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 We just wanna party!

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MessageSujet: Re: We just wanna party!    Mar 21 Juil - 9:52

Un secret ? C'est facile ça, vous ne vous connaissez pas, sous vos airs fraternels. Il suffit de dire à Aimée quelque chose qu'elle ne sait pas de toi et il y en a encore une multitudes. Ce n'était pas comme si Alvin ou Seraphina te posaient la question, eux qui ont vécu avec toi les parts les plus importantes de ta vie, ou encore Wesley, qui est à ce jour le seul t'ayant suivi quand tous les autres ont disparu brutalement de ta vie lors de l'exode. Tu remarques qu'Aimée est surprise, presque dubitative et cela te fait sourire. De toute la terre, tu dois à ce jour être la seule personne qui lui accorde ce qu'elle désire, la seule personne qui lui fournit ce qu'elle demande sans broncher, la seule personne en face de qui, par conséquent, elle est désarçonnée lorsqu'il s'agit de choisir. Alors un secret, très bien. Il te suffira de piocher dans ce qu'elle ignore.

Vous parvenez au Little Darlings et elle s'échappe à son tour du côté de la scène où dansent les jolies jeunes femmes tandis que tu te diriges vers le bar. Tu ne peux t'empêcher de constater à quel point elle peut te faire confiance, ce qui te rassure ; tu pourrais mettre n'importe quoi dans son verre qu'elle ne verrait rien, et dieu sait que tu possèdes une capacité démentielle pour glisser les substances les plus nocives dans un liquide dans une totale discrétion. Mais il n'en est rien. C'est avec deux innocentes boissons légèrement plus alcoolisées que les précédentes que tu traverse la salle, repérant Aimée pas trop loin de la scène, à qui tu finis par donner son verre. Lorsqu'elle te questionne sur son choix, tu regardes autour de toi avant de t’adosser fièrement à l'un des lourds piliers de pierre qui maintient le plafond.

« Parfait ! »

Les personnes les plus proches de la scène se manifestent sans aucun doute avec les liasses de billets qu'elles tiennent dans les mains, prêtes à les glisser dans les vêtements des jeunes femmes présentes en les pendant dans les élastiques d'un soutien-gorge ou d'un string. Sans te régaler du spectacle comme tu le ferais probablement avec des hommes, tu l'embrasses d'un œil fasciné, fasciné par ces femmes sensuelles sans être vulgaires, admiratif de leurs courbes dont elles jouent avec dextérité, envoûté par leur regard d'une force difficilement accessible. Car elles semblent terriblement proches, mais inaccessibles. Avalant une gorgée de ton verre, tu arraches tes pupilles de la scène en feu avant de les poser sur Aimée...et de hausser les sourcils bien comme il faut.

« Etant donné qu'on fonctionne de la même manière je suppose que mes goûts sont similaires aux tiens, donc... »

Relevant une nouvelle fois le regard, tu laisses tes yeux s'accrocher à la crinière enflammée d'une jeune femme légèrement plus âgée que les autres, dont les boucles rouge cuivré dansent sur ses épaules et descendent dans son dos. Sa peau légèrement hâlée s'humidifie sous la sueur générée par les projecteurs, oignant son corps d'une aura irisée. D'ici tu ne vois pas la couleur de ses yeux, mais tu les imagines d'un vert profond ou d'un marron miel aussi tendre que le regard dont elle caresse son public. Ses formes généreuses lui procurent des muscles énergiques qui dynamisent sa danse ; tu lui trouves un penchant divin, mythique, celui d'un dragon, justement.

« La demoiselle aux longs cheveux rouges, là bas. »

Tu t'extirpes une nouvelle fois de son charme envoûtant avant de reprendre une gorgée d'alcool qui t'échauffe.

« Tu es attirée autant par les femmes que par les hommes ? »
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MessageSujet: Re: We just wanna party!    Mer 22 Juil - 3:53



« It's all about fun and games, Until I hurt somebody »

Loon & Aimée
featuring

C’était toujours drôle les secrets, ça permettait de voir une nouvelle facette de la personne avec qui on était, tout simplement. J’étais une personne assez secrète, alors le fait de commencer un jeu ou il faut troquer des secrets me donnait un avantage, parce qu’avec moi… il y en avait beaucoup. Dans le cas de Loon, je ne savais pas trop. J’aurais parié que oui, il avait son monde, sa façon d’être… il devait avoir son lot de secret quand même. J’avais cette espèce de sentiment avec Loon que quoiqu’il advienne, je n’aurais pas à lui rendre la pareille. Je n’aurais pas pu l’expliquer précisément, mais pour moi, quand le monde t’offrait un truc, il fallait lui donner un truc en échange et tout le monde fonctionnait comme ça. Tout le monde sauf Loon. Genre, il était l’exception à ma règle.

Finalement, on arrivait au Little et j’avais été choisir l’endroit qui m’était le plus agréable. Loon revenait finalement avec de nouvelles boissons, toujours au compte de deux et j’étais heureuse. Je voulais surtout savoir si ça lui allait, comme ça, on aurait tous les deux du plaisir en quantité. La musique était assez forte pour qu’on ait du mal à soutenir une longue conversation, ce qui était bien quand on y repensait. Donc, monsieur appréciait l’emplacement appuyé sur la colonne soutenant le plafond. Tant mieux. J’avais ensuite demandé de trouver ma préférer, pour le surprendre, comme ça. Pour m’amuser en sommes et il avait l’air surprit. Un point pour moi. Il rajoutait qu’on fonctionnait de la même façon, donc nos goûts seraient semblables.

Eh oh, tu ne peux pas être pareil que Shan’ et fonctionner comme moi Loon, sérieusement c’était impossible, parce que ça impliquerait que je fonctionnais comme Shandro et sérieusement non, juste non. Je ne pouvais pas fonctionner comme Shandro, on était à l’opposé l’un de l’autre.

« Mais comme tu triches! »

Mais je l’avais dit avec le sourire. Parce que même si c’était un peu de la triche, ce n’était pas tout à fait de la triche. Il avait eu bon. Mon regard était retourné s’accrocher à la danseuse aux cheveux de feu, d’un rouge cuivré allumant des passions chez plusieurs. Mon regard était toujours porté vers elle quand Loon me posa une question, me demandant si j’étais autant attirée par les hommes que par les femmes. C’était une question difficile quand même.

« C’est compliqué. Genre, j’ai toujours aimé les garçons, mais j’ai toujours été du genre physique jusqu’à un certain point et quand on te dit que tu ne verras pas un mec pour les neufs prochaines années. Tu révises tes priorités et tu apprends à aimer ce que la vie t’offre. »

Vrai, 9 ans sans approcher qui que ce soit, pas même un câlin, un bisou ou partager la chaleur de quelqu’un… je n’aurais pas pu. Non en fait, j’aurais pu, mais je n’en avais pas envie, tout simplement. Je savais choisir mes combats et je savais aussi choisir les filles avec qui je pouvais m’en permettre un peu plus. J’étais la dominante, du coup je choisissais jusqu’à où allait les contacts.

«  Mais attend… si tu dis qu’on a les mêmes goûts. T’aimes regarder les filles aussi en toute logique. Juste les regarder ou y a plus?»

Parce qu’il m’étonnait là… premier soir il me dit qu’il était gay et Loon n’était pas du genre à mentir. Alors je voulais juste savoir. Je ne m’inquiétais même pas pour la suite, j’étais classé petite sœur et j’avais fait assez de connerie dans son appartement pour tester sa sensibilité à mon absence total de charme. Genre Loon, il m’avait déjà vu en t-shirt chanter et danser dans son salon. Rendu-là, on avait une relation à toute épreuve. J’adorais regarder ses filles danser, j’étais capable de faire sensiblement la même chose. J’avais la condition physique requise pour le job. Parce que les gens dans la salle ne se rendaient souvent pas compte de l’effort que sa prenait pour faire la plupart de leur figure. Je faisais du parkour, je savais ce qu’était une pole et l’effort que sa prenait pour tourner autour, le saisir, s'y tenir, monter, descendre, s'y fixer. C’était un excellent sport en fait. Oh et même si plusieurs étaient capables, tentez d'avoir l'air sexy et détaché en le faisant, on en reparlera ensuite. Ouais, j’étais du genre curieuse, j’avais une ouverture d’esprit sur plein de chose, juste pas l’acte en lui-même et ça, ce n’est même pas que je ne voulais pas, c’est que je ne pouvais pas.

 
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MessageSujet: Re: We just wanna party!    Mer 22 Juil - 10:31

« Mais je triche rien du tout, c'est comme ça, j'y peux rien. »

Si on écoute Aimée, tout le monde triche tout le temps, parce que mademoiselle a l'habitude de commander, de se débrouiller seule et de prendre le contrôle sur tout depuis qu'on a totalement pris contrôle sur elle en prison ; tu reconnais à sa moue que tu as parfaitement raison et en général, ça ne lui plaît pas. Parce que tu as beaucoup trop souvent raison depuis le début de la soirée. Inévitablement, le regard de ta sœur dévie jusqu'à la barre de pole dance autour de laquelle s'affaire votre danseuse préférée. Tu perds des yeux dans sa crinière enflammée digne d'un lion majestueux avant de reprendre une gorgée de la substance colorée que la serveuse a bien voulu te glisser sur le comptoir.

« Ce qui peut expliquer pourquoi tu n'es pas à l'aise avec les hommes. » réponds-tu distraitement sans la regarder.

En prenant connaissance du fait qu'Aimée a été internée dans une prison composée exclusivement de femmes, il y a de quoi, effectivement, relativiser et se satisfaire d'autre chose. Il ne faut pas rêver : les femmes sans cœur ne sont pas humaines. N'importe quel être normalement constitué, s'il peut se passer de sexe, ne peut pas se passer d'affection sans perdre complètement l'esprit. Il suffit d'un regard, d'une accolade, ou même d'un simple contact des doigts sur une peau nue mais l'être humain ne peut pas vivre sans cela. Sans imaginer Aimée prendre sauvagement une détenue contre les barreaux d'une cellule ou dans le coin d'une douche, tu peux aisément comprendre qu'elle a pu se perdre beaucoup plus facilement dans les bras des femmes que dans ceux des hommes.
Bien évidemment, mademoiselle fait attention à tout quand il s'agit de toi, puisque tu fais attention à tout quand il s'agit d'elle. Bon sang, il faudrait qu'elle arrête d'agir de la même manière que Shandro ou ton esprit manipulateur n'aura plus qu'à prendre sa retraite. Cette fois-ci tu daignes la regarder, un sourire mystérieux se dessinant sur tes lèvres.

« A partir de ma première expérience j'ai vécu toute mon adolescence dans les bras des femmes. C'est quand je suis tombé amoureux d'Alvin il y a dix ans que je leur ai tourné le dos. On peut admirer un corps sans pour autant le désirer, tu sais, et je trouve cette femme vraiment très jolie. »

Oui, ça arrive, tu peux être désintéressé. C'est ainsi que tu viens d'expliquer à Aimée que tu n'as jamais voulu coucher avec elle, que tu n'as jamais d'arrière pensée quand tu la vois traverser le salon en culotte descendante pour aller chercher on ne sait quoi, et que tu la laisses strictement tranquille lorsqu'elle dort à tes côtés, parfois dans une presque nudité que Shandro ne pourra se targuer de voir avant un bon moment. Avalant une nouvelle gorgée du breuvage, tu prends conscience d'une chose et tes yeux s'illuminent.

« Tiens, eh bien le voilà ton secret ! »
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MessageSujet: Re: We just wanna party!    Mer 22 Juil - 23:24



« It's all about fun and games, Until I hurt somebody »

Loon & Aimée
featuring

« Essaie pas. »

Avec un sourire et un roulement des yeux parce que je rigolais. En fait, je l’embêtais, tout simplement. J’étais dans mon droit après tout! Du moins, pas encore tout à fait, mais presque. Oh et je n’ai pas l’habitude de commander, je le fais et je me barre quand on n’écoute pas, c’est différent! Non mais pas que depuis le début de la soirée, Loon… il finit toujours pas avoir raison au final, mais ça va, c’est du méta. Si tu ne sais pas ce qu’est du metagaming, faut faire des gns! Voilà. Je ne sais même pas le terme en français. Sauf si on parle de triche, mais ce n’était pas exactement de la triche, bref. Je m’étais reperdue dans la contemplation de la danseuse quand la gorgée de mon frère me rappela que moi aussi j’avais de l’alcool! Alors aussi bien boire, parce que boire c’était bien. Je lui expliquais donc un peu plus de ma façon d’être, comme ça, il savait à quoi s’en tenir et en prime, ça me donnait la chance de le surprendre et j’aimais ça. Il rajoutait quand même que ça pouvait expliquer que je n’étais pas à l’aise avec les hommes. Le problème, c’est que je n’étais pas à l’aise avec les mecs dominants, mais ça allait avec les autres. Genre, s’ils ne prenaient pas d’initiative, ça m’allait.

« J’aime juste pas les mecs qui prennent trop d’initiative, pour les autres, ça va en fait. On s’entend même très bien. »

Vraiment, c’était ça le pire, parce que j’arrivais à être normal avec tous les autres. Juste que la première fois, Loon avait pris une initiative et avec Shan… ce mec était une initiative ambulante. Genre, même quand on lui disait de ne pas exister il prenait l’initiative de le faire. Du coup, ouais… Loon n’avait pas vraiment la chance de me voir me comporter à d’autre niveau. Finalement, on discutait et j’avais posé une question, parce que ça m’intriguait. Je voulais savoir si c’était un « aimer » ou un « aimer regarder » parce que les deux se pouvaient très bien en fait. Ce n’était pas plus mal. Certaines personnes étaient axés sur le « plaisir » bien plus que sur les personnes avec qui ils en avaient. Homme ou femme finalement… ce n’était pas la fin du monde. Il s’expliqua donc sagement, disant qu’il avait été vers les femmes jusqu’à Alvin. Il pouvait regarder sans désirer. Donc, c’était un « aimer regarder » voilà, c’était clair comme ça. Rajoutant qu’il venait de me sortir un secret. Mais… mais… d’accord, un point pour lui.

« Oui, ça ressemble bien à un secret, je te dois donc une chanson sur le chemin du retour! Parce que là, maintenant, j’aurais plus le courage d’aller danser avec elle que de chanter dans un endroit pareil. »

Parce qu’au final… je n’allais pas vraiment pouvoir chanter ici… et il y avait trop de monde, voilà. Genre, j’aurais été dansé sur scène avec les filles avant de chanter devant publique, sérieusement. Donc, on en était où? Ah oui, il venait de me balancer un secret, moi je buvais mon verre et c’était bon. je regardais ici et là, j’avais quand même envie de bouger. Moi et faire du surplace quand même… Bon d’accord, on allait attendre au moins que je termine mon verre et non je n’allais pas me l’enfiler à vitesse grand V. J’étais une dame respectable. D’accord, même moi je n’y croyais pas, mais je n’allais pas le faire. Même si je trépignais d’envie de bouger, de m’amuser, de danser. J’étais un être humain avec un minimum de patience non? Non. Ouais, vous avez raison… j’allais finir par exploser, mais on allait tenir.

 
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MessageSujet: Re: We just wanna party!    Jeu 23 Juil - 0:07

« Punaise, tu te souviens où on habite toi ? »

Bordel. Il est quatre heures du matin lorsqu'on vous jette dehors en même temps que les derniers clients. Tes jambes titubent et tu t'appuies longuement sur le mur avant de reprendre partiellement connaissance. Les lumières dansent autour de toi, autour d'elle, autour de vous. Des milliers de lucioles qui cherchent désespérément à vous guider au moins jusqu'au tramway qui, à cette heure, ne passe plus. Vous avez fait la fermeture du club et désormais, vous êtes livrés à vous-mêmes, dans la chaleur infernale du vent nocturne de la vile Nouvelle Orléans.
Ta main cherche celle de la jeune femme pour la serrer entre tes doigts. Soudainement, tu ne sais pas pourquoi, mais tu as peur qu'elle s'envole, qu'elle s'en aille, qu'elle te laisse tout seul.

« Eh petite sœur, fais pas ta chieuse et me laisse pas hein, je vais pas réussir à rentrer seul. »

Sauf que tu n'as pas la moindre idée de l'endroit où tu dois te rendre. Tes yeux vitreux et embrumés se glissent jusque sur la pendule de l'arrêt de tramway juste à côté et tu prends doucement conscience des choses. Bon sang, il doit y avoir une bonne demie heure de marche quand on y va franchement avec des écouteurs dans les oreilles, mais alors là, à deux, en titubant, certainement sans musique, vous n'allez jamais y arriver. Tu soupires, échappant même un gémissement de désespoir. Tu n'aurais jamais du boire ni danser autant, Aimée non plus d'ailleurs.

« Bon sang, il n'y a plus de tramway à cette heure-ci, il va falloir finir à pied. »

Admettre la réalité, admettre ta connerie, est plus douloureux encore. Déphasé, tu te laisses tomber sur le banc du quai désert avant de t'y allonger. Ta veste que tu as enlevée, pend négligemment dans le vide avant de rencontrer le sol car tes doigts n'appartiennent plus à ton cerveau.

« Tu sais quoi, j'crois qu'on va passer la nuit ici. »

Allongés sur le banc, à refaire le monde et à regarder les étoiles, c'est bien aussi. Une petite lumière s'allume alors dans ta tête tandis que tu connectes vos derniers souvenirs communs.

« Aiiiim. » râles-tu.

Elle devait faire un truc, tu ne sais plus ce que c'est, mais elle devait faire quelque chose. Il y a une histoire de pari et de secrets aussi. Un de ces trucs qui ne tourne pas rond mais dont vous avez le secret. Tu tentes de reprendre une inspiration normale tandis que, bon dieu, qu'est-ce que ça frappe dans ta tête, on dirait qu'elle va exploser.

« Amy chérie tu m'as promis que tu me chanterais une chanson, j'attends. »

Tu te frottes paresseusement les yeux en te mouchant dans les étoiles. Tout est si sombre et si clair à la fois. Et si quelqu'un avait mis quelque chose dans vos verres ? Et si tu avais porté tes lèvres à une de ces fioles que tu gardes toujours sur toi. Ca tourne, ça tangue. Tu vas encore faire de la tripaille gratuite sur le quai, si ça continue.
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MessageSujet: Re: We just wanna party!    Jeu 23 Juil - 6:24



« It's all about fun and games, Until I hurt somebody »

Loon & Aimée
featuring

« Hm… par là… ou là. Non, je sais pas en fait. »

Oh God, cette soirée… Non sérieusement…cette soirée était juste… parfaite. Bon d’accord, c’était le brouillard absolu. Je me souvenais d’un verre, d’un autre, puis la danse, puis un autre, encore un autre. C’était bien, c’était agréable, mais finalement… genre maintenant, c’était compliqué. On était sorti du little vers… je sais plus quel heure. On va dire tard. En fait, on va dire tôt. En fait, on va dire dans l’entre-deux flou. On avait commencé à marcher vers… euh… je sais pas. Je suivais Loon moi en fait. Ah oui! Tramway! Ah non… tramway fermé. Eh merde… pourquoi fermer ses trucs là hein. Pour une obscure raison, il avait peur que je le laisse tomber. Genre, l’abandonner pour aller où? C’était ça la question. J’avais nulle part où aller moi. Du moins, pas sans lui.

« J’fais, jamais ma chieuse d’abord. Et je réussis pas mieux que toi. »

J’avais serré ses doigts entre les miens. Du moins, j’avais tenté, personne ne saurait dire si j’avais réussi ou pas finalement. Donc, on était ensemble pour toujours ou du moins… jusqu’à ce qu’on ait dessaoulé et qu’il parte bosser. Est-ce qu’il bossait demain? Euh… tout à l’heure? Surement pas. J’avais regardé un peu autour de moi… sans trop savoir par où partir quand il rajouta qu’il n’y avait plus de Tram ou un truc du genre. Non, je n’arrivais pas à suivre au fur et à mesure qu’il me parlait. Pas de ma faut non plus… puisque je n’arrivais pas à suivre mes propres pensées en fait.  Monsieur lui avait décidé de se coucher sur le banc. Wait what? Mais oh… nnnoonnnnnnn. Y a pas de place pour deux sur ce truc. Je ne pouvais pas me coucher sur lui qui était couché sur le banc non plus… En fait, je pouvais. J’étais vraiment en train d’y songer? Ouais, j’étais vraiment en train… Eh merde. Je m’étais laissé glisser au sol près de lui, déposant ma tête sourdement sur son torse. Nah, j’allais pas me coucher dessus. Il allait mourir asphyxié. Ouais, moi, le poids plume sous-alimenté, j’allais le tuer. Logique.

« C’est une idée. »

Phrase marmonné à même son torse. Parce que je n’avais pas pris la peine de soulever la tête Et aussi parce que de toute façon, je ne savais même pas par où partir. Genre, comment je pouvais savoir plus que lui? En prime, ici il ne faisait jamais froid, alors ça irait. On allait survivre. On était un bon duo finalement. Un peu moins quand il me râlait après.

« Qquuuoooiiiii »

Parce que moi aussi j’étais capable de lui râler après hein! De la même façon tout aussi adorable que lui. Je n’allais pas vraiment m’en faire avec ça. Le problème c’est qu’il voulait sa chanson… Oh… god. Non, vraiment…

« Maintenant? »

Genre là tout de suite? Genre à moitié morte près d’un banc de … ça? Parce que bon, on est d’accord que ouais, c’est ça là.

« Si je meurs… ou ne fait pas de sens… c’est normal. »

Non mais genre, vraiment là. Bon une chanson maintenant. Une chanson maintenant. Une chanson maintenant. Une… une quoi? Ah oui, chanson. Euh… aucune idée. Silence radio dans mon esprit, mais genre vraiment. J’avais fini par relever le visage vers lui, toujours appuyée contre lui. J’avais le sourire quand j’avais commencé à chanter :

« My granny while on her death bed
She turned and said to me
"Why must you view life so morbidly?
I tried to teach you right
But somewhere I went wrong
'Cause you sing those death, death, devil, devil, evil, evil songs »

Parce que oui, j’adorais cette chanson, encore plus saoule, voilà tout. En prime, je l’a connaissais par cœur. Il fallait juste savoir prononcer tous les mots. Le plus difficile… c’était de suivre le rythme vachement rapide. La chanson elle était limite joviale hein! Bon d’accord, aussi joviale que moi, c’était clair comme ça. C’était dans des moments comme ça que j’étais heureuse que Voltaire existe et puis voilà.

« J’en connais plein d’autre comme ça, mais faut en garder pour une autre fois. »

Avec le sourire, parce que je pourrais sincèrement passer la nuit à chanter des conneries. Parce que non, dormir n’était pas vraiment une option… Même si lui y arriverait surement en fait… mais ça va, qu’un de nous deux réveiller, ça allait.


 
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MessageSujet: Re: We just wanna party!    Jeu 23 Juil - 9:24

Mince, Aimée ne sait pas non plus. Elle t'a prévenu pourtant qu'il fallait éviter de se bourrer la face histoire de se souvenir au moins d'où était votre lit. Bon il est dans ta chambre qui est dans l'appartement qui est...qui est...Tu sais plus. Mais ça te paraît loin, mais loin ! Tu grimaces sous la lumière que le lampadaire t'envoie dans la figure. Mais il peut pas arrêter celui-là, là ? Il se prend pour qui ? Il ferait mieux de s'éteindre s'il ne veut pas que tu lui casses la gueule. Oh, ta tête va exploser. Tes jambes lourdes pendent dans le vide et quelque chose se pose sur ton torse. Tu tires sur tes rétines pour voir un amas de cheveux qui parle. Ca parle des cheveux ? Visiblement. Merde, ça parle bien en plus. Mais tu ne saisis malheureusement pas grand chose.

Après, elle se décide enfin à chanter. Même si elle râle un peu, comme l'oblige son caractère de chieuse. Tu soupires, devinant qu'elle a certainement oublié votre pari et qu'elle ne chantera rien du tout ; mais elle le fait ! La chanson entière, d'une longueur improbable, s'écoule de ses lèvres, secoue sa tête, étire le temps. Lorsque les dernières notes se terminent enfin, tu éclates de rire avant de l'applaudir.

« J'ai pas tout compris mais c'était cool. »

Même ton anglais fout le camp, c'est dire si tu dois sentir fort l'alcool. Aimée propose d'en garder un peu pour plus tard, comme un plat qu'on ne veut pas terminer tout de suite et qui serait bien meilleur réchauffé. Un peu comme la tartiflette. C'est bon la tartiflette, ça te rappelle un voyage en France au pays de ta génitrice, à la frontière de ce père que tu n'as jamais connu. Ca fait péter le bide comme l'alcool et tu la vomis dans les toilettes en jurant que non, tu n'en mangeras plus jamais. Et en fait si, parce qu'on abandonne pas la déesse du fromage ainsi ; quel dommage que ce pays pourri n'en soit pas pourvu, parce que tu ferais bien manger de la tartiflette à Aimée. Ca la ferait grossir et elle ne manquerait pas de se briser en deux si tu la serrais trop fort.
C'est tes doigts qu'elle serre pour le moment, et que tu sens très loin, comme si ta main était à l'autre bout de la rue...tu vérifies quand même : elle est bien attachée à ton poignet.

« C'est le moment de faire des trucs qu'on va regretter très fort mais qu'on s'en souviendra pas pas demain matin, crevette. »

Pourquoi crevette ? Tu l'ignores et tu t'en fiches. Difficile d'inventer quelque chose à regretter pour toi qui ne regrette jamais rien. Tu as envie de faire plein de choses et en même temps tu finirais bien ta nuit sur ce banc. Lorsque soudain, tu te rappelles du récit que Shandro t'a fait de sa rencontre avec Aimée. C'est pas ici qu'il y a un cimetière dont les âmes damnées se réveilleraient la nuit tombée ? Mu par un soudain réflexe, tu te redresses avec une telle rapidité que tes os craquent. Tu descends de ton cheval de fer, bousculant Aimée, avant de tendre la main dans les airs pour qu'elle puisse la saisir.

« Vite Amy ! Les fantômes vont nous attraper et ils paraient qu'ils baisent très fort. Ca serait con de perdre sa virginité à cause d'un fantôme, hein ? »
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MessageSujet: Re: We just wanna party!    Ven 24 Juil - 3:21



« It's all about fun and games, Until I hurt somebody »

Loon & Aimée
featuring

En fait, d’ici j’aurais peut-être réussit à retrouver mon autre appartement. Parce qu’il n’était pas si loin, que je savais comment m’y rendre de presque tous les côtés, mais m’aventurer dans un quartier aussi crade, avec les jambes chancelante, la vue trouble, l’équilibre précaire… ce n’était peut-être pas une si bonne idée, même avec Loon pour m’accompagner. Finalement, il c’était couché sur le banc comme un gros égoïste sans penser à moi. Bon d’accord, ça allait, c’était moi l’égoïste en général, il pouvait bien l’être quand il était sur les genoux. Je m’étais finalement laisser glisser / tomber / mourir au sol, la tête sur son torse pour me reposer un minimum. Pourtant, monsieur voulait quand même la chanson que je lui devais. Oh god, une chanson… maintenant? J’aurais été plus douée pour courir nue sur un arc-en-ciel je pense. Oh un arc-en-ciel, je veux des skittles maintenant. Aller, donne-moi des bonbons! Pitié?

Donc, je m’étais finalement lancé, de façon mal assuré au début, mais rapidement les paroles que je connaissais bien me revinrent en tête. Ce n’était pas compliqué, pas plus qu’une chanson à boire. Finalement, j’y étais arrivée. J’avais peut-être ratée des mots, mais toujours en rythme, comme ça… il ne remarquerait rien! Ouais, j’étais fourbe et complètement saoule, pas ma faute. Non sérieusement, ce n’était pas ma faute, c’était lui qui payait l’alcool, donc c’était de sa faute à lui. Je n’allais pas lui dire à voix haute, j’adorais que ce soit sa faute moi. Finalement, le rire de Loon faisait bouger ma tête posé sur son torse, ce qui me fit rire aussi. Il m’applaudissait. Mentionnant qu’il n’avait pas tout comprit, mais que c’était cool.

« Han, j’ai peut-être trouvé un truc que tu connais pas! »

Genre la fierté quand même. Parce que dans ma tête de gamine, Loon il connaissait tout, voilà. Le pire, c’est que j’avais passé instinctivement au français en même temps que lui, mais tout était vachement flou dans ma tête. Le problème, c’est que j’avais tellement révisé mon français pour devenir un professeur presqu’adéquat, que j’arrivais à le faire même maintenant. En fait, c’était vachement plus simple maintenant, sans la gêne qui allait avec. Je devrais peut-être saouler Shandro. Profiter du fait qu’il cesse d’être timide et farouche pour… pour… bah réviser son français. Ah ah, vous aviez imaginez autre chose? Aucune chance. Sauf si Loon voudrait dodo encore à trois pour servir de barrière humaine entre moi et la chaleur de Shan’. Parce qu’il était fourbe ce mec avec sa chaleur invitante et ses bras qui vous enlace et les battements de son cœur en rythme reposant et… non. On parlait de quoi déjà? Ma main était toujours dans celle de Loon, de peur qu’il se sauve en me disant que c’était le moment de faire des trucs qu’on allait regretter fort.

« Tu veux faire quoi? »

Parce que bon, si c’était moi qui avait proposé ça… faudrait avoir peur la maintenant tout de suite dans l’immédiat, vous comprenez? Donc ouais, euh non, mais genre fallait peut-être mieux pas. D’accord, on se ressaisit. Nope. Parce que déjà, monsieur était catapulté hors du banc comme un mal propre, genre le banc se prenait clairement pour un taureau et Loon n’était pas équipé pour monter un taureau… cette phrase… Bref, le problème, c’est que j’étais sur lui. Donc j’avais un peu été bousculé / tué / tombé / repoussé / déséquilibré. God, j’avais mal au cœur là… Monde, arrête de tourner, maintenant. Pitié? Après une inspiration, peut-être deux. J’avais remarqué sa main. Oh et il y avait les expirations pour aller avec, parce que du coup, juste des inspirations j’aurais fini comme un ballon et je n’aimais pas les ballons de baudruche. Je l’avais donc attrapé – sa main, pas lui- en l’écoutant me balancer de faire vite. Que les fantômes pourraient nous attraper et qu’ils… baisent très fort? J’aurais préféré qu’il la sorte en français celle-là, comme ça j’aurais pu dire que je ne la comprenais pas. Surtout qu’il rajoutait que ce serait con de perdre ma virginité à cause d’un fantôme. Comme il avait pas le droit de parler de ça maintenant!

« Oh! Je sais où ils se cachent ici! Shan’ ma montré et s’ils veulent baiser… je les enverrai sur toi! T’es capable d’en prendre! »

Et là je riais en l’entrainant vers je ne savais pas vraiment où. Dans le pire des cas… on finirait complètement mort dans mon ancien appartement.

« Et puis si je perds ma virginité sur un fantôme, c’est peut-être tant mieux, comme ça il n’y aurait plus rien à en dire! »

Vrai quoi, je n’allais pas donner ma virginité, l’idée même d’accepter de la céder me bleh complètement. Pourtant, l’idée qu’elle soit là pour toujours… ça avait quelque chose de triste genre. Ouais bon, la faire disparaitre par un fantôme… au moins ça serait original. En prison, mon idée avait été de la vendre sur Ebay en sortant… J’aurais eu 25 ans et une virginité d’enfer. Elle aurait valu une certaine somme non? Malheureusement, le net n’était plus ce qu’il était.

« Tu crois que Shan serait jaloux si on joue avec ses fantômes? »

Réplique qui me tirait un sourire. Parce qu’au final… l’idée de l’embêter me plaisait bien en fait. C’était surement mal quelque part. Il n’allait pas vraiment m’en vouloir le dresseur de fantôme, non?

 
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MessageSujet: Re: We just wanna party!    Ven 24 Juil - 11:03

« Je sais pas ; des bêtises. »

Des bêtises, ben voyons. A cette heure, dans cet état, à cet âge. Enfin, à cet âge, là tout de suite, tu as quinze ans de moins. Il ne fait pas nuit mais parfaitement jour, et couvert. Ce n'est pas Aimée qui se trouve à côté de toi mais Zampa, ou Serphina, bref une de tes amies d'enfance et toute votre petite bande que vous attendez sagement. Vous n'êtes pas dans le quartier Nord de la Nouvelle Orléans. Vous êtes dans le bronx, une cigarette entre les dents, et vous allez en braver les ombres et les obstacles comme si rien ne pouvait vous arrêter.
En tout cas, plus personne ne peut arrêter Aimée qui plonge dans l'obscénité la plus totale, poussant les derniers retranchement de sa soit disant pureté en affirmant sans ambiguïté ta grande capacité à encaisser ce genre de choses. Physiquement.

« T'en sais strictement rien, Amy. Ca se trouve que c'est moi qui vais les baiser. »

Oh god, cette phrase sonne indécemment plus indécente en Français. C'est horrible, tu as l'impression de blasphémer. Mais blasphémer de quoi, tu n'es pas chrétien, si ? Si, pour les besoins du scénario, tu le seras, parce que si Aimée veut aller au cimetière, ça veut dire qu'il ya une église plantée pas loin avec des prêtres pédophiles pour vous faire confesser vos péchés. Et Dieu sait que vous en avez, des trucs à vous reprocher. Surtout Aimée ; c'est après tout la seule de vous deux qui a fait de la prison et qui existe sans vraiment exister jusqu'à ce qu'elle s'inscrive à ton nom à l'état civil.

« Perdre sa virginité d'un fantôme ça peut être vachement original ouais. Mais sur le coup...selon celui que tu choisis...Ca fait pédophile quand même. »

Ta main part à des kilomètres mais heureusement ton bras a l'immense intelligence de se tendre pour pouvoir te tirer dans sa direction. Vous vous éloignez du tramway pour pouvoir gagner les recoins sombres du quartier, ceux qui sont froids et mal éclairés. Tu enroules tes bras autour de celui d'Aimée qui tire ta main et jettes un regard suspicieux à l'environnement qui vous entoure.

« Fais pas de bruit, sinon les beuah vous nous manger. »

Les beuah, ou le petit surnom juste pas affectif du tout que tu accordais aux monstres qui peuplaient alors l'obscurité de ta chambre, lorsque tu étais enfant. Ce genre d'esprit maléfique dont tu pouvais sentir la présence sans la voir, que tu pouvais parfois entendre et deviner. Peut-être même que ce soir, ils tournaient autour de vous, cherchant le meilleur angle pour vous attaquer et vous bouffer tout cru. Tu frissonnes. C'est éclairé et grand ouvert sur le ciel, et pourtant, c'est presque pire que l’hôpital psychiatrique désaffecté un soir d'orage.

« Ah ! Le cimetière ! »

Aucun cadenas ne semble entourer les deux battants de la grille sinistre qui se dressent devant vous, déchirant le ciel de leurs pointes acérées en vert de gris.
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MessageSujet: Re: We just wanna party!    Ven 24 Juil - 17:23



« It's all about fun and games, Until I hurt somebody »

Loon & Aimée
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Loon voulait faire des bêtises et je n’étais pas en mesure de dire non, parce que j’adorais faire des bêtises, toujours. Le pire, c’est que l’idée même de faire des bêtises à 4h30 du matin, dans une ville comme la Nouvelle-Orléans, avec des monstres et des trucs méchants à tous les coins de rue vu le quartier de merde où on était… on aurait pu croire qu’on allait se retenir, mais… il m’avait tirer un sourire. Comme quand j’étais jeune, comme quand la vie n’était pas devenue aussi à même de me bouffer tout cru. Ça me ramenait à l’époque ou le pire qui pouvait arriver, c’était de croiser des policiers et de devoir courir. De rire à gorge déployée parce qu’on savait le faire depuis toujours. De s’engager dans une ruelle sombre, escalader une clôture, sauter in-extrémis pour attraper un escalier de secours et disparaitre dans la nuit. Parce que je l’avais fait tellement de fois, dans diverse situation. Maintenant, c’était plus compliqué, maintenant j’étais tout en bas de la chaine alimentaire, ça faisait une différence quand même. Les Peaces étaient plus chiant au final. Il voulait aller à la chasse aux fantômes, parlant de ma virginité au passage. Aussi bien répliquer avec un peu de mordant! Et l’image était marrante en prime! Monsieur répliquait que je n’en savais rien, que si ça se trouvait… c’était lui qui allait les baiser et c’était vulgaire. Quand il parlait comme ça, mais en français, c’était pire à l’oreille non? Alors, je n’avais pu qu’en rire, vraiment.

« Bah vu qu’on y va ensemble… je serai au premier rang pour voir ça. Heureusement que je ne vois pas les fantômes finalement. Mais j’ai déjà pris mes paris. »

Parce que sérieusement, l’image mentale que ça donne d’imaginer ce genre de scène, c’était… nope, juste nope finalement. Parce que bon, comment on en était venu à autant de vulgarité déjà? Aucune idée. Oh et ce n’était pas de ma faute si je n’arrivais pas à imaginer Loon en dominant, juste qu’il avait couché avec Shandro et Shandro… je n’arrivais pas à l’imaginer en soumit, voilà tout. Genre dans ma tête qui n’allait pas imaginer la scène, la scène était clair. Une phrase qui ne fait pas de sens et une. Je suis excellente dans ce domaine aujourd’hui.

« Bah… je suppose que plus c’est vieux, plus y a de l’expérience, faut voir ça comme un plus! »

Et je riais de nouveau. Moi qui dis de la merde? Toujours. J’étais même excellente dans ce domaine. On se dirigeait donc ensuite vers le cimetière. C’était moi qui entrainais Loon puisque je connaissais surement mieux ce quartier. J’avais trop bu, mes pas étaient parfois chancelants, mais il était là pour m’aider à me tenir. C’était parfait! Il avait enroulé son bras autour du mieux. Comme ça, personne ne pourrait vous séparer. Comme ça, impossible de se perdre aussi. Du moins, pas l’un sans l’autre. Loon était en mode radar à méchant en mentionnant qu’il ne fallait pas faire de bruits, sinon des trucs allaient nous manger. Ouais, dit le mec qui se dirige tout droit dans un cimetière pour faire des bêtises.

« Mais non, personne ne va nous manger. Y a rien ici. »

Parce que je ne voyais rien, parce que je ne verrais jamais rien. C’était Shan’ le dresseur de fantôme, pas moi. J’aimais ma vie sans esprit, sans magie, sans triche. J’étais peut-être tout en bas de la chaine alimentaire, mais rien ne m’empêchait d’apprécier me défendre. Finalement, le cimetière pointa le bout de son nez. Avez-vous déjà imaginé un cimetière avec un nez vous? Eh bien maintenant, moi oui.

« Aller vient, on va envahir le terrain de jeu de Shandro! »

Parce que c’était clairement son terrain de jeu à monsieur trop sérieux. J’avais passé la grille en vitesse, trainant Loon avec moi. Je n’étais jamais très douée avec la sécurité, du coup j’en oubliais complètement que le monde était méchant. Je m’avais séparé de Loon, sourire aux lèvres.

« On joue à chat, c’est toi le chat »

Et Bam, j’étais partie à la course, de nuit, dans ce cimetière que je connaissais à moitié. Dans ce cimetière que Shandro m’avait mis en garde de la façon la plus idiote et la moins fonctionnel du monde. S’il se demandait si j’avais compris le principe… bah non, jamais. Je voulais jouer avec Loon et c’était ce que je ferais. Au pire… je rencontrais un rôdeur ou dix… la belle affaire. Les fantômes… si je ne les voyais pas, ça irait. Ils n’existaient pas vraiment.
 
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MessageSujet: Re: We just wanna party!    Ven 24 Juil - 21:37

« Arrête d'imaginer des trucs, je vais finir par croire que tu fantasmes sur moi. »

Elle déblatère tout un tas de conneries sur l'expérience sexuelle des personnes soit disant plus vielles. Oh, comme elle pouvait se tromper sur certains points ! Combien de personnes pouvait-on trouver ayant plus d'expériences sexuelles en une vingtaine d'années qu'une autre en soixante dix ? La grille grince d'une manière sinistre, vous laissant l'opportunité de découvrir l'ambiance, évidemment froide et sordide, du cimetière. Des dizaines, des centaines de pierres tombales et de caveaux s'alignent parfaitement le long des allées droites de pierre, jusqu'à l’horizon. C'est un champ de ruines organisé qui te donne la chair de poule. Au loin, au fond du cimetière, un autre portail se dresse dans la nuit, menant à l'église. C'est calme de prime abord...jusqu'à ce que les premières présences spirituelles commencent à se faire ressentir. Un tremblement t'agite, jusqu'à ce que Aimée s'élance entre les tombes en te criant de ta rattraper. Un peu comme Andon l'a fait dans l'hôpital psychiatrique. C'est typique des jeunes vierges ou bien, cette inconscience ?!

Tu la laisses partir durant quelques secondes avant de l'élancer à ton tour, serpentant entre les pierres tombales, sautant par dessus les caveaux. Tu espères franchement ne pas rencontrer un rôdeur au détour d'une allée sombre, car bien entendu, le cimetière n'est pas éclairé. Même si c'est proprement impossible de croiser des zombies dans cette partie de la ville, tu restes hanté par l'image de ce rôdeur qui vous a surpris dans le couloir de l'hôpital psychiatrique désaffecté. Les courants d'air se multiplient au fur et à mesure que tu t'enfonces dans le lieu sinistre, tentant de trouver Aimée qui pour une des rares fois de sa vie, se fait discrète.

« Attention, j'arrive. »

Et il n'y a pas que toi qui arrive. Quelque part derrière toi, les ombres dansent alors qu'elles devraient rester parfaitement immobiles. Ce n'est pas une bonne idée, ce n'est clairement pas une bonne idée de vous rendre ici. Vous allez perturber le sommeil des morts, et d'aucun trouveraient ça blasphématoire, de sorte que si vous deviez rendre l'âme, vous l'auriez franchement mérité. Sentant une présence, tu te glisses soudain derrière une pierre tombale plus grosse que les autres et surprend la jeune femme par derrière en lui saisissant le poignet.

« Je t'ai attrapée ! » signales-tu, triomphant.

Un courant d'air glacial te secoue, irréel. Puis la chaleur de la nuit le remplace. Tu lâches la jeune femme avant de te tourner vers un caveau de grande taille où sont inhumées, d'après les inscriptions, au moins six personnes.

« Est-ce que tu crois que les esprits enterrés ensemble baisent entre eux ? »

C'a un goût d'inceste, clairement, mais quand on doit passer l'éternité dans un cercueil, il faut bien s'occuper, non ? Quand on est mort, plus de pudeur, on est tous des squelettes, on a tous la même tête de merde et les asticots donnent un peu de viande au festin. Bon, quand on est réduit à l'état de cendres, ça devient quand même plus compliqué.
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MessageSujet: Re: We just wanna party!    Ven 24 Juil - 23:15



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Loon & Aimée
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« C’est peut-être le cas! Tu sais pas. »

Et j’éclatais de rire, parce que c’était juste impossible dans ma tête que ce soit le cas. Genre moi et Loon… même en rêve… Nah. Il était beaucoup trop gentil, guimauve et parfait pour une teigne comme moi. Genre moi, j’avais un caractère de merde, fallait savoir me tenir tête, fallait savoir manger des coups, savoir comment les gérer aussi. Je culpabiliserais surement à chaque fois avec Loon, ce qui n’était absolument pas pratique. Loon, je le voulais heureux, pas dans une relation compliquée avec une amputée des sentiments. Bon d’accord, il était dans une relation avec un connard amputé des sentiments, mais ça… ce n’était pas de sa faute à lui. Donc, on allait dire qu’on ne lui en foutait pas deux dans les pattes en même temps. On était finalement entré dans le cimetière lugubre. En général, je mis glissait sans bruit, mais avec Loon, impossible. Du coup, le grincement de la porte me fit grimacer un peu. Je n’aimais pas ce genre de son. C’était un peu comme le son de la craie sur une ardoise. Je détestais ça. Même pas les ongles, juste la craie. Parce que les ongles, c’était juste non. Finalement, j’avais décidé qu’on jouait à chat, m’éloignant de lui pour courir, zigzaguer dans ce dédalle de mort, disparaitre. J’adorais ce genre de jeu, j’aurais pu le faire toute ma vie. Pourtant, j’avais entendu qu’il arrivait.

Pour moi, rien, le vide. Je n’avais aucun don, rien. Je ne voyais pas, ressentait rien si ce n’était pas de la fraicheur de la nuit. Je sentais le contact froid de la pierre parfois brute, parfois fraiche. Je cherchais à me cacher, mais sans bruit, me fondre dans la nuit. Aucune ombre ne m’en empêcherait, aucun frisson. Rien n’existait autour de moi, parce que j’avais été élevé si loin ce se monde et qu’en ce moment, l’alcool me faisait perdre mes repères. Un bruit, un craquement et mon cœur s’emballe. J’avais eu la brillante idée de me cacher derrière une grande pierre tombale, logique quoi. D’accord, c’était logique pour la moi qui se noyais dans l’alcool. L’autre elle aurait visé un truc plus simple et surtout plus efficace. C’était lui? C’était autre chose. Mon regard se retourne à toute vitesse quand on m’agrippe le poignet. J’entends sa voix me dire qu’il m’a attrapé et je ne peux que rire. J’adore ce jeu, vraiment. Rapidement, il me lâchait, parce que Loon savait qu’on ne me tenait jamais bien longtemps. Il était adorable comme ça. Un autre, j’aurais passé une remarque, mais pas avec lui. Après un regard dans la même direction que lui, je ne peux m’empêcher de rire à entendre sa question. Genre Loon, il était en manque de sexe ou quoi? Il n’en avait déjà parlé autant que ça?

« Aucune idée, surement… sinon c’est pas drôle. Ça expliquerait pourquoi les couples veulent finir au même endroit. »

Quoi? C’était vrai non? Ensemble pour toujours dans la mort et tous ces trucs bizarres. Parce que bon, une fois mort, on est mort… on peut revenir en esprit et se faire dresser par Shan’ mais sans plus. En fait, si je mourrais, j’étais bien d’accord de revenir en esprit et embêter Shandro pour toujours. Ça serait drôle non? En fait, vu mon caractère de merde… j’aurais été un très mauvais esprit.

« En même temps, les esprits surement, mais pas les rôdeurs… les rôdeurs ça se décomposent, des petits bouts en tombent et tout… pas pratique pour le sexe. Malgré que j’ai jamais vu un fantôme… je peux même pas dire ça ressemble à quoi. »

J’avais vu des ombres, j’avais vue des formes… informes. J’avais vu de l’énergie ou des trucs moches, mais un fantôme pour la peine. Nope. En même temps, quand j’en croisais un… je l’évitais hein.

« En plus, c’est pas tout le monde qui ont besoin de sexe dans leur vie, du coup… y a peut-être juste les gens qui aime trop qui peuvent. Genre toi, tu vas pouvoir, pas moi. »

Avec le plus grand sourire du monde parce que c’était clairement une remarque pour l’embêter. Oui, je le pouvais, parce qu’il avait parlé de ma virginité. Alors moi, je pouvais parler de son penchant trop prononcé pour l’amour charnel!

 
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MessageSujet: Re: We just wanna party!    Sam 25 Juil - 11:35

« Ensemble pour toujours, même dans la merde et les asticots. Si c'est pas de l'amour, ça ! »

Tu frissonnes néanmoins, laisses tes yeux glisser sur la pierre marbrée si bien lustrée qu'elle vous renvoie presque votre reflet fantomatique et dépourvu de substance. Ce devait être une riche famille, vu le pognon que peut coûter un caveau. C'a un côté morbide. Vous allez réveiller les mots avec vos conneries, c'est pas possible autrement. Que se passe-t-il quand le corps n'est pas enfermé dans un caveau, quand il s'agit juste de la terre ? Est-ce que les morts sortent la nuit, faire leur petite promenade de santé ? Est-ce qu'ils prennent leur forme fantomatique afin de ne pas déranger les autres du caveau, en faisant du bruit avec leurs os qui cliquettent les uns contre les autres. Tu as la vision d'un squelette adolescent qui se démerde pour sortir du cercueil parce que bon, on se fait chier là dedans, et qui en rentrant se fait engueuler par sa mère squelette « C'est à c't'heure-ci qu'tu rentres ! Et range tes os ! ». Un rire t'échappe. Tes pensées sensées ont définitivement foutu le camp pour laisser place à ton imagination débordante.

« Au moins si y'en a un qui veut s'auto-fellationner il a juste à détacher le petit bout. »

Seigneur, déjà que ça ne volait pas haut cette histoire, mais alors là, elle est tombée si pieds sous terre avec le reste des morts. Aimée en rajoute une couche niveau sexuel en sous entendant que tu aimes tellement ça que tu vas finir par pouvoir poursuivre tes cochonneries dans la tombe. Euh, ouais, si tu es enterré avec Shandro ou Alvin, peut-être, sinon c'est mal barré. Comme on dit, le sexe c'est comme la belote : soit t'as un bon partenaire, soit t'as une bonne main. Et en l’occurrence pour l'instant c'est plutôt la dernière vérité qui prime.

« Le sexe c'est charnel, pas squelettique ou spirituel. Je pourrai plus baiser quand je serai mort, autant que j'en profite un maximum de mon vivant. »

Tu tournes sur toi-même, contemplant cette mini-ville endormie, ce microcosme de pierre immobile ; combien de personnes font la zamba sous vos pieds ? Des centaines ? Des milliers ? Un bonheur pour les nécromanciens.

« Tu crois que Shandro venait s'entraîner à ses tours de magie ici ? »

Après tout quel meilleur terrain de jeu qu'un cimetière pour ce genre de pratique ? Ta mère Ambre, celle qui t'avait inculqué le Français avec succès pour rater complètement ta formation magique derrière, t'avait raconté que les nécromanciens les plus douer pouvaient causer avec ceux qu'ils réveillaient. Un frisson désagréable parcourut ton dos et aussitôt, tu disparais derrière le dos d'Aimée, ton regard filtrant à travers le rideaux de ses cheveux.

« Oh putain, tu crois qu'il a des potes qui nous espionnent et qui vont tout lui dire après ?! »

La honte. Le pompom serait qu'il débarque un jour chez vous, alors que vous aurez décemment oublié cette soirée complètement décadente, en vous accablant de reproches racontés par son pote Casper.

« On devrait peut-être dégager avant qu'ils aient suffisamment de potins à lui raconter tu crois pas ?»

Un craquement significatif se manifeste derrière vous, comme pour appuyer tes dires. Tu te figes, comme si vous jouiez à 1, 2, 3 soleil. Sauf que là c'est 1, 2, 3 nuit noire qui fait flipper.
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MessageSujet: Re: We just wanna party!    Dim 26 Juil - 21:31



« It's all about fun and games, Until I hurt somebody »

Loon & Aimée
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« Peut-être même un peu trop. »

Parce que si on devait souligner la plus grande différence entre moi et Loon, c’était surement notre rapport à l’amour. Pour lui c’était beau, grand et plein de cœur et de paillette et pour moi… bah c’était encombrant, chiant et très peu pratique. Combien de personnes étaient mortes par amour, c’était mis dans la merde par amour. Alors non, pour moi l’amour ce n’était pas tout beau et tout rose, loin de là. Au moins, on ne parlait de rien de bien compliqué. On avait des théories complètement absurdes sur la sexualité des fantômes et autres trucs pouvant vivre dans ce cimetière. L’image d’une orgie de fantômes reste prononcée dans ma tête et la meilleure pensée que j’ai c’est « Une chance que ça ne se reproduit pas un fantôme. En fait… ça peut? » Pour ensuite m’imaginer une pluie de bébés fantômes près à apprendre comment bien terroriser les gens. L’image en était limite mignonne en fait. Je reviens sur terre quand Loon balance qu’un mec qui veut s’auto-fellationner n’a qu’à détacher le petit bout. Étape 1 : rire. Étape 2 : se poser une question existencielle :

« Je lui souhaite de sentir un truc une fois détacher, sinon c’est triste. »

Parce que s’auto-fellationner ça doit être bien, mais si on sent rien parce que ce n’est pas rattacher au corps… ce n’est pas pratique quand même. Rendu là, Loon serait le genre de fantôme à pouvoir faire des câlins, genre ça viendrait en option et il aurait assez d’exp pour le faire. Dans mon cas… j’en doutais. Au pire, Loon il apprivoiserait ses copains fantômes. Tout le monde apprendrait à l’apprécier dans le cimetière et il ferait taktak en masse.  Loon mentionnait quand même que le sexe c’était charnelle et qu’il se devait d’en profiter de son vivant. Ce qui est vrai quand même.

« Ce n’est pas moi qui vais t’en empêcher. J’aime quand t’es heureux. »

Et Loon sans sexe, c’était un Loon ronchon. Oui, oui je vous jure. Bon d’accord, je n’avais aucune preuve formelle de ce que j’avançais, mais presque! Genre, il était un être vivant normal, c’était une preuve suffisante pour moi. Je le regardais tourner sur lui-même et il m’en donnait clairement le tournis à le faire. Moi, je ne pourrais pas, pas en ce moment. Mon cerveau ne suivait pas la cadence. Loon fit son manège et demande finalement si je croyais que Shandro venait faire ses tours de magie ici.

« Aucune idée. Si je me souviens bien, il m’avait parlé d’apaiser des esprits, un truc comme ça. »

Parce que quand on me parlait de fantôme, j’étais loin d’être un élève assidu. Si on me parlait de langue ou de musique, vous aviez des chances d’avoir mon attention. Pour tout le reste… bof. Ce qui n’était franchement pas plus mal. J’avais quand même deux trucs pour m’intéresser.

« Tu penses qu’il est assez fort pour ça? Genre… je pense pas. Sinon ça serait bizarre. »

Genre, l’idée de me faire espionner par un fantôme dressé dans un mec, c’était déjà bizarre. L’idée que je ne le vois même pas, c’était encore plus chiant en fait. Est-ce que ça voulait dire que certain sorcier pouvait faire suivre leur femme ou leur mari pour découvrir des secrets ou des infidélités? Ça serait bizarre quand même et ça serait de la triche, vraiment. Genre Loon, il tentait de se cacher derrière moi? Un truc du genre? Euh… impossible? Bon en même temps, l’image était drôle. Loon suggérait de partir avait qu’il y ait trop de potin à raconter sur eux.

« Y a pas vraiment grand-chose à dire non plus. On est super sage nous! Mais c’est vrai que si on lui donne plus de boulot… il va peut-être pas nous aimer. »

Parce qu’au final, c’était surement ça le pire. Genre, Shan qui revient pour bosser sur ses fantômes et tous les fantômes avec la libido dans le tapis parce que Loon serait contagieux. Quoi!? C’était clairement possible avec ce mec. Genre, il était assez sans gêne pour trois. Il allait finir par marquer les fantômes à force de parler de leur absence de vie sexuelle les pauvres. Peut-être que c’est Shan’ qui aurait droit au avance d’un vieux fantôme tout dégueu parce qu’on lui aurait rappelé le besoin de contact. Ça serait si drôle en fait. S’il pouvait se faire agresser légèrement au passage, ça serait une vengeance comme une autre. Genre, un fantôme qui passe et lui claque les fesses, peut-être plus, bref. Donc ouais, dégager. C’était une idée comme une autre. J’étais totalement concentré sur Loon, les bruits alentours ne m’atteignaient pas, ne m’inquiétait pas. J’avais peur des Hommes, mais pas vraiment du surnaturelle. C’était plus rare pour moi d’en rencontrer, voilà tout. Je regardais finalement autour de moi, je savais où on était maintenant.

« Donc, si on va par là-bas, un peu, c’est mon vieil appart. Si on va… par-là, vraiment longtemps… je pense que ça nous ramène à la maison. »

J’avais pointé les directions avec mon doigt, comme une grande. J’étais même presque sur de moi! Parce que ouais, d’ici je savais plus où moins où j’étais. Ce qui était franchement pratique! Bon en même temps. Si le but était de rentrer à la maison… ils en auraient encore pour un moment. Genre, ils arriveraient qu’il ferait surement jour en fait. C’était une très, très belle nuit finalement.  

 
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MessageSujet: Re: We just wanna party!    Lun 27 Juil - 9:50

Les sensations passent par le cerveau qui est lui-même rattaché aux membres par des milliers de capteurs sensoriels ; comment un chimiste qui s'est tapé des années de médecine comme toi a pu oublier cela ? Parce que « ta gueule c'est magique » et que parfois le cerveau fait preuve d'une telle puissance qu'il est capable de nous faire ressentir des sensations alors même que physiquement, c'est impossible. L'inverse se fait aussi : ne pas ressentir le feu des braises lorsque l'on marche dessus, ne pas ressentir le froid alors qu'on se balade à poil dans un congélateur, ne pas ressentir la faim parce que l'on se nourrit d'énergie...ne pas ressentir l'amour alors qu'il est en face de nous, bordel de merde. Aimée t'assure qu'elle ne t'empêchera pas d'assouvir tes pulsions. Euh...heureusement ? Elle est relativement laxiste sur ce point là, et  tu essaies de ton côté de ne pas la perturber en ramenant une foule de gens à l'appartement. Il est profondément irrespectueux de ta part de baiser quelqu'un dans le lit où elle dort, c'est d'ailleurs pour ça que même Shandro n'a jamais eu l'occasion de te voir t'abandonner à lui à cet endroit. Tu vas chercher la chaleur des autres strictement chez eux, ou dans des lieux publics parce que c'est plus drôle et...tiens baiser dans un cimetière, c'est une idée. Mais personne d'aussi taré ne te prendrait contre une pierre tombale. A part peut-être Shandro. Bon sang parfois Aimée a quand même de la chance !

« Apaiser les esprits ? Ca m'étonne de lui, il a plutôt tendance à les provoquer au contraire à mon avis, vu son caractère. Je l'ai jamais vu à l’œuvre mais ça doit être rock'n'roll...Et je l'ai vu charmer des petits objets – tu agites ton poignet auquel pend ton bracelet à breloques – alors je suppose qu'il peut faire beaucoup de choses avec les esprits. »

Le caractère spirituel de Shan est facilement discernable, rien qu'à sa façon de parler. Tu redoutes le jour où tu le verras manipuler la nécromancie, ça risque de pas être très joli à voir. Les mains sur les épaules d'Aimée, faussement effrayé, tu tentes de la convaincre de sortir du cimetière et de laisser ces pauvres esprits en paix. Elle ne semble pas tout à fait contre l'idée malgré le fait qu'elle ose prétendre que vous êtes sages ; bien entendu c'est de l'ironie. Sage, elle ? Tu veux rire. Sage, toi ? La grande blague. Alors sages, vous deux ?

« On va marcher longtemps pour essayer de retrouver l'appart, parce que j'ai pas envie de prendre le risque de me faire violer dans un coin sombre, que ce soit par un être physique ou un être surnaturel. »

Tu frissonnes à cette pensée et tes fesses sont d'accord avec toi. Lâchant les épaules de la jeune femme, tu commences à serpenter jusqu'à la grille du cimetière avant de la saisir par un barreau une fois arrivé à l'entrée, attendant Aimée. La fatigue commence à prendre doucement possession de toi. Il est vraiment, vraiment temps que vous rentriez. Tu ne rêves que de te foutre à poil dans ton lit et de dormir pour l'éternité.
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