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 We just wanna party!

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MessageSujet: Re: We just wanna party!    Dim 12 Juil - 21:31

Certes le changement fait toujours du bien, tu en es conscient et tu le recherches en permanence pour ne pas tomber dans la routine, c'est pour cela que tu t'es lancé dans une carrière scientifique et que passer ta vie derrière le comptoir d'une pharmacie te tape tellement sur le système que tu t'es lancé dans le commerce de produits illicites et dans l'animation d'une radio pirate. Malgré tout tu as toujours accordé une telle importance à ta famille que tu demeure toujours très casanier ; ce n'est pas par manque d'indépendance que tu n'as quitté tes mères qu'à vingt-six ans, mais par préservation de l'ambiance familiale. Partir de New-York, puis de chez tes mères, a donc été particulièrement mal vécu par ton esprit sensible. Aimée a du tirer de ses multiples déménagements une faculté incroyable d'adaptation aux nouveaux environnements et l'a tourné à son avantage, un peu comme tu le fais avec tous les événements qui te tombent dessus quotidiennement.

« Dis plutôt que tu en as marre de dormir à mes côtés. » rétorques-tu avec un rire.

Si jamais vous deviez déménager, il est de toute logique que Aimée ait son intimité. Elle la possède déjà étant donné qu'elle préfère ne pas vivre à plein temps chez toi. Tu as fini par te faire à l'idée qu'elle repasse de temps en temps dans le quartier nord, dans son ancien appartement qu'elle n'a su se résoudre à quitter, pour y faire...ce qu'elle a à y faire, ça ne te regarde pas. Elle passe le plus clair de ses nuits contre toi cependant, et depuis cette étrange soirée où tu t'es lové entre les deux corps d'Aimée et de Shandro, tu imagines difficilement te priver de la chaleur du corps humain plus d'une nuit.

« Et si tu as ta chambre on ne pourra plus se partager ton sorcier préféré, quel dommage. »

Tu hausses les sourcils en lui adressant un sourire moqueur. Fumant toujours tes cigarettes par deux, tu en reprends une dans ton paquet, comptant mentalement celles qui te restent avant de songer à aller à la tabagerie, avant de l'enflammer à son tour pour la coincer entre tes lèvres ourlées de bière brune qui descend tranquillement dans ton verre comme dans ton estomac. La chaleur commence à se propager tranquillement dans tes entrailles, signe que vous n'allez pas trop tarder à changer de campement. Tu avises d'ailleurs la bière d'Amy et remarques que le niveau se rapproche lentement mais sûrement du fond, tandis que tu découvres pour la première fois son écriture ronde et fine, qui contraste étrangement avec son caractère puissant.

« Eh bien le début du mot se prononce comme le nombre dix, tout simplement. »

L'idée te venant, tu inclines la tête vers elle.

« Il y a une chanson de Rammstein qui a exactement ce nom là, d'ailleurs. »

Tu souffles la fumée de ta cigarette à travers un rire. Zwitter signifie hermaphrodite en allemand, tu te demandes bien qui a pu inventer ce nom de famille et se l'approprier dans tes ancêtres. Quoique en l'occurrence la violence des paroles inhérente à ce groupe symbolise parfaitement la franchise de ta façon de penser. Tu saisis une dernière fois ta choppe pour la vider d'un trait.

« Tu finis ta bière et on y va ? »
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MessageSujet: Re: We just wanna party!    Lun 13 Juil - 4:25



« It's all about fun and games, Until I hurt somebody »

Loon & Aimée
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Donc ouais, la discussion aurait pu prendre des directions compliqués, mais finalement non. On avait fait ça comme des grands et tout avait été dit, dans la joie et la bonne humeur. Il savait plus ou moins où j’en étais, même chose pour moi. Je savais du moins qu’il voulait bien de moi dans sa vie pour un bon moment puisqu’il acceptait de partager son nom de famille. Lui, il parlait presque de mariage, moi je voyais ça plus comme une prêt personnel à long terme. Malgré que dans tous les cas, rien n’était coulé dans le béton, pas même le mariage. Donc ouais, je n’avais pas bien peur de me lier de la sorte à quelqu’un, parce qu’aucun lien ne m’avait retenu contre mon gré, jamais.

-Nah, j’aime bien dormir avec toi, quand on en oublie les sons bizarres et les ronflements.

Et je riais, parce que si le titre de petite sœur presque vrai offrait un droit quelconque. C’était le droit incontestable de l’embêter matin et soir et ce… jusqu’à la mort. C’était ça non? Moi je le prenais comme ça. Heureusement pour moi donc. Oh et en prime! Monsieur rajoutait une de ses phrases! Genre… j’avais été surprise, fallait l’avouer. Parce qu’il venait de me balancer que si j’avais ma chambre… on ne pourrait plus partager mon sorcier préféré. Euh… non? Parce que sérieusement… non? Nope, nope, nope. C’était loin d’être ça.

-Nah, ça va je te le laisse. Il t’est plus utile à toi qu’à moi de toute façon.

Parce que c’était clairement vrai. Genre… moi, le jouet… je le laissais dans sa boite et le regardais de loin. Loon lui, il le déballait et jouait avec. Du coup, c’était facile de deviner à qui allait le jouet… on le donnait à qui s’en servait. En prime, le choix de Shan’ ne serait pas bien long, la boite… ou le plaisir. Du coup, je ne me faisais pas vraiment d’illusion. Ensuite, vint le nom, l’écriture de celui-ci. On dit que l’écriture est un reflet de l’âme, mais j’avais appris étant petite, naïve, bonne enfant. Si maintenant mes majuscules démontraient du caractère, le reste restait bonne enfant. Finalement, ce n’était pas bien difficile, je devrais juste trouver une signature et la garder. Pour ce qui était de la prononciation, c’était comme le mot dix, ce qui m’aidait franchement. En prime, il y avait une chanson de rammstein avec ce nom en titre, du coup… j’aurais rapidement la prononciation en tête.

-Alors je vais la réécouter.

Parce que quand j’étais motivée, j’étais bonne élève. Le seul problème, c’est que j’étais rarement motivée et relativement flemmarde en fait. Il continuait de fumée, tandis qu’il finissait sa chope à la suite. Ça sonnait l’heure du départ en général ça. Pensée qui se confirma quand il me demanda de finir mon verre.

-Ouaip.

Et j’avais amorcé de terminer mon verre, mais j’en laissais toujours dans le fond, c’était une mauvaise manie à moi, j’en laissais toujours un fond. Si on me demandait pourquoi, la réponse était simple, je n’en savais rien. Faut pas chercher, je suis une fille. Surement une mauvaise expérience avec des fonds dégueulasse en fait. Une fois debout, je me sentais bien, ce n’était pas une bière qui allait me mettre sur les genoux. Bon en même, temps… vu mon gabarit et l’absence d’alcool en prison… ça ne m’en prenait pas beaucoup, mais c’était bien ça! Comme ça, je ne coutais pas bien cher à saouler. J’avais donc ouvert la marche pour sortir, Parce qu’il allait surement saluer des gens et que moi, je n’avais pas d’amis, voilà. Une fois dehors, je m’étais rapprochée de lui comme à notre habitude. Même si je n’avais droit qu’à une chanson… c’était une chanson de plus dans ma vie.

-Je veux écouter Zwitter. Pourquoi il est sur aléatoire constant ton truc.

Et je lui faisais un sourire. C’était une belle soirée, on allait s’amuser je n’en doutais même pas. Et j’avais prononcé le nom comme pour le dix en allemand. Je n’étais peut-être pas encore au point, mais j’étais très d’accord pour des cours. J’allais surement trouver ça quelque part sur le net et… j’avais des journées à perdre non?

 
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MessageSujet: Re: We just wanna party!    Lun 13 Juil - 10:40

Spoiler:
 

Ta sœur se détend de plus en plus jusqu'à confier tout naturellement qu'elle se plaît à dormir à tes côtés ; heureusement d'ailleurs, car aucun déménagement n'est prévu pour le moment et passer ses nuits sur le canapé pendant des jours fait vite désordre, même si tu ramènes en règle générale peu de monde à la maison. Comme d'habitude tu tâtes le terrain sur le sujet Shandro, et comme d'habitude elle se braque et nie ; au moins, le jour où elle ne le fera pas, tu sauras que quelque chose a changé. En attendant, tu peux encore profiter un petit peu de ton sorcier préféré, qu'Aimée semble considérer comme un jouet, un objet...ce qui te laisse songeur à la connotation érotique du terme.

« Tu apprendras à le connaître, tu verras. »

Même si dans l'état actuel des choses, tu dois beaucoup à Shandro. Tu sais pertinemment qu'Aimée a besoin de repères et qu'elle en a trouvé un de réel poids en ta personne. Si Aimée t'as toi, toi, c'est le néant total depuis qu'Alvin te fait magnifiquement la gueule. Ceux qui protègent ont besoin d'être protégés. Ceux qui consolent ont besoin d'être consolés. Ceux qui font rire ont besoin de rire à leur tour. Tu as trouvé un appui en la personne de ton aîné Nightkeeper à un moment crucial de ta vie, celui où tu croyais avoir tout perdu tandis que le sol se dérobait sous tes pieds, jusqu'alors soutenus par une amitié vieille de vingt ans.
Alors oui, pour l'instant, c'est toi qui as le plus besoin de lui.

Comme à l'ordinaire, Aimée se montre curieuse et avide lorsqu'il s'agit de musique. Elle finit sa bière et se lève pour prendre le chemin de la sortie tandis que tu écrases ta cigarette dans le cendrier avant de déposer la somme due dans la coupelle sous la forme de petites pièces. Tu adresses un signe de la main en direction du bar avant de sillonner les tables dispersées et de prendre la porte à ton tour. Il fait nuit désormais. Le firmament s'étire au dessus de vos têtes et le vent s'est calmé. Il faut prendre désormais le tramway dans l'autre sens pour gagner le quartier ouest où se trouve le Masquerade. A la demande de Aimée, tu sors de nouveau ton baladeur avant de lui confier une oreillette.

« Il s'est bloqué ainsi et tu sais comme moi que ça ne se rachète plus. Ca me permet d'être toujours surpris et de ne jamais entendre la même chose ; parfois des musiques que je ne pensais pas écouter se lancent et je me rappelle à quel point je les aime. Bon, l'inconvénient, c'est qu'il faut chercher, maintenant. »

Vous vous avancez en direction de la ligne de tramway tandis que tu cherches la chanson en appuyant sur le bouton plusieurs fois, n'ayant besoin que d'une seconde et du premier accord pour savoir s'il s'agit de la bonne ou non. L'algorithme se déploie, une chanson renvoyant à la précédente, qui renvoie à la précédente, qui renvoie à la précédente, jusqu'à ce que les notes se dirigent doucement vers ce groupe de métal industriel allemand qui se formait au moment de ta naissance. Finalement les premiers accords sans basses retentissent et alors que la batterie et la basse même rejoint le riff industriel, tu comprends que tu l'as trouvée. Vous parvenez à la ligne de tramway et traversez le quai pour récupérer le transport dans le sens opposé.
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MessageSujet: Re: We just wanna party!    Lun 13 Juil - 20:24



« It's all about fun and games, Until I hurt somebody »

Loon & Aimée
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J’étais bien comme ça, avec Loon, à discuter de tout et de rien. J’aimais bien mettre les choses à plat, expliquer, comprendre. On parlait de dormir ensemble et que franchement, ça ne me dérangeait pas. C’était même rassurant pour moi d’entendre quelqu’un dormir près de moi. Le silence, je n’y avais pas vraiment été habitué, du coup, quand il existait, je n’arrivais à rien. Du coup, quand j’étais seule, je mettais la musique à fond, tout le temps. Au grand désespoir des voisins. Maintenant, j’avais Loon, ça allait. Le problème, c’est qu’il ramenait le dodo avec Shan sur le tapis, le dodo à trois, bien entendu et sérieusement… nope. On ne pouvait pas dire partager, je le subissais parce qu’il dormait avec Loon et puis voilà. Quand j’aurais ma chambre à moi, j’y dormirai seule avec de la musique et Shan irait avec Loon et puis voilà, tout le monde serait content. Parce que non, je ne pouvais pas croire que Shan et Loon ne seraient pas content de passer un peu de temps ensemble. Loon rajoutait quand même que j’allais apprendre à le connaitre.

-Bah, je le connais maintenant, il est pas trop chiant. Il est juste… lui, mais ça va.

Genre, je l’acceptais Shan, il avait maintenant le droit d’exister dans ma vie. Du moins, je n’allais pas le fuir, c’était ce que ça voulait dire. Il jouait avec Loon, pendant qu’ils faisaient ça, moi j’avais la paix et il ne me voulait pas de mal. Il était aussi délicat et attentionné qu’une planche de bois, mais… ce n’était pas méchant. Du coup, ouais, j’avais compris qu’il avait été con dans le cimetière, mais… qu’il était comme ça naturellement.

Ensuite, le nom de famille, l’écriture, la musique. J’aimais la musique et ce, surement pour toujours. On ne changeait pas une formule gagnante et la musique me rendait heureuse. Une fois ma bière terminée, j’avais pris le chemin de la porte. Je savais que Loon allait payer et lui, il avait des gens à saluer parfois. Une fois dehors, je m’étais rapproché de lui pour la musique, j’aurais bien aimé Zwitter, mais avec son truc bloqué, je ne savais pas s’il voulait chercher ou pas. Au pire, j’aurais son ordi à la maison. Ce n’était pas bien grave, je n’étais pas du genre patiente, mais… j’arrivais à faire des efforts parfois. Lui, il aimait bien l’aléatoire, comme ça, il se remémorait des chansons, comme quand on rencontre un vieil ami si on veut. Ce n’était pas plus mal, sauf dans le cas présent. Il me fit sourire tout de même, parce qu’il était prêt à chercher pour me faire plaisir. Étrangement, j’aimais bien quand on me faisait plaisir, je ne sais pas pourquoi, hein. Il reconnaissait ses chansons franchement plus vite que moi. Certaines me disaient quelques choses dès les premières sonorités, mais pas toutes, loin de là. Finalement, il s’arrêtait sur une chanson que je ne me rappelais pas, mais que je connaissais. Rapidement, les paroles totalement incompréhensibles pour moi s’alignèrent dans une mélodie que j’appréciais toujours. J’adorais ce groupe, tout simplement. J’étais silencieuse, concentré sur la prononciation des mots, cherchant celui qui m’intéressait. J’allais surement finir par en apprendre plusieurs si je mis m’étais pleinement en fait. J’aimais apprendre de nouvelle langue, c’était surement la seule chose que j’aimais vraiment faire niveau scolarité de toute façon.

On avait pris la direction du tramway et je me laissais toujours un peu guidé par Loon qui connaissait mieux le chemin que moi. Tramway, sens inverse parce que le Masquerade était dans le quartier… euh… ouest? Je n’étais même plus certain, mais on allait en sens opposé, c’était l’essentiel au final. Une fois à l’intérieur du tram, la musique continuait doucement. Je n’avais pas vraiment l’habitude de parler et d’écouter de la musique en même temps en fait, parce que j’aimais faire l’un, plus que l’autre. Je ne vous cacherai pas que moi et parler… bof, ce n’était pas le truc le plus palpitant du monde et il fallait toujours chercher à se renouveler au final. Il ne fallait pas dire les mêmes choses. Alors, j’avais juste appuyé ma tête doucement contre l’épaule de Loon pour mieux écouter la musique. Quand celle-ci finirait, une autre allait commencer de toute façon.

-Tu es du genre à dire n’importe quoi quand tu es malade ou blessé? Ou en général c’est vrai?

Ouais, la question sortait d’absolument nulle part, je le savais, mais… il disait réagir exactement comme Shan. Donc, logiquement, sa réponse répondrait pour l’autre. Du coup, je saurais s’il divaguait vraiment ou pas. J’aimerais bien qu’il divague en fait, ce serait plus simple, sinon… je devrais tuer les sentiments de Shan dans l’œuf, non? C’était surement mieux pour lui de toute façon, il ne le savait juste pas encore.

 
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MessageSujet: Re: We just wanna party!    Lun 13 Juil - 21:11

« T'as tout compris. »

Quelques minutes plus tard, vous pénétrez dans le tramway encore bien occupé à cette heure de la soirée. Les gens commencent à sortir, attirés par la fraîcheur véhiculée par la nuit tombante. Certains d'ailleurs sont déjà bien éméchés. Malgré le lien suprême de l'écouteur qui vous unit, tu passes ton bras par dessus l'épaule d'Aimée par réflexe, les yeux fixés sur...rien. Donc sur tout. Sur les lueurs qui défilent à travers la vitre crade, sur les différentes mains qui se superposent autour de la barre de fer centrale, sur les différents sacs des filles, sur les néons qui grésillent, sur le panneau de l'itinéraire du tramway que tu as lu cent fois. Zwitter se termine sans que tu t'en rendes compte et une nouvelle chanson se lance. Plongé dans tes pensées, dans ta bulle créée par la musique qui te traverse de parts en parts, tu ne prends pas le temps de l'identifier. C'est la question complètement inopinée d'Aimée qui te tire de ton petit monde apathique.

« C'est une bonne question. »

Tu retires l'écouteur pour t'adonner entièrement à la réflexion et remarques qu'elle a naturellement posé sa tête sur ton épaule.

« Je pense que... »

Ta dispute avec Alvin te revient brutalement en tête. Tu te souviens parfaitement de l'état de rage suprême dans lequel il t'a mis, de sorte que tu aies eu l'impression de sortir de ton corps pour lui crier ses quatre vérités à la figure. Tes paroles lui ont fait mal, t'ont fait mal. Mais tu les as assumées. Tu ne les as jamais regrettées, tout simplement parce qu'elles traduisaient ce que tu ressentais au plus profond de toi et que tu n'as jamais dit, aveuglé par l'amour.

« Je pense que je suis plus sincère que quand je suis de bonne humeur. J'ai tendance à dire franchement les choses mais lorsque je suis poussé à mes extrêmes limites, je sors tout ce que j'ai au fond de moi, tout ce qui est planqué au fin fond de ma mémoire, à la racine de mes tripes, sans ornement, sans filtre, sans rien. En temps normal quand je me trouve en face de ceux que j'aime, j'essaie de me raisonner un minimum pour ne pas les blesser et plutôt que de maquiller les choses, je ne dis rien. Mais si je m'énerve, je dis absolument tout. »

C'est ainsi que tu as avoué à Alvin que tu l'aimais et à quel point tu as pu lui en vouloir qu'il manque de te tuer pendant votre adolescence. Tout s'est échappé, du cerveau à ta bouche, sans que tu ne puisses retenir quoi que ce soit. Et c'est mieux ainsi, parce que désormais, les choses sont à plat entre vous, même si cela signifie la rupture définitive de votre amitié.

« Au début on regrette un peu, parce qu'on prend conscience d'avoir déguisé notre souffrance et notre tristesse en colère pour ne pas paraître faible. Et puis on prend du recul et on se rend compte que ceux qui n'ont pas su accepter l'honnêteté totale des choses ne sont pas dignes de rester près de nous. »

Tu reprends l'écouteur pour le visser de nouveau dans ton oreille.

« Ca répond à ta question ? »
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MessageSujet: Re: We just wanna party!    Lun 13 Juil - 22:37



« It's all about fun and games, Until I hurt somebody »

Loon & Aimée
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Donc ouais, j’avais légèrement comprit le fonctionnement de Shan’ et heureusement, parce  qu’il était au minimum l’ami de Loon et que si je ne voulais absolument pas voir la tête de Shan, ça serait compliqué pour Loon et je n’avais pas envie de lui compliqué la vie, du moins… pas plus que je ne le faisais déjà. Parce que bon, je m’étais un peu greffé à sa vie comme ça, sans trop d’information supplémentaire. Ensuite vint le tramway, j’aimais toujours ça, parce qu’au final on pouvait imaginer des vies aux gens, les juger, c’était drôle. Comme là, à gauche, cette fille, elle en mettait trop. Elle était surement mignonne en dessous de tout ça, mais au moins… elle avait de jolie chaussure. Ouais, j’aimais bien les chaussures en fait, même si je n’en avais pas mille paires parce que… bah à changer d’endroit comme je le faisais, ça ne servait à rien que je dépense pour devoir les abandonner un jour ou l’autre. En fait, maintenant que j’y pense… si j’avais ma chambre un jour, elle serait vachement vide quand même. J’essayerais que non, peut-être. Au pire… ça semblerait propre pour une fois! Ensuite, je m’étais appuyé contre lui pour continuer de réfléchir et puisqu’il qu’on parlait de Shandro relativement souvent, il me revenait en tête tout seul, comme un grand. En général, je m’en serais fiché, mais… il y avait cette phrase qui m’embêtait. Celle qui m’avait sortie avec la sincérité du mec qui délire genre, du coup… aucune idée si c’était vrai ou pas. Du coup, puisqu’il était pareil ou du moins, semblable à shan’ aussi bien tenter de voir et de déduire. Parce que bon, on n’allait pas faire dans le clair non plus.

Ma question sortie donc de nulle part et Loon sembla légèrement pris au dépourvu quand même. Ça va, la surprise… c’était ma marque de commerce. Alors je l’écoutais tranquillement. Il avait retiré son écouteur pour réfléchir, mais j’avais gardé le mien. Comme ça, ça faisait musique de salle d’attente, mais version bonne musique, pas des trucs de vieux. Donc, déjà, c’était une bonne question. Après une brève hésitation, il se lança et les mots suivirent doucement. Donc déjà, il était plus sincère que quand il était de bonne humeur. Parce que de bonne humeur, il laissait couler, donc il était du genre à dire la vérité une fois énervé. Il pouvait regretter ses paroles, mais qu’avec du recul, fallait assumer et que l’honnêteté, c’était bien au final. Du moins, un truc du genre. Il me demandait même si ça répondait à ma question. Alors, sourire aux lèvres, je lui avais fait un bisou sur la joue avant de dire :

-Nope, mais j’aime bien ta réponse. Mais ça m'aide un peu quand même, en fait, je sais pas.

Parce qu’au final, j’étais toujours autant embrouillé qu’avant, peut-être même plus, mais… que j’en avais appris un peu plus sur Loon et sur son mode de fonctionnement. Je m’étais finalement levé, parce que l’arrêt pour le Masquerade, je le connaissais bien en fait. J’aimais bien y aller même avant de connaitre Loon. Du coup, je n’allais jamais bien loin, toujours rattacher à Loon par cette laisse qui n’en était pas une, mais bon.

-Mais bon, c’est pas grave! Je fais pas dans le clair non plus. En prime, plus j’en apprends sur ton fonctionnement, moins je te fais chier, ce qui peut être pratique au final quand même!

Toujours avec le sourire, parce que j’avais la fâcheuse manie de faire chier les gens autour de moi. Du coup, c’était faire preuve de gentillesse que de ne pas vouloir que ça arrive à Loon. Parce que bon, on ne se le cachera pas, en général, je m’en fichais complètement, si pas plus. Je pouvais même provoquer pour le plaisir. Oui, j’étais adorable comme fille.  

 
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MessageSujet: Re: We just wanna party!    Lun 13 Juil - 23:16

« Ouais, ça t'aide pas quoi. Pourquoi tu m'as posé cette question ? Et ne me dis pas que tu n'as rien en tête, tu ne sais pas mentir. »

Tu n'as jamais eu le moindre souci pour te confier, surtout lorsque la personne en face de toi fait partie de ton plus proche entourage. Il suffit de t'avoir connu quelques temps pour comprendre exactement comment tu fonctionnes. Ce qui fait ta force demeure aussi ta faiblesse : tu restes parfaitement facile à cerner. Ton caractère est vif et tranché, ce qui te rend à la fois prévisible et paradoxal. En effet, on sait comment tu vas réagir à certaines situations, mais avec avec quelle force. Il y a grand moyen pour que la seule personne au monde capable de prédire tes réactions au degré près soit Shandro.
Et ça, Aimée l'a bien compris ; il n'y a pas des kilomètres à ce que la question soit indirectement dirigée vers lui.

« Il est réellement attaché à toi, tu sais. » réponds-tu simplement.

Comme s'il s'agissait de la véritable réponse à sa question. Tu n'as pas oublié la réaction que Shandro a eue face à Aimée quand tu les as retrouvés dans ce coin sombre de Treme. Tu n'as pas vu la scène, caché que tu étais derrière cette poubelle pour fuir le sang qui suintait par tous ses orifices, mais tu as perçu sa voix vibrante, celle avec laquelle il lui a simplement dit qu'il voulait qu'elle l'aime. Tu déglutis à cette pensée.
C'est exactement le principe qui te traverse l'esprit, depuis qu'Alvin t'a jeté. Attirer son attention, simplement pour qu'il daigne t'aimer.

Votre arrêt de tram est signalé par la voix monocorde et synthétisée qui s'échappe des hauts-parleurs au dessus de vos têtes. Tu indiques à Aimée une double porte à proximité et vous vous y dirigez, toujours liés par les écouteurs. Votre éternel Avenged Sevenfold, ce groupe qui vous a réuni et qui vous suit partout, a regagné les oreillettes pour vous replacer dans le droit ton de cette soirée : l'amusement. Qu'est-ce qui a pris a Aimée d'évoquer autant de sujets sensibles en si peu de temps ? Et qu'est-ce qui lui prend de t'embrasser de nouveau.

« Eh béh, tu es bien tactile ce soir. »

Et ça n'a pas l'air d'être l'effet de la bière puisqu'elle semble parfaitement consciente de ses actes.

« C'est un compliment. » précises-tu.

Avec une bombe à retardement comme elle qui part au quart de tour à la moindre phrase déplacée, mieux vaut arrondir le fond de sa pensée. Ta parole n'est pas toujours limpide et vues les difficultés que tu as éprouvées à gagner sa confiance et son instinct chaleureux, tu préfères qu'elle ne prenne pas tes remarques pour des reproches. Ce serait tout recommencer à zéro. Et dieu que la tâche est ardue.
Les portes s'ouvrent et le vent chaud de NO vous souffle en pleine tête. Cet arrêt porte le nom du lieu où vous allez, en face duquel le véhicule vous a déposé. Le Masquerade vous adresse ses plus belles couleurs aux néons criards, comme un appel à la fête.
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MessageSujet: Re: We just wanna party!    Mar 14 Juil - 0:03



« It's all about fun and games, Until I hurt somebody »

Loon & Aimée
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-Mais oui ça m’aide, mais pas en lien à ma question et oui j’avais un truc en tête, mais c’est sans importance en fait.

Et même si je ne savais pas lui mentir, au final je disais la vérité, ça n’avait pas d’importance. Parce que plus j’y pensais et plus la meilleure solution était d’ignorer ce fait. De faire comme si ça n’existait pas et avec le temps, le problème se désamorcerait de lui-même. Je n’avais qu’à ne pas faire suite à ses avances et le début de sentiment mourrait dans l’œuf pour sûr. Donc, finalement, je n’aurais pas vraiment besoin de la réponse, je ne devrais pas vraiment m’en faire. Ce n’était pas l’important. Pourtant, Loon en rajouta une couche confirmant mes craintes. Oui, mes craintes. Il me balançait qu’il était réellement attaché à moi. Non je ne savais pas, en fait, si je l’écoutais oui, mais… mais non, voilà. Mon ton était celui de la fille qui est persuadée que ce qu’elle dit est vrai. Pas d’irritation, pas de braquage, rien, juste… mon opinion. C’était surement ça le plus triste en fait.

-Tu ne peux pas t’attacher à quelqu’un au bout de genre… une balade. Limite, j’ai blessé le mâle alpha en lui en le repoussant, mais… c’est pas réellement de l’attachement, c’est de l’orgueil. Ça va passer, comme avec tous les autres qui ont crut s’attacher à moi.

J’avais haussé les épaules, puis j’avais souri. J’avais chassé d’un revers de main tellement de proposition sans jamais en accepter une seule, que j’en avais l’habitude. En prison, les relations étaient devenus plus complexe, c’était des jeux de pouvoir, de qui appartenait à qui, ça m’avait marqué et même si j’avais mangé des coups… je n’avais jamais appartenu à personne et je n’avais possédé personne, c’était important de le souligner, parce qu’on me l’avait demandé. J’étais un électron libre, je faisais ce que je veux au final. Je n’étais pas mauvaise, ni même froide, j’étais juste… détaché de la situation. C’était évident, Shan’ s’imaginait des sentiments pour moi… mais il tomberait dans les bras de Loon assez rapidement pour qu’il m’oubli. Non, ça ne me faisait pas un pli, aucun… nope… rien… j’y crois, toi aussi t’es obligé. Loon allait peut-être être heureux, c’était ça l’important, ça me rendrait heureuse au final. Parce que de vivre avec quelqu’un d’heureux, c’était bien. Moi, je pouvais très bien vivre sans, pas besoin de tester pour savoir que l’amour est nul. Mon but était d’avoir une belle soirée, d’être agréable et je le tentais. En fait, ce n’était pas vraiment difficile d’être agréable, pas avec Loon. Avec Loon, je laissais la carapace à la maison. Je la laissais loin, mais en même temps, il ne me cherchait pas. Il avait le meilleur comportement pour qu’il n’arrive rien, que je ne me braque pas, que je n’ai pas envie de lui en coller une. Finalement on se dirigea vers les doubles portes pour sortir. Une fois arrivée, discuter serait surement plus difficile, moins simple tout dépendait de l’ambiance du Masquerade. La voix de Loon me tira finalement de mes rêveries, mentionnant au passage que j’étais tactile ce soir… et que c’était un compliment. Ce qui me fit rire. On parlait de Loon, il tentait pas de me dominer d’aucune façon, je n’allais pas me braquer, mais… j’aimais bien qu’il s’inquiète que ce soit le cas.

-C’est vrai, mais… si je te dis un secret, tu le répètes pas?

Parce qu’au final, la seule personne chiante à qui il pouvait le dire c’était Shandro et c’était surement la pire idée du monde, vraiment.

-Je suis du genre assez tactile en fait, juste que… j’ai appris à me méfier des gens, mais… quand je n’ai plus peur… je m’en permets beaucoup et avec toi… bah, je n’ai plus peur.

Avec un sourire heureux, limite juvénile de la gamine qui dit un secret pour la première fois. Parce que ça mw ramenait à un coté complet de mon existence. Parce que oui, avant j’avais été tactile, mais plus maintenant. Aujourd’hui, j’étais craintive. Un peu comme un petit animal blessé, juste que je tirais du dragon et que je crachais du feu. Loon avait fini par m’apprivoiser et je me laisser aller. Le fait qu’entre nous, ce ne soit que fraternel m’aidait grandement en fait. En fait, si ce n’avait pas été le cas, il ne se serait jamais rien passé. On ne se serait surement même pas revu, parce que j’étais comme ça. Shan’, il allait finir dans le lit de Loon, du coup, ça m’allait, je pouvais le revoir, le pousser vers l’autre et lui faire oublier ses idées absurdes. J’y arriverais.

On se dirigea finalement vers le Masquerade, je reconnaissais les néons, mais j’arrivais déjà à visualiser l’intérieur. J’avançais au même rythme que Loon. Sérieusement, mes frères auraient du utiliser cette technique quand j’étais gamine. Ça m’aurait empêché de risquer de me faire renverser quelque chose. Parce que bon, avant, j’étais du genre lunatique, maintenant… j’étais vigilante, mais on ne vivait plus dans le même monde. Tout avait changé au final. J’étais finalement entré et déjà, l’atmosphère était différente. On avait abandonné ma petite confiance bien loin et c’était surement mieux comme ça. J’étais heureuse, j’étais peut-être complexe… mais heureuse.  

 
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MessageSujet: Re: We just wanna party!    Mar 14 Juil - 0:28

« Si. »

Oh que si tu peux t'attacher à quelqu'un dès le départ, et tu es très bien placé pour le savoir.

« Tu ne peux pas tomber amoureux à proprement parler, parce que ce que l'on appelle le coup de foudre, c'est ce court laps de temps pendant lequel ton cœur s'arrête, quelque chose passe à travers toi et cette personne. C'est indescriptible. C'est une sorte d’obsession. Tu vois cette personne partout, tu la sens partout, même dans tes rêves. Il n'y a pas des kilomètres à ce qu'il ressente ça pour toi. »

Tes doigts cherchent les siens et s'y mêlent, comme si cela pouvait raffermir la connexion étrange que vous entretenez tous les deux.

« Tu as peur de l'admettre, c'est tout. »

Une impression qui n'a rien d'un reproche, qui s'est même faufilée entre tes lèvres étirées en un sourire sincère, et qui se confirme lorsque Aimée avoue vouloir te confier un secret. Surpris, tu t'arrêtes, retires l'écouteur que tu tenais jusqu'à présent pour pouvoir l'écouter pleinement. Décidément, ta sœur va de surprises en surprises ce soir. Que va-t-elle faire, ensuite, chercher tes lèvres ? Non, elle n'est pas assez torchée. Et même.
Finalement tu dois admettre que ce qu'elle te confie résonne très naturellement à tes oreilles. Sans te départir de ton sourire, tu tends ta main et caresses légèrement sa joue d'une phalange.

« Ca, je l'avais déjà remarqué à la façon dont tu te loves contre moi pour dormir. Je t'ai cernée depuis le début, Amy. J'ai juste attendu patiemment que tu ouvres ta coquille pour me montrer la perle qui s'y cachait. »

Sous les mèches rebelle de ta sœur se cache une femme brisée dans son chemin de vie, pas tout à fait enfant, pas tout à fait femme. Une créature aux défenses agressives qui n'a su survivre que dans la violence et dans la terreur, et qui, ainsi qu'un animal sauvage en voie de disparition, lassé d'être chassé, a développé des mécanismes de défense sous lesquels il a enfoui ses plus profonds sentiments. C'est ainsi que dans les moments de faiblesse extrêmes, liés notamment à la fatigue, tu as pu commencer à doucement feuilleter les pages du livre de son cœur.

Vous pénétrez dans le Masquerade déjà bien occupé. Sur la scène, les musiciens achèvent de s'installer. Tu indiques le devant de celle-ci, sur la rampe de laquelle s'étendent les lumières et les baffles des retours.

« Je vais nous chercher de quoi boire, va t'installer là bas. »

Tu lui adresses un clin d’œil avant de disparaître dans la foule, pour te faufiler jusqu'au niveau du bar. Tu commandes alors deux coktails d'un vert acide à la senteur anisée, et sillonne les corps serrés avec les deux immenses verres pour regagner la hauteur d'Aimée que tu repères facilement, avec sa tignasse en bataille.

« Tiens, cadeau, c'est un p'tit truc de mes lointaines origines. Ca s'appelle un perroquet. »
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MessageSujet: Re: We just wanna party!    Mar 14 Juil - 1:42



« It's all about fun and games, Until I hurt somebody »

Loon & Aimée
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-Bon d’accord peut-être, mais… j’ai été vraiment chiante, violente, je me braquais à rien. Tu ne peux pas… t’attacher à ça. Je sais pas où j’ai raté mon coup en fait.

Parce que c’était clairement ça. J’avais échoué quelque part, sinon ça n’avait aucun sens. Encore là, utile de mentionner que je ne ‘étais pas braqué, j’avais juste répliqué tout simplement. Je comptais vraiment que cette soirée soit parfaite. Je n’allais pas être agressive, non, non. J’avais éteint cette partie de moi, promit. Du moins, pour ma soirée avec Loon, pas pour toujours là, il ne fallait pas rêver. Il m’expliquait donc qu’on ne pouvait pas tomber à proprement parler amoureux, mais… qu’une espèce d’obsession, de voir et de la sentir partout et tout. Le pauvre, s’il avait ressenti ça pour moi, c’était triste parce que je n’étais pas le genre de personne avec qui ça marchait. Il rajoutait que j’avais peur de l’admettre. Ce qui n’était pas tout à fait faux, mais pas tout à fait vrai non plus. J’avais senti ses doigts trouver les miens et j’avais souri en acceptant le contact, tout simplement. C’est donc avec toute l’empathie que j’étais capable, donc pas énormément, mais quand même, que je répondis :

-Pas que je refuse de l’admettre, juste que… je sais pas. Je lui souhaite que ce ne soit pas le cas… sinon je le plains, je suis pas du genre… aimable, pas du genre qu’on aime comme ça quoi. En prime, si toi tu l’aimes, on ne s’en sortira pas. Aussi bien que je mette les choses au clair avec lui maintenant avant de risquer du drama.

Parce que c’était ça au final. Il fallait que je tue ses sentiments pour moi, que je me retire de cette course dont je ne voulais même pas faire partie au début et finalement, Loon serait heureux, moi j’aurais un frère et un ami, c’était top la vie! Il ne m’en fallait pas vraiment plus au final. Aussi bien évité tout risque de drama maintenant, pendant que personne n’était réellement attaché à rien. Heureusement pour moi, ma préservation personnelle était parfaite. C’était très bien comme ça. Ensuite, j’avais un secret à lui avouer et encore là, il s’arrêta pour m’écouter, retirant l’écouteur. Ce n’était pas un bien grand secret, fallait pas en faire autant. Pourtant, ça m’avait fait sourire, je l’avoue. Il continuait de me sourire au fil de mes mots. Rajoutant qu’il le savait déjà, qu’il l’avait remarqué en fait à ma façon de dormir avec lui. J’avais besoin de chaleur, de contact, je m’en rendais bien compte, juste que… pas trop, rien de dangereux, rien de trop. C’était un peu comme quand j’allais danser, le contact de la foule, les caresses que certains osaient, c’était suffisant pour me rassasier, ensuite je les repoussais, cherchaient un nouveau partenaire. Je ne voulais rien de plus, rien de vrai. Il m’avait tiré un sourire sincère de par son compliment. Il m’avait cerné depuis le début, mais il avait attendu patiemment pour que je m’ouvre un peu. J’étais loin de contenir une perle de valeur, mais… c’était gentil. Je m’étais véritablement attaché à Loon en fait. Ensuite, on entra au Masquerade, me laissant le temps de souffler un peu. Il me pointa un endroit, disant qu’il allait chercher des verres, que je devais m’y installer. Donc, après un hochement de tête, c’est exactement ce que j’étais parti faire. J’avais donc prit un place libre, tranquille. Les gens terminaient de s’installer. Tout était bien. On frôlait des sujets chiants, mais… on était assez civilisé pour ne pas se taper dessus. C’était peut-être parce qu’on s’aimait bien en fait. Heureusement. Il revint finalement avec deux breuvages de couleur criarde. C’était intéressant, j’aimais gouter à tout et n’importe quoi en fait. Ça s’appelait un perroquet son truc. C’était dans le très vert en prime.

- Merci!

Parce que comme ça, on profiterait de la soirée et je n’allais pas envie finir sur les genoux. Ça, c’était réservé au Little, parce qu’ensuite, on rentrait à la maison. C’était bien comme ça. J’avais donc prit une première gorgée. Je senti le spiritueux anisé et la menthe. C’était bon, j’aimais ça. Tant mieux, ça aurait fait désordre sinon.

-C’est bon.

Avec le plus beau sourire du monde. Parce que j’aimais bien ses attentions comme ça. J’avais choisis un frère vraiment génial en fait. C’était pratique, utile et agréable, donc… parfait!

 
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MessageSujet: Re: We just wanna party!    Mar 14 Juil - 2:39

« Tu es chiante, tu es violente, tu te braques encore et toujours pour rien. Et pourtant j'ai réussi à m'attacher à toi. Et tu n'as rien raté du tout, ce n'est pas nous qui décidons si les autres s'acoquinent de nous ou non. »

Lorsqu'elle t'explique la raison de son trouble, tu ne peux t'empêcher de lever les yeux au ciel malgré le fait que tu ne la juges pas. Pourquoi, pourquoi, faut-il que tu t'entoures toujours d'autant de personnes coincées des fesses ? Pourquoi, pourquoi, faut-il que tu t'entoures toujours d'autant d'handicapés de l'amour ? Tout est pourtant si simple quand on se regarde droit devant une glace et que l'on pose des mots sur ce que l'on ressent. Tous ces sentiments n'ont rien de compliqués, ce sont nous qui nous compliquons la vie. Et tu as appris à relativiser sur la tienne, plus que jamais depuis qu'Alvin t'a sauvagement jarté de sa vie.

« Toi tu ne t'aimerais pas mais lui, est-ce que tu lui as seulement posé la question de ce qu'il ressentait ? Je ne crois pas. Alors ne dis pas de bêtises, et puis...quoi?! »

Tu t'étouffes dans ton perroquet, crachotant à moitié le liquide vert chimique tu sirotais tranquillement jusqu'à ce qu'elle lâche la phrase. Interloqué, tu la fixes longuement, avant de reprendre ta paille qui est allée se balader à l'autre bout du verre dans la surprise. Décidément, Aimée se dévergonde en ce moment. Beaucoup trop vite ; que s'est-il passé, cette fameuse matinée qui a suivi la nuit que vous avez partagée tous les trois ? Qu'est-ce que Shandro a bien pu dire comme bêtise.

« Je n'aime pas Shandro. » réfutes-tu simplement.

Elle ne s'en est sans doute pas rendu compte mais c'était la phrase qu'il ne fallait pas dire. Malgré tout, tu étires un petit sourire, aspirant de nouveau une gorgée de ce pastis à la menthe qu'elle semble tant apprécier et qui te réchauffe le cœur.

« Tu parles facilement d'amour quand il ne s'agit pas de toi, j'ai l'impression. Tu dis toi-même qu'on ne peut pas s'attacher au bout d'une petite balade, c'est pourtant ce que tu m'attribues. Je veux bien croire que j'ai incontestablement des mœurs plus libérées que les tiennes mais faut pas abuser, non plus. »

Fais c'que j'dis, pas c'que j'fais, on dirait. Tu prends conscience qu'Aimée ne sait pas ce qu'est l'amour en dehors de l'attachement fraternel désespéré qu'elle a été habituée à porter à ses frères et qu'elle a donc transposé sur ta propre personne avec une facilité désarmante. En revanche, pour ce qui est de l'amour pur, cet altruisme légendaire, cette idée selon laquelle on aime davantage l'autre qu'on ne s'aime soit-même, c'est le néant intersidéral. Et à ne rien savoir, on attribue la notion à tout. Une notion avec laquelle, en ce qui te concerne, il ne faut surtout pas plaisanter.

« Les seuls sentiments amoureux que j'ai pu éprouver jusqu'à maintenant ont suivi une relation amicale vieille de vingt ans. Donc...y'a encore du chemin... »ajoutes-tu dans un rire.
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MessageSujet: Re: We just wanna party!    Mar 14 Juil - 4:07



« It's all about fun and games, Until I hurt somebody »

Loon & Aimée
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-Mais… toi ça compte pas. J’ai vraiment cherché à être gentille avec toi.

Genre pour moi, être gentille ça demandait de l’effort. Il avait surement raison sur le fait qu’on ne décidait pas, mais… Je sais pas, j’avais du mal quand même. On ne pouvait pas apprécier quelqu’un de méchant avec nous. En prime, je n’aimais pas ce mot « acoquiné » c’était… étrange. Genre, tu ne me mettais pas moi dans une phrase avec ce mot, sauf avec un « ne… pas » genre. Ouais, j’avais un peu de mauvaise foi, mais c’était pour la bonne cause. Donc ouais, Loon en rajoutait. Me demandant si je lui avais demandé. Bien sûr, voir si j’allais en parler avec lui, n’importe quoi. C’est là qu’il s’étouffa plus ou moins avec son verre. Ce qui me fit rire en fait, parce que je n’avais pas envie de me braquer et que c’était un sujet épineux, mais… j’adorais le voir réagir en fait. Puis, reprenant un peu contenance, il me balançait qu’il n’aimait pas Shandro. Eh oh! C’était ces mots à lui, pas à moi! Si en plus je devais le décoder… Il m’accusait même de parler facilement d’amour pour les autres, genre quand ça ne parlait pas de moi ça allait, mais, mais… c’était ces mots à lui! Rha la la. Au moins, il n’aimait pas Shandro, mais… ça ne réglait pas mon problème. Genre, je n’allais pas lui entretenir des sentiments à mon égard qui ne serait jamais réciproque. Donc ouais, c’était compliqué. Oui, il avait des mœurs plus légère que moi, ça tout le monde était au courant, mais qu’il ne fallait pas abuser. Eh oh! On parlait de moi, je n’abuse jamais de personne, sauf quand on me transforme en écharpe, mais ça… c’est une autre histoire.  Donc ouais, il me confirmait même que c’est seul sentiment amoureux qu’il avait éprouvé, c’était pour un ami de longue date, il en avait beaucoup de ça? Donc, d’après Loon, il y avait encore du chemin. Donc, une autre gorgée de mon breuvage, parce que c’était du courage et qu’il m’en fallait pour démêler tout ça. En prime… l’alcool c’était bon pour tout.

-Mais oh! Je n’attribue rien à personne. Quand je dis « je t’aime » à quelqu’un, même si je dis "Je t’aime", bah… c’est que je le pense pour de vrai. Je ne peux pas deviner que tu as des gradations de « je t’aime », quand tu chuchotes des mots doux à l’oreille de quelqu’un non plus. Encore moins quand il dort et ce n’était pas fraternel, sinon j’ai dans l’espoir que j’y aurais eu droit aussi hein!

Et je le disais avec le sourire hein! À la blague même. Parce que la petite pique de jalousie à la fin était complètement feinte. Il pouvait dire ce qu’il voulait à qui il voulait, je m’en fichais complètement. C’était juste pour souligner le pourquoi du comment. Ce que moi j’en avais compris. En prime, je trouvais la conversation franchement drôle. Le plus dur, c’était de se rappeler de ne pas se braquer quand lui me répondait, que ce n’était jamais méchant, mais… j’y arrivais en fait. En plus, il y arrivait bien aussi, du coup… c’était bien. Donc ouais, la conversation!

-Genre moi, j’avais classé Shan’ dans la catégorie… fait du rentre dedans avec Loon. Toi tu lui sors un « je t’aime », alors…  je l’ai classé dans « amour » en toute logique! J’ai peut-être mal interprété, mais tu ne m’as pas aidé. Du coup, ce n’est pas facile de vous suivre.

Parc que sérieusement, si je disais je t’aime à n’importe qui… en fait non, ce n’était pas vraiment gentil de faire de faux espoir comme ça, je l’avais dit à Loon et puis voilà. Genre, le nombre de fois que je l’avais fait se comptait sur les doigts d’une main… et on pouvait lui en couper quelques-uns que ça ne nuirait pas à mon calcul. Donc ouais. En même temps, ça ne réglait pas mon problème à moi, genre… je faisais quoi avec l’autre? L’idée de laisser couler restait surement la meilleure quand même, il allait finir par m’oublier non? J’avais finalement glissé une main dans mes cheveux, sourire aux lèvres. Nouvelle gorgée. Parce que ouais, ça ce buvait franchement plus rapidement que de la bière.

-Oh et, une relation amicale de vingt ans? Le seul ami à toi que j’ai rencontré… C’est Alvin en fait. Du coup, je sais pas. Mais ça me va comme critère pour l’amour. Promit que si je côtoie encore quelqu’un d’autre que toi dans vingt ans… je vais y penser.

Avec le plus beau sourire du monde pour deux raisons. La première, parce que je bougeais tout le temps et que j’étais incapable de garder quelqu’un dans ma vie. Deuxièmement… parce que je venais de souligner que lui serait encore dans ma vie dans vingt ans. Donc ouais, j’avais compris la notion du pour toujours! C’était bien fait la vie.  
 
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MessageSujet: Re: We just wanna party!    Mar 14 Juil - 10:59

Tu te figes brutalement à ses paroles et prends la précaution de poser ton verre sur le bord de la scène avant de la regarder avec des yeux ronds, complètement abasourdi parce qu'elle vient de dire. Tu as soupçonné de nombreuses choses, mais les trois mots d'amour en français ont achevé de confirmer tes craintes. Bon sang, t'as pourtant essayé d'être discret ce matin là, elle faisait semblant de dormir, c'est pas possible autrement.

« Je vais finir par ne dire les choses importantes qu'en Allemand, comme ça je serai le seul à me comprendre et ce n'est pas plus mal. »

Parce que c'était pas avec sa numération de un à dix et son prochain nom de famille qu'elle allait percuter quoi que ce soit des prochaines paroles que tu pourrais dire. La nervosité te prend à bras le corps et c'est un juron bel et bien germanique qui s'échappe de tes lèvres. Tu ne demeures pas particulièrement énervé par cette révélation : ça signifie qu'Aimée fait preuve d'honnêteté envers toi, qualité que tu ne lui aurais pas attribué si vite pourtant. Tu préfères même que ce soit elle qui t'ait entendu plutôt que Shandro qui n'a sûrement pas le moindre souvenir de ces trois mots chuchotés à son oreille, à part peut-être dans un coin de sa tête, au creux d'un rêve perdu dans son subconscient. La pointe de jalousie ajoutée par Aimée pour ponctuer la révélation fracassante qu'elle te fait traduit simplement l'idée qu'elle a parfaitement compris que la fraternité ne se conjugue qu'entre elle et toi, pas entre Shandro et toi.
Quelle idée de s'acoquiner de quelqu'un aussi perspicace !

« Je n'ai pas de gradations, c'est la même force. Quand je suis réellement amoureux cependant, je le fais sentir plus que je ne le dis. »

Sauf avec Alvin où la technique du sous-entendu s'est révélée être un échec monumental.

« Il sait parfaitement ce que je ressens pour lui et ce n'est pas de l'amour, nous sommes d'accord là dessus. Nous nous sommes très bien expliqués sur le sujet et clairement, nous ne sommes pas amoureux l'un de l'autre. Comme je te l'ai dit tout à l'heure, ça se construit au fil du temps et des choses que l'on vit. Il a quelqu'un dans son cœur et j'ai quelqu'un dans le mien ; nous avons un respect irréfutable pour ces deux personnes dont on ne veut pas prendre la place. »

Tu n'as pas pu cacher l'amour que tu portais à Alvin quand tu as discuté avec Shandro, de la même manière qu'il t'a clairement dit que tu rendrais les choses plus compliquées si tu venais à tomber amoureux de lui. Ce genre de sentiment ne se commande pas, malheureusement, mais la pensée d'une autre personne dont tu prendrais la place a vite fait de te freiner. Tu sais pertinemment avec ta dernière expérience en la matière que l'amour n'est pas éternel et s'il y a bien une chose que tu veux poursuivre à l'éternité, c'est ta relation avec Aimée, et ta relation avec Shandro. Tomber amoureux de Shandro serait comme tomber amoureux d'Aimée : ce serait créer un malaise monumental et briser des sentiments bien plus forts et tenaces, pour toujours.

« HEIN ? »

Il va clairement falloir que tu t’assoies si ça continue. Alvin, et elle ?!

« Tu connais Alvin ? Putain t'en as d'autres des révélations comme ça ou... ? »

Ou c'est toi qui va comprendre tout seul. Soudain, la lueur se fait. Shandro et Alvin ont été évoqués de la même manière, au même moment, dans la même conversation. Plus que jamais Aimée semble jouer le rôle de catalyseur dans les sentiments qui s'entremêlent dans la plus compliquée des potions que tu n'as jamais eue à réaliser. Tu saisis, d'un coup, d'un seul, tout explose à ta gueule, comme la fumée caractéristique des potions terminées.

« D'accord j'ai compris. C'est de toi que Shandro est amoureux. »

Il va te falloir une gorgée de boisson, tout de suite. Te maintenant debout à l'aide d'une main posée sur la scène qui se remplit progressivement des musiciens faisant leurs balances, tu saisis ton verre dont tu avales une grande partie d'un seul coup. Ta tête tourne, ta vue se brouille, mais l'alcool matelasse ton estomac d'une protection chaude à l'épreuve de toutes les prochaines révélations.

« Ca me soulage que ce soit toi. »

Cette vérité rend votre triangle plus étrange que jamais, mais au moins tu as la chance de connaître la personne dont Shandro s'est épris et tu ne peux que comprendre son choix. Une fois de plus, vos similarités se manifestent. L'amour porté par Shandro a ta sœur est seulement moins fraternel.

« J'aime Alvin depuis plusieurs années. Quand au lycée il a commencé à coucher avec toutes les filles sans être rassasié, j'ai rapidement compris ce qu'il faudrait pour le satisfaire. Mais je me suis menti à moi-même pendant très longtemps, et la rupture survenue à notre entrée à l'université a été une sorte de protection derrière laquelle je me suis caché. Je n'ai pas demandé de ses nouvelles parce que j'avais peur, peur de voir ce qu'il était devenu et de tomber plus encore sous son charme, peur de constater qu'il avait finalement trouvé une femme et fondé une famille. Lorsque nous nous sommes retrouvés, je me suis assuré de la seconde condition et je n'ai pas pu retenir mes sentiments plus longtemps. Alvin a été troublé, il n'a pas apprécié. On s'est balancés notre quatre vérités à la gueule. Je lui ai manqué et il ne m'a bien fait sentir. Il a failli me tuer quand on était enfants et je lui ai bien rappelé. »

Tes entrailles se serrent si douloureusement à cette pensée devenue familière. Jamais tu n'aurais pu penser associer un jour un ami si proche, de si longue date, à la douleur, à la mort et à l'égoïsme.

« Shandro et moi fonctionnons presque de la même manière mais nous nous sommes surtout retrouvés dans la négation de la personne qui nous aime et le désespoir que cela nous a procuré. Je ne sais pas de quelle manière tu as refusé ses avances, mais il l'a mal vécu, suffisamment pour penser à tomber amoureux de moi. Et moi pareil. Mais tu es ancrée profondément en lui, je le sais, je le vois, je le sens. »

Tes doigts entourent légèrement le verre et le font pivoter sur lui-même plusieurs fois, simplement pour laisser tes yeux se perdre dans les variations du liquide troublé par les multiples glaçons qui agonisent dans la chaleur de l'alcool.

« Si l'avoir catégorisé comme sortant avec moi était ta seule barrière, tu peux l'abattre. Je m'en voudrais toute ma vie de prendre ta place dans son cœur. Nous ne sommes pas ensemble et ne le serons jamais. C'est toi qu'il aime, profondément. Et tu mérites d'être aimée, ma puce. »

Les dernières gouttes du verre disparaissent dans ta gorge enflammée.

« Plus que n'importe qui. »
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MessageSujet: Re: We just wanna party!    Mar 14 Juil - 20:46



« It's all about fun and games, Until I hurt somebody »

Loon & Aimée
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Voilà, j’avais encore réussis à surprendre Loon, je devenais franchement une pro à ce jeu là. Cette fois-ci, au lieu de tenter de se noyer dans son verre, il l’avait déposé. C’était peut-être une bonne chose vu la conversation qui dérivait tranquillement. On ne s’arrachait pas les cheveux, ni les yeux, on était gentil, mais au final… on se surprenait mutuellement. Je lui avais donc répliqué le pourquoi du comment. Oui, je pouvais me faire des idées, mais… pas cette fois. Monsieur rajoutait qu’il finirait par dire toutes les choses importantes en Allemand, ce qui me fit sourire. Comme ça il serait le seul à comprendre.

-Bah déjà, je t’aime, je sais le dire en allemand, va falloir être plus poète et en prime, tu me donnes raisons en le classant «  Truc important ».

Et je souriais, parce que je n’étais pas idiote, loin de là. Juste qu’en général, je me mêlais de mes affaires, mais là, sans que je comprenne comment… c’était aussi devenu de mes affaires, un tout petit peu au moins. Il jurait, donc… j’avais vraiment touché un truc. Je ne savais pas quoi, ni comment, mais j’avais quelque chose. On en aurait peut-être pour un moment à discuter finalement. Donc, pas de gradation, juste un sentiment, mais tout de même différent. Genre, il l’aimait, il l’aimait fort, mais pas comme on aime un futur partenaire? Non sérieux, j’avais du mal à saisir là. L’explication ensuite m’aidait quand même à cerner les deux zigotos. En fait, ils s’aimaient, mais… ils aimaient d’autres personnes plus fort. Du coup, ils en restaient là. Sérieusement, moins de sentiments plus d’actions ça ne leur tentait pas? L’amour ça s’oublis rapidement, faut tourner la page.


-Je vais faire comme si je comprenais, mais… vous n’auriez pas pu tenter d’être sympa avec l’amputé des sentiments que je suis et de faire un truc simple? Mais bon, je comprends le principe  et je vous souhaite sincèrement que ça finisse bien votre histoire.

Parce qu’au final, à s’aimer aussi fort, sans vraiment se mettre ensemble pour attendre quelqu’un d’autre qui ne viendra peut-être jamais… je sais pas. Je n’étais pas très ouverte à l’idée disons, parce que l’attente, ça peut-être long. Pauvre Loon quand même. Ensuite, bam! Surprise de nouveau. Non sérieux, heureusement pour moi, Loon il n’était pas trop vieux, il avait le cœur solide –pas comme ton Niko, oui, je sors- parce que j’allais finir par le tuer à force de révélation. Donc ouais, j’avais croisé Alvin ici et là, tranquillement.

-Euh bah connaitre c’est un grand mot. Je le connais de nom, parce que dans mes débuts à l’appartement, on s’est croisé sans plus.  J’ai été assez polie pour me présenter à un moment, je sais plus trop quand au juste.

Parce qu’en fait, les amis de Loon restait les amis de Loon et que je ne l’avais pas recroisé depuis. Genre, il avait existé et maintenant, il n’existait plus. J’allais peut-être le revoir un jour, encore plus si Loon l’aimait. En fait, si je revoyais Alvin, le taper pour avoir fait du mal à mon frère était une option quand même. Il me faisait rire Loon à être étonné de tout ce soir. Ah bah non, en fait, là c’était à mon tour. Il me balançait comme ça, que Shandro était amoureux de moi. Euh... non, juste non. Insérer ici le gif de la pieuvre ou du calamar, merci bien (J’ai jamais su différencier ses trucs là en fait). Il buvait son verre et moi… bah j’étais surprise, je cherchais mes mots pour lui expliquer à quel point il avait tort en fait. Une gorgée de mon verre pour me ressaisir que déjà, il disait que ça le soulageait que ce soit moi. Non mais oh, c’est pas moi, c’est pas logique. Shandro était un grand garçon qui ne tombait pas amoureux en deux minutes, limite une obsession passagère du à son sentiment de mâle alpha blessé, c’est tout.

-Mais… faut pas dire n’importe quoi. C’est à toi qu’il a répondu à l’affirmative dans un français approximatif, pas à moi.

Parce qu’en fait, je ne savais même pas si Loon l’avait entendu avant de partir, du coup… peut-être que j’allais le surprendre de nouveau! J’espérais, comme ça je me vengerais un minimum de son « il t’aime » de tout à l’heure. Il ne m’aime pas, limite son orgueil refuse que je le déteste, c’est tout. Ensuite, il m’expliqua un peu plus pour Alvin, pour son amour à lui. Donc, il lui avait dit et Alvin c’était braqué. En même temps, j’arrivais à comprendre Alvin. Personnellement, le silence radio, ça me tue, sérieusement. C’est un peu comme se sentir rejeter, mais à long terme et ensuite tu reviens dans ma vie en me balançant de l’amour à la gueule… euh nope. Moi, j’aurais mal réagis, je le savais et Alvin avait mal réagit aussi, mais… de là à dire que je rejetais l’amour inexistant de Shandro… bah non. Je ne pouvais même pas me vanter de l’avoir rembarrer à proprement parler! C’est peu dire. Donc ouais, j’avais de la peine pour Loon, je me ferais une joie de taper Alvin à la première occasion et maintenant…

-Il m’a agressé dans un cimetière glauque! S’il considère ça comme des avances… c’est qu’il a un problème sévère, je te jure. Donc non, je n’ai rien repoussé encore. C’est avec toi qu’il flirte, pas avec moi. Je te jure que tu te trompes de fille.

Vrai quoi! Regardez la tête de Shandro, il n’avait pas l’air d’une boule d’émotion non? S’il était pour donner son cœur… il prendrait son temps un minimum non?  Pourquoi est-ce qu’il me mettait dans une situation impossible hein? Bon d’accord, j’en parlerais avec lui, je lui balancerais que non, Loon avait tort, qu’il n’était pas amoureux de moi et je lui demanderais une confirmation, c’était possible ça non? Entre adultes responsables et tout… Ouais, j’étais adulte quand ça m’arrangeait en fait. Le pire, c’est qu’il m’en rajoutait. Disant que si c’était ma seule barrière, je pouvais l’abattre. Voilà, c’est fait. Tu as vu la montagne derrière la barrière? Parce que moi oui et une bonne parties étaient constitués de mauvaise foi, mais ça… on n’allait pas en parler. Ça m’avait touché qu’il me dise que je méritais d’être aimée, ça me fit sourire de nouveau, mais…

-Je serai aimée quand j’en aurai envie. C’est pas le cas maintenant et c’est pas le cas de Shandro, je te jure. J’ai pas besoin de barrière de catégorisation. Moi et Shandro, ensemble, dans la même pièce… on s’entre-tue, tout simplement. Ce n’est pas méchant, mais… on ne s’entendrait jamais. En prime, là, je ne te parle même pas de sexe. Parce qu’entre-moi qui est frigide et lui… c’est deux mondes complètement à l’opposer. Donc non, c’est pas logique.

Je n’étais ni émotive, ni froide. Je parlais de fait, de mes impressions, de moi. Je n’étais pas amoureuse de Shandro. En fait, j’aurais été bien incapable de dire ce qu’était l’amour pour moi. Du coup, j’étais certaine que ce n’était pas le cas. Parce que l’amour sa vous tombait dessus non? Si c’était le cas, il m’avait aimé en trois secondes, ça aurait dû être pareil pour moi. Ce n’était pas le cas, donc… on arrête de parler de ça.

-Mais bon, promit si c’est ambiguë, je vais en parler avec lui et je serai gentille avec lui.

Comme ça, pas d’inquiétude à avoir. Si je ne ressentais pas la même chose que lui, il allait comprendre et si je ressentais la même chose que lui, mais que je n’assumais pas… il comprendrait aussi que je le rejette et si je l’aimais et que j’assumais… bah ça ferait peut-être un happy end, mais… je n’y croyais pas trop. Donc ouais, j’avais spécifié que j’allais être gentille pour qu’il ne pense pas que j’allais être sadique avec Shan’ et lui briser le cœur. J’étais surement capable d’un minimum de délicatesse. Je ne pouvais pas jurer, je n’avais jamais eu envie d’essayer en fait.  
 
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MessageSujet: Re: We just wanna party!    Mer 15 Juil - 7:49

« Mais j'ai jamais dit l'contraire. »

Bien sûr que dire à quelqu'un qu'on aime est important. C'est une des traductions de la raison de vivre de l'être humain, quoiqu'en disent certains mélancoliques et autres récalcitrants comme la jeune femme ici présente. Tu est cependant bien d'accord avec ta sœur : ta relation avec Shan' demeure sans conteste l'une des plus compliquées que tu as pu avoir quelqu'un, puisqu'il s'agit d'un mélange d'amitié, d'amour, et de sentiments fraternels. Il s'agit d'une fusion de vos deux êtres complémentaires, comme si de connaissances vous étiez passés au stade le plus avancé d'un couple tel qu'on en avait la vision de nos jours : union totale et absence définitive de pudeur et de secrets. On en arrive parfois à de telles extrémités avec une personne qu'au delà de la facilité à la cerner, on lit en elle comme dans un livre ouvert. Et bon sang, que tu aimerais lire en Alvin aussi facilement qu'en Shandro... !

« Je sais, c'est pas le truc le plus simple du monde. Mais ça me va comme ça. Ca lui va comme ça. Alors pourquoi se prendre la tête. »

Il s'agit bien entendu d'une question rhétorique. Savoir, ou plutôt imaginer, que Shandro et toi êtes ensemble constitue une protection et un sujet d'assurance pour Aimée, parce que cela met une distance conséquente matérialisée par toi, entre cette petite jeune femme clairement handicapé des sentiments comme elle le dit elle-même, et d'éventuels sentiments de la part de Shandro.
Sauf qu'il fallait être vraiment con pour les laisser au stade de l'éventualité.
En revanche, le fait qu'elle connaisse Alvin te surprend plus que tout surtout dans la manière dont elle l'évoque : la manière naturelle de quelqu'un avec qui elle a fait connaissance. Alors que Shandro dont elle est incontestablement proche semble être évité en même temps que sous-entendu en permanence.

« Et il n'a pas cherché à te sauter dessus ; Alvin ? Sérieusement ? »

Et qu'est-ce qu'il a bien pu fiche à cet appartement que dans ta mémoire il n'a jamais visité ? Alors certes tu ne doutes pas une seule seconde que ces deux là aient pu s'entendre plus que cordialement vu leur caractère de merde – de toute façon tu sens clairement qu'elle est de son côté lorsque tu évoques votre rupture brutale – mais surtout tu te demandes si quelque part tu ne serais pas mieux avec Shandro tandis qu'elle finirait avec Alvin. Les deux complexités sur pattes et les deux handicapés des sentiments. Quelque part tu te dis que si tu arrives à convaincre l'un des deux, tu parviendras à convaincre l'autre dans la foulée.
Parce que malgré toute la mauvaise foi du monde, Alvin et Aimée ont bel et bien la même vision de l'amour.

« J'ai pas entendu, je suis parti tout de suite après. Et vu comme vous étiez dans le coaltar tous les deux il y a fort à parier qu'il a cru que c'était toi qui causais et qu'il a saisit sa chance. Shandro ne signale pas ses sentiments aussi facilement, faut pas rêver. »

La déclaration enflammée que tu as pu lui faire la dernière fois te revient alors en mémoire. C'est toi qui a tout dit tout transcrit de ce que tu voyais dans ses gestes. Toi qui a ouvert ton cœur aux sentiments, tes yeux aux larmes, tes tripes aux sensations que tu pouvais ressentir envers lui et que malgré toutes tes tentatives tu ne peux encore décrire convenablement. Malgré ton indifférence notable à ce genre de concept tu dois avouer que parfois, rire pour deux, parler pour deux, aimer pour deux, relève d'une difficulté particulièrement élevée et que parfois, notamment en termes de sentiments, tu serais rassuré que la personne d'en face te les prodigue à son tour, verbalement. A ta grande surprise c'est, depuis peu, Aimée qui se prête le plus facilement à cet exercice.
Un éclat de rire te secoue littéralement lorsqu'elle évoque sa version des faits sur leur rencontre. Tu secoues la tête en signe de négation, ton sourire étiré sur tes lèvres.

« Ah si, si, je peux t'assurer que c'est sa technique d'approche. Il a failli me tuer dans ma propre cabane simplement parce que ma tête ne lui revenait pas. Et nous flirtons ensemble ouais, ça fait partie du truc. Et crois-moi que tu te voiles simplement la face Aimée, parce que tu n'es pas à l'aise avec les sentiments, tu es peut-être même pétée de trouille et tu caches ça sous ton indifférence. Je crois que s'il te fait à nouveau du rentre dedans, tu devrais lui expliquer, autrement qu'avec tes poings ; ça calmerait ses ardeurs et ça te permettrait d'être un peu plus claire avec toi-même. »

Tu t'écartes légèrement tandis qu'un serveur passe prendre ton verre vide en expliquant que le concert va commencer et qu'il vaut mieux éviter de laisser traîner des choses. Une bouffée de chaleur te prend et tu retires soudain ta veste que tu fourres sous les tréteaux de la scène, quelque part derrière une baffle.

« L'amour n'est pas logique. Ca doit peut-être être le truc le plus irrationnel qui existe. Tu ne peux pas tout contrôler, Amy. Tu peux influer considérablement sur l'opinion qu'une personne a de toi, mais tu ne peux pas décider de si elle va t'aimer ou non. »

Lorsqu'elle évoque le sexe, tu lèves les yeux au ciel ; punaise pour une fois que ce n'est pas toi qui l'évoque. Attends, ça veut dire qu'elle y a sérieusement pensé ?!

« J'te parle pas de sexe Aimée, le sexe c'est autre chose. Ca intervient à un stade particulier de confiance, te prends pas la tête avec ça et dis-moi si j'me trompe, mais vu la confiance dont tu fais preuve envers les gens, pour l'instant la seule personne au monde avec qui tu peux coucher, c'est moi. »

Et vous savez tous les deux que c'est un concept dégueulasse doublé d'une idée impossible.

« Je te parle de quelque chose de plus profond qui vient, avec le temps. Arrête d’exagérer, j'ai été dans le même appartement puis dans la même pièce de vous pendant toute une soirée. J'ai été à côté de vous alors que tu étais pratiquement penchée sur lui en train de le soigner et j'ai été dans le même lit que vous. C'est électrique entre vous, mais désolé, s’entre-tuer, c'est pas ça. »
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We just wanna party!

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