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 Chemical Insomnia

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MessageSujet: Chemical Insomnia   Jeu 2 Juil - 8:19


« Generation Dead; premier tour »


Chemical Insomnia





Simple humain. Daybreaker avide de repentir. Nightkeeper effrayé par ses dons. Skinchanger fatigué de vivre avec un animal dans le ventre. Vous êtes venus ici pour dire adieu à ces dons qui vous dévorent. Ou bien vous avez reçu ce précieux papier officiel vous contraignant à venir participer à une révolution scientifique visant à rendre le monde meilleur. Moins vicié. On vous laisse miroiter un futur sans magie. Vous y croyez. Vous avez signé le contrat, et les battements de votre cœur ne sont pas emplis de peur mais bien d’espoir. D’une blancheur virginale, la salle dans laquelle on vous installe a tout du décor de rêve. Vous savez pourtant que votre salut ne sera pas sans douleur. Une injection est toujours douloureuse. Mais ce prix à payer pour retrouver la liberté est bien faible. C’est le sourire aux lèvres que vous vous laissez entraîner à la suite d’une jolie infirmière. Cette dernière vous installe sur un fauteuil au confort admirable. Une partie de plaisir qui vous laisse pantois, et vous fait oublier pendant un instant le chaos qui règne au dehors. Ou quelques étages plus bas, tandis que d’autres servent de composites au vaccin que vous vous apprêtez à recevoir.

Quelque chose cloche cependant dans ce beau décor. La présence de Shadowhunters. Postés dans un coin de la pièce, immobiles, ils contemplent l’installation des testeurs sans mot dire. Il vous semble même apercevoir sur le visage de certains l’ombre d’un sourire machiavélique. L’angoisse monte, et alors que vous vous apprêtez à poser les questions qui vous taraudent, et par la même occasion, vous relever pour mieux vous adresser à votre interlocuteur, des entraves viennent vous mordre les poignets. Incrustés dans les bras du fauteuil, les menottes serrent et déchirent la peau au moindre geste trop brusque. La partie de plaisir menace de tourner au cauchemar et ce n’est plus de l’allégresse que distille votre cœur, mais de la crainte. Couplée à l’adrénaline, elle dissous votre pensée. Embrume votre cerveau et votre vision.
Ou bien serait-ce les effets tranquillisants du thé que l’on vous a gracieusement offert à votre arrivée ? Drogué, pour faciliter les expérimentations qui s’apprêtent à débuter. C’est bien là la triste vérité. Vous êtes néanmoins totalement conscient. C’est là toute la beauté de la chose. Ils vous ont privés de votre envie de fuir, mais les instincts les plus primaires de l’être humain ne sont pas totalement bridés. Et les scientifiques aux tenues immaculées qui pénètrent dans la pièce annoncent le début des festivités. Votre cœur tressaute, bute sur quelques battements et se met à frapper plus fort. Lui aussi rêve de s’enfuir.



PETITES PRÉCISIONS :

Le nombre de mots maximum est de 800 (il est possible de faire plus, mais le but est d'offrir des rps rapides afin de faire avancer l'event au mieux), le minimum est de 400.
Cette première partie d'event est une partie servant d'introduction avant le début des festivités ! Elle est prévue pour que vous puissiez situer votre personnage, son ressenti, toussa, toussa.
- Vous pouvez bien entendu adapter la situation décrite à la personnalité de votre personnage (il sera ainsi plus ou moins rassuré au moment d'entrer dans la pièce).
Voici votre ordre de passage:
- Aaron Malinkovich (shadowhunter)
- Calyxte Breckenridge (cobaye)
- Ezra S. Reilly (scientifique)
- Loukas K. Kilverstone (cobaye)


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MessageSujet: Re: Chemical Insomnia   Jeu 2 Juil - 18:14


Chemical Insomnia.


Aaron, Calyxte, Ezra & Loukas
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Aaron ne peut pas détourner son regard du fauteuil qui trône au milieu de la pièce et des équipements qui l'entourent. Son sang s'est glacé sitôt qu'il est entré et il n'arrive pas à se défaire de la sensation dérangeante qui lui grignote l'estomac.
En position de veille, le dos droit, son arme chargée contre sa cuisse, il se tient dans le coin gauche de la pièce, immobile. Il sait pourquoi il est là. Il sait ce qui va arriver ici et cela ne le rassure pas. Il n'aime pas ça.

Depuis que l'idée d'un vaccin est apparue, Aaron est plus que mitigé. S'il a du mal à accepter sa nature, il n'estime pas pour autant que c'est une maladie qu'on doit soigner. S'il ne veut plus utiliser la magie c'est par choix, à cause de son vécu. Ce n'est pas pour autant qu'il méprise les autres sorciers. Après tout, tant qu'on lui fout la paix... ce qui l'inquiète surtout, ce sont les dérives. Il s'inquiète à l'idée qu'un vaccin pour les volontaires finisse par se transformer en un traitement systématique dans le but d'éradiquer un groupe de personne. Bien évidemment, la cible de ce vaccin ce n'est pas les gens comme lui. Mais plutôt ceux qu'il arrête, les daybreakers dont la soif est incontrôlable et même certains skinchangers qui ne se fondent pas dans le paysage.
Bien sûr, il y a toute une partie de la population qui subit sa nature et qui aimerait sûrement s'en débarrasser d'une façon ou d'une autre mais... cela le laisse perplexe et inquiet.

Il est surtout étonné de la vitesse à laquelle vont les choses. Tester ces produits, même sur des volontaires, lui paraît précipité. D'ailleurs, rien que sa présence ici n'est pas de bon augure. N'est-il pas là pour protéger les médecins et scientifiques au cas où l’expérience tournerait mal ? Si son ordre de mission n'évoquait pas cela spécifiquement, il est assez simple de lire entre les lignes.
Aaron tourne les yeux vers son collègue à l'autre bout de la pièce et grimace en observant son impatience : il a l'air de se réjouir d'avance.

Le hongrois fixe un point invisible sur le mur pour essayer de rassembler ses pensées. Il fait son job, rien de plus. Ses opinons personnelles n'entrent pas en ligne de compte. Tout ce qu'il doit faire c'est rester sur le qui-vive et intervenir en cas de besoin. Et puis, avec un peu de chance, il n'aura même pas à intervenir. Simple mesure de sécurité, pas vrai ?

Pourtant, ces laboratoires le mettent mal à l'aise et il se dit que cela pourrait être lui allongé sur ce fauteuil. La perspective est aussi alléchante qu'inquiétante. Voudrait-il vraiment se séparer de ses pouvoirs ? Même s'il ne les utilise pas ou peu, ils font partie de lui et il ne compte pas le nombre de fois où il a pu être utile grâce à eux. Soigner une blessure, sauver une vie.
Sans compter cet instinct sur-développé qui lui a plus d'une fois sauvé la mise. Ce même instinct qui lui souffle d'être sur ses gardes et que les choses risquent de vraiment mal tourner.

Il se raidit quand la porte s'ouvre pour laisser entrer une infirmière au sourire enjôleur accompagnant le premier cobaye. Car c'est bien de cela qu'il s'agit.
Pendant un instant, le visage lui semble vaguement familier. Peut-être quelqu'un qu'il a croisé dans les couloirs du gouvernement, mais il n'en est pas sûr. Aucun nom ne lui vient et il n'a pas assez de temps pour détailler la silhouette et confirmer ou non ce sentiment.

Aaron s'efforce de détourner les yeux et de regarder fixement devant lui.
Il reste droit, immobile, silencieux, dans une indifférence feinte. Car c'est son travail et c'est ce qu'on attend de lui.
Que le spectacle commence...  

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MessageSujet: Re: Chemical Insomnia   Ven 3 Juil - 13:50


C’est l’appréhension qui fait tressauter sa jambe. Le talon heurte le sol à un rythme effréné comme peuvent le faire tous ces gens qui se rongent les sangs avant un examen médical. Une annonce de résultats, ou n’importe quel événement important de leur vie. L’endroit est pourtant plaisant, niché dans les hautes sphères de cet immeuble qu’il côtoie tous les jours. Ses doigts jouent avec le verre qu’on lui a offert à son arrivée, dans le manège de l’irritation. L’attente le ronge. Il n’est pas un homme habitué à attendre. Le calme dont il pouvait faire preuve lorsqu’il se retrouvait avec ses hommes sur le terrain a été balayé dans une mare de sang. Comme beaucoup de choses.  Il fait partie de ceux pour lesquels ce vaccin est une révolution. Un bien fondé qui permettra de mettre un terme à l’opposition. Agenouiller les monstres et purifier les organismes rongés par des dons devenus indésirables. Ou représentant une menace pour le bien de ce nouveau monde. Calyxte n’a jamais renié sa nature. Bien au contraire. Il en a embrassé les moindres aspects dès qu’il fut en âge de pouvoir le faire. Il s’est enlisé dans la magie noire jusqu’à perdre pieds. Mieux s’élever pour mieux tomber. Et la chute a été affreusement rude. Il en souffre encore, même quatre ans après. C’est un rejet de sa nature de sorcier qui s’est opéré, une aversion constante pour des dons qui n’ont pas réussi à le protéger. Des dons qui l’ont poussé à frôler la mort. Il a accepté de faire partie de cette expérimentation sans sourciller. Effaçant l’once d’hésitation venue se glisser dans sa main alors qu’elle s’apprêtait à signer le formulaire. Dire adieu à une part de soi-même n’est jamais une chose aisée, et l’ancien soldat le réalise pleinement maintenant qu’une simple porte le sépare de cette délivrance.

« Monsieur, si vous voulez bien me suivre. » La voix est enjôleuse, charmante. Chaleureuse aussi. Elle jure avec l’austérité du lieu. Cette blancheur qui pousse à plisser les yeux sous la force de la lumière crue. Dans un raclement de gorge, l’ancien soldat délie ses longues jambes et se relève pour suivre l’infirmière dans la salle d’à côté. Jusqu’à lors calme, son cœur bute sur un pauvre battement et accélère l’allure. Légèrement, quelques battements de plus qui poussent la chaleur à fuser dans ses veines. Le sorcier parcourt la salle du regard, n’y trouve pas grand-chose exceptés les deux sièges et la présence de Shadowhunters. Rien de bien rassurant et la méfiance du militaire revient se heurter contre ses tempes. Abrutit par la promesse d’une nouvelle vie, il s’est laissé berné et à mis sa suspicion en veille sans réfléchir. C’est un froncement de sourcils qui accompagne son installation dans le siège. Et le doute l’assaille. La réflexion se meurt dans son esprit et sa tentative pour se remettre debout se voit avortée par l’acier venu lui entraver les poignets.

Les réflexions se mélangent et sa vision se trouble. Calyxte bat des cils dans l’espoir de ramener de la netteté contre ses pupilles fatiguées, mais rien n’y fait. Le monde vacille dans un brouillard qui le prend à la gorge et pousse ses phalanges à se crisper contre son siège. Ce n’est pas de l’angoisse. Ou si peu. De l’adrénaline surtout. Celle qui détruit tout sur son passage, incendiant ses veines pour que le sang vienne battre avec force contre ses tempes. Le besoin de fuir s’efface, distillé par une curiosité malsaine qui prend la pleine possession de son être. Les doigts se détendent, et c’est toute la silhouette qui se voit débarrasser de la crispation venue se nicher contre ses muscles. L’attente, à nouveau. Elle lui ronge le cœur, le pousse à frapper plus fortement contre ses côtes. Accélère son souffle et rétractent ses pupilles. Ce qui s’apprête à se dérouler dans cette salle immaculée n’aura pas grand-chose à voir avec ce que ses supérieurs avaient promis. Les traits restent de marbre, mais Calyxte réalise qu’ils ont été fourvoyés. Tous autant qu’ils sont.

_________________
❝ Naufragé dans la nuit

On s'achète on se vend. Au vent des hémisphères. On se jette, on se prend contre un peu d’éphémère. Sur l'étoile d'argent, le cerveau, la chair. Faudra choisir un camp. L'obscur ou la lumière.
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MessageSujet: Re: Chemical Insomnia   Dim 19 Juil - 13:09

La carrure embrase la première porte, brimant l’horizon par sa seule décomposition. Combien d’inspirations pour chasser la maladresse du souffle éparse ? L’inquiétude ploie sous le devoir, sous la coupole quasiment maléfique d’une politique qu’il tolère, accepte et glorifie par seule crainte du chaos. Etre rappelé au front d’une manière quasiment caustique, dérangeante pour l’ancien soldat qui croyait s’être retiré de l’annihilation des causes en se penchant allégrement sur ses conséquences directes. Rassembler des os, réarranger les fractures et prétendre à la disparition de chaque hématome. Faire croire à son porteur qu'il ne sera qu’un autre souvenir évanoui dans les murmures temporels. Endormir les meurtrissures en sachant que demain, cent autres apparaîtront. La cynique existence n’a jamais semblé moins habile à recouvrir ses incohérences et sa laideur que depuis cet instant. Celui où il a fallu revêtir la toge du secouriste et gagner le panthéon des blouses blanches. Immaculé par la veste mais trahi par la pupille sèche. Le norvégien contracte chaque muscle pour congédier les sursauts artériels. Pas prêt à marcher sous l’œil insoluble de l’autorité alors que son sang vicié s’accumule dans un réseau de veines corrompues. Au moindre dérapage, il sera exposé et éliminé sans fracas, sans cri. Peut-être que ça ne devrait pas l’effrayer au fond, pas quand il est le premier à haïr sa nature. Combien d’efforts déployés dans l’unique but de camoufler les griffes de la bête ? Tout gâcher dans un seul acte manqué lui semble intolérable.

Ezra fixe ses paumes longuement, en attente d’une stabilisation partielle avant d’oser pénétrer dans la salle pour analyser l’ampleur de cette tâche. Des indications claires mais un contexte imprécis. A quoi s’attendre ? Au pire. Forcément. Pour avoir partagé plus d’un carnage avec les peacekeepers, il sait que tout est à envisager. Néanmoins, il a déjà tué pour moins que ça, sous ces mêmes ordres. Doublement damné. Les séquelles de cette violence s’allongent entre ses tempes endolories par l’anxiété. Il s’assure de maintenir la créature en cage avant de faire le premier pas. La dureté remplace sans transition l’instabilité. Son faciès côtoie obscurité et lumière à mesure qu’il s’enfonce dans les entrailles de la pièce. Monstre parmi les monstres, c’est d’une ironie qu’il tienne le scalpel pour ces expériences dont il ne sait encore quoi penser. Sa nervosité réprimée n’exerce son règne que sur l’aorte qui palpite jusqu’à la rupture. Il les sent guetter à chaque coin de la pièce, les forces de l’ordre dont la seule mission est de nuire aux abominations dans son genre. Il est particulier de se sentir aussi vivant dans des instants aussi critiques qu'inhumains. Pour faire abstraction de cette présence, il s’applique à figer sa rétine sur le duo improbable d’hommes afin de les identifier. De parfaits inconnus, il n’a heureusement pas le malheur de les reconnaître. Volontaires ? Ou simplement, réquisitionnés ? Cela n’a pas d’importance. Ils sont là pour un but. Anesthésiant sa belle morale, il s’approche du matériel, le caresse du bout des doigts religieusement, y trouvant une forme de réconfort totalement tordue. C’est toujours plus simple de se cantonner à une fonction et non à une identité.

Sévèrement, il toise ses cobayes, insufflant une autorité dans cette voix impénétrable qu’il n’est pourtant pas en mesure de réclamer. « Bien. Avant de commencer, je crois qu’il faut établir quelques règles. » Ses doigts agrippent le premier instrument coupant à sa portée pour donner un peu d’emphase à son ténor. « Pour que tout se déroule dans le plus grand calme et pour respecter la sécurité de tous, j’attends de chacun d’entre vous la meilleure coopération qu’il soit. Le moindre mouvement de votre part pourrait s’avérer fatal et personne ici, moi y compris, ne désire que cette intervention tourne au cauchemar. » La menace à peine voilée glisse sur l’assemblée alors qu’il replace le bistouri sur sa surface. Il ne veut pas les effrayer cependant. Juste leur faire comprendre que c’est dans leur intérêt de ne pas contrer les exigences du gouvernement. Et de ne pas malmener son représentant. Pas quand ce dernier contient à peine ses propres capacités surnaturelles.

_________________

    Here I stand, helpless and left for dead
    Close your eyes, so many days go by. Easy to find what's wrong, harder to find what's right. I believe in you, I can show you that I can see right through all your empty lies. I won't stay long, in this world so wrong. Say goodbye, as we dance with the devil tonight. Don't you dare look at him in the eye, as we dance with the devil tonight. Trembling, crawling across my skin. Feeling your cold dead eyes, stealing the life of mine. ©endlesslove
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MessageSujet: Re: Chemical Insomnia   Mer 22 Juil - 6:36



   
« You Can't Tie Me Down »

   
Chemical Insomnia
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Cette douce rumeur d’une vie humaine, on lui avait murmuré à l’oreille comme une promesse d’une nuit sans rêve. Loukas croyait enfin pouvoir mettre un terme à sa cauchemardesque existence de Daybreaker, sa nature qu’il n’arrivait jamais à accueillir en son être. Mieux encore, ce vaccin semblait être la solution ultime à tous ses problèmes, à tout ce qui compliquait sa vie. Sans le monstre avide qui le poussait vers la cruauté, il pourrait enfin se libérer de la peur qui analysait chacun de ses gestes et de ses pulsions, perplexe, incapable de faire confiance à sa propre chair. Loukas ne pouvait rien laisser au hasard, il ne pouvait écouter la voix qui guidait son cœur, il devait tout faire pour la réduire au silence, vivant dans la réserve, il devait toujours faire vibrer sa raison plus fortement, une fois plutôt qu’une, pour éviter le désastre. Et pourtant, il n’était pas le plus dangereux de sa race, Loukas contrôlait quelques capacités dans une certaine mesure et ses pouvoirs lui étaient parfois bien utiles, mais rien ne rachetait la faim. Cette envie, cette gourmandise insatiable de la créature sombre qu’il était, il donnerait n’importe quoi pour s’en débarrasser, pour respirer l’air candidement sans y déceler les délicieux parfums des âmes surnaturelles dans son entourage. Pour Louke, cette offre était une véritable bénédiction. Jamais, avant ce jour, il n’avait eu le culot d’imaginer sa vie sans ce fardeau, mais désormais, toutes les opportunités semblaient se présenter devant lui. Loukas redeviendrait le maître de sa vie.

Le scénario avait tout du décor qu’il s’était imaginé alors qu’il patientait sur sa chaise, sirotant un thé qu’on lui avait offert. Loukas était nerveux, certes, mais particulièrement embrouillé par l’excitante vision de sa nouvelle vie. Jusqu’à présent, rien ne l’inquiétait vraiment, malgré que son instinct de daybreaker aurait pu le faire sentir autrement, aujourd’hui, Lou ne laissait pas le monstre lui dire comment il devait réagir. Lorsque se fut enfin son tour, Loukas se leva d’un bond prêt à faire les premiers pas vers son nouveau départ. Tristement, les aspirations du daybreaker s’écroulèrent dès que la porte se referma derrière lui. Les images qu’il capta en l’espace de quelques secondes suffirent à briser son rêve. À l’exception de l’homme qui était déjà enchaîné à sa chaise, Loukas croisa le regard d’un shadowhunter. Immédiatement, il comprit. La fatalité la plus désolante le désarma, camouflé derrière ses belles promesses se cachaient son pire ennemi, le gouvernement. Loukas n’eut qu’un instinct, la fuite. Peu lui importait combien le vaccin lui faisait envie, il ne voulait prendre part à quoique ce soit qui touchait de près ou de loin à ce système politique tyrannique. Malheureusement pour lui, il était trop tard. Lorsque Loukas fit volte-face, désirant refranchir la porte qu’il avait trop joyeusement empruntée quelques instants plus tôt, des peacekeepers lui barrèrent la route et le poussèrent plus profondément dans la pièce. Étrangement, l’impact d’une frappe humaine lui sembla plus difficile à encaisser qu’à son habitude. Loukas en perdit presque l’équilibre et se fut sans être capable de résister selon ses pleines capacités qu’on l’assigna à sa chaise de force, le menottant immédiatement sur cette dernière. Le daybreaker n’en fut pas moins immobile, acharné, il tentait encore de se libérer, mais la pression sur ses poignets se faisait de plus en plus forte. « Bien. Avant de commencer, je crois qu’il faut établir quelques règles. » Loukas cessa de se tortiller, les dents serrés, il fixa le scientifique qui avait réquisitionné son attention, malgré qu’il était incapable d’être complètement attentif. Non seulement, la drogue troublait sa vue; mais la haine, son jugement. « Pour que tout se déroule dans le plus grand calme et pour respecter la sécurité de tous, j’attends de chacun d’entre vous la meilleure coopération qu’il soit. Le moindre mouvement de votre part pourrait s’avérer fatal et personne ici, moi y compris, ne désire que cette intervention tourne au cauchemar. » Ezra déposa l’objet coupant qu’il avait brandit devant leurs yeux avant d’ouvrir la bouche une seconde fois. Loukas sentait un frisson le parcourir alors qu’il imaginait déjà les horreurs qui allaient suivre et pourtant, rien ne l’empêchait d’être insolent, pas même l’étourdissement. « J’imagine que pour la présente intervention, le consentement libre et éclairée ne s’applique plus à votre code de déontologie, docteur? Car si c’est le cas, je tiens à préciser que je ne suis ni consentant, ni mentalement en capacité de consentir à quoique ce soit, vous voyez. » Le discours de Lou n’avait rien de fluide, il avait définitivement bu trop de thé à s’en engourdir la langue. Et pourtant, ses réflexions étaient bien habiles, simplement mal articulées. C’est alors qu’il recommença à s’agiter sur sa chaise, agacé. « Vous avez mis quoi dans ce foutu thé, bordel!? »
     

     
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MessageSujet: Re: Chemical Insomnia   Mer 22 Juil - 9:36


« Generation Dead; second tour »


Chemical Insomnia





Que vous ayez signé le formulaire d’admission, avide de participer aux changements annonçant un monde meilleur, ou que vous ayez choisi de force pour accomplir cette noble tâche, le résultat est le même pour tous. Maintenant que le décor et les protagonistes sont connus de tous, les véritables festivités s’apprêtent à débuter. On vous a brièvement expliqué que vous alliez être les premiers à pouvoir tester ce vaccin miraculeux servant à annihiler vos capacités magiques.

Daybreaker et Nighkeeper, Loukas et Calyxte, si vous êtes présents en cet instant, c’est que les tests concernant vos deux espèces ont déjà été exécutées et que les conclusions sont tombées. Et Ezra a pour mission de vérifier si les théories tiennent la route en pratique. Une simple visite de routine en somme. Sauf que la présence du Shadowhunter n’a rien de rassurant. Et les doutes vous assaillent malgré votre cœur vaillant, quand Aaron en vient à venir se poster, droit et implacable entre vos deux sièges. Une main de fer s’apposant sur l’une de vos épaules. Ce que le Gouvernement a oublié de préciser c’est qu’il n’est pas question que d’annuler les capacités. Les êtres les plus dangereux seront eux privés de leurs dons, c’est un fait, mais les autres...

Calyxte, vous avez été choisi pour faire partie d’une nouvelle espèce. Devenir un hybride, un croisement parfait entre les dons des voleurs d’énergie et la magie noire des sorciers. C’est un morceau des gènes de l’autre qu'Ezra s’apprête à injecter dans votre système. Offrant à votre organisme l’occasion rêvée de muter et de se voir doté de nouveaux dons, en plus de ceux déjà présents sous votre peau. Ce sont les pouvoirs de Loukas qui viennent se mêler aux vôtres, creusant au passage vos entrailles d’une faim affreusement douloureuse. Si les effets semblent bénéfiques et efficaces les premiers instants, n’allez pas croire que la partie est terminée.
Loukas vous avez été choisi pour voir disparaitre vos dons, et vous retrouvez par cette occasion un semblant d’humanité : vous ne ressentez plus le besoin de vous nourrir de la vie d’autrui. C’est un morceau des gènes d’un changeur de peau qu'Ezra s’apprête à injecter dans votre système. Offrant à votre organisme l’occasion rêvée de muter et de se voir affublé d’un animal sauvage à nouveau. Mais n’allez pas croire que votre mutation se passera sans encombre, bien au contraire.

En apprenti tortionnaire qui se respecte, Ezra a pour mission de tester les limites de vos nouvelles capacités. Et Aaron devra se faire un plaisir de participer. Une petite mise en garde cependant : vous n’êtes pas à l’abri d’un rejet. Et s’il survient, ce dernier risque d’être horriblement violent.


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Cette seconde partie d'event a pour de but de développer les tests subis par vos personnage.
↠ L'ordre de passage reste le même.

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MessageSujet: Re: Chemical Insomnia   Lun 17 Aoû - 18:12


Chemical Insomnia.


Aaron, Calyxte, Ezra & Loukas
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Dire qu'Aaron n'est pas à l'aise est un euphémisme. Il prend beaucoup sur lui pour garder un visage et une attitude stoïque. Il n'aime pas cette situation et son instinct lui promet des ennuis imminent.

Lorsque la porte s'ouvre, le brun reste droit et immobile. Le scientifique lui tourne le dos en entrant mais lorsqu'il prend place et se met à parler, Aaron, qui est pourtant déjà particulièrement tendu, se raidit davantage, incrédule.

Non, ce n'est pas possible, ça ne peut pas être...

Malgré lui, il dévisage le nouveau venu et les secondes qui s'égrènent ne font que confirmer ce qu'il a deviné presque immédiatement : le scientifique en charge des cobayes n'est autre qu'Ezra. Ezra qui est à l'origine de son entrée dans le service, ce vieil ami qu'il n'a pas revu depuis une éternité.

Il n'arrive pas à croire qu'il le retrouve ici, et dans ce rôle... Aaron ne sait pas quoi en penser et se pose de nombreuses questions. Pourquoi, comment ? Est-ce qu'il le fait volontairement, ou bien le force-t-on ? La façon dont il toise ses futures "victimes", l'autorité dans sa voix... est-ce calculé, feint ? Ou l'expression d'une facette de sa personnalité qu'Aaron ne connait pas ?

Il est temps de commencer et Aaron comprend que sa présence, ou celle de son collègue, est attendue au milieu de la pièce pour garantir le calme des deux sujets. Préférant ne pas laisser la primeur à l'autre Shadowhunter, Aaron s'avance et se place entre les deux tables.

Pour l'instant, il préfère ne pas intervenir, Ezra semble avoir les choses en main malgré la virulence du sujet. Pour s'assurer de sa collaboration, il place une main implacable sur son épaule dans un geste qui incite au calme et à la retenue. Son regard croise celui du scientifique et il essaye de ne pas laisser transparaître son étonnement et son manque d'enthousiasme.

Il aimerait vraiment être ailleurs....


 

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MessageSujet: Re: Chemical Insomnia   Mar 18 Aoû - 20:10


La lutte en oriflamme. La peur en caresse et le cœur en perdition. Dans les veines des deux suppliciés, le venin d’une drogue qui les rend docile. La raison fonctionne mais le corps se refuse. Il ne peut que serrer les doigts et laisser son regard voleter contre les épaules de celui qui vient d’entrer dans la pièce. Ce n’est pas le Shadowhunter qui représente la plus belle menace de cette misérable partie d’échec. Mais bien lui. Le brave scientifique venu ici pour détruire ses cobayes. Les brisées comme des poupées de cire et mieux comprendre le sens de leur existence. Le soldat serre les dents et rejette en bloc ce qu’il est. Les mensonges sont si faciles à énoncés. Ardus à changer en vérité. L’ignorance en seule réponse, il se demande encore ce qui l’a trahi. Comme si la sorcellerie pouvait se lire sur un front, dans un regard. Les paroles du scientifique apposent sur ses lippes tirées l’ombre d’un sourire. Et en écho aux mots, elles laissent s’échapper les notes d’un soupir cynique. A peine une ébauche de rire qui se meurt immédiatement contre sa langue qui se craquèle sous la sécheresse de sa bouche. « - C’était ce qui était noté sur l’invitation ? En si petits caractères qu’il était impossible de le lire ? » Le reflet du ténor de l’oppresseur. Sa voix tremble mais reste de glace. Il s’enlise dans sa plus froide splendeur. Telle une statue de glace approchée trop près de la flamme, le sorcier fond mais refuse de ployer. Courber l’échine, jamais. Qu’importe ce que cela coute, c’est inscrit dans ses muscles. Dans les fibres abimées de son cœur.

L’agacement et la question vide de sens, écrase encore un peu plus les nerfs du premier supplicié. L’évidence se passe de réponse et Calyxte en soupir d’agacement tant cela est risible. Les phalanges se crispent encore un peu plus, s’enroulent sur toute leur longueur pour mieux venir martyriser la chair fragile de ses paumes. La douleur en exutoire. Un rappel fulgurant pour avoir la certitude d’être encore en vie. Pour combien de temps ? L’ironie de la chose appose une chape de plomb sur ses épaules pourtant habituée à supporter de rudes fardeaux. Flirter avec la mort depuis sa naissance, la toucher pendant trois mois. Y réchapper pour finalement la recroiser au détour d’une salle à la lumière aveuglante quatre ans après. Et satisfaire la soif de pouvoir de ses supérieurs. La sienne. Car s’il ne s’était pas tenu à cette même place, la chose lui aurait semblé affreusement géniale. Fabriqué une nouvelle armée, engendrer de nouvelles horreurs pour mieux asservir les quelques cœurs échauffés restant tapis dans l’ombre. C’est un spasme qui vient détendre ses doigts repliés. Les articulations craquent et menacent de se rompre lorsqu’elles reviennent se heurter contre les accoudoirs de ce maudit siège.

« - Meilleure coopération ? C’est un bien grand mot face à des patients incapables d’agir correctement. Drogués, j’imagine pour plus de facilité à exercer vos fonctions. Et avec un soldat rangé dans un coin, juste au cas où. » Le tacticien admire l’ingéniosité de l’œuvre. Affaiblir pour mieux asservir. Priver le monstre de sa tête pour empêcher les membres de répliquer. Tactique militaire qu’il connait par cœur, pour l’avoir utilisé à maintes reprises. L’homme et le sorcier s’indignent d’avoir été si stupidement bernés. Lui aussi aimerait être ailleurs c’est un fait. Ou du moins une infime part de lui le voudrait. Attrait du pouvoir et curiosité malsaine viennent se coupler à l’appréhension qui le dévore. Le regard se perd un instant sur les ustensiles rutilants avant de venir écraser le petit médecin de toute sa froideur.

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MessageSujet: Re: Chemical Insomnia   Sam 22 Aoû - 0:29

Le temps donné, ne s’est-il pas déjà consumé dans l’urgence circonstancielle ? Il faut multiplier les interrogations, diluer la morale dans le besoin. Le devoir civil. Le devoir militaire. Les deux s’additionnent à cette fracture mentale. Les outils se figent toujours devant lui, les victimes également. Devra-t-il ajouter de nouveaux noms sur sa liste de regrets ? Piégé dans l’énumération de ses pêchés, à quelle sentence se vouera-t-il ? La peur balance ses nuances dans la rétine asséchée, agressée par les néons qui abjure l’obscurité et dévoile la laideur ambiante. Ezra rattrape les trémolos aortiques en compressant sa cage thoracique des bras qu’il a repliés contre ses flancs. L’agitateur prend l’air en otage, il l’avale de façon compulsive pour délivrer les vérités, lui coller le nez contre ce revers entêtant qui a toujours dérangé au plus profond de son être, le norvégien désorienté. La force, la discipline pour l’inhumanité et l’absence de libre abrite. Cher payé l’ordre. Et pourtant, nécessaire. Il se le répète quatre fois avant de répliquer. « Arrêtez de vous agiter déjà et ça ira mieux. Vous n’êtes pas en état de parler non plus alors je vous conseille fortement de vous taire. C’est dans votre intérêt. » Plus sèchement encore qu’il n’a délié ces mots, il prépare la première seringue, arrachant les quelques emballages avec peu de soin. Cet homme sera le premier. Son insolence - autant que sa réalité, bouscule l’inflexibilité et concrétise l'anxiété. C’est pour ne pas douter de son attitude qu’il doit agir vite et le passer sous silence. Si au moins, la substance lui promettait de lui ôter toute faculté de paroles. Mais il ne possède que l’assurance d’une réaction violente. Comment peut-il en être autant ? Manipuler le surnaturel, ça ne se fait jamais sans séquelles.

L’aiguille se laisse éblouir par la clarté artificielle quand une seconde voix se joint aux complaintes. L’acidité craquelle l’indifférence de l’infirmier. Élimés, ses nerfs semblent se défaire de l’organisme pour ne laisser qu’une apathie relative. « Nous ne sommes pas vos ennemis. » La froideur du ténor accuse la variante. Techniquement du moins. « Ne nous obligez pas à le devenir. Ce ne sont que des précautions afin que nous puissions travailler dans le plus grand calme et la plus grande sécurité. Chaque homme doit servir l’état à sa façon. Vous contribuez à l’amélioration de la société, soyez donc rassurés. » Ne cherche-t-il pas à se convaincre seulement ? Est-il seulement sincère ou simplement ironique ? Plus confus encore, il reprend. « Je suis heureux de constater que ça évoque en vous, un sentiment patriotique aussi fort. Votre président en serait sincèrement touché. » Cynique, il achève sa tirade en s’avançant vers le daybreaker, l’arme au point. Ça pourrait être moi là, à ta place. Il frissonne avant d’introduire le liquide dans les veines du brun. Sans s’occuper immédiatement des premières conséquences, il se retourne pour répéter le geste sur le sorcier. Il recule aussitôt, la sueur dévale les tempes. Un regard en arrière pour se détourner juste un instant du chaos. Et il le voit enfin. Droit, sérieux. Aaron. Le prénom meurt sur les lèvres de l’ancien peacekeeper. La honte se placarde au faciès, il ne sait plus où poser ses yeux alors il se contente d’attraper un carnet pour y noter les premières réactions. La page blanche n’a jamais semblé autant contraster avec sa pupille noire. Plusieurs damnés, plusieurs mensonges et aucune mémoire à congédier.

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    Here I stand, helpless and left for dead
    Close your eyes, so many days go by. Easy to find what's wrong, harder to find what's right. I believe in you, I can show you that I can see right through all your empty lies. I won't stay long, in this world so wrong. Say goodbye, as we dance with the devil tonight. Don't you dare look at him in the eye, as we dance with the devil tonight. Trembling, crawling across my skin. Feeling your cold dead eyes, stealing the life of mine. ©endlesslove
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MessageSujet: Re: Chemical Insomnia   Sam 22 Aoû - 6:49



   
« You Can't Tie Me Down »

   
Chemical Insomnia
featuring

Loukas ne supportait pas d’être attaché. C’était assez commun chez les mortels, d’ailleurs, personne n’aime véritablement être à la merci d’un tyran. Or, pour le daybreaker, perdre le contrôle était une véritable tragédie. L’ignorance était la seule réponse à ses questions et ne faisait qu’accentuer son désarroi. Telle une bête sauvage et libre que l’on maintenant en cage pour la première fois, Loukas n’avait pas la rationalité de rester immobile. Un homme avec un minimum de jugement ne perdrait pas d’énergie à se battre contre des liens qui ne pouvaient être brisés. Malheureusement, Loukas n’avait pas le sang froid ou l’entendement de son camarade cobaye. Il ne pouvait rester calme. La panique passait à l’action, sans son consentement, Loukas n’arrivait pas à penser à autre chose qu’à se libérer, fuir cet endroit maudit, retrouver sa sureté. Il s’agitait sur sa chaise avec l’espoir naïf et vain de pouvoir s’en sortir. Enfin, le peacekeeper incertain posa une main sur son épaule pour assurer sa docilité. Loukas sursauta avant de tourner son regard sur lui, prêt à grogner, mais il ne fit rien de la sorte. Son attention semblait bien plus préoccupée par l’infirmier, ses airs hautains et ses aiguilles. Le scientifique lui conseilla de cesser de s’agiter et de se taire. Loukas avait l’impression qu’il lui avait parlé comme s’il voulait ramener un enfant à l’ordre en lui ordonnant grossièrement de se tenir droit et de fermer sa gueule. Malgré que Mister Reilly, ici présent, avait tout de même de la classe, il vouvoyait ses victimes, n’était-ce pas une belle attention de sa part? Les hommes du gouvernement le dégoûtait toujours par leur façon distingué et condescendante de vous rappeler que vous n’êtes qu’un pion sur leur échiquier. Pourquoi feindre une démarcation de respect lorsqu’on sait tous les deux que tu t’apprêtes à me fourvoyer? Sincèrement, il fallait avoir trop peu d’initiative ou d’intégrité pour accepter de prendre des ordres du gouvernement sans jamais questionner sa morale. « Tu me prends pour un gamin ou un chien bien dressé, sale con! Je vais me tenir tranquille, me taire et me sentir en sécurité si tu me détaches, pas avant! » Bien évidemment, Loukas savait qu’on n’allait pas le détaché simplement parce qu’il le demandait. Il savait que ses efforts étaient futiles, mais il ne pouvait s’en empêcher. Rester immobile et soumis à ce genre d’hommes, ce n’était pas dans ses capacités.

Ezra dévoila la première seringue munie de son aiguille qui lui semblait destinée. Mais avant, il pris soin de répondre au sorcier, cynique et sarcastique, afin de réaffirmer sa position d’autorité et son sens du devoir. Il n’était qu’une marionette du gouvernement, surement, mais il ne faisait absolument rien pour être moins détestable. Sur la tombe de sa mère, si Loukas s’en sortait vivant, il lui fera bouffer son aiguille à la prochaine occasion. « Servir à l’État? Ça marche dans l’autre sens, l’État doit servir au peuple,  sinon, c’est de la tyrannie! Et vous savez ce qu’on fait au tyran? On les passe à la guillotine. On les poignarde à répétition. On… » Malgré la pertinence de son cours d’histoire sur la mort de grands hommes de pouvoir à la mort sanglante, il était désormais temps pour Kylian de passer à la piqûre. Ezra s’approcha armé de cette substance inconnue, Loukas fixa la menace qui s’approchait de plus en plus, hochant négativement de la tête. Il eut la brillante idée, au dernier moment, d’user de ses pouvoirs pour se sortir de ce pétrin. Nonobstant ses tentatives à faire appel à son ombre ou à occulter la vue de son agresseur, la drogue faisait bien son travail : Loukas était incapable d’intervenir. Il tenta malgré tout, dans le désespoir, d’user du seul outil qu’il possédait, sa langue.  « Je t’en supplie. Ne fais pas ça. » Dans l’indifférence, Ezra planta l’aiguille dans sa veine pour y injecter son poison. Loukas grimaça, il était tellement tendu que la douleur le titillait. Il ne lui restait plus rien à faire désormais, excepté patienter et découvrir ce que la solution lui réservait comme surprise.
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