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 Stormy Weather [Alice]

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MessageSujet: Stormy Weather [Alice]   Lun 13 Juil - 22:33

I can't breathe in, can't breathe out
Cause the air is fading
We can't breath in, can't breathe out
We are suffocating

Stormy Weather - Tokio Hotel



Tu sais que tu n'aurais pas du faire ça. Si, tu le sais. Enfin, non. Enfin, si. Peut-être.
Bon d'accord, maintenant que tu fais le mort la tête dans la boue, tu le sais.

Ton dos te lance atrocement. Chacun de tes muscles râle la douleur que la course poursuite effrénée leur a infligée. Tes adversaires sont étalés sur le sol, certains en miettes, d'autres reprenant simplement leur souffle. Il va falloir que tu te fasses discret, que tu retiennes les gémissements de douleur qui manquent de passer la barrière de tes lèvres. Les peacekeepers vont arriver, vont constater, vont partir. Parce que c'est toujours comme ça. Parce que sous la flotte dégueulasse qui repeint les murs de la ville, NO se traîne, interminablement. La nuit s'abat sur le quartier comme l'orage qui fait vriller tes tympans. Au bord de l'asphyxie, tu te laisses aller, ta vision se brouillant. Tu ne sais même plus pourquoi tu es ici. Mais c'est une connerie.
Une belle connerie.

Les gyrophares grincent, les paroles s'entremêlent, les corps bougent, se collent les uns contre les autres. Il y a quelques cris, quelques gémissements, et cette foutue pluie qui n'en finit pas, qui te glace les os, pénètre chaque parcelle de ta peau pour geler les vaisseaux qui courent en dessous d'elle. Tu fermes les yeux, puisque de toute façon, au delà de tes paupières, le monde n'est qu'un vaste champ de pigments sous LSD. Un soupir s'échappe de tes lèvres, étouffé par la boue nauséabonde qui déjà pénètre ta bouche. Il te semble t'endormir.

Ouais, il semble même que tu es bel et bien mort. Lorsque tu ouvres les yeux, tes rétines accrochent le néant opaque qui s'enroule autour de toi dans une couverture étouffante. Tu respires à pleins poumons, ton torse se gonflant plus que de raison, alors que le vide s'accroche à toi, épouse chaque partie de ton corps, chaque parcelle de ta peau, chaque orifice. Tu fermes les yeux, essaies de te calmer, bon sang, que c'est triste la mort. Tout colle autour de toi, t'entrave, t'empêche de bouger. Tes yeux s’accommodent à cette obscurité absolue, lorsque soudain, un trait de lumière filtre au dessus de tes yeux. Puis plusieurs petites lueurs. Il y a donc des étoiles, dans la mort. Et du bruit aussi. Un bruit métallique. Et un grésillement, comme ceux des néons des hôpitaux. C'est effrayant, le monde de la mort. Tu essaies de te dégager ; tiens, on est habillé dans la mort. Et qu'est-ce qu'on a chaud, bordel.

Tu tentes de te défaire de tes entraves, secoues cette enveloppe opaque comme un papillon quittant douloureusement sa chrysalide. Tu dois avoir l'air d'une grosse chenille enveloppée de goudron...ou du nouveau cobaye d'un projet SM particulièrement glauque. Soudain, c'est la chute. Tu roules, tu roules et... t'écrases lourdement sur le sol. Des étoiles dansent devant tes yeux. L'air te manque à nouveau et tes gémissements plaintifs s'échappent de ta gorge. Oh, que tu es pathétique. Toi qui pensais pouvoir crever tranquille, en silence, sans douleur.
Oh putain, c'est pas ta journée.
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MessageSujet: Re: Stormy Weather [Alice]   Mar 14 Juil - 0:16

Stormy Weather
Loon W. Zwitter
feat.
Alice Ravenhall


 

 



 

 

I can't breathe in, can't breathe out
Cause the air is fading
We can't breath in, can't breathe out
We are suffocating

Alice était réveillée et depuis peu. Sa vie était rythmée par ses nuits blanches et sa fâcheuse habitude à se lever tard. Heureusement que pour son travail, cela ne comptait pas vraiment. Son supérieur avait compris le fonctionnement de la petite blonde. Elle n’était pas comme les autres, c’est sûr. Alors, il la laissait faire ses heures comme bon lui semble. Elle était si douée que ça lui importait que peu. Il lui arrivait parfois de passer la nuit devant un macchabée qui ne demandait qu’à lui parler… Enfin, façon de parler. Pour la jeune femme, les morts avaient toujours une dernière parole pour elle, des indices. Ali voyait le corps dans ces moindres détails… Ce qui est assez étrange, sachant que le sien était pour elle une vraie énigme. Mais ceux des morts sur sa paillasse étaient une sorte d’énorme docteur maboule. Chez qui il fallait enlever les indices, poussières, cheveux et j’en passe.

La jeune femme regarda son réveil. Dix-sept heures trente. Au même instant, son téléphone sonna. Elle remit ses cheveux en place tout en essayant de synchroniser ses yeux avec l’intensité de la lumière, histoire d’y voir clair. «A…Allo ? » C’était le numéro de la morgue, mais Ali n’aimait pas le téléphone. Cet engin était démoniaque pour elle. Oui, sa mère l’avait supplié d’en avoir lors de son installation. Mais voilà que le travail voulait aussi conspirer contre la jeune médecin. « Mademoiselle Ravenala, je ne vous dérange pas, j’espère… »

« Si, mais j’ai l’habitude… T’appelles jamais au bon moment ! » Alice, c’était ça. Aucun filtre. Vous pourriez être le président des États-Unis que ça lui ferait le même effet. Spontanéité et franchise. « Mais je t’écoute hein ! » Le directeur ne put s’empêcher de rire. Il aimait bien Ali et heureusement pour elle… « Je sais que vous êtes de repos, mais nous avons besoin de renfort à la morgue… Des meurtres sordides pour changer. Je pensais que ça pourrait vous intéresser ! » Meurtres ? Sordides ? Un sourire se dessina sur son visage. Elle raccrocha sans même attendre la réponse de son interlocuteur. Ali enfila la première tenue trouvée dans son tiroir. S’il y a bien une chose à laquelle la jeune femme ne faisait pas attention, c’était son look. Tout allait avec tout. Pourquoi se prendre la tête ? Mais le départ s’annonçait compliqué, comme à chaque fois. Son petit rituel pouvait durer longtemps. Tout vérifier avant de partir. Il faut que tout soit au bon endroit. Faire les gestes dans un même ordre, du même bras… Une vraie prise de tête pour la jeune femme, mais c’était plus fort qu’elle. Cette maladie lui bouffait la vie, mais moins qu’avant.

Alice arriva en peu de temps à la morgue. Son antre. L'endroit qu'elle aimait le plus dans ce fichu monde. La jeune femme enfila sa blouse sans dire un mot à ses collègues qu'elle croisa sur le chemin. Ces derniers ne le prenaient pas mal, pas tous en-tout-cas. Ils connaissaient le personnage. Docteur Ravenhall était étrange. Toute petite, un visage au teint de porcelaine et des yeux noirs qui ne laissaient pas indifférents. Son regard pouvait être aussi déstabilisant qu’envoûtant. La jeune femme entra dans son ''bureau''. Il était pour elle seule. Un corps était sur la table. « Salut inconnu 78-85-89 » Celui-ci était, comme d'habitude, recouvert de ce fameux sac noir. Alice commença à trier ses instruments. Du plus petit au plus grand tout en les désinfectant d'une manière que même un autoclave ne pourrait pas faire mieux. La jeune femme ouvrit le sac tout en réglant le néon au-dessus de la table sans faire attention pour le moment à l'homme qui se trouvait dans le sac.

Ali se retourna pour ramener près de la paillasse ses instruments disposés dans le bon ordre sur un chariot. Cependant, un bruit l’interpella. « C'est quoi ce délire…?» Ses yeux restèrent écarquillés devant ce sac qui gesticulait tout seul. Alice brandit un scalpel. L'homme tomba à terre. Il parle ? Il est en vie ? Voilà une chose qui ne lui était jamais arrivée à la morgue. La jeune femme hésitait entre hurler, partir en courant ou se jeter sur le soi-disant mort. Mais il valait mieux éviter cette dernière suggestion. Vu la carrure de l'homme, il ferait qu'une bouchée de la petite Alice. « T'es quoi toi au jute ? Un zombie pas encore défraîchi ?» Oui, il était plutôt bel homme. Elle savait que d'étranges créatures vivaient en ville, mais elle avait jamais réellement croisé ou du moins, elle ne le savait pas. Son arme à la main, Alice était paniquée. Tout cela sortait de ses rituelles, de son traintrain quotidien qui rassurait la jeune femme. « T'es qui ? J'étais sensée d'ouvrir le thorax il y a moins de cinq minutes ! »
© Gasmask


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MessageSujet: Re: Stormy Weather [Alice]   Mar 14 Juil - 0:42

Dans ta chute, une légère ouverture s'est creusée, le sac se déchirant sous le choc. Piétinant dans ton asphyxie, les poumons en feu, tu passes tes doigts par la faille avant de la déchirer de toutes tes forces. Heureusement que ce fichu sac est prévu pour des corps inertes et amorphes qui ne sont pas sensés pouvoir l'ouvrir. Les coutures de ton cocon étouffant cèdent et tel un alien ou quelque créature du bayou, tu t'en extirpes comme si tu muais. Baignant dans ta sueur, tu te retrouves allongé sur le carrelage froid à l'odeur tristement aseptisée, tes jambes se débattant faiblement dans les coutures du sac que tu déchires une bonne fois pour toutes avant de le laisser s'échouer sur le sol. Tu t'allonges une fois de plus, essayant de calmer les battements de ton cœur, aspirant de grandes goulées d'air. Une chose à la fois. Tu ouvres ensuite les yeux, les refermes sous la cruauté de la lumière des néons blancs. Les rouvre, petit à petit, avant de t'y habituer. Des pastilles de couleur dansent devant tes yeux et enfin, ton cerveau traduit les paroles que tes oreilles lui ont fait passer. Elles viennent vraisemblablement de la jeune femme aux cheveux blancs qui se trouve à tes côtés, un scalpel à la main.

« Quoi ? Un zombie ? Je suis si moche que ça ? Sympa, merci ! »

Pas encore défraîchi, elle a précisé, patate. Parce qu'elle au moins, elle est polie. Elle t'a dit bonjour. Bon, elle t'a donné un numéro comme si tu étais vraiment déjà mort, mais elle t'a salué, au moins. Le souffle court, tu te redresses sur tes coudes, doucement puis sur ton séant. Tes genoux gémissent encore de la chute de la table que tu leur as fait subir.

« On dirait que je suis vivant. Sinon ça veut dire que vous êtes morte. Ou que vous causez aux esprits. Vous causez aux esprits ? »

Un sourcil se lève et disparaît sous tes cheveux en bataille. Tu te pinces, palpes chacun de tes membres afin de savoir si tu es effectivement bien vivant. Dans ta poitrine, ton cœur cogne contre tes os, faisant vibrer tout ton corps. Le sang afflue dans tes mains, bat violemment à tes tempes, te donnant la migraine. Ton environnement tourne atrocement, comme si tu étais victime d'une violente gueule de bois. La nouvelle déclaration de la jeune femme achève de te donner la nausée.

« Ok, vous allez rien m'ouvrir du tout. »

Y'a pas intérêt sinon tu vas lui faire une crise d'hystérie. C'est toi qui ouvres les corps des gens et qui leur déboîte les hanches, mais pas dans une morgue, parce que c'est crade, et pas aux femmes. Parce que les hommes, c'est tout.

« Je m'suis fait passer pour mort afin d'éviter les peace', à croire que ça a tellement bien marché que je me suis trop bien pris au jeu. J'suis bien à la morgue ? »

Non, imbécile, les trouzmille casiers mortuaires sont là pour faire joli et vous faites du jeu de rôle.

« Moi c'est Loon. Merci de pas m'avoir ouvert le thorax. »
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