AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 [Terminé] WOAH ! Come with me now ! [Alvin]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Invité
Invité






MessageSujet: [Terminé] WOAH ! Come with me now ! [Alvin]   Sam 4 Juil - 15:44

Afraid to lose control
Caught up in this world
I've wasted time, I've wasted breath
I think I've thought myself to death
I was born without this fear
Now only this seems clear
I need to move, I need to fight,
I need to lose myself tonight !

Come with me now - Kongos


« Oui, je ferai attention, ma belle, je connais la valeur des choses. »

Tu aimes les belles choses et tu les chéris comme la prunelle de tes yeux, surtout lorsqu'il s'agit d’œuvres d'art rarissimes, uniques, comme celle qui passe au dessus du comptoir, protégée dans un écrin de papier kraft doublé de papier bulle et de soie. La tableau d'une taille modeste est considérablement épaissi par son armure qui le fait paraître qu'un poids considérable alors qu'il ne pèse en vérité que les quelques centaines de grammes en partie assumées par le cadre de bois et la surface vitrée qui protège la toile – une huile, si tu en crois l'experte qui te fait passer l’œuvre. Tu signes le registre dans le paradoxe du patronyme du destinataire orné de ta propre signature avant de te redresser, le tableau dans la main, ton sac en cuir rigide pendu dans le creux de ton coude,  tes doigts s'entrelaçant dans tes longs cheveux ondulés avant de fouetter l'air dans un salut amical en direction de la directrice de la galerie.

« A bientôt ma Judy, prends soin de toi. »

La relique prend place dans le coffre de ta voiture où tu t'assures de sa stabilité avant de la protéger de la lumière. Tu gagnes rapidement le siège avant, bourres ta pipe, l'enflamme et la colle entre ts dents avant de t'attacher et de démarrer la voiture. L'habitacle s'ébranle et quitte rapidement le centre ville pour s'échapper vers les quartiers Sud de la Nouvelle Orléans. Bientôt, la vie s'amenuise, les bâtiments disparaissent, et la flore impose sa domination dans les champs qui s'étendent à perte de vue. D'une main, tu saisis un CD au hasard dans la pochette qui se trouve dans la boîte à gants et le laisses glisser dans l'auto-radio. Quelques notes d'accordéon résonnent dans le véhicule et ce sont bientôt les basses puissantes qui s'écrasent contre les parois. D'une pression sur un bouton dans la portière, tu ouvres toutes les vitres et laisses le vent chaud s'engouffrer dans tes longs cheveux, le temps du refrain que tu beugles dans le swag et la distinction la plus totale.

Alors que la voiture transperce les bois et que tu t'enfonces encore plus au sud avec la furie d'une pilote de course, tu baisses légèrement le son de l'auto-radio avant de saisir ton portable dans la poche de ton jean pour le coller à ton oreille alors que l'appel se profile déjà.

« Salut Gatsby, je suis chez toi dans dix minutes. »

Tu raccroches rapidement parce qu'à quatre-vingt-dix sur le chemin de terre tu as vite fait de te prendre un arbre et de ne jamais arriver. Cela ne t'empêche pas de prendre un virage serré en quatrième tout en montant le son de l'auto-radio, la fumée qui s'échappe de ta pipe ayant tout juste le temps de caresser tes joues avant de filer par la fenêtre comme chassée par la musique tonitruante.
Dans un dérapage contrôlé tu finis par stationner devant une grande et belle maison aux allures de chalet qui reflète sans aucun doute la haute condition de celui qui y habite ; d'où le surnom affectif que tu lui as attribué. Alvin et toi vous êtes rapidement trouvés pour votre culture, votre amour des jolis éléments de ce monde comme les œuvres d'art ou les grandes maisons bien décorées, et bien sûr, forcément, votre facilité évidente à évoquer le sexe féminin.

Le tableau sous le bras, tu reprends ton sac qui se dissimule sous ton poncho à franges et frappe le panneau de la porte d'une phalange repliée.


Dernière édition par Apolline Valmont le Jeu 9 Juil - 10:12, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: [Terminé] WOAH ! Come with me now ! [Alvin]   Dim 5 Juil - 14:21

Tu as tout juste le temps de sortir de la douche que tu entends ton téléphone sonner. Apolline arrive avec ton nouveau joujou. Dix minutes. Tu as dix minutes montre en main pour ranger la maison et virer la jeune femme qui traine encore en petite culotte dans le salon. Serviette autour de la taille, tu balances ton téléphone sur le lit défait et tu appuies sur le bouton de la télécommande pour ouvrir les volets. L'air chaud pénètre à l'intérieur de la pièce mais tant pis, tu mettras la clim après. Il faut déjà dégager cette odeur de vieux mâle.

Tu arraches les draps du lit et les fous au sol, attrapant ton téléphone au vol. Tu fouilles rapidement dans la commande pour en prendre des nouveaux et les installes sur le matelas. Tu remets les coussins pour l'ambiance et descends au rez-de-chaussée, t'arrêtant à la buanderie. Tu fous les draps dans la machine à laver, mets la lessive et fais tourner l'engin. Tu observes rapidement le tas de linge sale dans le panier. C'est correct, il n'y en a pas trop. Tu regardes la pile propre et enfile un boxer blanc, jetant la serviette humide dans le panier.

Tu ressors à grandes enjambées et envoies à la jeune femme ses vêtements, lui intimant qu'il est temps pour elle de déguerpir de chez toi. Tu te fiches de savoir comment elle va le prendre. Ce n'est pas ton problème. La température dans le salon est bonne. Tu jettes un œil à la climatisation puis tu ranges ce qui traine. En général, tu sais gérer ta maison, ce n'est pas le désordre permanent. Mais là, tu veux que tout soit parfait. Tu ne sais même pas pourquoi tu y tiens tant. Peut-être pour montrer que tu n'es pas qu'un vieux bougon qui traine en boxer toute la journée. D'ailleurs, tu remontes les escaliers pour te trouver une tenue décente et tu files un coup de brumisateur dans la chambre pour que ça sente bon, avant de baisser les stores et d'ouvrir la ventilation. Tu te laves rapidement les dents et vérifies barbe et cheveux que tu attaches en un grossier chignon au dessus de ta tête. Tu t'enfumes de parfum puis tu descends.

Elle est encore là et tu regardes ton téléphone. Trois minutes. Tu sais qu'Apolline sera ponctuelle et qu'elle va sonner pile au moment où les dix minutes seront écoulées. Tu emmènes la jeune femme en la prenant par l'épaule, avec un petit sourire charmeur et un clin d'œil. Tu sais qu'elle ne résiste pas et essaie de t'embrasser et pour couper court tu réponds à sa demande. Elle gagatise quelques secondes puis monte dans sa voiture, mets le contact et recule. Elle te fait un petit signe de la main accompagné d'un baiser volant et s'en va. Tu as juste le temps d'apercevoir la poussière qui s'élève que tu entends une autre voiture arriver. Tu refermes la porte et éteins la télévision au moment même où quelqu'un toque à la porte. Tu t'y diriges alors d'un pas entendu.

- Salut ma belle, entre !

Tu lui offres un sourire franc et te pousses pour la laisser passer, après quoi tu refermes l'accès d'air chaud.

- Fais comme chez toi !

Tu files à la cuisine pour ramener un plateau avec deux verres, et sors une bouteille du frigo. Deux même. Des jus de fruits parce qu'à cette heure là, ce n'est pas l'heure de l'apéro. Tu mets aussi quelques biscuits et autres gourmandises sur le plateau et t'installes sur le canapé, face à ton amie.

- Alors tu as la merveille ?
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: [Terminé] WOAH ! Come with me now ! [Alvin]   Dim 5 Juil - 19:29

Ponctuel, efficace. Tu pénètres avec un sourire dans la maison parfaitement ordonnée de ton ami. Dès que vous vous êtes rencontrés, Alvin a violemment fichu à terre tous les clichés et autres idées reçues que tu avais alors sur les hommes. En subsiste un qui n'est cependant pas pour te déplaire : sa quasi dépendance au sexe, et au sexe comprenant des femmes. En dehors de cela, c'est un homme particulièrement cultivé avec qui tu te plais à avoir des conversations profondes qui ne divaguent pas, qui se révèle tout comme toi très intéressé par les œuvres d'art et surtout, surtout : il prend très bien soin de son lieu de vie.
Faisant comme chez toi ainsi qu'il te l'indique, tu t'engages dans le salon aux senteurs naturelles délicatement climatisé. Tes ballerines glissent sur le sol propre et lisse, rassurant ton instinct maniaque et ordonné. Tu poses le tableau empaqueté en équilibre contre le dossier du canapé avant de retirer ton poncho que tu plies impeccablement sur tes genoux avant de le poser sur l'accoudoir et de le recouvrir de ton sac d'une même rigidité que ta position.

Tu analyses par déformation professionnelle cet environnement que tu connais si bien avant d'en arriver à l'habituelle conclusion que Alvin est un homme de contrôle...mais aussi un très bon maître de maison. Reculant dans le canapé, tu t'y enfonces, croisant les jambes, rejetant tes longues boucles en arrière alors que ton ami s'approche un plateau rempli à la main avant de le poser sur la table basse. Tu lui jettes un regard attendri, trouvant une beauté plastique plus que sympathique à la chose étant donné que ta condition te prive de l'envie et du besoin de nourriture.
Alvin prend place sur un second canapé en face de toi et en vient directement à la raison de ta présence.

« Tout à fait, tiens, à toi l'honneur. »

Avec l'impression de lui offrir un cadeau d'anniversaire, tu saisis l'objet de sa convoitise et le déploies au dessus de la table pour qu'il puisse le saisir.

« Judy m'a parlé d'une œuvre unique. J'ai vu la somme en signant le registre, j'espère bien que tu n'as pas déboursé la valeur d'une villa pour une toile blanche. C'est une commande ? »

Tu n'apprécies que très peu les huiles monochromes que tu trouves pour la plupart sans intérêt. Certaines œuvres d'art deviennent de véritables produits commerciaux qui se font vendre à des centaines de milliers de dollars simplement grâce au patronyme inscrit au dos alors qu'un illustre inconnu pourrait bien aller se faire voir en faisant la même chose ; exactement comme pour la nourriture où le même produit varie de plusieurs dollars à cause de son emballage. Si tu apprécies particulièrement les toiles d'un certain Soulages que Judy t'as fait découvrir récemment, et auxquelles tu trouves un intérêt pour les variations de technique et la tromperie sur le pigment, les monochromes blancs qui valent la peau des fesses, en revanche...

« Oh, tu as oublié quelque chose très cher. »

Te penchant, tu saisis entre deux doigts la bretelle d'un soutien gorge laissé sous la table du salon et l'agite comme un pendule devant vous afin de l'observer.

« Balconnet, petites fleurs sympas, un petit 85B...une princesse fleur bleue d'une vingtaine d'années, je me trompe ? »
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: [Terminé] WOAH ! Come with me now ! [Alvin]   Lun 6 Juil - 19:35

Après que chacun soit installé, tu te sers un verre et croque dans un des fruits. Tu as oublié que ton invité n'a pas besoin de nourriture solide mais tu trouves que ça fait bonne figure d'en avoir servi quand même. Et puis, ça va avec la déco. Quelques secondes plus tard, Apolline te tend enfin la toile tant attendu. Tu poses ton verre sur la table basse, englouti le reste du fruit et attrape le cadre soigneusement emballé. Tu as l'impression de te retrouver à une de ces fêtes que tes parents organisaient pour ton anniversaire. Oui, parce que quand c'était toi qui les organisait, les cadeaux étaient un peu différents …

Tu te mets à déchirer délicatement le papier que tu poses au sol en une grosse boule et tu étends les bras face à toi. C'est exactement ce que tu attendais. Tu le montres alors à ton invité.

- Regarde moi ça, ce n'est en rien une toile blanche. C'est une commande en quelque sorte .. Disons qu'ils ont du aller la chercher dans une ville aujourd'hui inoccupée.

En effet, lorsque tu étais allé à la galerie, tu étais tombé malencontreusement sur un album qui montrait en copie des tableaux. Tu ne compris pas tout de suite lorsque la jeune femme t'avait dit qu'il n'était plus possible de les obtenir car ils ne trouveraient personne pour se rendre à New York et transporter les toiles. Tu avais alors proposé une petite fortune. Un beau caprice, oui, mais en tout cas tu avais gagné puisque la peinture était à présent entre tes mains.

Tu poses la toile contre le canapé et tu t'étonnes quand tu vois ce que tends Apolline devant toi. Cette gourde l'a oublié en partant … Tu te demandes comment il est possible d'oublier une chose pareille .. C'est comme si toi tu partais juste en pantalon, sans rien en dessous. Cela te parait étrange mais tu sais que tu l'as mise bien vite à la porte alors bon …

- Tu l'as peut-être croisé en arrivant.

Tu lui réponds malicieusement tout en attrapant le sous-vêtement que tu plies et que tu laisses sur le canapé à côté de toi. Tu n'as pas honte de cela. Tu t'en fiches, en fait.

- Les femmes sont bien meilleures que les hommes, crois moi. Il y a plus de choses à explorer.

Tu ajoutes un petit clin d'œil. Tu sais pourquoi tu dis ça et elle aussi doit sans doute le savoir. A moins que tu ne lui ais pas encore parlé de Loon et de ses tentatives ravageuses depuis vos retrouvailles ? Toujours est-il qu'avant d'aller plus loin sur ce sujet, tu te lèves et tu t'empares de ton nouveau trésor.

- J'avais une idée en tête pour l'endroit où l'accrocher mais j'y ai mis autre chose du coup je ne sais pas trop où la mettre. Une suggestion ?

Tu te tiens presque innocemment devant ton invité. Ton comportement est étrange. En fait, tu as simplement l'air d'un homme qui vient de tirer un bon coup et qui est refait, dans tous les sens du terme.
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: [Terminé] WOAH ! Come with me now ! [Alvin]   Lun 6 Juil - 20:26

Ton ami a effectivement dépensé le prix de la baraque dans laquelle tu te trouves actuellement mais il ne s'agit absolument pas d'une toile blanche. Saisissant le verre, tu laisses tes yeux suivre les lignes, les courbes, les effusions de couleurs, jusqu'au nom d'un illustre inconnu griffonné en bas de la toile. Tu finis par acquiescer d'une signe de tête, tes lèves gouttant la saveur sucrée du jus de fruits.

« Uhm – le bruit se répercute contre les parois du verre – c'est une relique, donc. »

Depuis 2013, un autre facteur rentre en ligne de compte aujourd'hui plus que jamais dans toute l'histoire de l'Art. Depuis les cataclysmes survenus à la seconde ouverture des portes de Darkness Falls, la quasi totalité de la surface de la terre a été recouverte de glace : les œuvres d'art, si elles n'ont pas été détruites dans les multiples catastrophes demeurent à la fois difficilement trouvables et encore plus ardues à obtenir étant donné la population actuelle de certaines villes comme New York. La singularité d'une œuvre se mesure donc désormais la façon dont on se la procure plus que par son créateur – même s'il y a un bonus si celui-ci est encore de ce monde.

Alvin te prend des mains avec un naturel désarmant le soutien-gorge qu'il plie avec un soin tout particulier, croisant la lanière du tissu reliant les deux bonnets afin que ces derniers se superposent parfaitement à la manière d'un double dôme de tissu, sans se froisser. Tu remarques qu'il se débrouille agréablement bien même pour des activités féminines, ce qui lui fait conserver, malgré ta découverte plus ou moins gênante, une place très élevée dans ton estime. Un haussement de sourcils ponctue sa remarque au sujet d'une idée sur laquelle tu pourrais disserter pendant des heures.

« A qui le dis-tu. »

S'il y a bien une vision des choses que vous partagez, c'est bien votre vision des femmes du point de vue sexuel. Reprenant une gorgée de ton verre de jus de fruits, tu t'étonnes cependant, alors que la pulpe effleure ton rouge à lèvres carmin, que le mâle ait une place dans sa phrase.

« Qu'est-ce que ça veut dire ? Une nouvelle expérience à me raconter ? »

Une canine pointue vient effleurer la lèvre dans une morsure coquine tandis que tu prends ton petit air de commère. Tu racontes tes exploits à Alvin dans les moindres détails ; il en fait autant quand il se lance. Après deux ans d'une amitié soudée, aucune pudeur sexuelle ne subsiste entre vous, si ce n'est celle de vos corps physiques que vous n'avez jamais eu l'occasion d'observer mutuellement. Il n'est pas difficile de relier la prétendue demoiselle à croiser, son soutien-gorge plié sur le canapé et la bonne humeur légèrement exagérée d'Alvin : il vient de tirer son coup et de le tirer bien fort.

« Attends, attends. »

Tu te lèves à ton tour et lui chippes délicatement le tableau que tu places derrière toi.

« Il y a des détails croustillants que je ne connais pas encore on dirait. Sinon, qu'est-ce qu'il y a au dessus de ton lit ? C'est bien un truc à regarder en baisant, ça, non ? »
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: [Terminé] WOAH ! Come with me now ! [Alvin]   Mar 7 Juil - 8:58

Une relique. Tu aimes le mot, la signification qu'il peut avoir et toute l'histoire qu'il laisse derrière lui. Tu te sens fier d'avoir dépensé tout cette argent pour une toile dont tu aurais pu faire une copie. Mais rien que de pouvoir raconter son histoire, c'est quelque chose qui te plais. Tu as l'impression d'être quelqu'un de plus haut gradé dans cette société où peu de personnes s'en sortent indemnes. Tu n'es pas indemne d'ailleurs. Ces changements, le gouvernement, l'avidité et le pouvoir, tout ça transforme un homme et tu sais que tu n'y as pas échappé.

Tu ris franchement. Tu sais que ton amie partage la même vision des choses que toi au niveau de ce sport de chambre. Ce n'est pas elle qui viendra te contredire à propos du sexe féminin et tu en es ravi. Tu te souviens encore des paroles maladroites de Loon, ton meilleur ami, à qui tu ne parlais plus depuis près de dix ans et qui ressurgit dans ta vie pour te crier je t'aime. Autant dire que ça t'as fait fuir, mais pas plus que le soir de vos retrouvailles, quand il s'est montré très insistant à ce sujet. Apolline joue la curieuse, mais c'est toi qui l'a attiré sur ce terrain là.

- Non pas vraiment d'expérience. Mais disons qu'une vieille connaissance se montre un peu trop … insistante sur la possibilité de relation entre deux hommes.

Tu t'étonnes toi-même de la façon dont tu as tourné ta phrase. On dirait que tu as tourné autour du pot et que tu es gêné de discuter de ça. Pourtant c'est Apolline face à toi, tu es certain de pouvoir te confier sans crainte à ce sujet. Mais te remémorer tes espèces de disputes avec Loon t'assombris. Tu es triste en y repensant. C'est dommage que les choses se finissent ainsi. Tu n'es pas homophobe et maintenant il doit le croire, sauf s'il te connait aussi bien que ce qu'il le crie sur les toits.

Tu te lèves mais Apolline t'attrapes le tableau des mains avant de le cacher derrière elle. Visiblement, tes petites déclarations ont attiré sa curiosité et elle compte bien en savoir plus avant de se mettre en quête d'un endroit où placer l'œuvre. Elle propose au dessus de ton lit, mais il y a déjà quelque chose.

- Cette place est déjà prise. Tu me diras, c'est vrai que ce pourrait être intéressant de faire un transfert …

Tu fais exprès d'éluder la première partie de sa question, avec de la regarder avec un petit sourire empli de malice. Tu comptes lui répondre, oui, même si en vérité il n'y a pas grand-chose à dire.

- Tu veux parler de la jolie blonde qui m'a quitté ou de ce gay trop insistant ?

Tu as sans doute besoin de te confier et d'avoir l'avis d'une personne extérieure à propos de Loon. On dirait que cette histoire te tient plus à cœur que ce que tu veux bien t'avouer. Ce n'est pas étonnant. C'était un bon ami, après tout.
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: [Terminé] WOAH ! Come with me now ! [Alvin]   Mar 7 Juil - 10:01

« Et alors ? »

Tu hausses un sourcil. Bien qu'assurément attirée par les femmes et sexuellement répugnée par les hommes – Aubin n'est pas un homme, c'est une créature – tu n'as rien contre le fait que deux d'entre eux puissent s'aimer et vivre ensemble, de la même manière que si Aubin ne rongeait pas ton cœur, tu vivrais certainement aujourd'hui avec une femme. Tu demeures en effet plutôt ouverte d'esprit, uniquement quand il s'agit des autres ; il faut dire qu'avec le nombre de couples de personnes du même sexe qui défilent chaque semaine dans ton bureau, ton business serait sérieusement impacté par ton refus de les écouter. Alvin doit probablement ressentir la même chose : ouvert d'esprit lorsqu'il s'agit de son entourage mais particulièrement gêné quand le concept le concerne lui-même ; à la différence que toi, t'unir à une homologue ne te dérange absolument pas. Bien au contraire.

Il suffit de connaître un peu Alvin sur le plan intime pour voir qu'à l'évocation du sujet, son regard s'est assombri. Ton potentiel psychologique détecte même dans les sous-entendus hésitants de ton ami que la vieille connaissance en question compte particulièrement dans son cœur et qu'elle a fait plus que se montrer insistante sur le sujet. C'est qu'elle doit mal le connaître : Alvin fait à ton sens partie de ces personnes qu'il ne faut surtout pas brusquer et sortir de leur zone de confort de peur qu'elles ne se braquent et se ferment à jamais. Verbalement ou physiquement, Alvin a du être brutalisé par une nouvelle conception des choses qui le fait douter de lui-même.

« Ou alors tu le mets quelque part par ici. Dans un musée, quand on reçoit une nouvelle œuvre, ne l'exhibe-t-on pas à la vue de tous ? C'est un privilège de pénétrer dans ta chambre me semble-t-il non ? »

Comme c'est un privilège de pouvoir parler aussi franchement des choses les plus intimes. Tu te doutes bien, sans te jeter des fleurs, qu'Alvin ne s'aventure pas sur un terrain aussi profond de sa personnalité avec tout le monde. La tension prend rapidement, trop rapidement, place entre vous et même si elle n'est assurément pas dirigée contre toi, elle t'intrigue car elle concerne forcément quelque chose de sérieux.
Parce que d'ordinaire, Alvin se fiche complètement des autres.

« Oooh, toi, tu as besoin de parler. »

Déposant le tableau derrière toi, en équilibre sur le canapé, tu contournes la table basse pour venir t'asseoir à côté d'Alvin. Tu tapotes la place qu'il occupait autrefois afin qu'il y revienne et s’assoie à côté de toi. Tes yeux explorent les traits de son visage qui se sont imperceptiblement tendus, signe de la présence d'un poids sur son cœur qui ne demande qu'à sortir. Soudain anxieuse à son sujet, tu places ton coude en équilibre sur ton genou et viens déposer ton menton dans le creux de ta main, ouïe à tout récit gorgé de potins.

« Dis-moi tout, qu'est-ce qu'il se passe avec cet ami ? »
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: [Terminé] WOAH ! Come with me now ! [Alvin]   Mar 7 Juil - 14:24

Tu lui fais les gros yeux quand tu vois qu'elle ne semble pas voir le problème. Pourquoi personne ne voit jamais les problèmes qui toi, te sautent aux yeux ? Elle est peut-être trop ouverte d'esprit pour comprendre le concept. Tu soupires, hausses les épaules et te reconcentres sur la place du tableau. En effet, entrer dans ta chambre est un privilège. Enfin dans ta chambre … Tu pourrais faire des galipettes partout dans ton appartement, et c'est d'ailleurs ce que tu as fait. La cuisine, le salon, la salle de bain, chaque pièce a eu son lot de dérive et de déprave. Alors que ce soit ta chambre ou ton intimité qui soit un privilège, la question reste entière.

Tu sais très bien qu'Apolline te connait et que sa nature lui permet de lire en toi, en quelque sorte. Alors tu n'éprouves pas nécessairement le fait de lui expliquer qu'entrer chez toi pour autre chose qu'une discussion est déjà un privilège.

C'est là qu'elle semble comprendre qu'il est temps de parler. Elle s'assoie après avoir posé la toile, mais la voir ainsi en équilibre t'agace. Alors avant de la rejoindre, tu récupères la peinture pour la déposer quelque part. Tu te faufiles dans le couloir encore très largement éclairé par le soleil et ses rayons, et tu pends la toile que tu fixes sur un des crochets en enlevant une espèce de sculpture plate.

- Ici ce sera parfait.

Tu reviens avec un petit sourire satisfait et tu t'assoies enfin à côté de ton ami. La curiosité d'Apolline semble emplir la pièce. Tu as envie d'y céder. Tu ne te serais pas aventuré sur le terrain si tu ne voulais pas en parler. Tu es très doué pour garder certaines choses pour toi. Des choses que même tes plus fidèles proches ignorent.

- Tu as peut-être déjà entendu parler de lui. C'est le pharmacien là, Loon. Je le connais depuis longtemps. On était à l'école ensemble, on a fait les pires conneries. Tout allait bien. J'étais celui pour lequel les filles craquer, il y avait un ordre établi et rien ne semblait pouvoir changer. Et puis on s'est perdu de vue. On s'est retrouvé il n'y a pas si longtemps et il a commencé à chauffer avec ses histoires de gay.

Tu commences à t'énerver. Tu serres les poings, tu lèves les yeux au plafond et tu te masses la barbe. Rien qu'y repenser, cela t'énerves. Tu n'es vraiment pas à l'aise avec cette situation.

- Je m'en fous qu'il s'envoie en l'air tous les gars de la ville. Sauf que moi, je ne suis pas gay ! Alors qu'il vienne me déclarer son amour ou qu'il me raconte que j'ai changé et compagnie, je m'en fous. Je ne vois pas pourquoi il a besoin de tout gâcher en en parlant à chaque instant. Il faut toujours qu'il dérive la conversation pour revenir là-dessus.

Tu es vraiment agacé par cela. Tu as besoin de régler la situation. La dernière fois, tu t'es énervé et tu ne lui as pas dit franchement qu'il ne se passerait jamais rien entre vous. Tu aurais peut-être du. Mais maintenant, c'est trop tard.
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: [Terminé] WOAH ! Come with me now ! [Alvin]   Mar 7 Juil - 15:03

A peine t'es-tu assise que Alvin contourne la table pour saisir le tableau comme on contourne un sujet pour en saisir un autre. Tu fronces les sourcils, prête à le rattraper, jusqu'à ce que tu comprennes que vous auriez du régler cette histoire de positionnement de tableau avant d'attaquer le sujet le plus intéressant. Alors qu'il disparaît dans le couloir, apparemment bien décidé sur la prochaine place occupée par l’œuvre d'art, l'idée qui t'intrigue prend soudain une grande ampleur qu'Alvin semble vouloir traiter avec le plus grand sérieux. Tu attends patiemment, l'entendant décrocher une œuvre au mur pour la remplacer par le tableau avant de manifester son contentement qui perdure alors qu'il revient s'asseoir à tes côtés. Tu fronces les sourcils alors qu'il ouvre enfin toutes ses vannes, d'un coup, l'énervement s'élevant à des hauteurs sensationnelles au fur et à mesure que les phrases s'enchaînent. Alors qu'il semble prêt à exploser, ta main libre dévore l'espace qui vous sépare pour venir se poser délicatement sur l'un de ses poings serrés.

« Calme-toi. » intimes-tu d'une voix douce.

C'est pourtant toi qui éprouve toutes les difficultés du monde à ne pas t'énerver lorsque le sobriquet monosyllabique s'échappe des lèvres de ton ami. Il se rattache à une personne que tu n'apprécies pas du tout, mais alors pas du tout, et que tu briserais bien en deux alors que tu ne la connais même pas. Cette petite enflure tourne autour d'Aubin de beaucoup trop près, un peu comme cet imbécile au prénom de frite chez qui ton hibou a élu domicile. Ta main s'agite d'un imperceptible tremblement et avec une maîtrise complexe, tu déportes ton agacement envers Alvin : si tu t'énerves devant lui, ça ne va pas faire avancer son histoire et ça n'aura que pour conséquence de faire perdre totalement ta crédibilité conseillère auprès de lui.
Tu t'enfermes donc dans ton professionnalisme strict et glisse ton index et ton majeur dans le creux de son poing pour détendre sa main, ton pouce en caressant le dos pour l'apaiser.

« Je le connais oui, pas en bien. »

Autant dire les choses comme elles sont. Si en plus de se rapprocher d'un peu trop près de ton amant, ce Loon s'engage à faire perdre les pédales à ton meilleur ami, il va sincèrement mériter de se faire castrer en bonne et due forme. Sauf si...

« Je ne comprends pas tout, il t'a fait quoi, exactement ? Il t'a avoué ses sentiments ? »

Parce que là, ça change tout. Tu te mords la lèvre, tes yeux dérivant sur la vie bien rangée d'Alvin, maudissant intérieurement ce désordre mis en péril par quelques mots maladroitement balancés par ce jeune homme un peu trop présomptueux. Si toutefois ses sentiments se dirigent vers ton ami, c'est une bonne chose pour Aubin...et pour toi.

« Tu sais... »

Ton regard épouse les contours de la grande fenêtre donnant sur la nature indomptable.

« Si vous vous êtes connus durant votre enfance il est tout à fait possible que son opinion à ton égard se soit transformée. On ne regarde pas ses amis de la même manière à dix ans qu'à vingt, encore moins à trente. On ne recherche pas les mêmes choses selon ce qu'on vit. Bien souvent, ce ne sont pas les gens qui changent, mais la façon dont nous, nous les regardons. »

Tes yeux rencontrent finalement ceux de ton ami, cherchent son regard afin qu'il s'y appuie.

« Il a pu te voir comme un pote durant des années et éprouver des sentiments pour toi maintenant. Vous avez grandi ensemble, si j'ai bien compris, il t'a quitté enfant et te retrouve homme, ce n'est facile pour personne. Après...il y a des manières différentes de le dire. »

Un sourire étire tes lèvres et tu imagines que pour qu'Alvin se retrouve dans cet état, l'autre a du vraiment y aller fort.

« Je ne comprends pas pourquoi tu t'énerves. Tu n'es pas homosexuel, tu n'es pas intéressé par lui. Tu l'envoies chier et tu continues ta vie, non ? »
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: [Terminé] WOAH ! Come with me now ! [Alvin]   Mer 8 Juil - 10:24

Spoiler:
 

Tu la sens poser sa main sur la tienne alors qu'elle chercher à te faire redescendre la pression. Mais tu le sais toi-même, ce n'est pas quelque chose de facile à faire et généralement tu as besoin d'être seul pour cela. Ta bonne humeur s'envole presque. On dirait que tu ne t'es pas envoyé en l'air depuis un moment, alors que tu viens de le faire. Les effets bénéfiques disparaissent trop vite !

Tu sens toutefois qu'Apolline n'est pas maître d'elle-même et qu'elle a besoin de se détendre elle aussi. Tu ne sais pas quoi soupçonner pour cette petite baisse de contrôle mais tu n'as pas le temps d'y réfléchir qu'elle est déjà calmée et qu'elle caresse ta main comme pour essayer de te calmer. Tu la laisses faire même si ce n'est pas ça qui va t'aider à te contrôler. En plus, tu détestes ça.

Tu restes surpris quand elle t'avoue connaitre Loon. Comment ? Pourquoi ? Tu ne pensais vraiment pas qu'elle puisse le connaitre autrement que par la pharmacie.

- Ce n'est pas étonnant que ce ne soit pas en bien. Il fait tout pour se faire remarquer de la plus mauvaise des façons.

Autant que tu dises les choses comme tu le penses. Loon aime se faire remarquer. Il aime jouer les dépravés, jouer sur son côté de gay assumé et tout un tas de choses de gamins que tu ne comprends pas. D'ailleurs, c'était quoi cette idée de devoir absolument s'enfermer dans une cabane en métal pour ranger les affaires de piscine ? Tu avais eu peur d'attraper des verrues, à tel point que tu t'étais presque lavé à la javel en rentrant chez toi.

- Ouais en gros. Il chauffe et j'aime pas ça. Qu'il le fasse avec qui il veut, mais pas avec moi. Je ne finirai pas dans son lit, ça restera son plus gros fantasme.

Puis Apolline se lance dans des explications. Comme si elle essayait de trouver des excuses à ton ancien ami. Tu n'aimes pas ça. Cela t'agace et tu le lui fais comprendre par un haussement de sourcils avant de retirer ta main et de te lever. Tu as envie de casser quelque chose, c'est plus fort que toi. Personne ne semble comprendre le problème c'est insupportable.

- Je l'ai envoyé chier si tu veux tout savoir. Mais c'est une sangsue je suis certain qu'il reviendra à la charge.

Tu as envie de rajouter quelque chose mais les mots ne viennent pas. Tu trouves cela trop bizarre pour être vrai. Alors tu marches un peu en passant les mains dans tes cheveux, que tu détaches pour faire un chignon un peu mieux. Tu perds la face et cela te rend encore plus dingue.

- Ce n'est pas le fait qu'il m'aime. Il y a un tas de meufs qui m'aime comme elles disent. Mais ça ne veut rien dire ! Aimer, c'est ridicule. Sauf que l'autre con c'est quand même mon meilleur ami. Et que ça me fait chier de perdre une amitié comme celle là même si j'ai très bien vécu sans lui durant dix ans. Et puis … Et puis il est tellement con qu'il est quand même revenu alors que je l'ai presque tué. … C'était un accident mais bon quand même.

Tu ne sais pas pourquoi tu dis ça. Tu vantes les faiblesses de ton ami. C'est méchant, malsain, mais tu aimes le rabaisser de la sorte. Comme si ça te soulageais, t'apaisais et te rendais moins vulnérable face à la perte de contrôle que tu subis.
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: [Terminé] WOAH ! Come with me now ! [Alvin]   Mer 8 Juil - 19:04

Il lâche ta main, se lève, fait les cent pas comme un lion en cage se libérant de ta chaîne de chair. Tu observes ses gestes désordonnés qui évoquent une perte de contrôle imminente ; les choses lui échappent et il s'échappe lui-même. Ce Loon qu'il évoque prend beaucoup plus d'importance pour lui qu'il ne veut l'avouer. Mentalement tu dresses la liste des reproches qu'il lui fait. Mais lui, saurait-il seulement se remettre en question ? Ta main se replie dans les airs, sans chercher plus à saisir ce petit esprit perturbé, avant de se reposer sur ton genou. Dans un soupir, tu te laisses aller contre le dossier du canapé.

« Sauf ton respect Alvin, tu lui fais énormément de reproches pour quelqu'un à qui tu sembles être attaché. Si tu dis que tu très bien vécu sans lui pendant dix ans, qu'est-ce qui t'empêche de définitivement lui tourner le dos ? Tu ne m'as jamais parlé de lui avant. As-tu seulement voulu prendre des nouvelles de lui ? En a-t-il seulement pris de toi ? Comment un meilleur ami peut-il se vanter de l'être s'il cesse de prendre des nouvelles pendant dix ans ? »

Tu hausses les épaules comme s'il s'agissait d'une évidence.

« Il ne le peut pas. Il ne te mérite pas. Il appartient à ton enfance désormais. Les gens changent, Alvin, et les atomes crochus que vous vous étiez trouvés il y a dix ans ne fonctionnent peut-être plus désormais. »

Les sentiments se tarissent comme en amour. Loin des yeux, loin du cœur. Si Alvin a su faire son chemin seul pendant dix longues années, il saura faire le reste de sa vie sans cette personne qui semble lui coller aux fesses comme un fardeau.
Soudain, Alvin s'emporte réellement, sans vraiment hausser la voix ; toute la violence de l'acte réside dans ses paroles. Tu connais Alvin comme un homme de pouvoir et de contrôle mais certainement pas comme une personne violente, alors, presque tuer quelqu'un...Ton cœur se serre et tu fais rapidement la liaison avec ta propre histoire, ce qui te fait comprendre que ton ami ne connaît définitivement rien à l'amour.

« Tu sais, mon Skinchanger m'a assassinée. Cela ne m'a pas empêchée d'attendre cent ans à Darkness Falls pour le retrouver et regagner ses faveurs. Du reste il me semble pourtant que je suis une personne très intelligente. »

Tu appuies cette haute estime de toi-même en croisant tes jambes, le regard vif et ferme de celle qu'il ne faut pas contredire.

« Pourquoi ne tournes-tu pas la situation à ton avantage ? Pourquoi ne le tentes-tu pas sincèrement pour savoir à quel point il serait prêt à aller loin pour toi ? S'il t'as pardonné, ça n'a rien à voir avec la connerie, c'est qu'il ressent quelque chose de très fort pour toi. Et s'il a osé t'avouer ses sentiments, c'est qu'il a osé fiche sa fierté de côté, ce qui, pardonne-moi, semble loin d'être ton fort. »

Tu te redresses et te ressers naturellement un verre de ce jus de fruits exquis. Reprenant le verre, tu en avales une gorgée avant de poursuivre.

« Il veut perdre sa dignité ? Parfait, montre-lui ce que c'est de vraiment la fiche à terre. Fous le à quatre pattes comme la gonzesse qu'il est et baise le. Au mieux ça te fera comprendre que c'est autre chose que de l'amitié qu'il va falloir envisager avec lui ; au pire ca lui fera comprendre qu'il ne doit rien attendre de toi et ça le fera dégager et tu seras tranquille. »
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: [Terminé] WOAH ! Come with me now ! [Alvin]   Jeu 9 Juil - 9:35

Cette conversation t'agace. Apolline t'agace. Tu regrettes à présent de lui avoir parlé de tout ça. En quoi se permet-elle seulement de te demander de te remettre en question ? C'est quelque chose dont tu as horreur, les gens à qui tu demandes des conseils et qui, finalement, viennent te sortir quelque chose en retournant la situation.

- Je n'ai rien à me reprocher.

C'est tout ce que tu lui réponds, sans même la regarder. Tu t'en fous de ce qu'elle pense, même si ça t'énerves très franchement qu'elle puisse tenter de te faire remettre en question. Comment veut-elle prendre des nouvelles de quelqu'un avec une absence totale d'internet ou de téléphone ? Tu n'allais pas lui écrire une lettre non plus !

Tu n'as plus envie de lui répondre. Tu regardes par la fenêtre en tapant du pied. Tu as envie qu'elle s'en aille et qu'elle te foute la paix. Tu ne veux plus la voir pour le moment et tu as décidé que tu ne ferais pas deux fois la même erreur : lui parler de quelque chose d'aussi personnel. Tes problèmes, tu les as toujours réglé seul et tu t'en sortais très bien. Alors, tu continueras à le faire.

- Je ne l'ai pas blessé au sens physique. Ce con est pas foutu de résister à une petite illusion.

Tu hausses les épaules comme si ce n'était rien. Mais tout le monde t'agace là, tout de suite. Tu as besoin d'être seul et d'aller faire un petit tour. Apolline continue de parler et tu fermes les yeux, les poings toujours fermés. Un tas de mauvais mots se forment dans ton esprit mais tu te retiens de les lui balancer. Tu ne veux pas briser votre amitié.

- Je ne vois pas en quoi ça tournerait la situation à mon avantage. Je m'en fous de sa fierté et je ne vois pas en quoi tu parles de ma fierté. Et je ne te permets pas de me remettre en cause de la sorte. Je n'ai pas besoin de mettre ma fierté de côté, j'ai rien à avouer à personne ou à faire des conneries dans son genre.

Puis elle te sort quelque chose d'encore plus absurde que le reste. Tu te tournes vers elle cette fois et tu l'observes, les yeux plissés. Elle est complètement stupide elle aussi ou bien ? Tu as vraiment envie de la foutre à la porte. Même pas de changer de sujet, tu ne veux plus discuter.

- Au contraire, ça le fera venir. On voit que tu ne le connais pas. C'est une sangsue qui interprète chaque signe comme une possibilité. Là, ce serait pire que tout. Et je te l'ai dit je ne suis pas gay. Il est absolument hors de question que je le touche.

Tu as dit ça en la regardant droit dans les yeux. Tu es certain qu'on peut y lire toute la colère que tu ressens, mais tout le calme que tu démontres. Tu ne perds pas la face. En crachant ton venin, tu sembles cependant retrouver une certaine sérénité intérieure et tu viens manger un des fruits avant de te poser dans l'autre canapé.
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: [Terminé] WOAH ! Come with me now ! [Alvin]   Jeu 9 Juil - 10:11

Tu fermes les yeux, soupire, lasse de l'entendre s'exprimer comme un enfant. Tu poses délicatement le verre non terminé sur la table basse avant de t'appuyer sur tes genoux pour te relever.
Tu tournes calmement autour de la table basse, sans un regard pour lui, avant de reprendre le pli impeccable de ton poncho dans lequel tu te plonges pour le faire passer par dessus ta tête. Ton plumage s'étend autour de toi dans un courant d'air délicat tandis que les coutures s'adaptent parfaitement à tes épaules rondes.

« Ce que tu décris ce n'est pas le comportement d'une sangsue, c'est celui d'un optimiste. Pourtant, il me semble que tu aimes te faire sucer, pas vrai ? Mille et une fellations à prévoir sur un plateau d'argent de la part de quelqu'un qui t'aime et tu es fichu de refuser, quelle tristesse. »

Te penchant, tu récupères ton sac à main que tu glisses dans le pli de ton coude, avant de lisser tes vêtements de manière respectable afin de pouvoir sortir sans avoir l'air d'une souillon.

« Va faire un tour, ça te fera du bien. Tu as besoin de réfléchir Alvin, vraiment. Pour que tu le saches, ton Loon tourne beaucoup trop près de mon hibou pour que cela soit acceptable. Si je te trouve pas rapidement la preuve que son existence est bénéfique à quelqu'un, je m'assurerai de m'en débarrasser. Si tu le détestes tant que cela, j'imagine que tu n'y vois pas d'inconvénients. »

Lui adressant un léger clin d’œil accompagné d'un rire sardonique, tu commences à prendre le chemin de la porte avant qu'il ne te demande de le faire ; personne ne te donne d'ordres, et ce n'est certainement pas un macho de première, fusse-t-il ton ami, qui va en avoir l'honneur. C'est ici que ton office se termine, et tu es presque sûre qu'elle ne pourra reprendre tant que cette boule de nerfs n'aura pas appris le respect.

« Pardonne moi très cher, mais tu m'as tout l'air d'un cas perdu. Si même ton ami d'enfance s'éloigne de toi, c'est que quelque chose de très grave cloche. Arrête de rejeter la faute sur les autres, c'est un premier pas vers la sagesse. Tu as raison, cherche-toi, reste avec tes femelles le temps de prendre conscience des choses, car j'ai bien peur que tu n'aies pas quitté l'adolescence. »

L'ironie de ton sourire s'efface pour laisser placer à une profonde déception condescendante. Les serres de ta patte crochue se referment autour de la poignée de la porte que tu fais pivoter pour ramener le panneau vers toi. Le vent chaud du bayou s'engouffre dans tes longues boucles cuivrées tandis que tu lui jettes un dernier regard.

« Ma porte te sera toujours ouverte si tu as besoin de parler. Fais bien attention, Al', car si tu continues ainsi, ton entourage va disparaître à jamais. »

Tu mets un pied dehors et ton regard se teinte d'une sombre mélancolie, avant que tu ne disparaisses derrière la porte.

« Crois en mon expérience longue de cent ans à Darkness Falls : il est terriblement triste d'être seul au monde. »


FIN
Revenir en haut Aller en bas
 

[Terminé] WOAH ! Come with me now ! [Alvin]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Challenge Architecture extérieure - Tony.3ds /// SketchUp - Artlantis - Photoshop
» récupérer l'info " lecture terminée" avec le plugin VLC ?
» [Terminé] Ashampoo : 5 logiciels gratuits
» Living Well/Tylénol Terminé
» Tester Sunlight bouteille de 946ml gratuite-TERMINÉ-

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
CONSIGN TO OBLIVION .} :: The Fifth Chapter :: Memories-