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  Everybody feels locked out of a house they can’t get in [PV Althéa]

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↳ Citation : " In order to rise from its own ashes, a Phoenix first must burn. "
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MessageSujet: Everybody feels locked out of a house they can’t get in [PV Althéa]   Mer 1 Juil - 0:24

Everybody feels locked
out of a house they can’t get in

○ Everything you want in broken pieces on the floor. And everything you thought you’d ever need. But it’s not what you want that matters it's what you want more. So go on, lie to yourself but don’t lie to me. And there’s the door. You can quit right now, up and leave. You don't need this anymore. Yea tonight, lights out, shut it down. Or you can open up your broken heart and keep on wanting. Fallen saints and fallen stars. They don't mean nothing. Everybody feels locked out of a house they can’t get in. So open up your broken heart. And keep on wanting. So keep on wanting.


L’attente, la précision et la concentration. Trois termes impétueux qui s’ajustent très mal à la carrure inflexible de la sorcière. L’heure se décline dans la fournaise qui épuise les maquillages les plus audacieux de l’assemblée. Elle se délecte tout aussi sûrement de la débauche de tintements expulsant des réjouissances ou annonçant une nouvelle tragédie. Tous ces visages gorgés d’espoir, abimé par une frénésie maladive. De pauvres gars venus consoler leur misère et prétendre à la gloire en accrochant leur rétine à de pathétiques surfaces dorées. De sombres abrutis qui misent leurs quelques économies en rêvant d'une utopique récompense qu’on leur attribuera pour cet acte de stupidité qu'ils méprennent pour de la bravoure. La chance est la première absente de cette décennie. La fortune a quitté le pays, elle a gratté les frontières jusqu’à se faufiler loin de toute civilisation. Ailleurs, au fond d’un océan à bénir la vie aquatique. La faune doit sûrement avoir meilleure mine que cette hérétique humanité qui peine à se soutenir. Ici, la sueur s’entremêle aux jubilations diverses quand les faux rictus ne s’affaissent pas devant la ruine. Tellement d’émotions pour si peu d’intérêt. Ca l’épuise de les observer les uns après les autres se vautrer dans leur connerie et asseoir leur perte avec autant d’enthousiasme. Du détroussement de haut vol, voilà de quoi il s’agit. Mais il faut croire qu’en ces lieux, il n’y a qu’elle pour le constater puisque de toute évidence, même son coéquipier a préféré rejoindre une table quelconque pour parier son minable salaire sur des chiffres grotesques. Joan glisse sa main machinalement sur son blaser. Adjectif toutefois incorrect vu qu’elle l’a emprunté. Ou plutôt subtilisé. Mais qui réclamerait les vêtements d'une défunte ? Elle a bien embarqué son chien de toute façon. Ce n’est pas comme si elle allait se gêner de faire valoir ses droits et de reprendre cet héritage. Ezio n’en mérite pas la moitié et elle ne l’a pas encombré de cette discussion. A quoi bon déclamer les évidences ?

Les doigts grignotent encore le textile pour prolonger la pensée. Ne pas porter d’uniforme l’incommode au fond. C’est facile d’oublier les échos mémoriels dans des vêtements neutres qui ne la lient qu’à un seul rôle, une seule fonction et pas à deux identités farouchement opposées. Jouer la civile en plein milieu d’une opération, encore une idée à la con qu’elle doit à ses supérieurs, les illuminés qui ont sûrement cru apercevoir Dieu au fond d’un verre et pensent que tout ce qui sort de leur bouche est forcément la sainte vérité. On voit bien qu'ils se contentent de se gratter le cul pendant que leurs pions se mettent en place. La brune redresse le menton en approchant de son collègue, elle va jusqu’à poser insolemment son coude sur l’épaule du malotru. « Alors Burty, tu comptes en parler  quand à ta blonde, de cette nouvelle addiction ? Quand t’auras quasiment hypothéqué votre baraque ? J’imagine que tu vas lui expliquer que tu pensais pouvoir accomplir ton plus grand fantasme, te dorer les couilles sans en foutre une ? » Le quarantenaire remonte son épaule abruptement pour déstabiliser son appui et ça le plus violemment possible mais sans succès. Elle accroche ses ongles à sa clavicule pour continuer à piailler tout contre son oreille. « Et moi qui croyais que le seul truc qui f'sait que t’étais encore vie, c’était que ça t’arrivait parfois de réfléchir. J’espère que t’es un bon coup au lit au moins. Parce qu’à sa place, j’aurais déjà foutu le camp. » Il déplie son bras et l’envoie mollement se ficher dans le ventre de la peacekeeper qui lui accorde le sourire le plus carnassier qu’il soit avant de se détourner sans plus d’amusement de sa source de distraction. « Arrête de m’emmerder Valentine, je tente de pas attirer l’attention. Tu fais que de la merde à t’agiter dans tous les coins. Fais au moins semblant bordel, on va se faire capter. » L’intéressée se contente de rouler des yeux avant de prendre congés sans plus de fracas.

Son regard cherche et trouve le reste de leur équipe. La plupart adopte de toute évidence la soi-disant tactique de Burton. Distraits donc, animés eux-aussi par la fièvre du jeu. La mission ne lui a jamais semblé plus misérable qu’à cet instant. L’idée de trouver un semblant d’alcool lui ronge l’esprit mais elle doit repousser ses envies d'ébriété quand le premier signal est lancé.  Attrapant le premier jeton à sa portée, elle le balance sans réserve sur le haut du crâne de son comparse. Le bourru se redresse alors, l’insulte déjà au bord des lèvres mais se ravise quand il perçoit à son tour, l’invitation à l’opération. La paume se rassemble déjà sur la crosse du flingue dissimulé sous sa veste alors qu’elle évolue selon les indications silencieuses du chef de mission.

Deux mètres sont parcourus avant qu’elle ne la reconnaisse. Difficile de la louper pourtant avec une crinière pareille. Sa mâchoire craque devant l’apparition et ses phalanges suivent la même rythmique alors qu’elle surprend un des peacekeepers adossé au jeu animé par la rouquine. Elle se penche vers son partenaire d'infortune pour lui intimer un ordre sec et précis qu'il va s'empresser d'ignorer sans doute.   « Va lui expliquer que s’il la reluque encore comme ça, je lui arrache les yeux et puis, je brûle ce qu’il reste. »  « T’es jalouse maintenant ? J’ignorais qu’il te faisait cet effet… »  Le pied de la trentenaire se fiche dans le tibia de son allié. « La ferme abruti. »  Elle ne développe pas l’idée et se contente de s’approcher en le semant. On est jamais mieux servi que par soi-même. Son index s’appuie plusieurs fois sur le dos du pervers jusqu’à lui rentrer dans l’os si possible. « Léonard, bouge tes fesses de là et range ta bave dans la foulée. On t’attend ailleurs imbécile. »  Ses prunelles coulissent de l’homme à la femme sans plus de transition. Elle se sent forcée d’ajouter d’un ton juste un tout petit peu plus aimable. « Althéa, salut. Je te conseille de ne pas trop remuer par contre. »  Un coup de feu retentit dans la salle d’à côté. Stoïque, l’américaine se contente de sécuriser son périmètre en dégainant son arme et en gardant le contact visuel avec ses comparses mais plus principalement avec Burton, vu qu’ils sont censés ne pas se lâcher pour leur plus grand malheur. Dénicher la résistance ou à défaut collecter des témoignages. Un objectif ambitieux qui débute mal en considérant le tir allié - ou ennemi, plus loin. La couverture est officiellement morte. Mais ça ne la dérange pas. Que du contraire. L’adrénaline coule dans ses veines alors qu’elle invite d’un mouvement de main sa sœur à s’accroupir, juste au cas où… Elle aurait préféré qu'elle ne travaille pas ce soir. Mais comme d'habitude, l'Univers se ligue contre ses projets. Après on s'étonnera encore qu'elle soit de si mauvaise humeur.

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MessageSujet: Re: Everybody feels locked out of a house they can’t get in [PV Althéa]   Dim 5 Juil - 21:24


« Everybody feels locked out of a house they can't get in »


   
   
Althéa & Joan
featuring

La ventilation peine à faire son travail dans les immenses salles à ses pieds, rendant l’air lourd et pesant. La chaleur abrutit les esprits, et l’absence de lumière naturelle pousse à se perdre dans les aiguilles de la montre où s’écoule un temps éthéré et imperceptible. Dans quelques heures, la température baissera mais il sera déjà trop tard pour les pigeons qui se sont laissé attirer dans les filets du casino. Il vaut mieux fuir tant qu’il est encore temps. Le problème est qu’il est ardu de se rendre compte dans quel piège on est tombé. Les lumières clignotantes aux quatre coins de l’établissement sont familières pour beaucoup d’âmes égarées, mais seules quelques-unes d’entre elles ont la capacité de leur résister. Althéa sait qu’elle ne tombera jamais dans les affres de l’infortune. Car l’argent en tant que tel ne l’intéresse pas. Et puis qu’en ferait-elle en ce jour ? Le monde ne lui laisse plus aucune opportunité de le fuir en gravissant de nouveaux kilomètres loin de chez elle, alors à quoi bon accumuler une somme qui ne servira à rien ? En cela, ce job ne risque pas de la faire basculer dans une position délicate. Et il lui permet également de rester active, et c’est tout ce qu’elle demande.

La soirée s’annonce calme. Les habitués sont entrés dès l’ouverture du casino et ont rejoint leur table préférée sans prononcer un mot. Les billets à peine échangés en jetons, ces derniers ont rapidement été engloutis par le gouffre du casino, ne laissant s’échapper que quelques jetons chanceux, qui n’auront sûrement plus aucune chance dès leur remise en jeu. Attitrée à la roulette pour la soirée, la rousse termine de s’habiller dans les vestiaires des employés, arrangeant son gilet au-dessus de sa chemise. Elle ne commence que dans quelques minutes. Elle va ensuite récupérer son badge, indiquant son prénom et sa position dans le casino. Alors qu’elle l’attache à son vêtement, elle aperçoit un de ses collègues qui semble éprouver des difficultés pour nouer sa cravate. « Attends, je vais t’aider. » En souriant, elle ajuste l’accessoire : « Il serait peut-être temps que tu saches le faire seul, non ? Un grand garçon comme toi… » L’autre la remercie, se fendant d’un sourire également. Elle sait qu’il vit des instants difficiles en ce moment, sa femme ayant préféré le quitter. Alors elle se fait un devoir de lui apporter un peu de réconfort et des paroles gentilles dès qu’elle le peut. « Pourquoi je le ferais alors que tu me le fais si bien ? » Elle lève les yeux au ciel. « Dépêche-toi au lieu de dire n’importe quoi, on va être en retard. Et j’ai pas envie de me prendre une remarque du chef. » Il ricane et se saisit de son badge également. Althéa est appréciée par la plupart des employés du casino et elle entretient cette sympathie.

Son regard accroche l’horloge. Il est temps d’entrer en piste. Elle fait un geste de la tête à son collègue et pousse la porte donnant à l’espace de jeux du casino. Le bruit caractéristique se fait directement entendre. Elle presse le pas vers la table qui lui est dévolue ce soir. Quelques personnes remarquent l’ouverture d’une nouvelle table et rejoignent les sièges posés à ses côtés. Les accueillant d’un signe de tête poli, Althéa vérifie que la caisse à sa disposition contient bien tout ce dont elle a besoin. Puis, elle ouvre la première partie. « Faites vos jeux. » Elle enregistre les mises de chaque joueur, constatant comme à son habitude que les gens préfèrent commencer petit. Ils miseront plus s’ils remarquent que d’autres joueurs gagnent à cette table. « Les jeux sont faits. » Elle se munit de la bille et la lance dans la roulette, ses yeux suivant ses moindres mouvements. « Rien ne va plus. » La boule s’arrête, et elle déclare le numéro sortant, suivi des adjectifs nécessaires. Elle reprend les mises perdantes et distribue les gains aux vainqueurs. Il y en a deux pour cette première manche. Althéa lance la deuxième mise. Le rythme est parti pour la soirée.

Différents spectateurs viennent s’accouder de temps à temps à la table de jeu, semblant évaluer leurs chances d’y gagner. Elle leur sourit à chaque fois poliment. L’un d’eux s’attarde un peu plus que les autres et elle lève les yeux vers lui après la fin d’une partie, l’air interrogateur pour lui demander s’il veut entrer dans la partie. Mais rien sur son visage ne montre une envie de jouer. Se détournant de lui, elle reprend le jeu. Quelques secondes plus tard à peine, l’homme est pris à parti par une femme qu’Althéa n’a pas vu arriver. Elle reconnaît directement le timbre de sa voix et tourne la tête vers elle. « Jo ? » Mais elle n’a pas le temps de poser d’autres questions. Sa sœur lui lance un avertissement. Ne pas trop remuer ? Qu’est-ce que… ? Elle sursaute lorsqu’elle entend la détonation. Ça ne vient pas de loin. Elle voit Joan sortir son arme et faire un signe à celui qui semble être son collègue. Qu’est-ce les peacekeepers font au casino ce soir ? Son aînée lui fait signe de s’accroupir ; elle ne se le fait pas dire deux fois et s’exécute. À peine à terre, un autre coup de feu retentit dans l’établissement. Les gens se mettent à crier et se dirigent naturellement vers la sortie. Althéa se redresse juste assez pour fermer la caisse de la table de jeu à clé, et glisse ladite clé dans sa poche. Il ne manquerait plus que quelqu’un s’empare de son contenu. Une pagaille indicible se met en place tandis qu’elle reste sur le sol. Deux joueurs se sont réfugiés près d’elle. Elle tente de les rassurer d’un regard. « Gardez votre calme, et restez à l’abri ! » Elle se redresse à nouveau pour jeter un coup d’œil au-dessus de la table. Sa sœur a disparu de son champ de vision. Il se passe quoi bordel ?


   
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MessageSujet: Re: Everybody feels locked out of a house they can’t get in [PV Althéa]   Mar 21 Juil - 22:55

Amusant au fond. Leurs choix de carrière respectifs démontrent des différences évidentes entre elles deux. Althéa a toujours traîné dans les sentiers battus, les yeux grands ouverts sur le décor, tournée vers l’extérieur. Elle s’est offerte à l’aventure sans réserve, elle a conquis ses rêves et s’en est inventé mille autres à la suite. Sa sœur n’a jamais eu à craindre la fraîcheur matinale qui cueille les désirs évanouis au pied du lit, qui saute à la gorge et annonce un retour brutal sur terre. Elle a eu tous les droits de revendiquer les cieux et d’arborer sa couronne de nuages. Là où l’imprévu guide ses pas et prépare ses prochaines inspirations, Joan se terre. La brune refuse sans doute de se l’avouer désormais mais vivre l’a toujours effrayée. Combien de nuits à sentir l’aorte réclamer l’attention défaillante de l’époux absent ? Combien d’heures à subir ce pouls disloqué par la terreur ? Combien de jours à souffrir de ces battements qui appellent sans jamais recevoir ? Combien de songes pour souhaiter son arrêt total ? Que faire de toute cette existence qui tangue ? Elle aurait aimé pouvoir brûler ces interrogations en même temps que le cadavre de sa fille. Elle aurait souhaité ne plus y penser. Mais dans les récents troubles, les interrogations persistent quand l’œil se refuse à l’obscurité et que Morphée tarde à la cueillir. Même en luttant contre ses anciens mécanismes, même en ayant embrassé le chamboulement jusqu’à se dérégler l’attitude et la personnalité, il y a quelque chose qui grésille à l’intérieur de ses entrailles et qui lui rappelle ses chaînes. Chiara. Et toute cette sensibilité dont elle aimerait se détacher. Maintenir à distance la rouquine lui permet de se penser au-dessus de toute faiblesse. Mais au milieu du carnage, elle ne peut réfuter les détonations aortiques. Cet amalgame de boucles n’a pas sa place au centre de la tempête. Ce seul fait la déstabilise plus qu’elle ne le montrera jamais.

Pourtant calme, elle gère comme elle peut la crise et ne peut s’empêcher de ponctuer sa satisfaction d’un rictus en coin alors que pour une fois, quelqu’un lui obéit sans rechigner. Au moins, elle ne sera pas la première cible pour les opposants. Autant que pour les balles perdues parce qu’après tout, parmi les peacekeepers, il y a plus de bras cassés que de soldats aguerris. C’est du moins ce que la sorcière pense. Et son équipe actuelle ne semble pas prête à démentir cette affirmation dans les minutes qui suivent. Dans l’oreillette, ça crie et ça s’agite. L’arme relevée, un dernier coup d’œil à la croupière et son index s’écrase déjà contre l’interrupteur. « Putain mais parlez lentement, j’ai rien pigé. » Un regard en biais à Burton. D’un mouvement de tête, ils filent sur la même onde et se retrouvent propulser à quelques mètres de là par leur volonté commune. Son coéquipier couvre ses arrières alors qu’elle rejoint les deux principaux acteurs de la fusillade. Se calant derrière un meuble, elle analyse rapidement le champ de bataille, des tables renversées, des ombres qui repoussent des bancs de fumée. Civils ou rebelles ? Impossible de distinguer les camps. « Quel est le connard qui a balancé du fumigène ? » Silence. Cela n’arrange pas l’état ses nerfs. « Joan ! » La voix de Burton raisonne jusque dans sa moelle épinière, l’utilisation du prénom la gifle et lui témoigne de l’urgence. En deux bons, elle est sur ses guiboles, la tête orientée vers la source du cri. Trois autres mouvements pour envoyer une balle dans la guibole de l’assaillant qui a pris en traître son allié. L’adrénaline lui reprend le souffle alors que sans émettre un commentaire sur la situation, sans même prendre le temps de se relever, son comparse balance «Ils sont repassés dans l’autre salle ! » L’autre salle. Althéa.

Elle court, repousse tous les obstacles pour atteindre la jeune femme. Mais avant d’avoir pu agripper son bras ou même de s’être assuré de sa seule présence, une main lui tord le poignet. De gestes précis, elle le repousse, fiche son coude dans sa trachée avant de le placarder à la première table de jeu à sa portée. Son pied se fiche dans les jambes du molosse, elle l’oblige à s’agenouiller mais il se débat. La tête de la trentenaire heurte violemment les bandes métalliques qui entourent un de ces nombreux appareils qui veillent à dépouiller les joueurs de tout argent. Sonnée, elle titube. Il cherche à lui arracher son flingue et sans attendre, elle tire. Elle le blesse à l’épaule, il s’effondre. L’américaine avale le goût ferreux qui émerge de son œsophage avant de poursuivre sa progression. Un autre coup de feu, elle glisse sous une desserte et arrive à ramper jusqu’à sa cadette. Ses doigts attrapent déjà le coude de la benjamine. Dans son écouteur, ça gueule des ordres qui vont dans son sens. « Al’, on doit évacuer. Faut que tu me suives. » D’un même mouvement, elle actionne son micro « Burt’, je fais sortir ma sœur d’ici. Je reviens juste après. Essaie de pas te faire tuer, je vais m’emmerder sévère sinon. » Les prunelles de la peacekeeper traquent les formes mouvantes. « Tu m’écoutes, pigé ? Tu me lâches pas. Et si je te dis de courir, tu cours ! T’as compris ? » Son ton hargneux sans appel s’achève alors qu’elle fige ses yeux dans ceux de son interlocutrice. Hors de question qu’elle perde un autre membre de sa famille. Hors de question de revivre ça. Hors de question d’être impuissante. Ce n’est même pas une option.

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MessageSujet: Re: Everybody feels locked out of a house they can’t get in [PV Althéa]   Jeu 30 Juil - 23:59


« Everybody feels locked out of a house they can't get in »


   
   
Althéa & Joan
featuring

Plusieurs bruits de détonation se font entendre d’un bout à l’autre du casino. Une odeur âcre arrive aux nez de tous ceux qui font un minimum attention à ce qui les entoure. Le cœur d’Althéa bat la chamade, mais ce rythme élevé ne l’empêche nullement d’analyser la situation. Enfin, du moins ce qu’elle en a compris. Elle espère que l’issue ne sera pas trop dramatique, mais les peacekeepers présents dans l’établissement permettent de la rassurer quelque peu. Qu’ils aient déjà été dans les lieux au début de la fusillade montre que la situation peut potentiellement être maîtrisée. Du moins le pense-t-elle. Il est certain qu’elle n’a pas le passé de Joan en matière de conflits de la sorte, néanmoins, la rousse sait que sa sœur fera tout pour que cela se termine le moins mal possible.

Depuis l’âge de six ans, Althéa était capable de citer une liste longue comme le bras de défauts de sa sœur. Et, adolescente, elle avait pris plaisir à les lui énoncer, comme si cela pouvait lui dédier une sorte de pouvoir sur son aînée. Comme si l’autre pouvait seulement se laisser impressionner par cela. Ses défauts, Althéa était persuadée que Jo les connaissait parfaitement. Les entendre dans la bouche de sa cadette semblait n’avoir aucun impact sur elle, alors, à force, celle-ci s’était lassée. Oui, sa sœur avait de nombreux défauts. Cependant, beaucoup de qualités se cachaient également derrière ces prunelles sombres, et la moins négligeable d’entre elles était que, quoi qu’il arrive, quoi qu’il se passe, quelle que soit la situation, Joan serait toujours là pour aider sa sœur. Certes, à première vue, cela pouvait prêter à rire, et certains même iraient jusqu’à dire que cela était totalement faux. Mais Althéa n’était pas d’accord. Elle avait senti bien plus souvent la présence de sa sœur lorsqu’elle était mal en point que lorsque l’univers entier semblait lui sourire. Et, sans en avoir l’air, elle lui en était extrêmement reconnaissante, sans le lui avoir jamais dit.

Divers claquements résonnent, trop confus pour que quelqu’un puisse les identifier. Que se passe-t-il dans l’autre salle ? Tout ce à quoi elle pense en cette seconde est que le casino va être dans un état pitoyable. Et qui va devoir se coller au nettoyage ? Les employés bien sûr, dont elle fait partie. Un grognement s’échappe de sa gorge. Elle espère que les enfoirés qui ont déclenché ça se feront pincer et maltraiter. Elle n’avait pas besoin de devoir effectuer des heures supplémentaires cette semaine. La fatigue pouvait se lire sur ses traits, du moins pour ceux qui la connaissaient bien. Pour les autres, comme d’habitude, elle paraissait constamment de bonne humeur et joviale. S’ils savaient que tout cela n’était qu’une façade…

Des pas claquent sur le parquet, se rapprochent, sont tout près… La rousse jette un coup d’œil derrière la table de jeu où elle et ses deux camarades infortunés du moment se cachent. Ses iris perçoivent deux silhouettes : tout d’abord, celle de sa sœur, dont le masque est tombé un instant, et Althéa croit y apercevoir une étincelle de peur. Juste derrière elle, un homme imposant l’a presque rattrapée. Elle a à peine le temps d’ouvrir la bouche pour prévenir son aînée, aucun son ne sort, les gestes de la brune ont déjà lancé leur première attaque. La croupière y assiste sans sourciller, sans oser cliquer des paupières, attrapant le moindre de ses actes, jusqu’à ce qu’elle se saisisse de son arme et tire en direction de l’homme menaçant. Là, ses paupières tombent momentanément sur ses yeux. L’instant d’après, Joan est prêt d’elle, et l’incite à bouger. Vite. Quelques sons dans le micro, quelques autres qui arrivent.

Althéa met une seconde de trop à réagir. Elle voit sa sœur qui s’apprête déjà à bondir loin de là, l’emmenant avec elle. Et laissant derrière elle tout le reste. Attends, elle ne peut pas les abandonner là. « Quoi ? » Elle fixe son aînée, tentant de lui faire comprendre que ce n’est pas possible. « On ne va pas les abandonner là ! » Désignant du doigt les deux clients du casino restés derrière elle, Althéa fronce les sourcils d’incompréhension face à sa sœur. « Hors de question que tu me fasses sortir d’ici sans qu’ils viennent avec nous ! » Qu’est-ce qu’elle croit ? C’est certain, la plus jeune apprécie qu’elle soit venue l’aider – ce qui montre d’ailleurs parfaitement que ses réflexions précédentes étaient correctes – mais pas dans ces circonstances. Pas en faisant d’elle une priorité face aux autres, alors qu’ils sont dans la même situation. Elle n’est pas une lâche. Sa sœur devrait le savoir. Bien sûr tout cela est dangereux, pourtant, elle refuse de nier ses valeurs. Elle fait un geste à l’égard de ses deux comparses puis replante ses prunelles dans celles de la brune. « Ok, on y va. » À cet instant, d’autres tirs fournis éclatent, certains dans leur direction. Althéa se baisse à nouveau, vérifiant qu’elle est bien à l’abri avant de se concentrer sur Joan. Ses yeux trouvent les siens pour lui demander d’un regard si elle va bien. Pourvu qu’aucune balle ne la touche. La rousse ne s’en remettrait pas.


   
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MessageSujet: Re: Everybody feels locked out of a house they can’t get in [PV Althéa]   Sam 15 Aoû - 23:10

Les secrets s'acclimatent aux lèvres, ça a toujours été si simple d'omettre sa réalité pour se préserver du jugement. L'anomalie qui la préserve de l'insensibilité, lui rappelle tout autant ce qu'elle n'a pas réussi à retrouver avec cette nouvelle sœur dans cette nouvelle vie. Sans doute, trouve-t-elle des brides de ce qu'elle n'a pas partagé avec Azzura, cette distance entêtante que les circonstances ont provoqué. Dans les chemins sinueux d'une mémoire fragmentée, elle déniche tout autant ce qu'elle aurait souhaité construire avec Atlhéa dans sa relation privilégiée avec Susanna. Ces décalages temporelles semblent la propulser dans une forêt obscure. Derrière chaque arbre, un visage qu'il faut replacer et ne pas confondre. Une partie de cache-cache infinie qui lui rappelle qu'elle ne sait plus à quel moment le passé s'est arrêté et reprend. Des vagues successives d'émotions transcendent sa poitrine trop souvent infertile et la font durcir l'expression inachevée sur son faciès. Les deux italiennes ont péri et pas par la main délicate d'une vieillesse prononcée à une époque antérieure. Elle ne s'explique pas leur survie mais son incompréhension pour leur trépas persiste dans une violence bien plus marquée. Meurtre. Double meurtre. Ezio semble partout même si sa propre existence semble revêtir les stigmates d'une dépression sévère depuis le décès de sa cousine. Comment peut-on encore croire aux fondations familiales quand dans cet autre espace-temps, on a pu voir les siens se déchirer, se mutiler et s'assassiner ? Tellement de confusion pour appréhender cette seule situation, ce seul lien entre la rouquine et elle. Pourtant, l'urgence est ailleurs et elle n'a pas le temps de se pencher sur ces contradictions. Perdre en boucle, à répétition parce qu'elle n'a pu sauver personne. Elle ne pourra pas le tolérer une nouvelle fois. Le reste n'importe dès lors plus. Abandonner tout le monde, laisser les autres crever, tant pis. Ça ne la concerne pas. Mais de toute évidence, la croupière ne le comprend pas.

Évidemment, comment le pourrait-elle ? Elle ne voit le Monde qu'à travers cette innocence qu'elle semble perpétuellement transporter. Elle est de ce genre qui offrirait son bras au couteau en croyant seulement que le boucher voudrait s'y appuyer pour reprendre son souffle. Sa naïveté agace la brune. Hors de toute réalité, sa cadette ne perçoit pas le danger dans l'absence d'égoïsme. « Arrête tes conneries, tu crois franchement que je vais te laisser foutre ta vie en danger pour quelques connards venus ici dépenser leur oseille ? » Mais son venin n'a pas le temps d'adhérer à l'épiderme de sa benjamine parce que déjà elle interpelle ses collègues. « Tu vas nous faire tuer, tu... Rah putain, tu me saoules. Je te jure, tu m'emmerdes avec tes bons sentiments à deux balles, t'es pas mère Thérésa bordel ! Faut que tu redescendes sur Terre ! » Elle ne supporte pas ça chez elle. Avant elle l'admirait, maintenant, elle l'exècre. Sa morale leur fait perdre de précieuses secondes et déjà, de nouvelles salves les écrouent à leur position défensive. En jurant, elle rattrape le poignet de la rousse. « Si tu perds un organe durant l'extraction, faudra pas venir chialer, hein. » Elle la force à progresser en rampant d'abord derrière de nouvelles tables. « Si tu comptes rappeler tes potes, je te jure que je te colle une balle dans la jambe pour te traîner de force vers la sortie. » Adieu la docilité et le silence. Elle ne l'a sûrement jamais habituée à autant d'agressivité. Quelque part, ça la rend fière de réussir à tenir des propos aussi virulents à celle qui a toujours dû compiler avec son effacement. Un peu comme une revanche réussie sur celle qu'elle a pu être.

La sorcière se relève, emporte sa comparse dans le même mouvement en prenant sa carrure en otage et la propulse vers l'avant afin qu'elle rejoigne avant elle le bar derrière lequel elle sera plus en sécurité. L'issue la plus proche est encore à plusieurs mètres de là. Elle n'a pas le temps de combler la distance entre leurs deux corps qu'un canon se plante entre ses omoplates. Elle cherche à se défaire de cette prise mais le molosse la renverse, lui retire son arme et plante le flingue sur sa tempe après l'avoir forcée à s'agenouiller d'un coup de pied. Les dents serrées, la trentenaire ravale ses remarques qui risqueraient de la faire tuer. « Tu bosses pour le gouvernement ? » Elle se tait en se mordant la langue. « Réponds. » Elle redresse le regard, fouille l'horizon en quête de Burton. Jamais là quand elle en a besoin. Elle le maudit dans toutes les langues qu'elle connaisse. « Qu'est-ce que ça peut te faire ? Tu vas me descendre, nan ? » Le rebelle fait glisser ses doigts sur son oreille et arrachent brutalement l'oreillette. La douleur fusille la chair mais elle ne bronche pas. A la place, elle baisse la nuque pour mieux tâtonner visuellement son environnement en quête d'un bout de n'importe quoi qui pourrait lui servir à mettre K.O. la brute le plus rapidement possible tout en surveillant du coin de l'oeil, sa soeur qui aura – elle l'espère, la décence de ne pas se montrer et de ne pas jouer l'héroïne. Peu de chance cela dit. Son insulte fond dans sa gorge.  

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Everybody feels locked out of a house they can’t get in [PV Althéa]

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