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 Un sauveur, toi ? | PV Gawain

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MessageSujet: Un sauveur, toi ? | PV Gawain    Ven 10 Juil - 20:25

Je ne sais pas exactement ce que mon supérieur hiérarchique attend de moi mais toujours est-il que je suis à présent au volant de ma voiture de fonction, garé entre deux autres voitures. Une bleue et une noire. J'ai eu le temps de tout observer et ce, dans les moindres détails. La plaque d'immatriculation, les quelques rayures à l'avant et à l'arrière, les décorations qui trainent autour du rétroviseur intérieur. Je peux sans peine imaginer si la voiture appartient à un homme ou une femme. C'est comme un jeu pour moi. Faut dire que je m'ennuie pas mal à attendre que cette femme sorte de cette fichue boutique. Comme si elle s'était endormie dans une cabine d'essayage ou qu'elle avait l'intention d'essayer chaque morceau de tissu.

Je ne sais même pas qui elle est, ni ce qu'elle a fait. On m'a juste dit de la récupérer et de l'amener jusqu'aux locaux. On m'a laissé carte blanche pour se faire, on m'a simplement fait promettre de la garder vivante et de ne pas trop l'amocher. Mon chef m'a bien fait comprendre que je pouvais user de n'importe quel moyen stratégique et que je pouvais embarquer ceux qui se mettraient sur mon chemin. Voire même les dissuader fortement de continuer.

J'espère toutefois que personne ne viendra contrer ma mission. Je suis tout seul sur le coup aujourd'hui et il fait encore plus chaud que d'habitude. Et en plus avec cette tenue … Autant dire que je crève de chaud là-dessous mais j'ai appris à ne pas me plaindre. Sinon, jamais je n'aurai été shadowhunter. Je me reconcentre quelques instants sur la porte de la boutique. Quelqu'un est entré et il y a du mouvement à la caisse. C'est peut-être le moment. Je me prépare. J'enlève les clés du contact et ouvre la portière pour me faufiler à l'extérieur. L'air chaud me prend par surprise, m'offrant une superbe bouffée de chaleur.

Je glisse la clé dans ma poche sans avoir fermer les portières et vérifie que mon arme est bien à portée de main. Et j'attends encore, adossé contre ma voiture. Je vois enfin la femme que je file sortir et je m'interpose.

- Excusez moi, vous devez me suivre.

J'opte pour une voix froide, sans aucune intonation. Mais la femme ne semble pas vouloir coopérer puisqu'elle se met à courir. Sans attendre, je me joins à elle pour cette course. Les quelques personnes sur le trottoir se poussent. Elles ont reconnu l'uniforme et doivent se dire à présent que cette fugitive est folle d'agir de la sorte. Certains doivent même prier pour son âme car ils pensent sans doute qu'elle finira morte dans un caniveau.

Lorsque j'arrive à sa hauteur, je la pousse violemment et elle finit par perdre l'équilibre. Une de ses chaussures à talons se brisent au niveau du mollet, l'aidant encore d'avantage à chuter vers le sol. Je ne cherche même pas à la réceptionner, j'attends qu'elle touche le bitume avant de pousser ses sacs d'un coup de pied et de lui marcher sur la main. Ce n'est pas parce que c'est une femme qu'elle a droit à un traitement de faveur. Je me fiche totalement de ce qu'elle est quand je suis en fonction. Et puis, il parait que c'est une daybreaker, elle n'aura pas de mal à se remettre de cette petite blessure.

Je l'attrape par le bras et la relève pour la coincer contre le mur, et fouille ses poches, sa veste, les moindres plis susceptibles de cacher quelque chose, mais rien. Qu'a-t-elle pu faire ? Je n'en sais rien et, honnêtement, ce n'est pas mon problème.

- En route.

J'utilise toujours le même ton sec et cassant. Je lui attrape les poignets en les lui coinçant derrière son dos et les attache avec une espèce de lien en argent que j'ai récupéré à la caserne. D'habitude j'ai des menottes, pas cette fois. Mais ça tient et ça semble même encore plus solide. Je commence alors à avancer quand quelqu'un se met sur mon chemin. Il veut quoi celui là ?
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MessageSujet: Re: Un sauveur, toi ? | PV Gawain    Lun 13 Juil - 15:26


La rue fut soudainement chahutée par une course poursuite ; autant dire que j’ai toujours été très amusé par le comportement des dites ‘autorité’ et à l’époque où ils avaient cru pouvoir m’avoir en vie, je m’étais pendu. Je m’étais expédié en enfer, pour une vie incroyable. Riche d’une éternité malsaine. J’avais battu le désert de Darkness Falls à tel point que j’ai pu y trouver l’absolu. Je me souvenais de chaque douleur, que chaque peine. De mes joies. Alors que je me trouvais assis là, à fumer ma cigarette, observant la rue animée je fus attiré comme un aimant par la situation. Et quand je vis la fille tourner dans ce qui était à mon sens la plus mauvais des choix. Je me suis levé et j’ai rejoins la petite fête d’un pas calme mais décidé. Puis je les trouve là, lui plaquant cette femme contre le mur, ligotant ses mains sans grand ménagement. Je jetais le mégot de ma cigarette sur le bitume quand l’homme se tourna enfin en ma direction. La jeune femme me fixait sans que je ne lui accorde le moindre coup d’œil. J’avais tout simplement la sensation que l’ennui m’avait été injecté dans mon système nerveux, que rien qui ne se passe autour de moi dans ce monde ne m’était intéressant. Alors je comprenais bien que je me devais de provoquer ; me stimuler ou me laisser mourir. Gravement blessé au cours des semaines dernières ; l’ennuie de la convalescence me rongeait peu à peu ce qu’il me restait de lucidité. L’on m’avait jeté dans l’arène sans que je ne sache qui m’y avait placé et je ne disposé d’aucun moyen de me venger. C’était atrocement douloureux comme poids sur les épaules, ce sentiment d’injustice. Oh et pourtant, injuste je l’étais. En tuant de parfait innocent, en cultivant la pauvreté et réduisant d’honnêtes gens à me servir. Mais c’est le cycle de la vie. Ce qui m’était insoutenable, fut de m’être trouvé à ce moment de ma vie, en bas de la chaine alimentaire. Le besoin alors de reconquérir ma place de prédateur se faisait de plus en plus pesant. Si pesant que j’avais pris cette décision trop tôt. La cicatrisation me paraissait trop longue, et mes blessures je ne veux les voir comme limites. Je n'arrivais à accepter que j'aurais pu passer l'arme à gauche; je n'en ai pas fini avec la peur !

Mes yeux verts plantés dans le regard de cet homme en uniforme. Mais ce tissu ne le protégera en rien. Je pourrais ressentir ce qu’il était et son espèce fascinante à laquelle il appartenait rendait le jeu bien plus dangereux encore. « Tu ne la prendra pas. » Mais je ne suis pas un héro. Je ne porte pas le masque ; car sous ceux-ci, il est difficile de reconnaître ; de distinguer un ami de ces ennemis. Mon visage doux, tendre et cette peau blanche qui semble faite de ces matériaux hors de prix que l’on trouve dans les coquillages. Je n’avais pas cette allure cruelle quand mon expression ne s’y joint pas. Quand la lueur de folie ne brille pas encore dans mon œil et que la vérité éclate, cependant il est beaucoup trop tard pour la victime quand elle distingue l’horreur de mon âme. La pourriture qui la consume. Ma petite voix fluette, d’homme d’apparence si fragile. Une voix qui pourrait pourtant être si grondante ; menaçante comme l’orage sur les montagnes. Puis mon visage s’illumine doucement, un sourire emplis de promesses ravageuses se dessine sur mon visage. Qu’es-tu donc animal ? Non ne dit rien… Il m’est bien plus amusant de le découvrir. « Pas en vie… » Achevais-je enfin, ma main jusque là planté dans ma poche dévoila une dague aiguisée. Mais là n’était pas tout. Ce serait bien trop source d’ennui. Je possédais tout comme lui, au nom de la protection civile je suppose ; un flingue. Parfaitement dissimuler. Mais il ne serait pas le premier agent du gouvernement que je tuerais. Il ne sera pas non plus le dernier. La gonzesse s’agita alors de peur, son sort semblait sceller, quel que soit le gagnant de cette soirée. Mais ce n’était pas tant elle qui m’intéressé. Il la voulait en vie, et moi… Je lui arracherais son précieux butin, puis ce sera son tour. « A quel point une anomalie comme toi est prête à servir son gouvernement ? » Provoquais-je dans un éclat de joie ; quel pathétique personnage. Croyait-il que la loi le protégera ? Etait-il à ce point… Stupide ? Il était une erreur et il avait tord de croire qu’il sera épargné. Ils se débarrasseront de lui en temps utile. Mais qu’il se rassure, je l’aurais tué avant.

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MessageSujet: Re: Un sauveur, toi ? | PV Gawain    Mar 14 Juil - 13:35

Je le regarde avec des yeux perçants. Je l'observe et, alors qu'il sort sa dague, je me mets à rire. Un rire comme sorti tout droit d'outre tombe. Il croit sérieusement me faire peur ? Dommage toutefois que mon ami illusionniste ne soit pas là. Il l'aurait torturé pour mon plus grand bonheur. Toutefois, je ne comprends ce qu'il fait là, celui-là. En quoi interfère t-il dans cette arrestation.

- Et toi, à quel point es-tu con ?

Un sourire mauvais se dessine sur mes lèvres. Il ne me fait pas peur. Il peut être ce qu'il veut, ce n'est vraiment pas mon problème. Même sa petite dague. Argent, pas argent ? Je n'en sais rien et je m'en moque. Quelle que soit la nature de cet homme, il se pense bien trop fort pour ce qu'il est. Et regardez moi sa tenue, sa façon de se tenir .. Tout, en quelque sorte. Il renvoie une image tellement pitoyable. Et sa petite menace. Je ne peux qu'en rire.

- Tu peux la tuer si tu veux. Dans ce cas là, ce n'est pas moi que tu auras sur le dos.

Et quand bien même il voudrait faire son malin, l'argent, s'il ne fait que me toucher, me brûlera mais la douleur sera contrôlable. Il se prend pour un petit héros mais je sens de là quelque chose de bizarre chez lui. Il n'est pas humain, c'est sûr. Toutefois, il peut être ce qu'il veut, cela ne m'impressionne pas. J'entends son cœur battre, je sens en lui le sang couler, les chairs se raffermir. Et sa blessure … la voilà son arme défaillante.

- Comment va ta blessure ?

Je l'observe avec un sourire encore plus franc, dévoilant mes dents. J'observe derrière lui. J'entends tout. Je sens tout. Je suis peut-être vulnérable mais il l'est encore plus que moi. Je sais que je ne suis pas le seul Skinchanger dans la rue. Il suffirait que je me transforme pour les appeler. Ou, s'ils sont assez développés, ils sentiront mon odeur. Mais je n'ai pas besoin d'eux. Je peux très bien me débarrasser d'une vermine comme lui. Toutefois, j'ai tout mon temps.

- Tu entres dans un piège si facilement.

Pourquoi ne pas embarquer les deux à la fois ? Envoyer la fille à une mort certaine contre cet abruti, profiter de la diversion pour le capturer lui. Je suis sûr que le patron en serait bien content. Une espèce de pseudo rebelle en moins, quelque chose d'autre à torturer sous la main, à utiliser pour leurs expériences particulières. Un bon cobaye qui ne ferait pas long feu s'il n'a pas encore guéri. Cependant, je n'ai pas envie de me battre. Je n'ai pas envie de me fatiguer. Tout comme mon carcajou, je suis paresseux. Las.

Je me recule contre le mur pour mieux m'y appuyer, la fille toujours devant moi. Après tout, il fallait bien qu'elle soit devant pour la pousser jusqu'à la voiture, je n'allais pas la trainer. Je reste donc ainsi, patient. Ce n'est pas ma première qualité, certes, mais assez pour que cet homme se démotive. En tout cas, s'il se croyait invisible, il allait rapidement comprendre que ça ne prenait pas avec moi.
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MessageSujet: Re: Un sauveur, toi ? | PV Gawain    Mer 15 Juil - 11:01

La stupidité pouvait être une qualité, aussi longtemps que l’on n’en a point conscience. Dans ce cas là, ce n’était pas bêtise, mais folie. A quel point suis-je un inconscient ? Oh mon cher arnaqueur d’étoiles ; je le suis bien plus que l’entendement. Avoir des ennuis ne me dérange pas, le gouvernement est sur le qui vive depuis un moment me concernant, un jour je le sais ; ils finiront par essayer de tout me prendre. Mais j’avais des alliés. Ou plutôt, des cabots. Des êtres que je rallié à ma cause, goutte après goutte. Constituant peu à peu une armée d’infidèles qui m’étaient redevable d’une façon ou d’une autre. J’aurais suffisamment de monstre à mes ordres pour faire exploser cette ville. Tôt ou tard… Je bâtissais mes monstres moi-même, et certains se battraient pour ma carcasse. Je n’ai pas peur de me voir ôter mon argent connu ; j’en avais bien d’autres qui me permettraient de maintenir un train de vie sans problème d’ordre financier et d’ailleurs, qu’en ai-je à faire de l’argent ? Je n’avais déjà pas grand souci de ma vie. Je ne répondais rien, me contentant de l’observer avec amusement. Quels ennuis pourrais-je avoir, si les deux venaient à mourir ? C’est alors qu’il me questionna au sujet de ma blessure, le terme correct aurait été ‘mes’ car malheureusement il n’y avait pas que cette jambe presque arrachée dont je souffrais bien que celle-ci était de loin la plus douloureuse de toute. « Le plus ennuyeux… C’est que je suis toujours affamé. » La douleur en soit n’était pas un problème, je m’y accommode. Je m’y complais pour ainsi dire. Mais une cicatrice de cette ampleur, ça bouffait bien des calories. Et dans mon cas, mon énergie. J’avais si faim… C’était indescriptible comme sensation, de ne jamais pouvoir se rassasier et bien pire encore, ne sentir aucune différence après avoir tué. Car dans le fond, ma faim est une sensation quasiment omniprésente. Une sensation à laquelle l’on s’accoutume mais qui est difficile à tolérer. Je ne tolère aucune frustration… Aucune.

« Et il m’est difficile de chasser… » Achevais-je finalement sur les réelles intentions de ma venue ici. Outre le fait que les agissements de ce dit ‘gouvernement’ m’avaient toujours particulière divertis. Surtout lorsque des cabots comme lui se donnaient tant de mal pour… Pour vivre ? J’en rirais volontiers aux éclats si je ne craignais pas de faire sauter les fils sur mon torse. Merde… J’aurais vraiment pu y rester cette fois… C’est drôle, mais ça ne me fait rien. Je sais déjà ce qui m’attend après la mort. Je sais déjà où j’irais et je n’ai pas peur. Je m’y ennuyais bien souvent, l’horreur me manque. Je m’étais rouillé, à en juger par mon état suite à l’épisode dans l’arène. D’ailleurs, qu’en savent-ils le gouvernement à ce sujet ? Pourquoi m’y étais-je retrouvé finalement ? Au centre de cette mascarade funeste. « Dis-moi, que crois-tu qu’il adviendra de toi quand tu leur sera inutile ? A ton tour, tu rejoindras les corps disloqués pour des expérimentations vaines. » Jamais nos espèce disparaitrons, aussi longtemps que le mal puisse exister. Et le mal, est cultivé par l’humanité. Oh je pourrais parier qu’il sera allongé sur l’une des tables froides bien avant moi, à en fait ; ils ne m’auront jamais vivant. Jamais. Je ne suis pas de ceux qui plient dans l’espoir de… Non, il n’y a espoir de rien. Et je déciderais de l’instant où j’abandonnerais ce monde. Je contrôlais tout, j’avais besoin de ce contrôle. C’était une quête sans fin, l’impossibilité de se ranger, de laisser aux autres leur chance. Je ne contrôlais tout simplement pas, ce vide qui m’habite…
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MessageSujet: Re: Un sauveur, toi ? | PV Gawain    Jeu 16 Juil - 10:49

Je l’écoute m’expliquer ce qu’il ressent. Sa blessure. Une histoire de faim permanente. Chasse. Il ne m’en faut pas plus pour me faire une idée de sa nature. Un Daybreaker, sans doute les créatures les plus redoutables qui vivent en ville. Enfin redoutable ... un Nighkeeper ce n’est pas tout doux non plus, il faut savoir les prendre avec les bonnes pincettes si on ne veut pas se recevoir une illusion en pleine tête. Mais les Daybreakers … toujours à vouloir prendre l’énergie d’autrui. Mais, tant qu’il ne prend pas la mienne, honnêtement, je m’en fiche complètement. Je pourrai même l’aider à se nourrir, s’il faut. Il suffit qu’il prenne un peu de l’énergie de sa captive et qu’il me foute la paix. Du moment qu’elle reste en vie, tout me va.

- Ce n’est pas étonnant. Je suppose que là était le but.

Mon intonation presque plaintive, je penche légèrement la tête. Je ne sais même pas ce qui me permet de faire des phrases aussi construites. Peut-être est-ce là un mode de survie. Connaître sa nature me met d’avantage sur la défensive. Pourtant, il ne semble pas prêt à attaquer. Pas maintenant en tout cas. C’est étrange.

L’homme ne s’arrête pas là. Il continue, voulant descendre mon estime du gouvernement. Mais il ne sait rien de ce qu’est le gouvernement. Je veux bien croire qu’il ne soit pas tout rose, ce qui est certain, mais sa cruauté me complète. Je n’ai rien à perdre en m’adonnant aux ordres de ces dirigeants. Pour l’heure, j’ai les privilèges qu’il me faut, un boulot, de l’action et suffisamment pour m’amuser. Le reste, ce n’est pas ma priorité. Cela viendra sans doute. Un jour je me sentirai vulnérable. Peut-être.

- Je serai mort avant d’être inutile.

Je ne peux capter ce que l’homme en face de moi ressent. Je ne sais pas ce qu’il veut réellement. Il semble changer d’avis à tout instant. Je l’observe, tenant toujours la jeune femme dans mes bras, ses poignets ligotés derrière son dos. Elle semble vouloir hurler, prendre la fuite. Et ce n’est plus simplement pour échapper à la justice.

Encore maintenant, je ne sais pas pourquoi je lui ai répondu ça. C’est une porte ouverte pour un gars come lui. Une sorte de défi qui lui plait sans doute. Pourtant ce n’était en rien mon intention.

- Pourquoi es-tu si abjecte ?

Question ouverte. Il peut le prendre de différente façon. Je souhaite toutefois l’orienter sur la discussion. Je ne cherche pas à gagner du temps, ni à m’en faire un ami. Ce n’est pas le genre que je fréquente. Je cherche juste à comprendre ses motivations.

- Que t’as fait le gouvernement pour que tu sois si remonté contre tout ce qui s’en approche, de près ou de loin ?

Cela aurait-il un rapport avec sa blessure ? J’ai peut-être pu la sentir, il n’empêche que je ne sais pas comment c’est arrivé. Cela pourrait peut-être aiguiller la discussion, sauver la fille et sauver ma place. Sauver l’âme de cet être en perdition aussi, même si je n’y crois pas trop.
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MessageSujet: Re: Un sauveur, toi ? | PV Gawain    Jeu 16 Juil - 14:23

Là était le but. Là est toujours mon but. Me nourrir, grandir, évoluer, m’emplir… Plus d’énergie, plus de force, plus de pouvoir… Voila tout ce dont à quoi j’aspire. Ce qui contrôler mon existence. Je n’ai gout qu’à dominer le monde, à le posséder et le détruire. Je ne suis appétit jamais assouvi. Une faim sans fin, hors de contrôle. Moi qui cherche la domination de tout, j’étais incapable d’avoir la moindre influence sur ce vide impossible à combler, qui me semble de plus en plus immense dans ma poitrine. Tant de souffrances… Pour rien. Qui ne cesse de s’accroitre, car plus de pouvoirs intime à plus d’énergie ! Mon sourire malsain suffit en réponse ; bien sur qu’ils ont voulu de faire de moi un monstre assoiffé. Purger la ville peut-être, mais je l’étais déjà initialement. Il sera mort avant de devenir inutile prétendait-il. Quel gâchis, un être infâme comme celui-ci… Quelle tristesse, peut étonnant alors que ce monde tourne encore un peu rond, tant bien que mal. Un monstre de cette envergure se gaspillant pour « l’ordre ». Puis cette question, un éclat de rire unique et perdu dans ce désert sorti de ma gorge. Un rire franc et froid. Seigneur dieu, il y avait bien longtemps que l’on ne m’avait point posé cette question… Oh Gawain, pourquoi es-tu si méchant ? Je suis à l’image de ce monde, de ma création. Oh je ne suis né pour faire les choses ; pour faire le mal partout. Je suis fait de ce métal brulant recouvert d’acide. Je suis un poison. Demande-t-on au poison pourquoi il est poison ? Demande-t-on à la tempête pourquoi elle gronde ? Contrairement à tous ces imbéciles, je n’allais pas à l’encontre de ma nature. Je fais le mal, qu’il m’est disposé de faire. Alors je suis abjecte, je suis… Répugnant. Je suis l’être fané dans toute sa splendeur.

Ce que m’a fait le gouvernement ? Ce à quoi je répondis « J’éprouve… Un profond dégout pour l’homogénéisation. Et j’ai besoin de vomir. » Oh je me sens nauséeux de voir leur norme se résumant au bonheur et au respect. Allons-donc, noyez moi tous ces espoirs, ils sont vains depuis bien longtemps. « Comme l’on peut combattre l’omniprésence de ce gouvernement, l’on se bat pour sa propre corporation. Je ne parle pas d’entreprises, mais de la corporation que nous devenons. L’on crée d’abords une machine pour la nourrir et plus l’on se noie dedans, plus on en fait pour saboter sa fonction. Jusqu’à tout… Détruire. » Mes mots ne peuvent avoir de sens que pour ceux qui ont quelque chose à saboter dans leur existence ; quand l’on n’a plus rien à perdre. Quand il est tant de s’abolir d’une façon ou d’une autre. Un discours de fou, un discours emprunt d’une violence à peine dissimulé. Quand se noie dans cette société, il n’y a pas d’autre solution que de tout casser. Et l’humanité m’a noyé, dans ses idéologies, me renvoyant au rang de malade. Oh à présent j’étais bel et bien mort ; j’étais mort et ils y avaient encore tant à détruire. « Je m’éloigne de plus en plus vite de ce qu’ils ont voulu que je sois ; jusqu’à ce que les éclairs dans la machine manquent de faire sauter le circuit et que tout s’effondre. » La plus grande leçon serait alors de grandir. Et c’était ce que je faisais, grimpant en intensité ; le pouvoir toujours recherché. Le gouvernement veut nous faire passer pour des poissons rouges jouant de la clarinette. Je les ferais danser.

« Avant que tu ne meurs, songes à rejoindre Ma corporation… » Je sais que ce n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd et qu’un jour le gouvernement se retournera bel et bien contre lui. Qu’un jour, la traque commencera et ils s’en prendront à leurs propres rangs. Et s’il cherche à fuir ; l’enfer, mon enfer lui sera ouvert. A condition qu’il me serve ce soir… Oh parce que finalement tout à son prix « Quand leurs injections seront au point… Quand ils voudront t’arracher ta propre nature, quand tu ne seras qu’un humain parmi les autres… Ils t’auront tant saboté, pour leur homogénéisation… Tu ne vaudras plus rien. Le crash aurait-il lieu ou pas instinct de conservation tu finiras par ouvrir les yeux. » Avant qu’il ne soit trop tard.
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MessageSujet: Re: Un sauveur, toi ? | PV Gawain    Mar 21 Juil - 8:43

Ainsi, l'homogénéité aurait une répercussion sur la vision de cet homme. Bonne blague. Mais il continue dans son explication dans des phrases assez peut compréhensibles. Qui parlait encore ainsi, aujourd'hui ? S'il se pense intéressant parce qu'il utilise des tournures désuètes, ce n'est pourtant pas ça qui pourrait le sauver d'un bel aller-retour dans le bâtiment du Gouvernement. Ou peut-être bien un aller simple.

- Tu t'éloignes peut-être de l'homogénéité, mais tu te rapproches de l'illégalité et je ne serai pas surpris que quelques hommes soient mis sur ta piste.

Le plus serait que je le ramène en même temps que la fille. Avec sa blessure et toutes ses fragilités, ce ne serait pas si compliqué, si ? Surtout que quelques bons shadowhunters sont dans les parages, pour d'autres interventions, pour la surveillance ou parce qu'ils sont de repos. Mais on peut même nous appeler les jours de repos si nécessaire.

- Je n'ai pas besoin d'être homogénéisé comme tu as l'air de le penser. Je n'ai pas besoin de leur montrer que je souhaite entrer dans les rangs. J'ai cherché l'homogénéité mais cela va bien au-delà de tes faibles croyances. Tu ne sais rien du gouvernement, rien d'un prétendu instinct de conservation. La preuve, tu viens ici alors que tu es blessé et vulnérable, et que n'importe qui serait capable de t'amocher encore plus. Tu ne guéris pas, après tout.

Je n'ai pas besoin de me justifier et, pourtant, je lui explique tout ça. Calmement. Tenant toujours ma prisonnière. Elle ne parle pas mais je l'ai légèrement placé de côté, si bien que j'arrive à voir quelques unes de ses expressions. Pas de peur. De l'exaspération maintenant. Guère étonnant. Cet abruti suicidaire me donne un mal de crâne. C'est impensable d'être aussi convaincu par des principes si vains.

- Tu es un DayBreaker qui a refusé de se joindre à eux. Par conséquent tu es hors la loi.

Je pose enfin un nom sur ce qu'il est. Je ne l'ai pas supposé, je l'ai compris par ses paroles, son problème d'énergie et de guérison. Mais il peut dire ce qu'il veut, il reste vulnérable. Il veut se sentir fort, il n'ose s'avouer à lui-même que c'est un combat perdu d'avance. Alors il veut retourner les gens contre leurs propres convictions. Ce n'est pas comme ça que ça marche. Pas avec moi en tout cas.

- Qu'y a-t-il de pire selon toi ? Perdre sa nature ou perdre ses convictions ?

Je ne cherche pas à le taquiner. Peut-être maintenant à le faire réagir, qu'on passe enfin à autre chose. Je dois dire que je m'ennuie, et que je suis pressé. J'ai des choses à faire si lui n'est qu'un glandeur. Il m'empêche de finir cette mission et de passer à autre chose. Rentrer à la caserne, boire un coup, discuter avec les copains et quitter l'uniforme pour rentrer chez moi. Je n'irai sans doute plus sur le terrain pour la journée, mais je dois dire que j'ai affaire à un drôle de cas. Et légèrement barbant, d'ailleurs.
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MessageSujet: Re: Un sauveur, toi ? | PV Gawain    Lun 27 Juil - 13:29

Quand il releva le fait que j’étais probablement traqué par quelques hommes, cela me fit bien sourire. Je ne suis pas ignare et je sais bien qu’ils en ont après moi d’une certaine façon. Mais je me rapprochais de l’illégalité. Ils n’avaient là, aucune preuve de mes agissements qui étaient absolument parfait. Le Skinchanger me révéla avoir cherché l’homogénéité, quel gâchis… Il renfonça le clou en me rappelant que je n’étais pas en état de me battre ; j’avais d’autant plus le désire alors de lui prouver le contraire. Mais mon expérience précédente avec Li-Mei me poussa à tirer enseignement de mon état actuel. Patience Gawain me disais-je. Tu l’aura ta revanche. Oh oui, je la préparais délicieusement. C’est alors qu’il tira la conclusion que j’étais un hors la loi. Mais aussi, il formula l’intitulé ma nature. Je lui souriais alors, ainsi voulait-il jouer à cela. Se sentait-il supérieur à moi parce qu’il avait descellé ma nature ? Voyons… Il y avait bien longtemps que j’avais deviné la sienne et cela grâce à mon pouvoir que j’imaginais alors supérieur au sien. Mon instinct qui me permettait de desceller tout naturellement son espèce. Vulgaire animal. Se croyait-il supérieur ? « Je ne suis pas un hors la loi, Skinchanger, du moins… Essaie donc de le prouver pour que l’on s’amuse un peu. » Je lui avais renvoyé ce que je savais de lui, la pauvre femme semblait dépité. Allez savoir pourquoi. Elle avait l’air subitement pressé d’en finir avec cette conversation. Idiote, elle devrait savourer ce temps gagné. Loin de ce qu’on lui réservait… Peut-être alors Li pourrait lui parler de ce que l’on endure quand l’on est fait captive. Personne ne m’aura vivant.

Puis il me questionna, me demandant ce que je trouvais de pire… Je l’observe un instant. Ne trouvant pas la question judicieuse. Mais il n’était pas donné à tout le monde je suppose, de faire de l’esprit. Médiocre personnage. Trop jeune probablement, inexpérimenté. Je ne flairait pas chez lui le danger caractéristique des créature de son espèce instable et sauvageonne.

« Renoncer à sa nature est bafoué mes convictions. Aucune de ces solutions n’est satisfaisante, quitte à choisir. Plutôt crever. Mais pourquoi tirer des conclusions si hâtives quand l’on peut conserver les deux. » Mais l’agent du gouvernement que j’avais en face de moi avait déjà fais son choix entre les deux options qu’on lui avait infligé. Mais les convictions du gouvernement étaient-elles réellement siennes ou celle qu’on lui avait forcé d’assimiler ? C’était évident… Donc je ne lui poserais pas la question, car il semble évident qu’un être comme celui-ci n’avait probablement point eu le choix. Cependant, l’invitation était lancée. Alors je me rends, rangeant cette lame en guise d’armistice. Une paix éphémère d’une bataille qui n’avait pas alors eut lieux. Mais je devais reconnaître qu’il avait raison et que mon corps avait bien du mal à se consolider après de tels traumatismes. « Bien… Je crois bien repartir bredouille cette fois. » Finissais-je par lui dire ; l’invitant alors à me passer devant, oh probablement aurais-je pu lui jouer une quelconque mesquinerie, mais je n’avais pas d’énergie à gaspiller. Je n’étais point tombé sur un skinchanger haineux envers le gouvernement qu’il servait ; de toute évidence. Alors mon coup de poker fut un échec. L’on ne gagne pas à tous les coups, même si j’avais du mal à l’accepter. La frustration m’était intolérable. Mais patience el diable, l’on aura bien des âmes à prendre quand ce corps nous l’autorisera enfin. Patience…
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