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 make a noise (pv Althéa)

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rirat bien qui rirat le dernier

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↳ Métier : tueur à gages indépendant - homme à tout faire - bête à abattre pour plusieurs mafia
↳ Opinion Politique : Neutre à tendance rebelle
↳ Niveau de Compétences : Nv. 1 - 2 en occultation des sens, guérison et en manipulation des ombres - Max en exhibitionnisme
↳ Playlist : One grain of sand - Ron Pope || I believe - Ron Pope
↳ Citation : « Quand le mort repose, laisse reposer sa mémoire. »
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MessageSujet: make a noise (pv Althéa)   Mer 1 Juil - 1:37



« make a noise »

Althéa & Andreï
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Lorque je sors de l’appartement de mon fils le soleil est en train de disparaître entre deux bâtisses et Demian me lance un regard interrogateur. Je lève les yeux au ciel, lâche un vague Je vais me promener qui ne le dupe pas l’ombre d’une seconde. Il commence à se douter de quelque chose, à force. Mon petit-fils a beau être discret, ce n’est pas de moi qu’il tient cette qualité et malgré moi, je me trahis sans m’en rendre compte. Pourtant, je m’obstine à poursuivre cette mascarade qui ne vise qu’une chose, faire entrer de l’argent dans les caisses de mon fils pour compenser les torts que je lui inflige dans son dos. N’est ce pas un cercle vicieux, d’ailleurs ? J’essaye de réparer mes erreurs  en m’enfonçant davantage encore dans l’illégalité sans même empêcher Mikkel de se précipiter à ma suite. Je fais un bien mauvais père, un bien mauvais grand-père et un invité pire encore. Et je n’essaye même pas de changer.

Je dégringole les deux étages, enfonce mes mains dans mes poches, rentre la tête dans les épaules comme si ça pouvait m’aider à me rendre discret et à disparaître aux yeux des gens. La capuche de mon sweat efface mes boucles blondes, je me perds dans les méandres de Storyville retrouver celui qui est mon employeur depuis plus de trois semaines à présent. Ce doit être le contrat le plus long que Mikkel m’ait trouvé mais j’ai aussi l’impression d’être ferré dans un piège dont je n’arrive pas à m’extraire. L’argent promis a joué le rôle du fromage, la patte du rat est écrasée par la souricière… Et moi je me retrouve à faire le coursier entre des mafieux en me demandant quand est-ce qu’une balle perdue viendra se planter dans mon dos ou, pire, dans celui de Demian. Je soupire. Je ne suis pas vraiment de bonne humeur ce soir et ça s’en ressent dans mon comportement, mon attitude et mon sale caractère. Et dans ma maladresse accoutumée lorsque je butte sur ma propre cheville et manque de justesse de tomber du trottoir. Mains dans les poches, encore, j’arrive devant mon employeur qui ne daigne même pas parler. Il me fait confiance, ou du moins il connait suffisamment mon attachement pour les gosses de Demian, pour transporter des liasses de billets sans me faire prendre ni me servir. Et moi, je suis suffisamment malin aussi pour savoir quand est-ce qu’il convient de retirer un ou deux billets sans qu’on ne puisse le remarquer. J’hausse les épaules, récupère donc le colis, les instructions écrites, les mises en garde habituelles qui prennent la forme d’une arme à feu pointée sur ma tempe. Je ne cesse de me demander où Mikkel a bien pu trouver les renseignements qui m’ont guidé à lui. Ce petit me fait honneur et c’est bien ça qui m’inquiète. Et le pire n’est même pas que ça ne m’étonne pas un seul instant que mon sang soit vicié au point d’avoir un tel malfrat dans ma descendance, non, le pire est certainement que je m’étonne de voir mon fils épargné. L’influence de sa mère, de toute évidence. Perdu dans mes pensées je m’aperçois de justesse que je suis déjà devant la porte de service du casino.

L’ombre du rat mort n’aime pas trop l’endroit. Trop de bruit, trop de trop, trop de fumée et de personnes. Et pas assez de fromage, mais ça, c’est presque toujours le cas donc j’ai fini par m’y habituer quoiqu’en pense l’animal qui a partagé ma tête pendant plus de… je fronce les sourcils en m’immobilisant au milieu de la rue. Un rapide calcul et je fais le deuil des quarante-huit années de service du rat pour redevenir pleinement celui que je suis devenu : un pauvre mec qui doit attendre tous les deux soirs qu’un casino blanchisse de l’argent provenant de sources diverses et variées. Non. Vraiment, je n’ai pas envie d’en savoir plus sur les fréquentations de Mikkel. Et je me résigne à franchir le pas de la porte dans un mouvement de tête en direction des videurs qui commencent à me connaître. Rapidement, ils m’écartent de la foule, me guident dans une pièce adjacente et commencent par me fouiller. Je lève les yeux au ciel en me laissant faire : l’habitude prend le pas sur ma réserve naturelle. Puis l’argent part et me revoilà seul pendant une demi-heure si le temps que l’argent passe au white spirit et redevienne d’honorables billets ou quelque chose dans le genre. Pour un ex-agent du KGB, je sais, je suis bien trop peu au fait de toutes ces choses là mais… que voulez vous : on ne me changera pas. Et j’ai trop de choses à penser pour me pencher sur le sujet. On verra plus tard.

Les mains dans les poches, je sors de la petite pièce et m’aventure dans le casino en essayant de ne pas me faire remarquer. Mes yeux clairs sourient à la jeune femme, une croupière si je ne me trompe pas, qui est presque systématiquement là depuis que je passe accomplir mes contrats. Mes lèvres la regardent d’un air amusé, sans trop savoir ce que je compte sous-entendre ou faire. Rien, j’imagine. J’ai trop envie de me poser pour grignoter un morceau de comté pour parvenir à réfléchir à autre chose. Alors je croise les bras, détache mon regard de sa silhouette, observe l’ensemble de la salle ou du moins ce que j’arrive à voir depuis mon poste d’observ… On me saisit à l’épaule sans que je n’ai vu venir le moindre signe avant-coureur. En quelques minutes, on me pousse, on me malmène, on me jette dans la rue où les videurs me mettent à terre avant même que je puisse imaginer une quelconque forme de réponse agressive. En fait, je subis plus qu’autre chose pendant quelques secondes, roué de coup dans une ruelle adjacente. Puis la tempête s’estompe, des menaces sont crachées sans que je n’en capte vraiment la teneur et je me lève prudemment avant de palper ma lèvre explosée. Si j’ai tout compris, les billets étaient des faux. L’embrouille ne me concerne peut être pas, c’est mon travail d’être le bouc émissaire dans ce genre de situation. Mes doigts tâtent prudemment ma chair qui se régénère dans un petit fourmillement. Et lorsque je relève la tête, je m’aperçois que je ne suis pas seul dans la ruelle. « J’ai trébuché. Maladroit, non ? » J’ai un peu de mal à articuler mais tout compte fait, j’ai l’impression que je ne m’en sors pas trop mal. Et que ça a quelque chose de suspect. Qu’est ce qu’elle fait là, d’ailleurs ? « Qu’est ce que tu fais là ? » Mes mots sont les échos de mes pensées puisqu’ils résonnent dans le vide de ma tête. « J’suis désolé, le premier acte est fini. Là, c’est l’entracte. » On m’a souvent dit que je gagnerais beaucoup à me la fermer, parfois, mais la plupart du temps je parle avant de réfléchir et donc avant de m’en souvenir. Pourquoi le premier acte ? Parce qu’il est hors de question que je me pointe devant mon employeur sans la moindre liasse de billets et parce qu’il est hors de question, aussi, que je ne riposte pas. Si Lara et Demian ont su il y a quarante ans apaiser ce brasier de rancœur qui me consumait, je reste rancunier. Et susceptible. Et incroyablement vexé d’avoir été ainsi malmené.
 

 
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MessageSujet: Re: make a noise (pv Althéa)   Mer 15 Juil - 22:58


« Make a noise »


   
   
Althéa & Andreï
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Il est encore revenu. Sa présence discrète dans le casino n’attire presque pas l’œil des passants. Seule l’équipe de l’établissement le remarque, parce qu’il se distingue des autres silhouettes. Contrairement à elles, l’homme ne se dirige vers aucune machine à sous, ni aucune table de jeu. Son regard ne semble pas du tout atteint par l’ambiance feutrée et intimiste du casino. Alors que le temps marque de son emprise toutes les âmes présentes, lui s’en détache, avec une facilité qui paraît impossible. Comme si la magie des lieux n’avait pas de pouvoir sur lui. Rapidement, on comprend qu’il n’est pas là pour l’argent. Du moins pas celui qui fait sonner les machines à sous ou crier les heureux gagnants de la roulette ou du poker. Ceux-là ont des rêves bien déterminés dans leur tête. Un nouvel appartement. Pouvoir ne plus travailler. Malheureusement, de nombreux biens matériels se sont retrouvés inutiles dans ce nouveau monde. Mais certains y attachent tout de même une valeur importante. Comme si l’idée de posséder quelque chose les rend plus puissants. Puissance. Richesse. Pouvoir. Un trio gagnant que peu sont en mesure d’obtenir. Malgré tout, le rêve persiste. Et ce foutu espoir.

Althéa n’a pas totalement perdu espoir. Perdre espoir reviendrait à baisser les bras. Et elle n’a jamais été de ce genre-là. Baisser les bras, c’est refuser d’agir, alors qu’une action est toujours possible. Elle n’a jamais rencontré de situation qui ne permette pas d’agir. Poser des actes. Être le changement que l’on veut voir dans le monde. Ou dans sa propre vie. Beaucoup pensent cela impossible, et ont depuis longtemps adopté un quotidien qui les satisfait, ou qui semble le faire. Il est facile de se contenter de peu. Cependant, la rousse a toujours cru que l’utopie peut devenir réelle. Ce n’est pas spécialement de l’optimisme sans bornes, c’est plutôt comme un sentiment qu’un meilleur reste possible, malgré les difficultés. Un meilleur monde, avenir, présent. Le passé reste où il est, et c’est très bien comme ça. Un temps, comme tout jeune être humain, elle a voulu changer ce passé. Mais un jadis demeure inatteignable, et avoir des remords dans le présent n’altérerait rien à ce temps révolu.

Ses pensées l’ont attirée loin de là où elle se trouve. Elle était presque capable de revoir les champs de blé qui se dressaient fièrement, faisant face au vent, ces champs de son enfance, lorsque, le temps d’un week-end, une escapade à la campagne était organisée. Comme elle aimait ces instants de souffle, loin de tout. Ses yeux clairs se posent sur les lieux qu’elle occupe. Sa pause a commencé il y a quelques minutes à peine et son esprit est déjà parti. Se ressaisissant, elle observe les gens aux alentours. C’est là qu’elle l’aperçoit. Il est encore revenu. Son regard capte le sien un instant. Puis, il détourne le regard. Quelques secondes plus tard, deux videurs de l’établissement débarquent derrière lui. Il ne s’est rendu compte de rien, mais, elle, elle voit tout. Sans qu’il ne comprenne rien, il est expulsé hors du casino manu militari. Il n’a pas le temps d’opposer la moindre résistance. Inquiète par la violence dont font preuve les deux hommes envers cet inconnu, Althéa les suit en silence, sans se faire repérer.

La ruelle est faiblement éclairée, et cela ajoute à l’atmosphère glauque qui y règne. C’est une des rues adjacentes la principale, celle où il y a la grande entrée. Bien sûr, on fait ça dans la discrétion. Politique de la maison. Mais qu’a-t-il donc fait ? Impossible qu’il ait triché, elle ne l’a vu jouer à aucune table. Elle se camoufle lorsque les deux gorilles reviennent dans le casino puis sort par la même porte. Devant lui, l’homme se redresse en tâtant sa lèvre. Elle semble bien explosée. Lorsqu’il s’aperçoit de sa présence, il bafouille quelques phrases idiotes. Elle le regarde mi-intriguée mi-perplexe. Qui rirait de cette situation ? « J’ai vu ton faux pas et je me suis dit que tu avais peut-être besoin d’aide. » Il sort à nouveau une de ses répliques débiles. Est-ce qu’il est malade d’esprit ? Il n’y a rien de drôle à la situation. « Maintenant, peut-être que je me trompe. » Elle n’a aucune envie de rester là à disserter avec un homme qui n’est pas sain d’esprit. Ceux-là, elle les évite comme la peste. Autant elle peut avoir de l’empathie pour quasiment n’importe quel être humain, autant les cinglés, non merci. Elle fait un pas en arrière, comme pour rentrer à nouveau dans le casino. « Je te conseille de te tenir à distance d’ici pour un bout de temps. Ils n’ont pas l’air de t’avoir à la bonne, alors venir chaque semaine n’est peut-être pas une bonne idée. » Althéa fait un geste vers l’intérieur pour appuyer ses propos.
   


   
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MessageSujet: Re: make a noise (pv Althéa)   Jeu 16 Juil - 10:07



« make a noise »

Althéa & Andreï
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Je bouge ma mâchoire pour qu’elle se remette bien en place, je tâte ma lèvre explosée, je fais rouler mes épaules comme pour vérifier leur bon fonctionnement : ce n’est pas la première fois que je me fais tabasser, et ce ne serait certainement pas la dernière non plus, mais de toute évidence, j’en avais perdu l’habitude. Et ça m’allait très bien. Un soupir, j’esquisse un pas maladroit, tentant de me souvenir de ce qu’ils m’ont dit. Faux billets, quelque chose dans le genre. Ca me semble étrange tout de même, cette histoire. Je suis peut être le pare-feu idéal – voire assumé – de mon employeur… pourquoi maintenant, pourquoi comment ça, qu’est ce que j’ai fait ? Je n’ai peut être jamais été le meilleur des agents du KGB (loin de là, à vrai dire) mais mes vieux réflexes reprennent le dessus : comprendre comment la mission a pu foirer, déterminer si c’est de ma faute ou celle d’un intervenant extérieur, finir la mission coûte que coûte en évitant de crever. Je suis en train d’établir un plan d’attaque – certainement voué à l’échec – lorsqu’en relevant la tête, je me rends compte que je ne suis pas si seul que prévu dans la ruelle. Oh. Elle. Je ne sais ni son nom, ni sa couleur préférée, et encore moins son prénom mais on va dire que je connais sa silhouette, son regard et son sourire, notre système de communication depuis suffisamment de jours pour qu’il soit bien ancré. Instinctivement, je ne laisse pas de secondes de répit et mon cerveau génère de lui-même un mensonge peut être bancal mais qu’il me suffira d’étoffer par la suite. J’ai trébuché. Pour toute personne me connaissant un peu, ce ne serait pas étonnant. Il s’agit juste d’espérer qu’elle n’a pas assisté à la scène précédente. « J’ai vu ton faux pas et je me suis dit que tu avais peut-être besoin d’aide. Maintenant, peut-être que je me trompe. » Ah. Voilà qui change la donne. J’hausse les épaules dans un sourire. D’un coup, mon mensonge vole en éclats mais j’apprécie tout de même son tact, ou ce qui s’en approche. Elle aurait aussi bien pu me dire cash Tu racontes n’importe quoi, je les ai vus te tabasser, tu n’avais pas l’air très très réactif que on aurait compris le même message. Sans me démonter, parce qu’il faut bien dire que c’est loin d’être dans mes habitudes et que parfois, c’est bien dommage, je poursuis sur ma lancée. Premier acte fini, bientôt l’entracte, le spectacle va continuer. Et elle ferait mieux de ne pas rester dans le coin. Elle fait un pas en arrière lorsque j’en fais un en avant en direction du casino. Mes doigts grattent déjà le col de mon sweat et le sang écaillé, comme s’il était nécessaire de ma part d’avoir l’air présentable pour la deuxième partie de la pièce de théâtre. « Je te conseille de te tenir à distance d’ici pour un bout de temps. Ils n’ont pas l’air de t’avoir à la bonne, alors venir chaque semaine n’est peut-être pas une bonne idée. » J’arque un sourcil en m’immobilisant. Pas une bonne idée ? Ahah, mais depuis le début ce n’était pas une bonne idée, c’était justement ça la clé du concept. J’éclate de rire, sans qu’aucun son ne traverse mes lèvres. C’est un petit rire, comme si on venait de me raconter une blague que moi seul peux comprendre : ce qui est d’ailleurs le cas. Je secoue la tête, rejetant ma capuche en arrière. Moi qui étais de mauvaise humeur en arrivant au casino tout à l’heure, je ne sais plus sur quel pied danser : ils m’ont énervé, voilà un fait certain, mais elle m’est sympathique, voilà qui est un autre fait certain. Le mélange des deux en revanche… j’ai envie de leur faire payer tout en craignant de lui attirer des ennuis. J’éteins mon rire d’un soupir. « C’est marrant ça, je n’avais pas vu les choses comme ça. En fait, tu pars du principe que je viens de moi-même traîner ici pour regarder les gens jouer ? » Je dis ce que je pense, c’est là mon moindre défaut. Ou peut être le pire : tout dépend de mon degré de franchise lorsque je ne fais pas attention. « Tu sais, s’ils ne m’ont pas à la bonne, c’est eux qui devraient se faire du souci. Tu n’as peut être pas lu le script mais tu vas voir : le deuxième acte risque d’être palpitant. En fait… » Je fais mine de réfléchir et l’absence de sourire à mes lèvres rend le tout d’autant plus crédible que j’ai l’air véritablement sérieux. « … c’est peut être toi qui ne devrais pas rester dans le coin. Tu apprécies tes employeurs ? » Je prends un air très concerné, étrangement calme. Je fais un nouveau pas en avant en lui tendant une main amicale, en total contraste j’imagine avec mes propos : « Au fait, moi c’est … » J’hésite. Une fraction de seconde. « Constant. Et toi, tu t’appelles comment ? T’inquiète pas, je ne suis pas un mauvais bougre, j’aime juste pas qu’on m’accuse de tricher lorsque j’avais juste un bon jeu en main, si tu vois ce que je veux dire. Du coup, je compte juste leur expliquer ça posément. Ca ne te dérange pas ? » Je ne sais pas vraiment ce que je raconte. A dire vrai, je ne sais même plus trop comment je compte m’y prendre. Plus ça va, moins j’ai envie de la mettre au chômage en me vengeant sur ses employeurs. Du coup, je peux peut être vaguement envisager de tuer juste un des deux gorilles pour faire un exemple et récupérer l’argent que je dois remettre à mon employeur à moi. Je ne sais pas trop. On verra : si elle me reste sympathique, on va faire comme ça.

 

 
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MessageSujet: Re: make a noise (pv Althéa)   Mer 12 Aoû - 10:39


« Make a noise »


   
   
Althéa & Andreï
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Le petit rire qui s’affiche sur le visage de son interlocuteur ne rassure pas Althéa. Après tout, peut-être qu’il est réellement fou. Le casino a l’habitude de voir se côtoyer des clients venant de toutes sortes de milieux différents. La sécurité a souvent eu l’occasion d’en mettre à la porte plusieurs. Certains ont déjà perdu toute santé mentale avant d’ouvrir les portes de cette sorte d’enfer. D’autres perdent la raison peu à peu, celle-ci s’étiolant dans les affres de l’abandon. Toute notion de temps est abolie, dans un savant mélange entre bruits et émotions exacerbées. La démence flotte, présente comme une brume prête à tout engloutir, au-dessus des têtes aspirées par les jeux d’argent. De temps à autres, elle parvient à éloigner un élément du groupe, à l’envelopper, et à gagner son âme. Cela sonne le glas.

Il l’interpelle, et elle fronce les sourcils. Non, ce n’est pas ce qu’elle croit. À vrai dire, Althéa n’est pas certaine de savoir pourquoi cet homme vient régulièrement au casino sans jouer à quoi que ce soit. Mais elle sait tout de même que, derrière les murs capitonnés, là où les yeux n’arrivent pas à voir, de sombres deals se négocient tard dans la nuit. Et comme la majorité des employés, elle ferme les yeux. Il n’est jamais bon de montrer ce que l’on sait, dans un milieu comme celui-là. Sachant qu’ils ont toutes sortes de moyens de vous faire taire. Le silence paraît bénéfique, et il l’est réellement. Elle ne répond rien à cet homme étrange, qui a l’air de jouer un rôle bien étrange dans ce théâtre qu’est le monde. Il reprend, et il l’intrigue encore plus.

« Ils me payent à la fin du mois. C’est tout ce que je demande. » Sa main se tend vers elle. Sur son visage, elle n’arrive pas à percevoir l’émotion qui s’en dégage. Finalement, après quelques secondes de suspens, sa propre main vient serrer la sienne. Ses doigts sont moites. La chaleur de La Nouvelle Orléans n’a pas totalement disparu malgré l’heure nocturne. D’ailleurs, leurs tenues prouvent bien qu’ils ne sont plus habitués au froid. Les pulls qu’Althéa avait dans ses valises en débarquant dans cette ville de Louisiane sont restés au fond du placard de son appartement. L’hésitation lorsqu’il prononce son nom de famille ne la trompe pas. Mais peu importe, elle n’est pas sûre de réellement connaître son patronyme.

Elle, par contre, peut difficilement mentir. Son prénom est affiché sur son badge d’employée. Elle le désigne du doigt. « Althéa. » Il continue à parler et ses paroles s’emmêlent dans son esprit. L’air de la ruelle n’est pas très respirable. Plus loin, un bruit lui fait tourner la tête. Au bout de l’allée, un homme est sorti ivre du bar jouxtant le casino. Il a trouvé ça bien de rendre tous ses derniers verres à deux pas d’eux. De plus en plus énervée par ce qui l’entoure, Althéa fixe à nouveau son interlocuteur. La voix un peu plus dure que précédemment. « Je ne sais pas ce que tu ne comprends pas dans ce que je t’ai dit. Si tu crois pouvoir rentrer à nouveau dans ce casino sans te faire virer, et cette fois-ci de façon sûrement encore plus brutale, tu te mets le doigt dans l’œil. Rentre chez toi, ça vaut mieux pour tout le monde. » Se demandant pourquoi elle l’a suivi alors qu’il ne lui avait rien demandé, elle lui tourne le dos pour franchir la porte arrière de l’établissement, l’ouvrant avec son passe-partout. Elle jette un coup d’œil pour voir si les vigiles sont partis, et elle s’avance dans la pièce. Derrière elle, la porte s’apprête à claquer automatiquement.
   


   
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