AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Nameless World

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage

Masculin
↳ Nombre de messages : 616
↳ Points : 97
↳ Date d'inscription : 27/08/2012
↳ Age : 25
↳ Avatar : Nobody
↳ Age du Personnage : 1 jour, 1 siècle, quelle importance ?
↳ Métier : Commère
↳ Opinion Politique : Partisan
↳ Playlist : Imagine Dragons - Radioactive
↳ Citation : - In this life now you kill or die, or you die and kill. -
↳ Multicomptes : Danny Clocker



Feuille de perso
↳ Copyright: Cryingshame
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Nameless World   Jeu 2 Juil - 7:54


« Generation Dead; premier tour »


Nameless World





L’ignorance, elle s’infiltre par tous vos pores. Vous laisse pantois dans un univers qui se résume à des ténèbres et des bruits ambiants. Des pas, des claquements de portes, la circulation et le ronronnement d’un moteur qui se change contre vos oreilles paniquées en grognement d’horreur. Si certains parviennent à rester calmes, d’autres sentent la peur se frayer un passage dans leur veines. Le véhicule dans lequel vous vous trouvez s’arrête. Le silence. Seulement rompu par les battements de votre cœur qui résonne avec force contre vos tempes. La respiration se saccade, se fait folle malgré vos tentatives pour rester calme. Le silence, et la douleur. Elle fuse contre votre gorge, cette infime piqure qui vous fait vaciller. Vos cils battent contre le tissu qui recouvre votre visage. Plusieurs fois avant que la lutte ne soit gagnée par l’endorphine que l’on vient de vous injecter. De pauvres animaux, voilà ce que vous êtes.

Et après les ténèbres voilà que la lumière vient vous incendier les rétines. On vous retire le morceau de tissu épais et suffoquant qui vous recouvrait le visage, et les éclairages crus vous obligent à plisser les yeux. Vous essayez bien de cacher vos pupilles agressées avec votre main, mais votre bras refuse de vous obéir. C’est un vieil instinct, une ancienne tentative pour la survie qui pousse le corps à vouloir fuir. A se relever quand des entraves lui ôtent toute possibilité de mouvement. Chevilles et poignets sont encerclés de fer. Un acier rutilant sous la lumière. Ce n’est pas la blancheur immaculée d’une salle d’hôpital, vous en avez la certitude alors que votre vision commence à retrouver de sa netteté. C’est bien pire que cela. Que vous fassiez partie de ceux qui tentaient de garder leur sang-froid ou qui au contraire laissaient parler leur peur viscérale, des frissons vous labourent l’échine. L’évaluation du décor confirme les craintes : ce n’est pas un hôpital mais cette pièce se rapproche étrangement d’un laboratoire.

S’ils ont pu être oubliés pendant un temps, les mots du Gouvernement reviennent dans toutes les mémoires. Et soudain, vous comprenez. Si vous êtes ici, installé sur ce fauteuil de torture, c’est dans un unique but : servir de cobaye aux expériences visant à rendre ce monde chaotique meilleur. Aucune échappatoire, la pièce est gardée par des Shadowhunters. Silhouettes sombres dissimulées dans l’ombre, elles ne sont là que pour s’assurer que les sujets restent à leur place. Chargées d'intervenir en cas de grande nécessité seulement. Aujourd’hui, ceux qui s’occuperont de votre confort, ce sont bien les scientifiques.



PETITES PRÉCISIONS :

Le nombre de mots maximum est de 800 (il est possible de faire plus, mais le but est d'offrir des rps rapides afin de faire avancer l'event au mieux), le minimum est de 400.
Cette première partie d'event est une partie servant d'introduction avant le début des festivités ! Elle est prévue pour que vous puissiez situer votre personnage, son ressenti, toussa, toussa.
Voici votre ordre de passage:
- Nikolaas A. Lodewijck (cobaye)
- Vittoria K. Bathory (cobaye)
- Stain E. Greyjoy (shadowhunter)
- Timothée G. Morel (scientifique)


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t1-contexte

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Nameless World   Jeu 2 Juil - 20:27

Ca y est. Il l'avait su dès qu'il avait pris conscience de sa cécité, des mouvements violents dans la voiture, des corps qui se balançaient les uns contre les autres, du sentiment d'abandon et de la douleur. Surtout, de la douleur. Toutes ces descentes dans les quartiers de Storyville, ces corps recrachés à des années lumières de leur conscience et de leur habitation, ces pleurs, ces morts. Tout prenait un sens horrible et effrayant. On croyait toujours que ça n'arrivait qu'aux autres, jusqu'à ce que l'on tombe soit même dans le piège.
Il avait eu le loisir de voir les corps se traîner dans la boue après le séjour passé dans cet endroit que personne n'avait su situer, ni nommer. Lui même ne saurait raconter comment on l'avait emmené, où on l'avait emmené.
Si toutefois il s'en sortait.

Ceux qu'il avait vu revenir tenaient à peine sur leurs jambes. Ils étaient blessés, ne se souvenaient plus de rien. Et lui, qu'allait-on lui faire ? Il n'avait rien demandé à personne, il s'était juste terré dans son quartier en regardant impuissant ce dernier se vider, puis se remplir de gens...changés, différents. Peut-être n'avait-il pas été assez discret, peut-être avait-il été trop curieux. La peur lui nouant les entrailles, il songea à ce qu'auraient fait Chris et Maarten. Chris, sans aucun doute, si elle s'était trouvée à ses côtés, l'aurait regardé dans les yeux, utilisant ce lien gémellaire qui les unissait pour lui insuffler le courage et le calme.
Maarten ? Maarten aurait fui s'il avait pu. Maarten n'était pas un bon exemple.

Le cœur battant, il chercha le courage dans un de ses personnages. Qu'aurait fait Basile, le richissime homme d'affaires ? Evan, le bureaucrate propre sur lui ? Tristan, le gamin fougeux ? Il n'aurait su le dire. Son pouvoir d'identification semblait l'avoir quitté en même temps que son courage. Et peut-être, peut-être qu'au fond de lui il commençait à comprendre malgré la lâcheté de son demi frère, la fièvre létale qu'il avait pu ressentir en craignant pour sa vie.

Lorsque sa vue se stabilisa, Nikolaas regarda autour de lui, haletant dans la peur qui lui nouait les entrailles. Il tâta d'une poigne fébrile les liens qui le retenaient à ce fauteuil sobre et inconfortable. Impossible de s'échapper. De plus, les couloirs devaient grouiller de Shadowhunters et de Peacekeepers. Quelqu'un avait-il déjà pensé à s'échapper ? Quelqu'un avait-il seulement réussi ? La sueur perla sur son front, larme silencieuse ayant laissé les sanglots bloqués dans sa gorge. La malnutrition ne lui permettait pas de gérer les événements avec recul. Il allait vriller s'il ne se passait pas rapidement quelque chose.
Ses yeux s'accrochèrent au corps de la jeune inconnue entravée à ses côtés.

« Tu...sais où nous sommes ? » balbutia-t-il.
Revenir en haut Aller en bas

Féminin
↳ Nombre de messages : 2658
↳ Points : 488
↳ Date d'inscription : 19/04/2015
↳ Age : 20
↳ Avatar : Giza Lagarce
↳ Age du Personnage : vingt et un ans.
↳ Métier : croupière au Bones.
↳ Opinion Politique : résistante extrêmiste.
↳ Niveau de Compétences : niveau deux.
↳ Playlist : ocean avenue - yellowcard | cruel - the veronicas | paralyzed - against the current | reckless - you me at six | haunting - halsey | before the worst - the script | doubt - twenty one pilots | anything - hedley | nicotine - panic! at the disco | robbers - the 1975 | just the way i'm not - all time low
↳ Citation : « There's a piece of you that's here with me, it's everywhere I go, it's everything I see »
↳ Multicomptes : Mackenzie Caulfield & Nataliya Clarke.
↳ Couleur RP : #BD5737



Feuille de perso
↳ Copyright: empty gold. & endlesslove & jump-again
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Nameless World   Jeu 2 Juil - 22:14




Le voile se lève. Après de longues minutes passées dans le noir total, l'épiderme agressé par une toile difforme recouvrant son visage. Après avoir été ballotée dans tous les sens, elle peine à respirer. Elle ne sait même pas où elle est. Et surtout, comment elle en est arrivée là. Jusqu'à ce que la douleur se rappelle à sa mémoire tortueuse. La sensation désagréable d'une aiguille habilement plantée dans sa chaire, la seringue s'enfonçant doucement dans sa nuque frêle et déjà si froide. Les souvenirs se font rares, à partir de cet instant. Pour ne pas dire qu'ils sont complètement inexistants. Laissant dans son esprit cette impression de puzzle à compléter avec des pièces manquantes. Elle déteste ça. Et puis, finalement, le voile se lève.

La lumière, intense, dangereusement blanche ne parvient qu'à l'aveugler. Elle grimace, perdue dans cet environnement qui lui paraît déjà si hostile. Elle cherche à porter une main à sa joue, masser son cou meurtri ou passer les doigts dans ses cheveux en bataille. En vain. Ses poignets sont retenus par d'épais bracelets de fer, tout comme ses chevilles qu'elle ne parvient pas à bouger. Son rythme cardiaque s'accélère, intensifiant l'élan de panique qui la gagne et qu'elle ne parvient pas à contrôler. Privée de sa liberté de mouvements, elle ne peut qu'utiliser ses sens aiguisés pour se situer. Sa vue se réajuste à la luminosité mais aucun élément ne lui est familier. La pièce est neutre, fade. Elle pense d'abord un hôpital mais elle n'en est pas convaincue. Quelque chose d'étrange plane dans l'air. Impalpable, mais pourtant bien présent. Elle se tord les cervicales à essayer de distinguer ou reconnaître le moindre élément. Mais rien n'y fait. Elle perd patience et commence à secouer ses membres pour essayer de se défaire de ses chaînes. Et puis, après quelques secondes, l'évidence lui revient en tête. Non. Elle n'est pas dans un hôpital. Plutôt dans un laboratoire. Ce qu'elle redoutait le plus, ce à quoi elle essayait d'échapper sans cesse. Ce contre quoi elle se bat depuis tout ce temps. Elle en est finalement victime. Elle s'est fait prendre. Comme une débutante. Comme une gamine. Le Gouvernement l'a eue, elle. Et va se faire une joie de la torturer et de la réduire en pièces. Si Ange la voyait, si Ange savait, elle deviendrait folle. La brune se perd dans des pensées meurtrières alors qu'elle ne peut même pas bouger. Ou ne serait-ce que se lever, marcher. Partir. Elle se met à pester, déblatérant des injures contre tout ceux qu'elle exècre, quand une voix masculine l'interrompt.

« Non, je... ». Elle soupire devant l'échec. Se mord la lèvre nerveusement. La brune n'avait même pas remarqué qu'elle n'était pas seule. « J'en sais rien, je sais pas non plus comment je me suis retrouvée ici ». La rebelle peine à articuler et parvient difficlement à formuler une phrase audible. Elle allait reprendre sa tentative de fuite quand un bruit sourd résonne derrière elle, lui arrachant un frisson désagréable.

_________________
    I've been looking all night watching them empty hours. Invisible to these crowds, always double vision. I've been losing my mind listening to broken speech. Stacking up broken seats, it's a lonely picture. And I hear your voice as it echoes 'round my head. Always that same thing that you said. Get out, get out, while you still can.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t2372-vkb-you-were-my-

Féminin
↳ Nombre de messages : 9028
↳ Points : 476
↳ Date d'inscription : 28/08/2012
↳ Age : 26
↳ Avatar : Ben Barnes
↳ Age du Personnage : 30 ans, 781 en réalité
↳ Métier : Co-gérant du Little Darlings (shadowhunter infiltré)
↳ Opinion Politique : Pro-Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : 3
↳ Playlist :
The Devil's own feat 5FDP • Animal feat Disturbed • My name is Stain feat Shaka Ponk • Do or Die - Night of the Hunter feat 30 STM • On my Own - Play Dead feat Killing Bono OST • Madness feat MUSE • Hustler feat JOSEF SALVAT •

↳ Citation : There's a battle between two wolves inside us all. One is Evil. It is anger, envy, jealousy, and ego. The other is Good. It is joy, love, hope, and faith. Which wolf wins? The One you feed
↳ Multicomptes : Aleksi S. Lenaïk & Regan Faulkner
↳ Couleur RP : #1999b5



Feuille de perso
↳ Copyright: Cryingshame & Tumblr
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Nameless World   Ven 3 Juil - 11:50


Payé pour rester dans l’ombre. Se tenir droit et aussi impassible que possible. Il n’a pas demandé à être ici, dans cette pièce lugubre et insalubre qui lui fout la chair de poule. Il n’a pas demandé à servir de garde-fou au cas où les choses venaient à partir en sucette. On le paye simplement. Mieux que pour une mission ordinaire, alors pourquoi dire non ? Surtout que pour une fois, ce n’est pas lui qui sert de cobaye. Le Hunter a déjà fait les frais de ces prétendues études scientifiques. Passant sous le scalpel d’une folle pour mieux les aider à comprendre les rouages de la mécanique qui sommeille sous sa peau. Il n’y a rien à comprendre, il est monstrueux, comme tant d’autres. C’est écrit dans ses gênes, et toutes les expériences du monde ne pourront pas changer ça. Une malédiction irréversible que tous leurs petits jouets ne pourront pas supprimer. Stain mâchouille avec encore plus d’ardeur son chewing-gum, joue des pattounes pour mieux les croiser sur sa poitrine. L’immobilité le dérange. Il n’est pas fait pour rester sagement rangé dans un coin et regarder les autres se faire charcuter. Cette situation lui rappelle les séances de tortures dispensées par l’Inquisition. Celles qu’il a rondement menées sans sourciller alors que le sang se rependait sur le sol dans une symphonie de hurlements suppliants. De là où il est, les pupilles accrochées aux sièges qui trônent au milieu de la salle, il sait. Que ce qui s’apprête à se dérouler dans les entrailles du Gouvernement sera une triste répétition de ce qui détruisait déjà les hommes des siècles en arrière.

Le petit dialogue entre les deux cobayes appose un étrange sourire sur ses lippes. Les crocs du fauve se dévoilent le temps d’un battement de cils. C’est une bien étrange sensation qui court le long de son échine. Un mélange d’appréhension et d’excitation. Le fourmillement dérangeant engendré par l’attente. Faisant passer son poids d’un pied à l’autre, le soldat s’amuse à faire craquer sa nuque. Etire sa colonne pour mieux dérouiller ses reins. Un peu, pas totalement. La douleur lui fait plisser les yeux mais elle est bien dérisoire en comparaison de ce qui les attend. « - Dites vous seulement que vous avez gagné le droit à un massage et une séance de pierres chaudes dans le meilleur spa de la ville. Ca sera plus simple. » Il se fout de leur gueule. En parfait salopard, il se joue de la situation et entend en profiter. Les rôles se sont inversés et Stain a bien l’intention de les voir morfler comme il a pu le faire depuis en arrière. Une visite de courtoisie chez le toubib, rien de plus. Pas la peine de flipper comme ça. Pas d’Azzura aujourd’hui, il est seul avec sa propre connerie. La sienne et celle de ses supérieurs. Un beau mélange de connerie à l’état brut, pour mieux réduire en miettes les monstres comme cette femelle qui se bousille ses jolies lèvres. Du gâchis. La porte se décide enfin à s’ouvrir, déchaine les frissons contre sa peau et le regard se pose alors sur le petit scientifique qui fait son entrée en scène.

Sans trop savoir pourquoi, Stain commence à comprendre la véritable raison de sa présence ici. En plus de devoir jouer les baby-sitters pour les deux saucissons sautillant sur leurs sièges, il allait certainement devoir pousser le joyeux de scalpel par le derrière pour être sûr qu’il accomplisse les ordres. Au vu de sa trombine frôlant la couleur de la poudre blanche, le brun n’a pas l’air d’en mener bien large. Ca promet tout ça…

_________________


flesh and bones

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t55-squirrel-s-hunter-

Féminin
↳ Nombre de messages : 851
↳ Points : 856
↳ Date d'inscription : 16/11/2014
↳ Age : 23
↳ Avatar : Andrew Garfield
↳ Age du Personnage : 30
↳ Métier : Généticien & analyste dans la brigade scientifique du gouvernement
↳ Opinion Politique : Pro gouv en remise en question (rebelle come on *.*)
↳ Niveau de Compétences : mon incroyable beauté ? Niveau 2 en rateaux, à partir de 3 la pelle est offerte !
↳ Playlist : Imagine dragon / Alt-J / StoneAge / Mumford and sons / les enfoirés (et oui quand on est français...) / the coors / the lumineers / de palmas (je sais je sais..) / les disney (aucune honte) / thriving Ivory / bien d'autres... aaah et évidement CELINE DION ! (je blague, je blague, on souffle)
↳ Multicomptes : Callum T. Doyle & L. Windsor Armstrong
↳ Couleur RP : blueangel



Feuille de perso
↳ Copyright: Darkshines
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Nameless World   Ven 3 Juil - 14:24

Nameless World

« L'homme est un loup pour l'homme »




L’homme en face de moi ne paye pas de mine. Il est pale, semble ne pas avoir dormi depuis plusieurs jours et a surement oublié de se nourrir. Plus proche du vampire que de l’homme, il espère ne pas avoir mis le pied trop derrière sa ligne de conscience. Ses doutes se lisent sur ses traits et sa crainte se sent à des kilomètres. Ses yeux sont tristes, ils s’assombrissent à mesure que l’heure approche en faisant écho à son corps qui s’affaisse. Je lui souris. Je lui tapote les joues, tente de redonner de la couleur à un teint translucide sans y parvenir. Ses traits retombent, son regard reste le même. Il n’est plus sûr de ce qu’il doit faire. Ce n’est pourtant pas bien compliqué, je le sais autant que lui mais son expression reste déconfite. Je baisse la tête fuyant le regard d’un homme qui se perd dans une volonté étatique le surpassant de loin. Comment l’affronter et le convaincre de l’absolue nécessité d’agir comme on lui demande alors que moi-même je suis bien incapable de cotonner un tel programme ? J’ouvre les robinets, passe les mains sous le jet d’eau et m’éclabousse avant de mettre ma tête entière sous l’eau. Je ferme les yeux et laisse la sensation agréable de l’eau coulant sur ma peau. Un instant je m’évaque au dessus des toits. Je me vois courir. Je me sens vivre. Libre. Loin, très loin de ce que je m’apprête à faire. Je redresse la tête observe une dernière fois l’apprenti vampire aux cheveux mouillés et passe dans une autre pièce. Celle-ci n’est pas bien grande et concentre nombre d’appareil pouvant être utile pour le reste des évènements. Les fenêtres donnant sur le laboratoire sont obstrués par des rideaux en lanières m’offrant le luxe de cacher mes hauts le cœur. Je ne sais pas ce qui me dégoute le plus : le fait d’être l’arme du gouvernement ou de devoir m’exécuter sur des personnes n’ayant, pour beaucoup, rien demandés. Je m’approche de l’une de mes machines, dire qu’ils ont réquisitionné l’outillage de mon bureau pour créer ce cimetière… Je serre les poings et regarde entre deux lanières la salle principale. Je bloque une nouvelle fois sur le type qui se veut être mon gardien. Je ne le connais pas et les frissons qui me parcourent me soufflent de ne pas trop tenter de fraterniser avec lui. Un shadowhunter. Comme ci la situation n’était pas déjà assez mauvaise… Je soupire, secoue la tête et passe mes mains dans mes cheveux en tournant sur moi-même. Putain de merde Simple efficace. Jurer dans ma langue natale est toujours un plaisir pourtant, aujourd’hui j’en garde un gout amer. Un coup d’œil vers l’horloge et je pars chercher ma blouse.

Il est trop tard. Trop tard pour faire quoique ce soit d’autre que de suivre les ordres d’un gouvernement complètement malade. La peur de ces nouvelles capacités ne devrait pas engendrer la motivation d’obtenir la même, ni même la crainte de nous voir décimer. Qu’un homme soit volontaire je n’ai rien contre, c’est sa vie mais… là. J’entre dans la pièce. Mes yeux s’accoutument à la lumière blanchâtre et si aseptisée avec la facilité de l’habitude. Durant cette fraction de second je m’étonne de prier un saint pour lequel je n’ai aucune sympathie mais je m’y sens obligé. Je prie pour le salut de mes connaissances, ces gens bien que je n’ai jamais voulu dénoncer. Ces gens qui n’ont rien demandés. Je prie pour des inconnus et c’est du soulagement que je ressens lorsque mes yeux se posent sur l’homme et la femme. Mes « volontaires ». Je soupire, laisse même échapper un sourire avant de croiser leur entrave. Je m’efforce de respirer normalement, de réagir normalement, de ne pas serrer les poings. Je m’efforce mais un coup d’œil vers le garde me confirme que je ne parviens pas à aussi bien maitrisé mon corps que d’habitude. Quel con. Si je voudrais finir à la place de ces personnes, je ne m’y prendrais pas autrement. Salut Oui, « salut » qu’est-ce que vous voulez que je dise ? Qu’ils sont au pays du bonheur ? Qu’on les entrave pour leur sécurité ? Qu’ils sont là pour sauver l’humain ? C’est tellement débile. Mes yeux accrochent ceux de la rouquine. Je frisonne mais parviens à le dissimuler. Je me vois très clairement à sa place à la différence que mon bourreau n’était que mon père et son garde, ma mère. Je me dirige vers mon bureau sans plus d’explication, je regarde la feuille de protocole, mes ustensiles et ma boite de gants. Je parcours des yeux ces mots que je suis seul dans la pièce à saisir et souris. Qu’est-ce que je fous là ? Ok les enfants… aujourd’hui vous êtes là pour l’avenir… Je me souviens très clairement des paroles du porte parole. Prononcer quelque chose de similaire me taillade la gorge mais c’est en élargissant mon sourire que je me tourne vers eux. Les gants claquent contre ma peau, je m’assoie sur un tabouret roulant et me laisse glisser vers eux de deux coups de pieds. Je me souviens vaguement d’une scène similaire dans un film marvel. Je m’étais toujours demandé comment jouer un malade du bistouri… c’est fait. Je les perce du regard, incline la tête en m’approchant encore oubliant les distances de sécurités. Je m’excuse pour vos liens mais nous n’avions pas trop le choix… mon chien de garde va vous installer sur ces fauteuils et on va pouvoir commencer… Je jette un coup d’œil vers l’homme en question et retourne vers la femme puis le second cobaye. Ne vous inquiétez pas c’est aussi douloureux qu’un vaccin… à base de venin… On va vous laisser vos liens afin de limiter les risques de mauvaise application du protocole… Plongeant mon regard dans la jeune femme, j’enchaine. Tout va bien se passer…

Oui, rassure-la mais surtout rassure toi.



made by LUMOS MAXIMA

_________________
Quiconque lutte contre des monstres devrait prendre garde, dans le combat, à ne pas devenir monstre lui-même. Et quant à celui qui scrute le fond de l'abysse, l'abysse le scrute à son tour. (⚡) Nietzsche
Choose your Abyss
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Nameless World   Ven 3 Juil - 14:37


« Generation Dead; second tour »


Nameless World




Maintenant que le décor et les protagonistes sont connus de tous, les véritables festivités s’apprêtent à débuter. Vous n’avez pas choisi d’être ici. Vous n’avez jamais voulu être considérés comme de vulgaires cobayes. Arrachés à votre vie quotidienne de force, enlevés à la face du monde, vous êtes à présent seuls dans les entrailles du Gouvernement. Isolés du reste du monde. On vous a rapidement expliqué que votre présence ici était une avancée pour la science. Que vous auriez l’honneur de voir vos gènes servir pour la fabrication de ce vaccin miraculeux. Personne ne vous a dit que cette session spéciale n’a rien à voir avec une simple prise de sang et un test de réflexes.

Vos craintes et angoisses ne sont que justifiées, et vous en prenez conscience lorsque les lumières se font plus criantes encore. Elles dispersent la pénombre et le Shadowhunter jusqu’à lors immobile s’avance dans votre direction. Vous avez bien remarqué que le scientifique face à vous hésite, semble affreusement mal à l’aise. Rechigne presque à accomplir le devoir que lui ont fixé ses supérieurs. Et le Shadowhunter est là pour veiller au bon fonctionnement de cette sordide opération. Nikolaas et Vittoria, vous avez été choisi pour vos différences. Simple humain se retrouvant face à une de ces nouvelles menaces, Nikolaas c'est une injection de sang prélevée sur Vittoria que le scientifique s'apprête à injecter dans vos veines. Vittoria, c'est votre nature dans son entier que la science veut étudier. En percer tous les secrets, franchir les limites de vos dons pour mieux comprendre la menace que vous représentez.

Respirez votre dernière bouffée d’air car d’ici quelques instants vous allez connaître une nouvelle sorte de souffrance. Physique et mentale, le but sera de tester vos limites. De voir à quel point les dons de la demoiselle peuvent être extraordinaires. Et tenter de les annuler avec la pauvre normalité de Nikolaas. Contraint par la volonté de fer de Stain,, Timothée se retrouve obligé de jouer les petits chirurgiens, de faire couler le sang d’innocents sur le sol et dans ses tubes de verre.


PETITES PRÉCISIONS :

Le nombre de mots maximum est de 800 (il est possible de faire plus, mais le but est d'offrir des rps rapides afin de faire avancer l'event au mieux), le minimum est de 400.
Cette seconde partie d'event a pour de but de développer les tests subis par vos personnages.
↠ L'ordre de passage reste le même.

Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Nameless World   Ven 3 Juil - 22:17

Les oreilles du chapardeur produisirent un bourdonnement sourd et inconscient afin de remplacer le silence pesant qui régnait autour d'eux. A côté de lui, la voix féminine s'éleva, le rassurant le temps d'une phrase, avant de laisser derrière elle la pesanteur de l'ambiance, comme s'il s'agissait d'un rêve. La réalité rattrapa Nikolaas sous la forme d'une fine et agaçante pellicule de sueur froide recouvrant sa peau pourtant parcourue de bouffées de chaleurs. Son cœur battait la chamade depuis si longtemps qu'il sentait sa poitrine se compresser, laissant monter la nausée dans les parois de sa gorge. Il s'essoufflait sous l'angoisse, sans saisir la force de seulement tenter de se dégager. Pour aller où ? Pour se cacher où ?

Un sursaut l'agita, provoqué par l'élévation d'une voix traînante dans les ténèbres rendues d'autant plus opaques que les lumières crues des néons l'aveuglaient comme si on allait lui faire subir un interrogatoire. Non content de la peur qui agitaient les cobayes de cette étrange expérience, l'inconnu dans le noir semblait prendre un malin plaisir à ironiser sur la situation : sa voix transperça Nikolaas de parts en parts, faisant courir un désagréable frisson glacial le long de son échine. Chaud, froid. Froid, chaud. Réalité, fiction. Rêve, réalité. L'oscillation permanente lui donnait le mal de mer. Dans son esprit tournoyaient toutes les hypothèses possibles et imaginables ayant pu le conduire ici, toutes guidées par cette question : qu'est-ce qu'il avait bien pu faire de mal ?

Une autre personne se manifesta par la suite, cette fois-ci en pleine lumière qui rendait son visage blafard.

« Salut. »

Il ne s'était pas entendu le dire, comme s'il regardait cette scène d'un point de vue extérieur, comme s'il était déjà mort. Aussitôt, Nikolaas éprouva une curieuse sensation de déjà vu : des projecteurs, des acteurs, les hunter seasons recréées dans cette petite arène aseptisée. Cet homme lui-même, un scientifique sans doute, semblait tiré par des fils invisibles, tel un pantin. On eût dit malgré les apparences que l'inconnu dans le noir, ce chien de garde, comme il l'appelait, dirigeait toutes les opérations. Les enfants ?! Il était sérieux, là ? Parce qu'il ne se trouvait pas assez sadique de faire du mal à des adultes, encore fallait-il qu'il les infantilise, les humiliant plus que jamais ?
Lorsque l'homme apparaît dans la lumière, dans sa jeunesse physique, Nikolaas se tend davantage si c'est possible et ses yeux suintent la peur plus que les larmes acides qui remplissent ses yeux ternes.
Revenir en haut Aller en bas

Féminin
↳ Nombre de messages : 2658
↳ Points : 488
↳ Date d'inscription : 19/04/2015
↳ Age : 20
↳ Avatar : Giza Lagarce
↳ Age du Personnage : vingt et un ans.
↳ Métier : croupière au Bones.
↳ Opinion Politique : résistante extrêmiste.
↳ Niveau de Compétences : niveau deux.
↳ Playlist : ocean avenue - yellowcard | cruel - the veronicas | paralyzed - against the current | reckless - you me at six | haunting - halsey | before the worst - the script | doubt - twenty one pilots | anything - hedley | nicotine - panic! at the disco | robbers - the 1975 | just the way i'm not - all time low
↳ Citation : « There's a piece of you that's here with me, it's everywhere I go, it's everything I see »
↳ Multicomptes : Mackenzie Caulfield & Nataliya Clarke.
↳ Couleur RP : #BD5737



Feuille de perso
↳ Copyright: empty gold. & endlesslove & jump-again
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Nameless World   Sam 4 Juil - 15:25



Une voix masculine résonne contre les murs aseptisés. Une ombre sans visage qu'elle ne peut voir. La raillerie l'agace, l'énerve. Plus qu'elle ne l'est déjà. Le garde se fout d'elle, d'eux. Et visiblement, ne compte rien faire pour les aider. Qu'il aille au diable, s'il ne le côtoie pas déjà. Le fait de ne pas pouvoir bouger n'arrangeant en rien son état d'impatience et de contrariété, son palpitant ne cesse d’accélérer. Elle se prépare au pire mais ne peut se résoudre à abandonner toute résistance. Alors elle tourne et retourne ses poignets, forçant sur ses liens en espérant que l'un deux cèdent sous la pression lamentable qu'elle exerce. En vain. Evidemment.

Finalement la porte claque, son épiderme en frissonne, lui renvoyant ce sentiment de peur qui s'accroche à ses entrailles et ne semble pas enclin à l'abandonner. Elle jette un œil interrogateur à son voisin de torture, aussi perplexe qu'elle. Le scientifique entre en scène. Il fait peur avoir. Plus que ça même. Il lui fait pitié. Son teint blafard et l'air dégoûté qu'il arbore lui donne tout sauf l'air sérieux. Et il ne fait rien pour augmenter l'estime déjà au plus bas que la rebelle peut avoir des gens comme lui. Il déblatère des conneries, plus grosses les unes que les autres. Des banalités qu'elle n'entend même pas, qu'elle ne veut pas entendre. Qu'elle ne veut pas accepter. Le regard paniqué du pseudo médecin se plonge dans le sien. Ses yeux se font aussi noirs que la haine qu'elle peut ressentir au fond d'elle. Elle aimerait lui cracher au visage, le réduire à néant. Le transformer en un cadavre vidé de toute énergie. Le bouffer comme elle a déjà dévoré un homme de la milice en ville. Mais sa raison la rappelle à l'ordre. Tout comme les anneaux de fer entravant ses mouvements. Elle n'arrangerait pas son cas en agissant de la sorte. Alors quand il s'approche encore un peu d'elle elle se contente de lui murmurer : « Espèce de salaud... ». Un souffle articulé de manière exagérée. Mais dans une incroyable banalité. Juste pour s'assurer qu'il en est conscient. Qu'il sait quelle effroyable ordure il est. Elle imagine déjà le chien de garde ricaner dans son dos. Un autre déchet qu'elle ne considère pas.

Le regard de la brune se ferme, enfouissant le plus profondément possible toute la rancœur, la haine et le dégoût qu'elle peut ressentir à ce moment. Puisque de toute façon, elle n'a aucun moyen d'échapper au sort qui lui a été réservé, aussi détestable soit-il, elle ne leur fera pas en plus le cadeau de gaspiller son énergie et sa salive en jacasserie inutile. Ce loisir ne lui est même pas accordé. Non, pas déjà. La première aiguille s'approchant dangereusement de l'une de ses veines, elle ne peut contenir plus longtemps un spasme, mouvement de recul retenu par ses liens. Et qui, malheureusement, n'empêche pas la seringue de percer sa peau fragile, et au sang de perler doucement. Qu'il en soit ainsi. Que sa géhenne commence. Qu'on en finisse.

_________________
    I've been looking all night watching them empty hours. Invisible to these crowds, always double vision. I've been losing my mind listening to broken speech. Stacking up broken seats, it's a lonely picture. And I hear your voice as it echoes 'round my head. Always that same thing that you said. Get out, get out, while you still can.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t2372-vkb-you-were-my-

Féminin
↳ Nombre de messages : 9028
↳ Points : 476
↳ Date d'inscription : 28/08/2012
↳ Age : 26
↳ Avatar : Ben Barnes
↳ Age du Personnage : 30 ans, 781 en réalité
↳ Métier : Co-gérant du Little Darlings (shadowhunter infiltré)
↳ Opinion Politique : Pro-Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : 3
↳ Playlist :
The Devil's own feat 5FDP • Animal feat Disturbed • My name is Stain feat Shaka Ponk • Do or Die - Night of the Hunter feat 30 STM • On my Own - Play Dead feat Killing Bono OST • Madness feat MUSE • Hustler feat JOSEF SALVAT •

↳ Citation : There's a battle between two wolves inside us all. One is Evil. It is anger, envy, jealousy, and ego. The other is Good. It is joy, love, hope, and faith. Which wolf wins? The One you feed
↳ Multicomptes : Aleksi S. Lenaïk & Regan Faulkner
↳ Couleur RP : #1999b5



Feuille de perso
↳ Copyright: Cryingshame & Tumblr
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Nameless World   Sam 4 Juil - 20:58


Il parle trop. Le scientifique blanc comme un linge. Déblatère des choses toutes aussi inutiles que celles qui ont franchi les lèvres du loup quelques instants plus tôt. Et ce monologue auquel le chercheur s’adonne laisse un arrière-goût étrange dans le gosier du loup. L’impression qu’il tente de gagner du temps. De son coin d’ombre, Stain suit les faits et gestes de son supposé supérieur. Chien de garde, je vais t’en donner du chien de garde. Le regard qu’il lance dans la direction du scientifique est aussi noir que le permettent ses pupilles sombres. Lentement, il décroise les bras et après avoir fait éclater une bulle de chewing-gum dont l’écho résonne lugubrement dans la pièce, Stain se détache du mur et s’avance dans la lumière. Ca c’est une belle entrée en scène. Des frissons lui lacèrent malgré tout l’échine. Trop de similitudes avec les propres séances de torture auxquelles il a été contraint de participer. La blancheur de ces gants, le petit nécessaire du parfait bouché. Les dents du loup se serrent et sa mâchoire se crispe alors qu’il vient se poster entre les deux fauteuils. Il s’appuie un instant contre celui de l’homme, le détaille de son regard noir puis vient s’accouder contre celui de la demoiselle. Vulgaire en plus. La langue du Hunter claque contre ses dents en signe de mécontentement. « - La politesse chérie. Tu ne voudrais pas énerver… » Il plisse les yeux et jette un regard vers l’étiquette posée contre la poitrine du scientifique. « - Tim ici présent quand même ? A ta place j’éviterai. » Il accompagne la parole du geste et tapote gentiment sur le haut du crâne de la demoiselle. En profitant pour se pencher encore un peu plus et lorgner les feuilles du dit Timothée.

« - Nikolaas… Je suppose que c’est toi. Du coup ici nous avons… Vittoria, c’est ça ? Et là, c’est Stain. » Quoi de mieux que de connaître le nom des participants d’une petite séance de génétique mesquine comme celle qui s’annonce. Une nouvelle bulle de chewing-gum éclate à nouveau, juste à côté de l’oreille de la daybreaker. La main du loup se pose contre son épaule, entrave de fer menaçant de broyer les os si la demoiselle venait à trop se débattre lorsque l’aiguille vient transpercer sa peau. Les traits restent impassibles mais dans les pupilles ténébreuses vient brûler une étrange lueur. A mi-chemin entre la compassion et la folie sourde. Stain vacille entre deux mondes totalement différents. Se heurte à son passé de bourreau et son présent de supplicié. Le vaccin, il n’y croit pas. N’en veut pas. Espère que tous les tests foireront plutôt que de se retrouver priver de son fauve. Que les autres du même genre que Vittoria disparaissent, il s’en fout. Ca arrangera tout le monde. Mais ceux de son engeance, c’est une autre histoire. « - T’es payé combien pour raconter des conneries à tes cobayes, Timou ? Non parce que t’as pas vraiment la tronche que j’espérais voir en fait. Tu fais trop… Gentil, pour un exercice comme celui là. » Stain hausse un sourcil et détaille la trombine du scientifique, ses doigts tapotant doucement contre la courbe de l’épaule de Vittoria. « - Et toi, Nikolaas, dis-moi, ce serait pas le pied de vivre sans toutes ces bestioles bizarres ? T’imagines, ce sera peut-être grâce à toi si les choses reviennent à la normale. » Lâche-t-il tout en s’accroupissant près du fauteuil de Nikolaas, un énigmatique sourire sur les lèvres. Il s’échine à faire la conversation parce que le silence lui démolit le bide. Eveille ses propres démons et lui donne envie de tout envoyer péter. Cette pièce, ces trois-là et cette mission ridicule qu’on lui a collé au cul parce que c’est la seule chose qu’il est capable de faire dans son état. Trop faible pour se retrouver sur le terrain, suffisamment imposant pour être intimidant dans une cave miteuse. Il tapote avec une compassion toute feinte le bras entravé de l’homme et se relève dans une impulsion, pour venir se poster à côté du scientifique.

« - Respire un grand coup vieux, ça ira mieux. Si tu trembles, ça risque de faire désordre. » Le conseil est aussi glacial que le regard qu’il peut lui lancer alors qu’il le toise de toute sa hauteur. on aurait pu lui coller n’importe quel autre ‘chien de garde’, pas de bol, c’était tombé sur le loup de la meute. Le pire peut être.

_________________


flesh and bones

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t55-squirrel-s-hunter-

Féminin
↳ Nombre de messages : 851
↳ Points : 856
↳ Date d'inscription : 16/11/2014
↳ Age : 23
↳ Avatar : Andrew Garfield
↳ Age du Personnage : 30
↳ Métier : Généticien & analyste dans la brigade scientifique du gouvernement
↳ Opinion Politique : Pro gouv en remise en question (rebelle come on *.*)
↳ Niveau de Compétences : mon incroyable beauté ? Niveau 2 en rateaux, à partir de 3 la pelle est offerte !
↳ Playlist : Imagine dragon / Alt-J / StoneAge / Mumford and sons / les enfoirés (et oui quand on est français...) / the coors / the lumineers / de palmas (je sais je sais..) / les disney (aucune honte) / thriving Ivory / bien d'autres... aaah et évidement CELINE DION ! (je blague, je blague, on souffle)
↳ Multicomptes : Callum T. Doyle & L. Windsor Armstrong
↳ Couleur RP : blueangel



Feuille de perso
↳ Copyright: Darkshines
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Nameless World   Jeu 9 Juil - 22:38

Espèce de salaud… Son regard me transperce, je reste pourtant de marbre. Je tente de jouer mon rôle le plus de zèle possible. Je joue un rôle que je n’avais jamais imaginé endosser. C’est une chose d’être un adolescent normal dans une famille normale. C’est une chose d’être un scientifique parfaitement en phase avec son gouvernement. C’est une chose d’être un chasseur dans un laboratoire. Mais. Mais c’est complètement autre chose que d’être un scientifique conscient que son acte est abominable et d’en rester imperméable. Je me tourne vers mon bureau, attrape un seringue, tapote celle-ci par reflexe et pose sur mon genou mon dossier. Je le parcours et m’empêche une quelconque grimace bien qu’une envie de vomir grimpe dans les tréfonds de ma gorge. Lorsque le chien de garde s’exprime, je redresse la tête et le détaille avec plus d’attention. Toute sa posture me confirme ma première impression et ce n’est pas ses regards à peine caché vers mes feuilles qui me font abandonner ma position sur son compte. Il est clair que je n’étais pas tombé sur quelqu’un d’arrangeant…sur quelqu’un d’humain. Vittoria. Nikoolas. Jusque là j’étais parvenu à éviter ce petit coin de la feuille comprenant un résumé de leur identité. Jusque là, j’étais parti dans l’idée de les appeler enfant 1 et enfant 2 ou pollux et pollax…. Batman et robin… Jusque là, ils auraient pu n’être que des êtres sans identité, sans consistance, sans existence… Je le dévisage, fronce les sourcils et recule subtilement avec mon dossier. T’es payé combien pour raconter des conneries à tes cobayes, Timou ? « Timou ? » Pardon ? Avons-nous élevé les cochons ensemble en haut de l’Himalaya ? Avons-nous cultivé des crottes de mamouth muticolore ? Je ne crois pas. Alors d’où espèce de caniche sociopathe camé au dragibus tu m’appelles « TIMOU » ? A cet instant, je m’imagine très clairement lui enfoncer la seringue dans le cou en lui enfance mon « gentil » visage dans sa tête de trou-de-cul. Je m’imagine lui offrir mes poings, mes coudes, mes jambes, mes pieds, mes genoux…. Bref toutes les parties de mon corps susceptibles de lui faire passer son baptême de l’air… Pourtant rien ne se passe. Je me contente de l’observer un peu trop longuement alors je lâche entre mes dents : Probablement la même chose que toi pour ton rôle de caniche… Je coule mon regard sur lui. J’ai presque envie de ponctuer ceci d’un grand sourire mais me contente de m’avancer vers Vittoria. Son subressaut m’oblige à maintenir son bras et à viser avec rapidité. Mes yeux s’excusent mais mon visage reste dur.

J’écoute Stain, puisque c’est le nom du comique et m’empêche de répliquer à ses paroles. « à la normale », y croit-il seulement ? Le gouvernement est si fourbe que je doute de ses intentions. Est-ce un vaccin ou une armée de « surnaturelle » à sa merci ? En cet instant je veux vomir mes doutes. Je veux frapper ce temps perdu à croire en un pouvoir despotique. Je veux écraser ma stupidité. Ma machoire se reserre, je change le contenant de la serringue et prélève encore du sang. …si tu trembes, ça risque de faire désordre… Je coule mon regard vers lui, change une dernière fois le tube et range le second sur la table que j’ai tiré vers moi. Va-t-il fermer sa gueule le caniche ? Je sens la rage monter en moi. Ce n’est plus le dégout. Ce n’est plus crainte. Ce n’est qu’une rage,, sourde, intense. Le troisième échantillon rangé, je lui retire le garot et l’aiguille avant de desinfecté d’un geste rapide. Tiens … Mes yeux glissent vers les entraves de la jeune femme et je grimace, hausse les épaules avant de donner un coup d’impulsion sur le sol me projetant vers le second « volontaire ». La table m’ayant suivie grâce à ses roulettes, je me détourne de l’homme, pose mon dossier sur celle-ci, parcours mes notes, agite les tubes. Un léger sourire apparait malgré moi sur mes lèvres, je sens grimper en moi cette curiosité du scientifique. Je n’ai pas tout lu du protocole mais ne peux m’empêcher de me demander comment on pourrait faire évoluer l’homme grâce à ces lignes et ces éprouvettes. Je ne prends pas la peine de changer de gant, prends l’un des tubes, le glisse dans une nouvelle seringue et plante l’aiguille avec rapidité. Même si la tension de l’homme est plus qu’évidente, ses veines saillantes me sont d’une grande utilité. Je lui injecte alors le sang de la jeune femme dans le bras. Le contenu de la seringue va m’aider à déterminer un certain nombre de paramètre pouvant m’indiquer les effets d’un sang modifié génétiquement sur ton organisme et donc sur celui de l’ensemble de la population « humaine » de la ville. Quant à toi, je vais simplement étudier ton sang pour effectuer des analyses dessus…. Ce que je vais d’ailleurs faire pour toi Ni…kolaas. Je grimace, recule d’un coup de pied, pousse la petite table et retourne à mon bureau. Je glisse sur toute sa longueur durant plusieurs minutes entre mes instruments, les éprouvettes et le protocole. Je suis alors tiraillé par la volonté qu’il se passe quelque chose et que l’expérience ne donne rien … un instant je me sens plus monstre que tout autre chose.

_________________
Quiconque lutte contre des monstres devrait prendre garde, dans le combat, à ne pas devenir monstre lui-même. Et quant à celui qui scrute le fond de l'abysse, l'abysse le scrute à son tour. (⚡) Nietzsche
Choose your Abyss
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Nameless World   Ven 10 Juil - 13:54

La jeune femme dit tout haut ce que le chapardeur pensait tout bas. Il apprit plus tard des mots du monsieur qui disait s'appeler Stain, qu'elle s'appelait Vittoria et que le scientifique qui allait lui charcuter les veines s'appelait Timou ; enfin, vu le regard qu'il jeta au Shadowhunter cela semblait davantage être un surnom peu affectueux pour le provoquer que son véritable patronyme. Stain accusa Tim d'être trop gentil pour l'activité à laquelle il allait s'adonner ; le voleur ne se voyait nullement dérangé par cette gentillesse, elle le rassurait même quelque peu. Elle lui donnait un peu d'espoir, tandis que la silhouette de Stain, couplée à sa voix d'une froideur inhumaine, le rendait malade de peur. Il déglutit avec difficulté lorsque le Shadowmaker s'accroupit près du fauteuil à entraves dans une fausse position de soumission. Le larron ne saisissait strictement rien à ce qu'il disait. Quelles bestioles bizarres ? Vittoria était-elle une bestiole bizarre ? Tu fronces les sourcils, le regard incrédule. En quoi les choses n'étaient-elles pas normales ? Etait-ce simplement normal d'enfermer des êtres humains sans défense dans un laboratoire pour leur trifouiller les entrailles ?

Les doigts de Stain sur sa peau lui procurèrent de violentes décharges électriques. Son cœur bondit dans sa poitrine tandis qu'il regardait Stain se relever et rejoindre le scientifique. Il comprit alors que le fameux Tim n'était qu'un instrument de torture en plus et que le véritable roi de cette pièce s'était accroupi quelques secondes à ses côtés. Incapable de contrôler ses tremblements et les bouffées de chaleur paradoxales qui traversaient son corps, Nikolaas se focalisa sur le corps de Vittoria perforé par l'aiguille du scientifique. A sa grande terreur, la jeune femme finit par se résigner, laissant trois tubes de son sang se remplir entre les mains de Tim. Nikolaas crut qu'il allait tourner de l’œil lorsqu'il vit le laborantin glisser vers lui d'une manière presque irréelle. Il n'écouta qu'à moitié ce qu'il lui disait, paralysé par l'idée de la transfusion sanguine. L'aiguille s'enfonça dans sa veine saillante de manière si professionnelle qu'il n'eut pas le temps d'avoir mal.
Son prénom dans la bouche du scientifique fut la dernière chose qu'il entendit.

Deux battements de cœur seulement furent nécessaires pour véhiculer ce sang trop dense dans la totalité de ses vaisseaux. Une chaleur semblable à celle de l'injection du PC iodé se diffusa dans ses veines. Son cœur s'emballa, sa vue se brouilla, son souffle se saccada, sa poitrine se compressa. Il se sentit violé, souillé, déchiré. Son crâne enfla, prêt à exploser, le sang battait à ses tempes, ses os se fissuraient sous la beau de son front, ses yeux s'enfonçaient dans ses orbites. Sa vue se brouilla, les larmes se perdirent dans son cou. Ses artères se compressèrent, incapables de supporter les cellules trop nombreuses.
Il songea à Livio, il songea à Sorn, il songea à Eamon. A Maarten.

Son cœur lâcha.
Il songea à Chris.
Et ce fut le noir.
Revenir en haut Aller en bas

Féminin
↳ Nombre de messages : 2658
↳ Points : 488
↳ Date d'inscription : 19/04/2015
↳ Age : 20
↳ Avatar : Giza Lagarce
↳ Age du Personnage : vingt et un ans.
↳ Métier : croupière au Bones.
↳ Opinion Politique : résistante extrêmiste.
↳ Niveau de Compétences : niveau deux.
↳ Playlist : ocean avenue - yellowcard | cruel - the veronicas | paralyzed - against the current | reckless - you me at six | haunting - halsey | before the worst - the script | doubt - twenty one pilots | anything - hedley | nicotine - panic! at the disco | robbers - the 1975 | just the way i'm not - all time low
↳ Citation : « There's a piece of you that's here with me, it's everywhere I go, it's everything I see »
↳ Multicomptes : Mackenzie Caulfield & Nataliya Clarke.
↳ Couleur RP : #BD5737



Feuille de perso
↳ Copyright: empty gold. & endlesslove & jump-again
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Nameless World   Lun 13 Juil - 22:45




La colère gronde. Dans son esprit, tout autour d'elle. Dire que l'atmosphère est lourde serait un doux euphémisme. La tension est bien là, aussi réelle que palpable entre chacun d'entre eux. Même entre ceux censés œuvrer pour la même cause, aussi perdue soit-elle. La petite joute verbale lancée entre le gardien et le scientifique la fait sourire. Malgré les entraves, malgré sa position, malgré sa situation. Elle sourit. Les voir s'écharper doucement confirme au centuple ce qu'elle pouvait déjà penser de l'organisation du Gouvernement. Un tas d'ordures, pourrissant tous les jours un peu plus. S'enfonçant dans leurs délires et leurs pitoyables discours. Si elle doit mourir dans ce laboratoire, elle le fera sereine. Confortée dans sa pensée d'avoir servi une cause juste ne désirant que se défaire de dirigeants plus illuminés et despotiques les uns que les autres. Les deux énergumènes chargés de son sort - à elle et son compagnon de torture - n'arrangeant en rien cette vision des choses. Les doigts du Shadowunter courent sur sa peau irritée. Ça la rend folle. Si elle n'était pas retenue par d'épais bracelets de fers, elle se serait fait un plaisir de le vider de son énergie, jusqu'à la dernière goutte. Ou pire.

L'hémoglobine s'écoule lentement de son organisme. La vision du liquide sombre et épais remplissant ces trois tubes la fait pâlir. Elle s'imagine déjà la suite. Elle s'imagine le pire. Une autopsie de son corps encore chaud et réactif. Des tests sur sa peau. Toutes sortes de produits chimiques déversés sur son épiderme de poupée. Du sang. Beaucoup de sang. Des membres mutilés. Elle se voit déjà devenir un de ces monstres que l'on peut apercevoir rôder en ville. Elle s'imagine vidée du peu d'humanité qui lui reste. Transformée en bête pour le restant de ses tristes jours. Qu'ils l'achèvent avant d'en arriver là. Par pitié. Pour l'instant, le médecin se contente de désinfecter son bras avant de se tourner vers le dénommé Nikolaas. Qu'est-ce qu'il croit ? Qu'elle va le remercier ? Il peut bien aller se faire foutre. Elle détourne les yeux. Ne veut même pas regarder son propre sang transfusé dans le corps de l'humain. Elle se met à toiser le garde, par pur réflexe. La rebelle le détaille des pieds à la tête, au mieux que ses liens le lui permettent. Quel gâchis.

Elle n'écoute pas non plus le monologue de son bourreau. Elle s'en fiche. Elle ne veut pas chercher à comprendre. Il n'y a rien à comprendre de toute façon. La folie n'est que folie. Tourment inexplicable rongeant les cervelles jusqu'à épuisement du corps. Elle, ne peut que laisser échapper un soupir en levant les yeux au ciel. Exaspérée, elle continue de faire tourner ses poignets dans les anneaux de métal la retenant prisonnière. Sa peau est rougie par les frottements et elle, surtout affaiblie par le don forcé qu'elle vient de subir, a plus de mal à cicatriser que d'ordinaire. Ils jouent avec ses nerfs, tous les deux. Des nerfs qui ne tarderont pas à lâcher. Tout comme le cœur de son acolyte.

Elle le sent vaciller tout près d'elle et ses yeux se posent de nouveau sur son visage masculin qui s'éteint peu à peu. Elle fronce les sourcils, perplexe. « Le sujet mâle n'a pas survécu à la transfusion de sang provenant du sujet femelle ». Elle récite son texte comme si elle l'avait préparé. « Jusque là j'ai bon ? », raille-t-elle en observant le scientifique s'activer de nouveau. Aussi maladroitement que la première fois. Elle se met à tirer sur ses poignets avec force, profitant de la situation inattendue. Elle n'arrive à rien et ça la désèspère. L'autre est déjà entre la vie et la mort - ou peut être déjà mort - avec seulement un peu de son sang dans l'organisme alors jusqu'où vont-ils aller dans son cas à elle ? Elle aimerait ne pas le savoir mais visiblement, les deux hommes libres de la pièce en ont décidé autrement. « Alors c'est quoi la suite ? Vous m'achevez tout de suite ou vous vous gardez ce plaisir pour plus tard ? ». Son regard se fait aussi froid que le blanc aseptisé des murs du laboratoire alors que le sang commence à faire son chemin hors de ses veines à la jonction de ses mains meurtries par sa propre volonté.

_________________
    I've been looking all night watching them empty hours. Invisible to these crowds, always double vision. I've been losing my mind listening to broken speech. Stacking up broken seats, it's a lonely picture. And I hear your voice as it echoes 'round my head. Always that same thing that you said. Get out, get out, while you still can.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t2372-vkb-you-were-my-

Féminin
↳ Nombre de messages : 9028
↳ Points : 476
↳ Date d'inscription : 28/08/2012
↳ Age : 26
↳ Avatar : Ben Barnes
↳ Age du Personnage : 30 ans, 781 en réalité
↳ Métier : Co-gérant du Little Darlings (shadowhunter infiltré)
↳ Opinion Politique : Pro-Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : 3
↳ Playlist :
The Devil's own feat 5FDP • Animal feat Disturbed • My name is Stain feat Shaka Ponk • Do or Die - Night of the Hunter feat 30 STM • On my Own - Play Dead feat Killing Bono OST • Madness feat MUSE • Hustler feat JOSEF SALVAT •

↳ Citation : There's a battle between two wolves inside us all. One is Evil. It is anger, envy, jealousy, and ego. The other is Good. It is joy, love, hope, and faith. Which wolf wins? The One you feed
↳ Multicomptes : Aleksi S. Lenaïk & Regan Faulkner
↳ Couleur RP : #1999b5



Feuille de perso
↳ Copyright: Cryingshame & Tumblr
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Nameless World   Mer 15 Juil - 21:15


Il a lancé les hostilités avec ses blagues à deux balles, et le petit scientifique réplique sur le même ton. De quoi arracher un sourire au Hunter à l’entente de son nouveau surnom. Caniche, si loin de l’animal qui sommeille sous sa peau. Un modèle miniature et radicalement plus frisé que le loup blanc dont il peut prendre la forme. Mais peu importe, caniche ou loup, le résultat est le même, Stain est un chien. On ordonne, il exécute. Sans état d’âme la plupart du temps, retirant de chacune de ses missions un plaisir coupable qui le ronge. Il n’y a pas de culpabilité pour l’instant, seulement l’adrénaline et le plaisir pur. Monstre de douleur avide de sang et de violence. Sa langue claque à l’attente du monologue de Tim, trait visible de son agacement. Les explications l’horripilent. Ils n’ont pas besoin de savoir pourquoi ils sont là. Ils s’en foutent de toute manière. Dis-leur qu’ils vont en chier, ça sera pareil. L’ancien bourreau secoue la tête tout en fronçant les sourcils, peu satisfait de la tournure que les choses sont en train de prendre. Trop habitué à jouer au spectateur du temps de l’Inquisition, il refuse de rester dans l’ombre. Pas quand on lui a clairement fait comprendre que le marionnettiste dans cette salle, c’est lui. Le loup domine la scène, contemple ce sang noirâtre s’écouler des veines de la demoiselle. Ca le dégoûte, presque autant que ça peut l’intriguer. Il est un montre lui aussi, mais ce qu’elle représente est bien plus détestable qu’un type capable de s’arracher la peau pour la remplacer par de la fourrure. Le coin de ses lèvres se plisse dans une expression proche du dégoût lorsque le scientifique s’approche de Nikolaas et procède à la transfusion.

Le résultat est trop rapide pour qu’il réalise de suite. Le soldat contemple d’un regard ahuri le pauvre corps du mortel repousser l’assaut de ce sang périmé. Une lutte acharnée de quelques instants avant que tout ne s’arrête. Comme pour manifester sa stupeur, une nouvelle bulle de chewing-gum éclate dans le silence. Plus grosse que les précédentes, le bruit qu’elle émet en explosant manque de le faire sursauter. Ou bien c’est la voix de Vittoria qui le fait tressaillir. Il n’en sait rien, ne veut pas savoir. Incapable de se mouvoir pendant un battement de cœur, le soldat cille et s’avance vers Nikolaas pour tâter de l’index et du majeur la jugulaire de l’homme. « - On t’a pas sonné, toi et ton sang périmé ! » Il crache la colère sourde qui se rue dans ses veines, la laisse filtrer à travers ses dents serrées. Accordant une œillade assassine à Vittoria avant de poser ses pupilles noires sur le scientifique. « - Tu l’as tué. Bordel, il devait pas crever. Magne-toi de le ranimer ou je m’occuperai personnellement de lui trouver un remplaçant. Et crois-moi, t’apprécieras pas de te retrouver à sa place. » Il claque des doigts et désigne d’un signe de tête le fauteuil de Nikolaas. Et l’autre qui s‘agite dans son siège tiraille ses nerfs. L’odeur du sang empli ses narines, crispe ses entrailles avec une telle force qu’il en pousse un infime gémissement. Il va se faire détruire par ses supérieurs si l’expérience ne se passe pas comme ils le voudraient. C’est sur lui que les torts vont retomber si ce merdeux ne se réveille pas dans les minutes qui suivent. Il a pendant un instant l’envie folle de lui coller une bonne baffe, histoire de voir si le sang revient courir dans ses petites joues. Les doigts le démangent, ils se plient et délient à plusieurs reprises mais Stain abandonne l’idée.

Au lieu de ça, sa main se plaque violemment contre l’avant-bras de Vittoria, dans le but d’arrêter ses tentatives ridicules pour se libérer. Le Hunter s’accroupit à nouveau près du siège et agrippe de son autre main la nuque et les cheveux de la daybreaker. « - Comment ça se passe, la ‘mutation’ ? Combien de temps il va rester comme ça ? T’as intérêt à répondre ou je me fais un plaisir de faire sauter tes jolis ongles un par un. » Il le murmure contre son oreille, s’autorise à laisser son souffle courir le long de la joue de Vittoria. Sa main délaisse le bras, tâtonne sur la table à ses côtés pour s’emparer d’un scalpel. Les phalanges se resserrent contre l’outil qui vient se glisser sous un des ongles de la brunette. « - Tu coopères, et je ferais un effort pour être sympathique. » Lâche-t-il, un énigmatique sourire venant se coller sur ses lippes.

_________________


flesh and bones

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t55-squirrel-s-hunter-

Féminin
↳ Nombre de messages : 851
↳ Points : 856
↳ Date d'inscription : 16/11/2014
↳ Age : 23
↳ Avatar : Andrew Garfield
↳ Age du Personnage : 30
↳ Métier : Généticien & analyste dans la brigade scientifique du gouvernement
↳ Opinion Politique : Pro gouv en remise en question (rebelle come on *.*)
↳ Niveau de Compétences : mon incroyable beauté ? Niveau 2 en rateaux, à partir de 3 la pelle est offerte !
↳ Playlist : Imagine dragon / Alt-J / StoneAge / Mumford and sons / les enfoirés (et oui quand on est français...) / the coors / the lumineers / de palmas (je sais je sais..) / les disney (aucune honte) / thriving Ivory / bien d'autres... aaah et évidement CELINE DION ! (je blague, je blague, on souffle)
↳ Multicomptes : Callum T. Doyle & L. Windsor Armstrong
↳ Couleur RP : blueangel



Feuille de perso
↳ Copyright: Darkshines
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Nameless World   Lun 20 Juil - 11:12

Un monstre. Qu’est-ce qui peut définir un monstre ? Son apparence ? Ses actions ? Son comportement ? Ses croyances ? Ses désirs ? Ses craintes ? Dans cette histoire qui est le monstre ? Le gouvernement, le chien de garde  ou le bourreau ? Un instant mes yeux se reflètent dans l’un de mes instruments, mes poings se serrent l’espace d’une fraction de seconde avant de faire craquer mon cou, souffler et reprendre mes analyses. La bill que je contiens n’attend que de s’échapper avec force en réaction à ce que je viens de faire, à ce que je viens de penser, à ce que je ne fais pourtant pas… Dire que j’ai longtemps cru que le monstre n’était autre que Bastien. Dire que j’ai longtemps cru que le gouvernement, ce gouvernement était nécessaire pour éviter les morts. Dire que j’ai longtemps cru que j’étais meilleur qu’un autre. Dire, au final, que je suis le pantin le plus débile de la terre. Me voilà incapable de faire tout ce que je croyais pourtant nécessaire : sauver le plus de monde possible. Est-ce ça l’avenir dont je rêvai en rejoignant Nola et en espérant que celle-ci nous protège ? Est-ce pour cela que j’ai tenté du mieux possible de protéger ce fichu convoi ? Est-ce un avenir plus douloureux que nous avons obtenu ? Je me sens monstre dans ma curiosité de scientifique. Je me sens monstre dans l’espoir de retrouver le monde d’avant par ces expériences. Je me sens monstre en courbant l’échine face à des actes que je ne cautionne pas du tout. Le sujet mâle n'a pas survécu à la transfusion de sang provenant du sujet femelle. Je me tourne vers elle avec rapidité. Qu’est-ce qu’elle raconte ? C’est là que mes yeux glissent sur l’homme, il ne bouge plus. Caniche est déjà à sa hauteur. Combien de temps suis-je resté dans mes pensées ? Tu l’as tué. Bordel, il devait pas crever. Tu l’as tué…. Tu l’as tué…. J’en reste pétrifié sur place. Non. Je ne l’ai pas tué. C’est ce protocole de merde qui l’a tué. C’est ce sang qui l’a tué.  C’est ce gouvernement. C’est ce caniche. JE NE L’AI PAS TUE ! Mon pouls s’accélère, je reste un instant sans rien faire avant d’imaginer ce mini moi dans ma tête. Celui-ci secoue mon cerveau, il frappe, il hurle.  Il agit comme j’aimerai le faire à cet instant. Je serre le poing, me redresse d’un bon et me faufile entre les tables pour récupérer le défibrillateur. J’entends encore l’un des politiciens me dire : «  tu n’en auras pas besoin… comme on a pas besoin de la vermine ». Les mains se serrent sur la machine avec une force décuplée. S’il était présent, si seulement ce crétin était présent c’est à lui que j’injecterai ce sang.
J’entends l’autre menacer la fille. S’il pouvait seulement se la fermer et rester comme tous les autres : près de la porte en fermant sa gueule. Le corps de l’homme s’élève sans résultat, je recommence. Sans résultat. Je sens mon esprit s’assombrir au fil des secondes. Je n’ai pas peur de finir à sa place, ce serait surement bien mérité. Cette constatation m’effraie. Je sursaute en écho avec l’homme qui reprend une bouffée d’air. Je soupire pour lui, crains pour moi. Depuis quand n’ai-je plus peur de mourir ? J’enlève méthodiquement le défibrillateur et le laisse à portée de main sans regarder l’homme. Lentement mais surement, je sors de la pièce entre dans celle adjacente et enfonce mon poing dans le contreplaqué. J’expire puis retourne voir la compagnie en prenant une nouvelle seringue pour prélever le sang de l’homme. Contrairement à ce que pense la jeune femme, non, je ne veux pas d’un mort. Je récupère trois échantillons de sang, les pose sur mon bureau avant de les étiqueter. Face à ligne d’éprouvette, je sens mon cœur s’accélérer. Exploser le mur ne suffit pas, cela ne suffira jamais. Pas comme ça. Pas ici. J’entends encore la voix de l’autre abruti poilu… La prochaine fois que l’un des deux fait un arrêt, au lieu de dire de la merde, de me menacer, de menacer la femme ou simplement d’exister dans ta combinaison de caniche en manque de testostérone, agis ! Mon regard le foudroie. J’aurai certainement dû agir plus vite. J’ai beau parfaitement savoir que je ne peux compter que sur moi-même, je ne peux m’empêcher de hurler sur quelqu’un et vu que les autres n’ont rien demandé… il est le candidat idéal.

C’est des enfoirés comme toi qu’on devrait foutre sur cette chaise… le gouvernement pourrait faire de vous tous, une belle armée de trou-du-cul à ton image… putain… et vous allez faire quoi de lui s'il en devient un ? le relâcher ? le buter ? Je préfère le tuer avant ... Mon regard haineux se transforme en regard de dégout. Oui, le tuer serait plus humain que de le laisser vivre pour qu'un autre le tue après qu'il ait vécu pire que l'enfer... Stain. Comment peut-il apprécier respirer ? Je n’y parviens déjà pas alors que je ne suis clairement pas volontaire pour ces expériences… lui… lui il en trouve un certain plaisir… Le monstre c’est certainement lui dans cette pièce, loin devant vittoria. Loon avait sans doute raison dans le fond, nous sommes tous humains sauf les mecs comme Stain.

_________________
Quiconque lutte contre des monstres devrait prendre garde, dans le combat, à ne pas devenir monstre lui-même. Et quant à celui qui scrute le fond de l'abysse, l'abysse le scrute à son tour. (⚡) Nietzsche
Choose your Abyss
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Nameless World   Lun 20 Juil - 12:47

Se pourrait-il que les deux âmes sœurs fussent enfin réunies ?
Non, ce serait trop facile.

Nikolaas entrevit durant quelques secondes qui lui parurent des heures le visage de sa sœur décédée, entourée d'un halo blanc qui la détachait de cette triste réalité. Eamon passa à son tour, pour le disputer de se laisser aller ainsi, l'accabler des milles reproches détournés de l'abandonner. Le professionnel de la lâcheté se glissa à son tour dans son rêve lourd, Maarten, Doug de son petit prénom d'enfance. Puis Livio et Sorn survolèrent sa conscience, leurs corps entrelacés disparaissant bientôt dans la pénombre du néant. Les images se succédèrent soudainement à une vitesse folle, comme si toute sa vie défilait devant ses yeux et soudain, la lourdeur des ténèbres le recracha dans la lumière crue des néons de laboratoire.

Le chapardeur ouvrit brutalement les yeux et son torse se souleva vigoureusement tandis que le défibrillateur utilisé par Timothée faisait son effet. Il aspira une grande bouffée d'air aseptisé qui manqua de faire éclater ses poumons tandis qu'il s'extirpait en sueur du plus violent cauchemar qu'il lui avait été donné de vivre. Son cœur s'élança dans sa cage thoracique, la frappant avec une figueur redoublée, différente. Il eut la désagréable impression d'un réveil trop matinal, comme ceux qui le tiraient autrefois de ses draps pour aller à l'école lorsqu'il était enfant. Il embrassa son environnement, perdu, jusqu'à ce que la voix rageuse de Timothée rappelle ses souvenirs comme ses parents s'engueulant dans le salon presque chaque matin. Lui rappelant sa condition complètement merdique. Bientôt, il se souvint, haletant, ce qu'il faisait ici. Il serra ses poings moites de sueur, la peur au ventre, le ventre...vide. Désespérément. Vide. Et crispé d'une sensation inconnue mais terrible à encaisser.

Les paroles de Timothée s'entrechoquèrent dans sa tête. Un arrêt ?! Un arrêt de quoi, cardiaque ?! Le chapardeur déglutit difficilement avant que ses yeux ne se posent sur le défibrillateur à ses côtés. Sans le scientifique, il serait mort. Définitivement. Son cœur avait du s'arrêter, ne supportant pas la densité du sang de la jeune femme. Mais combien de temps ? Et pourquoi l'avait-il ranimé ? Pour le faire souffrir davantage ? Pour mieux pouvoir le tuer derrière ? Nikolaas tressaillit avec vivacité lorsqu'il entendit le verbe fatal. Ses yeux se posèrent sur Stain, penché sur Vittoria, et s'y agrippèrent. Devenir qui ? Devenir quoi ? Son cœur s'accéléra davantage. Elle courut dans ses veines, elle, cette sensation qu'il connaissait si bien mais qui prenait désormais des proportions démesurées. Il avait laissé son âme quelque part, loin derrière, loin dans le noir. Et elle le tiraillait plus fort que jamais, lui donnant la nausée.

« Qu'avez-vous fait... »

Ses yeux s'assombrirent, quittant sa raison, s'illuminant de cette lueur agressive, vorace, inhumaine.
Celle de la faim.
Revenir en haut Aller en bas
 

Nameless World

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

 Sujets similaires

-
» World of Heroes [Serveur privé wow]
» Animal Map FR et l'action replay (animal crossing wild world)
» World of warcraft (Serveur : Shiva Online)
» World Extreme Wrestling
» Light Up The World - Glee RPG

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
CONSIGN TO OBLIVION .} :: The Fifth Chapter :: Memories-