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 Give Me Your Life

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Masculin
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↳ Date d'inscription : 27/08/2012
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↳ Métier : Commère
↳ Opinion Politique : Partisan
↳ Playlist : Imagine Dragons - Radioactive
↳ Citation : - In this life now you kill or die, or you die and kill. -
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MessageSujet: Give Me Your Life   Jeu 2 Juil - 8:20


« Generation Dead; premier tour »


Give Me Your Life





Simple humain. Daybreaker avide de repentir. Nightkeeper effrayé par ses dons. Skinchanger fatigué de vivre avec un animal dans le ventre. Vous êtes venus ici pour dire adieu à ces dons qui vous dévorent. Ou bien vous avez reçu ce précieux papier officiel vous contraignant à venir participer à une révolution scientifique visant à rendre le monde meilleur. Moins vicié. On vous laisse miroiter un futur sans magie. Vous y croyez. Vous avez signé le contrat, et les battements de votre cœur ne sont pas emplis de peur mais bien d’espoir. D’une blancheur virginale, la salle dans laquelle on vous installe a tout du décor de rêve. Vous savez pourtant que votre salut ne sera pas sans douleur. Une injection est toujours douloureuse. Mais ce prix à payer pour retrouver la liberté est bien faible. C’est le sourire aux lèvres que vous vous laissez entraîner à la suite d’une jolie infirmière. Cette dernière vous installe sur un fauteuil au confort admirable. Une partie de plaisir qui vous laisse pantois, et vous fait oublier pendant un instant le chaos qui règne au dehors. Ou quelques étages plus bas, tandis que d’autres servent de composites au vaccin que vous vous apprêtez à recevoir.

Quelque chose cloche cependant dans ce beau décor. La présence de Shadowhunters. Postés dans un coin de la pièce, immobiles, ils contemplent l’installation des testeurs sans mot dire. Il vous semble même apercevoir sur le visage de certains l’ombre d’un sourire machiavélique. L’angoisse monte, et alors que vous vous apprêtez à poser les questions qui vous taraudent, et par la même occasion, vous relever pour mieux vous adresser à votre interlocuteur, des entraves viennent vous mordre les poignets. Incrustés dans les bras du fauteuil, les menottes serrent et déchirent la peau au moindre geste trop brusque. La partie de plaisir menace de tourner au cauchemar et ce n’est plus de l’allégresse que distille votre cœur, mais de la crainte. Couplée à l’adrénaline, elle dissous votre pensée. Embrume votre cerveau et votre vision.
Ou bien serait-ce les effets tranquillisants du thé que l’on vous a gracieusement offert à votre arrivée ? Drogué, pour faciliter les expérimentations qui s’apprêtent à débuter. C’est bien là la triste vérité. Vous êtes néanmoins totalement conscient. C’est là toute la beauté de la chose. Ils vous ont privés de votre envie de fuir, mais les instincts les plus primaires de l’être humain ne sont pas totalement bridés. Et les scientifiques aux tenues immaculées qui pénètrent dans la pièce annoncent le début des festivités. Votre cœur tressaute, bute sur quelques battements et se met à frapper plus fort. Lui aussi rêve de s’enfuir.



PETITES PRÉCISIONS :

Le nombre de mots maximum est de 800 (il est possible de faire plus, mais le but est d'offrir des rps rapides afin de faire avancer l'event au mieux), le minimum est de 400.
Cette première partie d'event est une partie servant d'introduction avant le début des festivités ! Elle est prévue pour que vous puissiez situer votre personnage, son ressenti, toussa, toussa.
- Vous pouvez bien entendu adapter la situation décrite à la personnalité de votre personnage (il sera ainsi plus ou moins rassuré au moment d'entrer dans la pièce).
Voici votre ordre de passage:
- M. Alvin Braun (cobaye)
- Aimée Wolf (cobaye)
- Blake N. Elms (journaliste)
- Cinna Six (scientifique)

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MessageSujet: Re: Give Me Your Life   Jeu 2 Juil - 18:31

Il ne sait pas ce qu'il est venu faire ici. Il ne sait plus. Il a tout oublié et se laisse maintenant entrainé par une jolie dame avec un fessier avantageux. Pas trop gros, mais pas trop petit non plus, juste comme il les aime. Il a un petit sourire derrière sa grosse barbe, et son regard en dit long sur ses pensées. En l'observant toujours, il se laisse positionner sur le fauteuil. Il fait frais dans la salle, cela change de l'ambiance extérieure où la température vous ramollie la peau. Alvin semble content d'être à la fraicheur, pile sous le climatiseur. Le jeune homme ferme les yeux un instant. Il ne semble pas se souvenir de tout le bazar qui règne non loin de lui. Même quelques étages plus bas, d'ailleurs ! Non, il a oublié la signature qu'il a appliqué sur le papier -contre son gré- quelques heures auparavant. Il a oublié ce qu'il a subi avant qu'on l'installe enfin sur le fauteuil, comme chez le dentiste.

Alvin relève toutefois un peu la tête. Il se gratte le cou, repositionne ses bracelets sur son avant bras et observe. Il lance un petit sourire vers sa voisine, qu'il n'avait pas vu auparavant. Il ne sait pas ce qu'elle est, ni pourquoi elle est là, mais il l'observe. Alvin a envie de discuter et pourtant, quelque chose l'intrigue. Et comme un flash, ça lui apparait.

- Aimée !

Il veut rajouter quelque chose mais du mouvement l'empêche de continuer. Alors il cherche et tombe sur les autres. Ceux postés à l'entrée, qui observent. Il ne remarque pas encore l'air pervers qui envahi leurs visages. Un bruit métallique le fait sursauter. Un scientifique a fait tomber un plateau. Il voit alors les seringues préparées et se demande dans quoi on vient de l'embarquer. Il commence à bouger, un peu. D'abord des frémissements au niveau de la jambe, comme s'il battait le rythme. Puis il cherche des explications du regard. Et alors qu'il va pour se relever, quelque chose le plaque contre le fauteuil et ses poignets sont faits prisonniers.

- Putain !

Il ne se gêne pas. Il exprime son mécontentement. Il bouge mais il sent que sa peau s'entaille sous les menottes de fer. C'est quoi, ce délire ? Cette fois, il a définitivement perdu son sourire. Le brun essaie de ne pas trop bouger, il glisse simplement sa tête sur le côté et voit que sa camarade a subi le même sort.

- Qu'est-ce que tu fous là, toi ?

Il ne sait pas pourquoi il dit ça. Peut-être qu'il cherche du réconfort, voir qu'il n'est pas le seul à ne pas savoir ce qu'il fait ici. Alvin n'a pas toute sa tête, tout est embrumé, il n'arrive pas à réfléchir. Ses sens sont en éveil mais entièrement bloqués. C'est là que les scientifiques font leur entrée. Il y a quelqu'un d'autre aussi. C'est qui celle là ? Il n'y prête pas vraiment attention, et observe l'homme en blanc s'approcher de lui.

- Qu'est-ce que vous voulez ? Il y a erreur hein ! Et vous, vous voulez quoi ?

Il s'adresse à tout le monde en même temps. Il veut se servir de ses illusions, mais quelque chose le bloque. Alvin est frustré, énervé, et impuissant.


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MessageSujet: Re: Give Me Your Life   Jeu 2 Juil - 20:56

Le pire, c’est que ma journée n’avait pas si mal débutée que ça. Tout avait été calme, tout était bien, mais comme à mon habitude, j’arrivais à me mettre dans les ennuies jusqu’au cou, comme une grande. Ne me demandez pas comment, mais j’avais fait fort cette fois! J’avais les deux pieds dans un bâtiment gouvernemental. Ouais, moi. En fait, personne ne savait que j’étais moi, heureusement. On m’avait assigné à un truc de je sais pas quoi et on m’avait demandé de les suivres sagement. Oui, j’avais pensé à la fuite, mais leur beau discours… les gentils moutons devaient dire oui, donc j’avais accepté dans l’idée de fuir, mais fuir ne c’était jamais produit. Je n’avais vu aucune porte de sortie, alors j’avais dû signer leur stupide papier avec un nom au hasard. Ensuite, ça avait été pas si mal, les fauteuils, tout. Le thé fut servi, mais je ne l’avais pas bu, c’est horrible du thé, comme le café, j’aime pas ça. Faire semblant de boire, comme une gamine, ça j’étais douée. Le seul problème, c’est que j’étais dans un putain d’édifice gouvernemental, mais sinon ça allait. Je surveillais, je détestais, mais je tentais de faire comme si tout était normal.

Ensuite, fauteuil et tranquillement, c’était moins pire, je ne sais pas, ça n’allait peut-être pas me tuer finalement. Tant que je l’a jouais tranquille, ça irait non? C’était une recherche, surement un questionnaire? Si c’était une prise de sang, j’allais peut-être avoir des problèmes sur le long terme, mais j’en doutais. Mon regard s’arrêtais sur chaque visage dans les coins, mais pas vraiment mon voisin jusqu’à ce que j’entende mon nom, mon vrai… mais ferme-là au pire? J’avais tourné la tête pour croiser… Alvin, l’ami de Loon. Il faisait quoi là? J’allais lui parler, lui dire qu’il confondait pour lui dire mon nom d’emprunt, mais trop tard, déjà mes mouvements étaient entravés, mes poignets ligoter. Wtf? Non! J’avais tenté de bouger, de tirer, mais ça faisait un mal de chien. D’accord, je craignais le pire là. Mon regard quitta mes propres poignets pour croiser le regard de mon voisin. Voisin qui me demandait à moi ce que je fichais là, réellement? C’était vraiment une question?

-Ça faisait longtemps que je ne m’étais pas fait enchainer à une chaise, ça me manquait tu comprends.

Oui, nerveuse, je devenais une personne exécrable et je m’en rendais bien compte, alors aussi bien tenter de calmer les choses un minimum.

-Non sérieux… j’ai signé une décharge de je sais pas quoi et voilà.

Un plateau qui tombe, des gens dans la pièce, je détestais ça, vraiment. Les blouses blanches plus que les autres, parce que ça signifiait test et ça, je n’avais jamais aimé ça. C’était un peu comme Loon et le sang, bah moi je n’aimais pas les médecins, mais encore moins les dentistes. Alvin qui balançait qu’il y avait une erreur. J’espérais que ce soit le cas, mais pour le moment, on ne pouvait pas faire grand-chose. C’était plus ou moins peine perdu. On allait voir avec le temps, au pire… ils allaient voir que je n’étais pas du genre docile.

-J'ai pas signé pour les entraves, je suis assez sur de ça.
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MessageSujet: Re: Give Me Your Life   Jeu 2 Juil - 21:52



« Bathed in outrage and rust. »

Alvin, Aimée, Cinna & Blake
featuring
Blake n’avait rien oublié des précédents discours, des mémos, des instructions, des rendez-vous. Une surmultiplication des opérations de comm’, des consignes, des injonctions. Elle avait écrit plus d’un papier élogieux à propos du gouvernement ces temps-ci mais, ce pourquoi elle avait été appelée, rien ne l’y avait préparé et rien ne lui en avait été dit ou presque.
Il y avait une raison à tout, pour tout, elle avait toujours vu les choses sous cet angle alors pourquoi serait-ce différent ? Il n’y avait aucune raison. Cependant, le cadre était loin de ce à quoi elle était habituée quand c’étaient les dirigeants qui l’enjoignaient à se présenter. Pas de fauteuils confortables, pas de tapis moelleux. Elle avait vu mieux mais, elle avait vu pire aussi, bien pire. Elle avait fouiné dans des endroits que les gens ne soupçonnaient même pas. Tentant de glaner quelques réponses, on ne lui offrit que quelques anecdotes, quelques vagues informations et quelques sourires. Ainsi que deux numéros de téléphone et un regard à peine gêné vers son décolleté. Attitude qui ne lui fit que lever les yeux au ciel. Ils n’osaient rien, au moins.

Ne sachant trop à quoi s’attendre, elle patientait, attendant qu’on l’autorise à entrer dans la pièce à côté de laquelle elle poireautait depuis de longues minutes à présent et ce dans un silence relatif. Elle avait l’habitude de ces choses-là. La ponctualité, hélas, n’était pas l’apanage de la plupart des membres du gouvernement pas plus que de leur collaborateur. Les montres auraient dû être des cadeaux de premiers choix dans cet univers.
Quelques scientifiques passaient les portes mais, toujours pas d’autorisation. Finalement, on lui fit signe. Observant une attitude neutre, elle s’installa là où elle serait tranquille avec une vue parfaite sur la salle et ses occupants, pour l’instant en tout cas. Au moins avait-on pensé à lui mettre une chaise, à côté de la porte. Un tel emplacement était un peu étrange mais, pourquoi pas.
Droite, les bras croisés dans l’attente de quelque chose, elle ne prit pas place tout de suite, elle regardait le manège s’organiser autour d’elle. Au fond, tout ce qu’on lui avait dit, c’était que les personnes présentes avaient signé une décharge. Autrement dit, elles étaient volontaires, une façon de se décharger de ce qui allait se passer, quoi que ce fut. À part ça, que dire ? Rien. Elle n’était pas là pour juger, elle était là pour observer, prendre des notes et relayer l’information sous son meilleur jour. Un travail qu’elle faisait avec une précision chirurgicale. C’est pourquoi elle ne s’adressa à aucune des deux personnes assises, attachées et de mauvaises humeurs. Comme à sa grande habitude, le gouvernement avait sans doute donné des informations lacunaires ou difficilement compréhensibles. Un moyen efficace de se dédouaner de tout.
Quand bien même, ces personnes semblaient se connaître et puisqu’aucune des deux ne s’adressaient à elle, elle avait là une excuse toute trouvée pour ne pas leur parler. Elle n’était pas là pour faire connaissance, endossant le rare rôle de la journaliste insensible et fermée bien qu’elle en usait beaucoup à ses débuts. Se faire un nom, en tant que femme, jeune de surcroît et mère, n’avait rien eu d’évident.

Elle eut presque envie de lever les yeux au ciel quand l’homme commença à s’emballer. S’ils étaient là, il n’y avait pas d’erreur. Quand il s’agissait d’attirer des gens pour quelques sombres desseins, leurs dirigeants ne se trompaient pas. Jamais. Ils étaient très certainement là où l’on voulait qu’il soit, dans l’état où ils étaient.

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MessageSujet: Re: Give Me Your Life   Sam 4 Juil - 1:59



« One day more »

Alvin, Aimée, Blake, Cinna




Précédemment

"Cinna. Non."

Frange platine, yeux d'acier liquide. Jo me toise, les mains sur les hanches. Mon apprentie est en colère, et sait me le montrer. Je tente de désamorcer la dispute en tirant bruyamment un escabeau miteux dans l'objectif d'atteindre le dernier rayonnage de mon impressionnante collection de simples. "Monte-là haut et récupère ma mallette, Joanna." Son expression, d'habitude stoïque, s'agite d'un tic contrarié. "Joanna." Ma voix perd de sa chaleur. Flirte avec entre menace et remontrance. La nécromancienne s'exécute enfin, mais lente, mais longue, ne souffrant pas de voir son opinion ignorée. Je stabilise l'escabeau tandis que Jo se plonge dans la recherche de mon nécessaire de médecine. Sans surprise, sa voix monte à nouveau, quoique étouffée par l'effort, la poussière, sa position instable.

"Je sais que nous sommes sous la protection du Gouvernement. Et je sais qu'il vous en coûte, à vous et à votre modestie, de devoir rendre des comptes à des... communs." Du fond de son placard, la placide Jo commence à s'énerver - qui a rangé ça ici ? Eddie ! se plaint-elle, avant de faire  voler sans cérémonie le cadavre empaillé d'un crapaud congestionné au travers de la pièce. "Je sais, reprend-elle, que nous devons pourtant collaborer pour notre survie." Je rattrape de justesse une fiole de cristal, victime d'un coude vengeur, et nous épargne ce-faisant trois jours de salivation intense et bleue. "Nous pouvons les aider. Leur donner de l'argent, des connaissances - nous leur avons même prêté Eddie la dernière fois. Mais ça ? Un vaccin contre... contre nous ? Merde !
- Langage, Joanna !" Mon ton est glacial. Presque autant que le regard vide que me jette l'élève, du haut de ses trois marches de bois vermoulu. Elle égraine ses mots comme on déloge les perles d'un collier pour vous les enfoncer dans le crâne une à une.
" L'indécence de mes propos n'égale pas celle de votre lâcheté."

Avec un fracas terrible, Jo s'effondre, assaillie d'une violente illusion de déséquilibre. Impassible, je regarde mon apprentie favorite heurter le sol de pierre nue, s'y recroqueviller sous la force du malaise, qui pourtant s'affadit déjà. Avec peine, je m'agenouille à côté d'elle, et murmure dans la quiétude retrouvée de la salle d'étude :

"Tu es une mage noire, Joanna. Dans ce monde, dans cette époque, il n'y a pas de nous. Les sorciers ne sont pas une nation, encore moins un idéal à défendre. Il n'y a que toi, et Donna, et Eddie, et tous ceux de notre maison. S'il est vain de vouloir changer l'ordre du monde, nous pouvons nous protéger. Prendre soin de notre famille.  Et c'est exactement ce que je fais aujourd'hui."

Frémissant d'une colère qui ne me ressemble pas, je prends appui sur l'armoire pour me relever avec difficulté, gêné comme toujours par ma jambe prosthétique.

"Tu n'oublieras pas les calmants."

***

Les portes sécurisées s'ouvrent dans le plus parfait des silences. J'entre dans la salle aseptisée, cerné de fidèles membres du Gouvernement. Le silence, pesant, est entrecoupé par le grincement lugubre de la jambe prosthétique de remplacement imposée par la direction. Les très bénignes runes d'équilibrage soigneusement gravées par mes soins n'inspiraient guère la hiérarchie.  
Philistins.

Je marque une pause pour m'imprégner de la scène, à la fois singulière et lassante. De nouveaux visages plaqués sur les mêmes tragédies. L'ignorance. La ségrégation.
La peur.

"Mesdames, Monsieur." Je toise, un sourcil arqué, la journaliste. M'interroge sur la vraie nature de son travail. Parlera-t-elle des patients drogués contre leur volonté ? Des menottes ? J'apprécie néanmoins son attitude neutre, concentrée. Je reporte mon attention sur les deux gamins épinglés à leurs pièges. Ils se seraient portés volontaires. je sens un léger pli de contrariété se former sur mon front. Dans un autre monde, nous protégerions nos jeunes, les aiderions à cultiver leur dons - à les considérer comme tels.

Au lieu de ça, la haine.
La haine et la peur.

Je feuillète, absent, le dossier des deux cobayes, laisse échapper un soupir désapprobateur. "Monsieur Braun, langage. Le Gouvernement ne commet pas d'erreur. Vous vous trouvez exactement là où vous le devez. A votre place. Coopérez, et tout se passera bien. Miss Wolf, les entraves sont là pour votre bien. Nous ne voudrions pas que vous vous blessiez."

Je jette un bref regard à la journaliste, tentant en vain de déceler sur son visage impavide une opinion sur la situation, un indice sur son affiliation.

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MessageSujet: Re: Give Me Your Life   Sam 4 Juil - 9:22


« Generation Dead; second tour »


Give Me Your Life




Que vous ayez signé le formulaire d’admission, avide de participer aux changements annonçant un monde meilleur, ou que vous ayez été choisi de force pour accomplir cette noble tâche, le résultat est le monde pour tous. Maintenant que le décor et les protagonistes sont connus de tous, les véritables festivités s’apprêtent à débuter. On vous a brièvement expliqué que vous alliez être les premiers à pouvoir tester ce vaccin miraculeux servant à annihiler vos capacités magiques.

Soulcrusher et Nighkeeper, Aimée et Alvin, si vous êtes présents en cet instant, c’est que les tests concernant vos deux espèces ont déjà été exécutés et que les conclusions sont tombées. Et Cinna a pour mission de vérifier si les théories tiennent la route en pratique. Une simple visite de routine en somme. Sous la présence des journalistes en la personne de Blake. Chargée par son supérieur de prendre en note tout ce qui se déroulera sous ses yeux, la demoiselle est déjà prête à gratter son petit carnet.
Alvin, vous faites partie de ceux qui ont été choisis pour voir leur dons disparaîtres. C’est un morceau des gènes d’Aimée que Cinna s’apprête à injecter dans votre système. Offrant à votre organisme l’occasion rêvée de muter et de se voir priver de ses dons, qui font ce que vous êtes.
Aimée, vous n’allez pas être en reste puisque le Gouvernement a décidé de vous rendre plus forte que les simples mortels. Vous allez recevoir en injection les capacités bénéfiques des Skinchangers, couplées à celles d’un Daybreaker. Autrement dit la guérison, les sens accrus, contrôle des sens et contrôle des ombres. Un joli package en somme, mais les inconvénients qui incombent à ses deux espèces seront aussi les vôtres : faiblesse face à l’argent, besoin violent de se nourrir de la vie des autres.

Si les effets semblent bénéfiques et efficaces les premiers instants, n’allez pas croire que la partie est terminée. Une petite mise en garde cependant : vous n’êtes pas à l’abri d’un rejet. Et s’il survient, ce dernier risque d’être affreusement violent.


PETITES PRÉCISIONS :

Le nombre de mots maximum est de 800 (il est possible de faire plus, mais le but est d'offrir des rps rapides afin de faire avancer l'event au mieux),, le minimum de 400.
Cette seconde partie d'event a pour de but de développer les tests subis par vos personnage.
↠ L'ordre de passage reste le même.

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MessageSujet: Re: Give Me Your Life   Sam 4 Juil - 11:12

- Tu ne mérites vraiment pas la chance qui t'as été donnée.

Alvin ne lâche pas le scientifique des yeux. Pour lui, ce n'est qu'un connard qui ne mérite aucunement de posséder de tels pouvoirs. Et pour qui il se prend, à lui parler ainsi, comme à un gamin ? Ce n'est qu'un sorcier raté et le brun ne compte en aucun cas se laisser faire. Il se fiche totalement de ses poignets ensanglantés. Il n'est pas n'importe qui et il compte bien le montrer.

- Tu veux le savoir, pourquoi je ne devrai pas être ici ? Ah mais peut-être que personne ici n'est au courant de leur proposition. Personne n'est peut-être non plus au courant de ce que j'ai fait pour eux. Va mourir, connard.

Il lui lance un regard plein de sous-entendu. Il est ici juste pour sauver sa peau. Il n'est rien pour le gouvernement qui pourrait très bien l'exécuter si, par mégarde, quelqu'un expliquait sa véritable opinion politique. Alvin a encore des amis de l'époque des Jeux. Et ces derniers seraient sans doute ravis de lui donner satisfaction.

Toutefois, ce n'est pas lui qui est en position de force, pour le moment. On lui explique le but de l'exercice et il se met à bouger à nouveau dans tous les sens.

- Il en est hors de question ! Jamais Aimée ne recevra une partie de mon patrimoine génétique. Et de toute façon, vieux pseudo scientifique, on t'a pas appris que les transmissions de gênes ne pouvaient se faire que sur les embryons ?

C'est la seule chose qu'il sait à propos de génétique, car son mentor était féru de ce genre de choses. Il en parlait souvent et Alvin n'écoutait pas mais quelques bribes venaient de lui revenir, dont ça. Il s'était senti obligé d'en parler. Mais cela ne sert à rien, déjà on le branche sur des machines avec des aiguilles et ce genre de matériel pour faire transmettre ses gênes. Il sent que ses pouvoirs sont bien présents et, petit à petit, il les sent décliner.

- Tu vas les faire mourir c'est tout ce que tu vas réussir à faire. Je ne sais pas d'où te vient ton diplôme.

S'il perd ses pouvoirs, Alvin sait très bien qu'en les implantant chez une humaine, elle va crever pur et dur. Ce n'est pas une amie mais il la connait et il refuse d'être candidat à ce genre de pratique. Idem pour la journaliste qui pensait sans doute être là uniquement pour le papier. Pourtant, il est là, allongé sur ce foutu fauteuil sans pouvoir rien y faire. Il se sent différent. Il passe par plusieurs phases plus ou moins douloureuses et il ne décolère pas. On lui a donné des gênes humains, mais même le plus sombre crétin saurait que leur expérience ne marcherait pas. Tout est voué à l'échec, ici. La journaliste se fera sans doute un plaisir de l'écrire si elle n'est pas morte, elle aussi.

Alvin ferme les yeux et continue à bouger. Cette fois il les sent, ses poignets menottés lui faire un mal de chien. Et malgré tout, il persiste à ne rien montrer. Il veut retrouver ses pouvoirs. Il est hors de question qu'il s'avoue vaincu de la sorte. Et si tout semble calme dans la salle durant un petit moment, le jeune homme se sent violemment pris de nausée. Il sent le sang couler dans ses veines. Quelque chose n'est pas normal. Et, contre toute attente, la seule chose qu'il fait, c'est offrir au pseudo scientifique un long regard entendu.

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MessageSujet: Re: Give Me Your Life   Lun 6 Juil - 23:41

Le scientifique et la voyeuse était là, elle allait surement prendre son pied, lui aussi, mais c’est moi et Alvin qui allait s’en prendre plein la gueule. Je gardais néanmoins mon calme plus que lui, ce qui était une bonne chose non? Peut-être. J’en savais rien en fait. J’étais plus silencieuse, plus calme. Je détestais perdre mes moyens en fait et même si je paniquais, paniquer ne servait à rien, j’en étais bien consciente. Le crétin prenait cette espèce de ton pompeux, chiant, m’appelant par mon nom de famille, pour la discrétion, c’était ratée. Les entraves étaient là pour mon bien, ouais… non.

-Mais non, je sais être sage, on peut me détacher.

Avec ce petit ton bien à moi, celui qui implique que je dis de la merde, mais qui semble sincèrement franc. En même temps, j’étais rarement sage, mais bon. Alvin continuait de balancer toutes les répliques qui lui passaient par la tête, ses poignets étaient en sang, les miens moins. J’avais même arrêté de me débattre. J’étais calme, c’était le but de la manœuvre du moins. L’autre s’énervait, moi non, alors quand le crétin (Ouais, c’est toi ça Cinna, désolé) c’était approché pour me brancher, c’est d’un regard froid, menaçant et sans équivoque que je lui avais dit d’une voix calme :

-Aller, injecte-moi ta merde et espère que ça va me tuer, parce que si j’y survis… je vais te chasser et te massacrer. Promit.

Pour terminer avec un sourire mauvais. Le calme glacial pouvait parfois être plus effrayant, surtout quand d’un mouvement sec du pied, je lui avais visé le genou droit. J’avais juste envie de l’entendre faire crac, ce n’était pas mal en soi. Bon d’accord, peut-être que oui, mais… il le méritait pour le coup.

-Ah en fait… les entraves c’est pour ton bien à toi, ah… vu comme ça. J’espère qu’il n’y aura pas d’effet secondaire trop violent, ça serait triste que j’arrive à me libérer quand même.

Générer de la peur, c’est exactement ce que j’avais envie de faire, jusqu’à ce que je sente la morsure des aiguilles pour de vrai, que je sente la brûlure dans mes veines se propager lentement, mais surement dans tout mon corps, comme une coulée de lave très peu pressée de faire son œuvre. Le premier effet que j’avais ressentis, c’est le bruit, les bruits. On aurait dit qu’un crétin jouait avec le volume complet de la bande sonore de l’endroit et j’entendais Cinna qui avait mal, son cœur qui tentait de retrouver un rythme descend. Mon cœur qui m’assourdissait tellement je craignais le pire, celui d’Alvin et des autres. Alvin en humain… nah, ça n’allait pas le faire, moi en je sais pas quoi, je ne crois pas que ça allait le faire non plus. Un skinchanger et un daybreaker, un hybride… si je survivais… je serais une espèce de skinbreaker? Étrangement, ça n’avait pas l’air des plus amusants comme truc. Pas pour les autres du moins, parce que moi… j’aurais pu m’y faire. Moi qui n’y comprenais strictement rien à toute cette merde… ce n’était pas vraiment la joie dans mon cœur. Tout ce que je savais, c’est que j’allais surement en crevé… joie. J’aurais dû prévenir Loon que je ne rentrerais pas diner finalement. J’avais finalement fermé les yeux quand le son se fit plus fort, que ma vue décida de passer de nette, à flou, sans arrêt. J’avais tiré une première fois sur mes liens, fort, vraiment fort. J’avais envie que mes sens se calme et la douleur, en général, ça fonctionnait bien.
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MessageSujet: Re: Give Me Your Life   Lun 20 Juil - 20:23



« Bathed in outrage and rust. »

Alvin, Aimée, Cinna & Blake
featuring
Blake pouvait aisément comprendre la colère des deux personnes présentes et entravées. Signer une note, quelle qu’elle fut, ne voulait pas dire attendre de se faire charcuter. Du moins, dans un monde tout à fait différent. Quelque part, elle comprenait la démarche. Elle ne la cautionnait pas forcément. Elle avait une dent contre certaines espèces, certaines catégories de personnes également mais, elle se plaisait à croire qu’elle faisait la part des choses. À sa façon.
Malgré le fait qu’elle comprenne les deux cobayes, elle ne cautionnait pas pour autant leur façon d’être non plus. Le gouvernement ne faisait que tuer les monstres, les véritables monstres, les résistants aussi sans doute mais, dans les deux cas, la rouquine devait bien reconnaître qu’elle était incapable de s’en offusquer. Ils ne risquaient rien, à part quelques douleurs probablement. Elle ne se doutait pas que les choses pouvaient aller bien plus loin, qu’on pouvait réellement mettre en danger des citoyens. Elle n’en avait pas consciente, n’en était pas là et puis... malgré cela, il n’en serait sûrement pas autrement. Son aptitude à rationnaliser le pire pouvait effrayer, même ses supérieurs. Elle avait ses propres priorités.

Quand le scientifique parla, elle inscrivit quelques mots sur son carnet. Il réagissait exactement comme elle en son for intérieur. Ils étaient là et ça n’avait rien d’une erreur. Le dénommé Braun pouvait hurler tout son saoul qu’il était quelqu’un, ça n’y changerait rien, au fond. S’il était là, c’était que le gouvernement lui voulait du mal ou le trouvait trop intéressant justement. Et, s’il avait vraiment fait quelque chose pour eux, mieux que quiconque, il devrait le savoir. Une des raisons pour lesquelles elle était très prudente dans ce qu’elle faisait du reste. Il valait mieux manier la politique et la séduction avec grâce et savoir faire si on ne voulait pas y laisser des plumes.

Cette salle était en train de devenir excessivement bruyante. À la fin de cette journée, elle aurait besoin d’un bon comprimé contre le mal de crâne. De nouveau, elle prit des notes. Ça ne regardait qu’elle bien entendu mais, pour s’en assurer, elle usa d’abréviations de son cru. Une façon comme une autre de s’assurer qu’on ne lui piquerait pas son travail. Se faisant, elle leva réellement les yeux au ciel. À quoi pourrait donc leur servir leurs menaces ? Voulaient-ils vraiment s’attirer les foudres d’un gouvernement qui leur avait fait signer un papier ?
Blake n’était pas dupe, certes aveuglée à sa manière mais, certainement pas idiote. Il y avait des choses à ne pas faire, à ne pas dire et, proférer ce genre de menaces devait en faire partie.

S’asseyant finalement sur la chaise, faisant claquer ses talons contre le sol un court instant. Elle croisa les jambes et se massa les tempes. La journée allait être très longue mais, elle tiendrait bientôt un article tout à fait édifiant sur la lutte du gouvernement contre les monstres qui menaçaient la vie des citoyens. Elle trouverait bien une belle histoire pour envelopper tout ça.

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MessageSujet: Re: Give Me Your Life   Lun 27 Juil - 22:00

L'expérimentation débute à peine et déjà, je me prends à rêver de silence.

Je devrais comprendre. La rage. Les insultes. Rien que les symptômes d'une peur vive, d'une peur rouge. L'animal qui gronde. Les deux gamins ont d'excellentes raisons de montrer leurs crocs. Malgré mon ignorance (imposée, mais appréciée) de l'objectif exact de la procédure, j'en devine assez pour être soulagé de ne pas me retrouver à leur place. Je devrais avoir pitié. Mais cela ne les avancerait pas à grand chose.

Tout ce que je peux souhaiter, c'est que les deux cobayes survivent, et apprennent. A se poster du bon côté de la barrière. Du bon côté de la seringue. J'imagine Jo et Eddie, mes apprentis, bien à l'abri au Ash House. Et cela me suffit.

"Va mourir, connard", crache Braun. J'étouffe un sourire incongru, presque obscène considérant la situation. Le sujet est déjà suffisamment échauffé. Lui conseiller de perfectionner sa palette de menaces devant un ancien résident de Darkness Falls n'ajouterait que de l'huile sur le feu. D'une main ferme, je stabilise son poignet meurtri par les entraves trop serrées et assène froidement :
"Je suis sûr que le Gouvernement saurait faire bon usage de vos prodigalités scientifiques, monsieur Braun. Tâchez de survivre, et nous vous apprendrons à contribuer. Pensez à la communauté. Pensez au Gouvernement. Courage."

Je me détourne, la langue presque poisseuse des mensonges qui me sont pourtant d'habitude autrement plus confortables. La fatigue, le stress ont quelque peu affecté ma prestation - mais je crois que le ton y est. A la fois fanatique et cultivé. Une petite diatribe dans le ton (patriotique, et fidèle à l'image d'un homme qui aime le son de sa propre voix) et suffisamment longue pour jeter un sort superficiel de guérison. Si sa peau est encore rougie par les menottes, il a arrêté de saigner.

Ma philanthropie rencontre très vite ses limites, quand la demoiselle Wolf décide de me refaire l'autre genou. Maudissant mon inattention, incapable de garder mon équilibre sur ma seule jambe prosthétique, je suis forcé de prendre appui sur la table métallique supportant mes outils. J'échappe de peu à la chute, non sans produire un vacarme affreux.

"Il serait de facto dommageable que vous vous libériez, darling. D'abord pour vous."

Reprenant mes esprits, claudiquant sous la douleur que je peine à occulter (pas le temps ni la concentration nécessaire pour jeter un autre sort - je suis nécromancien, pas guérisseur) je décide de couper court, et procède aux injections avec une froideur retrouvée (en un sens, je remercie la jeune diablesse).

Pour le moment, impossible de déterminer l'état exact des cobayes. Leurs réactions sont des plus impressionnantes, et je suis tenté de demander aux soldats de plomb qui nous entourent de renforcer les attaches de mes patients (je me ravise, jugeant malavisé de laisser quiconque s'approcher des sujets pour le moment).

En observant les convulsions de Wolf et de Braun, il me vient à l'idée que je suis tout aussi dispensable que mes deux victimes. Si l'un ou l'autre venait à se libérer, malgré l'efficacité de nos gardes, Blake et moi serions en première ligne. Las, je me débarrasse de ma blouse blanche, remonte les manches de ma chemise noire et fais craquer anxieusement mes phalanges, cherchant quel sort de mon arsenal suffirait à stopper les monstres que nous voudrions créer.
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