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 City Lights [Liara]

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MessageSujet: City Lights [Liara]   Lun 20 Juil - 17:41

We are young
With open eyes
Blinded by
The city lights
Lose control
To feel alive


Kings of Suburbia - Tokio Hotel

Il est de ces soirées sans lendemain où l'alcool fait tourbillonner les esprits en vous faisant croire qu'il s'agit de la fin du monde. Vos entrailles se serrent véritablement, votre cœur joue aux montagnes russes et votre esprit n'a plus rien à faire du monde actuel, s'embourbe dans ses souvenirs qu'il transforme à sa guise sans vraiment se poser la question. Vous n'êtes plus vraiment maître de vous même, pantin alcoolique et aucune âme ne vient vous chercher avec bienveillance pour vous tirer vers la lumière, vers la raison.
C'est globalement l'état complètement maladif dans lequel tu te trouves.

Tes repères habituels sont complètement inexistants. Alvin n'a jamais existé, Gawaïn s'est perdu on ne sait où et Aubin crève son malheur dans un lit d'hôpital. A cause de toi espèce d'imbécile. Tu n'aurais pas du lui briser le poignet, non, tu aurais du y aller beaucoup plus fort, afin de lui faire comprendre que maintenant que tu as re-fait irruption dans sa vie, il ne sera plus jamais maître de ses décisions, il n'aura jamais plus de libre arbitre. Il y a cru, pauvre fou. Il s'est pensé invincible, il s'est pensé délivré depuis qu'il t'a tranché l'artère d'un coup de couteau bien placé ; mais non, on ne tranche ainsi le lien qui unit un sorcier à son Skinchanger. Aubin est et restera ta propriété durant toute son éternité malsaine. Kyran ne lui amènera plus ses médicaments, tu t'en chargeras personnellement et ne lui laisseras que cette dose infime qui le maintient en vie. Le reste sera bien caché, car si quelqu'un décide de le tuer, c'est toi et personne d'autre.

Tu as ruminé ton malheur romantique toute la soirée, assise au comptoir du Little Darlings comme au pas de la porte de l'enfer, avalant toutes les mixtures possibles et imaginables. Tu vois rouges, vert, bleu, multicolore, si bien que tu ne sais plus s'il s'agit des spots, de tes multiples shooters ou du tee-shirt psychédélique de la belle serveuse à l'alliance maritale ostensible. Tu l'aurais bien croquée, quel dommage. Aubin, s'il avait encore voulu de ton corps en pleine décomposition, est encore trop faible, et ton appétit ne fait que croître alors que cent longues années se sont écoulées sans que ces redoutables ciseaux de chair ne se soient écartées sur ton paradis rose.
Les gens ne savent vraiment pas ce qu'ils perdent.

Quelques pièces glissées sur le zinc et tu finis par descendre de ton piédestal. Glissant dans la brume chaude des corps entrelacés dans la foule du Little, tu finis par atteindre les portes du bâtiment et t'en extirper avec difficulté. Tes genoux ingrats valets de jambes te font tournoyer jusqu'au coin de la rue, où une impasse sombre t'accueille de sa gorge de briques froides. Tu te laisses aller contre le mur, le visage blanc des rêves incertains, les lèvres rouges d'un sang trop longtemps convoités, et tu te mouches dans les étoiles d'un firmament moqueur, découpé par le haut des immeubles qui tombent en ruines dépouillées.
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MessageSujet: Re: City Lights [Liara]   Mar 21 Juil - 4:08

« Sick & Tired »

City Lights 

Depuis qu'elle était devenue une Daybreaker, Liara avait vu ses sens être décuplés... que cela soit de manière positive comme négative. Et aujourd'hui, malheureusement, son émotivité était exacerbée, et elle se morfondait. Elle ne pouvait s'empêcher de penser à Elle. Cette immondice... cette... Riley. Elle l'avait utilisée, elle était entrée dans son cœur et s'y était insinuée tel le poison qu'elle représentait. Et maintenant, la petite brune était malade, blessée, infectée... Et elle sentait la rage se déverser dans ses veines, intoxicant tout son organisme. Jamais elle ne pourrait lui pardonner. Jamais.

La confiance, c'est quelque chose de primordial. D'indispensable. Mais peu de gens la méritent, très peu. En réalité, seulement Bastien. Oh il ne faut pas croire non plus qu'elle ne fréquentait personne... Mais la confiance, ça, c'est vraiment quelque chose de rare, d'exceptionnel. Alors oui, elle enchaînait les flirts, sans aboutir, car elle n'arrivait pas à se laisser aller. Et chaque jour, elle se sentait un peu plus frustrée.

Pour ce changer les idées, ce soir-là, elle avait décidé de boire... de boire beaucoup. C'était idiot, c'était même pathétique, et pourtant c'était ce qu'elle comptait faire. Alors sous le ciel étoilé, elle marchait, se rendant vers l'un des bars de la ville... le ciel étoilé ? Vraiment ? Liara, tu t'en fous totalement du temps qu'il fait ! Arrête donc un peu de faire comme si ce qui t'entourait avait une quelconque importance. Là, ce qu'il te faut, c'est du vide. Un grand néant. Et l'alcool va t'aider... Tu verras. N'est-ce pas ce que tu souhaites ? Te fondre dans le néant et oublier ? Ca te permettra de ne plus être Liara, la Daybreaker, la fille qui s'est fait trahir par l'amour de sa vie, qui a failli mourir, et celle qui est pauvre, et qui, pour survivre, doit voler. Oui Liara, c'est ça ta vie... Tu sais, Bastien n'a peut-être pas tort lorsqu'il pense qu'il vaut mieux en finir... Elle secoua la tête. Se laisser aller à de mauvaises pensées était une idée des plus idiotes. Elle n'avait pas fait des pieds et des mains pour sauver son cousin pour faire pire de son côté ! Elle devait se concentrer sur son objectif : décompresser.

A quelques mètres de son futur lieu de débauche, pourtant, elle entendit quelque chose. Son ouïe ne pouvait la tromper : des pleurs, il s'agissait de pleurs. Y aller, ne pas y aller... Liara soupira et se dirigea finalement vers une petite ruelle sombre. Et là... elle oublia temporairement sa propre tristesse, pour s'attarder sur la jeune fille, rousse et magnifique au demeurant, qui était adossée contre le mur.

« Je peux me joindre à toi ? » lui dit Liara, en s'installant à côté d'elle, n'attendant pas de réponse.

Elle n'avait pas pour habitude de vouvoyer les gens. Et cela aurait été étrange, assises toutes les deux dans une ruelle à l'allure glauque. En temps normal, elle n'aurait jamais fait ça... jamais. Elle aurait plutôt essayé d'éviter les problèmes. Mais voilà, elle avait bien compris que ce soir, elle devait suivre son instinct, et ses pulsions. Et en l'occurrence, elle avait ressenti le besoin de s'installer à côté de la rousse.

« Tu sais, tu ne devrais pas rester dans l'ombre... Je pense que la lumière te mettrait plus en valeur. » Détendre l'atmosphère n'était pas dans ses habitudes mais elle avait envie de tenter.


« CODEE PAR SLOAN »
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MessageSujet: Re: City Lights [Liara]   Mar 21 Juil - 10:23

Quelqu'un perce soudainement l'aura mystérieuse de ta nébuleuse. Le temps que la phrase te parvienne au cerveau, quelqu'un t'a donné sa chaleur en raffermissant la proximité que vous entreteniez. C'est une silhouette gracile et finement sculptée, sans aucun doute celle d'une femme. Tes yeux la suivent tristement jusqu'à ce qu'elle s'adosse contre le mur à tes côtés, et chutent le long de ses mèches brunes avant de se retrouver quelque part entre ses deux seins. Oups, l'alcool t'a laissé les perdre, tu devrais les redresser rapidement avant de passer pour une succube des temps modernes. La politesse ne semble de toute façon pas de mise entre vous deux ce soir étant donné que sans te connaître, elle emploie déjà ce tutoiement que les temps actuels considèrent comme une familiarité et donc comme un manque de respect.
Ce serait se foutre de la charité de repousser ceux qui gagnent notre espace vital quand on s'expose ainsi, la gorge découverte et les cuisses écartées pour faire prendre l'air à ces espaces insoupçonnés qui s'embrasent sous les vêtements.

« Je t'en prie. »

Tout le monde se connaît dans les quartiers Nord. Il n'y a qu'à faire comme si. Tu examines discrètement la jeune femme dans le noir, remarque que son âge est bien inférieur au tien. Tes lèvres s'étirent sur ton visage jusqu'à découvrir tes dents d'une blancheur hypocrite, tandis que tu finis par te redresser, comme si le fait de parler te faisait expulser tellement d'air que cette position te rendait mal à l'aise.

« Je n'ai pas besoin de me mettre en valeur. Pas ce soir. Mais merci pour le compliment. »

Le gringue est lourd, sans délicatesse, mais tu le saisis au vol comme une occasion de pouvoir te sortir de ta sombre névrose. Dans les méandres de l'alcool se noie le visage de ton seul amour, les yeux fermés, étouffant dans la douleur amoureuse que tu lui procures. Un soupir s'échappe de tes lèvres tandis que soudain prise d'une bouffée de chaleur, tu passes tes mains au niveau de ta nuque pour secouer tes longues boucles cuivrées qui s'échappent en cascade sur tes épaules et dans ton dos, luisantes de sueur. Il fait trop chaud dedans comme dehors, à moins que ce ne soit ton propre cœur qui rentre en fusion, secoué par tout l'alcool que tu as pu ingurgiter ? Ta langue s'étire de tous les mélanges qui se sont succédé dans ta bouche, puis dans ta gorge et qui actuellement se battent dans ton estomac. Tu n'as pas à t'en faire ; une belle gueule de bois demain matin, et tout iras mieux. Tu râleras contre ta condition devant My Little Poney en mangeant de la glace en peignoir et en chaussons Gary, en te disant qu'il ne faudra plus jamais boire, jamais.
Et puis tu recommenceras, comme d'habitude, et Aubin se trouvera sur ton chemin.
Sauf que là, ce n'est pas Aubin, c'est quelque chose de beaucoup plus intéressant.

« Toi aussi t'as fini par te dire que la chaleur à l'intérieur est insupportable ? »
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MessageSujet: Re: City Lights [Liara]   Mer 22 Juil - 18:54

« Sick & Tired »

City Lights 

« Quelque chose dans ce goût-là certainement... Je comptais aller me rafraîchir avec de nombreux verres dans le bar en réalité. »

Te rafraîchir Lia ? Te « rafraîchir » ? Il ferait -20° que ton désespoir serait encore bien trop présent pour ne pas te soûler ! Tu es pathétique... Mais bon, a priori, tu n'es pas la seule. Tu devrais profiter, clairement... La situation étant celle qu'elle est, tu n'as plus rien à perdre. Et puis... cette fille semble agréable, charmante et... ouverte.

Liara... Regarde la, sa détresse transpire de chacun de ses pores. Tu ne peux pas penser à de telles choses alors qu'elle souffre ! Elle a plutôt besoin de se changer les idées, cette fille. Et puis tu te sentiras mieux en aider quelqu'un. Après tout, se sentir utile, ça permet d'éviter de penser à ses problèmes.


La conscience, ce fléau. Liara se demandait vraiment si c'était une bonne idée mais elle préférait ne pas trop y réfléchir, savourant l'instant présent. Qu'est-ce qui était bien, qu'est-ce qui était mal... Elle n'était pas la mieux placée pour juger de ces choses-là !

« Tu sembles, de ton côté... Plutôt... bien hydratée. » Un sourire s'épanouit sur ses lèvres tandis qu'elle regardait la rousse, déjà bien enivrée.

Tant d'élégance, de beauté, de dépravation mais également de tristesse se dégageait de la rousse. Ses cuisses, légèrement écartées, incitaient aux pensées chaudes et agréables mais Liara ne voulait pas y penser. Lui changer les idées, voilà sa priorité. Elle n'allait pas « mangé » non plus depuis quelques temps et la faim la tiraillait... Mais même en tant que nouvelle Daybreaker, elle savait se tenir... Et elle n'avait pas envie de se servir d'une jeune femme en détresse... Jamais elle ne s'abaisserait à cela. Elle préférait se rassurer en se nourrissant d'êtres infectes, abjectes et qui ne manqueraient clairement à personne.

Respirant l'air moite ambiant, Liara sourit en fermant les yeux. Elle essayait de profiter mais le lieu sordide n'aidait pas à la relaxation. Peu importe. Elle s'était sortie de situations bien plus compliquées que celles-ci. Alors passer une bonne soirée avec une fille en proie aux mauvaises pensées ? Facile !

« Je peux me permettre de te demander ton prénom ? Je sais, ce sont des banalités mais je pense que tu as besoin de parler un peu... » Parler... Comble de l'ironie pour Liara, la parfaite image de l'huître qui se referme lorsqu'on l'approche. Mais soit, c'était une manière comme une autre d'entamer la conversation.
En se tournant vers l'inconnue, Liara, de ses doigts, frôla par inadvertance sa main, presque glacée. Un frisson lui parcouru l'échine, électrisant tout son corps. Non, décidément, cette fille n'était certainement pas une simple humaine...


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MessageSujet: Re: City Lights [Liara]   Mer 22 Juil - 23:08

Se rafraîchir avec de l'alcool ? Se rafraîchir avec les glaçons qu'on extirperait du verre pour les glisser dans son soutien-gorge, peut-être mais ce n'était pas avec des coktails coupés à trente ou quarante degrés si ce n'était plus qu'elle allait se rafraîchir. Tu hausses les sourcils, montrant par cette simple expression ton désaccord, sans en ajouter davantage. Chacun fait bien ce qui lui plaît et malgré son charme certain, tu ne la suivrais pas dans le bar pour avaler de nouveaux verres sous peine de défaillir dans la chaleur qui règne dans le lieu. Qu'elle y aille seule, toi tu restes ici, à savourer la solitude du vent qui malgré son air brûlant te donne l'illusion d'une fraîcheur. La jeune femme soupçonne avec humour le taux d'alcoolémie qui se balade dans ton sang et tu lui réponds par un sourire charmeur sans te brider ; déjà que de base, tu ne le fais pas, te voilà totalement désinhibée des règles de bienséance. Tu te ramasses peu à peu sur toi-même, comme si tu te liquéfiais, et sur tes cuisses écartées remonte le tissu de ta robe qui recouvrait alors tes cuisses. Du haut de tes talons, tes jambes tremblent sous l'effort, et pourtant tu es une véritable poupée de chiffons.

« J'ai pas besoin de parler. » grinces-tu. « J'ai besoin de bouffer. »

La faim te tiraille, sournoise et sèche. Elle te serre les tripes, te broie les entrailles depuis plusieurs jours. Pourtant tu n'as pas trouvé le moyen de te nourrir, ni le temps, trop occupée à essayer de détruire un peu plus le pauvre hibou et aller le voir à l'hôpital parce qu'il n'est pas foutu de se suicider correctement. Tu as sacrifié ton bien être vital pour lui, si ce n'est pas de l'amour ! Et voilà comment il te remercie, en appelant Caïn et ce stupide Loon alors qu'il aurait du t'appeler toi, toi la seule responsable, toi la seule capable de le sauver.
Lorsque la main de la jeune femme effleure la tienne, tes sens aiguisés provoquent tes doigts qui s'enroulent autour des siens comme si elle était ton dernier appui en ce monde. Sans vraiment t'en rendre compte, tu lui subtilises un peu de son énergie vitale, de quoi pouvoir te redresser, paraître moins pathétique et plus substantielle que cette ombre que tu traînes derrière toi comme un fardeau.

« Apolline. Et toi ? »

Même dans ta propre bouche, ton prénom sonne comme une malédiction. Tu te rapproches d'elle, cherches sa proximité, tandis que les ténèbres se referment sur vous. Aubin miroite quelques instants dans ton esprit, dans une menace muette, et tu soupires dans ta nébuleuse alcoolisée. Dieu que tu es pathétique. Il suffirait que quelqu'un ouvre les cuisses pour que tu t'y jettes. Gawaïn avait bien raison, tu n'es qu'un pantin, un déchet de la nature dont on ne sait pas quoi faire et qu'on laisse crever, gorgé d'alcool, dans le caniveau. Tu n'es rien de cette belle jeune femme, arme fatale qui terrasse tout sur son passage. Tu n'es plus rien de cette amoureuse désespérée qui aurait tout fait pour lui.
Non, tu n'es absolument rien.
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MessageSujet: Re: City Lights [Liara]   Mar 28 Juil - 2:30

« Sick & Tired »

City Lights 

La faim. Évidemment, il fallait qu'elle lui parle de faim. Et l'espace d'un instant, elle ressentit toujours ce frisson qui l'avait comme... électrisée il y a quelques secondes. Sa main. Ce contact. C'était bien elle. Et elles avaient plus de points communs qu'elle ne l'aurait cru : elles étaient toutes les deux des Daybreakers.

Ainsi la vie n'était donc qu'un éternel recommencement. On essaie d'aider les gens, on essaie de s'en sortir, et puis on s'attache, on fait confiance, une confiance aveugle même... Alors on se donne, à fond. On ne compte plus, rien n'a plus d'importance et surtout pas nous-même. Mais c'est à ce moment-là qu'il aurait fallu ouvrir les yeux, car la chute sera lente et douloureuse. Et à ce moment-là, tu as le temps de voir ta vie défiler, de réaliser tes erreurs, et surtout... SURTOUT, tu ne peux pas y échapper. Tu as merdé avant, tu aurais dû te méfier, mais comme une lâche, tu n'as rien fait, tu as été faible et maintenant, tu en paies les conséquences. Ca avait été vrai pour Riley. Liara lui avait tout donné, elle l'aurait suivie jusqu'en enfer... et finalement, c'était là qu'elle se retrouvait, seule. Car lorsque les choses ont mal tourné, quand elle aurait eu besoin d'aide, Riley l'avait abandonnée. L'avait presque achevée même, pour ne pas se faire épingler.

Mais dans le cas présent, ce n'était peut-être pas aussi comparable. Toutes les deux avaient besoin de se nourrir... Seulement, si elle avait voulu, la rousse l'aurait certainement déjà vidée de toute énergie.  

« Apolline. Et toi ? »

Liara sourit. Elle disait ne pas avoir besoin de parler, mais le dialogue commençait. Enfin, n'allons pas non plus jusqu'à parler de discussion. Ces préliminaires verbaux n'étaient que quelques mots glissés ça et là.
Apolline. Très joli prénom, chantant, exotique. Liara se laissa bercer quelques instants par cette nouvelle proximité qui les unissait. Car effectivement, ce n'était pour philosopher sur la vie que la rousse s'était approchée, elle s'en était bien rendu compte. Mais peu lui important, elle ne réfléchissait plus réellement, et se laissait porter par les événements. Événements, qui, malgré leur côté soudain, lui plaisaient.

« Liara. Enchantée, Apolline. Charmant prénom. » lui répondit la brune, la regardant toujours droit dans les yeux.

A son tour, elle s'approcha d'Apolline, un peu plus près, toujours plus près, si bien qu'elle se retrouva pratiquement collée à elle. Elle ne profita pas de ce contact pour autre chose que le plaisir de "ressentir" à nouveau. Frissonner. S'abandonner l'espace d'un instant. C'est ce qu'elle désirait à ce moment-là. Alors elle glissa sa main le long du bras de la rousse, parcourant sa peau avec curiosité. Elle était pathétique, mendiant un instant de "sensation", un instant d'affection.
Elle ne savait pas pourquoi mais elle était irrésistiblement attirée. Mais elle aimait ce moment... celui où l'on cherche l'autre, où on frôle les limites, on flirte avec elle, avide d'en découvrir davantage. Un sourire en coin sur les lèvres, elle regarda la femme qui se tenait devant elle. Une beauté désenchantée. Mais elle ne voulait pas se poser de questions. Aucune.
D'un geste de la main, doux et lent, elle mit une mèche de cheveux roux derrière l'oreille de sa "compagne" d'un soir, dévoilant au passage la peau nacrée de son cou.


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MessageSujet: Re: City Lights [Liara]   Mar 28 Juil - 23:19

Liara. Deux syllabes, deux charmantes syllabes d'un prénom dont tu ne devines pas la provenance mais dont tu saisis parfaitement la consonance. Liara, quel beau prénom. Enchantée, tu l'es oui, enchantée dans tous les dents du terme, enchantée et enchanteresse maudite, tu te laisses porter par la musicalité de sa voix douce et par la beauté maladive de son visage aux proportions parfaites, presque irréelle, que le jeu de clair obscur de l'allée malfamée embrase d'une sculpture romantique. Tu souris, bêtement, découvrant toutes tes dents que ta profession t'oblige à garder d'une blancheur extrême, car quand tes patients ne parlent pas ils écoutent, et diable, qu'est-ce que tu peux parler, tricoter des mots à longueur de journée de la pointe de tes dents acérées. Non, ce soir, tu n'as pas envie de parler, et lorsque la jeune demoiselle ose le contact comme si vous aviez été élevées ensemble, c'est la porte ouverte à l'enfer de tes sens.

« Tu n'aurais pas du faire ça, Liara. »

C'est une menace, un reproche de son audace, un compliment du culot inconsidéré dont elle fait preuve. Elle ose toucher le diable, le caresser de ses propres armes, d'une mèche de cheveux comme d'une flamme, elle embrase ton corps déjà surchauffé par l'alcool et l'ambiance infernale. Pourtant tout est calme, mais les murs vous écoutent, vous contemplent de leurs angles pervers. Et quelque part dans l'obscurité, les ombres dansent et vous encouragent de leur tranquillité supposée. Vos corps se frôlent et s'effleurent, si similaires et en même temps si différents, ils apprennent tranquillement à se connaître.

Basculant sur ton flanc, l'épaule contre la pierre froide que tu sens chaude, tu te retrouves face à elle et à ses boucles brunes encadrant son visage fin. Vos corps se touchent presque et vos visages rencontrent une certaine proximité trop tendancieuse pour être correcte. Vos yeux parlent pour vous mais c'est pourtant ta main qui engage une conversation muette avec son corps, saisissant dans l'écrin de ta paume doigtée de glace les courbes sensuelles de sa mâchoire. Tu la bouffes quelques instant des yeux autant que tu la dévores de tes doigts qui à travers la surface de ta peau froide avalent cette énergie vitale dont tu sens l'odeur depuis tout à l'heure.

« Ton parfum est exquis. »

Tu passes ta langue sur tes lèvres comme si elle avait remplacé les doigts qui épousent la forme de son visage. Un sourire s'étire, découvrant ces dents blanches que tu planterais bien dans la chair. Tu as faim, faim de tellement de choses. Faim d'énergie, de chair et de sang. Peut-être peut-elle tout te donner ce soir, cela ferait d'elle un mets d'une valeur inestimable, songes-tu alors que vos hanches entre soudainement en contact l'une avec l'autre. Elle n'a pas de chaleur, elle n'a pas de vie, mais sa présence se fait tranquillement tandis qu'au fil des secondes elle devient un monde, ton monde, tandis qu'autour de vous, le néant de la nuit étoilée s'épaissit tendrement comme un cocon de luxure.
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MessageSujet: Re: City Lights [Liara]   Mer 29 Juil - 15:16

« Sick & Tired »

City Lights 

Bien évidemment, elle n'aurait pas dû. Elle n'aurait vraiment pas dû, Apolline avait raison. Jamais elle n'aurait dû s'approcher autant, jamais. Jamais elle n'aurait dû se laisser aller comme ça, jamais. Et surtout, jamais elle n'aurait dû aimer ça. Mais c'était dans ses habitudes. Elle se laissait convaincre du pire, dans la plupart des cas et ce soir, elle n'avait plus la force de lutter contre ses pulsions primaires.
Alors oui, elle se laissait bercer par le peu d'espace qui les séparaient. Elle aimait cette sensation, l'enfer dans son sang. Elle sentait ce dernier bouillonner comme jamais. Elle sentait les palpitations de son cœur se faire de plus en plus rapides... Ou du moins, c'est ce qui se déroulait dans son esprit. Elle imaginait tant d'émotions émaner d'elle qu'elle avait l'impression d'être ivre. C'était l'ivresse de la soirée, de la situation... des doux picotements lui dévorant la chair avec avidité.

« Ton parfum est exquis.
- Je... »


Liara murmura. Et le son mourut dans sa gorge. Qu'avait-elle de plus à dire ? Tout n'était plus qu'indécence et envie. Luxure attirante. Apolline, la sirène qui t'a pris dans ses filets. Et tu t'y jettes à corps perdu. Liara voyons, qu'est-ce qui t’arrive ? N'as-tu plus aucune fierté ? Plus aucune estime de toi pour te laisser utiliser de la sorte ? Souviens-toi de Riley... Souviens-toi... Elle t'a utilisée sans aucun scrupules, sans aucun remords. Et pas uniquement sur la fin, tu le sais... Tu as toujours été un tremplin vers sa réussite, sa « bouée de secours » et là, que fais-tu ? Tu sers de garde-manger à cette fille que tu ne connais ni d'Eve, ni d'Adam. Ca te paraît normal ? Correct ? Censé ? Parce qu'à première vue, tu es soit une idiote, soit une personne suicidaire...

Et si c'était le cas ? Et si Liara souhaitait abréger ses souffrances, elle aussi... Pourquoi Bastien serait-il le seul à craquer ? Après tout, elle ne pouvait pas vivre de vengeance, de la volonté de faire payer à cette traîtresse. Ce n'était pas une vie... Et officiellement, elle était morte. A qui manquerait-elle... Bastien ? Il s'en remettrait... ou... Non Liara. Non. Il ne s'en remettra pas pour la bonne et simple raison que tu es l'une des personnes qu'il a le plus aimé dans sa vie. Alors arrête tes conneries immédiatement. Mais elle n'avait pas besoin de s'inquiéter. Ou du moins, c'est ce qu'elle pensait. Les yeux de la rousse incitaient à la débauche, à se laisser aller... elle n'avait pas envie de la tuer, juste de profiter de l'instant présent... De partager.

Elle effaça quasiment la distance qui séparait leurs deux visages, et sourit. Un sourire en coin, charmeur, un sourire d'acceptation, tandis que ses émeraudes se noyaient dans le regard de sa compagne. Elle glissa sa main dans la chevelure cuivrée de la belle, et caressa sa nuque avec une extrême délicatesse qui jurait totalement avec le décor. Mais elle n'avait pas l'impression d'être dans une ruelle mal famée. Elle ne voyait que les lumières qui ondulaient sur les murs, qui croisaient par hasard les boucles de feu d'Apolline, et s'en contentait. Leurs lèvres ses frôlaient maintenant et Liara ferma les yeux, profitant de cet infime contact pour ressentir.

« Je te retourne le compliment... » murmura-t-elle presque contre ses lèvres.

Leurs souffles se mélangeaient, provoquant en Liara une sensation enivrante. Elle ne comptait pas s'éloigner, ayant pleinement conscience du danger. La rousse n'avait pas eu besoin de faire énormément d'efforts pour la charmer : elle n'attendait qu'une occasion de s'évader. Et actuellement, elle la saisissait.


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MessageSujet: Re: City Lights [Liara]   Jeu 30 Juil - 13:31

Tu l'as perturbée, tu le sens. Mais peut-être dans le bon sens du terme après tout. Les mots lui manquent tandis que vous vous rapprochez doucement l'une de l'autre, vos corps vibrant sur la même onde de luxure qui circule dans cette impasse depuis que tu as croisé son regard. Elle est proche, beaucoup trop proche, et son énergie vitale dont tu t'abreuves sans vraiment t'en rendre compte est un délice. Tu joues les vampires, mais d'un côté, c'est elle qui tend les dents, les lèvres, pour effleurer les tiennes d'un compliment simple aux accents sensuels. Il n'en faut pas plus pour saisir son autorisation. Ta main quitte sa mâchoire, glisse sur son épaule, son avant bras, que tu étreins, pour la rapprocher de toi, t'assurer qu'elle est bien réelle.

Et vos lèvres se rencontrent enfin.
Le temps s'arrête.

C'est la première fois que tes lèvres happent ainsi celles de quelqu'un d'autre depuis Darkness Falls, depuis lui. Vos hanches se heurtent doucement, mélangeant leur chaleur froide tandis que tu te colles contre elle, tes serres étreignant toujours son bras avec fermeté. Tes yeux se révulsent, abandonnés à l'obscurité des paupières qui se rabattent dans l'abandon total. Tu tressailles, ton souffle s'accélère brutalement tandis que tes cuisses s'enflamment. La sensation n'est pas nouvelle, mais tu prends conscience alors que vos lèvres s'épousent qu'elle t'a profondément manqué. C'est une affection totalement différente de celle d'un homme qui te submerge, une douceur inconnue, alcoolisée certes, mais délicatement subtile. Ce ne sont pas des lèvres qui te caressent, ce sont des plumes, des pétales de rose.

Enfin ta main la lâche et glisse en direction de sa hanche sur laquelle elle se pose, découvrant ses formes et sa chaleur. Pour les prochaines minutes hors du temps, elle t'appartient, elle seule à toi seule, en pleine nuit, dans cette impasse nauséabonde du Little Darlings. L'espace de ce baiser que vous partagez, elle est, hormis ce hibou qui a volé ton cœur, la personne qui compte le plus au monde pour toi. Tes dents mordillent ses lèvres, les sucent. Ta langue les lèche alors, s'immisçant jusqu'à sa jumelle dans une timidité feinte, une autorisation à peine formulée. Ton étreinte se raffermit alors que sa main libre glisse contre la pierre froide pour contourner le corps en effervescence, s'enrouler autour de ses reins avec une facilité surprenante qui laisserait presque pensée que vous avez été taillées l'une pour l'autre.
Non, vous avez été taillées l'une avec l'autre, puisque vous êtes des femmes.

Ton souffle s'accélère, l'excitation dévorante te gagne, t'embrase. Vos souffles et vos cheveux s'emmêlent, vous enveloppent dans une aura d'une amertume vorace. L'alcool te tourne la tête, te donne la nausée, te pompe l'oxygène que tu n'arrives à trouver que dans le fond de sa gorge tandis que dans une harmonie désespérée, tu t’unis à elle. Tu ne cherches même pas à comprendre, tu ne cherches pas à penser, au risque de sentir la froideur de la mélancolie et la culpabilité de ton être détestable te saisir à bras le corps pour te faire atterrir. Non, tu décolles, et personne ne t'en empêchera.
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MessageSujet: Re: City Lights [Liara]   Jeu 30 Juil - 20:05

« Sick & Tired »

City Lights 

Une chaleur. Douce chaleur. Douce... Était-ce vraiment le mot ? Ce qu'elle ressentait était peut-être bien plus puissant que ça... Vraiment plus puissant. C'était électrisant et ce moment que Liara attendait, arriva enfin. Ses lèvres... Elle pu goûter les lèvres de la rousse qui se montrèrent extrêmement délicates. Depuis combien de temps cela n'était pas arrivé ? Des mois ? Des années ? Le temps passe différemment lorsque l'on vit... « cette vie ». La dernière fois, c'était avec Riley et Liara s'en souvenait comme si c'était hier. Sa compagne était tantôt douce, tantôt sauvage, mais toujours passionnée... Du moins, c'est ce qu'elle pensait avant qu'elle ne lui prouve le contraire en la « tuant ».
Mais à ce moment-là, elle se sentait vivante, à l'extrême. Son souffle s’accélérait à mesure que leur baiser devenait plus intense. Sans l'ombre d'un hésitation, la brune glissa ses doigts fins sur le flanc de sa partenaire. Une fraction de seconde, elle pense à ce qu'elle est en train de faire... Mais il n'y a pas de Mal. Il n'y a pas de Bien. Il n'y a que la chair. La sienne...

Alors oui, elle se laisse emporter tandis qu'Apolline se fait plus entreprenante. Leurs corps s'épousent à la perfection. Plus rien ne compte... Ni Bastien, ni Riley... Ni... Elle. Elle n'essaie plus de comprendre quoi que ce soit, elle s'adonne simplement à ce besoin, cet embrasement. Elle veut se consumer, se consumer pour ne plus penser. Elle se colle un peu plus contre Apolline, si cela était encore possible. Elle en a besoin, c'est un besoin viscéral... Il faut qu'elle la sente. Elle se fraie un passage sous ses vêtements, caressant le bas de son dos. Leur baiser se fait plus langoureux... et là, c'est l'explosion dans la tête de Liara. Sa langue devient curieuse, familière... elle entame un ballet avec sa partenaire...

Il n'y a plus rien autour d'elles. Il n'est plus question de boire, de se rafraîchir, d'oublier... non... Elles ne sont que deux sur Terre... deux. La brune, poussée par ses envies, les déplace lentement, en continuant son baiser, afin de venir plaquer le dos de la belle rousse contre la pierre froide. Ses doigts continuent de virevolter sur sa peau de marbre, avec un plaisir non dissimulé. Ils s'amusent, se délectent des frissons qu'ils provoquent. Doucement, mais sûrement, ils repassent devant, effleurant la peau de son ventre, puis remontent, s'arrêtant à la limite du tissu protecteur, flirtant avec l'interdit... Et c'est le feu qui embrase maintenant l'esprit de Liara. Elle n'a pas pris une goutte d'alcool mais elle est ivre. Ivre de désir. Ivre de plaisir. Ivre d'Apolline.

Elle s'arrête, un instant, plongeant ses yeux dans ceux de sa compagne. Elle la désire, la dévore... Elle la veut. Et bien entendu, elle l'aura, elle l'a déjà. Liara se donne à corps perdu et lui sourit, en se mordillant doucement la lèvre. Elle n'a pas besoin de parler... les actes parlent d'eux-mêmes et, ainsi, elle écarte délicatement les cuisses de la rousse afin d'y glisser une des siennes. Leurs corps fusionnent, elles ne font qu'une. Une légère pression de la part de la brune... un soupire... et elle fond à nouveau sur ses lèvres afin d'étouffer un gémissement d'envie bien trop difficile à contenir. L'heure n'était plus à la contenance, ni à la pudeur.


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MessageSujet: Re: City Lights [Liara]   Lun 3 Aoû - 22:38

Tes cuisses, ciseaux de chair fraîche, de chair moite, s'écartent pour laisser passer la sienne qu'elles épousent dans un étau possessif. Car Liara, ce soir, est ta nouvelle possession, elle est ta proie, elle est en même temps un monde parfait dont tu es la petite victime empâtée. Car disons le clairement, ta langue fourchue enfoncée dans sa gorge, tes serres agrippant ses hanches, tes cuisses écartées comme une chienne en chaleur, tu n'as plus rien d'humain. Tu te fonds dans l'obscurité, derrière le rideau noir de la réalité, et sous les yeux de ta compagne d'un soir, tu redeviens ce monstre que tu as toujours été, cette horreur que tu as toujours voulu cacher. Tu te dévoiles, la chair glissant sous les tissus, ton corps ondulant pour sortir de ce carcan de vêtements, tandis qu'à ses iris sombres de désir tu prodigues l'attentat à la pudeur qu'elle attend tant. Oui, elle est ton World Trade Center et tu vas la faire tomber, la faire exploser, et la briser de toutes parts.

Tu l'embrasses à la pleine bouche, suçant sa langue comme tu suces son énergie vitale, tu es son Vampire, elle est ton humaine, elle est ton empire et tu es la reine. Tu ne la laisseras pas partir, tu la posséderas dans toute son entièreté comme le prouve l'étau de ton corps qui se resserre, qui ondule sous le désir, sous la culpabilité terriblement humaine. C'est paradoxal et en même temps c'est si bon, cette langue qui te caresse, qui t'effleure, qui te donne cet amour que tu n'as jamais eu et que tu as pourtant tellement donné le long de ta foutue vie de sorcière. Tu es une vilaine sorcière, Apolline et pourtant ce soir, c'est toi qu'on charme.
Tu la veux, tout de suite, tu vas la manger, tu vas la posséder, tu vas la prendre tout entière pour ne relâcher d'elle sur le caveau grade et l'asphalte froid de la nuit noire une moitié de son âme.

Quelque chose bouillonne dans ton corps. T'enserre le cœur. C'est douloureux, ça te donne la nausée, c'est bien la nausée qui te prend à bras le corps et qui te fait tourner la tête. Ta vue se brouille, tes jambes se mettent à trembler et tu te sens soudain si mal. Tu arraches tes lèvres à celle de la succube, la regardes un instant, surprise du charme rompu, alors que le froid glacial te saisit de nouveau.
Et tu es soudain seule, désespérément seule face à tes intestins qui cèdent.

Tu te penches violemment en avant, comme prise d'une mutation furieuse et vomis littéralement sur le goudron, parmi les mégots de clopes et les cadavres des bouteilles, parmi les ordures. L'odeur te monte à la tête. Ta main tremblante se crispe désespérément sur le mur tandis que ta tête éclate. Ton estomac se vide de tout le liquide que tu as pu ingurgiter ce soir, ton crâne explose, ton souffle se meurt dans ta gorge. Comme à chaque fois que tu vomis, tu as l'impression de mourir. Ca se déverse sur le sol de manière grotesque, le clou du spectacle, la chute stupide qui vous fait « Eh, non, tant pis pour toi ! ». Lorsqu'enfin tu te redresses, tu as l'impression que des siècles se sont écoulés. Essuyant ta bouche d'un revers de main, tu te sens vaciller. Et elle est toujours là.

« Je suis désolée...Ca sera pour une autre fois. »

Tu lui adresses un signe de la main complètement stupide, soudain complètement crevée, comme si l'énergie vitale que tu lui avais lâchement volé n'avait jamais existé, ou s'était évaporé, là haut dans le ciel, avant de s'écraser sur terre avec le contenu de ton estomac. Un sourire étrange étire tes lèvres humides, avant que tu ne te détournes, telle une danseuse ratée, et disparaisse dans la nuit, dans le claquement de tes talons trop hauts.
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City Lights [Liara]

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