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 You must be kidding | Andreï

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MessageSujet: You must be kidding | Andreï   Mar 21 Juil - 11:07

You must be kidding

Andreï & Seraphina

Ces derniers temps, les journées de Seraphina s’enchaînaient et se ressemblaient toutes. Son cabinet marchait bien et la poussait à travailler beaucoup. Mais alors que l'architecte aurait dû être plongée corps et âme dans son job, elle semblait absente. A vrai dire la jeune femme était perdue. En quelques temps, sa vie avait changé. Alors qu'elle retrouvait l'homme qui lui avait brisé le coeur, son frère mourrait. Une mort qui avait laissé un goût amer à Seraphina. Un goût de frustration et de travail inachevé. Elle qui avait mis tant d'énergie à remettre la main sur Julian. Elle qui avait prévu de faire de son existence un véritable enfer s'était faite doubler par la mort. Alors elle se retrouvait là, seule avec sa haine. Seraphina avait passé la moitié de sa vie à cultiver de la rancœur envers son frère, et maintenant qu'il était mort, elle se sentait sans but. Elle qui n'avait fait qu'être guidée par sa rage, se retrouvait prise de cours. Mais finalement, au fond d'elle, la mort de Julian fut un soulagement. Finalement elle avait gagné. Elle était la seule à avoir survécu. Persephone et Julian avait fini par disparaître avant elle. Le mal avait gagné cette partie.

Dehors le ciel avait pris des teintes orangées. Le soleil déclinait doucement et bientôt la lune prendrait sa place. Seraphina n'avait pas vu l'heure, plongée dans ses pensées, son regard était vide. Mais soudain, un éclair de conscience traversa ses iris océans. Elle jeta un oeil à sa montre. Il était temps qu'elle parte. D'ailleurs presque tout le monde avait quitté le bureau. Sans attendre, Seraphina se prépara à en faire de même. Elle était fatiguée, il fallait qu'elle se mette en chasse, histoire de se nourrir. C'est donc tout naturellement qu'elle prit la direction de Bourbon Street. Le monde n'y manquerait pas et la jeune femme pourrait sûrement étancher son appétit grandissant. Après un tour en taxi, la daybreaker arriva à destination. Elle paya l'homme bedonnant qui l'avait conduite jusque là et s'enfonça dans la foule bruyante. Tout ce monde rendait l'atmosphère compacte et l'air difficilement respirable. Seraphina n'aimait pas la foule, pas quand elle crevait de faim. Alors elle s'engouffra dans un bar. Quelques notes de jazz y résonnaient. L'endroit était agréable. A mi-chemin entre le chic et le convivial.

Une heure s'était écoulée que déjà Seraphina quittait l'endroit. Ses traits semblaient moins tirés, ses cernes moins visibles. Tout ça était grâce au pauvre homme qu'elle avait laissé las dans un coin sombre du bar dont elle venait de sortir. Le malheureux s'en remettrait. La jeune femme préféra quitter l'artère principale de Bourbon street et se retrouva dans une petite rue annexe. Si elle ne s'enquit pas d'être d'abord seule, elle commença à avoir quelques soupçons en sentant une présence derrière elle. Un homme la suivait, et Seraphina avait un mauvais pré-sentiment. Alors, elle se retourna vivement pour faire face à l'inconnu. « Vous n'êtes pas très discret vous savez. » lança-t-elle d'un air agacé. Les lampadaires grésillants n'offraient qu'une vue primaire sur l'étranger. Que lui voulait-il ? La daybreaker n'avait rien de valeur sur elle. Si ce n'est sa bague de fiançailles (ou celle de sa soeur du moins) qu'elle portait toujours et le médaillon qui ornait son cou. Méfiante, ses yeux s'étaient plissés. Elle attendait des explications. Peut-être qu'elle était juste paranoïaque mais elle préférait en avoir le coeur net.

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MessageSujet: Re: You must be kidding | Andreï   Jeu 23 Juil - 22:18

You must be kidding

Andreï & Seraphina

Cigarette allumée, je lâche un gros bâillement de désintérêt. Le temps se traîne, le temps est lent et moi j’ai faim. De fromage pour changer, le goût perdurant sur mes papilles malgré les mois de disette. J’ai faim, je m’ennuie et pourtant j’attends. Quoi ? Excellente question à laquelle je n’ai pas envie de donner de réponse. Pourquoi ? Parce que je m’ennuie, tout simplement, et que l’on occupe le temps comme on peut lorsqu’on n’a rien d’autre à faire qu’attendre, attendre encore et encore que la petite souris passe la tête hors de son terrier pour mieux l’attirer dans un piège et la tuer avec un peu de mort-aux-rats. Ou juste d’un coup de talon, ça marche tout aussi bien. Mon regard file vers ma monstre et soupire à nouveau alors que j’aspire un peu plus de nicotine, jambe repliée, adossé à un mur, à observer les gens passer d’un pas rapide pour mieux s’engouffrer dans un bar ou dans leur appartement. Ma main libre glissa vers la poche de mon jean pour en retirer la photo qui ne me quitte pas, usée, déchirée, rayée et râpée maintenant. Je n’arrive pas à m’en remettre, je n’arrive même pas à l’accepter en réalité. Mais à chaque fois que je la regarde, je prends conscience de trois choses : les années se sont écoulées, ma femme est morte et moi… je suis libre et prisonnier en même temps. Libre de mes actes, loin de ce médaillon tombé dans l’oubli, loin de ce sorcier déchu, loin, loin de tout. Et prisonnier de ma famille et des conneries de mon petit fils que je couvre parce que je ne peux pas faire autrement que le couvrir. Et c’est d’ailleurs ce que je suis en train de faire, ce soir. Ce n’est même pas un contrat, en plus. Je ne suis pas payé pour la tuer, cette pauvre blondinette que Mikkel m’a indiquée avec une certaine anxiété. Une sacrément jolie blondinette, d’ailleurs. Ce n’est pas un contrat, même pas un règlement de compte. Et pourtant, si je suis là à attendre qu’elle sorte de son bureau, c’est pour la tuer. Pour protéger mon petit fils, pour une sombre histoire de meurtre et de je ne sais plus trop quoi. Je fais confiance en Mikkel pour se mettre dans les ennuis jusqu’au cou, lui il me fait confiance pour l’aider à s’en sortir, je n’ai pas besoin de chercher plus loin. Et j’ai faim.

Le soleil décline lentement à l’horizon, teintant la rue d’éclats orangés, mordorés, rougeâtres et bientôt du teint blafard de la lune qui prend le relai. Je bâille à nouveau, regardant l’heure. Parfait. Ca doit faire trois heures que je poireaute comme un imbécile. Et même si le KGB m’a appris les vertus de la patience, trois heures, c’est long. Donc elle a intérêt à ne pas trop tarder, je n’aime pas décaler mes repas. Je sursaute lorsque la porte s’ouvre et je me fonds dans l’obscurité avant qu’elle ne puisse m’apercevoir. Je la suis du regard, l’observe monter dans un taxi, crache un putain de juron russe. Et merde, bien joué Andreï, définitivement tu es un assassin hors pair, il n’y a pas photo. Je peste un bon coup et commence à courir pour essayer de voir vers où se dirige ce putain de taxi à la con qui m’a totalement pris au dépourvu. C’est hors d’haleine que je finis par débarquer sur Bourbon Street, en retard. Mes yeux paniquent légèrement lorsque je m’aperçois surtout que le taxi est vide. Et que ma proie a disparu des écrans radars. Je me désespère parfois, et je me désespère même tant et si bien que je vais boire un verre pour faire passer mon désespoir et… Mes yeux se plissent. Ce ne serait pas elle par hasard, là bas ? J’esquisse un petit sourire et je commande une bière sans y penser, la suivant du regard. Fronçant les sourcils. Finissant ma bière. Les minutes passent, elle ne fait pas mine de bouger et… Ah. Bien. Bonne nouvelle, Andreï, tu as retrouvé la jolie blonde. Mauvaise nouvelle, AndreÏ, elle est comme toi, ou alors sa présence est tellement enivrante que l’on perd tout sens des réalités et de la vie en sa présence, comme l’homme qu’elle abandonne derrière elle. Elle franchit les portes du bar, je me lève et paye ma consommation dans un sourire. Et je commence à la suivre avec la ferme intention de ne pas la laisser m’échapper cette fois.

Lorsque je réajuste ma veste, je m’assure de la présence de mon flingue à mon côté. Chargé. A portée de main. Un pas, deux, je mets à profit tout mon apprentissage d’assassin en tentant d’étouffer ma maladresse avec l’agilité de ce que je suis devenu. Sans succès de toute évidence : « Vous n'êtes pas très discret vous savez. » Je la regarde sans sursauter, comme s’il était tout à fait normal qu’une proie se retourne et interpelle son prédateur. En théorie. Je la regarde avec attention, un petit sourire au coin des lèvres. « Je sais, on me l’a souvent dit. » Mon ton est très concerné, comme si je m’excusais. « Jai failli être recalé, même, plusieurs fois, à cause de ça. » J’hausse les épaules. De la paume de la main, je la pousse vers un mur, mon bras glissant le long de ses clavicules pour se caler en travers de sa gorge et exercer une pression dérangeante. « Mais ils m’ont gardé parce qu’en dehors de ce petit défaut, j’étais le meilleur. » Je la regarde droit dans les yeux. Mon sourire disparaît au profit d’une moue agacée qui fait écho à la sienne. « Bref, ma vie importe peu, la tienne non plus. D’ailleurs à ce propos je suis désolé mais ça n’a rien de personnel. Et… » Mon bras râpe contre quelque chose. Ma main quitte son cou, déloge une chaîne, et au bout de la chaîne, une médaille. Non, pas une médaille, un médaillon. Je blêmis brutalement. « Qu’est ce que c’est ça ? Où tu l’as trouvé ? Comment tu t’appelles ? Pourquoi tu l’as ? » Mes questions affluent sans que je ne les retienne. Je fais un pas en arrière. « Merde. Changement de programme, ta vie m’importe beaucoup en fin de compte. » Je sors mon flingue et le pointe sur sa tempe. « Mais réponds à mes questions quand même. »
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MessageSujet: Re: You must be kidding | Andreï   Dim 26 Juil - 22:27

You must be kidding

Andreï & Seraphina

L'homme était donc là, face à elle et n'avait pas sourcillé. Comme s'il s'était attendu à se faire remarquer aussi facilement. Les sourcils froncés de Seraphina témoignaient de sa méfiance et de son incompréhension pour l'instant totale. Il s'approchait, la Daybreaker n'avait même pas eu le temps de le voir faire. Et puis les explications qu'il donnait n'avaient absolument aucun sens. De quoi parlait-il ? La blonde était intimement persuadée qu'elle ne tarderait pas à la savoir. Pour l'instant, ses mains vinrent s’agripper à l'avant-bras de son vis-à-vis qui l'étranglait sans conviction. Pour l'instant, elle estimait qu'il était inutile de lutter. Il fallait garder de l'énergie si la situation en venait à déraper un peu plus. Le visage fermé de la Daybreaker était lisse, elle ne semblait pas effrayée. Pas encore du moins.

Le regard de l'agresseur était connecté au sien. Seraphina attendait. Elle le laissa parler. Elle trouvait que cet homme agissait bizarrement. Encore plus lorsqu'il en vint à tripoter son médaillon. Cette fois la jeune femme fronça les sourcils. Au prix où elle l'avait payé, elle ne se le ferait pas voler aussi facilement, c'était une certitude. Mais ce qu'elle trouva étrange fut le changement d'attitude de l'inconnu. Il avait perdu de la couleur et semblait réellement décontenancé. La daybreaker s'apprêtait à parler lorsqu'il sortit un pistolet. Merde. Il ne fallait pas qu'elle se fasse exploser la cervelle. Elle déglutit nerveusement. Elle prenait sur elle pour ne pas laisser la peur s'exprimer. Elle espérait que ce qu'elle dirait n'énerverait pas encore plus son agresseur. « Ça c'est un médaillon. Il m'appartient, je ne l'ai pas volé. Je l'ai parce que je l'ai acheté. Il est à moi maintenant, vous comprenez ? Je m'appelle Seraphina et je ne compte pas mourir ce soir. Alors s'il-vous-plait, baissez ce flingue où vous risqueriez de le regretter ! » dit-elle d'un ton sec et presque hautain. Elle avait été d'une fermeté sans faille. Pourtant, si on observait bien les traits de son visage, on devinait aisément qu'elle était tout sauf rassurée. Mais que faire ? Seraphina n'était pas femme à se montrer faible. Jamais. Et sûrement pas devant des inconnus qui plus est.

« Que comptez vous faire mh ? M'exploser la cervelle pour un médaillon ? J'aurais pensé un type comme vous plus civilisé. » tenta-t-elle. Peut-être qu'elle s'enfonçait, peut être pas. Elle se demandait bien ce que ce bijou avait de si spécial pour qu'il éveille la curiosité d'un étranger. La jeune femme l'avait trouvé dans une boutique ancienne qui vendait des choses toutes aussi anciennes. De vieux bijoux, des objets étranges qui n'avaient pas d'utilité particulière aux premiers abords. En fouillant, la daybreaker avait dégoté cette petite merveille et l'avait emmené avec elle. Mais cet homme là était le premier à s’intéresser de si près à son bijou. Elle espérait juste qu'il ne la tue pas pour ça. Elle avait tellement de choses à faire, surtout depuis que Julian était mort. Cela serait dommage de le suivre de si près dans la tombe. Il fallait qu'elle savoure sa victoire encore un peu. Rien qu'un peu. Et puis avec cette ruelle glauque, elle n'avait pas beaucoup d'échappatoires. Elle espérait donc que ses paroles apaiseraient l'agresseur. Pendant quelques temps au moins.

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MessageSujet: Re: You must be kidding | Andreï   Lun 27 Juil - 20:59

You must be kidding

Andreï & Seraphina

Ce médaillon. Il est gravé au fer rouge dans ma peau, dans mon esprit, dans mon histoire. Le simple fait de le voir me rend malade. De terreur, d’angoisse, de désespoir. Ce médaillon, c’est une relique de mon passé, de ma mort, de ma renaissance sous la forme d’un métamorphe, du contrat que j’ai passé avec le diable pour ne pas mourir. Ce médaillon, c’est ma hantise. Ses entrelacs, ses drins de fer s’impriment dans ma rétine lorsque je le redécouvre. Et je peine à déglutir. Je recule d’un pas, je la relâche brutalement comme brûlé par son contact. Ce n’est pas tant que médaillon qui est terrifiant que les promesses qui l’accompagnent. Promesses de douleur, promesses de souffrance, promesses, promesses, promesses encore de morts et d’agonies. Je frissonne, plus d’anticipation que de douleurs réelles. Un pas en arrière, je la considère, pâle comme un cadavre. Mes doigts glissent à mon côté par automatisme. Sortent mon flingue, la mettent en joue dans un tremblement que je tente de contenir. Elle déglutit et elle a bien raison même si elle n’a strictement rien à craindre de moi. Sauf qu’elle ne le sait pas encore. Ma voix s’affole, mes syllabes s’entrechoquent et explosent dans des questions pressantes. Ce médaillon. Où l’avait-elle eu, putain, et pourquoi réapparaissait-il si ironiquement dans ma vie ? Je revois encore le corps de ma femme s’effondrer devant moi, illusion réaliste, souffrance immense qui se disperse dans mes veines. Je ressens encore les pics de douleur qui se fichaient dans toutes les parties de mon corps pour me faire comprendre que je n’étais plus un homme mais l’objet de mon créateur. Du porteur du médaillon. Ce médaillon, où l’a-t-elle eu et qui est-elle exactement pour prétendre diriger ma vie ? « Ça c'est un médaillon. Il m'appartient, je ne l'ai pas volé. Je l'ai parce que je l'ai acheté. Il est à moi maintenant, vous comprenez ? Je m'appelle Seraphina et je ne compte pas mourir ce soir. Alors s'il-vous-plait, baissez ce flingue où vous risqueriez de le regretter ! » Son ton sec, hautain, me méprise de toute sa hauteur et résonne comme en écho fidèle de mon sorcier. Je me liquéfie et rien ne me permet de cacher ce simple fait. Je ne m’attendais pas à le revoir, pas au cou d’une victime, pas au cou d’une jolie blonde, pas dans cette époque. Je me pensais libre, je me pensais vivant, mais je ne suis qu’un enfant du diable et un assassin. La voix de mon créateur résonne une nouvelle fois dans ma mémoire, de ce petit ton sarcastique qui lui ressemblait si bien. Les vacances sont finies, Andreï. Tu te doutais j’espère, qu’elles ne dureraient pas indéfiniment… En effet, elles sont finies. Et moi je reste silencieux. Suis-je capable de la tuer, de récupérer le médaillon et de réduire à néant les chaînes qui me lient à cet objet et à cette femme qui le porte avec autant d’impertinence. A cette simple pensée, mon corps se prépare à être réduit en cendres encore fumantes de magie. Non, Andreï, c’est trop tard, tu ne pourras pas t’en libérer. « Que comptez vous faire mh ? M'exploser la cervelle pour un médaillon ? J'aurais pensé un type comme vous plus civilisé. » Contre ma volonté, sa dernière remarque me fait sourire. Voire ricaner. Moi, civilisé ? Rompt le charme et détruit mon mutisme. « Non, tu n’y es pas du tout. » Mon flingue virevolte entre mes doigts, je me recule d’un pas, le range à mon côté. J’hausse les épaules. De toute manière, je n’ai pas le choix. Il faut que je lui dise. Qu’elle ait conscience de ce qu’elle transporte. Et peut être qu’elle sera l’une de ces rares personnes au monde à exécrer la violence et qu’elle me donnera le médaillon en me disant qu’il m’appartient et toutes sortes de foutaises. J’ai envie de rire à ces seules pensées ridicules. Les chances pour qu’elle n’en profite pas, vu son précédent exploit dans le bar, vu sa nature diablement proche de la mienne, vu son attitude, sa voix, son assurance… les chances pour qu’elle ne comprenne pas l’étendue du pouvoir contenu dans ce petit amas de fer sont plus qu’inexistantes. Utopiques. Et je dois lui dire, je n’ai pas le choix. Je soupire, décision prise. « Putain… » Je regarde autour de nous, attrape son bras d’une poigne de fer et la traîne sur quelques mètres vers une ruelle totalement déserte par cette heure tardive. Je la pousse sans aucun ménagement contre un mur avant de reculer de l’autre côté de la ruelle et de croiser les bras. « Est-ce que tu sais ce que ce médaillon signifie ? Non, bien sûr que tu ne le sais pas, personne ne le sait. » Je lève les yeux au ciel. Comment expliquer à quelqu’un qu’il vient de gagner un esclave juste en ayant trouvé, acheté dans son cas de toute évidence, une breloque à la con que tout le monde aurait mieux fait de détruire ? Je souffle. « Bon. Ecoute moi jusqu’au bout Seraphina, c’est bien Seraphina ?, parce que je ne vais pas me répéter et que ça me fait suffisamment chier comme ça pour que tu n’ais pas besoin d’en rajouter une couche. Ce… » Je désigne d’un mouvement de menton le médaillon. « … truc a été… ensorcelé il y a un bail par un… » Connard ? Monstre ? Croque-mitaine ? « … sorcier qui lui donne toute… » Putain… pourquoi est ce que je ne lui ai pas mis une balle dans le crâne direct, moi ? Hein ? Parce que j’ai été conditionné à obéir à ce médaillon, parce que jamais mes employeurs n’auraient laissé quelqu’un d’autre qu’eux, au hasard la France ou l’Allemagne, mettre la main sur moi. « En gros, ce médaillon est lié à la personne qui porte cette forme exacte en tatouage et ladite personne est obligée d’obéir au doigt et à l’œil du possesseur du médaillon. Et il s’avère que je… » Suis ? « … connais très bien cette personne et que ça me fait violemment chier de savoir que ce putain de morceau de métal n’a pas été paumé, finalement. » C’est un bon résumé. Et un mince mensonge à la fin. Qui ne la trompera pas trente secondes si elle a deux sous de jugeote. Misère… Pourquoi j’ai pas parlé de cette merde à Wesley déjà, moi ? Ah. Oui. Parce que si elle m’ordonne de le tuer, je n’aurai potentiellement pas d’autre choix que d’obtempérer. Une chance que ce soit une gentille madame, non ? « Tu as des questions ou tu me donnes gentiment le médaillon pour ne pas avoir à pourrir la vie d’une gentille personne qui n’a rien demandé à personne ? »
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MessageSujet: Re: You must be kidding | Andreï   Mar 28 Juil - 13:01

You must be kidding

Andreï & Seraphina

La tentative qu'avait eu Seraphina pour gagner du temps semblait marcher. En tout cas, elle était toujours en vie et c'était le plus important. La jeune femme continuait d'être intriguée par le comportement complètement contradictoire de son agresseur. Déjà, il avait frôlé l'infarctus en apercevant le médaillon, et maintenant, il se moquait presque d'elle parce qu'elle le pensait "plus civilisé". S'il y avait bien une chose dont Seraphina avait horreur, c'était qu'on se foute d'elle. Elle n'aimait pas que cet inconnu la mène par le bout du nez. Elle fronça les sourcils de plus bel lorsque son agresseur lui indiqua qu'elle n'y était "pas du tout". Il devait être fou. Elle retint un juron lorsqu'il s'éloigna d'elle. Elle serrait les dents. Est-ce que ce type allait finir par lui dire ce qu'il lui voulait à la fin ? Rester dans des ruelles glauques n'était pas l'une de ses activités préférée. D'impatience la jeune femme croisa ses bras. « Tu vas m'dire ce que tu ve... » elle n'avait même eu le temps de finir sa phrase qu'elle se faisait entraîner plus loin. Non mais pour qui se prenait-il ? Personne ne l'avait jamais baladée de la sorte. Et voilà qu'elle se retrouvait balancée contre un mur. La rage déformait désormais ses traits. Pourtant, la curiosité qu'elle éprouvait envers cet homme la poussait à ne pas fuir. Et puis, il avait toujours son arme, alors il était inutile de jouer les téméraires. Enfin, il semblait près à cracher le morceau. Seraphina aquièça pour confirmer ses dires.

Ce fut pire que ce que la daybreaker avait imaginé. Ce médaillon aurait donc été ensorcelé par elle-ne-savait-qui. Enfin, de ce qu'elle avait compris, le bijou lui avait donné le pouvoir sur la personne marqué par ce même sceau. Et quelque chose lui disait que cet homme ne mentait pas. Sa réaction avait été tellement naturelle que la jeune femme fut intimement persuadée que la personne en question se trouvait sous son nez. « Alors toi, tu dois être vraiment cinglé... » commença-t-elle. Elle avait décidé de suivre son instinct. Son instinct qui lui hurlait de garder le médaillon et de confirmer ses doutes. « mais alors vraiment cinglé pour croire que je vais te rendre ce médaillon. Il est à moi. Tu ne comprends pas ce que je te dis ? Et tu me sembles bien concerné par ce simple bijou. » elle avait plissé les yeux en s'approchant de son agresseur. Elle avait repris de la prestance. Elle espérait néanmoins qu'elle ne faisait pas totalement fausse route, auquel cas, elle devrait se lancer dans un combat sans merci pour sauver sa peau d'une balle dans le crâne. « Déjà, tu vas me présenter tes excuses pour m'avoir menacé avec ton arme. Je ne sais pas qui avait ce médaillon avant, mais visiblement, il ne t'as pas appris la galanterie. Si j'étais vache, j'exigerais même que tu me fasses une révérence. » dit-elle avec aplomb. Elle regardait le blond avec une curiosité non dissimulée. Dans un sens, elle trouvait cette histoire complètement ridicule et se contenait pour ne pas exploser de rire. Mais dans l'autre, elle trouvait tout cela fascinant. Ce n'était pas tous les jours qu'on gagnait un serviteur, esclave... Enfin quelqu'un qui obéissait à vos moindres désirs. En tout cas, si cet homme était réellement celui lié au médaillon, il n'avait pas vraiment eu de chance. Seraphina était une vraie peste qui aimait le pouvoir. Elle était donc la dernière personne qu'un serviteur aurait voulu comme boss. A moins que ce dernier ne soit très malin et sache comment s'y prendre. Mais pour l'instant, on n'en était pas encore là.

Seraphina ne perdait pas la face, pourtant elle était loin d'être rassurée. Elle s'était lancée dans une impro totale. Elle se sentait un peu comme un aventurier étant tombé par hasard sur une lampe magique. Sauf qu'au lieu d'un génie et de trois souhaits, elle avait gagné autre chose. Ce qui ne lui déplaisait pas dans l'idée. Enfin dans le cas où tout ceci n'était pas une farce. Car plus les secondes défilaient, plus Seraphina s'attendait à voir une caméra cachée débarquer. Cette histoire était invraisemblable.

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MessageSujet: Re: You must be kidding | Andreï   Lun 3 Aoû - 17:00

You must be kidding

Andreï & Seraphina

Bon, d’accord, je l’admets, de l’extérieur on pourrait penser que je suis stupide. Voire que je suis un crétin fini, un demeuré, un imbécile, choisissez le synonyme que vous voulez. Et le pire c’est qu’un tel spectateur ne serait pas totalement en tort. Je me demande moi-même ce qui m’a poussé à lui dire, presque intégralement, la vérité. Le médaillon. Le lien. L’allégeance. Non, pas l’allégeance, il n’y a aucune loyauté : juste de la soumission. C’est sûrement, c’est certainement ça d’ailleurs, la réponse : je suis soumis. Au fond de mes tripes, au fond de mon être. Je suis faible, peut être, je ne sais pas trop. Une seule certitude, au final : je suis incapable d’aller contre les réflexes que mon sorcier m’a inculqué dans la douleur mentale et physique. Mon corps et mon cerveau sont tous les deux traumatisés et rien, vraiment rien ne peut soigner ces cicatrices. Et ça, un spectateur ne peut pas le deviner lorsqu’il me voit traîner la blonde dans une rue encore plus déserte, encore plus sombre, lorsqu’il me voit ranger mon arme après l’avoir mise en joue. Je suis dans une sale posture. « Alors toi, tu dois être vraiment cinglé... » Pas cinglé. Prisonnier. J’ai mal au ventre, mal aux tripes. C’est comme si une poigne d’acier s’abattait sur mon cœur et le compressait de plus en plus. C’est comme si mon sorcier était face à moi. De son regard dessus. De son regard amusé. Comme si d’un claquement de doigt, j’allais voir apparaître sous mes yeux les corps de mes petits enfants et celui, torturé, de mon fils. Je ne suis pas cinglé, je suis condamné. « mais alors vraiment cinglé pour croire que je vais te rendre ce médaillon. Il est à moi. Tu ne comprends pas ce que je te dis ? Et tu me sembles bien concerné par ce simple bijou. » Autant pour mes espoirs d’être tombé sur le crétin du coin. Ou le bisounours. Elle plisse les yeux, je contiens ma colère et ma panique. Tu aurais mieux fait de te la fermer, Andreï, tu aurais mieux fait de te la boucler lorsqu’il en était encore temps et passer ton chemin lorsque tu as vu le médaillon. Mon poing se serre comme par réflexe sur le flingue. « Déjà, tu vas me présenter tes excuses pour m'avoir menacé avec ton arme. Je ne sais pas qui avait ce médaillon avant, mais visiblement, il ne t'a pas appris la galanterie. Si j'étais vache, j'exigerais même que tu me fasses une révérence. » J’aimerais bien dire que ce médaillon n’avait rien à m’apprendre parce qu’il ne m’appartenait pas, mais… sa demande me prend au dépourvu. M’excuser. M’excuser, vraiment ? Je serre les dents. Les muscles crispés, la mâchoire contractée. Autant pour mes espoirs, les voilà réduit en poussière, piétinés par ses talons et son petit sourire de vainqueur. Je ne suis pas tombé sur le bisounours du coin, voilà qui est certain. Je me demande même si je n’ai pas dépensé d’un seul coup toute la poisse que j’avais pu accumuler lorsque je n’étais qu’un petit rat tranquille qui grignotait du fromage bien à son aise dans un grenier. Je l’aimais bien ce rat, finalement. J’aimais bien grignoter mon fromage, sans savoir que j’avais un fils en vie, une femme remariée, des petits enfants, une femme morte. Sans savoir que ce médaillon était encore en vie, quelque part, dans les mains d’une, désolé ma petite Seraphina, garce en puissance. Je soupire. Et siffle un vague « Je menace qui je veux… » agressif, qui est suivi d’un « Mais si ça te fait plaisir, je m’excuse. » Je n’en pense pas un mot. Je le fais, parce que comme face à mon sorcier en son temps, je ne vois pas d’autre alternative. Je la regarde droit dans les yeux, me calant contre le mur sur lequel je suis appuyé, mes doigts s’amusant toujours, anxieux comme pas possible, sur la gâchette de mon flingue. Je cherche une solution. Suis-je capable de la mettre en joue à nouveau pour lui faire peur, pour lui faire croire que je n’ai pas peur d’elle, que je ne suis pas la personne conditionnée par ce morceau de métal que j’aimerais savoir faire fondre d’un seul regard ? Mes yeux s’illuminent. Je suis stupide. J’éclate de rire en la mettant à nouveau en joue. Sans la moindre hésitation. Sans le moindre tremblement. Je suis un assassin. Je suis un tueur. Je n’ai pas peur d’elle. Et cette douleur qui commence à fuser dans mes tempes comme un avertissement, je peux l’ignorer. J’éclate de rire. « Tu y as vraiment cru, avoue ! » Mon rire sonne vrai, plus que vrai. Je suis un maître dans le mensonge et la comédie, ou du moins peu s’en faut. Et si ça me permet de me sortir de ce mauvais pas dans lequel je me suis salement enfoncé, et bien… yolo. Je me décolle du mur, pointe le canon du flingue sur son front, la regarde dans les yeux. Le sifflement à mes oreilles s’intensifie. Comme pour me mettre en garde. Attention, Andreï, tu joues avec le feu. « Maintenant file moi ton fric, tes bijoux et… tiens, ce médaillon auquel tu tiens tant. » On sait jamais. Sur un malentendu ça peut marcher. Et je suis convainquant. Je dois l’être en même temps : je dois récupérer ce médaillon et ne devoir obéir qu’à moi-même.
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MessageSujet: Re: You must be kidding | Andreï   Mer 12 Aoû - 9:20

You must be kidding

Andreï & Seraphina

Le regard posé sur son pseudo-agresseur, Seraphina attendait de voir ce qui allait se passer maintenant. Et puis, bien qu'il n'ait pas l'air vraiment ravi, l'homme finit par s'excuser. La daybreaker réprima un sourire victorieux. Lorsque l'on avait pas envie de faire quelque chose, en toute logique, ce n'était pas un inconnu qui vous y forcerait. Sauf que là, le blond s'était plié à sa volonté. Alors elle n'avait plus aucun doute sur le fait que ce médaillon avait une signification particulière. De là à ce qu'il soit ensorcelé, elle n'en savait rien. Mais elle savait qu'il avait une valeur toute particulière pour l'inconnu, et cela la ravissait. Parce que ce bijou était désormais à elle et qu'elle ne comptait certainement pas le rendre. Leur regard connectés, Seraphina avait décidé de ne pas perdre la face. Son audace avait payé mais maintenant qu'allait-il se passé ? Elle porta une main à son médaillon, le détaillant du bout des doigts comme s'il allait arriver quelque chose. Comme si elle avait peur qu'il n'ait disparu soudainement.

Une lumière nouvelle illumina le regard de l'agresseur. Comme s'il venait d'avoir une idée. Méfiante, Seraphina plissa les yeux. Il s'était mis à rire ? Que trouvait-il si drôle ? La Daybreaker commençait sérieusement à croire qu'elle faisait face à un cas de schizophrénie aigue. Cet homme était bizarre. Il n'était pas net. Et voilà qu'il insistait sur le fait que tout ceci était une blague. Mais cette fois, la blonde n'en croyait pas un mot. Il fallait avoir une sacrée imagination pour inventer une telle histoire. Et quel en aurait été le but ? Amuser la galerie ? Et puis, pourquoi s'était-il excusé ? Un voleur digne de ce nom n'aurait jamais fait ça. Le canon du pistolet sur son front ne la rassurait pas. Seraphina respirait un peu plus rapidement et pourtant, elle tentait de ne rien laisser paraître. Elle avait simplement croisé les bras, sans quitter le regard de son vis-à-vis. Il avait l'air convaincant, certes. Mais ce que Seraphina considérait comme des preuves lui suffisait à ne pas le croire. « Rien du tout! Tu rêves. Dégage avec ton flingue. C'est une manie chez toi ? » rugit-elle, visiblement agacée par tout ce manège. Dans un geste d'une rapidité impressionnante, Seraphina enfonça son talon aiguille sur le pied de son adversaire. Simple précaution qui suffirait à le déstabiliser. Heureusement qu'elle venait de se nourrir, elle pétait la forme. Et si ce type continuait à lui casser les pieds, elle en ferait son prochain repas. « Tu ne sais pas à qui tu t'attaques ! Et même si ce que tu dis est faux, je ne compte pas me laisser faire. Alors maintenant range ton flingue, et si tu veux quelque chose, vient le chercher, à la loyale ! Tu n'es pas une mauviette quand même. Tu sais te battre, j'en suis sûre. » dit-elle sur un ton presque moqueur. La blonde espérait réellement que son médaillon la protégerait, car elle prenait de gros risques en le menaçant ainsi. Mais en même temps, elle savait se battre. Surtout depuis qu'elle avait dû s'enfuir d'un cirque dans lequel on l'avait enchaîné avec un inconnu. Longue histoire.

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MessageSujet: Re: You must be kidding | Andreï   Mer 19 Aoû - 23:53

You must be kidding

Andreï & Seraphina

Je suis dans la panade. Jusqu’au cou. Et ce n’est pas très beau à voir. Heureusement que je garde pour moi cette capacité hors du commun et déraisonnablement stupide de toujours me chercher des portes de sortie et un moyen de retomber sur mes pattes surtout lorsque je me suis moi-même mis dans une situation comme celle là. Je nage en plein délire : entre l’obligation ancrée dans mon esprit de me soumettre et le garçon buté et revanchard que j’ai toujours été. Soumis, asservi, transformé par mon sorcier, j’ai malgré tout réussi à toujours conserver une certaine autonomie dans mes paroles et mes actes, suffisamment pour l’insulter et lui cracher au visage lorsqu’il allait trop loin, quelles que soient les conséquences. Je suis dans la mouise jusqu’au cou et malgré tout, je cherche le panneau exit clignotant par tous les moyens. Et je le trouve, come toujours, comme souvent, dans le mensonge et la simulation. J’aurai pu, j’aurai du être acteur. Parce que mon arme ne tremble pas lorsque j’éclate de rire et dans une nonchalante entièrement feinte je remets la jeune femme en joue, le souffle coupé par la douleur que ce simple geste impose à mes muscles. Je croise les doigts intérieurement pour qu’elle se laisse avoir. Sinon, je vais vivre un enfer. Et bien soit, l’enfer je l’ai déjà vécu. Je n’ai plus rien à perdre, juste mon libre arbitre, juste la confiance que pourrait avoir Wesley en moi, juste mon fils, juste mes petits fils, juste la survie que je me composais à défaut de savoir vivre à nouveau. Les secondes s’étirent entre nous comme des chats repus, sortant d’un sommeil réparateur, dans un ronronnement empli de satisfaction. Je peux presque les voir s’entortiller dans ma respiration, s’amuser à pointer le temps qui s’écoule sans que je ne puisse prendre une décision autre que jouer le jeu du voleur incohérent. Incohérent.

Trop incohérent : elle ne tombera pas dans le panneau, aussi bon acteur que je puisse être. Je continue d’espérer alors que le fantôme du rat couine de terreur et me chuchote de me terrer, sans son aide du coup, dans les égouts les plus proches. Merci le rat, mais je suis un peu plus épais que toi, la fuite n’est pas une option. Plus une option. Je rapproche le canon du flingue de sa tempe. Les secondes ricanent à présent, chuchotent un amusé vas-y, Andreï, tire que l’on puisse voir ton esprit être définitivement brisé. Mon doigt a un frémissement lorsque je l’approche de la gâchette dans un geste de menace totalement futile. « Allez, file ! » Je suis convainquant. IL faut que je le sois, en même temps. Je n’ai pas le droit à l’erreur. Je suis convainquant, elle va gentiment me… « Rien du tout! Tu rêves. Dégage avec ton flingue. C'est une manie chez toi ? » Je ne peux pas retenir mes réflexes, mon arme se baisse instinctivement et je recule d’un pas. Son talon s’enfonce dans mon pied, je lâche un couinement pitoyable. Je me retrouve face à mon créateur, entièrement à sa merci. C’est… assez désagréable. « Tu ne sais pas à qui tu t'attaques ! Et même si ce que tu dis est faux, je ne compte pas me laisser faire. Alors maintenant range ton flingue, et si tu veux quelque chose, vient le chercher, à la loyale ! Tu n'es pas une mauviette quand même. Tu sais te battre, j'en suis sûre. » Je recule, précipitamment. Je ferme les yeux. Serre les dents. « Inutile de t’énerver, ça ne servirait à rien qu’on se mette sur la tronche. Tu ne pourrais pas me battre, je ne pourrais pas te tuer. Ce serait une dépense stupide d’énergie. » Je secoue la tête. Bon et bien, de toute évidence, je suis voué à perdre ce combat. « J’imagine que nous sommes partis sur de biens mauvaises bases à présent. Qu’est ce que tu comptes faire de moi ? J’imagine que tu vas t’amuser à te venger, que tu vas essayer de me traîner dans la boue, de m’avilir… je te souhaite bien du courage, y’en a eu un autre avant toi qui étais sûrement pire que tu ne le seras jamais. » Je change d’attitude. Du tout au tout. Parce que je n’ai pas le choix, c’est aussi simple que cela : je suis piégé par un serment forgé au fer rouge dans mon âme et mon cerveau, un bon lavage sous la douleur et la compulsion gravée par la sorcellerie. Je suis piégé par la conviction, la certitude, l’évidence que de toute manière, autant arrêter les gesticulations immédiates, j’ai fait l’erreur de lui dire tout de go ce que le médaillon voulait dire et j’en paye maintenant les conséquences. J’aurais peut être du prendre l’autre option : ne pas lui dire, la tuer et en sortir avec le cerveau si brisé qu’un légume aurait fait un score meilleur que le mien à la Tour de Hanoï. « Bref. Est-ce que tu vas me laisser tranquille ? »

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MessageSujet: Re: You must be kidding | Andreï   Lun 14 Sep - 13:08

You must be kidding

Andreï & Seraphina

Sentir le canon aussi proche de sa tempe n'avait en rien rassuré Seraphina. Pourtant son visage était resté impassible. L'agresseur avait voulu se montrer persuasif mais la daybreaker avait joué un coup de bluff. Une audace qui sembla porter ses fruits puisque bientôt, le blond baissa son arme. Il semblait se résoudre et accepter son sort. La respiration de Seraphina se fit plus calme tandis qu'elle fixait l'homme avec appréhension. Bien qu'elle fut soulagée, elle resta sur ses gardes. Peut-être n'était-ce qu'une ruse pour qu'elle ne fasse plus attention. Mais finalement, l'agresseur sembla réellement se résoudre à rendre les armes. Seraphina hocha doucement la tête. Pour le coup, elle semblait réellement contente de savoir qu'elle n'allait pas devoir se battre. « Très sage décision. » assura-t-elle en continuant de fixer l'homme avec curiosité. Elle avait toujours l'impression d'être en pleine hallucination.

Qu'allait-elle faire de lui ? C'était là une très bonne question. Seraphina le jaugea. Elle ne s'était jamais imaginé avoir une sorte de serviteur. Elle n'en avait jamais eu besoin. N'en avais jamais voulu mais puisque le destin lui en collait un dans les pattes. Un petit sourire s'afficha au coin de ses lèvres. « Je ne vais pas me venger, tu as essayé de sauver ta peau, c'est légitime, j'aurais sûrement fait pareil. » avoua-t-elle sans en dire plus. Elle se mit alors à tourner autour du blond, l'air intéressé. La Daybreaker n'avait pas beaucoup d'amis, elle ne côtoyait presque personne en dehors de son travail. Ou peut-être lorsqu'il s'agissait de manipuler autrui pour son propre intérêt. « Je ne vais pas te laisser tranquille, non. Si j'ai bien compris tu dois faire tout ce que je te dis. Déjà j'aimerais en apprendre plus sur toi. Alors tu n'auras qu'à venir me chercher à mon travail, demain à 17h. » dit-elle en fouillant dans son sac pour en sortir une carte de visite. Il était noté l'adresse de son cabinet ainsi que son numéro de téléphone et son nom.

Le visage de Seraphina avait repris un air confiant. Elle n'avait désormais plus peur. Elle commençait à croire que l'homme lui avait dit la vérité. Elle envisageait donc de ce servir du bonus que ce médaillon lui offrait. En plus de ça, il n'était pas désagréable à regarder. Elle revint lui faire face après l'avoir observé sous tous les angles. « Comment t'appelles-tu ? » demanda-t-elle, curieuse. Elle jeta un rapide coup d'oeil à sa montre. Il se faisait tard et Seraphina n'était pas du genre à traîner dans les ruelles lugubres. Voilà d'ailleurs pourquoi elle ne comptait pas s'attarder dans le coin. Elle espérait que l'homme viendrait demain. Ce serait une preuve que tout ceci était bien réel et non pas sorti de son imagination. Car pour l'instant la blonde s'attendait à se réveiller d'un instant à l'autre. C'était trop beau pour être vrai. Mieux que de gagner au loto, Seraphina gagnait carrément un être vivant. Contraint de lui obéir en plus de ça. Elle n'avait jamais été un  modèle de vertu et pourtant, la chance ne cessait de lui sourire. C'était assez extraordinaire. Est-ce que le karma l'aurait épargnée ? Car à part l'enfer, la Daybreaker ne méritait rien.

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MessageSujet: Re: You must be kidding | Andreï   Mar 22 Sep - 20:18

You must be kidding

Andreï & Seraphina

Je déteste me rendre. Mais j’ai un putain caractère de soumis, inculqué par la force, et lorsqu’elle me dit de ranger mon arme, je ne peux pas m’empêcher d’obéir. Et je me hais pour ça. J’ai joué, j’ai perdu. Salement. Et si j’ai été l’esclave d’un monstre pendant quelques années, si je suis devenu un rat à cause de ce monstre, je redoute un peu, tout de même, ce qu’elle va pouvoir souhaiter me faire subir pour se venger de cette arme que j’ai pointée sur sa tempe avec le plus grand sérieux. Je n’aurais pas du lui dire. J’aurais du me la fermer, lutter contre ces ordres ancrés dans mon esprit, j’aurais du résister jusqu’à sentir mon esprit justement, se fissurer sous la pression, éclater et me laisser plus proche d’un légume que d’un quelconque autre être vivant. « Très sage décision. » Ma gorge est sèche, j’ai envie de vomir, je me contente de soupir d’un air las en reculant d’un pas encore et en m’adossant au mur le plus proche, jambe repliée, dans une question si ridicule que je me demande ce que penserait un passant lambda qui se serait paumé dans le coin. Ou plutôt ce qu’il aurait le temps de penser avant que je ne l’abatte d’une balle dans le crâne histoire de ne pas laisser de quelconque témoin. N’en déplaise à la jolie demoiselle qui a sans le savoir gagné le statut de garce de compétition rien qu’en achetant un foutu médaillon de merde que j’aurais préféré voir cramé, fondu ou que sais-je encore. Je la laisse me jauger sans un mot, en feignant la nonchalance. « Je ne vais pas me venger, tu as essayé de sauver ta peau, c'est légitime, j'aurais sûrement fait pareil. » Ma moue, surprise, ne peut pas lui échapper. Ah ? Ma réaction est légitime, elle aurait fait pareil ? C’est nouveau, ça. Et j’apprécie. Et surtout, je ne sais pas ce que je dois répondre. Merci, me chuchote mon petit fantôme de rat qui se marre bien dans son coin de l’ironie du sort. Plutôt crever que de la remercier. Je n’ai qu’une envie, là, c’est de me barrer et de ne plus jamais, oh oui ! de ne plus jamais avoir à la recroiser jusqu’à oublier son existence et apprendre par un coup du sort qu’elle est morte, assassinée dans son sommeil, quelque chose de ce genre là. Pour être franc, je m’en fiche même de la manière dont elle pourrait bien crever. La seule chose qui m’importe : c’est qu’elle y reste, que toute cette histoire tombe aux oubliettes et que… « Je ne vais pas te laisser tranquille, non. Si j'ai bien compris tu dois faire tout ce que je te dis. Déjà j'aimerais en apprendre plus sur toi. Alors tu n'auras qu'à venir me chercher à mon travail, demain à 17h. » Hein ? Par automatisme, je regarde la carte de visite qu’elle me file. « Tu te fous de ma gueule ? » Soumis, à ses ordres, ce qu’elle veut : oui, mais ça ne m’oblige pas à être poli et à retenir ce que je pense. Elle se fout de moi. « Je peux être ce que tu veux, mais pas question que je te serve de chauffeur ou quoique ce soit. » je grogne en rangeant la carte dans ma poche où j’espère bien la perdre pour avoir une bonne raison de ne pas aller à son bureau demain. 17 heures ? Bordel, l’heure du goûter des enfants. Ca peut servir comme prétexte ? Non. Dommage. Je croise les bras sur ma poitrine, comme si je boudais. Gamin capricieux, adulte irresponsable : imbécile buté. Je suis au courant de toutes les règles du jeu, elle, elle ne connait que les principales. « Comment t'appelles-tu ? » Je relève la tête.

Pardon ? Ca aussi, c’est nouveau. Pour la première fois depuis le début, je pense, je prends le temps de la regarder. Vraiment. Plutôt jolie. Elle a un caractère de merde, mais ça, j’y suis habitué. Plutôt jolie, intelligente, je suis en train de me demander s’il ne vaudrait pas mieux que, pour cette fois, je lui donne une chance de ne pas se servir de moi pour n’importe quoi ou une connerie dans le genre. Elle a dit qu’elle n’allait pas se venger. C’est déjà ça. A moi de faire un pas en avant pour rendre la… collaboration ? plus agréable. J’hausse les épaules. « Constant. » Bah oui… c’est mon prénom, mon vrai prénom. Celui qu’on m’a donné à la naissance parce qu’il fallait bien me donner un prénom. D’ailleurs, je n’ai jamais su mon nom de famille. Un nom allemand, j’imagine, loin de ce Ievseï russe que l’on m’a offert après. Mais on s’en fiche. « Constant, mais plus personne ne m’appelle comme ça depuis un bail. Et toi, c’est comment ? » On verra bien si elle répond. J’ai noté son regard vers sa montre, je saisis ma chance avant qu’il ne lui vienne une idée étrange comme, par exemple, me demander ma vie en détail ou mieux jouer le garde du corps le temps qu’elle rentre chez elle. « Il est tard, t’avais pas un truc à faire ? Parce que moi si. En fait, à la base, je devais te tabasser, je ne sais même plus pour quelle raison, mais bon, j’imagine que ce n’est plus d’actualité. » Ta gueule, Andreï. Je sais.

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MessageSujet: Re: You must be kidding | Andreï   Sam 26 Sep - 19:39

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Andreï & Seraphina

La première réponse que donna Seraphina parut surprendre son pseudo-agresseur. La jeune femme n’y prêta pas plus attention que ça. De toute façon, elle avait du mal à le comprendre. Tout ce qu’elle devinait en regardant son visage, c’était qu’il voulait être partout sauf ici. Et s’il faisait toujours cet air, la daybreaker en serait sûrement agacée. Comme si le fait de se tenir auprès d’elle était absolument insupportable. Quoiqu’en y réfléchissant, elle en avait l’habitude, alors comme toujours, elle finirait par ne plus le remarquer. Seraphina croisa les bras en attendant que l’homme analyse sa carte. A son plus grand étonnement, il s’agaça. Elle n’attendait pas à ce qu’il lui saute dans les bras mais elle se demandait… Avait-il le droit de s’adresser à elle sur ce ton ? La blonde avait froncé les sourcils. « Je ne me fous pas de ta gueule. Et je n’ai jamais dis que tu allais me servir de chauffeur. J’ai dit que je voulais en apprendre plus sur toi. Est-ce que tu comprends quand je te parle ? » insista-t-elle en articulant avec exagération. Il n’avait pas été agréable alors elle ne l’était pas non plus. Avec Seraphina c’était donnant donnant. Cette première rencontre s’avérait particulièrement houleuse. Mais pour une fois, la jeune femme n’était pas la seule à ne pas vouloir y mettre du sien.

Lorsqu’elle lui demanda son nom, l’homme releva la tête et se mit à la regarder. La daybreaker en fit de même. Ce n’était pas par défi mais simplement par mimétisme. Après quelques secondes de silence, Seraphina obtint un nom. Constant. C’était le premier qu’elle croisait. Elle hocha légèrement la tête. Elle se demanda alors pourquoi on ne l’appelait plus comme ça. D’où venait-il et qu’avait-il fait pour se retrouver aux bottes d’un sorcier maléfique ? Car oui, il fallait l’être pour réduire un être en esclavage, c’était un fait. « Très bien Constant, alors je t’appellerais comme ça. Je m’appelle Seraphina, tâche de t’en souvenir. Parce que je crois qu’on va se croiser souvent maintenant. » dit-elle en souriant. Un petit sourire satisfait. Qui n’aurait pas été heureux d’avoir quelqu’un sous ses ordres ? Pour le moment la jeune femme ne savait pas trop comment elle allait s’y prendre. Est-ce qu’il y avait des règles spécifiques ? Des choses que Constant ne ferait sous aucun prétexte ? Un courant d’air chaud traversa la ruelle en sifflant. Seraphina lança un regard vers le bout de cette dernière. Elle n’avait qu’une envie : partir d’ici.

La voix de Constant la sortit de sa réflexion. En l’entendant parler comme ça, la blonde eut un léger sourire en coin. Il n’était sûrement pas la première personne à vouloir la tabasser, ni la dernière d’ailleurs. Voilà pourquoi ses propos l’amusèrent. « Médaillon ou pas, j’ai déjà échappé à plus coriace que toi. Mais j’espère que tu ne tabasses pas des jeunes femmes tous les soirs quand même. Demain, 17h, je t’attendrais. » lâcha-t-elle en tournant les talons. Elle espérait bien que Constant viendrait. Autrement elle se sentirait vraiment bête d’avoir cru à une telle histoire. La daybreaker avait toujours du mal à réaliser d’ailleurs. Et à mesure qu’elle s’éloignait de lui, Seraphina hésita à se retourner. Finalement elle tourna légèrement la tête pour apercevoir le blond au loin. Elle n’avait pas rêvé. Elle verrait bien. Pour l’instant elle devait rentrer. Traîner la nuit n’était pas son activité favorite. Surtout lorsque sa chasse avait porté ses fruits et qu’elle n’était pas accompagnée. Jamais en se réveillant ce matin elle n’aurait imaginé une telle fin de journée. Elle vint effleurer son médaillon du bout des doigts. Elle se disait qu’elle avait vraiment fait une bonne affaire en l’achetant. Mais qui avait prêtre assez ignorant pour le laisser se perdre ainsi dans la nature ?

RP TERMINÉ  

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« Double Je »
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You must be kidding | Andreï

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