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 C'est en marchant dans les entrailles que les barbares vont à l'assaut ! [Andon]

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MessageSujet: Re: C'est en marchant dans les entrailles que les barbares vont à l'assaut ! [Andon]   Lun 27 Juil - 9:39

Loon ne semble pas trouver le paysage sympa. Personnellement, j'aime bien. Tout semble calme, reposé, détendu. Personne. Pas de cri, rien. Je déteste le silence, c'est vrai, mais il a quelque chose d'enivrant, qui calme tous les maux en un rien de temps. Je desserre les poings et me rapproche de l'homme, tout en observant un petit groupe de rôdeurs.

- C'est bien dégueulasse de devoir se foutre ça sur le corps sérieux ! Mouais, je préfère aussi éviter de leur taper dessus et qu'ils restent en bas. Loin de nous.

Je continue à les observer avec une certaine fascination. Ils me dégoutent, m'horripile à un tel point. Je déteste ces créatures même si je peux compter les occasions que j'ai eu pour m'en approcher de près sur les doigts d'une seule main. Une fois, avec Tyler, on se promenait un peu en bordure de la route et on en a croisé un. Il était isolé, complètement seul. Au début on l'a ignoré mais lui nous a pisté et on a donc du lui taper dessus jusqu'à exploser le cerveau de l'humain qui vivait en lui avant. Et la seconde fois, c'était avec Loon, dans cet hôpital psychiatrique. Alors autant dire que j'ai eu de la chance pour mes deux seules rencontres.

Ici, tout est complètement différent. Sans parler de la température, les zombies se déplacent en meute. Ils sont vraiment nombreux, partout dans les rues. Toutes les rues de tous les quartiers. C'est un peu la misère, en soit.

Je sens quelque chose bouger derrière moi mais vois qu'il s'agit seulement de la main de Loon qui s'approche. L'autre arrête son geste à quelques centimètres. Je n'ai rien montré mais il sait que je suis en colère. Enfin, maintenant ça commence à se calmer un peu. Cela commençait. Là, il ravive tout ! Mais pourquoi me parle t-il de lui ? Je ne me butte contre rien du tout, bon sang !

- Non mais ça va. Vraiment.

J'insiste en me tournant vers lui. Je le regarde dans les yeux en lui disant cela. C'est presque la vérité. J'avoue que je peux me calmer assez vite, en règle générale. Il suffit simplement que je sois dans un contexte qui stimule autre chose. Qui fait passer une autre émotion au dessus. C'est ce que les psy ont dit, en tout cas. Et pour une fois, je veux bien les croire.

J'avance de quelques pas. Les zombies sont entrés dans la ruelle, tandis que d'autres ont continué leur course monotone dans l'avenue principale. C'est certain qu'ils ont repéré notre odeur.

- On serait pas mieux dedans ?

J'ai repéré une porte qui mène sans doute à l'intérieur. Au milieu des portes des appartements aujourd'hui inhabités. Je n'aime pas rentrer dans ce genre d'endroit. Là où des gens ont vécu. Comme pour l'hôpital psychiatrique, même si là c'était pire. Mais bon, a-t-on vraiment le choix ? S'ils savent grimper, Loon a raison, on est dans la merde.

Je n'ose pas me pencher pour observer. Ils sont assez silencieux, je n'entends rien. Mais il vaut peut-être mieux assurer ses arrières, non ?
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MessageSujet: Re: C'est en marchant dans les entrailles que les barbares vont à l'assaut ! [Andon]   Lun 27 Juil - 17:04

« Moi aussi. »

Sous tes airs sympathiques, tu es un homme gorgé d'une violence primale que s'exprime quand on te pousse dans tes derniers retranchements. Tu es alors pris de cette folie d'adrénaline qui te fait perdre le contrôle de la raison pour la souffle de la douleur des autres. Cependant tu te raisonnes, car au bout d'un moment le sang finit toujours par couler, et il t'horripile, te tord les entrailles, te retourne l'estomac. Si tu peux éviter de taper du zombie, tu le feras. Si tu peux éviter de te recouvrir de sang, même froid, tu le feras également.
Néanmoins, vue la colère palpable qui fait vibrer les membres d'Andon, tu parierais une fortune qu'exploser de la cervelle lui ferait le plus grand bien.

Néanmoins tu frissonnes ; vous êtes immobiles depuis trop longtemps. Andon t'ayant assuré que tout va bien, même si c'est faux, tu ne vas pas chercher plus loin. Il est de ces personnes pour qui, quoi que l'on fasse, même de plus gentil, on aura toujours tort. Tu recules accroupi, tes gants de laine effleurant le sol givré, avant de te redresser de toute ta hauteur quand tu estimes que les risques se sont amenuisés – le risque zéro n'existant pas, surtout ici.
Andon s'approche du bord et à l'excitation fébrile qui le traverse, tu comprends que les zombies sont entrés dans la ruelle que vous avez empruntée, sans doute attirés par votre odeur et par le boucan qu'a fait l'escalier d'acier en vibrant.

« De toute façon, on ne peut plus redescendre. »

Tu n'es pas spécialement d'accord avec l'idée de rentrer à l'intérieur du bâtiment que vous avez escaladé ; par définition l'environnement sera plus étroit et échapper aux zombies qui se déplacent en meutes sera beaucoup plus compliqué. Le froid commence à te gagner sévèrement et tu frottes rapidement tes mains gantées l'une contre l'autre. Vous vous jetez dans la gueule du loup, tu le sais pertinemment. Mais maintenant que vous êtes montés, à par sauter et carapater votre cervelle sur le sol, vous ne pouvez rien faire d'autre. Tu prends donc la direction de la porte du toit indiquée par Andon et te saisis de sa poignée. Tu tires, une fois, deux fois. Elle n'est pas verrouillée mais le givre colle les joints contre le chambranle. D'une impulsion, tu ramènes le panneau vers toi et la glace cède, t'envoyant dans la figure une volée de flocons tandis qu'une atmosphère putride venue de l'immeuble te secoue le cœur.

L'émotion passée, tu passes la tête à l'intérieur. L'escalier de service s'enfonce dans le noir. La cage est déserte, pour le moment. Retournant dehors, tu fais pivoter ton sac contre ton torse avant de te saisir d'une des deux lampes de poche qui s'y trouve. Tu l'actionnes et braques le faisceau lumineux sur les marches d'acier qui s'enfoncent dans les entrailles de l'immeuble.

« Après toi. » indiques-tu.

C'est tout de même lui qui est armé.
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MessageSujet: Re: C'est en marchant dans les entrailles que les barbares vont à l'assaut ! [Andon]   Mer 29 Juil - 20:32

C'est toujours à moi de passer le premier. Je commence à avoir l'habitude. Et, puisque Loon ne semble pas décidé à me passer une lampe torche, je fouille dans mon sac à présent allégé pour en trouver une. J'attrape la seule qui traine à l'intérieur, l'allume et passe le nez par l'encadrement de la porte. L'odeur me prend à la gorge mais il va quand même falloir y aller. Les escaliers semblent propres. Inutilisés depuis des mois.

Je descends les premières marches et attends que Loon pénètre dans les lieux et qu'il ferme la porte pour continuer.

- On sera sans soute un peu plus en sécurité ici … j'espère.

Je murmure les derniers mots tout en m'enfonçant d'avantage dans l'abime. Qu'est-ce qui m'a pris d'accepter de venir ici ? Nous sommes coincés et cernés par des zombies qui n'en veulent qu'à notre cervelle. Clairement, j'ai peur de mourir maintenant. Pas genre là dans les trente secondes, mais avant qu'on ne puisse rentrer à la Nouvelle Orléans. Et je ne veux pas être transformé en zombie. Non.

J'avance à pas feutré et arrive au dernier étage. Tout est calme mais tout est déjà moins glauque que l'hôpital psychiatrique où Loon m'a trainé la dernière fois. Ce type n'est quand même clairement pas net ! Je continue sur le corridor. Toutes les portes sont fermées, ce qui me parait normal. Les gens ont déménagé, ils ont peut-être emmené le principal avec eux, mais je sais que certains espèrent encore revivre ici dans quelques années. Alors, sans doute qu'ils ont conservé quelques trucs dans leurs appartement. Meubles, appareils électroniques.

Je ne vivais pas dans le Bronx. Je n'ai pas de souvenirs à retrouver ici, personnellement. Je n'ai pas besoin de forcer une serrure pour retrouver une certaine nostalgie.

- On descend ?

A dire vrai, je ne sais pas trop quoi faire. Des escaliers se rapprochent. On peut très bien descendre jusqu'à trouver une porte ouverte et vérifier l'avenue et les autres rues pour espérer sortir et s'enfuir sans risquer de se casser une jambe en sautant par une fenêtre. Pour l'instant, je n'entends rien.

- Je pense qu'on est quand même tranquille là dedans.

Même si je sais qu'il n'y a rien ni personne, je chuchote. C'est limite plus fort que moi. Je me sens rassuré de parler à voix basse. Ce qui n'est d'ailleurs pas le cas habituellement. Je m'étonne moi-même de mon comportement. Vers la fin du couloir, je m'arrête pour changer la hache de main. Mine de rien, c'est lourd ce machin. Je ne comprends toujours pas pourquoi Loon ne pourrait pas la porter lui-même. Je ne suis pas son chien, quand même !

J'avance encore de quelques pas quand un bruit me fait sursauter et presque lâcher l'arme blanche. Je me retourne en un saut et braque la lampe torche devant moi. Loon étant au centre du faisceau, la luminosité le fait ressembler à ces visages que l'on voit dans les feux de camp pour se faire peur. Et ça a marché sans que je le veuille, car je cris sans le vouloir.

- Merde.
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MessageSujet: Re: C'est en marchant dans les entrailles que les barbares vont à l'assaut ! [Andon]   Jeu 30 Juil - 12:57

Tandis qu'Andon passe devant, sa lampe à la main, tu le suis avant de refermer la porte derrière toi aussi doucement que possible pour ne pas produire d'écho, ce qui serait un jeu d'enfant étant donné le vide qui s'étend autour de vous. L'obscurité s'opacifie, uniquement percée par les halos de vos lampes qui tremblotent sur les marches, sautent dans les escaliers telles d'immenses lucioles ou esprits frappeurs un peu trop visibles. Le vent s'amenuise à l'intérieur même si un courant d'air subsiste, s'engouffrant sans doute à travers des fenêtres laissées ouvertes ou tout simplement cassées.

« J'aimerais que tu aies raison. »

Mais il a complètement tort. Une meute et vous êtes fichus. Les couloirs des logement sociaux sont toujours plus étroits, le plafond est toujours beaucoup moins haut et beaucoup plus fragile, laissant aux créatures les plus intelligentes et instinctives le loisir de se glisser dans les conduits d'aération pour vous tomber dessus en une pluie de chair cadavérique. Ils peuvent vous encercler et vous regarder mourir, vous courir rapidement après à travers les longs couloirs bien droits, et vous voir de très loin, vous entendre de très loin. Tu vous as jetés dans la gueule du loup et Andon vous a enfoncé dans son gosier.
De toute façon, vous n'avez pas le choix, c'était ça, ou sauter. Donc oui, imbécile, on descend.

Tu acquiesces sans dire dire avant de le suivre. Il pense que vous êtes tranquille et malgré le fait que tu n'es pas du tout d'accord, ses paroles te permettent de te détendre. Tu avouerais sans trop de problèmes – moins que lui en tout cas – qu'il te rassure. Simplement par sa présence, simplement par le fait que tu n'est pas seul dans cet enfer blanc. Vous atteignez le dernier étage de l'immeuble qui s'avère désert. Des portes plus ou moins défoncées s'alignent sur les murs, certaines laissant passer la sombre lueur des jours gris qui se ressemblent tous.
Tout d'un coup, un bruit retentit derrière vous. Andon se retourne brusquement, te barque la lumière de sa lampe torche dans la gueule. Il crie. Tu ne sais pas si ce qui lui a fait peur est le bruit, ta présence ou le contraste étrange de la lumière sur ton corps.

« Eh, c'est que moi. » réponds-tu, les yeux clos.

De quelques pas de côté, tu te colles contre le mur et évite le faisceau de sa lampe pour te glisser à sa hauteur.

« Je vais passer devant si tu le souhaites. » Tu désignes la hache qui tremble naturellement dans sa main à cause de son poids non négligeable. « Tu veux que je te déleste ? »

Il semble se calmer. Tu ne le juges pas, toi non plus tu n'es pas rassuré. Tu espères d'ailleurs qu'il ne va pas encore succomber à une de ces illusions à la con. Les murmures que tu entendais en entrant se sont intensifiés. Il doit y avoir un nombre de cadavres incalculable dans les logements qui vous entourent.
Des échos retentissent, se répercutent dans le fond du couloir. Tu te tournes vers celui-ci, la gorge nouée.

« Quelqu'un monte. »
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MessageSujet: Re: C'est en marchant dans les entrailles que les barbares vont à l'assaut ! [Andon]   Jeu 6 Aoû - 9:06

Je le laisse passer devant et lui tends la hache d'un signe de main. Je manque pour peu de lui couper un doigt en la levant trop haut.

- Désolé.

Je lui fais un petit sourire pour accompagner mes excuses et on avance de quelques mètres avant que des échos stoppent notre progression. Loon commente. Sans blague, j'avais compris tout seul ! Je me retourne toutefois rapidement. J'ai encore le cœur qui bat fort à cause de la mauvaise blague de l'autre abruti là ! Mais là, ce n'est pas drôle et il n'y est pour rien. Effectivement, quelqu'un monte vraiment. Et nous avions prévu de descendre.

Nous sommes comme pris au piège et on ne peut tout simplement pas attendre, comme ça, que le zombie -ou autre chose- vienne nous bouffer. Sans aucune précaution, je commence à bouger les poignées des portes de haut en bas. Une s'ouvrira bien. Et bingo ! Au bout du quatrième essai l'une s'enfonce dans l'appartement, nous aveuglant de lumière. J'entre et fais signe à Loon d'en faire autant. Et là, je referme doucement, tourne le verrou et attrape un fauteuil éventré pour le mettre devant la porte.

Toujours sans un bruit, je fais le tour de l'habitation. Je n'ai plus la hache mais qu'importe. J'éteins la lampe de poche que je glisse dans la première ouverture de mon sac et le pose sur le canapé.

- Il n'y a personne ici.

Je parle en bougeant seulement les lèvres. Il faut impérativement qu'on ne fasse pas de bruit. L'appartement est vivement éclairé par la lumière du soleil. Je n'ose pas m'approcher de la fenêtre. Je ne sais pas ce qui peut nous tomber dessus, encore. Inconsciemment, j'espère que ce n'était pas un zombie qui montait les escaliers, mais j'ai peu d'espoir. Qu'est-ce qu'un humain ferait ici ? A moins que ça ne soit un des ermites dont Loon parlait tout à l'heure. Mais bon, il nous aurait parlé, en entendant nos voix, non ?

Je me laisse doucement glisser sur le cuir de l'autre fauteuil. La porte, bien que très légère, semble insonorisée. Je n'entends absolument rien. Et le silence, là, est fort pesant. C'est horrible comme sensation, comme si le silence hurlait dans mes oreilles. Trop oppressant pour moi et pourtant je n'ai pas le choix. Je laisse mes doigts glisser sur mon pantalon plusieurs fois d'affilée. Le stress de la situation m'angoisse et cette émotion n'est pas bonne pour moi non plus. Je ne sais pas la gérer.

- Tu crois qu'il est parti ?

Comme tout à l'heure, je ne fais que des mouvements de la bouche. Doucement, articulant bien pour qu'il comprenne. Il faut qu'on sorte de cette ville vivants, qu'on rentre à la Nouvelle Orléans et qu'on ne revienne plus jamais ici. C'est même pire que l'hôpital psychiatrique, alors que c'était quand même franchement terrifiant ! Alors toutes ces illusions et tout .. Je sais que Loon avait été blessé. J'en avais guère tenu compte mais, là, le danger nous guette réellement.
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