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 Blood Red Reunion

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MessageSujet: Blood Red Reunion   Ven 3 Juil - 6:43



« A hot blooded warrior »

Aimée – Loon - Shandro
featuring

  Encore une fois tu t'es foutu dans une belle merde. Un jour peut-être t'apprendras à la fermer quand il le faut, ou peut-être même à faire des mensonges judicieux. Peut-être un jour ouais, mais pas aujourd'hui. Comment est-ce que tu t'étais fourré là-dedans encore ? Ah oui, t'avais simplement osé traîner dans le mauvais quartier un peu trop souvent au goût de ses résidents les moins accueillants. C'est vrai qu'avant de rencontrer la fille, tu passais beaucoup moins de temps à rôder par ici. Tu étais souvent là, mais tu ne quittais que très peu le cimetière. Maintenant que tu t'étais mis à véritablement chercher plutôt qu'à observer, à leurs yeux tu devenais un danger. Un étranger un peu trop curieux, un mec de l'extérieur qui s'ouvrait un peu trop les yeux à ce qui se passait à l'intérieur. Leurs esprits de paranoïaques embrumés par les mauvais alcool et les drogues bas de gamme avaient vite fait le rapprochement. Si tu posais des questions dans le voisinage, c'était bien sûr parce que t'étais un policier du gouvernement en filage, en train de traquer le réseau qu'ils pensaient sincèrement être discret. Alors ils appliquaient la seule loi qu'ils connaissaient. La loi du plus fort.

« I'm tellin y'all that I ain't no cop. Can't be that hard to understand. »
« Do you think we're that dumb ? »
« Yeah yeah, tell him ! »
« We've seen you asking people about this girl. »
« So what ? Do you even know her ? »
« No we do not ! »
« What then ? Y'all are wasting mah time. »
« We know everyone ! We are the EYES of this place. »
« Yeah, yeah, you can't know someone we do not know, because we know everyone. »
« Are you kiddin' me ? You guys are so drunk you wouldn't even recognise yo' own moms. »
« Wait what ? »
« You're gonna leave this place, and let us be. Screw you, bastard ! »
« Well I'm sorry guys, but I didn't plan backtrackin' , so don't make me force my way through, cause y'all not gonna like it. »

Trad:
 

Et avec ces mots t'atteignais la fin de la mèche. Heureusement pour toi, ces imbéciles avaient un minimum d'honneur.  Tu t'attendais à ce que la joyeuse petite bande dans son entièreté se jette sauvagement sur toi. Du moins, au moins ses trois portes paroles, mais les grandes gueules étaient restées en place, et ce sont leur sous-fifres, l'un après l'autre, qui sont venus rencontrer tes poings. D'autant plus dangereux, mais d'autant moins efficaces qu'ils étaient complètement éméchés, t'as pas eu grand mal à te débarrasser de la première vague. Poings et pieds venaient tranquillement cueillir leurs ventres, tibias ou visages, les laissant tantôt en fuite, tantôt terrassés. Ils avaient eu la décence de t'offrir un combat presque équitable, alors tu faisais de même. T'allais épargner la vie de ces pauvres gens, et mettre de côté la magie. De toute façon, t'avais pas besoin de ça pour venir à bout d'une bande de drogés à moitié en train de planer.
Problème étant, ils étaient nombreux, et tu étais seul. Même l'un après l'autre, ils finissaient par t'épuiser, par assez t'épuiser pour que la première des trois grandes gueules te semble un adversaire presque digne de ce nom. Contrairement aux autres, ses coups t'ont touché. Il t'a surpris par sa vivacité, et il t'a désarçonné. Ton visage a péniblement encaissé, et ton cerveau a tiré la sonnette d'alarme. Le jeu était fini, là tu voyais rouge. Tu passais aux choses sérieuses. Tes tempes s'étaient mises à battre la mesure. Il était temps de danser. C'est d'une volée de coups de pieds lancés au rythme de tes tambours intérieurs qui s'est abattu sur le crâne du premier, poussant la seconde des grandes gueule à le remplacer. Celui-là plutôt que sa vivacité, c'est sa force qui t'as étonné. C'est à une montagne que tu t'attaquais. Une montagne qui chargeait comme un taureau, et laissait des pans entiers s'écrouler sur ton corps affaibli. Tenter d'éviter. Tenter de profiter de l'imprévisibilité de tes mouvements pour lui faire perdre le rythme qu'il t'avait imposé et ensuite toi reprendre le dessus.
Face à face avec la bête, tu crachais au sol une giclée du sang qui te coulait dans la bouche en signe de provocation. Et il a répondu, l'imbécile. Utilisant sa propre force contre lui, tu l'as soulevé, pour mieux le renvoyer contre le sol, face contre terre. Il n'en restait plus qu'un, que tu défiais maintenant des yeux. Celui-là ne ferait pas long feu. Comparé aux deux autres, il était loin d'avoir l'air menaçant, juste un peu plus teigneux. Seulement celui-là, il était armé, et il avait peur. Il s'est approché de toi à toute vitesse, hurlant à la mort sans réfléchir à ce qu'il faisait, et au moment où ton poing s'écrasait de toute la force qu'il te restait en plein milieu de son visage, la lame te pénétrait les viscères. Un coup douloureux, mais heureusement pas mortel... du moins pas directement.
Devant ton dernier adversaire au sol, complètement défiguré, t'étais presque fier. T'as essayé de t'autoriser un sourire, peut-être même un léger rire, une provocation. T'as essayé de profiter de l'anesthésie de l'adrénaline pour marquer ta victoire, mais ton corps t'a failli. T'es tombé à genoux, obligé de te rendre face à la douleur de ta plaie sanguinolente. Entre ton arcade ouverte, l'intérieur de tes lèvres complètement explosé, les rougeurs lacérant ton visage, les hématomes recouvrant ton torse et cette dernière plaie... tu ne sais pas réellement combien de temps tu tiendrais avant de t'endormir... pour peut-être ne jamais te réveiller. Alors tu espérais au moins faire de beaux rêves, lorsque ta prière a été exaucée. Elle était là, celle sans qui rien ne serait arrivé. Si seulement elle avait été moins discrète... peut-être que tout ça ne serait jamais arrivé. Peut-être que tu n'en aurais pas été réduit à la rêver.

« Lil' Dragon... I Was lookin' fo'ya. How you doin... »

Trad:
 

Tu divagues, tes mots sont des soupirs presque incompréhensibles, mais au moins à tes yeux, elle est là. Alors tout va bien.

 

 
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MessageSujet: Re: Blood Red Reunion   Ven 3 Juil - 14:41



« Sweet berries ready for two Ghosts are no different than you. »

Aimée – Loon - Shandro
featuring

Parfois, la vie était étrange, vraiment. J’avais rencontré ce type, lui avait dit que s’il me raccompagnait chez moi, je devrais déménager et finalement… j’avais déménagé pour de vrai. Bon, il n’avait aucun rapport dans l’histoire, j’avais déménagé chez Loon parce qu’il me proposait un abri sur et une façon vraiment plus simple de me remettre sur les rails. En prime, je ne craignais pas Loon, loin de là. Il était bien, il était gentil et surtout… il était gay. Ouais, je sais, c’est mal, mais… ça pesait lourd dans ma balance interne, parce qu’on se la jouait frère et sœur, mais que je ne risquais rien au détour, je pouvais m’attacher sans risquer d’y perdre au change et il était facilement attachant Loon. (Ne pas penser à ton rp avec Beth ici, merci. Je ris trop moi) Donc ouais, j’étais maintenant beaucoup plus dans le quartier de Loon, même si je revenais vers mon ancien chez moi régulièrement. J’y jouais un peu les fantômes, mais pas assez pour ne pas embêter ma voisine régulièrement, j’allais lui manquer sinon, faut me comprendre. En prime, si on lui demandait si j’habitais toujours là… elle n’aurait qu’une réponse possible : oui. Ce qui n’était pas tout à fait vrai, mais plus je protégeais mes arrières, mieux je me sentais.  

J’avais donc fait un tour dans mon ancien quartier pour aller voir une connaissance, je passais toujours incognito, en mode fantôme et je ne prenais jamais les embranchements populaires. En ce moment, les peacekeepers cherchaient toujours des poches de résistances cachés ici et là en ville et les bas quartiers y passait souvent. Alors j’évitais les foules, j’évitais les ennuis, je prenais des chemins que seul moi ou un cascadeur pouvait emprunter, on remercie mon frère pour l’apprentissage du parkours, c’est gentil. Pourtant, le quartier murmurait, la tension se faisait sentir, alors je m’étais mises à l’écouter. Il y avait du sang, une bagarre et plus je faisais mon chemin, plus j’en entendais parler, des bribes. J’entendais des « vous savez, le mec qui cherche cette fille », « ouais lui », j’avais entendu aussi les petites frappes qui était contre. Je les détestais ceux-là, les éviter était devenu mon jeu préféré en fait. Plus j’avançais et plus les gens en parlait, les murmures de bas quartier, c’était toujours drôle de toute façon. J’avais même entendu le pire commentaire du monde, genre… il gagne la palme «  tu te rends compte qu’il va se faire tuer pour retrouver une fille, c’est mignon. » Non mais sérieux, il n’y avait que moi qui avais une tête sur les épaules? Genre déjà, on ne se faisait pas tuer pour quelqu’un d’autre, jamais. On pouvait chercher quelqu’un ouais, se mettre dans la merdre tout seul aussi, mais rien à voir avec toutes les suppositions de l’endroit. Les gens pouvaient s’accrocher à des bêtises quand même.

Ma route passait tout de même l’embranchement utilisé par le combat. Je n’avais pas cette soif de sang qu’avait le quartier, mais je devais y passer pour aller voir une personne avant de retourner chez Loon, ce n’était pas obligatoire, mais quand même. Le crétin se battait encore, mais il y avait des mecs aux tapis et je connaissais assez le quartier pour savoir que c’était la même bande qui était au tapis. Le crétin se débrouillait assez bien. C’est là que le coup final sur porté, que je voyais le chef de la bande s’écrouler et le crétin tomber à genoux. Au moins, il avait gagné, il pourrait être fier de lui. J’allais me détourner quand mon cerveau fit tilt. Je connaissais le crétin en question, c’était le crétin du cimetière. Les gens c’étaient dissipés, le combat était terminé et certain était déçu, d’autre heureux du résultat. Moi, je m’approchais du dresseur de fantôme. Pourquoi? Aucune idée, mais… je lui en devais peut-être une en fait, une petite. Il m’avait débarrassé d’un fantôme, donc je ne l’avais pas tué après son baiser, mais il m’avait fait un bandage de fortune et raccompagné, donc… je lui en devais peut-être encore une. En général, je serais quand même parti, mais… je tentais de changer pour le mieux, alors on allait tenter de faire une bonne action.

Tout en me rapprochant de lui, j’avais saisit le couteau qui trainait. Parce que j’étais du genre dissuasive, mais avec une arme, c’était encore plus drôle. J’aimais bien faire peur aux caïds de l’endroit en fait. En prime, je préférais que ce soit moi qui possède le couteau qu’eux, voilà tout. Il y avait le crétin, à genoux et il avait relevé ses yeux vers moi, toujours avec ce petit surnom qui m’aurait fait sourire dans d’autre circonstance. Il me cherchait et il me demandait comment j’allais. Non mais sérieusement… c’était une blague? Il était tout brisé et il me demandait comment j’allais. Alors, je m’étais mise à genoux près de lui, regard sévère sur le visage, exactement comme pour gronder un gamin qui a fait une bêtise.

-Mieux que toi, sans aucun doute possible.

J’avais soupiré et du bout des doigts, j’avais inspecté d’abord son visage, voir et sentir l’étendue des dégâts. Sans plus de cérémonie, mes mains c’étaient ensuite glisser sous son haut, caressant ses côtes à la recherche d’une côte brisé, mais rien. S’il en avait une de fêlé, je n’y pouvais rien. Il lui faudrait un vrai médecin et ça, je ne pouvais pas lui en trouver un. C’est là que je vis la plaie. C’est le crétin qui avait reçu le coup de couteau, il était sérieusement malchanceux quand même.

-C’était quoi l’idée de te battre contre tous ses crétins aussi.

Parce que oui, j’avais le droit de juger de la stupidité des gens quand je le voulais. J’avais plaqué ma main sur sa plaie, le laisser vider de son sang n’était pas une bonne idée et dans le pire des cas… j’aurais le VIH, ce n’était pas la fin du monde non plus. Bon d’accord peut-être, mais je m’en fichais pour le moment.

-Couche-toi.

Ouais, avec toute la gentillesse du monde –ou pas- parce que c’était quand même moi qui avait la main sur sa blessure du coup, si je voulais être sadique, une pression et il obéissait, pourtant, j’étais gentille et je ne doutais pas. Il allait donc être obéissant et puis voilà. Les crétins se relevèrent tranquillement. Regard noir, couteau et cette espèce de tension froide que j’arrivais à dégager quand j’aurais pu te tuer… c’était dissuasif. En fait, je m’étais déjà bagarré avec un des leurs et je lui avais cassé le nez, d’où le pourquoi je les évitais maintenant. Donc ouais, ils savaient que je savais me défendre, que je le faisais et que qu’en ce moment, j’étais armé. Ils étaient donc repartis. Moi, j’avais levé les yeux au ciel pour ramener mon regard vers le crétin.

-Alors petit dresseur, qu’est-ce que je vais faire de toi.

Sur ces mots, j’avais sorti mon téléphone tout neuf de ma poche de jeans. Parce qu’au final, je ne l’utilisais que pour très peu de gens en fait, mais là… je n’allais pas m’en sortir seule et j’avais besoin de truc. J’effleurai du pouce le favori « frère » comme ça, personne ne demandait rien. J’avais perdu le mien, la vie m’en avait offert un autre, je n’allais pas m’en plaindre. J’attendais patiemment qu’il décroche, j’espérais vraiment qu’il décroche et quand il le fit, j’avais dans l’idée de lui expliquer la situation le plus clairement du monde… ouais, dans l’idée :

-Salut, hm, j’ai un petit problème, en fait… pas moi, mais bon. Y a ce type, il s’est battu, il est blessé et j’ai décidé de l’aider. Je n’aurais peut-être pas dû, je sais pas, mais… j’ai besoin d’une trousse de premier secours et demander à un peace ou l’amener à l’hôpital… c’est un peu hors de portée pour moi. Tu peux venir s’te plait?

Parce qu’au final, je m’étais mis dans la merde et quand il avait accepté, je lui avais mentionné l’endroit, la rue, l’adresse, les environs. Moins longtemps que je restais en tête à tête avec ce blessé, mieux que je me sentais. Quand Loon arriverait, il amènerait l’autre à l’hôpital, eux il pouvait, pas moi. Quand Loon arriverait, j’en serais débarrassé et on serait quitte. Parce qu’au final, c’était Loon le gentil des deux, pas moi.
 

 
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MessageSujet: Re: Blood Red Reunion   Sam 4 Juil - 0:28

Tu vas très vite finir par comprendre qu'avoir une petite sœur, même si elle est majeure et vaccinée, c'est avoir une source d'emmerdes en plus. Une très grosse sources d'emmerdes qui trouve le moyen d'aller traîner du côté de Treme et Storyville alors qu'elle n'y habite juste plus depuis quelques jours. C'était pas plus simple de t'appeler si elle voulait aller chercher des affaires en plus ? T'y serais pas allé de bon cœur, mais t'y serais allé, sans encombres. Alors que là tu vas y aller, pour un type que tu n'es pas fichu de connaître et qui en plus s'est fait tabasser. C'est en commençant par s'occuper de ses affaires qu'on évite de s'attirer des noises.
Tu savais qu'elle allait en attirer. Mais pas seulement quelques jours après son emménagement, bordel.

Ta gentillesse te perdra Loon, c'est ce que tu te répètes tout le temps, toi qui ne sait jamais refuser un service lorsqu'il est quémandé par quelqu'un que tu apprécies. Alors forcément, quand il s'agit de ta sœur perdue dans les recoins de Treme, tu mets de côté la petite tranquillité de ton jour de congé pour pousser jusqu'au dernier arrêt de la ligne de tramway, celui qui conduit au Little Darlings notamment, et qui bien entendu ne s'aventure pas dans Treme, faut pas déconner non plus, y'en a qui tiennent à leur vie, à commencer par les chauffeurs.
Tu ne connais pas très bien le quartier alors l'adresse qu'elle t'a donnée ne va pas vraiment t'aider. Cependant, alors que tu pénètres dans les veines parmi les plus crades du quartier Nord, les premières rumeurs d'une rixe commencent lézarder les murs et s'infiltrer dans les ombres des culs de sac. Ok, ça doit donc être dans cette direction.

Les rues du quartier semblent être désertes à cette heure, c'est pourquoi lorsque tu trouves une masse informe étalée sur le sol, composée de ce qui semble être un couple de personnes, ton instinct te chuchote de sa voix grinçante « Vous. Etes. Arrivé. A. Destination. » Tu reconnais sans peine la tignasse ébouriffée d'Aimée qui se dresse sur son crâne et tu te diriges d'un pas décidé vers elle, agacé.

« Bon sang, Aimée, qu'est-ce que tu as fichu pour te mettre da...Ooooh putain. »

Et d'un coup d'un seul, tu te détournes comme une autruche, comme si tu n'avais jamais été là. Ton cœur bondit dans ta poitrine et le malaise viscéral de ta phobie prend possession de tes entrailles et te donne déjà la nausée. L'odeur métallique du sang a eu le temps de se répandre dans l'atmosphère et te fait tourner la tête.

« Tu fais chier putain, tu sais que je déteste ça. »

La politesse fout rapidement le camp quand il s'agit de l'un de ces sujets qui te mettent en rage. C'est cependant une curiosité toute naturelle plus que morbide qui t'oblige à te retourner légèrement pour confirmer un doute sur ta vision périphérique...et tu t'aperçois que le monde est petit.

« Décidément je vais devenir ton médecin personnel Shan'. » grinces-tu.

Tu te glisses derrière le premier obstacle que tu trouves, à savoir une grosse poubelle dégueulant d'ordures. Pour un ami-plan cul et une sœur de cœur, tu peux bien faire l'effort de l'évocation de ce concept que tu abhorres. Tu retires de la poche intérieure de ta veste une petite trousse de secours que tu balances par dessus ton épaule en espérant qu'elle atteigne sa destination

« Désinfecte la plaie et vérifie qu'il n'y a pas de merdes dedans. Bande la ensuite, et on verra de l'amener à l'hosto le plus proche s'il est toujours vivant. »
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MessageSujet: Re: Blood Red Reunion   Sam 4 Juil - 3:52



« A hot blooded warrior »

Aimée – Loon - Shandro
featuring

  T'es un con qui en a pris plein la tronche, seulement y'avait encore l'adrénaline pour te tenir debout et alerte. Maintenant y'avait plus rien, rien d'autre que la flotte écarlate qui te suintait de partout. Tu sentais plus rien, tu voyais le soleil en pleine nuit et des étoiles en plein jour, mais parmi ces étoiles, une seule te suffisait. Est-ce que c'était un rêve ? Est-ce que c'était ton dernier rêve avant de rejoindre tes potes au cimetière ? Parce que si c'était ton dernier rêve, alors t'aurais besoin de rien de plus. Si ta petite dragonne était près de toi, même en pensée au moment de ta mort, alors t'avais pas besoin de t'accrocher à quoi que ce soit sur Terre.
Elle, ici et maintenant, c'était tellement irréel. D'autant plus irréel que tu la voyais, que tu l'entendais, mais que ton corps engourdit de sentait rien. Pourtant ses mains étaient bien contre-toi, à chercher la plaie, à te manipuler, et à t'accompagner dans tes quelques mouvements pour t'éviter de plus te blesser toi-même. Tu faisais ce qu'elle te disait de faire, en la regardant de ton sourire ahuri, tellement persuadé d'halluciner que tu ne faisais plus attention ni à tes mots, ni à tes gestes. Ton bras remonte péniblement, et ton doigt vient toucher son front.

« I did this fo'ya. I was lookin' for you, and they got in my way, so I squashed'em ! »

Trad:
 

Misérablement étalé sur le sol, tu te tentes tout de même à mimer quelques coups de poing devant le visage désespéré d'Aimée, avant de laisser tes bras retomber mollement, et d'attendre. T'attends qu'elle dise quelque chose. Simplement. Quoi qu'elle dise, t'as juste envie d'entendre sa voix. Elle pourrait te raconter les plus abominables infâmies de l'Univers, que ce serait une belle histoire à tes oreilles. Et puis t'aimais quand elle racontait de la merde, parce que même quand elle racontait de la merde, ou qu'elle t'engueulait, à travers son masque de violence, y'avait ce petit brin d'innocence que la plupart des femmes ont déjà perdu. Ta Petite Dragonne elle jouait à être désagréable, mais au moins elle faisait ce qui lui plaît, et pas ce qu'on lui disait de faire. Avec tout le monde, elle était toujours tout près et tellement loin à la fois, et ça donnait envie de lui courir après. C'est une question rhétorique qu'elle te posait là, mais ton cerveau tourneboulé n'attendait qu'une chose, c'est que son téléphone s'écarte de son oreille, pour lui répondre.
Tes mains se sont rejointes sur les siennes, et ton visage s'est illuminé. C'est avec des étoiles dans les yeux, et tout l'innocence et la sincérité du monde que tu t'es confessé.

« I just wanted you to love me. »

Trad:
 

Tu t'es accroché à son regard interdit, t'as profité comme tu as pu de cet instant de flottement. Toi, face à elle, le temps s'est arrêté... jusqu'à ce que quelqu'un d'autre fasse irruption dans ton idéal, et étonnamment c'est avec plaisir que tu l'accueilles. Après ton, Loon était ce que tu avais de plus proche d'un meilleur ami, si ce n'est même d'un frère, mais t'es enfant unique, alors tu peux pas vraiment t'avancer là dessus. Le visage écoeuré du jeune homme te fait crachoter quelques perles de sang dans un rire étouffé par l'épuisement, et incapable de l'analyser, tu ne vois dans sa remarque que le reflet parfait du comportement du véritable Loon, sans comprendre l'allusion à un passé qui aurait dû te ramener à la réalité. Il va te falloir du temps, et du repos, pour que tu retrouves tes esprits, mais en attendant, tu parles, tu parles soit pour ne rien dire, soit pour en dire trop.

« Damn, even in my dreams, Loonie's still a grumpy ass bitch. I don't even know how comes I'm missin' him the second he's out of my sight. I guess I like my bro's ranting. »

Trad:
 

T'es une véritable poupée. Une de ces poupée qui parle quand on appuie dessus, prête à dire n'importe quoi à n'importe qui, et en particulier à ces deux-là.

 

 
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MessageSujet: Re: Blood Red Reunion   Sam 4 Juil - 12:45



« Sweet berries ready for two Ghosts are no different than you. »

Aimée – Loon - Shandro
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Mais oh! Je n’avais rien fait moi. Genre, pour une fois j’étais relativement sage. J’allais rentrer à la maison ni vu, ni connu. Pourtant, c’était trop beau pour être vrai, il avait fait le con, il était en morceau et maintenant, je me sentais le besoin de l’aider. Non mais sérieusement, pourquoi je me trouvais une fibre altruiste maintenant hein? Ça ne pouvait pas attendre à demain? Ou une journée où ça me rapporterait quelque chose, je sais pas. Donc ouais, monsieur qui était blessé, moi qui l’examinait d’un œil consciencieux pour savoir si je pouvais l’abandonner ou pas, chose que je ne pouvais clairement pas faire vu son état. En prime, il me disait qu’il me cherchait moi, qu’il avait fait ça pour moi, parce qu’ils c’étaient mis dans son chemin, donc il c’était battu. J’avais juste… soupiré en fait. Pourquoi les garçons étaient aussi cons en fait?

-L’idée de glisser un mot sous ma porte écrit «  Si t’appelle pas à ce numéro dans les prochains jours, je me fais cassé la gueule par des crétins » ne t’aurait pas tenté à la place? Au moins… vouloir t’éviter, je l’aurais fait volontairement.

Parce que je n’étais pas si facile à trouver, donc un petit mot c’était le mieux quand même. Au moins, je n’avais pas ce ton agressif habituel, il était brisé, je n’allais pas en rajouter une couche. Non, je n’allais pas être gentille, douce et attentionnée, là il pouvait se mettre le doigt dans l’œil, ce n’était pas le genre de la maison. Il était brisé, je tentais d’être… normal, donc qu’il me supporte comme ça. Donc… j’avais appelé Loon parce que je voulais une trousse. C’était un peu nécessaire quand même. Ensuite, vint l’attente en tête à tête avec monsieur j’ai surement mangé un coup sur la tête trop violemment pour mon propre bien. Sérieusement, fallait que j’arrête de lui parler, il se sentait le besoin de dire de la merde. Quand j’avais raccroché avec Loon, monsieur avait touché mes mains, mais ça allait, ce n’était pas la fin du monde. Non en fait, c’était la fin du monde parce que monsieur balançait qu’il voulait juste que je l’aime. Wait… what? Non, sérieusement? Il c’était grave assomé quand même le pauvre.

-D’accord, je ne vais pas prendre ça en compte, tu dois faire une commotion ou un truc du genre.

Ouais, je lui pardonnais directement sa réplique, il n’avait pas toute sa tête. Genre, il ne pouvait pas être sérieux sur ce coup, parce que personne ne m’aimait et je n’aimais personne. Donc ouais, non, juste non. Et c’est pas bien longtemps après que j’entendis des pas. J’avais retourné mon regard pour voir un Loon légèrement énervé non? J’avais ouvert la bouche pour lui balancer de ne pas s’approcher, mais… il avait parlé et finalement il avait réalisé. Eh merde… je ne voulais pas ça, je voulais juste une trousse.

-Mais oh! Faut pas regarder et pour une fois, j’ai absolument rien fait. C’est 100% de sa faute à lui. En prime, je pense qu’il a une commotion, il dit de la merde. Je veux juste la trousse, ste plait.

Exactement! Comme ça, s’il disait n’importe quoi à Loon, je pouvais maintenant démentir avec soin. C’était bien fait la vie. Pourtant, j’avais bien vu le nouveau petit regard de Loon vers la scène, pourquoi il se torturait comme ça hein? Bon d’accord, sa réplique d’après me surprit et sa avait peut-être paru un tout petit peu dans mon regard. Parce qu’il le connaissait. En fait, ils se connaissaient et Loon avait déjà réparé mon dresseur de fantôme en prime, Shan’ qu’il s’appelait. Oh! Ça voulait dire que moi je savais son prénom et pas l’inverse, c’était bien fait la vie non?

-Vous vous connaissez?

Parce que c’est bien de poser des questions quand même. C’est légèrement caché qu’il se décide enfin à me donner cette trousse. En fait, il la balance et j’arrive à l’attraper en m’étirant un peu. J’avais maintenant un blessé, une trousse, donc je devais m’improviser médecin? Heureusement pour moi, Loon me mentionna quoi faire, ce qui était pratique quand même. Donc ouais, chercher le désinfectant, ça c’était fait. Désinfecter la plaie… du moins, les plaies, c’était vachement plus compliqué quand même. Vérifier qu’il n’y avait pas de merde dedans, ça aussi c’était faisable. Ça me demandait de la concentration, du contrôle et du sang froid. C’était bien d’une certaine façon, j’aimais bien ça.

-Je crois que je ne me débrouille pas si mal, il ne devrait pas mourir. C’est déjà ça.

Dit sur un ton léger, comme si de rien n’était. Donc ouais, bandage, euh… on allait improviser sur la technique. Tant que c’était solide et que Loon pouvait finir par regarder… ça devrait aller non? Le plus simple fut surement le coup de couteau, parce que je n’avais qu’à glisser mes mains d’un côté à l’autre pour l’enrouler dans le bandage.

-L’arcade sourcilière, le mieux c’est quoi pour ça? Des points de rapprochement? La lèvre, elle, c’est quoi? Une compresse?

Parce que je n’avais pas pu m’empêcher de sourire en m’imaginant…

-Parce que je pourrais lui entourer la tête complètement avec le bande extensible aussi, mais… le style momie ne lui irait peut-être pas. Du moins, il n’aimerait surement pas.

Parce qu’en plus de le réparer, monsieur parlait à Loon, mentionnant qu’il était grincheux même dans ses rêves. Donc, le fait de rêver donnait le droit de dire de la merde et de demander aux autres de les aimer? Ouais, je n’avais pas tant digérer cette remarque en fait. Bref. En prime, il parlait de Loon comme d’un frère. J’avais donc écouté Shan’ parlé et c’est avec un petit sourire joueur que je lui balançai simplement un :

-Si Loon est mon frère et que tu le considères comme ton frère… ça nous fait un lien de parenté. Donc, arrête de dire n’importe quoi.

Parce que ouais, si je pouvais lui faire oublier le fait qu’il s’attendait à quoique ce soit de moi, ça serait bien. Oh et en prime, si je pouvais lui enlever de la tête ses conneries et le convaincre que j’étais une gamine chiante, ça m’irait. Maintenant, fallait juste finir de le réparer.
 

 
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MessageSujet: Re: Blood Red Reunion   Sam 4 Juil - 12:57

« Eh bro', modère ton langage ou je te laisse crever. »

La simple pensée que derrière cette poubelle, Aimée est en train de plonger ses mains dans le sang frais d'un être humain qui se vide te révulse. Tu souffles calmement, essayant de te reprendre, de penser à autre chose, alors que dans ton dos, Shandro divague d'amour. Décidément il a franchement tendance à divaguer quand ses défenses immunitaires font la gueule. Aimée évoque une commotion cérébrale.

« Oui, on s'connaît bien. Très bien même. Trop bien. A quel point les blessures sont...Euh, non, en fait, ne dis rien. »

Tu voudrais te soucier de ce gars que tu apprécies énormément sans obtenir de détails ; sachant qu'il vient de se faire passer à tabac, l'exercice se révèle difficile et les séquelles doivent être nombreuses et en terrible état. Sans trop connaître le Nightkeeper, tu as tendance à penser qu'il se saigne sur son lit de goudron mortuaire en face des deux personnes qui comptent le plus au monde pour lui, ce qui te touche en même temps que cela te rend extrêmement mal à l'aise car comme le dit si bien Aimée, vos liens respectifs transforment votre groupe en un triangle très étrange.

« Ca donne surtout un truc particulièrement incestueux. » grinces-tu, levant les yeux au ciel.

Entre les avances que tu as faites à Aimée, celles que tu as faites à Shandro, celles que Shandro t'a faites et celles qu'il fait à Aimée, la pauvre Soulcrusher est prise dans un ensemble qu'il vaudrait mieux éviter, et qu'elle s'applique d'ailleurs à repousser en intimant à Shandro de se taire. S'il continue à divaguer, il risque de sortir ce qu'il a réellement sur le cœur sans barrière mentale et ça risque de donner un joli florilège de secrets qui devraient sérieusement rester là où ils se trouvent, surtout ceux qui concernent une certaine après-midi dans le bayou. Aimée n'a pas besoin de savoir ce genre de choses qu'elle a de toute façon en horreur.
Un soupir de soulagement t'échappe tandis que tes entrailles se détendent légèrement : il est apparemment hors de danger.

« Eh mec, t'es Nightkeeper ou bien ? Où est ton instinct de guérison ? »

Certains sorciers peuvent voir les blessures superficielles se soigner grâce à un principe de coagulation et de cicatrisation exacerbé, ainsi que certaines plantes. Inutile de préciser que le tien est clairement à chier, ce qui te fait penser que tu devrais peut-être commencer à le travailler si tu t'acoquines avec des gens qui ont une facilité innée à se fiche dans les ennuis, à tout hasard par exemple, les deux qui se trouvaient derrière la poubelle. T'étant entièrement concentré sur les potions ces vingt dernières années, tu possèdes une maîtrise conséquente en la matière, au total dépit des autres...

« Débrouille-toi déjà pour stopper l'hémorragie, nous avons un instinct de cicatrisation légèrement supérieur, son corps fera le reste pour les blessures superficielles. Pour les autres, ça dépasse mes compétences. »

Et aller moisir dans la salle des urgences de l'Aventist Hospital avec au creux du ventre l'angoisse qu'il ne s'en sorte pas ne te réjouis pas du tout.
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MessageSujet: Re: Blood Red Reunion   Sam 4 Juil - 17:21



« A hot blooded warrior »

Aimée – Loon - Shandro
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  Ta peau hâlée ne fait que souligner à quel point tu as pâli durant cette hemorrhagie, mais grâce à eux tu es vivant. Faible, au bort du gouffre, mais bel et bien vivant. Les pansements que t'a posé ta petite Dragonne sous les directives de Loon ont énormément ralenti le flot écarlate. Ce n'était plus qu'une question de temps et d'énergie pour que ton corps reprenne les rennes, et se décide à guérir. Vous les Nightkeepers, vous guérissez légèrement plus vite que les humains, plus efficacement aussi. Le nombreux rituels où tu avais dû t'infliger de légères coupures et autres menues scarifications te l'avaient appris. Mais là par contre, on en était à un tout autre niveau. Ce n'est pas ton pathétique facteur guérisseur qui allait s'occuper d'une plaie béante comme celle que t'avais laissé cette lame. Ça ne marche pas comme ça, mais ça, l'instinct de survie, il s'en fout royalement. Un corps est prêt à tout tenter pour se maintenir en vie, et l'une des réactions les plus basiques, est celle qui consiste à rediriger un maximum d'énergie vers la reconstitution des tissus. Ce qui voulait dire, moins d'efficacité dans la réflexion, dans le mouvement, et en règle général, dans tout ce qui est du domaine de l'éveil. C'est ça, t'allais finir par t'endormir pour de bon.

« So y'all knew each other the whole time... Small world we live in... »

Trad:
 

Et tu t'es endormi comme une masse momifiée de bandages ensanglantés. Tu t'es livré aux deux personnes ( tes parents mis de côté ) à qui tu tiens le plus au monde sur un plateau d'argent. Tu es bien trop lourd pour qu'Aimée te transporte ne serait-ce que sur quelques dizaines de centimètres. S'il voulait vraiment t'aider, c'est Loon qui devrait s'atteler à la tâche, mais Loon et le sang... ce n'était pas une grande histoire d'amour, et du sang, t'en était couvert, et les bandages que l'on t'avait posé commençaient à s'en imbiber. S'il arrivait à vaincre sa phobie pour toi, alors faudrait que tu penses à le remercier, surtout après que tu l'aies traité de putain de grincheux. Même si ce n'était pas complètement faux.
Si auparavant tu pouvais encore voir et entendre sans comprendre, tu n'avais maintenant plus la moindre information concernant ton environnement. Tu étais bel et bien en vie, mais aussi alerte qu'un pauvre cadavre. Où, quand, comment, avec qui et pourquoi. Qu'est-ce qui a bien pu se passer pendant ces quelques heures ? C'étaient des questions auxquelles tu ne pourrais jamais répondre, même après ton réveil. Trois heures seulement que tes yeux ce sont fermés, et ils se rouvraient déjà. Tu t'attendais encore à la dureté d'une route, mais c'est le moelleux d'un sommier qui t'as accueilli, te tirant un sursaut et une toux metallique au passage. Putain, ou est-ce que t'es encore ? Tu connais cet endroit, cet endroit, c'était la maison de...

« Loon... Loon ! You here ? »

Trad:
 

Parce que t'es décidément le plus mauvais blessé qui soit, t'as préféré mettre pied au sol plutôt que d'attendre une réponse. Les murs... quelle belle invention. Les murs, les plus fidèles alliés de l'estropié rebelle voulant à tout prix se déplacer. Avec un peu de chance t'arriverais jusqu'au salon avant que l'autre grincheux ne revienne t'aliter. Encore un petit ef... quoi ? Qu'est-ce qu'elle faisait là elle ? Alors depuis tout ce temps il se connaissaient ? Et dire que t'as passé des jours entiers à essayer de la retrouver, alors que pendant tout ce temps elle était chez lui.

« Whatcha doin' here Lil'Dragon ? Please don't tell me that you guys are related, I don't wanna feel even dumber. Well just don't say anything. »

Trad:
 

Tu te retournes pour reprendre le chemin du lit dans lequel ils t'avaient si gentiment déposé. Laissant glisser quelques mots derrière toi au passage.

« By the way... thank you guys. I owe you big time. I think. »

Trad:
 
 

 
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MessageSujet: Re: Blood Red Reunion   Sam 4 Juil - 18:34



« Sweet berries ready for two Ghosts are no different than you. »

Aimée – Loon - Shandro
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J’avais fait de mon mieux pour le réparer, sans vraiment jouer les durs, sans être méchante, ni gentille. Juste… je ne sais pas. Juste être moi, ça pouvait surement le faire et lui il continuait.  Rajoutant que le monde était petit parce que Loon et moi, on se connaissait. S’il s’avait que j’habitais chez Loon… que j’y avais emménagé après lui avoir dit que j’allais déménager s’il savait où j’habitais, moi je trouvais l’idée très drôle. C’était bien fait la vie, même si ça rendait les trucs compliqués. Vraiment compliqué en fait, parce que du coup… l’éviter deviendrait difficile. Faudrait peut-être que je mis fasse, se Shan’ deviendrait peut-être récurant dans ma vie. Donc, être chiante n’était peut-être pas la solution adéquate, malgré que… c’était drôle hein et que de devenir gentille n’était pas simple non plus. Puis, finalement, il c’était endormit. C’était surement mieux comme ça, je gérais mieux les crétins inconscients, surtout ceux qui parlaient d’amour. Non mais sérieusement… il m’avait rencontré une seule fois, fallait pas être bien non plus. Non, le coup de foudre, je n’y croyais pas, désolé. J’avais fini de penser ses blessures et j’avais tenté de nettoyer le plus de sang que je pouvais, autant sur moi que sur Shan, parce qu’on n’allait pas rester là… faudrait le transporter et que je ne pouvais pas le faire toute seule, je n’y arriverais pas. L’aider à marcher, j’aurais pu, mais pas le porter. Du coup… fallait espérer que Loon arrive à surmonter sa peur du sang. C’est surement quand on s’attache à quelqu’un qu’on se met à culpabiliser et c’était un peu mon cas en ce moment.

-Il c’est endormit… ou il a perdu conscience… c’est bon ou mauvais signe? Tu penses qu’on peut le déplacer?

Mes vêtements étaient dégueulasses, les siens aussi. Au moins, l’hémoglobine visible avait disparu. Tranquillement, le pansement s’imbibait, mais ce n’était pas mon premier que je faisais, alors je savais qu’il allait tenir le coup. J’étais une bagarreuse, j’avais appris à mes dépends. Loon accepta donc de le transporter, même si le pauvre, il n’en mourrait absolument pas d’envie.

-Je suis désolé Loon de t’avoir mêlé à tout ça. Il m’a… aidé la seule fois qu’on s’est vu. En fait, il m’a d’abord agressé pour me faire comprendre que marcher seule la nuit c’était une mauvaise chose, mais il m’a aidé contre un esprit et m’a raccompagné à la maison. Du coup… je sais pas, l’aider était normal, mais j’y serais pas arrivé sans toi, merci.

Parce que j’étais du genre polie avec les gens que j’aimais et aussi quand on me rendait service. Je n’étais pas certaine que le ramener à la maison soit la meilleure idée du monde, mais… j’avais besoin d’une douche. Une fois le blessé couché dans le lit, tout était franchement plus simple. Sauf peut-être pour Loon du coup qui n’aimait sérieusement pas le sang. J’avais pris le temps de voir s’il allait, avant de lui proposer de prendre sa douche en premier. Il avait touché un mec couvert de sang, c’était peut-être une idée de se doucher. Ensuite, mon tour, parce que j’en avais besoin, c’était nécessaire à ma survie et j’avais enfilé un jeans propre, un haut que j’appréciais. L’idée d’abandonné le presque mort à Loon et sortir m’était passé par la tête, mais… si je devais lui changer ses pansements… Donc ouais, après la douche, décompresser dans l’appart et passé le temps jusqu’à ce qu’il fasse du bruit et il en fit assez. En fait, il appelait Loon, mais s’il était en train de se vider de son sang encore, je préférais que ce ne soit pas Loon qui y alle. Donc :

-Oh, ta belle aux bois dormant est réveillée! Je vais voir s’il est présentable.  

Avec l’accent sur le « ta » comme si de rien n’était, comme si shan lui appartenait. Qui sait, c’était peut-être le cas! Parce que j’étais adorable comme ça avec Loon… et seulement avec Loon en fait. Elle était donc entrée dans la chambre pour voir Shan qui… c’était levé. D’accord, il était suicidaire. Genre, elle allait le remettre au lit sans discussion. Parce qu’elle n’avait pas envie qu’il aggrave son cas en tombant tête la première sur une table de chevet. Il avait l’air surprit de me voir, me demandant même ma relation avec Loon, il ne voulait pas savoir finalement, alors c’est avec le sourire que j’avais fait le contraire de sa demande, comme à mon habitude.

-Loon est mon frère, j’habite ici maintenant. Un mec m’a agressé la nuit dans un cimetière et je me suis dit que déménager était une idée. Le quartier est mieux en prime. Retourner au lit et oublier est ta meilleure option.

Mon ton était normal, pas même agressif, peut-être même légèrement chaleureux si on veut. J’avais même rit légèrement sur les derniers mots. Parce qu’il retournait déjà au lit de lui-même. Il venait de se réveiller, il avait eu une dure journée et il connaissait Loon, je devais revoir comment j’allais gérer son cas. Distante, mais agréable? Ça pouvait le faire quand même. En prime, il nous remerciait, ce qui était bien en soit. Donc ouais, il nous en devait une, ou pas. Dans ma tête, on était quitte, tout simplement. J’avais ensuite regardé le blessé, puis Loon.

- Hm, s’il passe la nuit ici… je ne crois pas qu’on tienne dans le lit à trois… Donc, je devrais peut-être vous laisser le lit et sortir, je prendrai le canapé au retour… c’est une idée non?

Parce que sérieusement, tenir à trois dans le lit était possible, mais j’avais peur qu’il me demande à moi d’être dans le milieu. Donc, aussi bien prendre le canapé. En prime, s’ils acceptaient facilement la mention, j’aurais la confirmation que Shan et Loon était plus que des amis, chose que je n’allais pas demander, mais puisque Loon aimait les garçons… fallait supposer de tout. En prime, si c’était le cas, ça m’expliquait rapidement que les divagations de Shan n’était que ça, parce qu’au fond… il ne pouvait pas vraiment vouloir que je l’aime. Non? En fait, fallait pas être bien pour vouloir de mon amour à moi.
 

 
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MessageSujet: Re: Blood Red Reunion   Sam 4 Juil - 19:19

« Son corps se met en sécurité en mettant en veille toutes les fonctionnalités qui ne servent pas à la cicatrisation. S'il reste inconscient plus de trois heures, c'est fini. »

Le cœur battant, tu contournes la poubelle pour affronter ce qui t'attend depuis tout à l'heure. La vue de ton ami mal en point provoque un haut le cœur qui est à la limite de te faire rendre ton repas. Il ne faut pas être particulièrement intelligent pour comprendre que la petite silhouette d'Aimée ne pourra pas supporter longtemps la musculature impressionnante de Shandro. Soufflant, tu fermes les yeux, reprends tes esprits. Tu t'apprêtes à reculer, indiquer que tu ne pourras pas le faire, qu'il vaut mieux attendre les secours, mais les ombres qui rôdent dans la nuit tombante t'en dissuadent : vous ne sauriez vous défendre physiquement à deux si les agresseurs de Shandro par malheur venaient à revenir. Te baissant, tu te saisis du corps lourd du Nightkeeper et les yeux fermés, avec l'aide d'Aimée, faisant fi de l'odeur écœurante d'hémoglobine qui t'agresse les narines, tu le soulèves par dessus ton épaule. Vous faites enfin demi tour et vous éloignez de cette ruelle de malheur. Concentré sur l'oubli du corps ensanglanté qui pèse sur tes épaules, tu t'accroches aux paroles d'Aimée sans pour autant y répondre.
Que le monde est petit, comme l'a si bien dit Shandro.

Vous déposez quelques dizaines de minutes plus tard le corps du blessé sur le lit que vous avez l'habitude de partager tous les deux et sur la proposition d'Aimée, tu disparais dans la douche où tes nerfs te lâchent. Glissant contre le carrelage de la cabine, tu te laisses tomber sur le sol, les genoux contre la poitrine, tes mains contre tes lèvres étouffant les sanglots qui te secouent. La peur viscérale combinée à l'angoisse de voir une personne proche vous abandonner pour les limbes se conjuguent et te poussent dans tes derniers retranchements. Tu devrais te réjouir d'avoir su, à grand peine, surmonter la terreur qui te nouait les entrailles pour ne pas laisser sur le carreau ce corps transi qui vous appelait à l'aide. L'anxiété se relâchant te submerge et tes larmes acides se mêlent au jet brûlant qui s'écrase sur ta nuque.

Tu finis tout de même par t'extirper, frais et dispo, de la salle de bains afin de laisser Aimée y prendre place, elle qui est aussi couverte du sang du Nightkeeper. En repassant dans l'entrée pour accéder au salon, tu passes la tête dans l'encadrement de la porte de la chambre pour considérer le corps à demi nu de votre ami dont la poitrine monte et s'abaisse au rythme de sa respiration lente, mais régulière. Tu songes qu'il a quasiment sauvé la vie d'Aimée quand il l'a rencontrée et que vous avez certainement été épris tout deux du même charme étrange qui enveloppe la jeune femme. Lui se sera certainement manifesté avec sa maladresse habituelle...

Trois heures plus tard, les mains plongées dans un bol, Aimée à tes côtés, tu termines la composition d'un breuvage particulièrement complexe qui te prive de la parole tandis que tu te concentres sur la réduction en poussière de quelques feuilles à la forme indéfinissable. Ton pouvoir de guérison étant dérisoire, tu te rabats sur ton domaine d'activité le mieux maîtrisé : la chimie et en l'occurrence, vue ta nature, les potions. Tu sursautes cependant quand Shandro t'appelle, l'unique syllabe de ton nom résonnant de manière étrange dans ta poitrine.

« Il s'appelle Shandro. » réponds-tu simplement, les yeux rivés sur ta préparation. « Et c'est toi qui a voulu le ramener. »

Ton cœur fait un véritable bon dans ta poitrine quand Aimée te présente comme son frère. Tu lèves les yeux vers elle, t'interrompant quelques secondes le temps d'assimiler ce qu'elle vient de dire. Vous ne portez pourtant pas encore le même nom de famille qu'elle a déjà assimilé la chose ; le fait que tu aies été la première personne qu'elle ait appelé à l'aide en est une preuve.

« Tu restes. » affirmes-tu lorsqu'elle se tourne vers toi. « Personne ne met son cul dehors après ce qu'il s'est passé tout à l'heure. Et dis plutôt que t'as la trouille de te retrouver entre deux mâles en chaleur, parce qu'on tient parfaitement à trois sur le lit. »

Un sourire étire tes lèvres tandis que tu termines la préparation que tu verses dans un verre. Le liquide d'un vert chimique aux senteurs de menthe se glisse contre la surface translucide avec l'épaisseur d'une soupe particulièrement nourrissante. Tu te lèves ensuite avant de rejoindre tes deux compères d'infortune sur le pas de la porte de la chambre avant de tendre le verre, le soulagement parfaitement perceptible dans tes yeux.

« T'en fais pas bro', les amis c'est fait pour ça. Tiens, avale, ça réduira la douleur et ça évitera que ta cochonnerie s'infecte. »

Ta main se pose sur l'épaule d'Aimée pour la rassurer elle, autant que toi. Qu'est-ce qu'on ferait pas pour ses potes, sérieusement.
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MessageSujet: Re: Blood Red Reunion   Dim 5 Juil - 4:23



« Has fallen into your arms »

Aimée – Loon - Shandro
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 Qu'est-ce que tu pouvais répondre à ça ? Vraiment pas grand chose après tout, alors tu t'es contenté de la regarder l'air de rien, balançant doucement la tête de droite à gauche. Décidément, quel que soit l'état dans lequel tu pouvais te trouver, elle ne changerait jamais. Tu roulerais bien des yeux, si ton visage ne te faisait pas aussi mal.

« Girl, couldn't ya grant a dying man one last wish ? »

Trad:
 

Non. Jamais, et c'est ce que tu aimais autant chez elle après tout. Son côté rebelle, sa manière de dissimuler lorsqu'elle donnait. Ton petit doigt te dis que c'est en grande partie grâce à elle que tu t'en es sorti. Enfin, c'est surtout le fait de savoir Loon hématophobe qui t'a amené à cette conclusion. S'il n'y avait eu que lui pour te sauver, alors soit il se serait enfui, soit il se serait évanoui, et tu te serais vidé de ton sang comme une pauvre tâche au milieu de ce quartier de merde. Enfin... qui sait. Il a bien fallu quelqu'un pour te porter jusque dans ce lit, et aussi dure à cuire qu'elle puisse être, tu peux être à 100% sûr que ce ne sont pas les petits bras d'Aimée qui t'ont transportés. Loon avait dû faire un gros effort sur lui-même pour ça. Peut-être que s'il s'était retrouvé seul face à toi mourrant, alors il en aurait fait un encore plus gros. T'aimes bien t'imaginer d'assez de valeur à ses yeux pour ça. C'est beau de rêver après tout.

« Hey. I thought I was the broken ass intruder here. Shouldn't I be the one sleeping in the couch ? I mean I wouldn't mind sleeping with either one of you guys but I tend to get quite cuddly when I'm asleep. And I'd better not wake up and realise I strangled someone. »

Trad:
 

Etranglé... ou mis enceinte, qui sait. Les deux étaient bel et bien possible, et heureusement, tu n'avais eu à vivre que le premier... et tu t'étais réveillé avant qu'il ne soit trop tard pour elle. Celui ou celle qui vous a dit que les câlins n'étaient jamais dangereux vous a menti. M'enfin de toute façon, t'es trop cassé de partout pour faire quoi que ce soit à qui que ce soit ce soir... mais ça ne t'en passeras pas l'envie. Trop, juste trop. T'as pas besoin de t'infliger autant de tension sexuelle d'un coup. Ça ne serait que de la frustration inutile, et t'as pas envie de rester éveillé toute la nuit à tenter de te calmer. Pour finir aussi grincheux que Loon ? Non merci. D'ailleurs en parlant de Loon, lui il avait tout compris, et tu devines le sourire qui marque son visage avec cette remarque avant même qu'il ne se rapproche et que tu puisses le lui rendre.
Tu avises avec anxiété le breuvage qu'il te tend. Tu avises avec anxiété absolument tous les breuvages sortant d'entre les mains de sorciers. Un breuvage composé par un sorcier, soit c'est dégueulasse, soit c'est dangereux, et parfois, les deux en même temps. T'as encore le souvenir amer des états dans lesquels te mettaient les potions que ta mère confectionnait avant que tu ne t'y habitues. Et en particulier le Croc-de-Vipère. T'en a déjà parlé à Loon du Croc-de-Vipère. Et dire qu'en plus cette saloperie était délicieuse au goût. C'est toute ton enfance qui est remontée alors que tu servais à Loon les yeux ronds et la phrase que ta mère t'as entendu répéter un milliard de fois.

« You promise me that it ain't gonna kill me right ? »

Trad:
 

Bien sûr que non ça va pas te tuer. Ils n'auraient pas fait autant d'efforts pour te sauver si c'était juste pour te servir la mort dans un bol ensuite. Mais que voulez-vous, les habitudes ont la dent dure. Petit sourire de l'enfant timide que tu étais autrefois aux lèvres, appuyé contre le mur, tu portes le breuvage à ta bouche, et tu bois, d'une traite. T'imaginais pire. C'est que c'était presque bon en fait. Ça se mariait parfaitement bien avec le goût de fer qui te collait dans la bouche. Ça t'aurait presque fait oublier ta salive pâteuse. Le mot clef étant presque. Au final ça n'aura fait que te rappeler ta condition, et à quel point t'es encore crade.

« Ahem Loon, mind lending me some shorts ? I'm in desperate need for a shower, and I'm 100% not putting those back on after I'm all cleaned up... well granted I do not drown in the tub, but that's another story. »

Trad:
 
 

 
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MessageSujet: Re: Blood Red Reunion   Dim 5 Juil - 5:42



« Sweet berries ready for two Ghosts are no different than you. »

Aimée – Loon - Shandro
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Donc ouais, je m’étais légèrement inquiétée quand il c’était endormi, parce que bon, j’espérais quand même qu’il ne meurt pas. En fait, j’avais beaucoup de défaut, mais je ne souhaitais pas trop souvent la mort des gens, pas depuis que je l’avais rencontré de près et que ça m’avait fait passé par la case prison. Ensuite, la route vers la maison avec Loon, Shan qui n’est conscient de rien et moi qui culpabilise un minimum. Une fois Shan’ au lit, c’était l’heure de la douche et j’avais laissé Loon passer en premier. Le sang avait eu le temps de coaguler contre ma peau et quand je refermais mes doigts, je sentais le tout tirer, mais… je n’en avais rien dit, je préférais éviter de mentionner que je n’avais pas vraiment bien nettoyé. Tant que Loon ne voyait pas, ça allait. La douche fut une réelle délivrance avant que je ne commence à me reposer sur le canapé, j’aimais regarder Loon faire ses trucs bizarres en fait, c’était divertissant. Je ne comprenais absolument rien, mais… c’était divertissant.

Je n’avais pas pu m’empêcher de sourire quand j’avais appris le nom complet de monsieur le dresseur de fantôme. En prime, Loon m’accusait d’avoir voulu le ramener à la maison. Euh pardon? Je n’avais ramené personne moi.

-Je ramène personne à la maison moi! On aurait pu le déposé chez lui… il a surement un chez lui.

Quand même! Même moi j’avais un chez moi, alors il était obligé d’avoir un chez lui. J’avais ensuite été voir la belle aux bois dormant pour savoir s’il était présentable. Shan’ c’était levé, ce qui était franchement une mauvaise idée. Surtout que bon, il était un peu blessé. Beaucoup blessé en fait. Il ne voulait pas savoir pour mon lien avec Loon, alors je m’étais fait un plaisir de lui répondre. Parce que j’adorais faire l’inverse, toujours. Il rajoutait une question. Moi? Accorder une faveur?

-Jamais. Même pas à un mourant, mais ça va, avec toi ce n’est pas bien méchant.

Je ne faisais que répondre à une question, rien de plus! Je ne l’avais pas frappé non plus. Pas cette fois du moins. J’avais ensuite proposé le plus sagement du monde de dormir sur le canapé, je pouvais même leur laisser l’appartement et tout, j’étais la meilleure petite sœur du monde! Pourtant, Loon voulais que je reste. Personne n’avait le droit de sortir et en prime il rajoutait que j’avais peur de me retrouver entre eux deux. Genre, euh non, je n’avais pas la trouille, c’était complètement terrifier à l’idée, mais ça… c’était une autre histoire. Lui qui rajoutait en prime que c’est lui qui devait prendre le canapé. Il mentionnait même qu’il était trop câlin et qu’il pourrait tuer quelqu’un. Hm… entre moi et lui, au lit… j’étais surement la plus dangereuse.

- Ok, premièrement, je n’ai pas la trouille, mais Shandro va me toucher, je vais le frapper… et il est déjà assez brisé comme ça, je ne vais pas en rajouter. En prime, si j’ai bien comprit… si c’est lui dans le milieu… il pourrait se passer des trucs que je n’ai pas envie de voir dans ma vie. Je te jure que c’est pour son bien que je fais ça!

Ouais, moi avec une décision désintéressée… ce n’était jamais arrivée encore, mais on s’en fichait au final, parce que l’important, c’était juste que j’aille raison. Quoi? Ce n’était pas une exigence trop importante non plus. Juste… avoir toujours raison. Finalement, Loon donna un verre de son truc muche à Shandro pour qu’il… le boive en toute logique. Moi, quand je regardais ce truc, je n’avais absolument pas envie de le mettre dans ma bouche étrangement. Pourtant, Malgré la réticence du dresseur de fantôme, il l’avait bu. Bon, ce devait être comme le sirop pour la toux, un mal pour un bien. Loon était bien la seule personne sur terre à pouvoir me toucher sans broncher, il avait fait ses preuve et j’étais bien avec ça. Une fois le truc bu, monsieur voulait aller prendre une douche, ce qui était logique quand même. Il demandait même des sous-vêtements à Loon, genre… il pouvait demander des vêtements aussi, beaucoup de vêtement… ouais j’exagère un peu, non je n’ai pas la trouille… bon d’accord oui je l’ai. J’avais regardé Loon puis Shandro, puis de nouveau Loon avant de dire :

-Un haut et un bas aussi si possible, faudrait pas qu’il attrape froid.

Parce que non, un inconnu presque nu… juste non. J’aurais pu accepter la presque nudité de Loon. En fait… je m’en serais complètement fichée, mais pas Shan’ voilà. Ouais, je faisais du favoritisme. Oh et en prime, je venais de réaliser un truc, mentionnant donc simplement :

-Hm, je suppose que si tu as besoin d’aide pour refaire les pansements… je vais le faire. Sauf si Loon en a très envie, bien sûr.

Juste parce que plaie et Loon, ça n’était pas vraiment efficace, mais si Shan’ était capable seul… pourquoi pas hein! Je ne me proposais pas vraiment, je disais juste qu’en cas de problème… c’est moi qu’on appellerait. Chose qui me faisait relativement rire intérieurement, parce que je ne lui avais jamais donné mon nom en fait. En prime, si Loon avait envie de le faire, qu’il le fasse, ça m’arrangerais beaucoup. Si j’en entends un demander pourquoi Shan’ me terrorise autant, je frappe, voilà.
 

 
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MessageSujet: Re: Blood Red Reunion   Dim 5 Juil - 19:02

« Ouais, au fin fond du Bayou, à plus d'une heure d'où tu l'as trouvé. Il avait le temps de crever. »

C'est un véritable éclat de rire qui te secoue lorsque tu entends Shandro râler de la révélation qu'Aimée vient de lui faire, donnant l'impression qu'elle vient de le spoiler bien comme il faut sur un plot-twist d'une série qu'il apprécie particulièrement. Secouant la tête, les lèvres serrées pour étouffer tes éclats moqueurs, tu songes qu'il s'agit bel et bien de ta sœur et que si tu découvrais par un retournement de situation que vous viviez du même sang, tu ne serais pas surpris le moins du monde. Faire strictement l'inverse de ce qu'on te demandait, c'était ta marque de fabrique, juste pour avoir le plaisir de faire chier le monde.

« Ecoutez, c'est pas l'heure de dormir pour l'instant, arrêtez de vous prendre la tête, ça se trouve qu'on va se torcher autour d'un film et qu'on va finir écroulés par terre les uns sur les autres. »

La tension palpable entre Aimée et Shandro te fait rire ; est-ce cette demoiselle auprès de qui Shandro disait avoir un espoir, quand vous vous êtes croisés dans le Bayou ? Le monde est-il réellement petit à ce point ? Tu ne t'avances pas et préfère prendre les avances de Shandro envers Aimée au même niveau que celles que tu lui as toi-même prodigué. Un mince sourire étire tes lèvres lorsque ta sœur proteste et tu ne prends pas la peine de l'embêter davantage étant donné que tu sais parfaitement la raison pour laquelle elle préfère éviter le contact humain, hormis le tien. Tu lèves les yeux au ciel tandis que Shandro espère que le breuvage que tu lui tends ne va pas le pousser dans l'autre monde ; non mais ça va, tu peux te laisser crever aussi, hein. Reprenant le verre, tu assistes à une demande inopinée mais tellement Shandroienne, bientôt renchérie par Aimée qui veut le voir se vêtir davantage.

« Va t'servir, tout est là bas. » indiques-tu en désignant l'armoire dans le fond de la pièce, avant de te tourner vers Aimée et de lui enfoncer légèrement ton doigt dans l'épaule. « Toi, le jour où tu acceptes de te rincer l’œil sur quelqu'un qui n'est pas moi, je saurai que tu as un problème. »

Le doigt se transforme en paume qui atterrit un peu plus sèchement sur son omoplate tandis qu'elle plaisante naturellement au sujet de ton incapacité évidente à soigner Shandro.

« Tsh. Je te laisse cet honneur. Moi je préfère lui faire autre chose. Au fait mademoiselle, dans la mesure du possible, ça se change sous la douche. »

Tirage de langue et petite vengeance, tu te détournes pour aller nettoyer la table de la cuisine de tout ton attirail de travaux manuels. C'est vrai que tu es un paradoxe ambulant : tes facilités en chimie, en neurosciences, en biologie et en génétique sont largement compensées par ta peur panique du sang. Il s'est révélé très vite inenvisageable pour toi de travailler en hôpital et tes espoirs d'enseignement se sont envolés avec l'avortement de ton doctorat. Mais au final, ta condition de pharmacien n'est pas si mal, même si elle est routinière.

« Bon les amoureux, moi j'ai la dalle ! »
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MessageSujet: Re: Blood Red Reunion   Dim 5 Juil - 23:52



« Has fallen into your arms »

Aimée – Loon - Shandro
featuring

  C'est que tu découvrais une autre facette à ta petite Dragonne aujourd'hui. Faut dire que si Loon était son frère, alors une fois en sa présence, elle devait être un peu plus à l'aise, et donc moins sur ses gardes. Elle te semblerait presque avoir quelque chose de... fragile. Bon, bien sûr elle ne perdait pas une occasion de continuer de jouer du sarcasme, mais là, elle le faisait de manière bien plus bon enfant. En plus d'avoir contribué à te sauver la vie, elle aurait donc presque décidé de se montrer sympathique avec toi. Elle semblait s'être résignée à couper dans la distance qu'elle avait mis entre vous, du moins jusqu'à ce que vous abordiez la question du lit. Tu te garderas de le faire remarquer à voix haute, mais les regards que tu destinais à Loon n'en étaient pas moins pleins de questions. C'est vrai que tu n'étais pas particulièrement délicat, et tu ne perdais pas une occasion de plaisanter sur le sujet, et c'est vrai qu'avec la proximité... mais quand même. Elle était bien trop inconfortable à l'idée de dormir à côté de toi pour que tu ne finisse pas par penser qu'il y avait quelque chose qui cloche. Tu l'imaginais pas le genre à avoir peur des pulsions masculines. D'ailleurs elle t'avait bien prouvé ne pas redouter les pulsions masculines le jour de votre rencontre... bien que tes intentions n'aient jamais vraiment été mauvaises. Correction, elle semblait bien trop mal-à-l'aise à la simple idée de toi en petite tenue pour que tu ne te poses pas de questions. Tu tiens quelque chose Shan. Quoi exactement, tu sais pas vraiment, mais tu tiens quelque chose.

« Fine. I'll avoid shocking the Lady. I'mah put some pants too. But there's no way in hell I'm wearing any form of shirt. The bandages alone keep me warm enough. Damn, even butt-naked I'd be super hot... and in more way than one. »

Trad:
 

Il faudra plus qu'être passé tout près de la mort pour détruire ta capacité innée à débiter des conneries grosses comme ta … nevermind. Pas étonnant qu'Aimée ne préfère pas que tu te balades trop légèrement vêtu chez elle. De toute façon, chez toi la politique c'est pudeur zéro. C'est pas comme si tu avais de quoi avoir honte de ton corps. Au final, c'est surtout pour les autres que tu te couvrais, et parce que c'est vrai que parfois les vêtements c'était confortable, et en plus parfois c'était joli... avant de se retrouver dégueulassé par de la vase et des tâches de sève d'arbre. Allez, le premier sous-vêtement et le premier bas acceptable pour la nuit... donc tu fuyais vers la salle de bain à la vitesse d'un escargot estropié avec un boxer et des sweatpants, sous les yeux pour le moins amusé de tes colocataires du jour, avant de leur adresser quelques mots, la tête dépassant de l'encadrement de la porte.

« And don't you fight for me, Loon's potion worked wonders, I'll just bandage myself up on my own. »

Trad:
 

Pour limiter la douleur, le déshabillage est lent et méthodique, et tu en profites pour constater de tes propres yeux l'ampleur des dégâts, sachant bien que quelques unes des contusions les plus mineures ont déjà disparu. Une fois nu, il ne te reste plus qu'à décoller lentement les bandages imbibés de liquide écarlate poisseux enroulés autour de ton abdomen. La blessure que tu arbores au flanc gauche, juste sous les côtes vient confirmer tes doutes. Il t'a pas raté l'autre connard. Tu l'as pas raté non plus. Pendant un instant tu en arrives à te demander ce qu'il a bien pu advenir d'eux. Y'en a quelques uns que t'as quand même laissé dans un état pitoyable... mais ils l'avaient cherché. L'eau froide et le savon emporteraient leurs mémoires avec la sueur, les caillots de sang et la poussière.
Propre, nettoyé de la crasse, et presque libéré des souvenirs, assis sur le bord de la baignoire, tu t'appliquais à te poser de nouveaux bandages, joyeusement piqués à leur armoire à pharmacie. Décidément, quand il disait que ça allait atténuer la douleur, tu ne pensais pas que ce serait si efficace. C'est vrai, t'avais toujours mal, mais au moins, tu pouvais t'autoriser à effectuer quelques gestes si lents soient-ils sans souffrir le martyr. Tu sortais de la salle de bain, portant fièrement des sweatpants dont les jambes étaient clairement trop courtes. Loon était costaud, ça y'a pas à en douter, mais tu en restais tout de même une bonne dizaine de centimètres plus grand que lui. Tout sourire, tu te dirigeais vers la fraterie, semblant se préparer à faire chauffer les fourneaux, lentement, mais sûrement, et sans avoir besoin du support des murs ! Une main sur l'épaule d'Aimée, puis une dans le dos de Loon.

« You guys saved my life. I can at least make you dinner. And I'm not that bad of a cook. »

Trad:
 

 

 
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MessageSujet: Re: Blood Red Reunion   Lun 6 Juil - 1:04



« Sweet berries ready for two Ghosts are no different than you. »

Aimée – Loon - Shandro
featuring

-Mais il foutait quoi ici alors. Y a des limites.

Vrai quoi, il ne pouvait pas se faire tabasser près de chez lui? Ça serait bien quand même non? Bon d’accord j’allais rarement dans son coin et si j’avais bien comprit, il me cherchait moi, mais ce n’était pas une raison. Parce que tant que je ne dis pas que c’était une bonne raison… il avait tort, voilà. Donc ouais, ensuite on en était venu à parler de dodo, parce que ça arriverait bien un jour ou l’autre et je n’aimais pas l’idée. Je pourrais aussi écouter un truc et prétexter ne pas avoir vu l’heure passer en fait. Bref, Loon qui rajoutait que ce n’était pas le temps pour ça. Qu’on n’allait pas se prendre la tête et qu’au final, on verrait bien. Vrai.

Ensuite,  un autre sujet délicat, Shandro voulait se la jouer nudiste. Bon d’accord, il voulait un caleçon, mais rien d’autre. J’avais quand même travaillé pour qu’il porte plus de vêtement maintenant que Loon lui montrait son armoire, mais quand même. En prime, il me balançait que le jour où j’accepterais de me rincer l’œil sur quelqu’un d’autre, il s’aurait que j’avais un problème. Je haussai les épaules avec nonchalance et un sourire moqueur aux lèvres en rajoutant simplement :

-Et ce jour là… achève moi ste plait.

Comme si la torture était trop grande pour moi, aussi bien mettre fin à mes souffrances et m’achever. Ouais, j’adorais dire de la merde, personne n’allait m’en empêcher, j’étais chez moi et Loon me connaissait assez bien pour comprendre la blague. C’était ma façon à moi de dire que ça n’arriverait jamais. Parce que je me connaissais bien en fait. En prime, Shandro acceptait le pantalon, mais pas le t-shirt. Parce qu’il avait déjà les bandages. Ouais bon d’accord, ça m’allait comme option.

-Il en faut plus pour me choquer, mais un pantalon c’est bien.

Parce que je ne serais pas choqué, je lèverais les yeux au ciel et je laisserais les deux mâles s’auto-satisfaire leur hormone mutuelle. Parce que ouais, j’étais persuadé qu’ils pouvaient finir ensemble. Bon d’accord, la sexualité de Shan’ était ambigu, mais il n’aimait pas faire dans le simple ce mec. Avec le genre de rencontre que je faisais… il aurait pu être dendrophile que je ne m’en serais même pas étonnée. Donc ouais, Loon et le sang, moi qui l’embête, sa main, moi qui rigole.

-Hm, je passe mon tour donc.

Parce que non, je n’allais pas aller lui changer ses pensements sous la douche, sauf s’il gardait ses vêtements pendant, mais… ça ne serait pas pratique.

-Et techniquement, ça se change après… sinon ils finiraient mouillés tu sais.

Avec le magnifique sourire de la petite sœur qui cherche les ennuis. Parce que je n’allais pas changer, je cherchais toujours les ennuis, juste qu’avec Loon, ce n’était jamais grave. Dans le pire des cas, il se passerait quoi? Une chasse poursuite dans l’appartement et moi qui rigole? Ouais, je n’avais pas vraiment peur de Loon. J’avais quand même été soulagé quand il avait dit qu’il le ferait tout seul. Chose que je n’avais pas laissé paraitre au moins. En même temps… il aurait pu se servir de l’offre et il ne l’avait pas fait. Donc ouais, mes doutes se confirmaient, Shandro se comportait comme un crétin, avec la délicatesse d’un gamin de 4 ans, mais… il n’était pas méchant. Il avait un bon fond. Finalement, Loon avait faim, mais c’est sa formulation qui me fit relever un sourcil interrogateur puissance 10. Peut-être même un sourire moqueur quand j’avais répondu :

-Attend… moi et lui… amoureux? Hm, d’accord, j’accepte le titre impossible… mais moi je dis qu’il est ton boy-toy, ça te va? En prime… je ne savais même pas que j’avais l’amour dans mes options sentimentales… faudrait que je relise le manuel d’instruction un jour.  

Parce que dire de la merde… j’en étais très capable, toujours. Je n’étais plus froide avec shan’ à ça non, j’étais peut-être pire, mais je m’en fichais. Je n’avais pas froid aux yeux, j’avais du culot et je ne m’en laissais pas imposé. Si Loon voulait m’embêter avec un amoureux, j’allais l’embêter avec son boy-toy, voilà tout. Parce que si j’avais bien comprit une chose avec ses deux-là, c’est que si je quittais la pièce pendant qu’ils étaient en santé… j’étais mieux de donner du temps pour qu’ils se sautent dessus joyeusement. Shan’ avait été dans la douche et j’avais été mourir, étendue sur le canapé comme à mon habitude. Loon voulait, manger, aussi bien qu’il cherche lui-même. Pourtant, c’était long, alors je m’étais rendue tranquillement à la cuisine pour voir avec lui ce qu’on pouvait manger. Je n’avais pas tant faim, mais Loon ouais, alors aussi bien manger. Shan’ sorti finalement de la douche au bout de mille ans, bon pour sa défense, il était brisé, mais quand même. J’avais tous les droits de le juger. Il c’était rapproché de nous et j’avais senti sa main sur mon épaule et… et… bah rien. C’était un gentil, il allait se faire Loon, il n’était plus une menace. Alors aussi bien que je mis fasse. En fait… il c’était peut-être déjà fait Loon… nah, trop de tension pour ça. En fait… je sais pas. C’était à demander, un jour… Donc, j’avais retourné mon regard vers lui quand il c’était proposé de faire le repas.

- Tu me promets que ça va pas me tuer hein?

Avec un petit sourire moqueur, parce qu’il avait sorti cette question un peu plus tôt. Parce que j’avais une mémoire sélective, mais qui retenait bien toute information inutile, les citations ça en faisait partie. Ouais, j’avais tout de la petite sœur chiante, j’avais 16 ans d’expériences dans le domaine avant que tout ne plante et sincèrement… me remettre dans le bain avait été d’une facilité déconcertante, comme si mon cerveau n’attendait que ça pour oublier toute la merde qui m’était arrivé.  
 

 
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MessageSujet: Re: Blood Red Reunion   Lun 6 Juil - 14:37

« Pas devant la demoiselle. » intimes-tu en saisissant pleinement le sous-entendu de Shandro. « File ! »

Tu te détournes en compagnie d'Aimée pour regagner la cuisine. Elle semble avoir parfaitement saisi le lien que tu entretiens avec cette connaissance commune, ou du moins, que tu as entretenu, car jusqu'à présent, vous ne vous êtes croisés qu'une seule fois...et quelle fois ! Au creux de ton aine, tes muscles en frémissent encore alors que tu ranges innocemment sur les étagères ce qui t'a servi à préparer cette potion « qui marche du tonnerre ». Heureusement d'ailleurs, il manquerait plus que tu ne sois définitivement indigne de ta condition de Nightkeeper ; quitte à être considéré comme un monstre, autant en assumer la part entière, pas vrai ? Tu écoutes distraitement Aimée qui t'a rejointe alors que dans la salle de bains, l'eau commence déjà à frapper l'émail de la cabine de douche.

« Rien n'est impossible, sista', rétorques-tu en alignant soigneusement les petits flacons les uns à côté des autres à la manière de ceux des épices. Je vois bien comment il te regarde et s'il est allé se perdre seul dans les pires quartiers de NO alors qu'il n'y habite pas, c'est soit qu'il est streap teaseur, soit qu'il cherchait quelqu'un. »

Tu réalises alors que tu ne connais absolument pas le métier que Shandro exerce dans la vie de tous les jours. De la même manière que dans ta relation avec Aimée, des zones d'ombres subsistent sur les sujets les plus simples.

« Eprouver de l'attachement pour moi est déjà une forme d'amour. »

Et si par malheur tes instincts devaient se diriger vers Aimée et les siens se diriger vers toi, la relation relèverait alors du pur inceste. Si autrefois tu aurais pu être tenté de la mettre dans ton lit, avant de comprendre que ton gouvernail se dirigeait uniquement vers les hommes, Aimée se rapprochait désormais de toi comme d'une sœur à la fois pour toi qui éprouvait de plus en plus d'affection pour elle chaque jour, et à la fois pour elle qui manifestait, de temps à autre ces moments de tendresse inopinés au travers des réflexions qu'elle faisait.

Alors que tu diriges vers les fourneaux en sa compagnie, une main se pose dans ton dos. Tu crois au départ qu'il s'agit de celle d'Aimée et lui jettes un regard suspicieux, avant de remarquer une main sur son épaule qui n'est pas la tienne. Tes yeux remontent alors vers Shandro qui se tient derrière vous, frais et dispo. Aimée, soudain très gentille, lui envoie même une boutade alors que votre protégé se propose de cuisiner. Sachant qu'il maîtrise évidemment la chimie puisqu'il s'agit d'un sorcier, tu n'es pas contre lui en laisser l'honneur.

« Très bien, montre nous c'que tu sais faire ! »

Ton dos s'appuie contre sa main tandis que ta bouche atteint son oreille pour lui chuchoter un secret.

« Applique-toi, ça pourrait te permettre de convaincre ma sœur. »

Ponctuant cette phrase d'une claque bien sentie sur ses fesses – c'est qu'il n'a pas choisi ton jean le plus moche – tu te libères de son étreinte avant de plonger la tête dans le frigidaire.

« Qui boit quoi ? »

Et soudain votre trio étrange a plus que jamais des airs de famille.
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