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 Way of the fist (pv.)

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Féminin
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↳ Date d'inscription : 28/08/2012
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↳ Avatar : Ben Barnes
↳ Age du Personnage : 30 ans, 781 en réalité
↳ Métier : Co-gérant du Little Darlings (shadowhunter infiltré)
↳ Opinion Politique : Pro-Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : 3
↳ Playlist :
The Devil's own feat 5FDP • Animal feat Disturbed • My name is Stain feat Shaka Ponk • Do or Die - Night of the Hunter feat 30 STM • On my Own - Play Dead feat Killing Bono OST • Madness feat MUSE • Hustler feat JOSEF SALVAT •

↳ Citation : There's a battle between two wolves inside us all. One is Evil. It is anger, envy, jealousy, and ego. The other is Good. It is joy, love, hope, and faith. Which wolf wins? The One you feed
↳ Multicomptes : Aleksi S. Lenaïk & Regan Faulkner
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MessageSujet: Way of the fist (pv.)   Mar 21 Juil - 21:41

way of the fist
AND I WILL FIND THE ENEMY WITHIN 'CAUSE I CAN FEEL IT CRAWL BENEATH MY SKIN. DEAR AGONY, JUST LET GO OF ME. SUFFER SLOWLY, IS THIS THE WAY IT'S GOT TO BE, DEAR AGONY?


Chasser les idées noires. Les voir disparaître comme les ombres sur le parquet fuient devant le soleil. Il a passé sa journée affalé sur son lit. A contempler le plafond sans le voir. Les déchirures dans son dos se referment à peine. Sa grève de la faim appose ses effets sur les épaules du pauvre loup. Affaiblit l’organisme et les dons qu’il renferme. Le Hunter caresse du bout des doigts les lignes imparfaites des cicatrices qui dorment sur son torse. Certaines sont vouées à partir. Les autres, condamnées à rester. Les phalanges dévient de leur trajectoire, suivent la ligne de son ventre amaigri. Une profonde inspiration accompagne la caresse et les paupières se ferment lentement. Il s’enlise dans ses chimères, appose dans son esprit les courbes de sa cousine. La dessine avec une envie qui le pousse à se mordre la lèvre quand il pousse sa langoureuse exploration contre la peau tendue de son bas ventre. Des frissons lui lacèrent l’échine et la chair de poule vient courir le long de ses bras. La chaleur lui envahi le corps, pousse ses hanches à se tendre, cambrant ses reins. La douleur fuse de ses vertèbres fracassées et c’est toute sa carcasse qui se fige. Le soupir qui lui échappe est un savant mélange de plaisir et de douleur. Les dents mordent plus fortement la lèvre, font perler le sang sur la peau fragile. Une nouvelle inspiration brise le silence, et les sourcils se froncent. Les chimères se brouillent, vacillent. Les traits familiers de Cora s’effacent. Cèdent lentement leur place à la glace d’un autre visage. Nymeria. Son cœur tressaute, bute contre ses côtes. Le fantasme oscille entre deux entités qui le hantent. Dans un hoquet de frustration, la main abandonne ses intentions et revient se poser sur le matelas.

Le souffle court, Stain reste dans le noir de ses paupières closes. Jusqu’à lors parcourut par les vagues d’un plaisir naissant, les traits fatigués du soldat se muent en une expression de profond désespoir. Lentement, il se redresse et s’assoit au bord du lit. Les coudes sur les cuisses, le soldat enfoui son visage dans ses mains pour tenter de faire disparaître le trouble venu le prendre à la gorge. C’est toute la fatigue qui l’accable qu’il essaie d’effacer à l’aide de sa paume. Tu devrais aller prendre l’air. C’est mauvais de rester enfermé ici. La compassion qui résonne dans la voix fantomatique le fait frissonner. Un nœud vient s’enrouler autour de sa gorge et le changeur ravale un sanglot tout en se levant. La douleur fuse dans ses reins, l’oblige à se recroqueviller dans un soupir le temps que les muscles se détendent. Il jure, peste, crache son venin contre le vide. Contre lui-même. Les insultes pleuvent sur ses épaules et pour achever le tableau de son état de nerfs, il bute rageusement dans une godasse laissée au milieu du passage. Et dans la seconde alors qu’il se traîne jusqu’à la salle de bain.

Sa dernière sortie continue encore de le gêner. Marquée sur sa peau et dans son esprit. Incartades d’un fou se laissant mourir ayant de plus grandes répercutions qu’en temps normal. Trop épuisé pour supporter les heurts et les pertes de sang, le corps en perdition n’a pas hésité à le faire comprendre à son propriétaire, l’astreignant au repos pendant deux bonnes journées. Vie de merde… Le loup a finalement pris la décision de quitter sa tanière. Sans pour autant trop s’en éloigner. Il déambule dans les rues pleines de monde, s’enivre des arômes de la fin de journée et se laisse griser par les notes de musiques qui l’environnent. Il oublie, abandonne ses noires pensées dans un coin de sa tête et se laisse happer par cette énergie qui se répercute contre les parois de sa carcasse vide. La douleur reste présente, latente elle se couple à cette peine qui le dévore un peu plus chaque jour malgré tous ses efforts pour la faire disparaître. Elle ne disparaîtra pas. Qu’importe ses efforts, il est condamné à vie. A traîner cette ombre qui lui écrase les épaules et le cœur. Alors comme pour se convaincre qu’en cette chaude soirée en plein cœur du quartier le plus animé de la Nouvelle-Orléans, il parviendra à l'oublier un instant, Stain s’engouffre dans l’un des bars de la rue. Habitué du lieu pour sa chaleur et la musique qu’on y joue, le loup passe difficilement inaperçu lorsqu’il se glisse entre les tables pour se mêler aux membres du groupe de jazz présent sur scène. Des potes à toi ? Le Hunter accorde un infime sourire en direction de sa défunte cousine tout en savourant la chaleur d’une nouvelle accolade, avant de rejoindre le bar. Il s’y accoude et n’a pas besoin de dire quoi que ce soit, que déjà un verre se pose devant lui. Il y porte son attention, se perd dans les nuances ambrées du liquide dont la seule odeur parvient à le déranger. Stain oscille entre l’envie d’y tremper les lèvres et de se démolir le museau comme un vieil alcoolique. Et le besoin dérangeant de repousser le verre le plus loin possible de ses narines.

« - Tu as une sale mine Stain… » La voix lui chatouille l’oreille au même titre que les cheveux qui lui caressent la peau. C’est une moquerie qui le fait à moitié sourire. La réplique tarde à venir, mais la moqueuse en profite pour s’installer sur le tabouret à côté de lui. Petite brune aux prunelles aussi noires que les siennes, il s’est entiché de ses sourires et de son ton sarcastique. « - Ca fait longtemps que je ne t’avais plus vu. On commençait à s’inquiéter. » Elle prend soin de ne pas mentionner le drame. Enveloppe son timbre d’une chaleur compatissante qui le fait frissonner. La sensation gagne en force lorsqu’elle appose sa main contre sa cuisse, rapprochant son siège d’un mouvement de hanches qu’il ne peut s’empêcher de lorgner. Les phalanges qui effleurent son jean l’oblige à changer de position sur son siège tout en se raclant la gorge. Ce n’est pas de la gêne qui le pousse à faire preuve d’un tel malaise. Mais bien ce qui se trame sous sa peau. Les nerfs et les envies à fleur de peau, le loup se retrouve enchaîné à ses propres passions. Détruit, plus que jamais pas ses démons qui le dévorent tout entier.


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MessageSujet: Re: Way of the fist (pv.)   Sam 8 Aoû - 0:00

Les pavés étaient lattés par les pas d’un homme furibond. Oh, mais quel euphémisme. Declan était carrément hors de lui, l’âme en feu, tous les sens bouillonnant d’une rage folle, l’esprit hystérique et les gestes frénétiques. Il traçait sa route sans un regard derrière lui, les iris d'ordinaire d'un bleu limpide d’une noirceur à faire blêmir les quelques passants qui par malheur croisaient sa route pour déglutir. Son coeur cognait fort dans sa poitrine pointée fièrement et ses lèvres se mouvaient dans un flot de paroles sourdes continues. « Je vais lui faire la peau à ce salaud ». Il effleurait par moment son arme de ses doigts usés par les péripéties de durs labeurs professionnels. Il lui collerait une balle entre les deux yeux à ce pourri qui avait osé meurtrir sa prunelle ! Il l’écorcherait vif sur une table de métal à laquelle il aurait mis le feu, tout doucement pour une lente agonie méritée dont il se délecterait avec le plus grand plaisir ! Il le verrait tourner de l'écarlate au noir charbon, sentirait sa peau rôtir doucement, jouirait de ses cris sans fin qui lui seraient tellement doux à ses oreilles ! Oh non Declan n’était pas un taré aux penchants aliénés tout juste bon pour l’asile, ni même un psychopathe rassasié par quelques saignées, il n’était qu’un homme au désir de vengeance, un grand frère aimant et justicier capable de tout pour laver l’honneur d’une soeur blasphémée, au corps souillé et meurtri de toutes parts.

Stain... Un nom qu’il n’oublierait jamais, le prochain sur sa liste noire. Il s’était aventuré jusqu’à chez lui sans la moindre peur mais s’était confronté au néant. Le salaud comme il l’appellait avait déserté le nid pour aller noyer sa culpabilité dans un bon verre d’alcool. Declan avait croisé une voisine qui semblait avoir eu vent de quelques habitudes et affirmé que s’il ne se trouvait pas dans son repère alors, comme beaucoup de monde ces temps-ci, il devait très certainement errer auprès de bar du coin s'il n'y était pas attablé. Après quoi elle lui avait tout simplement offert l’adresse sur un plateau d’argent et même indiqué l’itinéraire pour lui simplifier d’avantage la tâche. Charmante cette donzelle.

Il ouvrit la porte dans un fracas totalement dissimulé par les clameurs d’un cercle d’alcooliques hystériques qui frappaient leurs verres sur une table ronde défraîchie. Les acclamations allaient bon train, semblait-il qu’il y avait quelque chose à fêter cette nuit là. Declan était tout à fait d’accord avec cela, lui aussi lèverai un verre sans plus tarder à la mort d’une ordure de plus qui osait faire du sexe faible son martyr, de sa petite soeur chérie qu’il considérait presque candide qui plus est, la chair de sa chair, le sang de son sang, sa précieuse, une âme innocente que l’on avait torturé par simple désir morbide. Elle, peut-être un tantinet coupable ? Jamais de la vie, cette pensée n’aurait jamais pu traverser l’esprit du skinchanger qui était totalement aveuglé par l’amour qu’il lui portait. Le seul coupable de ce drame éhonté se trouvait dans cette pièce et sous peu dans une tombe qui demeurerait sans chrysanthème, Declan s'en assurerait !

Il srcuta les moindres détails du bar, dévisageant chaque ivrogne avec une concentration assassinne. L’homme qu’il cherchait n’était guère plus vieux que lui, avait la chevelure brune et toute aussi longue que la sienne, un regard noisette quelque peu résigné par la dureté de l’existence. Ses sources étaient fiables, il n’en doutait pas le moins du monde. Aussi, il ne mit que très peu de temps avant de repérer celui qu’il cherchait avec tant d’avidité meurtrière. Le bourreau se jouait d’une autre potentielle victime, une aguicheuse aux sombres prunelles semblant toute tombée dans ses filets de dramaturge invétéré. Aussitôt, sans la moindre gêne, le skinchanger s’invita à la table de ce duo et vira sans cérémonie la demoiselle à qui il pensait sauver la mise. « Dégage de là ma belle, ton pote et moi avons à discuter ». Son portrait fut peint d’un radieux sourire à peine sarcastique. « Une conversation d’homme à homme ». Il regarda Stain d'un regard qui en disait long sur la haine qu'il éprouvait à son égard avant d'ajouter de sa voix terriblement grave...« Toi et moi avons quelques comptes à régler... Stain si je ne me trompe pas ».
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MessageSujet: Re: Way of the fist (pv.)   Sam 8 Aoû - 20:47


Délaissant le bar pour aller s’installer à une table non loin d’un troupeau de gueulards éméchés, la demoiselle en profite pour offrir à son acolyte de fortune un nouveau verre. Récipient avec lequel il joue, laissant ses longs doigts courir contre le haut du verre dans l’espoir de l’entendre chanter. Et tu imagines qu’ils servent leur tord-boyau dans du cristal toi ?  La moquerie fait naître un infime sourire sur les lippes du Hunter. Elle résonne en même temps qu’une pique lancée par sa partenaire dont la gambette vient se lover entre les siennes, son mollet contre le sien. Il reste impassible cette fois. Se contente de lever un sourcil tout en posant sur la brunette ses pupilles sombres. Il ignore encore ce qui lui a pris de venir ici. Tout en sachant pertinemment que la soirée finirait de cette manière. Que malgré toute sa bonne volonté, il se démolirait le gosier à coup d’alcool fort, et rentrerait dans sa tanière avec le goût d’une femme sur les lèvres. Dépravé notoire, il s’y enfonce sans la moindre gêne dans cette décadence. Oublie les limites de la bienséance et celles qu’il était encore capable de s’infliger quelque mois en arrière. Persuadé qu’il ne lui reste que peu de temps avant de crever la gueule ouverte, le soldat se pourri le corps et l’âme pour qu’il n’en reste plus rien. Juste un tas de merde informe qui se perdra au milieu de tous les autres. Un anonyme de plus qui viendra servir de garde-manger à la vermine. Maintenant ou sept siècles en arrière, son trépas sera aussi glorieux que sa vie. Dans l’excès, mais si facilement oubliable.

La conversation lui effleure les oreilles mais il n’y participe pas vraiment. Perdu dans les dédales de sa déraison, la brunette monopolise l’attention. Une habitude d’ordinaire agaçante, qui lui suave la mise aujourd’hui. Sa voix le berce, apaise ses tourments et les doigts qu’elle courir sur le dos de sa main affolent les frissons lui bouffant l’échine. Exacerbe ses passions et lui donnent envie de se tirer de ce bordel ambulant pour se perdre entre ses bras dans le calme. Le sang en rappel sur la langue, le feu qui lui brûle le dos dès que son t-shirt flirte d’un peu trop près avec la peau déchirée. La voix qui se fraye un chemin au milieu du raffut manque le faire sursauter. Sa compagne se fait gentiment déloger de son siège tout en jetant un regard outré en direction du nouvel arrivant. Elle lève les mains en signe d’impuissance, ouvre la bouche puis fait volte-face dans un haussement d’épaule et retourne poser son joli derrière près du bar. Le loup ne se gêne pas pour la regarder faire, lorgne ses gambettes encore un moment avant de reporter son regard sur le malotru. « - Des comptes à régler ? C’est pas l’endroit pour ça… » Stain en hausse un sourcil et s’autorise une petite analyse visuelle. Il farfouille dans le bordel de sa mémoire, mais non, rien à faire, cette trombine ne lui revient pas. Il s’accoude à la table, se redresse légèrement sur sa chaise pour s’offrir une meilleure position que celle de larve affalée, frôlant l’indécence. Laisse-moi deviner… Pas ton genre, trop viril ?  Pas forcément. Mais au vu du regard que le type lui lance, il n’est pas là pour ses beaux yeux.

« - C’est marrant mais ta tête me revient pas… T’as pas une tronche de dealer, donc t’es pas là pour la poudre que j’ai pas payé la dernière fois. » Le Hunter penche légèrement la tête, et fait flotter sa main entre eux, ses doigts désignant le visage du nouvel arrivant. Avant de venir se poser contre son menton pour en gratouiller la barbe qui s’y loge depuis quelques jours. Non vraiment, il n’a jamais vu ce type de sa vie. Ou alors, sa présence lui a paru trop insignifiante pour qu’il se donne la peine de déranger la sieste de ses deux neurones. « - Tu veux m’embaucher pour faire partie de ta troupe de Vikings mal léchés ? Il me manque des poils pour ça. » Dans un sursaut de génie, le changeur se redresse, un sourire narquois se posant au passage sur ses lippes. Et ses paroles, pourtant légères, se parent d’un cynisme glacial. C’est peut être ça au fond, pour avoir une telle masse de poils sur la tronche, en plein été… Le loup montre les crocs un bref instant, le temps d’un nouveau sourire aussi fugace que le précédent et qui disparaît dans un battement de cils.

« - Non franchement, désolé, vieux, mais je vois pas. Tu t’es trompé de personne. » Lâche-t-il dans un soupir qui se veut navré. Ce qui le fait tiquer, c’est que l’ours connait son nom. Un fait pas si extraordinaire en soi, mais tout de même. Il s’agace tout seul, d’avoir laissé filer un détail aussi important s’il avait vraiment quelque chose à voir avec cet homme. « - C’est quoi ton nom déjà ? Fjord ? Thor ? Beowulf ? » Le silence revient se glisser entre eux. Les isole du reste de la pièce et cette impression dérange le Hunter. Dans un raclement de gorge, Stain achève de s’assoir correctement sur sa chaise. Joue des phalanges contre le bois abîmé de la table et ressent soudain le violent besoin de se lever et d’aller voir ailleurs s’il y est. Le loup flaire les emmerdes, un truc pas net chez ce type. Et l’homme en frissonne. Tiraillé par une vague de crainte et sa soif d’adrénaline.

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MessageSujet: Re: Way of the fist (pv.)   Dim 9 Aoû - 1:14

Il sentait le dépravé qui le dévisageait mais restait de marbre face à cette observation peu subtile, le regard de glace, le coeur battant un peu trop calmement pour prévoir un avenir de bon augure. Et pour seul retour, les lèvres scellées, il jaugea son adversaire à son tour, laissant son esprit de bourreau aliéné se tortiller dans toute son ignorance. Declan jubilait intérieurement, après tout le skinchanger avait un sérieux avantage sur cette cible de choix située au sommet de sa liste noire : lui savait à qui il avait affaire à contrario de ce fumier qui le dévisageait de ses iris inquisitrices. Ce n’était en rien négligeable parce que le blond, lui, était paré à l’affrontement.

Il laissait l’autre déblatérer ses conneries, comme si quelques petites piques à deux balles avaient suffisamment d’emprise pour le heurter. Sa fierté était totalement négligée ce soir, elle ne viendrait pas entraver la bonne exécution de sa tâche sanglante. La vie avait toujours été une chienne, sans compassion, cruelle à souhait. Elle ne l’avait jamais épargné et pour cette raison l’homme avait appris à encaisser. Il ne laisserait pas ce genre d’émotion puérile trahir son assurance et sa posture de tyran. Oh non, galvanisé par la haine profonde qui le liait dorénavant au tourmenteur de sa chère soeur, il suivrait sans faillir la ligne de conduite qu’il s’était fixé, à savoir une maîtrise totale. Il se contenta donc d’évaluer son vis à vis sans l’esquisse d’une émotion sur son visage pâle, l’oeil sombre et le corps en alerte, paré à la moindre réplique. Il examinait, scrutait chaque détail, tirait des conclusions avec une vitesse folle. Le malaise semblait s’éprendre de l’autre, à peine perceptible pour une paire de pupilles non exercées mais suffisamment appréciable pour quiconque aurait pu le remarquer en ce genre de circonstances. Il sentait la gêne atteindre son paroxysme mais ne bougeait pas le petit doigt. Il appréciait l’instant, purement et simplement, jusqu’à ce qu’il sente les frontières devenir trop fébriles pour contenir le trouble. Alors, pour contraindre l’autre à lui faire face sans broncher, il tira la chaise à l’opposé et y prit place avec une nonchalance grandiose. Il s’adossa contre le dossier. Ses pupilles fusillaient Stain pendant qu’un rictus emprunt d’un aplomb impeccable se formait sur ses lippes.

« Reste bien sagement assis veux-tu ? J’ai pas fini d'causer ». Et pendant qu’il dictait sa loi, un claquement métallique résonnait à leurs oreilles. Sa main droite reposait sur sa cuisse, une arme silencieuse au cran de sûreté tout juste retiré tenant le pourri en ligne de mire. Les bases étaient posées, le contexte pas plus longtemps dissimulé et la menace offerte avec cette fois d’avantage de profondeur. Le bourreau n’avait qu’à bien se tenir s’il ne voulait pas voir sa belle gueule trouée au beau milieu d’une salle peuplée. La foule n’arrêterait pas le tueur ce soir, les conséquences pouvaient bien aller se carrer dans le trou du cul du monde. Rien n’était plus important que la mise à mort du sauvage qui avait osé dénuder l’âme et le corps de son innocente cadette. Oh non... rien ne saurait plus avorter sa pulsion meurtrière qui le consumait si ardemment.

Ses paupières ne cillaient plus et cette froideur peinte sur sa figure de barbare redoutable demeurait persistante. Sans baisser d’un seul milimètre son revolver aux reflets d’argent fatalistes, il répliqua enfin aux insipides paroles de ce petit être pitoyable qui se pensait grand homme. « Crois moi sale petite ordure que si tu faisais partie d’ma clique  ce ne serait que pour utiliser ta langue en guise de serpillière. T’as rien d’un homme, t’es juste une merde qui devrait creuser son propre trou pour s’y enterrer vivant si t’avais une once d’humanité et la culpabilité qui va avec ». De sa main gauche il sorti une clope de sa poche et la porta jusqu’à ses lèvres avant de réitérer l’action pour en déloger un briquet miteux. Ses gestes avaient été parfaitement mesurés et son regard n’avait pas lâché l’autre. Il alluma le cylindre et profita de cette drogue avec une acalmie déroûtante. « J’vais pas te bassiner avec ce discours à la con du genre j’suis la dernière personne que tu verras avant d’passer l’arme à gauche, bien qu’ce soit vrai et que le peuple viking ne fasse pas dans la dentelle pour régler ce genre d'affaire, si tu vois c'que j'veux dire...». Il siffla une serveuse qui les effleurait sans aucune gêne, le bras à demi tendu dans le vide, la cigarette glissée entre ses doigts. « Hé bella, la même chose que lui » lança t-il tout en désignant d’un signe de tête le verre de Stain. « Bref, reprit-il, j’sais pas si t’as déjà maté un bon film bien gore sur les potes à Beowulf mais moi c’est le cas et, bordel mec, j’aimerais pas être à ta place. On leur éclate les couilles à coups d’pierre à ceux d’ton genre, la femme est une déesse Stain, et t’as osé bafouer son honneur. C’est pas bien tu sais, de s’en prendre aux plus faibles ». Son regard déjà trop noir se durcit d’avantage, sa voix sonna plus grave. « Encore moins à ceux qui me sont chers... T'as fait une belle connerie en t'en prenant à elle... ». Sur ces mots, la serveuse posa un verra rempli sur la table et s'en retourna promptement à ses affaires. Declan avait tout son temps, la cible n'irait nulle part.
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MessageSujet: Re: Way of the fist (pv.)   Dim 9 Aoû - 20:36


Le besoin de se lever devient une urgence. Lui pique le cul comme si des punaises avaient été posées sur sa chaise. Il s’apprête à le faire, aplatissant sa patte sur la table pour prendre appui et permettre à ses reins fatigués de se remettre en mouvement. Mais le geste se fige. S’avorte dans un soupir et le ‘pouf’ qui accompagne son fessier retombant sur le siège. La menace de l’arme. Il en frissonne sans savoir si c’est de l’angoisse ou le plaisir du suicidaire qui revient au grand galop se coller sur sa tronche. Stain reste impassible pourtant, ne lâche pas les rennes de son attitude de tête brûlée. Ce serait faire trop plaisir à la brute de lui offrir les reflets de son inconfort. « - Ok, je bouge pas… » Il lève une main en signe de soumission, fait comprendre au viking mal rasé qu’il ne bougera pas. Suicidaire, mais profondément marqué par la mort de Cora, il frissonne et cette fois, il sait que ce n’est pas par plaisir. Le loup sonde alors le regard de celui qui lui fait face. Ces pupilles aussi claires de la glace l’indisposent. Lui en rappellent d’autres. Les Siennes. Celles de la chirurgienne. L’ensemble se mélange à nouveau et il s’en mord l’intérieur de la joue pour chasser ces pensées parasites qui lui tranchent le cerveau. Le loup tend l’oreille, se laisse insulter comme une pauvre serpillère qu’on tamponne gaiement dans la flotte. Et ce qu’il entend appose sur ses lippes un sourire qui n’a d’amusé que la surface. Oui, ce type avec un nid de grues sur la tronche et son franc parler l’amuse c’est un fait. Presque autant qu’il peut le mettre mal à l’aise. Il le sent, sous sa peau, le fauve qui trépigne. Hume l’air pour mieux se faire une idée de ce qui l’entoure. Et au milieu des relents de tabac et d’alcool, Stain perçoit l’odeur familière d’un dégénéré dans le même genre que lui. Toi aussi t’as une bestiole dans le bide. La nullité de ses dons lui permet pourtant d’être certain de ce qu’il avance.

« - On ne se connait pas mais tu m’as déjà tellement bien cerné. Viking et en plus médium, tu as toute mon admiration. » Il émet un infime sifflement en plus de ses paroles et s’autorise à croiser les bras sur son torse. La chair tailladée crisse, et c’est tout le bonhomme qui se tend sous la fusée de douleur qui se lance contre sa peau. Stain efface le malaise dans un raclement de gorge, renifle et hausse les yeux au ciel en entendant la suite. Sérieusement ? La rencontre prend des airs de vieilles séries sur les gangsters que sa suicide-sitter a eu la bonne idée de lui faire regarder. Comme s’il en avait quelque chose à foutre. Une heure devant la télévision parvient à lui foutre les boules alors y passer tout un après-midi n’était pas vraiment la meilleure chose pour le détendre. Il garde le silence, se renfrogne un peu plus à chaque parole et ravale son envie fulgurante de lui faire avaler ses dents, à cet abrutit qui lui fout en l’air son moment de calme. Je t’avais dit que j’aurais mieux fait de rester chez moi. Il accable l’illusion de sa défunte cousine de ce qui lui arrive. Jette un infime regard en direction de la sorcière mais ne tombe que sur du vide. S’il avait été seul, il se serait retrouvé à faire la toupie sur sa chaise dans l’espoir de voir son petit délire personnel apparaître. Il n’en fait rien, se contente de s’abîmer les rétines sur la trombine de l’autre. « - Je suis pas un grand fan de ces trucs. Les films, ça m’endort, mais je te crois. Une chance pour moi qu’il y ait pas de pierre dans le coin. » Lâche-t-il enfin, dégueulant tout son cynisme à la gueule de son invité. Il s’apprête à relancer une nouvelle pique mais manque de s’étouffer avec sa propre salive. C’est une vague de surprise qui se dépeint sur son visage fatigué.

« - La femme est une… Putain mais tu sors de qu’elle secte pour pondre ce genre de merde ma parole ? » Même à son époque ce genre de discours n’existait pas. Il n’a plus d’honneur, alors celui des autres, il s’en tape comme d’une puce sur son arrière-train. Le dépravé fait l’inventaire. Repasse le fil de ses soirées de décadence sordide. Des couples et des femmes mariées, ce n’est pas ce qui manque dans ce genre de bouge. « - Tu veux vraiment pas me donner ton nom ? Parce que ça m’aidera pour comprendre ce que tu me racontes. Et je me vois pas continuer la conversation avec un type qui se la joue Monsieur Mystère. » Evasive, sa main s’agite devant le nez du Viking. Un brin agacé par ce manque d’information sur son interlocuteur, Stain en perd sa patience et sa voix tremble.  En accord avec ses prunelles, elle se pare d’échos de glace. « - Puis ‘elle’ c’est vague comme notion. T’es pas marié ? » Le regard noir se pose vers les paluches, cherche la marque d’une quelconque alliance. Le Hunter ne fait que s’écorcher les yeux sur de la peau fatiguée, certainement abîmée par des coups. Brute en plus, ça m’étonne même pas… Il a pendant un instant la folle envie de lui tendre la main et de se présenter dans les règles. Peut-être qu’une introduction digne de ce nom parviendrait à dérider la face de pruneau, aussi agréable qu’une porte de taule. Mais la connerie a ses limites et le loup a bien compris que pousser le bouchon trop loin reviendrait à courir des risques. Le canon n’a pas bougé d’un pouce et la menace qui continue de lui écraser les épaules, lui fout les nerfs en pelote. A tel point qu’il se décide enfin à finir d’une traire le centimètre de bourbon qui s’éventait dans son verre. Le contenant se repose sur la table plus fortement qu’il ne l’avait prévu. Marque dérangeante de sa propre impatience. Et un nouveau soupir s’élève au-dessus de leur tête pour saluer la brûlure qui lui ravage le gosier.  

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MessageSujet: Re: Way of the fist (pv.)   Lun 10 Aoû - 0:09

Cet échange était juste à peine croyable, peint d'une ignorance glauque et annonciatrice de pires desseins. Le bougre avait dû par le passé torturer tellement d'âmes qu'il ne se rappellait même plus les visages de ces innocents mis à mal. Bon ok, arrêtons de jouer les hypocrites et n'oublions pas de préciser que le Deko aussi avait pas mal de sang sur les mains et n'était pas plus foutu de se rappeler chaque visage qu'il défigurait de son poing trop fougueux. Néanmoins il se remémorait chaque trogne qu'il avait passer à tabac au cours de cette dernière semaine, à contrario de son interlocuteur qui semblait avoir laissé tomber dans l'oubli le visage de sa cadette bien aimée pourtant tout juste défigurée.

Sans dire mot il laissa l'ordure se délester de son cynisme et de ses questionnements. Il se contenait de fumer avec un incroyable détachement, le coude sur la table de bois, les yeux se détournant par ci par là pour zieuter quelques éméchés. Il tenait toujours son arme avec fermeté, la gâchette trop aisée parée à passer à l'action au moindre débordement. Il souriait, condescendant, ravi d'avoir sur son vis à vis une belle longueur d'avance. Le pauvre crétin dégénéré semblait bien dérangé par l'identité cachée de son hostile compagnon du soir et Deko raffolait de cette caboche préoccupée que lui offrait ce dernier. Le voyant s'enflammer la langue de sa vicieuse liqueur, il décida d'en faire de même et descendit son verre d'une traite, sans une once d'émotion sur son visage négligé. Il sourit un bref instant à Stain, amusé par la tournure des événements dont il se sentait le maître tout puissant. Il le tenait, il n'y avait nul doute, et le plongerait dans l'enfer qu'il méritait. Satan récolterait un bon soldat de plus et le monde de la surface serait débarrassé d'un énième déchet. Tout le monde avait à y gagner, le destin serait en sa faveur. Mais pas avant d'avoir joui d'avantage de son tourment d'ignorant. Il reposa le récipient vide sur la table avec plus de force qu'il ne l'aurait voulu, tel le barbare considéré qu'il était, puis s'avachit un peu plus profondément sur son siège pourtant inconfortable." Un autre ! " quémanda t-il sans aucune politesse.

Pendant que la serveuse outrée s'affairait, Declan se concentra derechef sur la cible. " Merci mon mignon pour toute cette admiration mais j'suis pas là pour fourrer les culs de mes admirateurs secrets, non pas tu n'sois pas à mon goût hein, te vexe pas ". Un autre rictus se dessinait sur ses lippes, aussi lubrique que son hétérosexualité le lui permettait vis à vis d'un homme. Il le reluquait de haut en bas, sans cérémonie. " T'es plutôt pas mal dans ton genre mais tu sais, le fantasme du barbare... M'en veux pas joli coeur mais y a déjà pas mal de queue ". Le jeu de mots qu'il n'avait même laissé filer consciemment le fit sourire d'avantage. " Puis tu l'auras compris, avec mon discours de vieux mec trop vieux jeu, que je préfère sucer une paire de miches plutôt qu'une paire de boules, sans vouloir t'offenser, encore une fois ". Un clin d'oeil s'ensuivit.

La serveuse remplit le verre du skinchanger sans vraiment tarder et pendant qu'elle décampait - une nouvelle fois sans lui accorder la moindre attention, Declan avait dû vexer son égo de femme trop bien roulée - il se rapprocha de Stain. Son rouleau de tabac s'écrasait sur le bois dans une légère fumée blanchâtre. Son timbre demeurait parfaitement calme et tout aussi fluide. " Dis moi Stain, t'as torturé tellement d'jolis minois que t'es même pas foutu de t'rappeler les derniers en date ? Ca m'donne une raison d'plus de t'envoyer bouffer les pissenlits par la racine ". Il saisit son verre ébréché et avala une gorgée de son liquide volcanique. " La vache mec, qu'ce soit en matière de femmes ou d'alcool t'as du goût, parole de viking ! Cela dit tu d'vrais peut-être te contenter de quelque chose de plus doux, ça te permettrait sûrement d'avoir la mémoire plus fraîche ". Il se délecta d'une autre lampée puis finit par en venir aux faits plus concrets. Stain avait raison sur un point, les mystères n'avaient que trop durer. Il raffermit ses doigts sur la détente de son silencieux en prenant grand soin d'attirer toute l'attention du dégénéré sur son geste, il ne ne fallait pas qu'il en loupe la moindre miette " Je m'appelle Grimes connard. Declan Grimes. Je suppose que ça doit faire tilt dans ta caboche de grand taré... ". Et voilà, les dès étaient jetés, l'identité de l'homme révélée et par la même occasion celle qui était responsable de leur rencontre d'infortune. L'autre, s'il avait un tant soit peu de logique, ne tarderait pas à faire le rapprochement entre ce nom de famille et sa chère Nymeria. Declan n'espérait pas qu'il lui exprime tous les regrets de ses travers, sa faute était impardonnable et aucun discours n'aurait su enrailler la machine justicière que l'irlandais avait mis en route. Oh non, il n'espérait plus qu'une chose, que cette pourriture crève comme un clébard dont personne ne se souciait en hurlant à la mort, l'image de Nymeria le torturant tout le temps de son atroce agonie !



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MessageSujet: Re: Way of the fist (pv.)   Mar 11 Aoû - 20:47


Les lèvres se plissent en une ébauche de sourire. Il baisse les yeux, se perd dans ses délires à mesure que les paroles un brin salaces de l’autre se frayent un chemin dans ses oreilles. Il ne prête même pas attention à la serveuse, bien que l’attitude du barbare lui gratte les nerfs. Mal placé pour juger de la politesse des autres, le soldat ne parvient pas à s’habituer à ce comportement de la part des autres. Tant de répartie le laisse sur le cul. Surpasse sa propre connerie. Et c’est ça qui le blesse le plus. De se faire battre par un clochard mal rasé sur son propre terrain. Il est incapable de le considérer comme un adversaire à sa taille, tant il y a un truc qui lui revient pas chez ce type. Et plus il se perd dans les dédales de ces traits, plus la gêne entoure son cœur. Le visage reste impassible, mais les frissons dégringolent le long de sa peau. « - Sauf que techniquement, je ne suis plus un admirateur secret maintenant… » Il hausse un sourcil, provoquant. Tapote de l’index sur la table dans une ébauche d’invitation douteuse. « - T’inquiète, J’avais compris dès ton premier jeu de mots d’une finesse sans pareille. » C’est un brin d’agacement qui vient se glisser sur sa langue. Trop vulgaire à son goût. Le côté aristo romain qui ressort au mauvais moment. Ou bien les nerfs qui supportent mal la moquerie, il n’arrive pas à savoir lequel de ces deux composants entre en ligne de mire. C’est peut-être simplement ce type qui le gêne, sa présence non désiré qui fout en l’air les maigres plans qu’il avait monté pour cette soirée. Malgré lui et du coin de l’œil, Stain reporte son attention sur la brunette si aimablement chassé. Elle n’a pas bougé, tourne le dos à la salle et se perd dans une conversation avec le barman. Le soldat pousse alors un léger soupir, chargé d’un regret qui lui déchire la langue.

«  - Dans cette vie ou dans l’autre ? Non parce que tu sais, j’ai pas mal d’années au compteur. Je tenais un cahier avec tous les noms au début, j’ai abandonné l’idée quand j’en suis arrivé à une dizaine par semaine. La tendinite c’est affreux. » Lâcher dans un soupir moqueur, la remarque s’accompagne d’un sourire dévoilant les quenottes du fauve. Il hausse légèrement un sourcil et appose un air légèrement perplexe sur son museau. Trop d’âmes torturés, ce serait si facile de les oublier. Pas pour lui. Elles le hantent. Toutes sans exception. Certain visage s’efface, mais les voix et la douleur qu’elles exhalent ne disparaissent pas. « - Je doute que ça change grand-chose, mais merci du conseil, je tenterais la prochaine fois. » La cigarette l’indispose. L’odeur titille ses sens et l’infime chaleur de la flamme devient une menace bien plus importante que le canon pointé sur lui. Il joue du derrière sur sa chaise pour apposer une nouvelle dose de distance entre lui et le Viking. S’apprête à réitérer le geste, mais c’est l’homme tout entier qui se fige soudainement. Declan Grimes. Salope

« - Grimes… » Le nom s’étouffe dans sa gorge alors qu’il scrute d’un air ahuri la brute face à lui. La surprise s’estompe dans un battement de cils et un sourire se cueille sur ses lippes. Je me suis débarrassé d’une sœur emmerdeuse, je récolte un frangin casse-couille. Le karma mon chéri. Il tente de se retenir mais c’est plus fort que lui. Le fou rire lui chatouille la langue et finit par s’extirper de sa trachée. « - Bordel j’y crois pas. Elle est allée pleurnicher chez son frangin… Sérieusement ? » Les larmes lui montent aux yeux tant la situation est d’un ridicule. La tyran masochiste qui pleurniche dans le pagne de son frère. L’image le secoue d’un nouvel éclat de rire et lui bousille le bide. Tellement fort pour son corps fatigué. « - Vieux tu devrais lui mettre une laisse à ta sœur si tu voyais les taudis où elle va se traîner, tu prendrais peur. » Hoquète-t-il entre deux éclats de rire. Il inspire, s’oblige à se calmer et parvient à y arriver au bout de plusieurs lampées d’air laborieuses. Stain se secoue la tête, un sourire toujours collé sur sa tronche. Etrangement, le frangin revanchard prend des airs de benêt trop niais pour voir les tares qui dévorent sa propre sœur. Charme ensorcelant dissimulant les méfaits d’une folie presque aussi imposante que la sienne. Le soldat renifle et tapote des doigts contre la table tout en s’appuyant à nouveau contre le dossier de sa chaise. « - Alors le numéro du frère en armure blanche qui vient sauver l’honneur bafoué de sa pauvre sœur, tu peux te le carrer où je pense. Elle est pas en reste pour torturer elle aussi. » La voix tremble encore, mais la glace revient lentement recouvrir ses cordes vocales. Les pupilles brillent toujours de cet amusement passager, mais déjà la noirceur reprend ses droits alors qu’il accable le frère d’une œillade sombre.

« - Je te laisse retourner à ta queue. Tu diras à Nym’ que la prochaine fois qu’elle se retrouve dans une situation pareille, je prendrais pas la peine de la décrocher. Les autres tarés du coin s’occuperont de ses jolies fesses mieux que moi. » C’est une menace qu’il ne se sent pas capable de mettre à exécution. Que d’autres soient capables de la toucher le répugne. Qu’il en soit jaloux… Il en est malade à en crever. Stain chasse le malaise dans un raclement de gorge et repousse sa chaise sur le parquet pour se remettre sur ses pieds. Il extrait de sa poche quelques papiers verts qu’il dépose sur la table. « - C’est pour moi. » La gentillesse du fou. S’il fait mine d’oublier le flingue et la menace que le grognard représente, le tout reste pourtant en avant dans sa pauvre tête. Et la méfiance reste de mise. Quelques pas en arrière, histoire de s’éloigner de cet invité surprise et se donner un semblant d’assurance, maintenant qu’il domine la scène de sa petite hauteur rachitique.

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MessageSujet: Re: Way of the fist (pv.)   Mer 12 Aoû - 10:12

La conversation semblait lui échapper pendant qu'il plissait son regard sombre d'un faciès perplexe. Declan était trop cartésien pour accorder le moindre doute aux propos irrationnels que l'autre lui déblatérait de son air affreusement railleur. Et pourtant, lui n'était pas plus humain que toutes ces créatures en lesquelles il refusait de croire. Il avait fini par ouvrir un tantinet son esprit cette nuit de froide pleine lune où ses doigts aux ongles rongés avaient laissé place à des griffes de jais surplombées du corps musculeux d'un énorme rottweiler. Il ne lui restait que peu de souvenirs de cette tragédie surnaturelle mais les bribes qui demeuraient en son esprit traumatisé lui rappelait sans cesse la douleur infernale de la métamorphose et la dantesque perdition des sens. La brune sulfureuse aux cheveux en cascade lui avait pourtant bien dit qu'elle était une sorcière, mais son côté trop rationnel avait écarté la plausible vérité de cette hypothèse. Un peu hébété ce soir là pour se souvenir de tous détails, il avait oublié ce qu'il s'était produit après cette révélation surréaliste. Tout ce qu'il retenait de cette rencontre fût cette étrange sensation le lendemain d'avoir en lui quelque de changé sans qu'il ne puisse l'expliquer - du moins jusqu'à cette fameuse nuit où le molosse avait surclassé l'homme. Il n'avait pas revu cette femme depuis lors, mais tombait à l'instant sur un guignol qui lui tenait à son tour un discours incohérent. D'ordinaire il aurait ri à la plaisanterie - parce qu'il n'y aurait pas eu l'ombre d'une incertitude que la réplique puisse être autre chose qu'une simple gouaille - mais pas ce soir. Non, aujourd'hui il n'était plus certain que le monde fut celui qu'il avait toujours connu. Mais bref... le temps n'était pas prompt à la réflexion, pour l'heure d'autres préoccupations lui ramollissaient d'avantage le ciboulot. Il se contenta donc de laisser filer ces mots sans leur offrir aucune riposte, c'était beaucoup plus tolérable. Cela dit le chiffre annoncé concernant ses martyres ne le laissa pas tant de marbre et ses iris brûlèrent soudain d'une haine ardente. L'autre ne faisait qu'ajouter plus de poids aux plaintes de sa tendre soeur au corps couvert tout entier d'ecchymoses. Du moins, jusqu'à ce que la conversation prenne un tout autre tournant.

Les éclats de Stain laissèrent l'irlandais abasourdi. Sa version de l'histoire le consternait, mais lui laissait aussi en bouche une désagréable amertume. Nymeria n'était pas l'enfant de choeur qu'il aurait voulu et lui avait démontré par le passé toute l'étendue de sa folie. Elle était descendue aux enfers et se complaisait dans cet univers luciférien, Declan le savait mais pour autant faisait abstraction de ce savoir. Sa cadette avait du sang sur les mains et il l'avait aidé à s'en défaire, se tâchant lui même au passage. Rien ne l'empêcherait de commettre à nouveau un tel acte de violence et c'était cette théorie qui avait poussé le plus raisonné des Grimes à la surprotection et aux œillères. La décadence de Nym lui était trop insoutenable pour qu'il parvienne à l'encaisser... Et les mots de Stain l'accablaient avec la force d'un géant. Ses paroles étaient acerbes et le claquaient en plein visage. Son coeur le martelait. Son corps se contractait sous le joug d'une colère noire. Declan était paré à l'explosion mais pour autant se contenait. Il ne désirait pas faire cesser le flot de confessions de l'autre qui semblait, à priori, si bien la connaître. Paralysé, il écoutait, écoeuré par la réalité. Stain avait raison, bien que Deko ne l'avouerait jamais de plein gré, mais avait-il pour autant la bonne parole ? Que s'était-il réellement passé entre ces deux énergumènes aux penchants sensiblement similaires ? Qu'insinuait-il avec cette diatribe sur la torture ? L'esprit de Declan était en ébullition. De nombreuses questions fusèrent au même instant pour se nouer dans un foutoir monstrueux.

Des billets se posèrent soudain sur le bois usé. L'irlandais chassa toutes ses interrogations pour se plonger derechef dans son face à face désarmant. Stain semblait en avoir fini avec cette entrevue, cela dit ce n'était guère le cas du grand blond à l'allure de barbare qui offrit d'avantage de foi aux impressions. Contraindre la rage à demeurer scellée trop longtemps n'était jamais l'idée du siècle et l'impulsif skinchanger ne put s'empêcher de se relever d'un bond quand l'autre eu l'audace de porter enfin ses couilles. Deko ne lui laissa pas l'opportunité de faire un pas de plus en arrière et projeta son verre qui se brisa sur le plancher. Il rengaina son arme et s'avança avec férocité vers cette petite pourriture qui avait cru pouvoir s'extirper à si bon compte. Il ne put retenir son poing de molosse enragé qui s'écrasa sur la gueule mal rasé de sa bête noire - personne ne se donnait le droit d'insulter Nymeria de la sorte sans en subir de revers. Suite à quoi il l'empoigna dans la foulée par le col avec une vigueur trop brutale et le plaqua contre le pan de mur qui jouxtait la sortie de secours. Les regards inquisiteurs et les quelques voix qui se réduisirent au silence n'apaisèrent en rien sa fougue. Sans desserrer l'étreinte de ses doigts sur le vêtement de Stain, il lui déclara d'une voix rude mais mesurée " Tu as deux solutions le dégénéré, soit tu empruntes cette sortie d'secours avec moi, tu m'racontes ta version d'l'histoire et j'décide de t'accorder le bénéfice du doute - et cette perspective l'épouvantait tout autant qu'elle l'intriguait, il soupçonnait sa prunelle de ne pas être la toute blanche colombe -, soit j'retourne pas plus tard que ce soir chez Nymeria avec ta tête comme trophée et elle en fera c'qui lui plaira... ". Son regard le fusillait, inquiétant, indomptable. Nul doute qu'il mettrait sa menace à exécution, il n'en était pas à son premier macchabée et n'en serait pas non plus à son dernier. Certes, les mystères resteraient irrésolus et Declan avait grande envie de les dévoiler enfin; mais si l'autre emportait son secret dans la tombe ça ne serait finalement qu'un mal pour un bien, parce que l'irlandais continuerait de chérir sa cadette de son regard clos et se complairait dans cet éternel " qui vit dans l'ignorance vit parfois bien mieux ". La conclusion était limpide : Deko avait peur ce qu'il ferait s'il s'avouait enfin toute la noirceur qui habitait sa soeur. Il avait abandonné un frère déjà, et ne pourrait promettre à Nymeria qu'il n'en ferait jamais de même avec elle, ou peut-être pire encore... A l'heure actuelle, après tant de changements dans son existence, qui pouvait encore savoir ce dont il était réellement capable... Le dilemme était corsé. Son coeur battait d'angoisse.
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MessageSujet: Re: Way of the fist (pv.)   Ven 14 Aoû - 20:35


La sortie du condamné. Il a plaidé sa cause et libre de quitter la salle de jugement, le loup tire sa révérence. Hors de question pour lui de perdre son temps dans un endroit pareil. Avec une compagnie pareille surtout. Il ne ressent qu’un infime pincement au cœur en disant qu’il a perdu une occasion de noyer les heures sombres de ses nuits d’insomnies en compagnie de la jolie brune. Mais il s’en fout. Il reviendra, elle sera là. Ce n’est qu’une partie remise qui lui laisse un arrière-goût amer sur la langue. La chaise crisse sur le sol. La chair de poule lui dévore la peau et un infime sursaut fracasse sa carcasse quand le verre se brise à terre. La musique baisse d’une octave et les discussions se font murmure. Le sang fouette contre ses tempes et le cœur s’accélère. C’est le mauvais pressentiment qui précède la chute qui le prend à la gorge et Stain n’a que le temps de se retourner pour faire face au Viking. Juste avant que le poing de la brute ne vienne heurter sa tronche. Le craquement résonne dans le vide de son crâne et la douleur fuse, elle lui déchire la tête en deux et fait monter les larmes à ses yeux. Il chancèle sous la force du choc et n’a pas le temps de chercher à quoi se rattraper. Declan s’en occupe pour lui et l’envoie valser contre un mur. Les vertèbres déjà brisées hurlent, pleurent et le loup souffle sa souffrance. « - Putain tu m’as explosé le nez! » Lâche-t-il en portant sa main vers son museau blessé pour ensuite contempler ses phalanges tâchées d’écarlate. L’odeur lui retourne le bide, monte ses entrailles à l’envers et lui comprime le cœur. Le bourdonnement dans la tête, il n’entend que d’une oreille ce que l’autre peut lui lancer à la gueule. Un ‘Messieurs’ lui parvient aussi. Alors il lève sa main pleine de sang en direction du bar, des types qui lorgnent dans leur direction, de sa brunette qui s’est levée, visiblement inquiète. Et du patron des lieux qui les fixent d’un air noir. On est pas dans une taverne bordel, les bastons c’est dehors.

« - Ok, Ragnar, on y va… » Le Hunter soutient le regard de l’autre, tâtonne de sa main droite dans l’espoir de trouver la poignée de la porte. La peau morte ne lui est d’aucune aide alors il peste. Jure et ouvre la sortie de secours d’un coup de pied rageur pour mieux s’engouffrer au dehors. La violence du coup refermer presque instantanément la porte, dans la tronche du frangin mal léché ou non, il s’en fout. Qu’elle lui pète le nez aussi, ça sera bien fait pour sa gueule. Stain renifle et crache le sang venu lui caresser la langue sur le sol détrempé. Il s’oblige à craquer son dos fatigué, s’étire tel un félin obèse et pataud, et finit par enfin reporter son attention sur Grimes. « - J’te fais quoi ? La version longue ou la courte ? » Il lève un sourcil et s’absorbe dans ses propres réflexions. Longue ou courte, l’explication ne plaira pas au fraternel blessé, il en a la certitude. Dans tous les cas, je vais prendre cher. La prochaine fois, je lui fais signer un papier à cette garce. La prochaine fois, il évitera Sa route et rangera ses désirs dans un coin de son slip pour mieux les ressortir une fois seul dans son appartement. « - Ta sœur est une folle du scalpel, les types comme nous, elle les découpe pour mieux permettre à ses patrons de nous contrôler. » Lâche-t-il les dents serrées. Le constat lui fait mal. Tiraille sa peau comme si Elle était encore en train de le charcuter comme un vulgaire morceau de viande. Ses traits se tirent et apposent sur son visage la marque d’un profond ressentiment envers la chirurgienne. Envers ses supérieurs qui s’en donnent à cœur joie pour lui faire regretter son attitude de tête brulée et toutes les emmerdes qu’il leur apporte en cadeau. Stain laisse planer le silence, se mord la langue et se gratouille la nuque sous l’impulsion d’un stress qui l’étonne. Il a beau réfléchir, tourner la chose dans tous les sens, il ne trouve rien qui pourrait mieux faire passer la pilule. Tu le prendrais comment si je te racontais une histoire de ce genre toi ? Tu le sais très bien… Il esquisse un infime sourire en direction de la zone occupée par l’illusion de sa cousine. A coups de hache pour bien faire passer la douleur. Alors il se redresse et inspire à s’en faire péter les poumons.

« - La dernière fois que je l’ai croisé, elle fourrait son nez dans une soirée SM… Tu sais cuir-moustache, enfin tu vois le genre. » Il agite la main en direction de Declan, comme pour illustrer des propos qui se passent de dessin tant ils sont clairs. Et affreusement limpides. Au vu de la réputation de dépravé qu’il se traîne, il se fout royalement de la réaction de l’autre. A chacun ses tares. « - Je sais pas ce qu’elle t’a raconté, probablement que les bleus et le reste c’est ma faute. Je l’avoue, j’ai bousillé sa jolie robe. Tu sais ce que c’est, l’empressement dans l’excitation, tout ça. Mais je l’ai pas frappé. Jamais. » Il en crève d’envie pourtant. De La démolir pour lui payer tout ce qu’Elle lui a fait. Pour effacer de ses tripes ce désir malsain qui le consume à chaque fois qu’il a le malheur de poser les yeux sur Nymeria. Quand dans son cœur et dans son corps, il ne devrait y avoir que Cora. Elle et elle seule. Aucune autre. Alors qu’il se retrouve enchaîné à des envies fourbes face à ce regard polaire, si semblable à celui de sa cousine, ça le tue. Le rend fou et lui fait perdre le semblant de raison qui flotte dans la matière grise de sa pauvre tête. « - Tu veux mon avis ? Si tu retournes là-bas avec ma gueule au bout d’une pique, elle risque de pas trop apprécier le cadeau. » Ce n’est pas une certitude, mais il l’énonce comme si elle en était une. Avec une œillade mutine en direction du frangin. Un sourire cynique sur les lèvres. S’il était à la place de la chirurgienne, il préfèrerait terminer lui-même un travail qu’il a commencé. Et à choisir, il préfèrerait que ce soit Elle qui l’achève plutôt que Brutus, ici présent.


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MessageSujet: Re: Way of the fist (pv.)   Lun 17 Aoû - 12:58

S’il y avait un domaine dans lequel Declan avait toujours excellé, c’était bien celui de la persuasion. Il n’avait pas fallu longtemps pour que l’autre daigne obéir sans la moindre objection mais l’irlandais se surprenait à être déçu de ce surplus d’aisance. La brute aurait apprécié continuer à jouer un peu du poing, il n’avait pas jugé avoir suffisamment fait mouche, la gueule ensanglantée de Stain comptait encore toutes ses dents. Ce fut donc avec frustration mais accompagné d’une curiosité grandissante qu’il relâcha l’étreinte sous un regard accablant qui le fixait sans ciller. Un air frais vint le caresser soudain. L’ennemi disparut dans l’obscurité extérieure et Deko se déroba à sa suite des œillades insistantes de ce lieu de débauche. Il s’engouffra le coeur lourd dans la ruelle, manquant de se prendre la porte qui avorta violemment son élan dans sa paume de main fébrile. Le geste du blessé l’agaça mais demeura sans riposte. L’esprit s’avérait trop soucieux pour s’échauffer d’une telle bassesse.

Stain se tenait adossé à la pierre; il n’avait pas cherché à fuir et Declan souligna l’importance de ce détail - il n’y avait que la culpabilité qui s’éprenait de lâcheté. Le doute commençait à gravement l’accabler. Le sang pulsait à ses tempes dans un fracas qu'il ne parvenait plus à faire taire. Si celui qu’il considérait comme le bourreau de sa prunelle se pensait réellement exempt de tous reproches, il était d’une logique imparable qu’il n’ait pas tenté d’échapper au courroux du vengeur. Cette réflexion le prit d’assaut et le vida de toute sa fougue. Son regard surplombait sans fureur l’homme en sang. Il n’y avait plus d’éclat en cette paire de perles azurées tourmentées, mais un scepticisme qu’il n’avait plus la force de dissimuler. Sa stature semblait bien moins despotique tandis que son échine épousait le mur d’en face dans un frisson à peine perceptible. Il croisa ses bras sur son torse et soutint le vis à vis de ses iris attentives. Un climat moins hostile régnait dans cette obscurité encline aux confessions. Ses dernières ne lui seraient pas agréables, cette certitude lui nouait l’estomac.

Une seule révélation suffit à porter l’angoisse jusqu’à son paroxysme. Des gens comme nous... L’esprit de l’irlandais passait cette phrase au crible, la retournait dans tous les sens. Qu’insinuait-il ? Ses pupilles se plissèrent, perplexes. Il ne parvenait pas à déterminer ce qui pouvait bien les lier, d’une façon ou d’une autre, les rapprocher. De similaire il n’avait que leur sexe d’homme. Ses yeux s’écarquillèrent soudain. Leur condition. Cette hypothèse l’atterra. Se pouvait-il que le corps tout entier de Stain ne soit que la bête noire d’un insoutenable charme de métamorphose ? Il n’avait jamais réfléchi à cette théorie qui le privait de l’exception. Finalement, il n’était même pas certain que cette nuit eut été réelle et s’obstinait à croire qu’elle pouvait n’être que le fruit des songes ou les prémices d’une folie promise. Seule la douleur qu’il avait ressentie lui susurrait avec cruauté qu’à défaut d’être aliéné ce serait la réalité de cet obscur état de bête qui le ferait sombrer dans la démence. Impossible de réfléchir sereinement à tout ce merdier qui lui vrillait le crâne, ça n'avait pas le moindre sens. Le cartésien niait de tout son être le réel pendant que l'irréel entamait de convaincre l'homme apeuré qui avait souffert comme jamais. Et Nymeria, qu'avait-elle à voir avec cette affaire ? Scalpel. Patron. Contrôle. Que se passait-il dans l'ombre ? Il avait à nouveau besoin de nicotine; alors que la première cigarette n'avait pas fini de se consumer sur la table du bar, une seconde vint se nicher entre ses doigts. Ses nerfs menaçaient de lâcher avant l'achèvement des confidences. Cette histoire était incroyable, et pourtant... Une petite voix, profonde, lui laissait entendre que l'invraisemblable pouvait dissimuler un fond de vérité effroyable. Les traits crispés de Stain laissèrent paraître un grand malaise et finirent de convaincre l'irlandais que le drame qui se jouait ce soir était peut-être d'avantage qu'une risible mascarade. Une bouffée de tabac apaisa instantanément son anxiété, refoula sa détresse. Son corps tantôt raide comme un piquet se décontracta. Il était prêt à encaisser la suite.

Il restait de marbre tandis que l'autre dévoilait toute l'étendue des émotions qui le traversaient. Dénoncer la débauche de Nymeria n'eut pas pour effet de lui couper le souffle, ce n'était pas la première fois que l'aîné était confronté aux obscènes penchants de sa cadette. Cela dit, que cette vérité se dérobe des lèvres d'un inconnu le chagrina profondément. La réputation de Nym était bien terne et sa superbe d'antan balayée. Declan avait eu beau veiller au grain, la petite soeur avait sombré. Là où il avait chancelé et laissé la pénétration dans l'ombre se produire, il ne le savait pas. Les réflexions à ce sujet l'avaient longtemps torturé avant qu'il abandonne cette entreprise; ce qui avait poussé sa prunelle dans les bras écorchés de la dépravation demeurerait le secret de la débauchée. Declan avait culpabilisé un temps avant de se rendre à l'évidence : il n'était pas la cause de tous les maux qui consumaient sa fratrie, au contraire, il était celui qui lui avait permis de demeurer le plus longtemps possible dans un chemin grossièrement droit.  

Son sang bouillonnait. Rien que l'idée d'imaginer un homme de la trempe de cet énergumène - dépravé sensiblement réduit à errer dans des soirées masochistes et à récolter les petites minettes vulgaires et pitoyables ouvrant dans les bars leurs décolletés à qui le désirait - l'écoeurait au plus haut point. Alors l'entendre de vive voix... Ces dires ne l'étonnaient pas mais restaient pour autant très difficiles à avaler. Les mots l'écorchaient. Le faciès de Stain le rendait ivre d'exaspération. Ses épaules tantôt affaissées sous le poids de révélations trop crues se dressèrent derechef pour redonner à l'homme toute sa majesté. Non, il se sauterait pas au visage de la charogne, il contiendrait sa rage. Il porta la cigarette jusqu'au bord de ses lippes pincées. Un souffle teinté de fumée blanche laissa s'échapper dans l'air toute sa fureur. Il opta pour une posture plus relaxée, se passa la main dans sa tignasse mal coiffée pour en dégager la mèche qui lui barrait le regard.

« Ok mec, admettons pour les soirées maso, j’suis au courant qu’la petite a bien dérapé en grandissant... Admettons également pour la partie d’jambes en l’air entre adultes un peu fêlés du casque mais consentants... Un frisson lui parcourut l’échine. Qui l’aurait mise dans cet état et pourquoi t’aurait-elle fait passer pour le salaud d’l’histoire ? C’est qu’elle était plutôt convaincante. Il laissa un silence planer. Ses yeux s’assombrirent. Et bordel, c’est quoi cette histoire de doctoresse chtarbée qui découpe je n’sais quoi pour je n’sais qui ? On doit pas causer d'la même fille... Declan refoula le souvenir de sa prunelle tenant l'arme blanche tâchée du sang de celui qu'elle avait tailladé jusqu'à le rendre méconnaissable. Cette scène était trop insoutenable. Les gens comme nous ? Une nouvelle bouffée lui fit le plus grand bien. J’sais pas d’quoi tu parles mais... soit t’es bon pour les quartiers psy, soit j’ai cogné trop fort... ». Ils étaient tous tarés dans cette ville...  Declan espérait grandement que ce soit la seule explication logique.
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MessageSujet: Re: Way of the fist (pv.)   Jeu 20 Aoû - 20:10


Il débite sa plaidoirie sans sourciller. Oubliant les éclairs qui lui lacèrent le museau et qui remontent jusqu’à son cerveau. Ils s’y glissent, s’y insinuent si bien qu’il doit se faire violence pour garder la tête haute et ne pas se prendre le nez à deux mains histoire de remettre l’os pété en place. Il le fera de lui-même, dans un petit moment. Des minutes trop longues à son goût pour permettre au soldat d’avoir la tête clair. Le frère en colère n’ouvrit pas le bec. Le laissant causer comme s’il assistait à une pièce de théâtre tombant dans la comédie. De nouveau, l’odeur du tabac. La chaleur âcre de la fumée et la nausée qui lui retourne le bide. Son corps tout entier se révulse face à ces arômes qui lui grignotent les narines. Stain reste impassible, et s’écrase un peu plus fortement les omoplates contre son morceau de mur. Avec un peu de chance il finirait par passer à travers. Il aurait limite préféré que le viking lui refasse le portait. Qu’il frappe plutôt que de le laisser parler. Déballer son sac de merde devant les yeux d’un inconnu. Et ses oreilles surtout. Avouer qu’il avait passé la soirée avec la chirurgienne lui laisse un arrière-goût amer sur la langue. Il en tremble encore de plaisir. En frissonne de dégoût. « - Elle en parle à son frangin ? Elle a pas peur, à sa place j’éviterais d’étaler mes déviances sexuelles sous le pif de mon frère mais bon… Vous avez l’air d’être une drôle de famille dans votre genre. » C’est la seule conclusion qu’il peut tirer devant l’air si serein de l’autre. Qu’il soit déjà au courant des horreurs qui courent sous la peau laiteuse de sa sœur. Le soldat hausse un épaule, se pare d’une désinvolture de façade pour cacher l’envie folle de se tirer qui lui bouffe le cœur. Un peu comme un gamin qui a envie de pisser mais qui se retient. Il sautille sur place, les jambes serrées. Sauf que Stain ne sautille pas. Ses pieds se font de plomb à mesure que les secondes s’égrainent. La mâchoire se crispe au rythme sensiblement plus rapide de son cœur. Pourquoi ? La question lui arrache l’ébauche d’un rire jaune. A mi-chemin entre un amusement naissant et une rancœur colossale.

« - Parce qu’elle peut pas me voir en peinture. Je la débecte autant que je lui fais envie, c’est tout. » Lâcher dans un soupir qui s’accompagne d’un geste évasif de la main. La confession lui râpe la langue. Il n’est pas le seul à ne pas savoir dans quelle case ranger la chirurgienne. Victime des mêmes tourments que son bourreau, un comble. Enchaîné à des sentiments aux antipodes l’un de l’autre. Elle exacerbe ses désirs et décuple sa haine comme personne. Et c’est bien ça qui le tue. Qu’elle parvienne à La surpasser. Le loup en fronce les sourcils et se renfrogne un peu plus. Il soupire et lève les yeux au ciel, fatigué d’avoir à justifier un comportement des plus communs dans ce genre de soirée. « - Bon je l’admet, j’ai dû lui faire quelques bleus. Ma main est morte, j’ai tendance à y aller un peu fort avant de me rendre compte de ce que je fais. » Il agite sa main droite en direction du frangin, la désignant de l’index pour bien faire comprendre le message. L’excuse est à chier. Il en a bien conscience, mais il s’en tape. Au point où il est, utiliser un handicap pour justifier des bleus fait consciemment, n’est plus la pire des choses qu’il se retrouverait capable de faire. « - Tu sais dans ce genre de soirées, on se partage. Elle a dû fricoter avec un type pas très clean, il lui avait déjà démoli le visage quand je suis arrivé ce pauvre con… » Les dents claquent sous le joug d’une colère sourde. Elle fuse dans ses veines et ravive ses envies de meurtres. Le pauvre con qui L’a abîmé, il aurait aimé lui tomber dessus. Démolir sa face d’imbécile heureux pour lui faire comprendre. Au lieu de ça, j’ai dormi comme une masse pendant deux jours… Le pathétique de la chose glisse un citron pas encore mûre sur sa langue et le fait frissonner.

« - Ah… La confiance a ses limites. Soeurette raconte pas tout en fin de compte. » Ironique, il accompagne sa pique d’un infime sourire alors qu’il se détache enfin de son appui de fortune. Il joue des épaules et fait craquer son pauvre dos au passage avant de faire quelques pas dans la ruelle. « - Les deux, t’es pas le premier à me dire que je devrais consulter. Et je confirme, t’as frappé fort. » Lâche-t-il en tapotant son nez de l’index. Le majeur un brin plus haut que les autres doigts. Une façon subtile de faire passer un geste grossier pour une simple erreur de positionnement. Le changeur qui s’ignore. Pour un peu il trouverait presque ça comique. « - Me prend pas pour un con. Toi aussi t’as un animal dans le bide. C’est quoi, un ours ? Un gorille ? Pas un chihuahua quand même? » Stain s’arrête, plisse les yeux et se penche légèrement en direction de Declan. Comme si ce simple geste pouvait lui offrir la réponse à sa question. Certain de se trouver face à un être de sa nature, il se sent frustré de ne pas pouvoir deviner ce qui dort sous cette masse de muscle. Si ça se trouve, c’est une souris. Il fixe Declan encore quelques instants, l’amusement pétillant dans le noir de son regard avant de reporter son attention sur le sol.

« - On parle de la même. La chirurgienne qui bosse pour le Gouvernement et qui fait des tests sur tout ce qui n’est pas humain. » Et elle le fait pas à moitié. Il se mord la langue au passage pour ravaler son venin et éviter d’insulter la fêlée du scalpel devant son frère. Au moins ça lui donnerait une bonne raison de casser du loup. « - Et crois-moi, disséquer du changeur, ça la fait grimper au rideau mieux qu’une fessée. » L’attitude change et il joue des hanches pour rendre son message encore plus criant de ce réalisme lubrique. Le tout avant de retourner se coller contre le mur, face à Declan. Le fauve se mord la lèvre au passage, un étrange sourire apposé sur sa trogne. C’est un jeu. Et le suicidaire a envie de le voir sortir de ses gonds. Péter un câble pour que le soldat puisse tester les limites de la brute. « - Ca te va comme explications ? Je peux te faire des dessins si tu veux sinon. T’as du papier ? Ou on peut s’amuser à déplier tes clopes au pire… » Souffle-t-il en désignant du menton la clope qui pendouille entre le bec de Declan. Ses épaules tressautent sous la force d’un rire silencieux. L’image de leur deux carcasses à quatre pattes dans la rue en train de déplier les clopes avec précaution menace de refaire surgir le fou rire. Stain se fait violence pour rester sérieux, se mord la langue jusqu’à sentir le sang et frémir sous la douleur.

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MessageSujet: Re: Way of the fist (pv.)   Ven 21 Aoû - 11:37

Une drôle de famille, c’était rien de le dire. Si tant est qu’on pouvait encore nommer tel quel ce cocon fracassé depuis longtemps. Ils n’étaient plus que des membres éparpillés, dérivant dans des directions opposées et sans aucune droiture. Chacun suivait son propre chemin sans réellement se soucier de celui emprunté par l’autre, ou bien sans pouvoir l’en dévier... Ce triste état de faits lui laissait le coeur lourd, impuissant. C’était une toute autre vie qu’il leur avait souhaitée à tous et une existence où chacun demeurait fortement lié, dans la joie comme dans la douleur, des soutiens infaillibles à l’amour indéfectible. La famille était ce qu’il y avait de plus précieux à ses yeux. Parce qu’il n’y avait plus que le sang en qui on pouvait avoir confiance, Declan avait cru aveuglément à la véracité de cette croyance. L’existence et son sourire en proie aux vices lui avait démontré toute la niaiserie de cette foi devenue vaine. Et l’irlandais n’avait rien à répondre à Stain. Il avait suffisamment été témoin de leur linge sale. Le skinchanger laissa fuir un souffle sourd. Il abhorrait cette situation. Qu’un autre en sache autant sur les fâcheux ébats de sa prunelle l’accablait profondément et il se surprenait à regretter que Nymeria lui soit liée. Finalement, Declan avait honte des agissement de sa cadette qui entachait toute sa conception peut-être un peu trop chimérique qu’il se faisait de la famille. Il avait voulu le meilleur, il avait récolté le pire. L’attitude du blessé ne lui apporta évidemment pas le moindre réconfort, il s’appliquait avec une quasi perfection à offrir plus d’intensité à sa douleur déjà cuisante. Il étouffa ses sentiments dans un léger raclement de gorge et laissa son regard azuré se porter dans le vague, là où il ne risquait pas de croiser le feu jouissif du salopard qui puiserait une trop grande condescendance dans sa souffrance.

Deko ne comprenait pas la relation qu’entretenait cet homme au comportement douteux et sa petite soeur. Leurs penchants les rapprochait, sur ce point il n’y avait plus le moindre doute, mais cette communion n’était qu’une bribe dans un monticule que l’irlandais ne pouvait même pas soupçonner. Mais Nymeria ne lui devoilait plus que le néant. Elle lui était devenue la parfaite étrangère qu’il haïssait, celle dont les rumeurs et la réputation débectaient et dont le nom faisait horreur. S’il ne s’agissait pas d’elle, il aurait craché dessus comme le faisait l’autre sans aucun privation, et avec un plaisir qu’il ne prenait pas la peine de dissimuler. Declan avait les nerfs échauffés mais ne pouvait pas non plus lui en tenir en rigueur, il n’aurait pas été plus fin à la place de l’autre. Cela dit, il ne fallait pas non plus qu’il se donne le droit de surpasser les frontières et de le prendre pour plus con qu’il ne l’était en se justifiant au moyen d’excuse plus que grotesque. Pour seule réponse à cette plaisanterie Stain ne récolta qu’un regard roulé au ciel et un signe de tête résigné à tant de lâcheté. L’irlandais n’avait pas un homme face à lui, mais un petit être vil incapable, à défaut d’assumer son rôle, de le camoufler avec un minimum d’élégance et de crédibilité. Outre la colère qu’il lui inspirait, Declan avait également pour lui beaucoup de pitié. Il représentait tout ce qu’il n’avait jamais voulu devenir, il était son antipode, le côté sombre de l’Homme. « Quel guignol... On dirait un pauvre clébard castré ». Les mots avaient été prononcés d’avantage pour lui-même mais nul doute que le vent les porterait jusqu’aux oreilles de Stain, bien qu’ils n’auraient pas le moindre poids. Il redressa légèrement son torse, croisa une jambe devant l’autre, se rassasia de nicotine. Sa rage demeurait silencieuse mais frappait avec force contre les grilles de cette cage fragile dans laquelle Declan la gardait captive. Les images de Nymeria en train de se faire battre défilaient avec d’infimes précisions durant le récit qui lui était exposé. Le visage du bourreau était teinté de noir mais le poing de l’aîné s’y déchaînait. Et, étrangement, l’animosité qui l’animait semblait s’être éprise du vis-à-vis dont le corps trahissait tous ses ressentis. Declan nota le détail mais n’eut pas le temps d’y réfléchir. L’autre suivit le fil de ses confessions et capta toute son attention. Il l’écoutait, silencieux, attentif à tous ses gestes grossiers. Il ne confirma pas la situation dégradée dont la fratrie était la protagoniste mais sourit de plaisir à l’évocation de sa poigne trop fougueuse qui avait touché le mille ainsi qu’au dédain du meurtri. « Y a toujours moyen d’frapper de l’autre côté, peut-être bien qu’ça pourrait le remettre dans un bon alignement et te donner l’air franchement moins con, la gueule de travers et la grossièreté n’font pas vraiment bon ménage, ça t’enlève toute crédibilité ». Il insuflait ainsi plus de rires que d’hostilité, tel un clown blessé. Mais l’air moqueur de l’irlandais ne fut que trop bref. Son sang ne fit qu’un tour à l’évocation de sa condition cauchemardesque. Ses pupilles semblaient presque rétrécir pendant qu’elles se peignaient d’une froideur extrême. Il s’intoxiqua derechef, tapota sur son rouleau pour en faire dégringoler les cendres et esquissa un faciès faussement railleur. « Je n’sais vraiment pas d'quoi tu parles, t’as pas qu’une case en moins je crois... ». Il tentait de cacher son malaise mais cette entreprise était trop peu subtile pour passer inaperçue. Seulement... confirmer sa mésaventure signifiait mettre un point final à toute ses convictions concernant son monde et il n’était pas prêt à l’accepter. Il avait suffisamment de problèmes concrets à gérer sans ajouter quelconques soucis dénués de naturel à son cheptel. Il refusait cet ébranlement. Puis la terreur lui nouait le bide et menaçait de le faire déglutir. Monstre, c’était le mot qui lui torturait l’esprit depuis cette douloureuse expérience de métamorphose sous une lune pleine, à la fois de lumière et de mystères.

Sa stature s’avachissait sur elle-même, le grand homme se recroquevillait. La cigarette entre ses lèvres pincées se consumaient à l’image du fumeur. Ses yeux épousaient le sol pendant que le mauvais se délectait de l’impact de sa tirade et enchaînait avec une révélation tout aussi déroutante, étourdissante ! Sa soeur, une laborantine sanglante du gouvernement ? Tout ce qui n’était pas humain ? Disséquer du changeur ? Mais qu’était-ce un changeur ? Le portrait insatiable du rapace au bec gouailleur rendait la situation encore moins soutenable. Declan se redressa sous le joug de l’affront et jeta sa clope à terre avant de l’écraser nerveusement sous sa semelle. Son regard s’enflammait pendant qu’il comblait la distance qui le séparait de cet individu venimeux. Plus aucune conscience ne semblait effleurer l’homme pendant que la brutalité de cette vérité qu’il ne voulait pas entendre le tenaillait. Il regrettait amèrement sa curiosité. Voilà ce qu'il en coûtait de poser des questions aux réponses que l'on savait d'avance déplaisantes. Trop tard. A l'avenir, il lui faudrait faire avec. Pour l'heure, il voulait mettre à terme à la torture. Le temps des mots était révolu. Il dégaina son silencieux et le pointa sous le menton tâché de sang de son tourmenteur, lui plaqua sa main libre sur l'épaule pour lui intimer l'immobilité. L'esprit peu clair l'irlandais ne maîtrisait plus réellement ses gestes et ne domptait pas totalement cet esprit d'homme dans lequel un autre avait semé le chaos. Il laissa un cliquetis métallique annoncer la faucheuse, paré à loger une balle dans ce crâne exécrable. Il hésita. Tuer cet énergumène n'apaiserait pas le tourment né d'une vérité qu'il avait lui-même quémandée. Il ne voulait pas d'avantage de sang sur les mains. Son regard fut vidé d'un coup de sa frénésie meurtrière. La culpabilité le fit faiblir. Il frissonna. Que suis-je en train d'faire... De devenir.... Declan perdait les pédales et se haïssait pour cette violence qui gagnait chaque jour un peu plus de terrain. Il devenait aussi rude que l'existence qu'il menait. Finalement, lui aussi glissait lentement dans les ténèbres... Les doigts perdaient de leur force sur son arme. Il abdiqua. Il rengaina sans lâcher Stain de son regard glacé. « Dégage... »
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Feuille de perso
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MessageSujet: Re: Way of the fist (pv.)   Mar 25 Aoû - 20:37


Il accable et détruit avec un plaisir certain. C’est un jeu pour lui, malgré la douleur qui lui vrille le museau et qui remonte lui chatouiller le cerveau. Qu’on le frappe, il s’en fout. La souffrance est sa meilleure alliée dans ce monde de merde. Même si sa présence n’a de cesse de lui rappeler qu’il respire encore. Toujours vivant, toujours là, à cracher sa bile à la gueule du monde. Declan l’a provoqué, et quand il pourrait faire profil bas, Stain en rajoute. S’enlise dans la couche de merde dans laquelle il patauge sans la moindre pudeur. La bouée de sauvetage abandonnée au bord de la flaque, parce qu’il n’espère que ça. De se noyer dans sa connerie. Il débite ses paroles sans sourciller, use de ses plus beaux talents pour se rendre le plus insupportable possible mais rien n’y fait. L’autre encaisse sans broncher. Et ça, ça le gonfle. Alors il monte d’un cran dans la connerie et enroule ses paroles d’une obscénité crue. Le loup se contente de hocher du chef en guise de réponse. L’autre marque un point et il en a parfaitement conscience. Comme un gosse qui ne sait pas vraiment quelle attitude adopter face à ses parents pour éviter de se prendre une mandale, il teste différente option. Des combinaisons toute plus ridicules les unes que les autres avec l’espoir de trouver la bonne. Peut-être que s’il s’en prenait une bonne, le désordre dans sa tête se remettrait en place. La chose appose un sourire penseur sur ses lippes alors qu’il contemple un instant le sol. Peut-être, mais la certitude est bien trop maigre pour permettre de prendre un tel risque. A trop chauffer un pétard, il vous explose à la gueule. Et c’est ce qu’il risque de lui arriver s’il continue de jouer trop longtemps avec une allumette devant la jolie gueule de Declan.

Et au milieu du tas de muscles, il sent le trouble. Le voit se glisser sur ce visage qui se veut impassible. Le déni qui lui arrive le fait sourire un peu plus et il pouffe. S’autorise à se moquer de ce type qui ne s’assume pas. « - C’est ça, prend-moi pour un jambon. » Stain hausse une épaule et sa langue claque contre son palais. Il n’y a plus de doute dans ses paroles. La certitude lui ravage la trachée et lui titille le gosier. Que l’autre s’obstine à démentir lui hérisse le poil et lui donne envie de mordre. Attaquer pour voir ce qu’il compte faire une fois mal en point. Le soldat en lève un sourcil, et étudie un instant l’option. Avant de se raviser après un nouvel état des lieux. Dans son état, il ne tiendrait pas longtemps. Trop maigrichon face au frère en colère. Même le loup prendrait un risque. Pauvre bête perdant de sa splendeur au fil des lunes, à mesure que son hôte creuse un peu plus sa tombe. « - J’ai toujours du mal à comprendre les types dans ton genre. Ca sert à quoi de se renier comme ça ? » L’incompréhension se glisse dans sa voix mais il oublié. Qu’il a été de cette race-là aux prémices de sa malédiction. Incapable d’accepter le fauve sommeillant dans son ventre. Paniqué à l’idée que d’autres le sachent et le persécutent pour ça. Il aura fallu qu’il passe sept siècles sous la fourrure pour qu’il comprenne enfin. Que le monstre, c’est les autres. Pas lui. Différent, comme tant d’autre. Unique à sa manière. La noblesse du loup pour racheter la bassesse de l’homme. L’autre changeur se décompose encore un peu plus et sort de son apathie dans un souffle. La cigarette par terre, et c’est toute sa carcasse qui frissonne. « - Ah… Aurais-je touché la corde sensible ? » Le Hunter se redresse alors, décroise les bras et fixe son vis-à-vis. La réponse se fait en silence. Prend la forme d’un canon posé contre sa gorge et d’une main qui lui broie l’épaule. Pendant un bref instant, son cœur arrête sa course. Avant de repartir de plus belle. La répartie meurt sous le bourdonnement de son sang. L’écho d’une panique qui se partage la vedette avec un plaisir incertain. Il grelotte d’angoisse et frissonne d’envie. Sa main valide se ferme dans une crispation nerveuse, avide de venir se poser contre la pogne de l’autre pour le forcer à appuyer sur la détente. Le cliquetis résonne à l’infini contre les parois de son crâne, fige la connerie sur son visage et et bride ses envies suicidaires. Il veut mourir c’est un fait, mais pas de cette manière.

Lentement, il lève les mains, son regard noir accroché aux nuances polaires des prunelles qui le fixent. Elles ressemblent à celles de sa sœur. Aux Siennes aussi. Et le trouble revient se fracasser contre sa poitrine. Il en revient toujours au même point. A faire un rapprochement qui ne devrait pas exister, entre Nymeria et Cora. A se sentir aussi mal en présence de la chirurgienne, quand seule sa cousine aurait dû être la seule à le troubler de la sorte. Il cille lorsque le cran d’arrêt se remet en place. Une seconde fois lorsque la prise contre son épaule se fait moins forte puis s’évanouit enfin. Le revirement de situation le laisse perplexe, détonne affreusement avec ce que renvoie l’animal. L’ordre claque dans sa petite tête. Et il reste con, paumé devant le type. Un arrière-goût d’inachevé sur la langue. Et l’amertume d’avoir perdue une occasion de s’en prendre plein la tronche. Il regrette presque la passivité de nounours de l’autre. Qu’il est abdiqué si facilement. Que de la gueule, rien de plus. Stain se détache alors de son appui de fortune, en profite au passage pour masser son épaule, histoire de refaire partir le sang, figé par la poigne de l’autre.

« - Vu que tu le demandes si gentiment, je vais pas te forcer à le redire… » Lâche-t-il dans un raclement de gorge. « - Ce fut un plaisir. » Il tapote l’épaule de Declan, accompagne la moquerie d’un clin d’œil aussi cynique que le sourire qui s’appose sur ses lippes. Et sans demander son reste, Stain se tire. Il quitte la ruelle sans un regard en arrière, frissonne lorsqu’une brise vient se fracasser contre sa carcasse fatiguée. Ses bras s’enroulent autour de sa poitrine famélique, l’enserre pour endiguer les frissons et tenter de conserver la chaleur. Il ne lui faut pas longtemps avant de rejoindre son immeuble puis de se glisser dans son antre, évitant d’un claquement de porte la confrontation avec son emmerdeuse de voisine, déjà prête à lui sauter dessus malgré l’heure. Nymeria… Il se surprend à sourire en y repensant. Garce qui a forcé le trait auprès de son grand frère histoire qu’il vienne lui refaire le portrait. Il serre le poing et dans un soupir, il se laisse tomber sur son sofa, éreinté.

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