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 New York est bien loin | Seraphina

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MessageSujet: New York est bien loin | Seraphina   Mar 21 Juil - 12:52

Malgré le fait que le French Quarter ne se situe qu'à quelques rues de chez toi, une dizaine de minutes de marche, plus exactement, il n'a rien à voir avec le quartier de Tulane. Quelques pâtés de maison et c'est tout un nouveau monde qui s'offre à toi. De toute évidence, ce quartier est habité par des individus aux revenus très élevés. Les rues sont rassurantes par leur calme, leur clarté et leur propreté, mais elles n'en deviennent ennuyeuses pour autant. Elle dégage même une certaine chaleur et un certain détachement à commencer par un détail particulièrement étrange qu'on trouve rarement dans l'Est : les gens, même s'ils sont de parfaits inconnus, se saluent. Tu as l'impression d'avoir traversé la moitié de la ville pour gagner le quotidien de personnes ayant leur propre éthique, leur propre langage, leurs propres manières. Ton jean enfoncé dans tes Dr Martens mal lacées et ta veste de cuir s'ouvrant sur ton tee-shirt blanc ne font pas tâche comme ils pourraient le faire dans d'autres quartiers beaucoup plus pompeux. La modestie accueillante t'ouvre les bras et te met en confiance, alors que le crépuscule se fait entendre attendre à dix-neuf heures. L'été se traîne, interminablement.

Tu reconnais l'immeuble de Wesley que tu tentes d'aller saluer sans succès. Redescendant les deux étages, tu t'extirpes de l'habitation avant de traverser les rues pour gagner la maison de Seraphina suivant les indications qu'elle a pu te donner la dernière fois que vous avez réussi à vous croiser. C'est en effet la première fois que tu vas y pénétrer ; étrange sachant que tu connaissais la maison de ses parents par cœur. Tu y as passé des après-midis entiers, parfois des nuits quand vous étiez enfants. Elle te gardait jalousement pour elle, laissant son frère et sa sœur jouer dans leur coin. C'était le bon vieux temps, le temps des jeux, le temps des anniversaires fêtés ensemble, le temps de l'insouciance. Le temps de New York. Un temps que parfois tu aimerais rejoindre l'espace d'une journée afin d'y revivre les émotions joyeuses et les espoirs d'avenir. Les yeux rivés sur le papier froissé marqué de l'écriture fine de ton amie, tu t'arrêtes finalement au milieu de l'avenue avant de gagner le perron de la petite maison. Rien que l'extérieur confirme qu'il s'agit bien de la maison de Seraphina ; ou est-ce peut-être parce que tu la connais bien.

Fourrant le petit papier dans ta poche, tu frappes le panneau de la porte d'une phalange repliée. Trois coups se répercutent dans les fibres du bois et tu attends patiemment, ton regard embrassant l'avenue qui ressemble à s'y méprendre à l'ancienne qu'elle habitait autrefois. Tu salues une personne totalement inconnue qui passe devant la maison en commentant la chaleur habituelle et le beau soleil qui brille dans le ciel, et tu la regardes s'éloigner au coin de la rue en poussant son landau, sa fille accrochée aux barreaux trottinant joyeusement à côté d'elle.
Oui, songes-tu quand la porte s'ouvre enfin ; New-York est bien loin.
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MessageSujet: Re: New York est bien loin | Seraphina   Mer 22 Juil - 9:53

New-york est bien loin

Loon & Seraphina

Le temps était radieux et la chaleur étouffante. Pourtant Seraphina était restée enfermée chez elle durant toute la matinée. Elle s'était levée pour finalement s'avachir sur son canapé. Les rayons du soleil qui tapaient contre les rideaux tirés donnaient à la pièce une teinte orangée chaleureuse. Seraphina semblait lasse. Elle n'avait envie de rien faire. Bien qu'elle soit une femme énergique et travailleuse, comme tout le monde, elle savait apprécier ses jours de repos. Malgré la clim la daybreaker semblait suffoquer. Elle se releva de son canapé pour aller se rincer le visage dans la salle de bain à l'étage. Mais tandis qu'elle attachait sa chevelure blonde, elle entendit toquer à la porte. Ses yeux se plissèrent. Elle n'attendait personne. Ou du moins, elle pensait n'attendre personne. La daybreaker redescendit alors les marches et traversa son salon à toute vitesse. Une fois devant la porte, elle plaqua quelques mèches rebelles et s’efforça de sourire en ouvrant cette dernière. Le sourire se fit plus naturel lorsque Loon apparut devant ses yeux.

« Loon ! Quelle bonne surprise. Entre je t'en prie. » dit-elle en se décalant pour laisser son ami pénétrer à l'intérieur.

En se décalant, elle jeta quelques œillades aux passants puis ferma la porte une fois le brun entré. Seraphina semblait soulagée. Elle n'aurait pas eu la force d'accueillir quelqu'un d'autre que Loon. Avec lui elle pouvait être naturelle. Car son ami semblait être la seule personne à l'accepter malgré son aura maléfique. Comme s'il voyait, à travers ses actes immondes, une part de bonté. C'était assez spécial. Mais ces deux là se connaissaient depuis tellement longtemps que Seraphina ne se posait plus de questions. Elle profiterait de cette visite pour révéler une part de vérité à Loon. Aussi sombre soit-elle. Elle se sentait coupable de lui avoir caché depuis tout ce temps. Même si en soit, c'était pour le préserver. Mais le temps était venu. Et puis vu sa non-réaction à la mort de Julian, il fallait bien qu'elle s'explique. Elle ne pouvait pas continuer à passer pour un être dépourvu de coeur sans donner d'explications.

Sortant de ses pensées, la jeune femme vint donner une brève accolade à Loon avant de s'avancer dans le salon. C'était une pièce vaste aux couleurs chaudes. Les murs peints en orange étaient ornés de quelques peintures colorées. Un parquet en bois sombre décorait le sol. Au milieu de la pièce un immense canapé crème en forme de L sur lequel étaient éparpillés -en pagaille- quelques coussins oranges. Sur la table basse trônait des dossiers poussiéreux. « Je suis désolée, c'est un peu le bazar... Mais viens, assieds-toi. Je pense qu'on a pas mal de choses à se dire. » dit-elle en passant une main dans sa nuque. Est-ce que Seraphina avait soudainement envie d'avoir la conscience tranquille ? Pas vraiment, parce que pour ça il aurait fallut qu'elle se sente coupable. Et même si elle se sentait désormais délestée d'un poids, la culpabilité était quelque chose qui restait inconnu à ses yeux. Pour l'instant du moins.

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MessageSujet: Re: New York est bien loin | Seraphina   Mer 22 Juil - 10:51

Ravi de savoir que ta visite est une bonne surprise pour ton amie d'enfance, tu ne perds pas le temps de rentrer dans la maison fraîche et serre la jeune femme dans tes bras au moment où elle te donne une simple accolade.

« Ma petite Sera, tu m'as manqué. »

Petite d'un an de plus que toi, mais petite quand même. Tu la relâches pour la laisser gagner son salon d'un air détaché, en tenue décontractée et cheveux en bataille, loin de la Seraphina propre sur elle que tu as vu lors de votre dernière rencontre. Tu apprécies ce que tu prends comme un gage de confiance car ton amie n'a pas l'air d'être le genre à recevoir n'importe qui sans être tirée à quatre épingles. Tu ne l'as pas vue depuis de longues semaines, tu n'as pas donné la moindre nouvelle parce que les réseaux téléphoniques sont complètement kaput, et pourtant elle t'accueille comme si vous vous étiez quittés hier, comme l'amie d'enfance liée à toi depuis plus de vingt-cinq ans. Il n'y a plus de pudeur entre vous depuis longtemps. Tu l'as vu plusieurs fois dans diverses tenues particulièrement intimes lorsque vous étiez enfants, sans que cela ne te gêne outre mesure et puis, franchement, le bazar...

« Ca va, c'est loin de ta chambre qu'on rangeait ensemble quand on était gosses.»

Un sourire aux lèvres, tu te sépares de tes chaussures délacées et de ta veste que tu accroches sur le dossier d'une chaise qui passe par là. Gagnant le salon, tu t'approches du canapé et replies une cheville sous ta cuisse avant de t'installer à ses côtés, tandis qu'elle t'annonce directement la couleur de votre prochaine discussion. Seraphina n'a jamais été, n'est pas, et ne sera jamais une femme de sous-entendus qui tourne perpétuellement autour du pot jusqu'à ce qu'on comprenne le message qu'elle veut nous faire passer. C'est pour cela que tu l'aimes, que tu l'adores, que tu t'attaches à elle. C'est la plus longue connaissance à qui tu n'as jamais menti et qui ne t'a jamais rien caché...enfin, en tout cas, jusqu'à présent.

« Des choses à nous dire ? » t'étonnes-tu. « Qu'est-ce qu'il se passe, ça ne va pas ? »

La même lumière dans les yeux tu t'inquiètes soudainement. La dernière fois que tu as retrouvé Aubin, c'était dans un lit d'hôpital après une tentative de suicide. La dernière fois que tu as trouvé Alvin, il était bien vivant mais pour t'annoncer la mort d'un de vos plus proches amis. Tu te mords la lèvre en imaginant le pire tout en lui souhaitant le meilleur. Seraphina n'est pas comme d'habitude, même si tu ne peux pas parler d'habitude pour une personne que tu n'as pas vu depuis dix ans sans compter vos retrouvailles. L'un de tes bras passe par dessus le dossier du canapé pour se perdre dans le vide. Alors quoi, il va se passer quoi maintenant ? Qui est mort ? Que t'a-t-elle caché ? Que va-t-elle enfin te révéler dans la crédibilité discutable de son jogging ?
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MessageSujet: Re: New York est bien loin | Seraphina   Ven 24 Juil - 9:06

New-york est bien loin

Loon & Seraphina

L'évocation du passé avait arraché un sourire à Seraphina. Sa chambre d'enfant. Elle avait tellement changé qu'elle avait du mal à imaginer qu'un jour, elle avait été une petite fille innocente et fragile. Elle n'aurait pu deviner que sa vie prendrait une tournure aussi dramatique. Pour l'instant elle suivait Loon dans le salon et s'installa près de lui sur le canapé. D'un geste lent, elle ôta l'élastique qui emprisonnait ses cheveux et secoua doucement la tête. Elle prit une grande inspiration avant d'affronter le regard de son ami. Un regard que personne n'avait posé sur elle depuis longtemps, un regard inquiet. Dans un sens, Seraphina aurait pu sourire, mais le coeur n'y était pas.

« Je.. comment lui dire ? La malédiction s'acharnait, on aurait presque cru à une mauvaise blague. Le comique de répétition ne marcherait pas cette fois, c'était sûr Julian est mort. » lâcha-t-elle tout simplement. Elle semblait bizarrement soulagée. La vérité était qu'elle l'était, soulagée. Il ne restait plus qu'une personne capable de mettre sa vie en danger : Andrew. Son ex-mari, l'amour de sa soeur. Mais elle n'avait pas entendu parlé de lui depuis un moment et espérait qu'il avait renoncé à se venger d'elle. Seraphina soupira en relevant ses yeux clairs vers ceux de Loon. « Tu sais, j'en ai toujours voulu à mon frère. Depuis qu'il a débarqué dans ma vie. Il m'a pourri l'existence. Me venger de lui était un de mes buts ultime. Et maintenant, je me sens... Vide. » Seraphina ne se cachait plus. Dans sa voix teintée de sincérité, on pouvait percevoir toute la haine du monde. Et tant pis si Loon la prenait pour un être sans coeur et dénué de compassion. Il fallait qu'elle s'ouvre à quelqu'un. Quelqu'un qui, quoiqu'elle dise, continuerait de l'écouter. Mais avant d'en dire plus, la jeune femme laissa son ami avaler la nouvelle.

« Je ne t'ai pas demandé mais, est-ce que tu as faim ou soif ? » l'interrogea-t-elle comme si leur conversation était des plus banales. Elle réfléchit un instant, dans cette maison il n'y avait pratiquement rien à manger. Puisque la nourriture préférée de la Daybreaker ne pouvait -malheureusement- pas se stocker. En entendant un bruit, Seraphina tourna la tête. Un large sourire étira ses lèvres lorsqu'elle en aperçut la source. Cilaos, son chat venait de revenir d'une balade. Il était gris foncé, avait le pelage tigré et les yeux d'un vert perçant. Il était également le seul être à tout savoir de Seraphina, et sûrement l'un des êtres vivants qu'elle appréciait le plus. L'animal vint se frotter à la jambe de Loon avant de délicatement sauter sur les jambes de sa maîtresse. La jeune femme lui caressa le crâne. « Cilaos je te présente Loon. C'est un ami. » l'animal avait les yeux fixés sur le jeune homme et agitait doucement sa queue. A vrai dire, à l'image de sa maîtresse, il n'était pas agréable avec grand monde.

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MessageSujet: Re: New York est bien loin | Seraphina   Ven 24 Juil - 12:37

Tu n'as pas vu Seraphina mal à l'aise depuis des lustres, même lorsqu'elle s'est retrouvée pour la première fois nue devant toi alors que tu dormais chez elle, au début de votre adolescence. Non, en fait, elle n'a jamais été aussi mal à l'aise. Tu fronces les sourcils, le cœur battant, attendant le pire. Tu déglutis difficilement alors qu'elle-même semble éprouver le plus grand mal à te confier ce qui lui pèse sur le cœur.
Lorsque la vérité tombe enfin comme une pierre sur le sol, elle se détend irréfutablement. Et le pire dans tout ça, c'est que tu t'y étais attendu. Aubin t'as annoncé de manière plus ou moins détournée qu'il voulait en finir, Alvin t'a annoncé que Liam, votre ami commun, était décédé. Maintenant, c'est Seraphina qui t'annonce que Julian, son frère, a passé l'arme à gauche...et que l'arme en question semble être elle.

« Je suis désolé. »

C'est bien ce qu'on dit dans ces moments là, non ? Tu ne parviens pas à être triste, parce que tu n'as jamais vu la mort comme un concept péjoratif ; dans certains pays, n'organise-t-on pas de grandes et joyeuses fêtes pour accompagner le mort dans l'au delà ? Tes mères ne t'ont jamais appris à pleurer les décès, ne t'ont jamais appris à tirer la tronche aux quelques rares enterrements que tu as du vivre. Tu ressens peut-être une certaine mélancolie vis à vis de tes plus proches – tu penses notamment à Liam – pour les autres, ils t'ont surtout quitté parce que leur vie avait décidé de mettre un point final à leur existence. Tu n'as jamais cherché plus loin. Les gens naissent et meurent, c'est le cycle de la vie. S'ils ne sont pas tués, la vie le fait, tout est une question de temps ; il est plus court pour certains que pour d'autres.

« C'est bien de me le dire, je vois que ça te soulage. Je suppose que c'est normal de ressentir un vide quand une partie de nous-même nous quitte. Je ne peux pas comprendre ça, comme tu le sais... »

Si, tu peux le comprendre plus ou moins, puisque tu as une relation presque viscérale avec Aimée ou Shandro, que tu considères comme une sœur et un frère. Mais rien ne remplacera les liens du sang, qui sont indéniables et évidents. Elle détache ses cheveux, les laissant choir sur son épaule tandis qu'un nouveau protagoniste s'ajoute à la scène. Tu regardes avec un sourire le chat déposer son odeur le long de tes jambes avant de gagner la proximité de sa maîtresse, semblant te défier du regard. Tu tends la main pour saisir la sienne, entremêlant vos doigts.

« Ca va aller tu sais. Je suis là moi. Je ne peux pas le remplacer mais...Je peux faire ce que je peux, on se connaît bien après tout. Il faut sourire, la vie n'est pas si triste. »

Elle vient de t'avouer de but en blanc que son frère est décédé, mais tu lui souris et la réconfortes. Oui, normal.
Il est terriblement normal de mourir maintenant.
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MessageSujet: Re: New York est bien loin | Seraphina   Lun 27 Juil - 12:41

New-york est bien loin

Loon & Seraphina

Comme à son habitude, Loon se voulait compréhensif. Seraphina aurait presque été frustrée de cette réaction quasi inexistante. Mais en même temps, elle ne s'était pas attendue à autre chose de la part de son ami. Il l'avait toujours soutenue quoiqu'elle fasse. La daybreaker passa une main dans ses cheveux. Le problème était que Loon ne comprenait pas. Mais ce n'était pas de sa faute. Seraphina n'avait jamais réellement expliqué d'où lui était venue sa haine. « Je suppose que ça l'est normal. Mais tu ne comprends pas Loon. La mort de Julian ne me rend pas triste, au contraire. Enfin... Ça me fait bizarre qu'il ne soit plus là mais.» Mais ? Elle ne savait pas vraiment. Elle se pinça les lèvres en continuant de caresser le crâne du chat posé sur ses cuisses. Bien qu'elle sache pertinemment que Loon ne lui en voudrait jamais, elle avait du mal à lui avouer la vérité. Ses paroles rassurantes rendaient d'ailleurs la tâche encore plus difficile. Elle finit par prendre une grande inspiration et se redressa. Elle serra avec conviction la main de Loon et le regarda droit dans les yeux.

« Ecoute Loon tu ne sais pas tout. Je n'ai jamais aimé mon frère autant que j'aurais dû le faire. Quand ma soeur est morte, j'ai pris sa place et accusé mon père du crime elle parlait assez vite et ne lâchait plus son ami des yeux tout le monde a cru que c'était moi qui était morte. Jusqu'à ce que Julian découvre la vérité et ruine ma vie. Je voulais juste une seconde chance tu comprends ? Je voulais juste être celle que tout le monde appréciait et pas le vilain petit canard. » Elle soupira. Son histoire, la vraie, peu de personnes la connaissait. Parce que la jeune femme n'était pas du genre à se confier. Elle n'aimait pas s'ouvrir, elle voyait cela comme une faiblesse. Mais Seraphina savait que Loon ne la trahirait jamais. Qu'il pourrait même la rassurer. C'était assez étrange car ces actes, pour n'importe qui, auraient été qualifiés d'immondes, mais pas pour Loon. Lui qui semblait être le seul à voir du bon dans l'être diabolique qu'était la daybreaker. Cilaos ronronnait paisiblement, il semblait loin de tout soucis. Et finalement, Seraphina aussi.

« Je lui en voulais à mort. Et quand il a perdu la mémoire, je m'étais dis que c'était l'occasion où jamais de me venger. Mais je n'avais pas prévu pour autant de le tuer. Alors tu imagines bien que sa mort me fait... bizarre. Tu penses que je suis un monstre ?» demanda-t-elle. Seraphina était parfaitement consciente d'en être un, de monstre. Mais la question portait plus sur la vision qu'avait son ami d'elle. Si Loon ne la voyait pas comme tous les autres alors elle en serait soulagée. Parce que son avis à lui, comptait bien plus que celui de n'importe qui. D'ailleurs le jeune homme semblait ignorer sa nature nouvelle. Mais pour l'instant, Seraphina estimait que le flux d'informations était déjà bien chargé.

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MessageSujet: Re: New York est bien loin | Seraphina   Lun 27 Juil - 17:27

Comme à chaque fois que tu fais apparaître les lueurs bénéfiques du caractère de la plus grande des crapules, cette dernière te regarde comme si tu venais d'une autre planète et cherche par tous les moyens à te faire cracher le moindre reproche. C'est ce qu'il se passe actuellement, alors que Seraphina s'évertue à t'assurer que tu n'as rien compris. Si, tu as parfaitement compris, Julian est mort et ça ne la touche pas. Cela fait-elle d'elle une femme son cœur ? Bien sûr que non. Soit elle ne veut pas montrer ce qu'elle ressent, soit elle voit la mort comme le début d'une autre chose, une fatalité peut-être triste, mais à laquelle il faut se faire. Ca n'est pas dans les mœurs occidentales, donc ça peut choquer, voir révolter. Pourquoi la blâmerais-tu alors que tu ressens strictement la même chose ?
Ta meilleure amie se saisit de ta main comme si cela pouvait améliorer votre connexion et ta conception des choses. Tu la laisses t'étreindre, ton regard clair vissé dans le sien, écoutant ses paroles, buvant ses reproches, analysant ses crimes. Tu te tends légèrement, avant de lâcher un soupir. Tes doigts viennent raffermir la prise qu'elle a engagée autour de ta main, et celle qui était libre se pose sur votre lien charnel pour en apaiser la tension.

« Tu as toujours été dans l'ombre de ton frère et de ta sœur, Seraphina, et tu l'as si mal vécu que tu as voulu revenir sur le devant de la scène, car ce n'est pas contre ta sœur ou contre ton frère que tu étais en colère, c'est contre tes parents. »

Tes propos sont d'une banalité affligeante. Tu ne cherches ni à l'enfoncer, ni à la consoler, tu décryptes les événements du point de vue neutre de celui qui a vécu toute son enfance avec elle, qui a connu sa sœur et son frère. Les parents de Seraphina ne lui ont jamais porté l'attention qu'elle méritait. Elle s'effaçait toujours et tu étais cette lueur qui la replaçait au centre de tout lorsque tu venais chez elle, lorsque vous fêtiez vos anniversaires ensemble.

« Le besoin d'amour et d'attention que nous ressentons nous pousse parfois à faire des choses terribles, des choses qu'on ne regrette pas parce qu'elles sont réalisées pour notre bien. Parce que tout ce qui nous importe c'est de guérir cette douleur de l'ombre qui sommeille en nous. Tu as besoin de tendresse, Sera, tu as besoin d'amour et tu n'as jamais trouvé tout cela. »

Mais toi, tu peux le lui donner. Tu peux aimer pour deux. Tu peux lui apporter cette chaleur qui lui manque, qui rend sa main si froide, son cœur si triste, ses yeux aussi ternes que la tenue qu'elle porte aujourd'hui. Le petit soleil qu'elle était enfant te manque cruellement. Tu salues avec une admiration muette le courage dont elle se saisit pour te révéler ce qui lui pèse, car ainsi elle purge sa pénitence. Elle s'affaiblit, elle s'humilie, elle la grande et fière Seraphina qui n'a jamais demandé de l'aide à personne, qui ne s'est jamais confiée à personne.

« On ne peut pas être aimé de tout le monde. Il faut se satisfaire des gens qui nous apprécient et les apprécier en retour. Je t'apprécie moi, je t'aime beaucoup, je suis toujours là pour toi. Tout ce que tu me dis, c'est du passé, on ne peut rien changer. Il faut que tu avances, maintenant. »

Ta main libre se dresse sur ses doigts pour caresser le dos de sa main, tenter de l'apaiser. Ton regard n'a pas changé, il vibre de cette intensité que tes sentiments pour ceux que tu aimes lui donnent. Tes caresses sont comme le ronronnement du chat qui se repose sur ses cuisses, indifférent à la tension qui règne dans la pièce.

« Personne n'est un monstre, Seraphina. Les monstres sont ceux qui n'ont pas de sentiments. Et le vide ressenti par la perte d'un proche est un sentiment. »
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MessageSujet: Re: New York est bien loin | Seraphina   Mer 5 Aoû - 13:09

New-york est bien loin

Loon & Seraphina

Les yeux de Seraphina scrutaient Loon. Avides de la moindre réaction de sa part. Le regard du jeune homme allait-il perdre sa bienveillance ? La surprise ne fut que partielle lorsque finalement, Loon trouva une excuse toute faite pour son amie. Dans un sens, il n'avait pas tord. Seraphina avait commencé à changer lorsque l'attention qu'on lui portait fut mise au profit de son frère et de sa soeur. Tout ce qu'elle récolta à ce moment là, fut le titre de cinquième roue du carrosse. Pire, elle se sentit mise à l'écart, délaissée, inutile. Plutôt que de s'apitoyer sur son sort, la jeune femme avait nourri une haine que personne ne put jamais apaiser. Jusqu'à maintenant. Et tandis que la blonde souriait légèrement, ses doigts continuaient de fermement tenir la main du brun. « Tu n'as peut-être pas tord. Mais ce sont eux qui en ont fait les frais en tout cas. Et puis heureusement que tu étais là quand même. » conclut-elle avec nostalgie. Tout semblait si simple avant. New-york lui manquait. Seraphina soupira, lasse. Jamais elle ne pourrait redevenir qui elle était avant la mort de Persephone et de Julian. Jamais elle ne pourrait se débarrasser du sang qu'elle avait sur les mains.

Aussi bizarre que cela puisse paraître de l'extérieur, Loon continuait de soutenir Seraphina. Comme s'il était parfaitement incapable de voir le mauvais côté d'une personne. La blonde lui en était reconnaissante d'ailleurs, car des amis, elle n'en avait pas énormément. Et surtout, elle ne faisait confiance qu'à un cercle très réduit. En d'autre termes : gagner la confiance de la daybreaker était une chose plus que difficile. Et pourtant, Loon l'avait presque instantanément acquise lors de leur première rencontre. Aussi jeunes étaient-ils. Le pire dans les dernières paroles qu'avaient prononcé Loon, était la vérité qu'elles contenaient. C'était exactement ça. Seraphina avait toujours manqué d'amour, aussi cruellement que cela pouvait être possible. La tendresse ? Elle ne connaissait pas non plus. Ou peut-être de loin. « Peut-être... Peut-être que tu as raison après tout. Peut-être que je manque d'amour. Ca semble tellement cliché, sortez les mouchoirs. » dit-elle sur le ton de la rigolade pour détendre l'atmosphère. « Merci d'être là Loon. » un fin sourire étirait ses lèvres tandis qu'elle continuait de regarder son ami avec reconnaissance.

C'était incroyable mais Loon avait dit tout ce que Seraphina voulait entendre. Pire encore, ce fut la seule et unique personne à lui avoir jamais dit "Je t'aime". Elle en aurait presque grimacé tellement c'était étrange. Oh bien sûr, si elle aimait beaucoup son ami, elle n'irait jamais lui dire de vive voix, pas encore du moins, elle n'était pas prête. Alors elle se pencha légèrement en avant, assez pour déposer un baiser sur le front de Loon. « Tu es vraiment génial comme mec, tu l'sais ça ? Et puis tu sais, je serais toujours là pour toi aussi. Tu l'sais pas vrai ? » elle l'espérait en tout cas. Et puis peut-être avait-il raison. Peut être que Seraphina n'était pas un monstre ? Tout était subjectif. Ce qui comptait à présent était que Loon ne la considère pas comme tel et cela l'apaisait réellement. Après s'être détendue, elle reprit ses caresses sur le crâne de Cilaos. « Et toi, est-ce que tu vas bien ? Avec tout ça je ne t'ai même pas demandé. »

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« Double Je »
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New York est bien loin | Seraphina

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