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  I don't know why you did stay in the ambulance. ▬ Apolline & Gawain [terminé]

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MessageSujet: I don't know why you did stay in the ambulance. ▬ Apolline & Gawain [terminé]   Lun 13 Juil - 18:56

« Bonjour… » Chantonnais-je en faisant claquer le gant en latex que j’enfilais sur ma main droite. Ô tu as dit que je devais me ménager n’est-ce pas mon si brave alligator ; mais je ne veux pas t’écouter. Comme bien souvent. Il joue au savant fou avec mon corps ; j’ai envie de jouer moi aussi. Mais je ne peux me permettre de le briser. J’en avais besoin, je ne l’avais pas cherché d’aussi loin pour le détruire. Quant à cette fille ? Je l’avais conduite jusqu’ici ; lui épargnant une rafle de notre gouvernement. Ils en avaient après elle, ces derniers temps je me régalé à voler leurs proies. Je dérobais leur projet, tuant ceux qu’ils veulent vivant, mais celle-ci… Je l’avais emmené là, attaché à l’un de ces lits inconfortables. J’aurais pu la tuer, laisser son corps près de celui de son agresseur et disparaître dans la nuit. Mais le soleil se lève déjà et l’ennui pesant m’asphyxie. Elle me devait sa vie, aussi temporaire soit-elle. Bienvenue chez les fous… Bienvenue… Dans le monde chéri. J’ai ressenti sa nature au plus profond de mon être, habituellement je tue tout ce qui je trouve. Je tue parce que c’est délicieux.

Je me tourne vers elle, vêtu de cette blouse un peu sale que j’avais trouvée par hasard. Je passe ma main dans mes cheveux, fourrageant cette folie rouge qui orne mon crâne. Je lui adresse un léger sourire alors que ses yeux peinent à s’ouvrir sous la violence de la lumière. Je me penche au dessus d’elle, mais pas de bol… Je n’ai pas d’ombre… Egarée depuis si longtemps, quelque part à Darkness Falls. Je ne pouvais l’abriter de la lumière. Allé, réveille-toi papillon… Réveilles-toi et je t’arracherais les ailes. Je suis comme un ange. Il n’y a pas de noirceur dans ma lumière. Ma lumière folle. J’ai observé ses traits si longtemps, sans pouvoir définir ce qui m’intéressait chez elle. Mais pourquoi se poser ces questions ? J’avais simplement envie de l’ouvrir maintenant. De l’opérer. « Au programme au bloc aujourd’hui, une opération rare et complexe… Sans anesthésie… Taux de survie de patient : 5%. Avouons-le, cela vaut la peine d’être tenté. Mademoiselle, madame ; l’exérèse de ton cœur… Va commencer. » Je me mis à rire joyeusement. Puis d’un geste de main, j’ai écarté la lumière de son visage, sans même toucher quoi que ce soit. Je me suis assis au bord du lit et mes doigts froids touchaient doucement la peau de son bras suivant la courbe de ses veines ; comme si je cherchais où planter une aiguille. J’étais pour ainsi dire déranger. Mais j’avais une grande intolérance aux soins que je subissais depuis des jours. A la réfection des pansements, car même si mon corps se régénéré rapidement, le sable avait engendré un début d’infection qui aurait pu me tuer. Je ne supportais plus les crèmes, la douleur piquante et l’étouffement de ma peau blanche sous les bandages. J’ai besoin… De me venger.

Ma main ganté touchait son bras, l’autre se perd dans la chevelure crasseuse de la jeune femme ; je ne sais pas où elle a trainé comme ça. Mais je sais seulement que la peur habitait son regard quand je l’ai trouvé à la merci de ce gars là qui l’avait un peu choisi par hasard. Mes lèvres lui adressent un tendre sourire ; me faisant follement rassurant. Ma voix fluette repris « Comment tu t’appelles ? » J’espère qu’elle s’appelle Betty… J’avais terriblement envie qu’elle s’appelle ainsi et je crois que tout autre nom allait particulièrement me déplaire. J’ai l’air d’un fou, je le sais. Je dois être effrayant ; ma gueule droite et ma peau de poupée. J’avais l’air si fragile ; si… Adorable. J’ai envie de vomir à cette idée. J’entends encore ma mère me dire de faire attention alors que j’allais m’amuser à lancer des cailloux aux esclaves noirs du voisin. Elle me habillait chaudement pour l’hiver, elle craignait toujours que je me brise. J’ai l’air si innocent et naïf. Ecorché, à vif. Mais le mal est bien plus profond que ça. Le mal est marqué sur mes os et aucune opération ne peut me sauver. Je la regarde ; je la trouve belle. Je voudrais la briser de me rappeler à quel point je suis immonde. Pourtant, je continue de lui sourire ; dans l’attente de son prénom.


Dernière édition par Gawain J. Fronzak le Lun 27 Juil - 11:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I don't know why you did stay in the ambulance. ▬ Apolline & Gawain [terminé]   Lun 13 Juil - 19:47

Aux cris dépravés de ta conscience meurtrie se substitue le grincement d'une voix inconnue à laquelle ton esprit s'accroche désespérément pour s'extirper du néant qui t'enveloppe de sa couverture opaque, étouffante, d'une froideur de mort. C'est pourtant une lumière crue, presque irréelle, qui enflamme tes yeux dès que la paupière tente de fuir sur ton iris faiblard. Elle s'y rabat rapidement dans le réflexe humain pathétique et tu soupires, comme échappée d'un cauchemar. Est-ce donc la sensation que l'on ressent lorsqu'on vous enlève définitivement la vue ? S'agit-il de la lumière blanche qui nous saisit lorsque l'on traverse le couloir de la mort ? Cette dernière a-t-elle finalement été convaincue de t'avaler dans sa gorge profonde ? Tu en prodiguerais bien une à Lucifer pour qu'il te laisse encore un peu sur terre. Juste le temps de te venger d'Aubin. Juste le temps de ré-ouvrir les portes de cette Darkness Falls qui te manque tant.

La lumière s'évanouit. Tu es donc morte ?
Peut-être pas. Tu sens au plus profond de toi ton cœur cogner contre ta poitrine et ta conscience le fustige d'un grognement muet ; ne peut-il pas se taire et te laisser dormir tranquillement ? Tu en as tant besoin...Tu cherches à te retourner dans ton sommeil, mais des entraves t'en empêchent. Allons bon, on ne peut plus se débattre tranquillement, désormais. Tes paupières tentent une nouvelle fuite contre l'humidité de tes globes oculaires craintifs et c'est le visage d'un savant fou qui s'impose à ta vue. On a connu mieux, comme réveil. Mais quand on est un monstre, on se contente de ce que l'on a. Les visions merveilleuses sont réservées aux bonnes personnes, et tu ne dois plus en faire partie depuis une éternité.

« Cherche bien mon chéri, je crois que j'ai du le bouffer un jour où j'avais trop la dalle. »

Ce qui aurait été tout à fait plausible ; tu ne maîtrises pas encore ta faim qui t'as parfois poussé à des extrémités animales. Tu sais désormais que les plantes et les cailloux ne contiennent pas une once d'énergie vitale.
Ton regard saisit le sien d'une étreinte folle et dérangée. Un sourire sardonique étire tes lèvres tandis que sa chaleur froide se manifeste sur ton flanc, la pulpe de ses doigts faisant courir des frissons désagréables le long de tes bras blancs aux veines timides. Encore plongée dans la brume d'un sommeil comateux, tu déplaces légèrement ta tête, comme si le regarder sous un angle différent pouvait changer la perception de savant complètement malade qu'il te donne.

« C'est une nouvelle pratique SM ? » ourlent tes lèvres à son encontre.

Tes muscles roulent tranquillement sous ta peau opaline tandis que tu testes manifestement le fonctionnement de chacun de tes membres. A en juger par la vitesse de leur réponse aux messages de ton cerveau nébuleux, ils semblent tous présents. Pour l'instant. La peur s'absente de ton regard si seulement elle s'y est trouvée dans les minutes précédentes. Depuis ta sortie de Darkness Falls, tu ne connais plus la peur, tu ne connais plus la surprise. Tu t’agrémente et t'alimentes seulement de la folie entretenue par ce pilier de ton cœur, ce hibou aux os tranchants dont tu te serres comme les baguettes d'un chef d'orchestre, comme les lames d'un rasoir pour lacérer ce qui te reste d'une raison humaine.

« Appelle-moi bien comme tu veux. Ne sommes-nous pas dans un jeu de rôle, après-tout. »
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MessageSujet: Re: I don't know why you did stay in the ambulance. ▬ Apolline & Gawain [terminé]   Mar 14 Juil - 1:37

Tant de familiarité, l’appellation ‘chéri’ me fit légèrement tiquer. Comme si toute marque d’affection me révulser. Mais c’était bel et bien le cas. Car toute affection à mon égard n’était que mensonge et seule ma mère, pauvre folle, m’eut véritablement aimé. A tel point que j’en étais venu à détester l’amour. Cette arrogance… J’observais cette fille, cette inconnue à qui j’avais sauvé la vie. Elle, la proie choisie probablement par hasard. Celle qui n’aurais jamais du voir ce jour naitre. Elle prétendait avoir dévoré son cœur, il me tardait de le vérifier. Et déjà, je sentais le dégout qu’elle pourrait éprouver envers moi. Et quand ma peau touche la sienne, je sentais déjà son être me rejeter. Incompatible. Je suis une foutue tumeur. Mais cela ne m’empêchera pas de m’étendre. Elle provoque, il est vrai que je pourrais abuser d’elle sexuellement avant de la laisser mourir ici. L’idée n’avait point traversé mon esprit ; mon corps n’étant que très peu exalté par le sexe. Par le contact physique avec l’autre. J’aime la douleur, j’aime le sang, j’aime… La mort. Et le reste, me laissait de plus en plus indifférent. Le reste ne laisse que place à l’ennui. Mon corps avait besoin de sensations plus violentes. Mon corps était lassé de la tranquillité de ce monde. L’enfer fut parfait. L’enfer de mes plaisirs agressifs, de ma rage fantomatique qui hantait Darkness Falls en mon absence sous la forme de mon ombre. Un jour, je la retrouverais. Ma chère ombre et nous combattrons l’enfer. Nous y jouerons pour l’éternité. Jouer… Je crois que c’est l’excitation qui me manque dans ce monde. Ici, l’adversaire perd si facilement. Ici, ce n’est que partie remise.

Puis finalement, elle me répondait de faire selon mon bon plaisir. Inconsciente. Mes doigts se referment sur son bras pour former un garrot et lentement j’effleure ses veines d’un outil tranchant bien que le manche soit légèrement rouillé. Puis finalement coupe tranquillement sa chair sans grande profondeur ; faisant couler ce sang noir que nous vaut notre nature. Un jeu de rôle, chacun choisi son personnage. Elle avait d’office le rôle merveilleux de la victime. Mes yeux cherchant avec gourmandise sa douleur ; je pose l’outil à une distance suffisante de ses doigts pour la faire rager de ne pouvoir m’accidenter. Et j’attrape un masque et je noue derrière ma nuque « Je ne suis pas aussi cruel… Je t’épargne de voir cette gueule. » Mon rire transperce le tissu du masque, tel en gloussement enfantin ; toujours persuadé d’être ignoble à voir. Comme si la noirceur de mon âme se percevait. Ou comme si l’expression naïve naturelle de mon visage me paraissait inadmissible. Elle l’est. Comme le son de ma voix, mon rire et cette silhouette d’homme menu… Rien qui ne refletait pour ainsi dire le pouvoir que je possède. Rien qui ne fasse finalement honneur à la pourriture qui me ronge « Je ne ferais que te torturer… Pendant des heures… Et quand le soleil se cachera ; honteux spectateur de tes souffrances ; tu iras… A Darkness Falls ; à la recherche d’un bien précieux que tu me retourneras lorsque j’y retournerais. Pour cette offrande, tu auras le droit à ta revanche sur moi. » Elle ne sera pas la première en cavale après mon ombre, si seulement je savais qu’un jeune imposteur me l’avait subtilisé depuis bien longtemps ; je ne me donnerais pas tout ce mal… Probablement ne connaissait-elle pas Darkness Falls, je la rendrais suffisamment folle aujourd’hui pour qu’elle y soit dans son élément. Je sentais pourtant, que la folie était déjà en elle, avait déjà germé depuis bien longtemps. Je souriais, mais elle ne pu voir que la courbe de mes yeux le faire et je lui disais non sans tendresse « Par quoi voudrais-tu commencer ? Je vais tant prendre soin… De toi… Betty ? Tu aimes ? » Oh oui, je vais te soigner de cette immonde maladie qu’est… La vie. Pourquoi la garderais-je vivante ? Elle n’était qu’une parmi tant d’autre et j’avais tant besoin… De contrôler.
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MessageSujet: Re: I don't know why you did stay in the ambulance. ▬ Apolline & Gawain [terminé]   Mar 14 Juil - 2:09

Ton rire cingle l'air, un rire franc, saccadé, froid et démoniaque. Il se répercute avec fracas sur les vitres crades comme s'il allait les briser simplement grâce à la force de ses ondes. Il ne t'empêchera pas de rire, il ne t'empêchera pas de crier. Il ne t'empêchera pas de briser ces pauvres liens qui ne sont rien face à la force d'un être affamé, qui elle-même n'est rien face à la puissance magique que tu devines dans cet être démoniaque qui se penche au dessus de toi. C'est tellement plus facile de torturer quelqu'un quand il est attaché, cela ne lui a-t-il jamais traversé l'esprit de la victime pouvait aimer ça ? A moins que c'est sa fierté de mâle qui lui donne le besoin de tout contrôler ? Que se passera-t-il quand les liens tendront à se briser ? Que se passera-t-il quand ta faim sera devenue si vorace que c'est lui qui va se faire bouffer ?
Pauvre hère qui pense te dominer. S'il y a bien une chose qui n'a aucun lien chez toi, c'est ton esprit, mainte fois torturé qu'il y a pris goût. Tu te tortilles lascivement dans tes liens, un sourire sur tes lèvres qui elles, ne sont pas dissimulées sous le faux blanc de la pureté.

« Oh mon ami, mon tendre ami, si tu savais comme j'aimerais y retourner. J'ai passé cent longues années dans cet Eden désormais inaccessible, torturée chaque jour en y prenant un plaisir que même ta pauvre flûte ne saura jamais me faire chanter. Alors la souffrance, cher branleur, je la connais, et je m'en délecte. Tu vas la chercher aussi longtemps que ce cœur que tu n'as plus toi-même. »

Le léger sursaut du métal froid contre ta peau ponctue cette déclaration d'amour fou et sensuel. Tu n'iras rien chercher du tout dans ce Paradis damné trop bien fermé. Ou alors il faudra qu'il te propose des arguments bien plus convaincants que le sang noir et épais comme le néant qui s'écoule de tes veines trop fragiles.

« Ca me va. Tu as une belle gueule. J'en ferais bien mon quatre heures. »

Les endorphines s'activent quelque part dans ton cerveau déluré, et le long de tes vaisseaux meurtris circule en trop grande quantité. Plusieurs entailles comme celles-ci, et il saura peut-être te faire sienne, s'il s'y prend correctement et que tu ne succombes pas avant. Mais succomber à quoi ? A ses provocations futiles ? A ses couardes tentatives sur ton corps bien trop faible pour résister. A la vie ? Oh, tu l'as abandonnée depuis longtemps. Tu es déjà morte une fois, froidement assassinée par celui que tu aimais. Le seul regret que tu aurais à la voir de nouveau s'échapper de toi serait de n'avoir pu briser entièrement ce hibou chéri tant d'années cherché.

« Quel dommage, je n'ai plus peur de mourir. C'est une expérience qui ne se vit pleinement qu'une fois, vois-tu. A moins que tu ne m'aides à ramener Darkness Falls sur terre, au lieu de t'amuser d'une manière aussi futile. »

Tes dents se découvrent, pétasses comme l'identité qu'il t'offre pour ce soir.

« Quel beau prénom. »
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MessageSujet: Re: I don't know why you did stay in the ambulance. ▬ Apolline & Gawain [terminé]   Mar 14 Juil - 11:45

Je la vis bien gigoter, pour se défaire. J’aurais pu la ligoter par les ombres de telle sorte qu’elle ne puisse s’enfuir. Mais j’aime l’idée qu’elle puisse y parvenir. Elle m’appelait ami ; mais je ne lui voulais que souffrance et peine. Ainsi donc elle voulait retourner à Darkness Falls, que je le veuille ou non, cette notion emprunta les chemins tortueux de ma psyché et chamboula toutes mes intentions à son égard. Je n’aime pas donner aux gens ce qu’ils désirent. Mais n’était-elle point en train d’essayer de me manipuler pour rester en vie ? Alors si elle disait vrai, je n’avais qu’à chercher sa douleur et si elle était aussi inaccessible qu’elle le prétendait ; je lui laisserais cette tumeur qu’est son cœur. Je la laisserais… Vivre. J’avais cette facilité à trouver des solutions à tout problème. A rebondir quoi qu’il arrive. Seul mon plaisir compte et je n’étais point fait pour en donner. C’est alors qu’elle complimenta mon physique, ce qui eut le don de crisper une bonne partie de ma musculature, notamment au niveau du faciès dont les sourcils apparent lui affichaient mon mécontentement. Menteuse… « Ce n’est pas ainsi que tu me manipulera… » Oh non, car malgré ma folie, je ne croyais plus aux compliments sur mon physique du moins. Concernant mon pouvoir, je pouvais encore me montrer assez orgueilleux, mais elle n’aura jamais assez de mot pour me satisfaire. J’ai ce besoin viscéral de montrer de quoi j’étais capable. Les étreintes ; la chaleur d’un corps contre le mien ; j’y avais gouté mainte et mainte fois ; de gré ou de force. Bien que de gré me semblait toujours avoir été dans un but certain et vain de me manipuler. Et pourtant, rien n’avait su transformer cette image que je reflète dans leur regard.

Lentement ma main nu caresse cette gorge que je pourrais serrer ; mes yeux se perdent un instant, noyé par cette optique tout en écoutant ces mots. « Quand nous avions ouvert les portes de Darkness Falls la dernière fois ; j’ai perdu cette chose si précieuse… Crois-moi petite sotte ; tu ne me serais d’aucune utilité dans ce monde. L’enfer sur terre ne sera jamais aussi parfait que ce que nous avons connu ; mais l’on peut encore… Le peupler… » A mon retour à Darkness Falls, il n’y aura pas que des marcheurs dont je devrais me méfier. Mais tous ceux que j’aurais expédiés en enfer. Oui… J’élargissais mon jeu, je changeais les règles. Plus de douleur, plus de violence, plus… D’enfer.

Ouvrir les portes de l’enfer n’avait été qu’un véritable fiasco la fois précédente. Je soupire faiblement, avant de me pencher, me servant de mon oreille comme stéthoscope, cherchant d’abord à l’entendre au niveau de la clavicule. Ce jeu m’était divertissant, bien que je sache dans le fond que j’en serais rapidement ennuyé. Elle n’avait pas peur et cela gâchait mon plaisir. Puis finalement je me décalais lentement sous son sein gauche et bien que je n’avais rien entendu… « C’est ici… » Je ricanais joyeusement, soulevant son haut ; me fichant pas mal de sa pudeur ; puis j’ai repris mon objet tranchant pour faire une incision verticale d’une profondeur d’un demi centimètre ; un flot noirâtre remonta à la surface de cette beauté blanche qu’était sa peau. J’arrache mon masque, à bout de souffle. Sentant dans un mouvement le tiraillement de mes propres plaies bien plus profondes que celles que je disposées sur son corps. Je me suis relevé, me dirigeant vers la table avant de revenir avec une aiguille et un fils bien trop épais pour de la chirurgie classique « Oups… » Formulais-je avec le spectre de la folie au fond du regard, affamé de hurlement et d’humiliation. Je vais profaner son corps. « Je me suis trompé… Je vais réparer ça… Ne t’inquiète pas. Au fait Betty, je ne sais pas si je te l’ai dit ? Je ne suis pas vraiment docteur. » Et à cette révélation, je mis à hurler de rire. Il aurait été absurde qu’elle pense que je l’étais vraiment… Je riais si fort, mais il n’y avait personne d’autre qu’elle pour l’entendre. « Allons… Parles moi de ta mort. C’est une telle source d’inspiration… » Oh j’avais hâte à vrai dire d’en connaître les faits ; si elle refusait, je pourrais peut-être alors aller les chercher moi-même…
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MessageSujet: Re: I don't know why you did stay in the ambulance. ▬ Apolline & Gawain [terminé]   Mar 14 Juil - 12:32

« Comme j'aimerais ne pas être sincère. »

Darkness Falls te manque beaucoup notamment parce que ce Nouvel Enfer a figuré longtemps la distance impossible à parcourir pour rejoindre les bras d'Aubin, donnant donc à ce dernier une valeur supplémentaire que tu t'es plus à accroître d'années en années, alimentant ta haine et ta souffrance de cet amour destructeur que personne n'a pu assouvir. Oh tu pouvais bien écarter les cuisses et te faire tringler par la putridité de ces horreurs, mais à quoi bon, quand on ne voit dans leurs yeux que le vide infâme d'une existence déchue, terriblement lassant à côté de cette lueur qui brille dans les yeux de ton hibou, et qui vacille à chaque coup.

Ses doigts caressent les parois de ta gorge battante et ton souffle s'accélère d'un désir hystérique. Oh, comme tu aimerais qu'il te serre, qu'il te serre si fort et compresse tes artères pour te faire voir les étoiles comme si tu avais avalé quelques drogues, que les hallucinations de ce monde trop parfait te surprennent dans un rêve érotique et te prennent à bras le corps pour te malmener plus encore. Ton souffle se tarit alors même qu'il t'a à peine touchée, c'est parce que tu bois ses paroles et que tu feins d'être désolée quand il annonce cette faiblesse qui l'arrache à l'humanité.

« Peut-être que je peux être ta chose si précieuse pour ce soir. »

Le sang qui ruisselle délicatement sur ta peau nue achève de refroidir et te procure une sensation désagréable qui s'évanouit derrière l'excitation provoquée par la sublime proximité que son corps entretien avec le tien. Tu aurais pu le serrer dans tes bras de la pardon de n'avoir aucun battement à lui offrir, tandis qu'il cherche, mais tes entraves ne te permettent que de subir les attouchements de sa peau jeune à la chaleur étrange.

« Nous avons fait une erreur à la dernière ouverture. Il est encore temps de la réparer. Et si les motivations sont assez élevées, l'Enfer sera notre Eden. »

Il se relève, formulant la position de cet organe pourri par l'asile de Darkness Falls. Tu tentes de le consoler, de raviver au fond de ce regard la lueur de cette folie dont tu t'abreuves comme du plus pur des breuvages, comme une fontaine de jouvence, une excellence divine. Ton impudeur se heurte à son désir tandis que ta gorge pleine s'offre à ses yeux pervers. La lame tranche avec la délicatesse d'un rasoir de sorte que c'est l'illusion de la douleur qui te prend soudain, amplifiée par le sang noir qui se déverse sur ton ventre infertile. Tu lui tend ta poitrine de sorte de renforcer le léger contact qui se fait entre vous, avant qu'il ne reparte, te laissant frustrée, affamée. Il retire son masque qu'il n'a pourtant mis qu'il y a quelques minutes. L'excites-tu à ce point.

« Tu es bien mieux ainsi. » commentes-tu d'une voix agitée par les tremblements de souffrance.

Tu te joins de bon cœur à son rire tandis qu'il s'approche de toi pour s'improviser couturier. L'hystérie te saisit et agite tes membres de cette euphorie aussi communicative qu'elle est effrayante. Tes yeux s'assombrissent de cette ombre malsaine, et déjà, le sang commence à se tarir.

« Non, tu es un véritable artiste, n'est-ce pas magnifique ? »

Une petite goutte s'échappe, bondissante, et vient luire à la courbe de ton sous-vêtement. Tu lâches un faux soupir déçu.

« Tu me dois un soutien-gorge, mon cœur. »

A qui parles-tu ? A ton tortionnaire, ou à ce cœur lui-même dont les battements tâchent tes vêtements de leur fébrilité pathétique qui fait remonter la substance de la vie jusqu'aux fibres de tes vêtements délicats. Un gémissement plaintif t'anime, celui du souvenir, alors que tu fixes le plafond d'un regard vide et sans âme. Cette scène a un triste goût de déjà vu. La proximité masculine, ce regard vers l'éternité, le sang qui coule sur ton ventre, cette position allongée, et la chaleur qui s'évapore.

« Oh ma mort est d'un Romantisme, très cher. C'est mon amant, ma créature, ma jouvencelle, qui me l'a offert sur le plateau d'argent de son couteau. Oh si tu l'avais vu, la folie dans les yeux mêlée à cet amour suprême. Car il m'a assassinée, très cher. Je suis morte tranquillement dans un lit de sang avec le corps de celui que j'aimais le plus dans les bras. Il avait compris depuis bien longtemps que ma place était à Darkness Falls et m'en a offert gracieusement l'aller-retour. Si tu savais. Je suis morte le cœur lourd, je suis morte d'amour. »
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MessageSujet: Re: I don't know why you did stay in the ambulance. ▬ Apolline & Gawain [terminé]   Mar 14 Juil - 19:51

Elle voulait être ma chose précieuse, mais rien ne peut l’être tant à mes yeux. Surtout pas une femme. Je veux mon ombre, je veux la récupérer, oh comme j’ai été stupide de l’envoyer à Darkness Falls pendant que je demeurais à New-York ; les dieux ont refermé les portes et elle c’était égaré dans cet enfer où elle était sensé ramener à la sorti les pires monstres qui résidaient là bas. Je suppose qu’elle m’attend quelque part… Je suis le seul homme ici bas à ne répandre la noirceur dans la lumière. Cette frustration m’était intolérable. Mon arme, mon ombre devrait me revenir. Elle et moi, nous seront d’une telle puissance… Oui nous avions fait des erreurs par le passé, mais je crois que l’enseignement à en tirer était que nous manquons encore de préparation pour contrer ces dieux. Elle en redemandait, de la douleur et je me sentais étouffer dans cette farandole d’idées qui bouleversa mon esprit. J’arrache cette barrière qui me donnait cette sensation que mes poumons se chiffonnent. Bien mieux ainsi… Malgré tout je souris, non pas attendris par ce faux compliment, mais par la douleur qu’elle ressentait se traduisant délicieusement dans le son de sa voix discontinue. Nos éclats de rire s’envolent et quand je lui dévoile mon attirail de couture, je peux voir toute cette gourmandise dans son regard. Magnifique… Je passe nerveusement cette langue mutine sur mes lèvres fines ; si je pouvais dès à présent la dévorer je le ferais. Si seulement les gouts n’étaient point à ce point fade dans ma bouche…

Ainsi donc, elle avait un cœur… Petite menteuse. Petit cachotière. Ce fut une histoire assez décevante finalement… « Ton histoire est ennuyeuse Betty… » Lui disais-je en plantant finalement l’aiguille dans sa chaire pour rejoindre les deux berges en un premier nœud fermement serré. Je n’accordais que peut de considération à sa réaction quelle qu’elle soit. Frustré par cette histoire que j’aurais tant voulue différente. Je ne tolère pas qu’elle me déçoive. « Répugnant est l’amour… Sans intérêt… » L’amour m’a répugné de l’humanité. L’amour de cette mère. Oh comme elle avait voulu me protéger, moi non fils chétif. Elle m’avait tant dorloté qu’elle avait arraché tout sens de mon enfance ; elle m’avait fait malade. Elle m’avait fait faible et minable. Je ne lui pardonnerais jamais. Elle et son amour, ce poison avec lequel elle me bercé dans le but seul de me protéger. Mais je suis mort. Ma mort bien plus sauvage, dans l’étouffement, dans la longueur… L’envie d’abandonner et de se révolter. La pendaison. Le suicide parfait dans un rituel magique, à la recherche d’un nouveau corps. Loin de cette blancheur, loin de cette faiblesse. Et bien que mon physique avait toujours cette allure de pureté que je dégradais par cette chevelure flamboyante ; le pouvoir remporté ; l’éloignement de la maladie… J’avais tout gagné par la mort, par la souffrance ultime. A moins que ce fût la jalousie qui me poussa à me sentir contrarié, celle de n’avoir personne qui m’eut véritablement haït au point de m’achever. J’ai assisté au commencement de la déchéance du peuple américain quand l’esclavage fut aboli. Quand des notions humanistes sont entré dans les mœurs ; quand les faibles ont commencé à réclamer l’égalité, que les pauvres ont été considéré. J’au pu assister à la chute de l’humanité qui c’est elle-même allongé sous cette guillotine que j’abattrais sur leurs gorges tendues.

Sans un mot, j’ai poursuivit de refermé cette plaie qui pourtant aurait bien pu cicatriser seule étant donné son caractère superficiel. Elle enchaine les mauvais points, entre ces compliments sur ma physionomie, l’évocation d’un cœur et d’un souvenir parlant d’amour. D’un geste distrait des doigts un tentacule sombre d’ombre vint mobiliser de nouveau la lampe qui vint éclairer le visage de ma victime ; je plante l’aiguille perpendiculairement à sa chaire et la laissa logé là alors que seule la moitié était suturée. Je retire mon gant souillé qui tomba dans un bruit visqueux sur le sol poussiéreux ; ma main vierge lui présenta une balle de mon revolver posé sur ma table. La seule dont je disposais encore dans mon chargeur. « Tu es une bombe… » J’ai souris et j’ai placé avec mon doigt cette balle dans ses entrailles. Un petit souvenir qui pourrait peut-être lui servir dans l’au-delà… Toute munition est bonne à prendre n’est-ce pas ? Une fois que j’estimais l’avoir enfoncé suffisamment profondément je repris cette aiguille posé sur sa peau « Si seulement j’avais besoin d’une arme telle que toi… Mais tout ce que je veux c’est mon ombre… Je ne veux que pouvoir. Il est tout ce que je convoite ;ce qui me manque encore… Je suis si… Incomplet.  » Quelle souffrance à travers ces mots. Est-ce si difficile à comprendre ? Je n’ai pas assez. Il m’en fallait plus, jusqu’à vomir. J’ai grandi avec des esclaves autour de moi, asservir les autres m’était naturel. Je veux restituer cet environnement ; cette toute puissance dont j’ai besoin. J’ai besoin de dominer ce monde, de dominer les autres. Je n’en aurais jamais assez… Rien ne pourra combler ce vide, consoler cette sensation infâme de néant…
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MessageSujet: Re: I don't know why you did stay in the ambulance. ▬ Apolline & Gawain [terminé]   Mar 14 Juil - 20:56

Ennuyeuse ? Et ton point dans sa gueule il est ennuyeux lui aussi ?

« Oh, mon chou, une mauvaise expérience peut-être ? »

Un léger sursaut t'anime lorsque l'aiguille se plante dans ta chair tandis qu'il recoud tranquillement la blessure qu'il l'a lui-même faite. Tu prends quelques secondes pour t'habituer à la situation avant que ton regard ne regagne le plafond. Sa façon de procéder te rappelle ton propre protocole : casser, déchirer, défigurer, puis réparer tranquillement par la suite, comme si tu étais la sauveuse au lieu du bourreau. Les endorphines naturelles se propagent dans ton corps, annihilant pratiquement la douleur tandis qu'il aide la cicatrisation de la blessure superficielle. Il est presque attentionné, ça pourrait en être touchant si une telle lueur de folie ne brillait pas dans ses yeux noirs. Sa chevelure s'agite au dessus de sa tête en une fontaine de sang figée dans le temps avec le vieillissement de son corps.

Une ombre serpente autour de toi, ondule jusqu'à la lampe qui se braque sur tes yeux, t'aveuglant de nouveau, tu soupires. Qu'est-ce qu'il est embêtant avec cela. Peut-être est-ce pour assouvir sa soif de contrôle. Peut-être a-t-il été réduit en esclavage toute sa malheureuse vie sur terre et qu'il en fait payer le prix à toutes les petites victimes qui croisent son chemin. L'adrénaline grimpe dans tes veines de manière inversement proportionnelle à la douleur qui s'échappe dans un souffle comme si elle n'avait jamais existé. Ton accommodation à cette sensation a rapidement fait de toi un être inaccessible, inatteignable, désespérément insensible.

« Je sais, merci. »

Tu as habituée aux compliments sur ton physique et tu sais parfaitement en jouer. Ta fierté de ta propre personne est sans égale et il ne fait que te flatter pour mieux s'excuser de la balle qu'il t'enfonce délicatement dans les viscères. Est-ce un ersatz de puce afin de prouver ton appartenance à ce petit corps décharné et mal baisé qui s'active au dessus de toi ? Tu lui adresses un sourire d'une tendresse désabusée. Mon pauvre petit, qu'il est jouissif de te voir croire que tu as le contrôle total sur cette petite créature allongée. Qu'il est drôle de contempler ta folie s'activer sur un corps attaché qui devient si facile à manipuler.

« Ta complétude est à Darkness Falls, mon cher. Et Darkness Falls est fermé. Pour l'éternité. »

Dans un geste sec, tu tires des poignets d'une force ravageuse contre les liens qui se déchirent dans un crissement sinistre et cèdent avant de s'écraser sur le sol. Tu te redresses, telle une furie sortie des limbes de l'Enfer et tes yeux noyés dans le néant intersidéral de ta folie se posent sur ce docteur qui se croit tour permis.

« Viens là que je te mange. »
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MessageSujet: Re: I don't know why you did stay in the ambulance. ▬ Apolline & Gawain [terminé]   Mer 15 Juil - 10:17

Je ne saurais d’écrire cet amas d’idées fleurissant dans mon esprit. Elles ont toujours encombré ma vie, m’ont empêché d’y voir clair, mais je me suis plu dans ce brouillard présent et je hais vivre dans la minute. Puis elle souligna que mon ombre m’était arraché pour l’éternité. Ce qui provoqua en moi ; la cruelle sensation de vide quand la vérité vous est jeté en pleine figure. Elle se libéra de ses liens avec une telle violence. J’aurai pu la contenir, si seulement j’en avais eu envie. Mais cette créature est folle, cette chose n’est que folie et cela avait ravivé quelque chose en moi. Je n’avais jamais été à la recherche d’un pair ; à la recherche de mes semblables, car je sais que personne  n’est comme moi. Et ce ne fut pas à défaut d’avoir fait confiance un jour à un stupide garçon, un stupide frère que j’aurais pu aimer. Mais je le hais. Comme je peux haïr chaque personne qui puisse respirer ici ou déambuler à Darkness Falls. Pardonner n’est pas une option possible. Cela ne l’a jamais été. Et quand je regarde cette femme ; ce démon féminin qui m’observe, je devine les chemins tortueux qui mènent à son âme. Finalement, j’ôte ma blouse trop large dévoilant ce que l’on devinait déjà par mon faciès ; un corps svelte et élancé. Un corps plus qu’acceptable, que je trouvais pourtant : épouvantable. Mais être ainsi un épouvantail ne me dérangeait pas le moins du monde. J’aime épouvanter. La peur m’inspirait tout particulièrement, ma fascinait tant il me semblait alors ne jamais l’avoir vécue. Jamais.

Je jette sur le sol ce tissu blanc sali par le sang de cette créature infâme. « Ce n’est pas trop tôt… » Je commençais à me lasser d’elle à force ; à me lasser de sa chair semblable à bien d’autres que j’avais pu torturer dans le passé et que je torturerai encore. Cependant, je me surprenais encore du coté superficiel des dommages que je lui infligeais depuis le début. Comme si une part de moi, voulait qu’elle vive. Ah ! Comme c’est amusant…

Je n’ouvrirais pas d’offensive cette fois, je la laisserais me prouver qu’elle en avait dans le ventre, parce qu’à ce que j’avais ouvert ; je n’avais rien trouvé de très concluant. J’embrasse la mort, je danse à ses cotés depuis si longtemps. Mes os se brisent sous sa volonté. Et je reviens. Toujours plus fort. Plus cruel et affamé. Betty n’est autre que ma bêtise du jour, ma gourmandise de trop ; celle qui nous donne envie de vomir, qui nous comble de regret une fois avalée. L’on hésite longtemps avant de la manger, se demandant alors si cela est raisonnable et puis l’on cède à cette pulsion dévastatrice envers nous même. « Tu n’as aucune chance, petite sotte… Parfaitement… Inutile… Et faible… Mais tu n'y crois pas, tu veux tenter ta non-chance. Je vais m'en régaler. » Oh oui, je vais l’écraser avec une telle dextérité ; je vais la réduire à ce silence eternel. Nous avions peut-être erré un temps similaire en enfer, mais j’avais cherché le pouvoir alors qu’elle devait batifoler d’amour ou que sais-je, je le sentais au plus profond de mon être que je lui étais bien supérieur. Et même si je ressentais bien souvent cette sensation de domination, elle se confirmait à présent. J’ai sauvé sa vie, paradoxalement ; son ingratitude m’est agréable.

« Que comptes-tu faire ? Ta liberté ici, tu ne l’as pas encore gagnée. Et si j’ai décidé que tu m’appartiennes ; ta seule autre issue est de mourir. » Mais avais-je seulement décidé de cela à son sujet ? J’en possédais probablement bien assez. Absurde ! J’en veux encore… Mon être en voulait bien plus. Le tentacule s’active, s'entortille et fit exploser ce luminaire dérangeant ; nous laissant éclairé par les rayons du jour traversant les stores usés et de faibles lueur jaunâtre provoquées par les anges de néon emprisonnés au plafond. La partie ne fait que commencer ; et dans ce monde ; seules mes règles sont appliquées.
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MessageSujet: Re: I don't know why you did stay in the ambulance. ▬ Apolline & Gawain [terminé]   Mer 15 Juil - 18:54

Soudainement son plumage faussement pur dégringole de son corps monstrueux pour venir s'échouer sur le sol à l'instar de la mue d'un serpent redoutable. C'est lui-même qui s'en débarrasse lorsque tu te dresses, l'air de dire : « Attrape-moi si tu peux ! ». Mais tu vas l'attraper et le déchiqueter, qu'il soit sans crainte. La raison s'échappe lorsqu'il s'agit de se nourrir. Tu n'a pu te sustenter depuis des jours et retenir la famine qui serre tes entrailles est d'une difficulté sans pareille. Il est si proche, il suffirait de te saisir de lui pour avaler sa saveur, mais au moindre contact, lui même pourrait t'avaler, et tu ne serais plus que l'ombre de toi-même, gisant sur le sol en un tas de vêtements ensanglantés. Il serait si bête de mourir ainsi.

« Enfin, le mal baisé s’énerve. »

Les liens qui ont retenu tes chevilles cèdent à leur tour sur la pression que tu leur infliges. Ce soudain regain te liberté t'apaise car tu reprends un léger contrôle sur ton corps. Tu profites de la pleine possibilité de tes mouvements pour rabaisser ton haut et couvrir cette blessure qui te donne l'impression d'avoir un cœur. Alors que tu tentes de soutenir son regard, sa puissance t'écrase et t'étouffe. Les ombres semblent se serrer autour de toi, construisant une cage sombre autour de ton esprit, annihilant toute possibilité même de délivrance. Il te tient comme elle t'a toujours tenue, cette insanité démentielle dont ce Daybreaker semble la personnification ultime. Un sourire triste t'anime, battement de cœur hoquetant dans ta poitrine, tandis que le mécanisme tente de se mettre en marche. Tu t'appuies difficilement sur ton lit mortuaire, laissant tes genoux, ingrats valets de tes jambes, trembler sous ton poids pourtant moyen. La faim te déchire les entrailles, t'enserre la poitrine, te donne la nausée. Et ce sentiment d'impuissance trop bien connu que tu as envie de lui vomir à la figure.

« Ah, ah. »

Et dans tes yeux ce néant insondable d'une tristesse absolue.

« Dommage, je suis...déjà morte. »

Ton corps se disloque et ta vision se trouble. Il semblerait que tes forces t'abandonnent et que la cicatrisation te fasse tourner la tête. Qu'est-ce qui palpite ? C'est ton cœur ? Non chérie, les pantins n'ont pas de cœur. Les démons n'ont pas de cœur. Les monstres n'ont pas de cœur. Tu n'as pas de cœur. Tu l'as abandonné quelque part dans ton ancien appartement, dans les bras d'un hibou agonisant à tes côtés. La petite poupée de porcelaine se fissure devant cette toute puissance qu'elle ne peut qu'accepter, et la folie lézarde son corps d'un rire démoniaque qui font s'entrechoquer ses pauvres membres saccagés par la pourriture.

« Alors je t'appartiendrai. »

Car pour bouffer il faut d'abord se laisser tuer. Pour tuer, il faut d'abord souffrir. C'est l'éternel refrain des monstres damnés qui puisent leur énergie dans les bonnes âmes avant de se venger. La mélancolie teinte ces lèvres à la peinture craquelée, laissant s'effriter le masque poudreux d'une jeunesse oubliée. Le pacte s'esquisse dans les ombres dansantes que l'aube ne peut percer et c'est devant le diable en personne que ton corps tordu force ton esprit à s'agenouiller.
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MessageSujet: Re: I don't know why you did stay in the ambulance. ▬ Apolline & Gawain [terminé]   Jeu 16 Juil - 10:36

Mal baisé… Voici donc une appellation nouvelle parmi toutes celles que j’avais pour habitude d’entendre. Mais je me fichais pas mal de ce qui pouvait être péjoratif dans leur bouche, je n’étais que dégout à leurs yeux et cela m’était… Parfait. M’énerver, je crois qu’elle n’avait jamais connu la véritable colère. Je suis doté d’une telle rage et à présent que mes plaies semble cicatrisé s’il ne restait que quelque apparentes superficielles sans grande importance. Je l’observe se libérer, avec un certain ravissement ; l’observant se débattre dans cet écrin où je l’enferme jalousement. Elle se redresse, tant bien que mal. La volonté ne manque pas et la tristesse de son âme et de sa situation me séduisent. Je crois bien en avoir assez vu, mais je suis près à me réjouir de tout spectacle qu’elle puisse m’offrir. Alors l’achèverais-je ou en ferais-je tout simplement l’une de mes disciples. Celle qui marchera à mes cotés et qui conduira ce monde à sa perte. Car j’y arriverais. Et s’il me fallait bien plus d’année, plus d’âme et de sang. Je le ferais, sans la moindre hésitation. Ces pensées me rendirent nostalgique de cette Daybreakers qui tentait de se faufiler, de s’extraire de mon autorité. Mais je peux comprendre que certaines leçon ont besoin d’être réviser. Je suis un instructeur très sévère ; cruel et sordide. Il y avait tant à apprendre de mes souffrances… Mais cela a son prix ; et ce qu’elle me donnait, cette petite créature délurée ; n’était rien face à la douleur qui l’attendra quand j’aurais pleinement décidé de lui enseigner.

Je regarde se corps faible ; ce corps affamé. Ce corps qui m’appartenait. Un sourire à demi satisfait se dessine sur mon visage ; elle se résigne et ces derniers mots trouvent un écho au plus profond de mon âme. Ma vengeance je l’aurais, sur le monde et sur le bonheur. Il serait fou alors, de ne pas sombrer dans la folie. « Dans ce cas ma jolie… » Vois aux avantages que l’on puisse avoir à me servir… La sécurité, le pouvoir, ne serait-ce pas absurde de se ranger du coté des faibles ? Oh évidement, à condition de comprendre que je suis puissant. Le plus puissant. J’étais suffisamment orgueilleux pour le croire. Suffisamment fou pour en être convaincue, être persuadé de mon invincibilité. Je me dirige vers ce placard à l’allure de vestiaire, j’en ouvre la porte qui se mit à grincer et je saisissais cet humain par sa tignasse trop longue. C’est un jeune adolescent en parfaite santé ; leur énergie n’est que plus délicieuse par ce processus de croissance qui les habite. Le gamin ligoté et drogué se laissa faire sans chouiner et je le colle contre mon corps, mes doigts autour de sa gorge et je le senti légèrement gigoté alors que je lui subtilisais un peu plus que je ne lui avais dérobé précédemment « Je le laisse les restes de mon diner… » Lui disais-je provocateur, tandis que je me nourrissais devant son nez alors qu’elle souffrait de cette famine insupportable. Celle qui déchirer nos entrailles tant il semble impossible de l’assouvir, éveillât finalement notre demi nature de marcheur. « Il est beau n’est-ce pas ? … » Ricanais-je. Puis je jette le garçon aux pieds de ma diablesse ; le torse gonflé d’excitation d’un appétit ouvert et jamais comblé. Ce beau jeune homme va mourir et comme tout ce qui était magnifique en ce monde, je les détruirais. Manger avait obsédé ma proie depuis le début, à tel point qu’elle aurait sur se sustenter de mon être… Je me détourne d’elle, me postant devant le miroir duquel je pouvais suivre la scène se déroulant dans mon dos. Inutile de décrire à quel point cela m’étais plaisant… Puis mon regard dévie inévitablement sur mon propre reflet.

Et mes yeux se perdent tristement, douloureusement ; dans les yeux verts de cet individu qui me fixent. Je regardais la blancheur intact de cette peau ; je vis au travers cet image ; ce diamant d’innocence que l’on possède tout à chacun à notre naissance. Cette pierre si précieuse que j’avais voulu dissoudre et qui par vengeance se reflétait dans mon image et rien que je ne puisse faire pour modifier mon apparence ne savait détériorer ce joyaux. Et bien que dans ma palette de couleur, j’avais désigné la couleur de l’irritation, le rouge sanguinaire. Rien ne pu à cet instant, me sortir de cette prison de songes nauséabond qui me transpercent le thorax ; m’enfermant dans la noirceur de mon âme ; ces tentacules sous mon emprises m’engloutissaient de chagrin.
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MessageSujet: Re: I don't know why you did stay in the ambulance. ▬ Apolline & Gawain [terminé]   Jeu 16 Juil - 13:19

Jolie ? Comment peut-on trouver joli cet amas de chair pourrie qui se tord sur le sol d'une impuissance résignée ? Comment peut-on seulement trouver beau ce visage tiré par la faim, éclairé de ces yeux à l'allure folle qui ne demandent qu'à dévorer tout ce qu'ils voudront bien capter ? L'incrédulité peine à se frayer un chemin dans ton cerveau déluré et un amas de sensations se bouscule dans tes entrailles. Te voilà prise au piège de ce que tu croyais ne plus pouvoir ressentir, quelle désillusion. Entre tes côtes tu entrevois une once d'humanité, celle de ton cœur qui bat mais qui malheureusement s'efface derrière l'obscurité qui te recouvre. La lueur de l'aube est un mirage, c'est celle de Darkness Falls que tu crois apercevoir alors que dans les débris de cette pièce abandonnée aux griffes du temps se dresse ce diablotin rougeoyant. Toi qui t'es toujours battue, toi qui a toujours persévéré, toi qui à force de travail a obtenu des pouvoirs qui dépassent l'entendement, a été réduite par cette morsure au dernier des déchets. Tu te hais, s'il seulement il sait comment tu te hais, comme cette position agenouillée te casse les genoux tant elle est inhabituelle.

Ce n'est pas la beauté plastique qui t'attire dans le gibier qu'il te présente et qui attise tes plus bas instincts, puisque tu n'es attirée que par les femmes, mais l'odeur succulente qu'il dégage. Tes yeux s'enflamment et pourtant, tel un lion bien dressé, tu attends, tu attends les ordres. Tes dents glissent sur tes lèvres et les mordent de frustration, faisant perler quelques gouttes de sang pour recréer ton masque de monstre dégénéré. Ton souffle s'accélère, tes ongles se plantent sauvagement dans tes cuisses sur lesquelles tu t'appuies pour ne pas défaillir. Autour de toi, le néant se resserre inéluctablement et tu ne vois plus que ce corps ligoté qui palpite d'une énergie juvénile. Les jeunes gens, ton plat préféré.
Il le jette en pâture à tes genoux et tes griffes s'enfoncent dans la peau tendre comme dans du beurre tandis que, telle une harpie, tu te jettes sur cette poche d'énergie délectable. Le saisissant par les cheveux, tu le regardes tendrement mourir.

La chaleur de la vie irradie ton corps faiblard, faisant scintiller tes veines d'un bleu foncé presque noir sous ta peau diaphane. Ton cœur s'accélère à la limite de l'explosion tandis que tu plonges tes yeux dans les siens. Ses pupilles dilatées ne te renvoient que le néant intersidéral de ta propre âme damnée. Pourquoi l'a-t-il drogué, cet imbécile ? Tu aurais tellement voulu le voir souffrir ? Un élan de compassion perverse te saisir pour cette créature qui ne se verra pas crever tant son inertie s'alourdit dans tes bras. L'énergie irradie dans tes membres qui se colorent d'une teinte rosée, presque humaine, alors que la sienne ternit, tirant sur les violets, les bleus, jusqu'à ce blanc mortuaire crade qui fait si peur aux vivants. Son corps ploie bientôt dans ton étreinte monstrueuse, comme s'il se vidait même de ses muscles et de ses os, et son visage disparaît sous la crinière sanglante de la chimère que tu es tandis que tu avales les dernières gouttes de son énergie à travers ses lèvres qui bleuissent d'un dernier soupir.

Tu abandonnes le corps sur le sol, dans son cercueil de papiers froissés, de vêtements souillés et de seringues brisées. T'appuyant sur tes genoux meurtris par tes propres ongles, tu te relèves souplement, comme si ta faiblesse virginale n'était plus qu'un mauvais souvenir. Tu te redresses dans toute ta beauté diabolique, tes boucles cuivrées soudainement plus brillantes rebondissant sur tes épaules à demi dénudées. Tes yeux se sont délavés de toute émotion, de toute faim, de tout amour, de toute vie. Ils sont noirs d'une folie dévastatrice prête à tout anéantir sur son passage, et le calme olympien qui t'habite désormais refroidit l'atmosphère d'une aura glaciale. Tu fixes ton mentor dans le miroir, contemplant dans la poussière fissurée de la glace le reflet de vos âmes incomplètes et c'est l'assomption totale. Tu t'es soumise pour mieux te redresser ; pour accomplir ton funeste destin, tu as besoin de tes pouvoirs. Ces pouvoirs avec lesquels tu n'hésiteras pas à le briser dans toute l'ingratitude de ta monstruosité.
Mais pour les obtenir, tu es prête à tout.
Même à vendre ton âme au diable.

[HJ: Je rajoute des actions si tu manques de matière ♥]
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MessageSujet: Re: I don't know why you did stay in the ambulance. ▬ Apolline & Gawain [terminé]   Ven 17 Juil - 11:52

Perdu dans la contemplation malsaine de cet être que je formais, je ne prêtais plus garde à la suite du spectacle ; je n’entendis rien non plus. Cette victime ne débat pas, elle embrassait la mort avec un tel ennui. Voulant ainsi la priver de la jouissance d’arracher la vie à son propriétaire qui s’y agripperait vainement. Mais ce fut également une histoire de pratique, je ne pouvais pas gérer ces deux victimes sans gâcher finalement mon plaisir en ne sachant vers lequel m’orienter. O jour funeste où la torture est le maitre mot. Je regarde ce visage d’une innocence bafouée ; tel un diamant que j’ai voulu briser sans jamais en trouver l’outil. Je cherchais ce son, celui qui casse tout. Vainement. Je ne me rendis pas même compte de la présence de la jeune femme dans mon dos, droite et revigorée. Jusqu’à ce que mon regard ne dévie sur cette beauté glaciale ; j’observe cette femme qui sembla tout à fait différente. Je caressais déjà la noirceur de son âme ; je le sentais. Tout comme je pouvais percevoir qu’elle avait besoin de moi. Lentement je pivote ; tournant le dos à mon image, à ce reflet qui n’est en rien ce que je suis en dedans… Tant de pourriture. L’énergie juvénile, la plus addicitve qui soit. Je n’ai pas même daigné regarder cette carcasse flétrie. Je me riais bien de la mort ; la valeur de la vie me semblait si futile. Sans importance. Je regardais simplement cette femme à l’allure envoutante. Une beauté souveraine que je pourrais tant anéantir de ma barbare convoitise. De mon intolérable frustration. Je la regarde ; non sans pointe de folie dans le regard, d’avidité… Et à présent qu’elle s’est agenouillée devant son bon maitre ; il me sera si naturel de l’asservir. De l’écraser. Même si dans ses yeux magnifiques ; brulent cette volonté cuisante de vengeance. J’ai bel et bien conscience de ce que j’ai à mes pieds… Telle une reine déchue ; une femme d’une telle puissance par le passé ; je pouvais le ressentir. Et à présent, elle n’était plus rien. Ma douce revanche sur la vie.

Son humiliation me fait briller comme jamais. Puis finalement, je la saisie par les épaules, me glissant derrière elle tel le serpent de l’Eden susurrant à son oreille au travers de ses boucles soyeuses qui effleure mon nez « Je sais… » Oui je connais par cœur ses émotions, cette colère que l’on ressent lorsque notre corps ne nous appartiens plus, je sais comme il est rageant de laisser des yeux et des mains le dépecer. « Mais ta revanche tu l’auras… Une créature comme toi, connaît la valeur du pouvoir. Je me trompe ? » Non bien sur, j’ai vu juste. Comme toujours. Oh je ne craignais pas sa revanche, car je songeais que finalement, j’aurais toujours une longueur d’avance sur elle. De plus j’avais quelque chose qu’elle ne possédait pas… J’avais Chayton. Oh se misérable est assez insignifiant de première vue ; mais il m’était si loyal. Et alors qu’il aurait pu me laisser périr, il avait lui aussi renoncé à son âme pour me voir survivre. J’avais ce servant ni animé d’amour ou de haine. Un servant… Un animal particulièrement dangereux dont la dévotion me sauverait entre le félin et le monstre marin. J’avais… Un allié de taille, je devais l’avouer. Un allié inattendu bien que je ne voulais lui montrer à quel point je lui faisais confiance et à quel point je l’estimais.

Mes bras s’entortillent autour d’elle, l’emprisonnant sans délicatesse avant que je ne plonge mon regard dans le sien, quelque peu trouble dans le miroir. « La noirceur en toi ne demande qu’à grandir ; la fleur du mal sur le point de s’épanouir… Laissons tous ceux doté de conscience la laisser faner… Je la ferais fleurir en ton âme et sa force tiré d’un pouvoir immense la rendra invulnérable tant ces racines te dévoreront jusqu’à la moelle… Figures-toi qu’il est probable que je sois meilleur jardinier que docteur. » Un rire enfantin anima mon corps, résonnant entre les murs abjecte de cet endroit lugubre. Ma main sur son ventre souillé, je pouvais sentir comme son âme était atteinte de cette pourriture. Laissons mourir toute part d’humanité, ils sont faibles et inutiles. Ils ne sont bons qu’à nous servir de repas. Jusqu’à ce qu’il ne nous reste qu’à nous entre dévorer et qu’il n’en reste qu’un. Que j’étais persuadé être… Moi.
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MessageSujet: Re: I don't know why you did stay in the ambulance. ▬ Apolline & Gawain [terminé]   Ven 17 Juil - 18:58

Il semble lire en toi comme dans un livre ouvert, formulant à haute voix la triste litanie de ton être brisé. Vos âmes noires se font face dans un duel de regards. Les jeunes années se décèlent dans vos deux corps et pourtant le puits sans fond de vos yeux tire vers eux une vieillesse à en crever. Certaines croyances portent à croire que deux miroirs se faisant face, à force de se renvoyer continuellement un reflet, créent un trou noir. Il te semble effectivement que c'est le néant qui envahit votre environnement, et que votre sombre lumière s'épanouit comme la fleur au printemps dont Gawaïn t'attribue l'image.

« C'est pour cela que je le convoite. »

Ta voix se tire dans les graves ténébreux d'un désir palpable qui trouve son homologue dans la voix de Gawaïn. Il te saisit par les épaules d'une violence douce pour passer derrière toi, se donnant le loisir de contempler l'esquisse de sa création. Ses doigts semblent dessiner les contours ce ce petit être palpitant qu'il embrasse d'un regard ardent, façonner la sculpture divine à l'image qu'il désire, comme un artiste romain s'essayait à la représentation des dieux. Ton contemples ton reflet dans le miroir, dont les fissures te renvoient à tes propres brèches, tes propres failles grandes ouvertes et qui suintent le malheur plus que de raison. Il lui faudra te guérir et te façonner une armure décente pour que tu puisses œuvrer à ses désirs. Vos chevelures s'entremêlent dans la proximité de vos visages ; le feu se joint au cuivre, la braise brasse le bronze. Tu vas devenir une arme redoutable dont la description s'élève déjà de la bouche de ton maître diabolique.

Tu trouves la sécurité en ce néant infernal, dans ces entraves de chair qui se referment sur ton corps. Un de ses bras barre ta poitrine, agrippant à l'épaule opposée, l'autre se rabat sur ton ventre comme s'il voulait te féconder d'un simple contact. Déjà dans tes entrailles grouille l'embryon d'une vengeance terrible que tu vas te faire plaisir de nourrir avant d'accoucher de la monstruosité de ton être propre.

« De jolies paroles que voilà. En tout cas, tu es meilleur poète que docteur, c'est une certitude. Mais les actes suivront-ils ? »

Son rire mutin secoue ton dos contre lequel son torse est plaqué. Ta main blême remonte le long de ton propre corps, effleure son avant bras dans une caresse, un pacte silencieux que tu signes sur sa beau diaphane. Il semblerait que vous soyez en train de vous fondre l'un dans l'autre dans une entité terrifiante à quatre yeux, deux têtes et quatre bras monstrueux.

« Je tâcherai de ne pas te décevoir, tâche de me façonner correctement. »

Le contact avec le miroir se brise tandis que tu fermes les yeux, t'abandonnant contre la putridité de sa carcasse qui te soutient à peine. Il en faudra davantage pour t'émouvoir, même si la perspective de recouvrer tes pouvoirs et de les travailler dans l'argile de ta haine pour ne plus devenir que cette machine de guerre d'autrefois anime dans ton corps fragile une excitation orgasmique. Le monde ne demande qu'à être secoué, qu'à être brisé, l'enfer ne demande qu'à être peuplé, Darkness Falls ramené. Et ce sont entre tes doigts agiles que tout va éclater. Dans ces bras, tu ressens cette puissance que tu n'avais plus, cette invincibilité perdue. Tandis que tu tournes la tête, ouvrant des yeux comme mue par le mécanisme d'une poupée et à la proximité indécente de vos visages tu lui fais l'amour d'un simple regard.
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MessageSujet: Re: I don't know why you did stay in the ambulance. ▬ Apolline & Gawain [terminé]   Sam 18 Juil - 17:50

Bien sur qu’elle convoitait le pouvoir, nous le convoitons-tous. Tout monstre qui se respecte ne pense qu’au pouvoir. Je tenais la jeune femme dans mes bras, dans cette prison de chair et d’os. Je la conserve jalousement et mes projets à son égard se multiplient. Fleurissent dans mon esprit. Grouillent dans tout mon corps. Une onde si délicieuse… Elle complimenta mes talents de poète, est-ce que je tiendrais promesse ? Pourquoi m’embêterais-je à la garder en vie si ce n’était à rien aboutir avec cette créature-ci ? Oh non, je ne suis pas du genre à m’encombrer par sympathie, ou pire, par pitié. Je senti sa main déposer sur mon bras une caresse à laquelle je ne savais comment réagir. Mon corps ne réagissait alors tout simplement pas ; mon regard perdu dans notre reflet magnifiquement monstrueux. A sa dernière réflexion mes yeux se plissent et je renforce ma prise sur son épaule ; oserait-elle remettre en doute ma capacité à la maintenir en joue ? Je pourrais la tuer maintenant, en un claquement de doigts tant mon pouvoir lui était supérieur. Je la sentais reposer contre mon corps ; alors que je lui soufflais telle une menace en guise d’avertissement « Ne remet jamais en cause mon pouvoir… » Qu’elle ne joue pas l’intrigante, qu’elle ne se pense pas supérieur à moi ou qu’elle n’imagine pas pouvoir m’échapper. Qu’elle puisse un jour me surpasser, car mon pouvoir continuait de croitre et je crois bel et bien qu’un jour ; je serais cette entité indestructible que j’aspire tant devenir. Une douce illusion peut-être, mais tellement obsédante… Et si l’insécurité provoqué par l’absence de mon ombre s’efface au fur et mesure que mon pouvoir croit, la lumière m’effraie de moins en moins tant elle est destinée à rétrécir.

Mes yeux se perdent dans les siens, si ardent que mon corps glacé senti comme une vague tiède le traverser ; une telle évasion que j’en pris… Plaisir. Nos visages sont proches l’un à l’autre, je la dépassais quelque peu, il fallait avouer qu’elle était assez élancée pour une femme. Elle avait tout d’une grande de pouvoir, telle une veuve noire prête à prendre sa revanche sur la vie. « Je prendrais les choses en main, me décevoir ne t’es pas permis… » Oh non, je la manipulerais à ma guise de sorte à ne point perdre mon temps en sa compagnie. Je n’investi pas mon temps tout simplement, sans m’assurer que cela soit productif. Mes lèvres lui souriaient et mon esprit s’envole déjà. Je l’accroche à mes artères qui me semblent tellement vides… Mes lèvres sont si proches des siennes et je sentais son souffle, tel celui de la mort qui m’embrasse. Cela me suffit. Si peu de proximité et pourtant, suffisamment délicieuse. Et je me redresse lentement, redressant l’échine avant de jeter de nouveau mon regard dans le miroir « Montres moi ce que tu sais faire… » A ces mots, ma main glissa de son épaule et celle sur son ventre se saisit de son poignet pour la faire tournoyer sur le triste carrelage qui nous servit un bref instant de piste de danse. J’avais besoin de me faire une idée, avant de la libérer. D’avoir conscience du travail que j’avais à faire, maintenant que j’avais cerné sa personnalité. Ma main dans la sienne, nos corps dans une distance devenu raisonnable ; doucement je m’incline comme l’on pouvait faire autrefois, face aux dames de la hautes ; aux dames que j’avais tant côtoyés… Aux dames comme ma mère, régissant avec son époux des exploitations sans fin. Je m’incline comme l’on invite une danseuse ; comme l’on ouvre le spectacle. A vrai dire, je n’avais pas dansé depuis tout ce temps. Je n’aime pas mouvoir mon corps dans l’harmonie de la musique. Il n’y avait rien de gracieux en moi. Seul le bal des monstres m’était attrayant.

Mes doigts se dissocient des siens ; lui accordant une liberté éphémère.
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I don't know why you did stay in the ambulance. ▬ Apolline & Gawain [terminé]

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