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 Help, I have done it again [PV Liara]

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MessageSujet: Help, I have done it again [PV Liara]   Lun 6 Juil - 13:22

Help, I have
done it again

○ I have been here many times before. Hurt myself again today. And the worst part is there's no one else to blame. Be my friend. Hold me, wrap me up. Unfold me. I am small and needy. Warm me up. And breathe me. Ouch, I have lost myself again. Lost myself and I am nowhere to be found. Yeah, I think that I might break. Lost myself again and I feel unsafe.


Le regard accuse la dalle défraîchie par le passage de semelles élimées, vide comme la poitrine. Les mains pendent au bout des genoux, la nuque réduite à la courbe et la gorge à l’expiration houleuse. L’atmosphère alourdit les maux, amorce les tendances chaotiques d’une âme en fuite. Analyser par essence, traqué par l’animal et conditionné par le danger de tous les instants, acculé dans chaque second depuis si longtemps. L’Univers s’étale sans même ouvrir le champ visuel. Les bruits supposent l’activité réduite à quelques pas de là, les employés présents font grincer des chaises métalliques, dérangent de empilements de paperasse. Les râles à proximité annoncent des colères sourdes et latentes alors que les odeurs se multiplient en un concert nauséabond  de sueur, d’urine et d’hémoglobine. La pire raclure que la Nouvelle-Orléans ait à offrir, comprimée entre de sordides barreaux. L’oiseau en cage ne rêve déjà plus des nuages et se recroqueville seulement pour parer la honte qui accroche sa chair plus ardemment encore que le jour précédent. Perché sur le pêché, il divague, écrit sa folie contre le parquet en y projetant ses hallucinations. Le visage ne met pas longtemps à se peindre sur la pierre. Les lèvres s’articulent sans grand mal, forment des paroles qu’il est le seul à percevoir. Aliéné par son désespoir, il se voit presque y répondre. Des reproches fondés, des accusations, un doigt pointé sur ces catastrophes, sur les drames qu’il a provoqué. Ses bras serrent les côtes qui s’effritent. Le mal être se prolonge dans son mutisme parfois malmené par ses comparses de cellule. On le bouscule à deux reprises, il se laisse pratiquement tomber. La fatigue mentale le plonge dans cet état apathique frôlant le coma volontaire. Il ne sait pas ce qu’il fait là. Ou plutôt, il sait mais ne comprend pas.

Ses doigts s’allient pour contrer la chute du front. Ses soupires s’évanouissent, se fracassent dans l’indifférence totale alors que la porte s’ouvre brusquement. « Shepard. Vous avez droit à votre appel. » Le corps lourd, les gestes lents, il se redresse au prix d’effort. Sous les néons, agresseurs pour sa rétine, il se traîne dans le couloir, encadré par l’autorité compétente. Devant l’appareil, peu de noms s’alignent. C’est la première fois qu’on le surprend, qu’on l’amène en ces murs et qu’il se retrouve à devoir réclamer la paume de quelqu’un. L’embarras cingle ses épaules, il se fige. « Bon c’est pour aujourd’hui ou pour demain ? T’as envie de rester au trou pour la nuit ? » Bastien fait basculer ses paupières avant d’agripper le cornet et d’appuyer sur les touches. Hors de question d’alerter Maarten, de devoir s’expliquer et de le perdre pour de bon. Il ne pourrait pas le supporter. Pas maintenant, pas comme ça. L’agonie réajuste son index sur le premier chiffre de la suite numérale. Après quelques tonalités, la voix qui le cueille lui retourne le cœur. Les intonations vibrent sous le flux émotionnel. Il n’aurait jamais voulu faire subir ce comportement maladif à qui que ce soit. Et pourtant… « Lia… C’est moi, j’ai besoin de ton aide… On vient de… Je suis au commissariat. Regarde mais … Je crois que j’ai de l’argent coincé entre le meuble de la cuisine et le mur pour payer la caution… » Il parvient à peine à aspirer l’air. Dans un unique murmure, il décline un « Je suis désolé. » et raccroche sans attendre sa réponse, la lâcheté pour seule défense. Comme toujours.

Marche-arrière, retour à la case de départ. Il accoste la paroi de son bras. « T’as fait quoi toi ? » Son interlocuteur ne mesure pas plus d’un mètre cinquante. Ses tatouages recouvrent à peu près tout son corps. Le français se contente d’hausser les épaules, peu enclin à la discussion. Aucune envie de lui détailler son vol à la tire raté.  « Et toi ? »  Son acolyte d’infortune débite six mots par seconde et perd la concentration relative du changeur en déroute. Tout se confond dans son crâne jusqu’à créer la migraine. Livide, il titube jusqu’à l’entrée de la pièce en plein milieu du monologue, colle son visage au métal et laisse sa moiteur générer sa marque sur son faciès. Une voix fluette grignote le malaise. Il grimace. « T’es en manque ? Si tu veux, j’ai ce qu’il faut. » Ce mortel l’a suivi de toute évidence. « Il n’arrive jamais à le trouver quand je le planque là. » Sa main tapote son coude mais le métamorphe ne se retourne pas. Il a peur de ses propres réactions, peur de finir par franchir un nouveau cap sur cette route pentue pour mieux se fendre la mâchoire en contre bas, se briser définitivement la nuque. Peut-être que ça n’a déjà plus d’importance et qu’il a en pleinement conscience. Ça sera sûrement la prochaine issue. Mais tant qu’il peut la repousser encore. « Non. Ça ira. » En sursis. Pourquoi ? Il n’en sait vraiment rien. Le sens lui échappe. La survie s’attarde par habitude. Jusqu’à ce que l’autodestruction étende son règne définitivement. Juste une question de temps. Pas de moyen.

_________________

    Stuck along a road of sadness with nowhere to go. Here's hoping that the signs are real. And tomorrow with a spring in my heel. Somewhere on the road of sadness lies a better deal. I know that my hardened heart is beating still. I drove it to the point of madness just to feel something real.
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MessageSujet: Re: Help, I have done it again [PV Liara]   Lun 6 Juil - 20:56

« CITATION. »

Help, I have done it again  

C'était une journée normale. Banale. Comme toutes les autres journées ces derniers temps, Liara était chez Bastien, sur le canapé, à ruminer sa future vengeance. Aujourd'hui, elle avait prévu de sortir et de faire « le plein du frigo ». Évidemment, ce n'était pas pour elle mais son cousin avait besoin de se nourrir et lui n'avait pas la motivation... Il n'était d'ailleurs motivé pour rien, laissant le temps passer sans s'en soucier. Néanmoins, exceptionnellement, il était sorti aujourd'hui. La jeune fille n'avait fait aucune remarque mais intérieurement, elle était contente qu'il daigne enfin bouger un peu, que cela soit avec ou sans elle.

Elle savait très bien ce que c'était, d'avoir des moments de tristesse, d'avoir envie d'en finir avec la vie... Lorsque Riley l'avait trahie, trompée, utilisée... Lorsqu'elle l'avait laissée brûler et lui avait tiré dessus... elle avait senti son cœur s'arracher de sa poitrine, écrasé entre des serres acérées... Elle avait senti le sol s'échapper sous ses pieds... et elle avait failli abandonner. Se laisser aller. Et mourir. Mais elle a finalement choisi de se battre. De s'en sortir. Et c'est ce qui s'est passé ! On dit que le temps efface les blessures mais dans son cas, il renforce sa haine concernant la jeune fille. Elle qui était allée à son « faux » enterrement, elle avait même fait « semblant » de pleurer sa dépouille... Comment avait-elle pu ?!  Évidemment, ces pensées étaient loin d'être positives mais elles furent interrompues par le téléphone. La jeune fille qui s'apprêtait à sortir décrocha le combiné négligemment.

« Allo ?!
- Lia… C’est moi, j’ai besoin de ton aide… On vient de… Je suis au commissariat. Regarde mais … Je crois que j’ai de l’argent coincé entre le meuble de la cuisine et le mur pour payer la caution…
- Attends, Bast...
- Je suis désolé.
- Mais attends ! »

Il avait raccroché. Qu'avait-il bien pu faire pour se faire prendre... Lui qui était son maître, un pro de la discrétion ! Comment avait-il bien pu se retrouver dans un merdier pareil et surtout... comment allait-elle faire pour rester discrète ? Elle était officiellement morte, mais également pickpocket afin de récupérer un peu d'argent et d'objets de valeur. Et maintenant elle devait aller au commissariat. L'air de rien, en déposant de l'argent volé, pour libérer son cousin voleur ? Elle soupira, se rendant bien compte de la difficulté de la situation. Mais pour lui, elle serait clairement prête à tout. Pour lui, elle irait... et s'il le fallait, se ferait prendre.

Bastien avait l'air stressée, angoissé et... emprunt d'un malaise. Il fallait qu'elle agisse et au plus vite. Alors elle s'affaira dans l'appartement, renversant presque tout sur son passage : elle devait trouver l'argent, de l'argent, assez pour la caution. Bien sûr, elle allait immédiatement chercher entre le meuble de la cuisine et le mur, mais il n'y avait que quelques billets... C'était bien sa veine ! En fouillant un peu partout dans les « cachettes habituelles », elle réussit enfin à amasser une belle somme, qu'elle fourra rapidement dans un sac.

« Bon maintenant... le camouflage ! » se dit-elle, un peu stressée. Il lui fallait effectivement se cacher, car elle était censée être morte. Un sweat à capuche et des lunettes de soleil devraient faire l'affaire... Bien qu'un peu louche, cela lui permettrait de se faufiler au moins jusqu'au commissariat.
Les ruelles, puis les rues et enfin la grande rue... Elle y était presque ! Encore un petit effort et...

« Mademoiselle ? 
- Oui ? Une sueur froide l'avait parcouru tandis qu'un policier venait de l'interpeler en haut des marches du commissariat.
- Vous avez fait tomber vos clés, lui dit-il en tendant un trousseau.
- Oh ! Elle lui sourit, soulagée. Merci beaucoup. »

Le jeune homme lui fit un léger signe de tête puis un grand sourire, charmeur... Elle ne releva pas, elle avait d'autres priorités. Comme sauver Bastien de son trou à rat !

« Bonjour, je viens payer la caution de Bastien Shepard.
- Hmmm, le policier qui s'occupait des cautions cherchait dans ses papiers. Shepard, Shepard... Oui, il a été arrêté pour vol. Pas joli joli mad'moiselle...
- Oui, oui, c'est certainement une erreur...
- Oh non j'pense pas. Vous savez, ça m'regarde p'têtre pas mais vous devriez vous occuper de vous plutôt que d'un mec comme lui. Il a beau avoir une gueule d'ange, c'type a l'air carrément paumé.
- En effet cela ne vous regarde pas, il s'agit de mon cousin. Elle lui répondit sèchement et lui tendit l'argent. Sa caution. »

Le policier grommela quelque chose d'incompréhensible mais pris l'argent et s'en alla ensuite. Lorsqu'il revint, il était accompagné d'un Bastien peu fier. Il s'approcha d'elle, et elle le prit dans ses bras.

« Maintenant, tu vas m'expliquer. » lui murmura-t-elle à l'oreille, avant de le relâcher pour se diriger vers la sortie.


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Help, I have done it again [PV Liara]

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