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 walking on fangs - eonat

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MessageSujet: walking on fangs - eonat   Sam 4 Juil - 19:35


«walking on fangs »



Eolia & Nathan
featuring

Il n’y a que toi pour apprécier l’hostilité de ces lieux, de t’en faire un allié, une inspiration douteuse. Il n’y a que toi pour apprécier l’odeur humide des fauves, des végétaux, de l’eau presque bouillante tellement le soleil est fort. Il n’y a que toi pour aimer sentir ta peau rougir doucement sous les rayons cruels du soleil. Les autres te prennent pour un fou, un idiot qui ne sent pas le danger. Tu te prends surtout pour un aventurier. Ils se choquent déjà lorsque tu pars en excursion dans les bayous pour ton boulot, surtout lorsque tu racontes que tu as bien faillit te faire bouffer une bonne demi-douzaine de fois. Ils te prennent carrément pour un décérébrer lorsque tu annules des plans pour partir seul, sans raison, et surtout pas pour le boulot .Partir pendant quelques jours dans le silence, avec toi-même et tes pensées pour seule compagnie. Avec un peu de bouffe, un peu de bière, une toile et tes vêtements douteux. Mais tu n’es pas fou, simplement un peu téméraire, très curieux, et aussi un peu déjanté, voir beaucoup. Tu ne fais rien comme les autres, et ça a toujours été ainsi.

Équipé de cuissarde qui te donne un air étrange, tu patauges presque dans une mare, provisions sur les épaules, pour te rendre sur une sorte d’île plus loin, où tu passes souvent lorsque tu veux être un peu seul. Tes pieds s’enfoncent doucement dans la boue, tellement que tu as l’impression de te faire engloutir patiemment par des sables mouvants, mais à quelques coups de jambes près, tu parviens à mettre enfin un pied sur terre, même si la différence entre le sol humide et la boue n’est pas vraiment grande.

Lent, pas pressé du tout, tu repères ton coin préféré de loin, et tu l’atteins en même pas 10 minutes. Tu regardes autour de toi, attentif, puis tu grimpes à l’arbre épais qui se trouve devant toi. Il n’est pas question que tu campes sur le sol, car tu risquais de ne pas passer la nuit. Mais dans les arbres, les risques que tu crèves bêtement étaient moins grands. Après tout, les alligators ne grimpaient pas aux arbres. Ni les morts-vivants.
Agile, tu bandes tes muscles pour atteindre la branche la plus haute et la plus épaisse de l’arbre centenaire. Tu t’y accroches, soufflant doucement, puis tu y prends place, te remettant de tes efforts pendant un moment. Tu en profites pour admirer la vue, l’eau reflétant péniblement les reflets trop forts du soleil. Si tu avais été consciencieux, tu aurais pris au moins de la crème solaire, mais c’était un luxe que tu oubliais souvent de t’accorder. Après, quelques coups de soleil ce n’était rien comparé à tes nombreuses cicatrices et blessures, souvent infligée à cause de ta témérité.

Assoiffé, tu fouilles dans ton sac pour y sortir une bouteille dont l’eau est déjà réchauffée à cause de la température, et un sandwich à peu près convenable qui saigne abondamment de ketchup. T’en fais presque une bouchée tellement t’as faim. La chaleur t’étouffe aussi tu vides presque la totalité de ta bouteille d’eau sur ton visage et ton torse. Et tu t’adosses contre le tronc. Et tu attends après tu ne sais quoi, profitant du silence de ta tête pour le combler avec les bruits autour de toi, les insectes, les animaux, la vie qui n’est que nature alors que tu es le seul humain pouvant la déranger, potentiellement. Aucun bruit urbain, aucun éclat de voix, de musique trop forte, de coup de klaxon. Aucune trace de tare humaine, sauf ton propre cœur qui bat fort, tellement que tu l’entends battre à tes oreilles.

Tu fermes l’œil, sans t’endormir pour autant. Tu ne fais que te reposer, que t’autoriser un peu de fraîcheur mentale, presque somnolant. Tu apprécies ce moment de solitude, de quiétude que ta vie ne te permet que trop peu souvent, malgré ton boulot. Tu aimes, en silence, un silence de mort.




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MessageSujet: Re: walking on fangs - eonat   Lun 20 Juil - 17:39

Ses petites ailes virevoltent, suivant le courant d’air chaud l’élevant devant ce paysage aux teintes émeraude. Terrassée par ce besoin incontrôlé de retrouver une certaine liberté une fois sortie de ces tourments ordinaires d’humaine, la petite chouette s’est échappée par la fenêtre de son appartement après une journée incessante passée à servir les clients assoiffés par la chaleur étouffante de l’extérieur. Pourtant aguerrie, voilà qu’Eolia s’enfuit vers sa liberté, celle qui ne l’a jamais quittée et dont elle endosse l’apparence une fois dénuée de toute responsabilité apparente. Des paysages avoisinants à cette ville, c’est naturellement vers les extrémités de la ville, là où la faune et la flore l’appellent que ses ailes la guident à travers les rues escarpées, les bâtiments immenses, les passants étonnés de voir cet oiseau de nuit survoler la ville sans la moindre gêne. Atypique, elle s’élance pourtant fière, la petite chouette qui autrefois veillait sur le repos de sa famille, les ancêtres de ces hommes et ces femmes d’aujourd’hui qui jamais ne se douteront de tout ce chemin d’évolution traversé à travers le temps et les âges. Etait-ce mieux avant, certainement le pense t-elle, l’humaine encore perdue par toutes ces évolutions auxquelles elle n’a jamais vécu depuis son enfance, acquérant progressivement ses marques, s’adaptant face à cet environnement à l’apparence encore hostile.

Le plumage ne la gêne pas malgré le soleil frappant. Le sud l’appelle et elle la cueille avec amusement, se moquant des kilomètres parcourus, du jour ou de la nuit. Un nycthémère de plus ou de moins, au fond, qu’est-ce que cela changera ? Personne pour l’attendre, pour s’inquiéter : en étrangère elle vit seule, en étrangère on la dévisage. Viendrait-elle à disparaître, personne ne le remarquerait, le patron engageant déjà une autre serveuse pour remplacer l’ancienne, se moquant bien du reste du moment que les rentrées d’argent affluaient. Sans famille, avec un état civil falsifié pour se fondre dans cette foule, Eolia existe, sans la moindre souvenir de son identité d’antan. La chouette pourrait le lui chuchoter, si seulement elle semblait elle aussi s’en souvenir. Les vestiges du passé sont fourbes, ne laissant transparaitre que ce qui les intéresse. Du reste, cela n’a plus d’importance, après tout, qui s’intéresserait de trop à la civilisation romaine ? Certainement pas monsieur et madame tout le monde.
Son regard aguerri profite de cet instant où le bruit des voitures s’est enfin évanoui, où la ville semble muette et tue, laissant place à ce morceau de terre sauvage, peu recommandable sur laquelle la chouette progresse, toute fière de prendre place dans cet habitat aux airs de silence et de sauvagerie animale. Ici, elle règne en maître et veille à ce que le visiteur mal intentionné s’en retourne entre ces quatre murs de béton. Ici, la nature vit, contrôle, s’épanouit. Résiste.

Malgré tout, l’animal amusé aperçoit au loin un étrange énergumène évoluant dans ce milieu austère. Le pas assuré, maître de lui il semble peu intimidé par l’endroit, plutôt heureux et satisfait de se trouver par ici. Etonnant pour un humain, mais pourquoi pas. Sa curiosité la pousse pourtant à virevolter aux alentours de cette présence inattendue, à la fois amusée et étonnée de le voir ici, là où aucune âme ne vivait, ni n’évoluait. Là où il ne restait parfois que la mort et les ténèbres en guise de cadeau, quand la gueule du crocodile s’ouvrait grand sur l’inconscient venu dompter l’eau rebelle. Vint ce moment où il prit une pause, s’arrêtant un instant, semblait se reposer. Moment où l’animal au départ craintif arriva, ses pattes sur posant sur son torse, marchant à pas de loup jusqu’à son visage pour mieux le dévisager, l’observer, connaître ses intentions. Ses paupières closes, il ne semble nullement remarquer sa présence, c’est peut-être mieux. Sans un bruit, la chouette détaille cet humain que jamais elle n’a eu l’occasion de croiser dans sa vie. Ses sens aguerris l’empêchent pourtant de poursuivre son enquête, surprise par le mouvement de l’homme. Paupières ouvertes, elle étire ses ailes pour s’envoler avant qu’il ne l’attrape.


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MessageSujet: Re: walking on fangs - eonat   Sam 25 Juil - 1:37


«walking on fangs »



Eolia & Nathan
featuring

Tu ne pensais pas t’endormir aussi promptement. Tu ne connais que te reposer, fermer l’œil pour le soulager un peu du soleil trop fort pour ta rétine. Et pourtant, ton corps fatigué par cette marche de vitesse en pleine nature, s’était affaissé, te laissant dans un état proche du sommeil. La sieste s’empara de toi, te laissant à la merci de cette nature dangereuse.

Et pourtant, tes rêves ne se font pas plus doux. Tu revis sans cesse ce moment, ton esprit espérant sans doute en changer le déroulement. Tu luttes en vain contre les évènements traumatisant de ta vie, luttant contre le passé inchangeable. Ton sommeil est tourmenté, durcit tes traits tandis qu’aucun œil ne se pose sur toi. Tu bouges à peine, figer dans ta peur, dans ta surprise, et pourtant, tu aurais envie de t’enfuir à toute jambes de ces songes meurtrissant ton cœur.

Tu t’agites un peu, ton corps menaçant de basculer dans le vide, puis ton sommeil se fait plus calme, ta respiration s’allège, lorsque tu sens une infime griffure sur ton torse, assez pour te tirer de tes songes. Avec surprise, tu plantes ton regard dans celui de la créature ailée qui campe sur ton torse depuis –tu ne sais pas combien de temps-. Tu ne t’étais même pas rendu compte que tu t’étais endormi. Prudent, tu n’esquisses pas un mouvement, te peur de te faire picorer les yeux. Mais la créature semble beaucoup plus curieuse qu’hostile.

Tu te sers de tes faibles connaissances en ornithologie pour constater que le fauve n’est pas du tout dans son habitat naturel. Son plumage est trop épais. De plus, qu’est-ce qu’il fait là en plein jour? Car le soleil est encore brûlant et brillant sur ta peau. Tu te redresse doucement pour ne pas l’effrayer, mais ça n’en prend pas plus pour que l’animal déploie ses ailes et s’envole hors de ta portée. Tu n’avais pas l’intention de l’attraper de toute façon. Il n’était pas blessé, juste au mauvais endroit.

D’un geste subtile, tu fouilles dans ton sac pour en sortir un morceau de pain précédemment arraché à un autre sandwich. Tu tentes sans doute vainement de l’attirer vers toi, au moins pour voir si l’animal va bien. Il doit être quand même vachement déboussolé pour traîner ici. Le regardant perché plus loin, tu tentes de lui faire voir ce que tu as dans la paume, puis tu attends, patient, prêt à garder la pause le temps qu’il lui faudra pour se décider à venir, ou à s’enfuir et s’enfoncer plus loin dans la nature.

Silencieux et crevant de chaud, tu plantes tes yeux bleus ciel dans le regard de la chouette. Tu as l’impression d’y déceler une certaine intelligence bien au-delà des capacités intellectuelles d’un tel oiseau, mais tu hallucines sans doute, la chaleur te tapant assez sur le crâne pour te faire halluciner n’importe quelle oasis. Et pourtant tu ne comptes pas partir même si le soleil brûle le peu de peau que tu as à nu. Tu as prévu rester longtemps, voire peut-être un jour ou deux, tant que tu as quelque chose à manger ou à boire, tu n’as pas de raison de partir. Personne ne t’attend, personne ne sait où tu es partie, et surtout, tu t’es autorisé un petit congé.







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