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 We just wanna party!

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MessageSujet: We just wanna party!    Jeu 9 Juil - 0:38



« It's all about fun and games, Until I hurt somebody »

Loon & Aimée
featuring

-Non mais aller! On se bouge! T’es censé être prêt avant moi monsieur!

Ouais, ça c’était moi avec Loon, moi qui me la jouais impatiente parce que j’avais le droit. Pour sa défense, lui avait travaillé et pas moi. Donc ouais, moi, j’avais pris de l’avance et je m’étais préparée, comme si de rien n’était. J’avais même fait à manger! Genre, j’étais une petite sœur adorable, promit. Bon en même temps, je n’avais rien à faire de mes journées vraiment, aussi bien en profiter pour faire quelque chose de constructif et cuisiner, j’aimais faire ça. En prime, j’avais été à la cuisine de la prison pendant un moment, jusqu’à ce qu’on décrète que les couteaux et moi c’était une mauvaise idée. Ce n’était pas de ma faute, la fille avait besoin de se faire remettre à sa place et moi j’avais besoin d’assurer ma sécurité et ma dominance de cette façon. Non, en prison, on ne devait pas plier l’échine, jamais. C’était une question de survie, donc ouais… j’avais quand même fait 3 ans de repas, ce qui n’était pas si mal au final. En prime, maintenant les ingrédients étaient meilleurs, du coup… le repas aussi!

Donc, aussi bien faire un truc que moi j’aimais, puisque Loon mangeait de tout. Du moins, jusqu’à présent. Donc, je m’étais fait des tagliatelles à la carbonara et j’en avais fait pour deux. Comme ça, s’il en voulait j’étais heureuse et s’il n’en voulait pas, j’étais heureuse! Ouais, je n’étais pas du genre triste en ce moment. Donc, durant le repas je lui avais fait les yeux de la petite sœur que veut demander une faveur grande comme le monde, peut-être même un peu plus grand. Vous voyez le genre? Je savais que ça fonctionnait bien avec Loon, alors je n’allais pas changer une recette gagnante! Surtout que je lui demandais si on pouvait sortir ensemble, aller danser, faire la fête. J’aurais pu y aller seule, j’étais une grande fille, mais j’aimais plus ça avec lui en fait. Donc, je lui avais dit et lui avait demandé. Il avait accepté! Surement parce que j’étais adorable et que j’aurais insisté jusqu’à la fin des temps… ou qu’il cède, mais bon! Aussi bien qu’il ait dit oui, fallait pas se faire désirer dans la vie. Oui, oui, c’est moi qui dis ça. Oui, oui, je suis un ange, promit.

Donc là, j’avais enfilé une robe qui m’allait bien, j’avais laissé dévaler ma crinière que j’avais relevée pour cuisiner et après une légère retouche niveau maquillage, moi j’étais prête. J’avais même choisis mes souliers et tout. Genre, 5 minutes top chrono et j’avais fini.

-J’aurais dû commencé avec un « premier qui est prêt se fait payer tous ses verres par l’autre » ça aurait été pratique finalement.

Ça aurait été pratique parce que comme à mon habitude, je n’avais pas grande liquidité sur moi, j’avais volé comme d’habitude, mais je le faisais un peu moins, je devrais me reprendre quand même, c’était mieux non? Ou pas, peut-être pas. L’idée de devenir « honnête » me plaisait bien, mais l’effort que ça prenait… arf, j’en doutais quand même. Pour le moment, j’étais heureuse et c’est ce qui comptait au final, non?
 

 
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MessageSujet: Re: We just wanna party!    Jeu 9 Juil - 8:51

« Va chier ! »

Soit la réponse pleine de poésie que tu catapultes à la gueule de ta sœur à travers le rideau de douche tandis que les derniers flots de l'eau ruissellent sur ta peau. Tu t'en es douté : l'apparente gentillesse dont Aimée a fait preuve en préparant le dîner pour vous deux a bien caché quelque chose, à savoir son empressement digne d'une adolescente de quinze ans qui s'est manifesté lorsque tu as émis l'hypothèse de sortir. Quelle furie n'as-tu pas déclenché là ! De toute évidence, soit Aimée n'a pas l'habitude de prendre soin d'elle comme les clichés féminins le font en restant trois heures dans la salle de bains à se faire belle, soit elle a tout simplement commencé à se préparer alors que tu terminais ton service à la pharmacie.
Finalement tu penches pour un peu des deux, car si parfois Aimée peut se montrer prévoyante – elle a tout de même fait le dîner – c'est bien la dernière personne de ton entourage qui s'embellirait pour plaire à la gente...à quelle gente, au juste ?

Tu sors de la douche et d'un coup de serviette sèches tes cheveux que tu plaques en arrière en tirant profit de leur humidité, avant de simplement enfiler des vêtements quotidiens, quoique propres. Tu vas récupérer ton portable et ton portefeuille dans la chambre, non sans engager un véritable parcours du combattant dans la mer de vos vêtements qui s'étale sur le sol. Si ce n'était que des vêtements...

« Et j'aimerais que t'arrête de laisser traîner tes culottes Amy, Shan' va vraiment finir par croire qu'on sort ensemble tellement y'en a de partout. »

Ta veste effectue un spectaculaire vol plané avant d'atterrir sur tes épaules massives, légèrement humidifiées par les gouttes d'eau qui s'échappent des mèches de tes cheveux encore mouillés. Saisissant les clés, tu lui intimes de sortir la première.

«Y'avait pas besoin de parier, pour le moment on sait très bien que c'est moi qui paye ma tournée. »

Ce commentaire n'a rien de méchant, il reflète juste la réalité. Tu ignores si Aimée s'est totalement détournée des forces obscures – ce qui serait se fiche de la charité si jamais tu décidais de la blâmer – et tu ne la surveilles pas sur ce plan là, mais il n'y a pas à tortiller sur le sujet selon lequel ton salaire est le plus élevé des deux.
Vous descendez les escaliers et sortez dans la chaleur nocturne brûlante. Le soleil n'est pas encore couché, l'été s'étire intensément selon des couleurs claires dans le ciel encore dégagé. Vous passez à côté de ta voiture qu'il n'est pas question de prendre vu l'utilisation de vos cerveaux que vous pourrez avoir en rentrant, et vous dirigez tranquillement vers le tram.

« Bon, comme d'hab, on se commence au Old', on va au Masquerade et on se finit au Little' ? »

Se bourrer la gueule, se bourrer les yeux, et les deux en même temps. Oui, c'est pas mal comme programme.
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MessageSujet: Re: We just wanna party!    Jeu 9 Juil - 18:34



« It's all about fun and games, Until I hurt somebody »

Loon & Aimée
featuring

Un éclat de rire, c’était tout ce que je lui avais offert suite à son va chier. Parce que ça me faisait rire, parce que je n’allais pas le prendre mal. J’embêtais Loon, il avait bien le droit de dire ce qu’il voulait. Déjà, je me comptais chanceuse, il aurait pu tenter de faire pire, genre je sais pas, m’asperger ou un truc du genre. J’aimais me chamailler, j’étais joueuse, j’arrivais à imaginer pire, toujours.

-Mais je t’aime moi!

Et c’était vrai, c’est ça le pire. J’avais appris à l’aimer comme un frère et à m’en servir comme tel. Il me rendait trop service pour que je ne lui offre pas ce sentiment. En prime, ce n’était pas parce que j’étais adorable avec lui, que j’étai obligé de l’être avec la planète entière. Je pouvais continuer d’être moi comme je le voulais, juste que Loon, c’était l’exception à la règle, voilà. Il avait finalement terminé sa douche, l’arrêt de l’eau me l’indiquait et moi, j’attendais sagement dans le salon. Déjà, avec Loon, j’étais passé de fille paumée et chiante, à fille énergique et chiante, c’était un excellent début. Au final, j’avais arrêté de me demander ce que je ferais. Non, sérieusement, plus de questions. Pour le moment, je comptais bien m’amuser et profiter de cette charité qui me tombait du ciel. Il voulait que je fasse  quelque chose de ma vie et je comprenais ça, mais… j’avais beau me chercher un métier… une profession… je ne m’imaginais dans rien. Peut-être qu’un jour, j’y arriverais. Je le vis entrer dans la chambre, l’entendit aussi me balancer que je me laissais trainer. En fait, il parlait de mes culottes et de Shandro, parce que Loon. Oui, parce que Loon, c’était une réponse en soi. Le pire, c’est qu’il avait raison, je me laissais trainer. Donc, c’est avec le sourire que je répondis à sa phrase.

-Mais non, c’est une tactique! C’est genre un piège à Shandro sauvage pour l’attirer dans ton lit! Faut me remercier et pas s'en plaindre, voilà.

Et là, je riais, vraiment. Parce que j’avais imaginé Shandro suivre le trajet des petites culottes jusqu’au lit et là, BAM! Loon qui le capture. Ouais, j’allais arrêter d’imaginé à ce moment-là, parce que sinon ça devenait bizarre. J’aimais bien pousser Shandro sur Loon, c’était drôle en fait. Bon d’accord, pour mes vêtements, j’allais faire de la lessive… demain, voilà. Oui, je commençais à devenir une jeune fille presque responsable, presque. En prime, j’avais rajouté que j’aurais dû parier et gagner les verres pour toute la soirée. Monsieur qui rajoutait qu’on n’avait pas besoin de parier, qu’on savait très bien que c’était lui qui payait.

-Peut-être, mais avec un peu de chance… ça ne sera pas toujours le cas, donc… aussi bien que je m’habitue tout de suite à trouver des techniques vachement pratique pour boire à tes frais. Ça rend l'alcool meilleur en prime!

Avec un sourire de gamine, j’étais assise sur l’accoudoir du canapé, sagement. Bon d’accord, moi et être sage, c’était dans le genre impossible, mais on s’en fiche, j’aime bien mentir. C’est mon point de vu, j’ai donc le droit de dire ce que je veux. J’avais remarqué son invitation à passer devant, alors j’étais sortie sans me faire prier. Comme d’habitude, la chaleur de la Nouvelle-Orléans se faisait sentir. Pourtant, elle ne me gênait pas. Souvent, quand je fermais les yeux, mon corps se rappelait de la morsure du froid de New York quand je mis étais retrouvée, j’avais encore ces frissons désagréables en voyant à la limite de ma vision périphérique les ombres mouvantes de cette ville, sans parler des rôdeurs que j’avais rencontré. Heureusement pour moi, la prison sa grande en forme. Bref, si j’avais le choix entre cette ville et sa chaleur suffocante ou le froid de New York, le choix était simple. On avait rapidement dépassé la voiture de Loon, personne n’allait être conducteur désigné, du coup… on allait prendre le tram comme à l’habitude. Loon proposa finalement la routine, Old’, Masquerade et le Little’. J’adorais les trois, alors c’est avec le sourire que je lui répondis simplement :

-Ça me va parfaitement! J’adore les trois.

Parce qu’au final, je n’étais pas bien difficile, tant qu’il y avait de l’alcool et que je pouvais bouger… parce que oui, aujourd’hui, j’avais envie de bouger, de danser, de m’éclater et ce n’était surement pas Loon qui allait m’en empêcher. Il était parfait Loon, il n’avait pas envie que je fasse de grosse conneries, mais pour le reste… j’avais le champ libre. Je m’étais donc naturellement rapproché de lui pour marcher, ce n’était même plus difficile maintenant. Le tram n’était pas bien loin et la route vers le Old’ était chose connu pour moi. Le paysage restait le même, malgré le changement de luminosité à chaque fois.

-Tu sais ce qu’il y a comme spectacle ce soir ?

Parce qu’on planifiait d’aller au Masquerade, mais que je ne savais absolument pas ce qui allait si faire ce soir. Tout ce que je savais, c’est qu’en général j’appréciais beaucoup. Parce que bon, ça impliquait de vivre et ça, j’aimais ça. Voilà tout.
 

 
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MessageSujet: Re: We just wanna party!    Jeu 9 Juil - 19:03

Un sursaut. Un regard, étonné et tu te tournes vers elle. Tu sais qu'en général, les femmes disent souvent ça sans réfléchir, dès qu'elles éprouvent un peu d'affection pour quelqu'un, même une amie. Mais Aimée n'est pas une femme comme les autres et ces mots ne sont jamais dis au hasard. Ils trouvent un curieux écho dans sa bouche de non sentimentale perpétuelle. Tu passes naturellement ton bras autour de ses épaules avant d'effleurer sa tempe de tes lèvres, ton nez se perdant dans ses cheveux.

« Moi aussi, je t'aime. »

Une étreinte fugace, la parodie d'un baiser qui n'en est pas vraiment un, et tu la relâches, le sourire au lèvres, le cœur gonflé d'une énergie nouvelle. C'est une marque d'amour que tu montres beaucoup, mais envers les hommes, en général. Elle prend donc une signification d'autant plus singulière qu'elle en est puissante lorsqu'il s'agit d'une femme : tes deux mères, ou Aimée que tu considères comme ta sœur. Plus que de l'amour, c'est un instant protecteur, une tendresse viscérale.
Tu éclates de rire lorsqu'elle évoque un Shandro sauvage. Quel pléonasme ! Ce mec est tout sauf civilisé, et tu sais de quoi tu parles, avec ta maladresse d'élocution légendaire ; peut-être cela vient-il du fait que tu as rencontré celui qui est devenu une sorte de demi-frère dans le Bayou...

« Oh tu sais je n'ai pas besoin de laisser traîner mes calebar sur le sol pour le mettre dans mon lit. »

Tu lui adresses un clin d’œil sincère.
Vous parvenez rapidement au tram et dans la nonchalance de l'habitude, tu sors ton baladeur minuscule de ta poche avant d'en séparer les deux écouteurs et d'en tendre un à Aimée. Pour la première fois depuis que vous vous connaissez et malgré la fonction dominante de l'aléatoire de l'appareil, tu tends le petit carré métallisé vert pomme à Aimée.

« Tiens, c'est toi qui choisis ce soir. »

Le sourire aux lèvres, tu tournes la tête après avoir enfoncé une des oreillettes dans l'orifice correspondant, afin de guetter l'arrivée du tramway qui se pointera sur votre droite. Une légère brise chaude fouette les cheveux de la jeune femme en mèches rebelles qui viennent balayer son joli visage. Tu plantes tes mains dans tes poches, y tâtant naturellement les clés sans lesquelles vous ne pourrez pas rentrer, tandis qu'Aimée te parle d'un spectacle ; tu devines qu'il s'agit du Masquerade, parce que ce n'est pas l'ambiance vintage du lieu qui va vous permettre de vous déhancher comme des adolescents.

« Oh ben tu connais l'ambiance, priorité aux nouveaux talents ! Je crois que c'est un petit groupe qui fait des choses très variées, je n'arrive pas à me souvenir du nom. Je me souviens qu'ils ont une chanteuse d'origine...italienne je crois, qui a une voix sublime. »

Pas moyen non plus de se rappeler du nom de la demoiselle. Tu ne connais pas personnellement la gérante du Masquerade mais tu en as entendu beaucoup de bien. C'est à la base une femme très sophistiquée qui a su faire paradoxalement sa célébrité avec son ouverture d'esprit concernant la musique et la culture ; rien que pour ça, tu la respectes sans la connaître.
Déjà, les phares du tramway scintillent au loin.
D'abord, apéro !
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MessageSujet: Re: We just wanna party!    Jeu 9 Juil - 20:47



« It's all about fun and games, Until I hurt somebody »

Loon & Aimée
featuring

Mon sourire s’étirait un peu plus quand je voyais Loon approcher, me serrer dans ses bras, un baiser léger sur la tempe. Son contact c’était bien, c’était léger. Loon, ce n’était pas dégoulinant de désir sexuel, loin de là, c’était propre, c’était un sentiment, rien de plus. Ça m’allait pleinement. Faut aussi avouer que j’avais apprécié le surprendre, c’était agréable, surtout pour un truc positif. Parce que bon, l’appeler à 3h du mat en disant que j’étais dans la merde… ça allait le surprendre aussi hein… ou pas en fait. Non, plus j’y pense et plus je me disais qu’il n’aurait pas été étonné, mais lui dire que je l’aimais, ça c’était étonnant. Ouais, j’avais peut-être un problème de priorité, mais c’était vrai, donc aussi bien en profiter. Parce que je pouvais mentir sur beaucoup de chose, mais… rarement l’amour en fait. En prime, il m’aimait aussi, donc c’était parfait. Oh et savoir qu’il m’aimait c’était bien, comme ça, je n’allais pas me retrouver à la rue sans prévenir. Savoir que je l’aimais l’avertissais aussi que je n’allais pas me sauver sans demander mon reste. Parce que bon, je lui devais plus que ça quand même. Donc ouais, ensuite monsieur qui a quelque chose contre mes sous-vêtements et moi qui parle d’un Shandro sauvage, parce qu’au final… c’est ce qu’il était! Par contre, Loon avait bien raison, il n’avait pas besoin de ça pour attirer Shan’ dans son lit. Non l’autre, il y plongeait volontiers comme le mec facile qu’il était. En prime, Loon valait la peine qu’on l’aime et d’être heureux, donc si Shan’ y aidait… je n’allais pas dire non à ça.

-En fait, je ne suis même pas certaine que le lit soit nécessaire dans l’équation quand on parle de Shandro, mais bon. Je me ramasserai demain puisque tu ne me laisses pas marquer mon territoire comme je peux!

Avec un sourire. J’aimais dire n’importe quoi et l’idée de marquer mon territoire en me laissant trainer me faisait franchement rire en fait. Aussi, je n’avais pas de mal à imaginer Shan’ prendre ce qu’il voulait, n’importe où. Ouais, j’avoue, j’avais une mauvaise opinion de la vie sexuelle du monsieur. Bah… mauvaise n’était pas vraiment le bon terme, parce qu’en fait… je m’en fichais complètement. On pouvait surement plus dire que j’imaginais le pire. Genre… Shan’, un buisson, un être vivant conscient, voilà… c’était réglé. On était finalement sorti pour aller s’amuser, j’attendais ça depuis… depuis que je m’étais levé en fait, donc ouais, j’avais hâte. Je m’étais rapprochée de lui inconsciemment et j’avais été ravie quand il m’avait tendu l’écouteur que je pris. C’était notre façon de fonctionner maintenant. Moi, lui, de la musique et le tram, c’était parfait. Pour cette fois, il me donna même le droit de choisir la musique.

-Cool!

Alors, prenant le petit appareil dans mes mains, je m’arrêtai sur la première chanson de A7X que j’avais trouvé, parce que j’aimais ça, que ça commençait toujours bien une soirée. Malgré que j’aimais plus ou moins tout ce qu’il y avait sur l’appareil, du coup… fallait choisir entre bon et excellent… ce qui n’était pas peu dire. Ensuite, moi et mes questions super vague parce que je me dis que tout le monde va me comprendre, genre… vous avez tous suivit le trajet de mes pensées de toute façon. Il me répondit tout de même parce qu’il m’avait compris. Il pariait sur un nouveau talent, comme d’habitude, une chanteuse italienne, mais le groupe et la chanteuse restait sans nom. Ça m’allait. J’aimais la musique.

-Tant que je peux danser avant d’avoir trop bu pour le faire, ça me va.

Parce qu’une soirée sans danse, c’était une soirée gâcher quand même! C’était ce que j’aimais le plus. Donc ouais, le tram, le décor, moi qui choisissais la musique, la soirée s’annonçait magnifiquement agréable. On allait commencer par le Old’ et j’aimais cette endroit, on y était bien. En prime, on allait boire. Commencer par boire c’était toujours une excellente idée, surtout quand on revenait à deux.

-Y a une chanson que tu veux entendre avant qu’on arrive?

Parce que déjà, tranquillement, mais surement on arrivait au Old’, on sortait du tram pour s’y rendre, mais ce n’était pas bien loin, le temps d’une chanson tout au plus. Parce que oui, c’était devenu une habitude de calculer le temps en chanson, ce qui n’était pas plus mal. Parce oui, je pouvais le faire même quand j’étais seule, j’avais un téléphone maintenant, c’était magique c’est petite bête là.

 
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MessageSujet: Re: We just wanna party!    Ven 10 Juil - 12:51

« Fais attention, il pourrait être tenté de te chipper tes culottes. »

Et de se branler dessus une fois rentré chez lui. Tu sais que c'est totalement son genre parce que tu es bien capable de faire la même chose...enfin, pas sur les sous-vêtements d'Aimée, tout de même, faut pas abuser.
Tu souris quand Aimée s'approche de toi à l'arrêt de tramway, collant son épaule à la tienne. C'est devenu un petit rituel entre vous deux, celui qui vous rappelle l'air songeur votre première rencontre nocturne. Tu lui abandonnes en tout confiance l'objet entre ses mains fines, puisque le baladeur ne contient que tes chansons préférées étant donné sa toute petite capacité de stockage. Aimée te rend le baladeur aux premières notes de A Little Piece of Heaven et vous vous engagez dans le tramway. Tu apprécies l'unité de mesure qu'elle emploie car les derniers riffs de la chanson retentissent au moment ou vous sortez du véhicule.

« Même si je le voulais, ce machin est en aléatoire constant, donc c'est lui qui choisit. »

D'où l'importance de ne stocker que des musiques qui nous plaisent. Ce sont donc les accords acoustiques puis électriques de Through the Glass de Stone Sour qui vous guident jusqu'au Old Absinthe House. Quelques instants seulement après la dernière note rocailleuse criée par Corey Taylor, vous parvenez devant les portes vitrées surmontées de bois du petit bar vintage. Tu reprends l'oreillette prêtée à Aimée avant de l'intimer à rentrer la première tandis que tu enroules le cordon des écouteurs autour du tout petit carré du baladeur. Tu finis par rentrer à ta suite, remarquant que tu n'as même pas fumé de cigarette sur le chemin ; c'est ça d'être accaparé par trop de choses. Le nuage de fumée qui t'enveloppe alors que tu passes la porte te rassure cependant sur tes activités prochaines.

Tu adresses au loin un signe de la main à l'une des serveuses que tu connais bien et cherches Aubin du coin de l’œil sans le trouver. Tu rejoins donc tout naturellement Aimée au comptoir. Arrivé à la hauteur du zinc, tu te sépares de ta veste pour supporter un peu mieux la chaleur et la dépose sur le haut tabouret avant de t'y hisser d'un geste expert. Les deux coudes sur le comptoir, tu commandes une bière pression, en souvenir de ces années allemandes que tu n'as tout simplement pas connues, mais surtout parce qu'il faut être suffisamment frais pour se faire accepter ensuite au Masquerade et au Little Darlings, autant, donc, commencer soft.

La pinte glisse rapidement jusqu'à toi et tu entoures tes doigts la hanse de verre épais pour porter la choppe respectable au coin de tes lèvres.

« Tu as réfléchi à ma proposition ? »

Essuyant tes lèvres ornées de mousse, tu cherches son regard. Tu parles implicitement du mouvement, mais aussi de son éventuel désir de changer d'identité. Vous n'en avez pas reparlé depuis la dernière fois, pris par sa récente intrusion dans ta vie, et voyant ses dernières marques d'affection tu préfères te mettre directement d'accord avec elle.
Berk, ça sent comme le mariage.
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MessageSujet: Re: We just wanna party!    Sam 11 Juil - 4:18



« It's all about fun and games, Until I hurt somebody »

Loon & Aimée
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-Faut pas dire des trucs comme ça! Maintenant je l’ai imaginé les porter! C’est horrible.

Et j’avais fermé les yeux très forts en espérant chasser cette horrible image de ma tête. Genre, imaginer autres choses, qu’importe, ça serait mieux que ça. Une fois Shan’ complètement chassé de mes pensées, on était parti pour une magnifique soirée. Je m’étais naturellement rapprochée de lui et il avait partagé ses écouteurs, me donnant le choix de la chanson. J’adorais A little piece of Heaven, alors je m’étais arrêtée sur ce choix avait de lui rendre l’appareil. Les chansons étaient rapidement devenu une unité de mesure pour moi, certaines étaient des comptes doubles, mais sinon ça fonctionnait bien en général. J’aimais la musique et sans elle, je ne me serais jamais rapprochée de Loon, c’était important de s’en rappeler. Il rajoutait finalement que son machin était en aléatoire constant et qu’il ne pouvait donc pas choisir. Même en aléatoire, j’étais assez intense pour changer de chanson jusqu’à ce que je tombe sur celle que je voulais, mais ça… c’était moi. La moi qui était capable d’écouter la même chanson en boucle jusqu’à ce qu’elle s’incruste au décor de ma vie. Jusqu’à ce que je réécoute la chanson et que je me rappelle ce que je faisais à ce moment-là, sans trop savoir comment c’était possible. On marchait tranquillement, mais on arrivait à bon port. Loon connaissait des gens ici, alors il saluait, cherchait et moi, bah je passais devant, parce que je n’attendais rien, ni personne sauf Loon qui arrivait. J’avais commandé une bière aussi, mais un plus petit format. Je prenais un temps de fou à boire ses trucs et ça avait le temps de devenir dégueulasse avant que je ne la finisse, du coup un verre c’était mieux qu’une choppe pour moi. En général, j’étais beaucoup plus porté vers le fort, mais… on voulait passer au Maquerade et au little après. Donc une bière, c’était bien, parce que j’avais envie de boire pour boire, tout simplement. Je n’aimais pas vraiment le goût de la bière en général, mais fallait avouer que certaine était mieux que d’autre. Je m’étais laissé tranquillement égarer dans mes pensées quand la voix de Loon installé près de moi m’interpella. Il me demandait si j’avais réfléchi à sa proposition et j’avoue ne pas avoir compris dans l’immédiat il parlait de quoi. Genre, il ne m’avait rien proposé dernièrement il me semble, non? Je devais donc déduire qu’il me parlait du mouvement, parce que j’avais relativement éludé la dernière fois. En fait, j’éludais à chaque fois que quelqu’un me parlait de ça. J’avais plongé mon regard dans le sien, réfléchissant à une réponse à donner.

-Hm, un peu, mais pas vraiment. Même si je voudrais… je ne sais pas plus ce que j’y ferais. J’ai pas l’impression que je servirais à grand-chose. Donc bon, j’avoue, je ne comprends pas trop pourquoi on me voudrait moi.

Vrai, en ce moment, je n’arrivais qu’à m’attirer des problèmes, encore et toujours. Du coup… je n’avais pas envie d’en attirer à Loon parce qu’il m’aurait entrainé dans le mouvement. Pourtant, il n’était pas le seul à me voir là, mais je ne comprenais pas pourquoi, je ne comprenais pas comment j’étais censée m’intégrer à ce truc. Il n’y avait pas de réunion de membre ni rien, c’était juste compliqué pour rien.

-Par contre, j’aime bien l’idée de changer de moi, encore plus si je peux être ta petite sœur pour de vrai. Ça serait drôle.

Et là, j’avais ri légèrement avant de lui sourire. Si j’avais une histoire à m’inventer, Loon en ferait parti sans aucun doute possible, parce qu’il était important en ce moment, c’était mon pied à terre pour ne pas repartir en vrille. Je ne pouvais pas jurer que lui et moi ça serait pour toujours, parce que je n’étais pas Dieu et qu’on se connaissait à peine, mais… pour le moment, c’était ça. Pour le moment, il faisait partie de mon histoire, de celle que je me permettais de raconter. Le présenter comme mon frère, c’était de passer sous silence la mort des deux vrais et ça me faisait du bien. Peut-être que si je me le répétais en boucle, le vrai et le faux se mélangerait, que je ne serais plus triste. Peut-être un jour, qui sait?

 
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MessageSujet: Re: We just wanna party!    Sam 11 Juil - 9:57

Tu connais bien la plupart des membres de la clientèle et du staff du Old Absinthe House, mais même les murs ont des oreilles et ceux qui vous apprécient un jour peuvent retourner complètement leur veste la nuit. Tu sens distinctement les regards se tourner vers vous et ce n'est pas bon signe. Saisissant ton verre, tu descends de ton tabouret. Ta veste dans le creux du coude, tu viens saisir le poignet de Aimée.

« Viens, allons dans le fond. »

Tu attends qu'elle descende à son tour avant de te glisser entre les différentes tables jusqu'à atteindre le fin fond du bar où une table vide, cachée dans un coin, n'est quasiment jamais occupée puisque la lumière des plafonniers ne parvient pas à l'atteindre. Elle est donc à moitié plongée dans l'obscurité et fait paraître ses occupants pour les clients un peu louches ; ça file certes une mauvaise réputation, mais personne n'a rien à prouver et du coup, on vous laisse tranquille. Tu t'installes tranquillement avant d'indiquer à Aimée de se rapprocher de toi dans la confidence.

« Les choses sont beaucoup plus compliquées depuis quelques temps. Il n'y a rien d'établi, rien d'organisé. Chacun agi à sa manière, ce qui est à la fois un avantage, comme un inconvénient. Nous sommes beaucoup moins nombreux depuis le début de cette année. Nous nous cachons. Mais parfois, un tract qui se balade, un journal venu de nulle part, une onde radio sur laquelle on émet, rentre dans notre quotidien et nous fait garder espoir. Même nous ne connaissons pas précisément le nombre de personnes qui œuvrent mais cela reste une minorité. »

Reculant, tu appuies ton dos contre le dossier de la chaise, qui s'appuie lui-même contre le mur froid, avant de hausser les épaules.

« Le Gouvernement aussi est une minorité à sa manière. La plus grande partie de la population de New Orleans reste neutre parce qu'elle ne veut pas d'embrouilles, et elle attend. »

En ce sens c'est peut-être ce groupe là qui te débecte le plus. Celui qui ne veut pas d'ennuis, celui qui n'assume pas. D'un autre côté, c'est la sécurité, le pouvoir de se rabattre si jamais le vent tourne. Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis, comme le dit Shandro, et peut-être que de leur point de vue, le Gouvernement et la Résistance donnent un point de vue extrémiste des choses, qui peut effrayer. D'un point de vue d'organisation, la Résistance peut aller se coucher. D'un point de vue de libertés...c'est clairement autre chose.
Tu fronces les sourcils.

« Changer d'identité n'a rien de drôle, Aimée. Ca signifie qu'il faut en assumer deux en même temps, avec leurs manies, leurs façons de faire et leur passé. Ca signifie que d'un point de vue civil, toi et moi seront liés à la vie, à la mort. C'est une chose à laquelle il faut que tu réfléchisses précisément, en analysant bien chaque point de vue. Toi qui cherche la liberté, tu vas surtout trouver la contrainte, je ne vais pas te mentir. »

Tu avales une gorgée de ta pinte avant de la reposer doucement contre le bois vieilli.

« Je ne veux pas te forcer. Il faut que tu saches tout ce que ça implique. »
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MessageSujet: Re: We just wanna party!    Sam 11 Juil - 19:07



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Loon & Aimée
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Il y avait des gens, je ne connaissais pas vraiment ses gens pour faire changement, mais Loon oui. On c’était commander à boire et on avait finalement commencé à discuter. En fait, il avait lancé la discussion sur un sujet qu’on n’abordait jamais et quand je commence à y répondre le plus flou du monde pour faire changement. Déjà, les regards se tournaient vers nous. Non mais sérieusement… y a des gens qui n’ont pas de vie! Loon avait donc proposé d’aller dans le fond, loin de tous et j’avais acquiescé, prenant mon verre avec moi tranquillement. Il m’entrainait par le poignet, il était donc facile à suivre. Le manque d’éclairage nous donnait un air lugubre que je trouvais drôle en fait. Parce que moi et Loon, on avait nos coté sombres, mais ensemble, c’était différent. Je n’allais pas devenir parfaite, mais je devenais clairement un meilleur être humain. Du moins, je ressemblais plus à ça qu’à un fantôme. C’était surement pour ça que Shan’ m’aimait bien… l’effet « qui n’existe pas vraiment » devait l’attirer comme ses bêbêtes du cimetière. Il c’était installé et je m’étais installé près de lui pour pouvoir l’entendre sans qu’il ne doive véritablement parler fort. Parce que hurler n’était pas au goût de la conversation.

Une fois installé et confortable, il commença à m’expliquer à mots découverts. M’expliquant que c’était compliqué en ce moment, qu’il n’y avait pas vraiment d’organisation, que tout le monde était dans le flou. On parlait donc d’une minorité tentant péniblement de se soulever et une autre minorité leur faisant face, mais au centre… la majorité silencieuse. Ce concept commençait à faire surface dans tellement de conflit politique que ça en faisait peur. La majorité qui vivait leur vie sans broncher, sans vouloir faire pencher la balance d’un côté comme de l’autre. Oh, ils se plaindraient de leur vie, des agissements des un et des autres, prôneraient dans les deux camps, mais n’agiraient jamais. C’était ça, la population majoritaire du monde et s’en était triste en même temps. Sauf qu’au final… je faisais plus ou moins la même chose. Je n’avais jamais été ce genre de personne, mais pour le moment, je faisais trop profil bas pour me trouver un job, alors pour entrer dans le mouvement, j’avais mes doutes. En fait, ce n’était même pas des doutes du genre : J’y rentre ou je n’y rentre pas. C’était plus du genre : J’y rentre maintenant ou plus tard. Parce qu’au final… je ne pouvais pas être du côté du gouvernement et je ne me supporterais pas dans la majorité silencieuse.

-Je sais pas comment dire, je ne serai jamais du côté des tyrans, ni de celui des moutons, mais… de là à faire le grand saut. Je n’ai pas envie de dire oui et de ne rien foutre de plus et en ce moment, je sais pas, j’ai du mal à me dire que je vais faire quelque chose de bien. Donc ce n’est pas un non, c’est un oui, mais, peut-être pas maintenant, je sais pas.

Parce qu’avec Loon, je n’avais pas besoin de mentir, ni de donner l’impression d’être quelqu’un que je n’étais pas. Je pouvais être sincère et lui dire clairement que ouais, ça m’intéressait. En même temps, lui dire que je n’étais pas en mode « exister » c’était en toute logique, parce qu’il le voyait bien que j’avais du mal parfois à la maison. À moins qu’il travaillait trop pour le remarquer. C’était peut-être mieux comme ça. En prime, on parlait d’identité et c’était le point le plus intéressant pour moi. Lui pourtant ne trouvait pas ça drôle. Il mentionnait que ça impliquait d’assumer deux identités, deux histoires, deux passés. Il mentionnait que d’un point de vue civil, on serait lié pour toujours et ça, c’était rassurant pour moi en fait. En même temps, elle était où la contrainte? Il me laissait faire ce que je voulais non? Toujours? On parlait de lui, il n’allait pas devenir ma mère et pour le protéger lui, je devrai me protéger moi, tout simplement.

-Loon, j’ai déjà deux identités. J’ai celle qui existe, mais ne le devrait pas et j’ai celle qui n’existe plus. Changer m’offre la possibilité d’exister pour de vrai d’un côté et d’assumer ce que j’étais de l’autre. Ce n’est peut-être pas drôle, mais j’ai envie d’exister, j’en ai besoin.

Parce qu’en ce moment, le mode fantôme n’avait qu’attirer Shan’, mais pour le reste du monde, ça n’était pas le cas. J’avais peut-être envie de me présenter sans me poser mille questions, j’en avais le droit non? Un peu au moins?

-Et être liée à toi pour toujours en étant frère et sœur. Si ça implique que si je meurs, au moins une personne sur terre le sache, ça vaut le coup de sacrifier un minimum de liberté pour ça, promit. J’en ai marre de jouer les fantômes, ça ne m’amuse plus.

Et je lui avais souri, tout simplement, sur le ton de la conversation. Je n’allais pas cesser d’être franche parce que la vie. En ce moment, ma vie était un véritable merdier et j’étais complètement paumée. Maintenant que Loon était là, ma vie devenait un merdier structurer et j’arrivais à en voir un minimum le bout. C’était à moi de me débrouiller, mais j’arrivais à limite me poser un objectif ou deux. Je ne dirai pas que j’allais devenir parfaite, mais… je ne resterais pas une épave bien longtemps.

 
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MessageSujet: Re: We just wanna party!    Sam 11 Juil - 19:40

Contrairement à ce que tu peux penser, Aimée prend le concept de changement d'identité particulièrement au sérieux. Si tu parles d'une contrainte, elle préfère parler de refuge, parler de liberté, parler de l'abandon de la solitude. En un sens, tu peux la comprendre. A partir du moment où elle s'est retrouvée derrière les barreaux, tous ses repères se sont fait la malle un par un, jusqu'à ceux que constituaient les membres de sa famille. Même si elle ne le montre pas, tu sens qu'elle s'accroche désespérément à toi ; quand elle se blottit contre ton corps la nuit, quand ses gestes se font plus doux si la fatigue la gagne, quand ses yeux s'illuminent dès qu'elle te voit. Tu es devenu ce repère par la force des choses et tu te sens t'engager dans quelque chose de particulièrement dangereux. Sa volonté d'une mémoire honorée au moins par une personne à sa disparition te fend le cœur. Putain, Aimée, t'as quoi, vingt ans ?

« Comme tu voudras. »

Qu'est-ce que tu veux répondre d'autre. Tes deux mains se joignent autour de la choppe de bière dans laquelle tu plonges ton regard songeur. Advienne que pourra.

« J'attends ton feu vert. »

En parlant de feu, le ton de cette conversation appelle la nicotine à tes papilles. Plongeant la main dans la poche de ta veste, tu en ressors ton paquet de cigarettes dont tu extirpes un rouleau de tabac que tu coinces entre tes dents avant de l'allumer. Quelques secondes plus tard, tu presses le filtre entre tes doigts pour faire éclater la pastille mentholée qui s'y cache et la fraîcheur s'immisce en toi tandis que la fumée t'enveloppe. A travers celle-ci, Aimée qui se trouve en face de toi, à moitié dissimulée dans l'obscurité, paraît presque irréelle.

« Ca signifie que tu vas prendre mon nom de famille, ç'a tout de même des accents de mariage, cette histoire. »

Un mariage qui ne serait pas consommé, une sorte de relation incestueuse qui te rappelle bizarrement celle que tu entretiens avec Shandro. La pensée fugitive de l'avis qu'il pourrait avoir sur la question te traverse l'esprit. N'est-ce pas dans une attaque d'esprit qu'ils se sont rencontrés, tous les deux ? N'est-ce pas à lui d'exorciser ce fantôme qui possède Aimée, qui la suit comme une ombre lourde éternellement attachée à sa cheville comme un boulet ? Tu saisis de nouveau la hanse de la lourde pinte pour la porter à tes lèvres et en avaler une grande gorgée. Les bulles pétillent contre la langue et se mélangent à la saveur âcre du tabac qui se disperse dans ta gorge. Tes yeux ne quittent pas Aimée et son sourire étrange, comme hors du temps. Les paroles de la jeune femme retentissant encore en écho dans ta tête te font frissonner. En général, quand on peut, on vit à travers l'âme sœur qui nous aime.
Et vous savez très bien que tu n'es pas cette âme sœur.
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MessageSujet: Re: We just wanna party!    Sam 11 Juil - 21:00



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Loon & Aimée
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Voilà, j’avais réussi à miner légèrement l’ambiance, mais je m’en fichais. Je voulais qu’il comprenne que non, je ne prenais pas le tout à la légère, que non, ce n’était pas un jeu de gamine. S’il y avait bien une chose que j’avais appris avec le temps, c’est d’arrêter d’être une gamine et penser aux conséquences de mes actes, mais… au final, les conséquences sont devenus plus petites que ce que j’avais l’habitude d’avoir. Du coup, je prenais des risques, parce que je n’avais rien à perdre. Pourtant, je commençais à avoir des trucs à perdre, du coup… je reprenais les reines, je tentais de trouver un cap, tout simplement. Je n’étais pas du genre émotive, je m’attachais aux gens, je comptais sur eux, mais si je devais les quitter, je le ferais, j’allais tenter que non quand même. Ne pas abandonner Loon, sauf s’il le demandait. Finalement, on ferait comme je voulais, ce qui avait été plus ou moins le cas toute ma vie, je faisais toujours ce que je voulais, on ne se le cachera pas. Il attendait mon feu vert, je devais lui donner quant au juste?

-Quand tu pourras, le plus tôt sera le mieux je pense.

Comme ça, je pouvais commencer à me créer une nouvelle moi. Non, je n’allais pas devenir gentille, j’en étais bien incapable, mais… j’allais tenter de créer une moi capable de garder un job, ça serait déjà ça de gagné. Une moi plus autonome? Pourquoi pas. J’allais même devoir pratiquer des signatures pour donner l’impression de l’avoir fait toute ma vie, la joie quoi. Je n’avais pas pu m’empêcher de rire quand il me balança que j’allais prendre son nom de famille, que ça prenait des accents de mariage. C’était drôle, surtout qu’on savait tous les deux que l’autre ne voulait rien savoir du mariage.

-Hm, tu trouves? Je sais pas. Ouais bon, c’est assez formel, mais… si je deviens insupportable… on peut s’éloigner sans problème, y a plein de frère et sœur qui ne se supporte pas. Un mariage… c’est pas aussi pratique disons.

J’avais souri, parce que l’image d’un couple qui se fait chier et qui se quitte, sans se quitter, qui va voir ailleurs et reconstruit sa vie, ça c’était déjà vue, mais… ce n’était pas aussi pratique. Genre tu pouvais clairement dire : « j’ai un frère, il me fait chier, je lui parle plus. » sans vraiment de problème. Dire : « J’ai un mari, il me fait chier, je lui parle plus » c’est hm… étrange disons. En même temps, il voyait ça pour toujours, mais… dans le pire des cas… rien n’empêchait de tuer une identité pour en prendre une autre. J’avais un peu tué Aimée jusqu’à présent non? Aussi bien garder en tête que je pourrais très bien tuer la prochaine et ainsi de suite. C’était rassurant aussi d’une certaine façon. Oui bon, la liberté, je l’avais désiré longtemps non? Aussi bien que je me permette d’en profiter un minimum.

-Mais promit! Si je dois me créer une toute nouvelle personnalité pour aller avec ton nom de famille… je vais tenter de la faire moins chiante et avec de la chance… qui arrive à garder un boulot.

Et j’éclate de rire, parce que dans mon cas… l’idée d’être quelqu’un d’autre me faisait rire et l’idée d’être moins chiante pourrait plaire à certain, genre Shandro qui faisait relativement toujours les frais de mes humeurs. En même temps, je ne pensais pas vraiment changer pour lui, il aurait droit à la moi de toujours, le pauvre quand même.

 
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MessageSujet: Re: We just wanna party!    Dim 12 Juil - 2:11

Les choses semblent soudain aller bien vite comme si Aimée avait mûrement réfléchi à la question avant que tu ne la lui poses. Tu la regardes avec étonnement. Elle qui a semblé tant douté quand vous en avez parlé la première fois alors que ça doit remonter à quoi, deux semaines, est limite en train de te dire « Viens on va à la préfecture faire un dossier de mariage. » Sauf que vous n'allez pas vous marier et vous le savez très bien puisque vous connaissez tout deux le point de vue réciproque que vous nourrissez sur la question.
Sauf qu'il s'agirait de la manière la plus légale de vous lier l'un à l'autre.

Et que non, bordel, c'est dégueulasse !

« D'accord, je vais m'arranger dès que possible. »

La pensée fugace selon laquelle Aimée va devoir apprendre à écrire et à prononcer ton nom de famille te laisse songeur et te fait sourire. Tu songes à tes mères, qui ne comprendront peut-être pas ta démarche, même si le nom de famille que tu as es celui de ton père, cet homme que tu n'as pas connu et que tu ne connaîtras peut-être jamais. Aimée, à sa manière, inconsciemment, malgré ses origines, semble figurer une partie de cette identité que tu n'as jamais visité, te rendre plus stable et plus complet. Ton regard embrasse le sien, s'attarde sur la luminosité de ses yeux, la courbe de son visage, l'ondulation de ses cheveux. Vous n'avez rien en commun si ce n'est votre vision de la vie. On dit qu'on ne choisit pas sa famille.
Tu n'es pas d'accord avec ça. La famille n'est pas celle qui nous met au monde, c'est celle qui nous élève. Et ce n'est pas le couple déchiré de tes mères qui va t'engager à t'en sortir.

« Non, je ne te demande pas ça. Reste comme tu es. Après bien sûr, au fil du temps pendant lequel nous allons vivre ensemble, il faudra faire des concessions. Mais je ne te demande pas de changer totalement. Changer de nom c'est changer une facette de son identité, pas son identité tout entière. Je ne veux pas que tu viennes à changer dans ta totalité. Je t'aime comme tu es. »

Encore une fois ce discours a un goût dégueulasse d'amants qui cherchent à raviver la flamme de leur amour avant un mariage. Perturbé par ce sentiment étrange que tu éprouves à l'égard d'Aimée, tu tires fortement sur ta cigarette avant d'en égrener la cendre dans un petit cendrier d'argile prévu à cet effet. Une nouvelle gorgée de ta bière qui descend dangereusement vite vient compléter le goût mentholé de la cigarette quasiment consumée. Tant de changement en si peu de temps . Allez-vous seulement le supporter sur le long terme.

« Tant que tu n'auras pas marre de dormir dans le même lit que moi on pourra garder cet appart actuel, même si mon activité...hors légalité risque de rapidement me pousser à déménager. »

Et de te diriger rapidement vers les quartiers les plus susceptibles de NO, où tu pourras te noyer dans la masse de la déchéance humaine.
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MessageSujet: Re: We just wanna party!    Dim 12 Juil - 3:10



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Loon & Aimée
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Mais ça, c’était murit comme réflexion en fait. Niveau Résistance et compagnie, je ne savais pas trop comment m’avancer, mais niveau identité, je savais bien que j’avais envie de changer et rendu là… aussi bien joindre l’utile à l’agréable. Si je prenais son nom de famille, qu’on vivait ensemble et que je disais être sa sœur… on allait nous croire, versus en ce moment que c’était un peu wtf. Parce que bon, une fois qu’on avait répété l’histoire mille fois, que c’était clair pour tout le monde qu’on était frère et sœur, ça irait. Tous les nouveaux arrivants dans notre vie ne se demanderaient pas vraiment. Les anciens par contre… ça serait plus difficile à expliquer. Il était donc d’accord, il allait s’arranger dès que possible, ce qui était bien quand même! J’avais même hâte de passer ce cap en fait, même si ça avait des allures de mariage, je m’en fichais. Un mariage vite-fait, bien fait, rien de mieux! (Ouais, j’écris ça et… moi et mon mari on a eu un mois et demi entre notre décision et notre mariage, alors je me marre toute seule en ce moment.)

-Merci.

Parce qu’avec lui, je savais être polie et je lui devais bien ça en fait. Ce n’était pas que ma décision en fait, c’était aussi la sienne, il m’offrait une part de son passé, un truc à quoi me raccrocher pour continuer d’avancer. J’avais finalement choisit ma famille et même s’il n’y avait que Loon, ça m’allait parfaitement. Je lui souriais, j’étais heureuse en ce moment, parce que je voyais tranquillement la fin de quelque chose, mais un début de truc franchement agréable. Quelque chose d’amusant, de mieux. J’avais un peu l’impression d’avoir le droit d’abandonner la Aimée complètement paumée et de pouvoir devenir quelqu’un de plus forte. Qui sait, si j’arrivais à reprendre le dessus, j’allais peut-être être douée dans le mouvement. Il rajoutait qu’il ne me demandait rien de tout ça, qu’il m’aimait comme j’étais et que je pouvais ou pas changer une facette de mon identité.

-On verra bien alors.

Toujours avec un sourire léger, parce qu’au fond, il me faisait plaisir. Je ne savais pas ce que j’allais devenir, mais j’avais la chance de pouvoir devenir quelque chose, c’était important de le voir comme ça. Je le regardais fumer, je l’étudiais d’un œil nouveau. Parce que selon l’histoire à raconter, je me devrais de le connaitre par cœur. Je n’avais pas envie de donner à tout ça une sensation de faux, j’avais toujours été doué dans le théâtre, aussi bien en profiter quand c’était nécessaire. La vie m’offrait une chance de m’en sortir, je n’allais pas dire non. J’allais accepter et avancer. Quand il m’avait parlé qu’on allait peut-être devoir penser à déménager, j’avais simplement haussé les épaules, sourire aux lèvres.

-bah t’es chanceux, moi je voyage léger, du coup… je t’aiderai à faire tes cartons aussi par pur bonté d’âme.

Et je rigolais ensuite, parce que déménager ne m’avait jamais fait peur, que je l’avais fait trop souvent pour véritablement m’attacher à un lieu et que tout me semblait mieux qu’une cellule en fait. Ouais bon, faire mieux qu’une cellule n’était pas difficile non plus. J’avais continué de boire ma bière, mais celle de Loon, de plus grand format, réduisait franchement plus rapidement que la mienne. Ouais, moi et la bière, ça n’avait jamais été un truc bien rapide.

-On déménagera quand tu trouveras ça nécessaire et autant de fois que nécessaire, ce n’est pas quelque chose qui me fait peur. Dans le pire des cas… je vais t’appeler en mode : Hm, tu vas rire, mais… je ne me rappelle plus on habite où.

Et je riais, parce que c’était tellement moi. Avoir peur, non merci, mais oublier où j’habite, à trois heures du matin… ouais, c’était assez moi en fait ça. Du coup, aussi bien s’en amuser.

 
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MessageSujet: Re: We just wanna party!    Dim 12 Juil - 10:09

Tu comprends que tu as définitivement acquis l'attention et l'affection d'Aimée lorsque cette dernière fait preuve de politesse à ton égard. Tu noies ta surprise dans ta bière en songeant que tu n'es pas à l'abri de découvrir de nouvelles choses ; est-ce l'adrénaline d'une vie changeante qui la transforme ? Elle qui a parlé il y a deux minutes de changer de caractère, n'est-elle pas en train de le faire, là tout de suite ? Ton visage souriant paraît si naturel. Cette scène est décidément surréaliste. Son caractère d'ordinaire particulièrement irritable a laissé place à un calme mature et posé, la lourdeur de la lumière qui peine à briller dans ses yeux est remplacé par le sourire léger d'un poids qui s'est soulevé de ses épaules menues. Ta cigarette ne se consume pas plus vite et pourtant tu as l'impression que le temps a filé à toute vitesse pour lui faire prendre des années supplémentaires. L'ambiance de cette soirée demeure particulièrement étrange, comme si vous éprouviez inconsciemment le besoin de mettre les choses à plat entre vous avant de vous amuser réellement. A l'instar de la dernière dispute que vous avez eue et qui a abouti au déménagement partiel d'Aimée dans ton appartement.

Le déménagement ne semble pas la déranger, c'est vrai que depuis l'ouverture des portes elle a du le vivre plusieurs fois sans jamais vraiment trouver quelque chose de stable avant cet appartement miteux à l'orée duquel tu es resté quand elle est allée chercher les affaires nécessaires pour emménager chez toi.

« Je n'ai réellement déménagé que deux fois dans ma vie et je n'ai pas spécialement apprécié. »

Forcément, quand ce n'est pas nous qui prenons la décision et qu'il faut juste suivre des directives, c'est tout suite plus difficile. Le plus dur a été de partir de New York, où tu es né et où tu as passé toute ton enfance, trouvant toutes tes attaches, te liant avec tous tes amis. La seconde ouverture des portes de Darkness Falls a achevé le génocide affectif que ton entrée a l'université avait ébauché, te séparant notamment d'Alvin, Zampa et Seraphina ; ne sont alors restés que Loukas et Wesley, tes compagnons d'infortune que tu n'as à ce jour toujours pas retrouvés, encore fussent-ils de ce monde. La seconde fois est intervenue juste après la séparation de tes mères qui a rapidement coïncidé avec votre départ de New York, même si la tension était devenue insupportable, c'est bien toi qui a décidé seul de partir. De t'enfuir.

« T'en fais pas, quand l'alcool m'a fait partir très loin je ne me souviens pas où j'habite non plus, alors je gagne la première destination que je connais et malheureusement c'est bien souvent un arrêt de tramway. »

Heureusement, cela n'est pas encore trop arrivé depuis que tu habites à la Nouvelle Orléans. Quand tu créchais à New York il suffisait juste de vous échouer, avec Zampa et les autres, dans le premier jardin public voulu en attendant que la mémoire vous revienne.
Ta cigarette se termine sur les dernières bouffées que tu tires dessus et tu écrases le mégot dans le petit pot en terre cuite où tes doigts disparaissent. Un serveur se glisse jusqu'à votre table pour vous glisser la note des deux verres dans une petite coupelle. Avalant une nouvelle gorgée de ta bière, tu la reposes pour sortir un stylo et saisir le petit morceau de papier que tu retournes afin d'avoir une surface blanche. Ta main trace alors d'une écriture habile et pointue un mot aux accents germaniques que tu fais ensuite glisser sur le bois vieilli jusqu'à la jeune femme.

« C'est le nom que tu vas avoir, bonne chance. » conclus-tu d'une voix amusée.
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MessageSujet: Re: We just wanna party!    Dim 12 Juil - 20:05



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Loon & Aimée
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Mais c’est impossible d’être toujours complètement irritable. Bon si on me fait chier, je vais me braquer, toujours, parce que j’étais comme ça. Pourtant, là, maintenant, on me donnait tout ce que je voulais, on m’offrait un début d’avenir qui me semblait palpitant et assez excitant, fallait bien l’avouer quand même. J’aimais bien l’idée de pouvoir assumer mon passé, parce qu’il faisait de moi ce que j’étais, j’aimais bien aussi pouvoir devenir quelqu’un d’autre. Oui, c’était peut-être compliqué du point de vue des autres, mais moi, ça m’aidait à classifier ma vie. Si j’arrivais à passer d’épave, à kayak… ça serait déjà ça de gagné hein!

En prime, plus j’avais côtoyé Loon, plus je savais ce que je pouvais dire et comment je pouvais le dire et… si je restais dans une axe assez… pas positive, mais presque, il n’aurait rien à redire et ça, c’était drôle. En fait, fallait bien l’avouer j’adorais le surprendre et j’y arrivais bien jusqu’à maintenant! Encore plus ce soir en fait. Du coup, moi ça m’amusait et c’était toujours pratique une mise au point. Ensuite, on parlait déménagement et sérieusement, moi, ça ne me dérange pas. Il n’avait donc que déménagé deux fois, il en avait de la chance. Bon en même temps, moi j’avais l’expérience pour m’aider, lui moins. J’avais le droit d’être heureuse d’avoir plus d’expérience que lui dans un domaine quand même! Sinon c’est pas drôle! Moi, j’étais en train de réfléchir simplement, comptant brièvement sur mes doigts, les levants tous plus ou moins à un moment donner et répondant finalement :

-Euh, bah j’ai surement trop déménagé finalement, mais j’aime bien. C’est un petit coup à donner et puis c’est un nouveau décor.

Surtout quand tu déménageais dans du mieux quand même. Parce que du moins bien, c’était un peu triste. Au final, s’il y avait une chambre pour moi, ça serait du mieux sans aucun doute possible. Malgré que… j’avais pris l’habitude de dormir avec Loon en fait, mais bon, ça ferait moins désordre et bizarre si je dormais dans ma propre chambre. Ensuite, je lui avais mentionné qu’au pire… je ne serais pas capable de rentrer, ce n’était pas plus mal, parce que lui aussi ça pouvait lui arriver. On était peut-être pas de la même famille, mais on était semblable sur certain point, juste ce qu’il fallait en fait. Ce n’était pas comme Shan’ et Loon qui se disait pareil, à ça non, mais juste assez.

-On tentera de ne pas se perdre à deux, ça ne serait pas pratique.

Je buvais encore trop tranquillement mon verre, mais son contenu disparaissait tranquillement. La serveuse avait amené la facture à la table et Loon s’en était finalement servit pour écrire son nom de famille à l’endos. Zwitter. En fait, l’apprendre ne serait pas difficile, c’était twitter, mais avec un Z à la place du premier T. C’était simple.  Le problème, c’était surement la prononciation. Alors, j’avais prit le stylo pour écrire le nom de famille à ma plume, une écriture tout en courbe, plus féminine, j’aimais bien le Z majuscule en prime, ça donnait quelque chose de bien.

-Il est bien comme nom. Bon à l’écrit ça va le faire, y a une prononciation bizarre? Parce que je sais compter jusqu’à 10 en allemand et je pense que ma connaissance s’arrête là en fait. Je vais devoir chanter plus de chanson je suppose pour pratiquer.

Avec le sourire, parce qu’en fait, c’était surement comme ça que j’entretenais mon français. Une chanson, un lyric et bam, ma prononciation qui se fait mettre à dur épreuve. Pour le prénom, j’irais surement vers quelque chose de simple, quelque chose qui ressemble à mon premier. Genre, soit Amy, soit un diminutif, comme ça, Shandro n’allait pas complètement se perdre dans nos histoires. Parce que bon, lui faire un « Non mais en fait, Loon m’appelle Amy, mais… mon prénom c’est Élise » je sais pas pour vous, mais… ça n’allait pas vraiment le faire. Alors, j’avais tenté de signer Amy Zwitter, voir ce que ça donnait. Sans la vitesse, avec les lettres, c’était limite mignon. Avec de la vitesse pour une véritable signature, je ne sais pas ce que ça donnerait. J’avais tendance à exagérer les majuscules et passer de W à Z, ce n’était pas si mal. J’allais mit faire.
 
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