller. » Trop tard. Les voix, autour de moi, s’écartent dès que je fais mine d’ouvrir les yeux. Dans un grognement, je me laisse retomber sur ce que j’identifie comme étant un oreiller. Les voix se sont tues et un pas aussi discret que le mien sort de la pièce, revient deux minutes après avec un pas encore plus lourd, un adulte sûrement. « Tu es réveillé ? Ouvre les yeux. » Je grogne. Me recroqueville. Mais finis par obéir parce que je ne vois pas vraiment ce que je pourrais faire d’autre. J’ai le corps en feu, la bouche pâteuse, une migraine de lendemain de cuite. J’ai envie de vomir, aussi. Mais j’ouvre les yeux, les referme aussitôt le temps qu’un petit pas – vraiment léger celui là – aille fermer les rideaux. Finalement, je me redresse sur le canapé et observe ceux qui m’observent. Ils sont quatre. Un adulte. Trois gosses. Même si le plus grand des gosses doit avoir mon âge. Il me ressemble, d’ailleurs. Et… « J’y crois pas… tu lui ressembles vraiment comme deux gouttes d’eau. » Je fronce les sourcils, reporte mon attention sur l’homme face à moi. Il me dit quelque chose. Sa voix. Ses cheveux. Son menton. Sa… Je plisse les yeux. Il est vieux. Mais je reconnaîtrais ma chair même les yeux fermés - d’accord, je sais que je viens de prouver l’exact contraire mais on oublie ce détail. « Demian ? » Je tremble. Pourtant, et je viens juste de m’en apercevoir, je n’ai plus froid. Je n’ai même plus mal à mon bras. Que je regarde. Il est bandé, proprement. Je m’aperçois alors que je suis torse nu. Devant des gosses. Hum. Je me prends un bout de tissu dans la figure, un tee-shirt. Et quand je le mets, mon regard dérive immanquablement vers mon omoplate. Et le regard de l’homme aussi. « Mon père avait le même tatouage. » Un silence gêné s’installe. Je prends le temps de vraiment le regarder, j’en oublie même la présence des trois gosses (même s’il y en a un qui doit avoir peu ou prou mon âge, je sais) qui se taisent. « Alors… t’es bien mon père ? » Je déglutis. La dernière image que j’ai de mon fils, c’est son petit corps qui hurle de douleur, écroulé sur le cadavre de sa mère. Et même si je sais que ce n’était qu’une illusion pour me forcer à les laisser et à reprendre les armes pour le KGB, ça reste la dernière image que j’ai de mon fils. De mon petit garçon. De mon Demian. « Ca me semble… évident. Même si… » Je me prends la tête entre les mains en m’asseyant sur le canapé qui m’a accueilli. Je ferme les yeux, inspire lentement. Même si je ne sais pas comment je me suis retrouvé chez lui, même si je ne comprends pas tout, il faut que je reprenne mes esprits. Mon regard se pose sur les trois silhouettes et Demian suit mon regard. Nous soupirons presque de concert. Il leur fait signe d’avancer. Deux garçons, une fille. Un nouveau soupir accompagné, cette fois, d’un petit sourire. Comme s’il était fier de me présenter… « Mikkel est mon fils aîné, il a vingt-sept ans. Colin a vingt ans et Lizzie, ma petite dernière, vient de fêter ses seize ans. Les enfants, je vous présente Andreï, votre grand-père. » La situation a quelque chose de comique. Mais aucun de nous ne rit : un silence éloquent prend ses aises. « Ca m’a l’air d’être un foutu putain de bordel cette affaire. » Demian acquiesce et fait signe aux enfants de nous laisser tranquille. Je sens qu’on va avoir droit à une discussion sérieuse.

« Lara… ? » Ma voix se brise. S’enraille. « Elle est morte. Dans une arène, il y a presque deux ans maintenant. Je… je suis désolé. » Je tremble. J’ai du mal à respirer. Et je pleure. Une discussion très sérieuse, ça oui. « Je suis tellement désolé… » Sa voix hésite, incertaine. Avant de tenter un « …Papa. » osé. Je m’effondre dans ses bras et je me rends compte de l’ironie de la situation. Le père que le fils console. Le père de trente ans que le fils de quarante-huit ans console. Elle est morte il y a deux ans. Et moi, et moi je suis redevenu humain il y a deux ans, environ. Quelques mois. Quelques putains de mois et j’aurai pu la revoir. La main de mon fils dessine des cercles apaisants dans mon dos. « Je suis tellement désolé Papa, mais je vais m’occuper de toi, ne t’inquiète pas. Mikkel va te prêter des habits, c’est un brave garçon, même si d’après Maman, il a aussi hérité de ton sale caractère. » Je m’endors dans les bras de mon fils, en sécurité. La vie est une sacrée garce, mais il faut dire qu’elle m’a fait deux cadeaux : elle m’a sorti de ma rancœur en me faisant rencontrer Lara, elle me tire vers le haut par l’intermédiaire de mon fils.



28 avril 2015

Mes bras hurlent toute leur haine lorsque je les force à porter un autre chargement. Ca fait plus de cinq mois maintenant que j’ai retrouvé mon fils. C’est un étrange concours de circonstances qui nous a mis l’un face à l’autre. Il m’a trouvé dans la forêt, m’a confondu dans un premier temps avec Mikkel et m’a ramené chez lui avant de se rendre compte de sa méprise. Et de trouver mon tatouage. Mais avant ça, c’est grâce à Lara qu’il est arrivé aux Etats-Unis. Apparemment, lorsque le KGB a perdu contact avec son équipe infiltrée à Washington, il a attendu quelques temps avant de nous déclarer mort. Lara n’y a pas cru. Elle n’avait qu’un mauvais souvenir de ma violence et de mon emploi et un souvenir pire encore de mon sorcier. Elle a commencé à penser que le KGB m’avait éliminé. Alors elle a contacté les Américains, leur a promis des secrets, des noms contre leur exfiltration, à elle et Demian, sur le continent américain. En huit mois, c’était bouclé. Et Demian ne s’appelait plus Demian Iesveï mais Demian Smith ou une bêtise dans le genre. Lara s’est remariée, quatre ans après, avec son garde du corps. Demian, lui, est resté aux Etats-Unis parce qu’il ne connaissait que ça. De moi, il n’avait qu’un vague souvenir, et une photo que Lara lui avait donné avant de tourner la page. C’est comme ça qu’il m’a reconnu.

Ca fait plus de cinq mois que j’habite chez Demian. Mikkel, le fils issu de son premier mariage, m’a trouvé du boulot. Des boulots. Il faut bien les nourrir, et je ne sais pas rester inactif. Alors je fais tout ce qu’on me propose, tout ce qu’on me trouve. Et j’attends le moment où tout explosera. Le moment où dans la rue, je verrai le médaillon et mes talents d’assassin seront de nouveau mis au service de quelqu’un. De mon sorcier. Demian m’a dit que les sorciers qui étaient morts étaient de retour, et que si j’avais cessé d’être un rat, alors mon sorcier était quelque part dans la nature. Mes bras hurlent leur désaccord lorsque je les oblige à décharger ce camion mais je refuse de m’arrêter. Ne pas penser, ne pas réfléchir. Je ne sais pas quoi faire de ma vie : je ne suis qu’un poids pour mon fils. Je suis un peu le fils de mon fils. Et le jour où il apprendra que mon ancienne vie a repris ses droits sur moi, j’ai peur de lire la colère et la déception sur son visage. J’ai recommencé à tuer. Ce sont des petits contrats, à chaque fois. Des contrats qui me maintiennent en vie, puisque je tue en volant l’énergie de mes cibles. Des contrats dont l’argent va directement dans le compte de Mikkel, qui me les dégotte en plus me trouver des petits boulots. Demian, tu ne connais pas ton père, tu ne connais pas ton fils. Tu ignores que tu héberges non pas un mais deux monstres dans lesquels coulent le même sang que cet officier allemand qui m’a conçu dans la violence et la haine.



file-moi ton stylo, j'ai plus d'encre

Sujet 2:
 

Je fronce les sourcils devant la photo que Demian m’a laissée sur la table avant de partir au travail, juste avant que moi, je rentre du travail de nuit que je fais depuis deux semaines. J’ai du mal à respirer. Je sais que Lara est morte. Je sais que Lara a vieilli, mon fils en est la preuve concrète mais ça… j’ai du mal à savoir si c’est la réalité ou si ce n’est qu’une vaste plaisanterie de la part de mon fils unique. Une photo de famille. De Lara. De lui. De son ex-femme disparue depuis New-York, de ses enfants, de mon… mon remplaçant ? Ma main se crispe sur la photo sans oser l’abimer davantage. Lara. A soixante-dix ans. Je serre la mâchoire sans la quitter du regard. Je la retrouve, bien évidement, malgré les rides, malgré la fatigue, malgré les quarante ans qui nous séparent. Quarante ans. C’est peut être égoïste, mais j’éprouve une certaine joie malsaine à savoir qu’elle n’a pas eu d’autres enfants que Demian. Elle a l’air fatiguée. Mais c’est ma femme. Sans l’être. Je n’ai même pas d’alliance pour la revendiquer, la mienne s’étant perdue au cœur de New-York dans les années 70… Mes yeux clairs heurtent le regard et, pire, le sourire de son deuxième mari. Un américain. Un salaud de première classe. La photo voltige de l’autre côté de la piège, j’attrape ma veste de cuir balancée négligemment quelques minutes avant et je ressors de l’appartement de mon fils sans même écouter les interrogations de mes petits enfants. Ils m’énervent. A toujours être sur mon dos, à toujours s’inquiéter pour moi. Je ne suis pas leur grand père : je suis le pauvre mec recueilli par leur père à qui ils doivent impérativement éviter des ennuis. Ils ne me considèrent pas vraiment comme un adulte, comme si quarante ans sous l’apparence d’un rat m’avaient amenés aux portes de la sénilité ou de l’infantilité. Je claque la porte. J’exagère peut être, mais voir Lara vieille… Je dégringole les marches à toutes vitesses, en manque une et m’écroule dans le hall d’entrée dans une flopée de jurons. Je ne sais pas où je vais, mais je vais voir Demian pour avoir le fin mot de l’histoire : à quoi pensait il en me laissant cette enveloppe, hein ? Lorsque je sors de l’immeuble, j’ai finalement eu les deux étages pour m’énerver. En même temps, dirait Mikkel, je m’énerve toujours et jamais pour de bonnes raisons. En revanche, lorsque j’ai des raisons de m’énerver…

Je plisse le nez à cette simple pensée. J’adore mon fils, j’adore mes petits enfants mais c’est de Mikkel que je suis le plus proche et pour cause, nous avons presque le même âge maintenant. Et c’est lui qui, le premier, a compris que je n’étais pas et que je ne serais jamais un père pour qui que ce soit, juste un mec paumé qui aimerait qu’on le laisse tranquille et qui souhaiterait plus que tout avoir le fin mot de l’histoire à propos de… Un sifflement strident me parvient alors que je m’approche du bâtiment où bosse mon gosse, en bon fils qu’il est. Etait. Un sifflement donc vrille mes tympans. Un soupir d’exaspération m’interrompt, je me tourne en direction du bruit. Je fronce les sourcils à la recherche d’un indice. Et le sifflement reprend. Je marmonne un russe « Mais ta gueule, va siffler ton chien plus loin crétin » destiné à personne en particulier avant d’entrer dans la résidence. Aussitôt un gugus lambda me saute dessus. Je me retiens de justesse de lui envoyer un coup dans la trachée. Qu’est ce qu’il a, lui ? Agression ? Je lui marmonne un vague Restez calme, si vous voulez je vais voir dans la rue plus pour me débarrasser de lui qu’autre chose – et parce que je ne suis pas du genre à continuer mon chemin lorsqu’on me demande de l’aide – et ressors de la résidence. Bien et maintenant ? A nouveau le sifflement, mais cette fois je ne l’ignore pas : je fonce tête baissée dans la ruelle sombre qui jouxte le bâtiment. Je suis des silhouettes inconnues qui ne restent pas inconnues plus longtemps. Ah. « Mikkel, j’aurai du m’en douter. » Je marmonne entre mes dents en le saisissant par les épaules pour mieux le plaquer au mur. « Tu sais bien que je ferme les yeux sur tes conneries, mais pas question que Demian soit impliqué là dedans compris ? C’est déjà pas mal qu’on lui fasse des coups comme ça dans le dos, mais tu n’es pas un peu taré ? » Je sais depuis longtemps que Mikkel n’est pas blanc comme neige. Lorsqu’on a tout perdu dans l’apocalypse, de sa mère à son travail en passant par sa dignité et son fric, il est facile de se laisser entraîner dans de mauvaises habitudes. Je trouve ça déjà pas mal que ça ne concerne qu’un des gosses de Demian. Mais même si je le soutiens et je le couvre la plupart du temps, il n’est pas question que Demian trempe là dedans. J’ai des principes mais surtout, Lara en avait : le sang, il reste sur mes mains, il ne touchera jamais celles de Demian. « Bon allez, dégage et te fais pas prendre, j’vais aller calmer le voisin en panique et te couvrir auprès de ton père. Mais la prochaine fois que je te chope aussi proche de Dem’, je te massacre compris ? » Je suis très sérieux et Mikkel le sait. Ou du moins, il sait que je n’hésiterai pas à massacrer ses collègues et à lui coller un bel œil au beurre noir.


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Pays:
France
présence :
7/7 en soirée au moins; 5/7 pour RP
MID c'est quoi pour toi :
c'ma maison
et le règlement, tu l'as lu?
plutôt deux fois qu'une mais y'a longtemps
un dernier mot?
 




Dernière édition par Andreï C. Ievseï le Lun 13 Juil - 16:53, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Andreï Constant Ievseï - “Chaque heure nous meurtrit ; la dernière nous tue.”   Dim 28 Juin - 16:44

Re-bienvenuuuuuue
J'espère que ce personnage t'inspirera mieux, en tout cas j'aime déjà beaucoup ce petit L'histoire est superbe, je te laisse passer avec grand plaisir à la suite On a perdu Ratatouille n'empêche, c'est triste *sbaff*
Je te souhaite pas bon courage pour la suite de ta fiche, je pense qu'elle est déjà écrite Amuse-toi à fond avec ce nouveau petiot
Je n'ai jamais vu l'acteur jouer mais il a une bonne bouille en tout cas

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MessageSujet: Re: Andreï Constant Ievseï - “Chaque heure nous meurtrit ; la dernière nous tue.”   Dim 28 Juin - 16:49

Merci beaucouuuup !
Je m'en vais de ce pas faire le test RP, faut juste que je choisisse le sujet What a Face

J'espère aussi qu'il va m'inspirer à fond, mais je le sens bien *o* faut juste que je trouve mon style et ça ira tout seul ! Et oui, on a perdu Ratatouille mais t'inquiète, Andreï a des réflexes de rat (déjà, il est rat-din Arrow ) donc on ne l'a qu'à moitié perdu Arrow

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MessageSujet: Re: Andreï Constant Ievseï - “Chaque heure nous meurtrit ; la dernière nous tue.”   Dim 28 Juin - 17:00

Re-Bienvenuuuue Amuse toi à fond avec ce nouveau perso

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MessageSujet: Re: Andreï Constant Ievseï - “Chaque heure nous meurtrit ; la dernière nous tue.”   Dim 28 Juin - 17:34

Merciiii

Et wala, Test RP rajouté What a Face

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MessageSujet: Re: Andreï Constant Ievseï - “Chaque heure nous meurtrit ; la dernière nous tue.”   Dim 28 Juin - 17:42

Re-bienvenue par ici mon chou
J'ai pensé vaguement à un certain russe en voyant la consonance du nom et l'adjectif vénal huhuhuhu Ce petit promet de très belles choses en rp Pis le groupe de DB Cool la classe incarnée ! Héhéhé ! Ta fiche est sublime de bout en bout as always Je te valide donc avec grand plaisir ! Je ne te fais pas l'affront de te poster les liens vers les différentes parties du forum, tu connais la maison J'espère que tu vas t'éclater avec ce perso surtout

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MessageSujet: Re: Andreï Constant Ievseï - “Chaque heure nous meurtrit ; la dernière nous tue.”   Dim 28 Juin - 17:45

Merci jolie demoiselle
J'avoue que Andreï est un peu un mix de plusieurs persos, donc le certain russe Rolling Eyes (à la base, j'avais même songé à reprendre le nom de famille What a Face )

J'espère que je vais être à la hauteur dans tous les cas Je vais de ce pas faire mes fiches de liens, Rp, toussatoussa

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MessageSujet: Re: Andreï Constant Ievseï - “Chaque heure nous meurtrit ; la dernière nous tue.”   Dim 28 Juin - 18:15

Mooowh c'est une validation super rapide
( en même temps )
Bref, j'espère que tu vas t'éclater avec ce nouveau perso !
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MessageSujet: Re: Andreï Constant Ievseï - “Chaque heure nous meurtrit ; la dernière nous tue.”   Dim 28 Juin - 19:51

Re-bienvenue
J'espère que tu te plairas avec ce petiot et qu'il t'inspirera mieux

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MessageSujet: Re: Andreï Constant Ievseï - “Chaque heure nous meurtrit ; la dernière nous tue.”   Dim 28 Juin - 20:04

Merci tous les deux

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Andreï Constant Ievseï - “Chaque heure nous meurtrit ; la dernière nous tue.”

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