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 Is someone getting the best of you? ♟ Nym

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MessageSujet: Is someone getting the best of you? ♟ Nym   Lun 29 Juin - 22:27


« I've got another confession to make »



Nymeria & Declan
featuring

La journée avait été longue, étirée par le manque de travail réellement intéressant. Rien que de menues réparations ridicules tout juste bonnes pour s’occuper le cerveau et le sien était en ébullition depuis trop longtemps. Toujours moins agréable à vivre et à grincer des dents pour un rien, il savait que ça n’était plus possible. Ça ne pouvait pas durer et ça se ressentait dans tous ses boulots. Il n’avait jamais cogné aussi fort sur les pauvres gars qu’il devait menacer ou tuer et il n’avait jamais été aussi désagréable avec ses collègues.
Il avait gardé ses distances, attendu, été patient avec elle. Il avait été prévenu que Nymeria ne serait plus tout à fait la même, qu’elle ne réagirait peut-être plus comme elle l’aurait fait avant. Mais, trop, c’était trop. Il n’avait quasiment pas eu de nouvelles, elle l’évitait et il le voyait bien. Il avait vraiment essayé d’attendre qu’elle entre en contact avec lui mais, l’angoisse et l’anxiété le rongeaient. Il ne pouvait plus attendre, il était trop inquiet.

L’appel qu’il lui avait passé depuis une cabine n’avait rien donné, à aucune des numéros qu’il possédait pour la joindre. En rentrant, il avait été en proie à un cas de conscience. Les enfants. Il ne pouvait plus tout lâcher sur un coup de tête comme il aurait pu le faire autrefois. Il s’était occupé de leur préparer leur repas jusqu’à ce que le plus grand lui annonce qu’il avait été invité chez un ami. Il n’avait plus eu qu’à se débrouiller pour faire garder le plus jeune. Les deux mômes en sécurité, il avait foncé tout droit jusque chez sa sœur pour trouver silence et porte close. Déjà très loin de respirer le calme et la sérénité, la tentative échouée d’ouvrir sa porte avec la clef qu’elle lui avait donnée n’arrangea rien. Il s’était démené pendant quelques minutes avant d’admettre que la clef n’était plus la bonne. Il ne parvenait pas à se l’expliquer et l’admettre encore moins. Le morceau de bois qui l’empêchait de rentrer chez elle fit les frais de sa frustration, Declan y assenant un coup de poing digne de ses plus belles colères et pourtant, il en était loin. Le chien s’y mit alors, aboyant tout son saoul contre l’intrus qui tentait de pénétrer dans les lieux.

- « Nymeria ?! » Une pause, une écoute, toujours le chien. « Nymeria ! » Le même manège. « Nym nom de DIEU ! »

Un autre coup mais, du pied cette fois, lui offrit le doux bruit du bois qui craque. Il savait que l’appeler et crier après elle ne servait pas à grand-chose si elle n’était pas là, ou pire... s’il lui était arrivé quelque chose. En colère, agacé, angoissé et inquiet, sa mâchoire se contracta et il serra les poings. Il recula, bascula son poids en avant pour donner un coup d’épaule un peu au-dessus de la serrure. Le bois craqua sans rompre, ajoutant de l’huile sur un feu déjà bien nourri de son humeur de chien. On aurait pu croire que l’humidité et la chaleur constante qui régnait aurait fragilisé le bois mais non. Il gonflait, se dilatait. Tout prêt à recommencer son geste jusqu’à ce que cette foutue porte cède même s’il devait se démolir l’épaule pour ça, il fut arrêté par un raclement de gorge d’un genre très particulier. Il connaissait si bien sa sœur que cette simple attitude lui était reconnaissable entre mille.
Derechef, il se retourna pour la voir, dans un état qu’il ne lui connaissait pas mais, qui lui écrasa le cœur. Pourtant, il n’était pas encore prêt à se calmer, pas même alors qu’elle était dans cet état. Beaucoup trop anxieux, inquiet, il avait besoin de gueuler. C’était déjà arrivé, bien que rarement avec elle, puisqu’il avait tendance à la voire comme un être fragile qu’il fallait aborder avec douceur et tact.

- « Nym ! Je peux savoir ce qui t’as pris bordel ? Tu ne réponds jamais ! On dirait que tu m’évites ! Et ta porte ! La clef ! Je suis inquiet pour toi ! Tu peux comprendre ça dis ? Et s’il t’arrivait quelque chose ? Réponds-moi nom de Dieu ! »

Il ne lui en laissait pas vraiment l’occasion et c’était d’autant plus vrai qu’il l’avait attrapée par les bras et qu’il serrait peut-être un peu fort, tout angoissé qu’il était. Il ne desserra d’ailleurs pas du tout sa prise, cherchant quelque chose dans ses yeux avant d’aviser de son état général. Dans son anxiété, il avait oublié de noter un certain nombre de point qui était pourtant flagrant, trop aveuglé par son silence radio de ces derniers temps.

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MessageSujet: Re: Is someone getting the best of you? ♟ Nym   Lun 6 Juil - 22:51

Abimées, ses jambes tremblent et menacent dangereusement de flancher sous son poids. Comme une ivrogne titubante, elle tangue. Se rattrape tant bien que mal à la rampe d’escalier puis au mur chaque fois que le sol vacille et tremble. L’adrénaline passée et bien enterrée, elle ressent la moindre blessure ancrée dans ses chairs. En proie à de violents spasmes. La peau violacée d’ecchymoses, les muscles sérieusement engourdis, elle fait peine à voir. Se fige dès qu’un son suspect se fait entendre des appartements voisins. Elle ne veut croiser personne. Pas dans cet état-là. L’image de reine des glaces toujours tirée à quatre épingles prendrait un sérieux coup dans l’aile s’ils la voyaient si misérable. Si pitoyable. Conduire seule, sans s’encastrer dans un pan du décor, lui a coûté ce qui lui restait d’énergie. Mais les meurtrissures physiques sont dérisoires en comparaison de celles qui font saigner abondamment son palpitant. Le piteux organe se vide de sa substance, crache du pus. Sévèrement infecté, ravagé par la gangrène. Depuis le temps qu’on en crève d’envie… Les susurrements perfides du milicien résonnent dans son crâne avec une telle ardeur qu’elle doit se retenir de l’éclater contre le béton pour que le vacarme cesse. Tous les endroits où Il a pu poser Ses sales pattes brûlent et l’assiègent de douleurs immondes. La trahison se démultiplie dans son esprit aliéné et la met au supplice. Elle regrette amèrement de ne pas avoir écouté son ainée tant qu’il était encore temps de la sauver. Les vagues de plaisir coupable ont brisé ses os et les ont éparpillés contre des récifs plus tranchants que jamais.

Quasiment arrivée à son étage, la sorcière s’immobilise et sursaute vivement en entendant des coups répétés contre une porte. Il lui semble qu’on crie son nom mais les vociférations sont masquées par les aboiements de l’animal qui doit crever de trouille à l’intérieur de son appartement. La pauvre bête ne comprend certainement pas ce qui lui arrive, et ses plaintes aiguës lui cisaillent les tympans. Elle songe fortement à faire demi-tour, puis se résigne en songeant qu’elle ne pourra pas s’abriter ailleurs. Son ancien chalet ne lui appartient sans doute déjà plus. Elle n'a aucun autre endroit où se réfugier. Quelques marches supplémentaires, et elle se retrouve enfin dans le couloir qui mène à son logement. L’œil dont la paupière n’est pas gonflée avise une silhouette imposante en train de s’acharner contre sa porte d’entrée. Il lui faut se concentrer pour que toutes les pièces du puzzle de sa mémoire décousue s’emboitent. L'intrus ne bronche pas. Trop occupé pour remarquer que quelqu’un s’approche. Ses doigts tirent sur le tissu noir recouvrant ses courbes enjôleuses pour tenter vainement de se donner une allure respectable. Mais il cache tout juste ses cuisses. La faute au shadowhunter qui a déchiré sa robe comme un bourrin, pour finalement tâcher son jean comme un ado pré-pubère. Elle n’a pas assez de mains pour retenir la bretelle qui pendouille lamentablement de son haut, et dévoile sa lingerie malmenée. Son cruor pulse avec vigueur contre ses tempes, embrouille un peu plus sa cervelle détraquée. Hébétée par la scène surréaliste en train de se dérouler, elle hésite sur la marche à suivre avant de se décider pour un raclement de gorge sonore. Juste à temps pour éviter que Declan ne fonce comme une masse après avoir pris son élan. Partagée entre la surprise et la colère, elle reste interdite lorsqu’il se retourne enfin.

Instinctivement, la chirurgienne esquisse un pas en arrière lorsqu’il brise la distance entre eux à toute vitesse. Vainement. Une grimace d’affliction déforme ses traits de fer en sentant la prise se raffermir contre son bras, déjà endolori par les heures passées accrochée au plafond comme un vulgaire saucisson. L’anxiété perce et suinte de la voix rauque de son protecteur mais au lieu de la toucher, son inquiétude l'irrite. Elle se laisse secouer comme un prunier et assaillir de reproches avant d’essayer de se dégager vivement de son emprise. « - Et ça te donne le droit de venir défoncer ma porte, tu crois ? J’ai fait changer les serrures mais visiblement, ce n’est pas un morceau de bois qui va t’arrêter. Lâche-moi. » Maugrée t'elle, acide. Le creux de sa paume vient taper contre le torse de l’irlandais pour l’éloigner et elle le fusille du regard. Les nerfs effilés au couteau, en lambeaux après la soirée qu’elle vient de passer, elle accueille mal cette intrusion de force dans sa vie privée. A vif, elle n’est pas en mesure de faire preuve de tact et encore moins de se couler dans le rôle de la sœur qu’il a perdue. C’est bien pour ça qu’elle l’évite. Par peur qu’il découvre l’imposture. De ne pas être à la hauteur de l’amour étouffant qu’il semble lui porter. Si elle devine que Nymeria avait l’habitude de se reposer entièrement sur son grand frère, l’italienne a rarement pu en dire autant de qui que ce soit. Ses prunelles grises se baissent, balaient le sol pour ne pas croiser les azurs inquisiteurs. Une boule de chagrin se forme insidieusement dans sa gorge, lui remue les tripes de ses phalanges givrées. « - Je ne t’évite pas, j’ai été très occupée, c’est tout. Je me porte comme un charme. Tu peux rentrer chez toi, merci. » Le mensonge prend presque des airs de supplique. Exposée à son jugement, elle a affreusement honte dans les guenilles qui lui servent de vêtements de fortune. La furie préfère lécher ses plaies dans son coin, rechigne à s’ouvrir à cet inconnu pourtant si familier.

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Between Iron And Silver
Twisting and turning, unable to sleep. Will the voices ever stop? My thoughts speak louder the more I resist. And they're driving me insane. Do they ever go? Inside. I'm a danger to myself. I'm a prisoner of my own hell.
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