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 Forever and ever the scars will remain

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MessageSujet: Forever and ever the scars will remain   Mer 22 Juil - 5:03



« I can feel you falling away. No longer the lost, no longer the same. »

Maarten & Ellen
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D’accord. Ellen n’en pouvait plus de ses questions, de ses pensées. Elle ne pouvait plus attendre, elle les avait rencontré, lui comme l’autre et finalement l’un ressemblait trop à son frère pour ne pas l’être ou du moins, être en lien et l’autre ressemblait trop à… bref, elle se devait de savoir. En fait, à ce point c’était maintenant nécessaire à sa survie pour une raison bien spécifique. Pour expliquer, il faut revenir légèrement en arrière, quand elle avait de nouveau décidé de peut-être un peu le suivre pour savoir, pour le connaitre un peu. Ça n’avait rien de louche promit! Genre, elle voulait juste savoir qui il était et peut-être le croiser plusieurs fois par « pur hasard » ici et là. Il ne l’a remarquait jamais, elle était comme une ombre dans sa vie, mais là… elle n’en pouvait plus. Sa première réaction fut surement un :

« Oh god »

Bien prononcé, de l’autre côté de la rue. Loin de lui, loin de tout, mais assez fort pour qu’un passant près d’elle s’arrête l’espace d’un instant, mais elle ne s’arrêta pas là. Rajoutant simplement un :

« Non. Oh non, non, non. Mon grand, je suis trop jeune pour être grand-mère, range-moi ce bébé toute suite. »

Parce que ouais, elle l’avait surpris en flagrant délit de promenage de bébé! De baladage? De… euh… entretient de bébé? Bref, comprenez le principe. Vous n’imaginez pas le choc pour Ellen. Son bébé ne pouvait pas avoir un bébé, non. Oui? Peut-être? Peut-être qu’il l’avait emprunté… Elle espérait quand même que ce soit le cas. Pourtant, monsieur rentrait dans un bar avec le dit bébé. Ce qui la fit sourire. Voilà, ça c’était mieux, la pomme n’était pas tombé trop loin de l’arbre. Un nouveau point pour le peut-être fils. En fait, elle commençait à en être assez certaine. Il fallait faire confiance à son instinct de maman pour une fois non? Parce que oui, certaine maman avait un instinct pour savoir quand leur bébé n’allait pas, faisait les dents, leur cachait des trucs, elle… elle doutait de reconnaitre son propre fils. Bravo, Ellen élue mère de l’année, vraiment.

Le problème, c’est que son bébé n’avait pas vraiment l’air d’aller non plus. Alors elle l’avait suivi dans le dit bar. Elle n’avait toujours pas osé l’abordé, mais elle n’y pouvait rien. On allait encore accuser l’instinct. Elle était loin de lui, ne remarquant même pas qu’elle parlait encore et toujours à voix haute :

« Ma pauvre, tu vas faire ça comment maintenant. Peut-être l’écrire sur une serviette de table, la mettre en boulette et lui balancer… »

Hm, mauvaise idée. Comment qu’on pouvait annoncer à quelqu’un un «  Salut, je sais que ça va te paraitre bizarre, mais… je suis peut-être ta mère, du moins je le pense. Je sais que je t’ai abandonné à la naissance, mais comprend moi, tu ressemblais au mec qui m’a violé du coup, bah j’ai pas réussi à te garder ». Aussi bien lui dire : « bah t’était moche, je t’ai donné, mais finalement ça t’a bien réussi! » Ouais, même elle, elle se collerait des baffes. Le problème, c’est qu’en général, elle savait parler aux gens, les baratiner, obtenir ce qu’elle voulait, mais là… son cerveau était totalement paralysé. Bon, déjà une première respiration, une seconde, un troisième et elle rouvrit les yeux. D’accord, elle avait un plan de match, elle n’allait… ab-so-lu-ment pas lui dire. Voilà. Elle allait lui parler, prendre contact, mais ne rien dire. C’était la meilleure idée pour le moment. Elle alla donc s’assoir près de lui, mais laissant un banc entre eux. Juste… au cas où. Genre, s’il avait besoin d’une bulle taille XXL, elle ne savait pas trop. Aller, voir ça comme un jeu. Commander un verre, prendre en assurance. Voir le problème comme une arnaque. Elle pouvait faire ça. Elle se détendit, tourna son regard vers lui, lui fit un sourire en disant simplement :

« Un bébé dans un bar, c’est peu commun. »

Engager la conversation. Parler directement du point qui dérange. En prime, maintenant qu’elle le voyait de proche… c’était un model récent se truc! Ça avait moins d’un an. Ça ne savait surement même pas encore comment marcher. Alors manger… les toilettes… on repassera. Donc ouais, un model un peu brisé, mais récent. Faut comprendre, il y avait des updates à faire à chaque année sur un bébé. Ouais, elle, elle reprenait le bébé 39 ans plus tard, on ne se demanderait pas pourquoi maintenant. Oh et elle rajoutait simplement une dernière phrase pour qu’il ne le prenne pas mal, sait-on jamais… il pouvait être susceptible son gamin :

« Je suis désolé, je ne voulais pas vraiment dire ça comme ça. »

 

 
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MessageSujet: Re: Forever and ever the scars will remain   Jeu 23 Juil - 21:23


« I can feel you falling away. No longer the lost, no longer the same. »

Maarten & Ellen
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Ce fut son cri qui le réveilla. En sursaut. Le temps de comprendre ce qui se passait, Maarten se retrouva dans la chambre de sa fille à la regarder s’agiter dans son sommeil. Il avait les nerfs à fleur de peau depuis deux semaines. Il était perdu depuis deux semaines. Il ne dormait plus dpeuis deux semaines. Comment aurait-il pu, de toute manière, parvenir à fermer les yeux alors que le lit était vide, alors que l’appartement résonnait de son absence, alors que son port d’attache venait de disparaître dans une mer déchaînée ? Comment aurait-il pu dormir sereinement alors que sa sorcière avait disparu du jour au lendemain, s’évanouissant dans la nature sans signes avant-coureurs, sans qu’il ne puisse savoir si c’était volontaire ou… Maarten serra les poings et se recula prudemment dans l’ombre pour laisser sa fille dormir tranquille. En sortant de la chambre, ses doigts effleurèrent les traces de griffure qui marbraient le lit, la porte, les murs du couloir. Comment aurait-il pu dormir alors que les seules chaines pouvant retenir le chien-loup n’étaient plus là pour protéger sa fille ?

L’air hagard, le Néerlandais s’écroula dans le salon, sur un canapé inhospitalier, une bière décapsulée s’éventant dans ses mains nerveuses. Qu’allait-il faire maintenant qu’elle n’était… plus là ? Où était-elle, d’ailleurs ? Et pourquoi, pourquoi donc était-elle partie alors que tout allait… presque bien entre eux ? Bon sang… Maarten inspira, se releva, abandonna la bière à moitié entamée pour déambuler dans l’appartement sans savoir ce qu’il souhaitait faire. Pas question de sortir, pas question de laisser sa fille sans surveillance. Sa fille qui pleurait, à nouveau. Maarten se figea. Cette fois, ce n’était pas qu’un cauchemar. Elle était belle et bien réveillée et s’égosillait comme si sa vie dépendait de ses cris, comme s’il pouvait l’oublier, comme s’il pouvait l’ignorer. En quelques pas, à nouveau, il fut dans sa chambre, la prit dans ses bras pour la bercer et chantonner alors qu’il se dirigeait vers la cuisine lui faire un biberon. C’était étonnant, et légèrement effrayant, de voir à quels points ces gestes étaient devenus naturels en quelques mois. Une, deux, trois cuillères de lait en poudre. Une, deux, trois… quatre ?, mesures d’eau. Bien remuer, bien mélanger, surveiller que l’ensemble n’est pas trop chaud. « Oh, Chris, arrête de pleurer, Papa fait ce qu’il peut pour aller vite, tu sais ? » Oui, il parlait tout seul. Et alors ? Il n’y avait personne dans l’appartement pour l’entendre et s’en étonner et c’était bien cela le problème. Bientôt, elle le regarda avec de grands yeux, son petit ventre cessant de se plaindre au fur et à mesure qu’il se remplissait. « Ca va mieux comme ça petit chat ? » Elle le regardait toujours avec de grands yeux. Maarten poussa un soupir en la calant bien contre son torse, il s’agissait de ne pas lâcher prise, et retourna s’asseoir sur le canapé chercher son propre biberon. Il n’était peut être pas un exemple mais en même temps, il n’avait jamais prétendu l’être. Arrangeant les coussins à une main, il parvint à s’installer correctement. Bientôt sept heures du matin. Bientôt sept h… Maarten arrêta presque de respirer lorsqu’il s’aperçut qu’elle s’était rendormie. Et que lui aussi, sans savoir trop comment il s’y était pris. Un coup d’œil à sa montre lui apprit qu’ils approchaient désormais plus des dix heures que des sept heures. Dans un grognement, il essaya de récupérer le biberon qu’il posa juste à côté de sa bouteille vide. Hope s’agita dans ses bras, comme pour protester. « Chuuut… dors, Papa va juste s’habiller. »

Il devait se changer les idées. Ce n’était plus possible : à tourner ainsi dans son appartement, il allait finir par devenir fou. Tout, absolument tout était un écho de Myla. De sa sorcière. Des grimoires soigneusement entassés dans un coin du salon à ses petits tics cosmétiques dans la salle de bain en passant par la chambre à coucher bien évidemment. Et Maarten ne le supportait plus. Il avait besoin de se changer les idées, il avait besoin de changer d’air, il avait besoin de respirer. Et quoi de mieux qu’un bar pour cela ? Certainement beaucoup d’endroits… surtout accompagné d’un bébé endormi. Maarten ferma les yeux, s’échoua sur une chaise, se prit la tête entre les mains en calant le landau juste à côté de lui, réajustant la peluche qui menaçait de s’enfuir pour échapper aux petites mains potelées de la gamine. Il n’était clairement ni le père de l’année, ni le père exemplaire. Mais entre un père psychopathe, une mère disparue et un père adoptif légèrement dépressif, le choix était vite fait : c’était au troisième de s’occuper d’elle. Oh, bien sûr, il l’aimait sa gamine. Il l’adorait même, c’était la seule chose qui lui permettait de tenir le coup depuis deux semaines, d’ailleurs. Mais il ne fallait pas se le cacher : Hope n’était pas que le reflet de Myla, c’était aussi l’écho étouffant d’un autre homme dont il ignorait tout mais qu’il ne pouvait s’empêcher de haïr. Le Néerlandais commanda un café et ferma les yeux pour mieux se masser les tempes et chasser le mal de tête qui commençait à poindre. Pour les ouvrir aussitôt et foudroyer du regard la femme qui venait de s’installer à côté de lui. Femme qui lui semblait…

« Hum… bonjour ? » Qu’est ce qu’elle faisait là ? Il y avait plein de chaises autour d’eux, plein de tables, et pas beaucoup de clients à cette heure ci de la journée – ou du moins pas encore. Elle ne pouvait pas le laisser tranquille, elle ne pouvait pas… « Un bébé dans un bar, c’est peu commun. » Pardon ? « Pardon ? J’vous ai demandé votre avis ? » « Je suis désolé, je ne voulais pas vraiment dire ça comme ça. » Maarten arqua un sourcil. Rapprocha instinctivement sa fille de lui pour mieux l’éloigner de l’intrus. « Et bien la prochaine fois, ne dites rien ce sera mieux. Je gère ma fille que je veux. » Sec, agressif, pas vraiment aimable : déjà qu’en temps normal Maarten n’était pas un homme facile à vivre, mais depuis quelques temps, étrangement, il n’avait plus vraiment envie de faire le moindre effort pour être agréable avec les gens et encore moins avec les inconnues qui s’immisçaient dans sa vie sans qu’il ait la moindre idée du pourquoi. D’ailleurs, il avait bien envie de lui dire de partir. Là. Maintenant. Mais quelque chose le retenait et ça le dérangeait : la femme, en dehors d’être diablement belle, avait la silhouette de… « Excusez moi, mais on se connait ? »


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MessageSujet: Re: Forever and ever the scars will remain   Ven 24 Juil - 1:17



« I can feel you falling away. No longer the lost, no longer the same. »

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Ouais, elle avait fait le grand saut pour aborder l’inconnu. L’inconnu peut-être pas si inconnu que ça, mais quand même. Elle voulait savoir, mais elle n’allait pas demander directement «As-tu été abandonné à la naissance par hasard? » Parce que bon, elle doutait que la réponse soit joyeuse et qu’un : « Ah bah ça tombe bien! Je pense que c’était moi ça. » Fonctionne bien aussi. En fait, elle doutait qu’il prenne une quelconque révélation bien. Donc ouais, aussi bien ne rien dire, tout simplement. Du moins, pour le moment. Elle avait donc prit place près de son peut-être fils pour lui parler un peu. Savoir s’il était bien ou pas. Son premier regard… la foudroya. Voilà, il avait surement aussi bon caractère qu’elle, la joie. Elle avait tout de même sourit à son bonjour. C’était un minimum. Ensuite, elle l’avait abordé maladroitement, parce qu’on parlait quand même de son peut-être fils et d’un bébé. Non vraiment, un bébé avec des bras et des jambes et une couche. Le pire des modèles quoi. Celui qu’on devrait retourner au magasin… ou l’abandonner au plus offrant. Oh wait, ne pas penser à ça avec lui, pas maintenant. Monsieur répondait comme ses pieds, surement un trait de famille en fait. Elle s’excusait maladroitement de sa phrase pour ne pas se faire rembarrer immédiatement. Ensuite, ce fut la douche froide, vraiment. Elle ne laissa rien paraitre, mais… il avait dit « ma fille » genre la sienne… Son peut-être bébé avait donc un bébé… non mais… non? Genre, il pouvait surement le retourner au magasin, c’était chiant les enfants, c’était bruyant, ça prenait de l’espace. D’accord, elle n’était pas la mère de l’année, on l’avait compris. Il n’était donc pas des plus aimables, mais… on s’en fichait, il avait bien le droit. C’était elle qui l’avait abordé. Pourtant, il demanda quand même s’ils se connaissaient. Comment il aurait pu la reconnaitre? C’était impossible. Non mais genre… vraiment impossible.

« Je ne sais pas, je pense que oui, mais… mais c’est pas simple à expliquer. »

Parce qu’elle n’allait pas lui balancer le tout froidement. En fait, elle ne savait même pas si elle pouvait ou voulait le lui dire. Il était mieux de ne pas savoir non? En fait, si on y allait pour le mieux pour son… fils. C’était surement qu’il ne sache pas. D’accord, comment savoir… aucune idée. Bon d’accord… peut-être. Oui? Non?

« J’aurais une seule question. Ensuite je te fiche la paix. »

Parce qu’elle n’allait pas le harceler, mais elle n’allait pas partir sans savoir non plus. Elle ne pouvait pas expliquer ce qu’elle ressentait en ce moment. Ce n’était pas quelque chose de simple pour elle en ce moment. Peut-être retrouver son fils, fils qui allait logiquement lui en vouloir à mort…

« Tu me rappelles quelqu’un. Quelqu’un que j’ai connu à La Haye. Peut-être à Amsterdam, je n’en suis pas certaine. Ça fait si longtemps. Tu connais ? »

Ça faisait 39 longues années, déjà. Elle n’avait pas vraiment vu le temps passé à DF, fallait l’avouer. En fait, c’était le contraire, elle l’avait trop vu passé, mais pas assez en même temps. En fait, en ce moment… elle voyait l’arnaque qu’elle pourrait poser. Si c’était lui, elle pourrait s’expliquer amie de la famille, en mode « j’ai connu tes parents » comme ça… peut-être qu’elle pourrait expliquer des choses sans qu’il lui en veux à mort… peut-être… elle l’espérait.
 

 
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MessageSujet: Re: Forever and ever the scars will remain   Dim 26 Juil - 12:56


« I can feel you falling away. No longer the lost, no longer the same. »

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Maarten n’aimait pas songer à son enfance. Adopté à la naissance, il avait fugué de chez ses parents adoptifs aux alentours de ses huit ans, persuadé qu’ils s’en sortiraient mieux sans lui. Après tout : si ses parents l’avaient abandonné il y avait bien une raison. Et il n’était pas le plus calme, pas le plus parfait, pas le plus souhaitable des gosses, il en était bien conscient. Maarten n’aimait pas songer à son enfance ou à sa fugue pour la simple raison qu’il ne voulait pas s’imaginer quelle aurait été sa vie s’il n’était pas parti. Mais depuis qu’il avait Hope, il fallait bien dire qu’il y songeait de plus en plus. Parler de Chris avec Myla avait remué la vase des vieux souvenirs, comme s’ils s’étaient débloqués dans sa mémoire et se venger d’années d’ignorance en surgissant au moment où il s’y attendait le moins. Il avait fugué, oui, mais surtout il s’était retrouvé dans des foyers pour jeunes dans la foulée. Pendant six ans. Jusqu’à ce qu’il tombe sur Nikolaas, jusqu’à ce qu’il rencontre Christyntje, jusqu’à ce qu’il décide de prendre sa vie définitivement en main et qu’il se débrouille pour la foutre en l’air. Maarten n’aimait pas songer à son enfance mais sa fille l’y obligeait. Et plus il la regardait, plus il se demandait quel genre de père il allait être. Certainement pas le père de l’année, encore moins le père idéal que Myla espérait. Il n’était qu’un assassin, un voleur, un menteur, un lâche et un hypocrite. Et il ne savait désespérément plus ce qu’il foutait là, dans ce bar.

Un bébé dans un bar, c’est peu commun. La phrase résonnait dans son esprit, sombre écho d’une conviction plus profonde. Il n’avait rien d’un père : il se noyait dans une responsabilité qu’il n’avait jamais été prêt à assumer parce que personne ne lui avait montré l’exemple, personne n’avait cherché à lui montrer ce que c’était que d’aimer son enfant. Ces parents adoptifs l’aimaient peut être mais lui ne s’était jamais senti à son aise avec eux. Un fardeau, un poids, une bouche à nourrir. Un enfant en trop. Et il avait peur qu’Hope ait la même impression dans quelques années, qu’elle… Maarten inspira profondément pour se calmer, calmer ses pensées, calmer ses craintes, calmer sa colère et son impulsivité, calmer son agressivité naturelle qui lui hurlait de dire à cette intrus d’aller se faire foutre avec ses conseils stupides et pourtant bien trop juste. Il essayait juste de se dépatouiller comme il le pouvait, c’était trop dur à comprendre qu’il voulait juste un peu de tranquillité, qu’il voulait juste retrouver sa femme, retrouver sa vie, cesser d’être totalement responsable de cette gamine ? Et puis d’abord, ils se connaissaient ? « Je ne sais pas, je pense que oui, mais… mais c’est pas simple à expliquer. » Il fronça les sourcils. Croisa les bras. Etouffa le grognement méfiant du chien alors que d’une main possessive il glissait vers le visage de sa fille pour garder un contact. « J’aurais une seule question. Ensuite je te fiche la paix. » … Il n’aimait pas les sous-entendus. Une seule question, c’était une question de trop. Mais si elle promettait de le laisser tranquille… « D’accord, allez y. » Tutoiement, vouvoiement… les deux se heurtaient dans l’hostilité absolument assumée de Maarten. « Tu me rappelles quelqu’un. Quelqu’un que j’ai connu à La Haye. Peut-être à Amsterdam, je n’en suis pas certaine. Ça fait si longtemps. Tu connais ? » Son cœur manqua un battement. Parti en cavalcade alors que son poing se serrait inconsciemment dans le landau de Hope, en réaction naturelle. « Amsterdam ? » La Haye ? Là où il avait été adopté ? Ses yeux paniquèrent un instant. Mentir, dire la vérité ? Assumer un meurtre et une origine néerlandaise que son accent et son nom l’empêchaient de nier très longtemps de toute manière ? « Je suis né à La Haye. Je crois. » La vérité, donc. Sans savoir ce qui lui prenait, ce qui avait fait penché la balance en sa faveur, Maarten optait donc pour la vérité. Crue. Directe. « Mais j’ai grandi à Amsterdam. Pourquoi cette question ? Ca m’étonnerait que je vous connaisse ou que vous me connaissiez, je n’ai pas de famille et j’en suis parti il y a très longtemps. Qu’est ce que vous voulez, vraiment ? » Etait-ce son instinct canin ou juste un pressentiment, Maarten rajouta, troublé. « Qui est la personne que je vous rappelle ? J'ai l'impression de vous avoir déjà vu, aussi... »



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MessageSujet: Re: Forever and ever the scars will remain   Dim 26 Juil - 23:02



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Ellen ne savait plus ce qu’elle voulait. Elle voulait des réponses, mais elle les connaissait déjà plus ou moins. Elle avait rencontré Nikolaas, elle savait, elle ne pouvait pas le nier. Elle voulait juste être certaine, savoir que c’était bel et bien vrai et sans pouvoir rattacher directement l’enfance de cet homme à  celle de son fils. Elle ne voulait pas se faire de faux espoir. Pourtant, plus elle s’en rapprochait et plus elle trouvait les similitudes. Plus elle trouvait des ressemblances. Elle n’y pouvait rien, c’était un peu comme si elle l’aimait déjà, malgré tout. Elle espérait donc ne pas se tromper et que tout colle. Elle avait donc demandé le droit de poser une seule question, pour pouvoir faire le lien avec l’enfant abandonné et l’adulte troublé qui se tenait près d’elle. L’adulte troublé avec un bébé… un vrai bébé avec une couche et des pleures… heureusement, cette option n’était pas encore en marche, pour le moment la chose était tranquille. Elle continuait tout de même d’espérer ne pas être grand-mère, ça serait trop bizarre et puis voilà. Elle était trop jeune pour ça. Donc, après avoir obtenu le droit de poser la question, Ellen le fit. Elle parla directement de La Haye, d’Amsterdam. Elle voulait savoir. Elle savait déjà, mais… mais sans savoir, vous comprenez?

Il répondit franchement, qu’il était né à La Haye, du moins il le croyait. Il mentionna aussi qu’il avait vécu à Amsterdam. Le premier contact était donc établi, parce qu’il poursuivit la conversation un minimum. Il aurait pu lui dire de partir maintenant, mais la curiosité était peut-être de famille. Il ne pensait pas vraiment qu’ils se connaissaient, il voulait savoir ce qu’elle voulait. Non, il ne voulait pas vraiment savoir en fait. Elle étira un léger sourire, presque amer en fait, parce qu’au final… elle n’avait aucune idée de ce qu’elle pouvoir lui raconter de plus. Elle ne savait pas ce qu’elle pouvait lui dire de plus sans tout déballer. Finalement, elle voulait qu’il s’y intéresse de lui-même, mais comment aborder le sujet… aucune idée.

« Je te l’ai dis, tu me rappelais quelqu’un que j’ai connu… il y a près de quoi? 40 ans maintenant. Je ne veux rien de toi. Je voulais juste faire sur et… tu as confirmé en disant être surement né à La Haye. Merci. »

Avec un léger sourire sincère de la femme qui tient sa parole. Parce qu’elle avait dit qu’elle ne poserait qu’une question après tout. Alors c’était ce qu’elle allait faire. Si elle jouait bien son jeu… c’est lui qui poserait les prochaines. Elle était douée pour le baratin et pour les arnaques, aussi bien que ça lui serve maintenant pour un truc important non?

« J’ai posé ma question, je ne t’embêterai plus, mais je peux bien répondre à la tienne. Tu me fais penser à un homme que j’ai rencontré et si j’ai raison, c’était surement ton père. Le vrai. »

Comme si elle avait encore la capacité d’en douter… mais ce n’était pas le cas, loin de là. Elle avait cette espèce de boule à l’estomac qui lui disait que oui, c’était bel et bien lui. Que ce petit garçon qu’elle avait tenté de fuir pendant des années, c’était lui. Elle l’avait vu grandir, mais de loin. Elle avait tellement tenté de fuir ces images, toutes ces informations qu’elle avait sur lui qu’au final, elle avait connu son enfance. Sans qu’il le sache. Maintenant les dés étaient lancés. Elle avait une chance qu’il veule en savoir plus, mais aussi une chance qu’il lui dise de partir.  
 

 
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MessageSujet: Re: Forever and ever the scars will remain   Ven 31 Juil - 15:59


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Cette femme était intrigante. Perturbante. Légèrement inquiétante, aussi, parce que Maarten détestait parler de son passé et craignait bien plus encore devoir payer vingt ans après pour la mort de Christyntje et celle de l’agent de sécurité. C’était… déconcertant d’entendre si spécifiquement parler des deux villes dans lesquelles il avait grandi baladé de familles d’accueil en familles d’accueil, de foyer en foyer, de rues en avenues, de braquages en arnaques montées de toutes pièces. Et si Maarten n’avait pas eu Hope sur laquelle veiller, sans nul doute qu’il aurait opté pour la solution de facilité, à savoir disparaître dans la nature sitôt cette conversation avortée. Mais il y avait sa fille, il y avait Myla, et il avait décidé de changer. Le Néerlandais répondit donc à la question de la femme sans savoir ce qu’il en attendait. Il y avait cette impression de déjà vu… ce pressentiment animal qui pointait le bout de son nez. Maarten était incapable d’interpréter correctement ce que le chien tentait de lui hurler mais il entendait bel et bien ces hurlements, retranscrit dans sa peau par une crispation et un stress grandissant. Amsterdam. La Haye. La Haye. C’était la seule chose qu’il savait sur lui. Qu’il y était né, sous X. Sa mère n’avait pas voulu de lui mais n’avait même pas eu le cran de le tuer alors qu’il n’était qu’un fœtus vulnérable. A bientôt quarante ans, Maarten s’étonnait de voir cette blessure de l’abandon encore aussi… suppurante. Il n’avait jamais eu d’indices sur sa famille, ni un nom, ni une ombre, aucun souvenir, aucun repère et ça le poursuivait, même maintenant. Même alors qu’il était… vieux ? Non, juste adulte. Diablement adulte. Définitivement adulte. On lui avait volé son enfance quand on avait décidé de lui voler ses parents et ses origines. Il était bien plus Maarten Joen que Doug Stijn, mais l’un comme l’autre, ce n’étaient que des surnoms et des faux noms qui ne disaient rien sur ce qu’il était, lui, dans son sang et dans ses gènes. Et pour un généticien, ça voulait tout dire. Le Néerlandais inspira. Il était curieux, curieux et inquiet. Parce que si elle le connaissait, ou connaissait quelqu’un de son entourage, c’était… un foutu hasard. Et Maarten ne croyait pas plus au hasard qu’à la fidélité. « Je te l’ai dis, tu me rappelais quelqu’un que j’ai connu… il y a près de quoi? 40 ans maintenant. Je ne veux rien de toi. Je voulais juste faire sur et… tu as confirmé en disant être surement né à La Haye. Merci. » Quoi ?

Elle partait, comme ça ? Quarante ans, c’était son âge. Presque. Je ne veux rien de toi. Ca faisait mal. Brutalement mal. Trop de coïncidences, trop de certitudes cachées. Et elle partait comme ça, sans lui dire quoique ce soit plus, sans… « J’ai posé ma question, je ne t’embêterai plus, mais je peux bien répondre à la tienne. Tu me fais penser à un homme que j’ai rencontré et si j’ai raison, c’était surement ton père. Le vrai. » La poigne de fer de Maarten s’abattit sans aucune douceur sur son poignet pour le plaquer contre la table et la maintenir assise. Non, pas question qu’elle parte. Elle en avait trop ou pas assez dit, trop ou pas assez deviné. Et lui, lui il voulait savoir. Il vivait depuis trop longtemps avec un point d’interrogation sur la tête et un casier judiciaire. Et il voulait qu’elle ravale ce sourire, aussi. Parce que ce sourire, il lui faisait penser à un fantôme dont le prénom était porté par la petite puce en train de dormir dans le landau. « Reste. » Le néerlandais lui vint tout seul, comme une réminiscence violente de ses dix-neuf premières années. Tu me fais penser à ton père. Avait-elle bien dit ça derrière une phrase légèrement plus complexe ? « Tu connais mon père ? » Son cœur rata un battement. Troublé. Perdu. Myla avait disparu et cette femme débarquait en arguant avoir potentiellement connu son père ? Auquel il ressemblait ? C’était… « Qui êtes-vous exactement ? Personne n’a jamais connu mon père, encore moins ici. Je suis un inconnu, je suis personne et tu dis avoir connu mon père ? C’est quoi cette putain d’embrouille ? » Il relâcha le poignet de la femme, laissant une marque rouge dessinant ses doigts crispés. C’était Maarten dans toute son entièreté : agressif, brutal, inquiet, perdu, impulsif. Et étrangement curieux et désolé. « Je m’excuse si je vous ai fait mal, c’est juste que… vous ne me dites pas tout. Et je déteste ça. » Belle entrée en matière. Maarten n’avait jamais brillé par son tact ou son sens de la diplomatie. C’était Nikolaas, le manipulateur. Christyntje la voleuse. Maarten le cerveau et les muscles des braquages.



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MessageSujet: Re: Forever and ever the scars will remain   Sam 1 Aoû - 0:16



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Ellen avait fait les premiers pas vers son fils et son… bébé. Ouais bon, elle avait encore un peu de mal avec cette idée, mais il l’avait bien dressé, elle ne faisait pas de bruit la petite chose. Un jour, elle commencerait surement à parler et n’arrêterait jamais. Quoi? Ce n’était rien contre elle, c’était une fille et les filles, ça jacassaient pour toujours, c’était bien connu. Elle avait commencé à donner des miettes d’informations à son fils, sans vraiment dévoiler son jeu. Il faut toujours accrocher le poisson avant de commencer à le ramener. Comme ça, il était pris au piège. Dans le cas présent, le piège était surement la curiosité, le besoin de savoir, mais elle cherchait aussi à connaitre les réactions de son fils, les comprendre avant de passer aux choses sérieuses. C’était mieux ainsi en fait. Elle avait parlé de l’homme qu’elle n’avait que très peu connu, celui qui lui avait implanté un fils de force. Un fils qu’elle aurait voulu aimer sans parvenir à dépasser son dégout pour la façon dont il avait été conçu. Maintenant, elle y arrivait, mais elle ne savait pas si c’était trop tard pour rattraper le coup. Elle lui avait dit et elle était sincèrement prête à partir si elle trouvait qu’il n’était pas intéressé, pourtant… il l’a retint et il le fit fort. Elle sentait la pression autour de son bras, elle savait qu’il allait laisser sa marque de cette façon, mais elle s’en fichait. Elle avait ferré le poisson, maintenant elle devait juste le remonter sans briser la ligne. Il voulait donc qu’elle reste, demandant si elle connaissait son père. Elle hocha la tête pour faire signe que oui, doucement, sans sourire pourtant. Parce qu’elle ne pouvait pas sourire en pensant à cet homme. Il voulait savoir exactement qui elle était. La question était surtout : était-elle prête à lui dire? Il rajoutait que personne ne connaissait son père, encore moins en Nouvel-Orléans, Il voulait connaitre l’embrouille, mais elle n’allait pas vraiment lui dire… peut-être. Son regard descendit vers son poignet quand il l’a lâcha. Bien, bon garçon, tu auras droit à un biscuit, on ne blesse pas sa maman. Elle avait eu raison, il avait laissé une marque. Elle ne craignait pas vraiment qu’elle reste, elle allait guérir toute seule, surtout pour une Day. Donc, il détestait qu’on ne lui dise pas tout, c’était peut-être de famille quand même.

« Ce n’est rien et, oui, j’ai connu ton père, mais très brièvement. Du coup, je sais pourquoi on t’a abandonné, mais l’histoire n’est ni géniale, ni palpitante. Je sais aussi que ça peut faire beaucoup d’informations à gérer en une fois. Alors je comprendrais que tu ne les veules pas toutes d’un coup quand même. »

Être à sa place, elle aurait voulu tout savoir et toute suite. Elle le savait. Elle détestait qu’on prenne des gants blancs avec elle, mais ça… c’était elle. Elle était généralement impatiente quand on parlait d’information. Il faut quand même mentionner que si elle ne savait pas, elle ressassait dans sa tête à tenter de deviner jusqu’à ce qu’elle ait la réponse. Du coup, si on pouvait lui épargner une obsession ou deux, c’était gentil. Pourtant, elle lui offrait la possibilité de ne pas savoir d’un coup.

«  Et puisque tu n’aimes pas les secrets, je connais aussi Nikolaas et je sais pour Christyntje. Adriaen, le père des jumeaux, était mon frère. »

Oui, elle lui disait directement pour son lien de parenté avec les jumeaux, mais pas avec lui. C’était surement mal en fait, mais elle s’en fichait. Elle y allait à reculons, mais elle y allait. Malgré son calme, elle n’avait pas hâte de mentionner pour leur lien à eux. Elle n’avait pas envie du coup d’éclat, elle ne voulait pas de scène et surtout… fallait l’avouer, elle ne voulait pas vivre de rejet. Pourtant, c’était logique que ce soit le cas, retour d’ascenseur, tout ça. Genre Murphy et le karma… le tout en un pour ce genre de réactions.

« Désolé, je ne voulais pas paraître aussi… directe. Je ne suis pas du genre… douée pour ce genre de chose. »

Les confessions, les explications, dévoiler toutes ses cartes… tout ça. Ce n’était pas vraiment son genre. Elle était plus le type de femme à magouiller, lâcher l’information aux comptes gouttes, mais avec lui… elle allait finir par perdre son attention avant d’arriver à quoique ce soit. Au moins, maintenant il savait ce qu’elle savait. C’était déjà ça, comme ça… il pouvait savoir ce qu’il voulait savoir… ou ne pas savoir en fait.
 

 
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MessageSujet: Re: Forever and ever the scars will remain   Mer 5 Aoû - 8:11


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Tout ça allait mal, très mal tourner. C’était une certitude : Maarten se connaissait trop bien pour savoir que ça allait finir par exploser soit de son côté, soit du côté du Saarloos. Dans un sens, ça avait déjà commencé lorsqu’il avait saisi son poignet sans la moindre délicatesse pour la forcer à rester et à répondre aux questions qui bourgeonnaient déjà à l’orée de son esprit. Il y avait quelque chose de louche, dans cette histoire, et Maarten n’était pas vraiment du genre à apprécier naviguer en eaux troubles, non merci. Déjà qu’il n’était pas du genre à apprécier grand-chose, d’ailleurs, il était encore plus sur les nerfs lorsque ça le concernait directement. Et c’était le cas : ses parents et ses origines étaient posées sur le tapis comme deux petits déchets pourris ressortir d’un vieux sac poubelle afin de mieux les ausculter et surtout les autopsier. Son père. Elle prétendait pouvoir débarquer comme ça, lui balancer qu’il ressemblait à son père et se casser sans rajouter un mot, comme s’il allait pouvoir se contenter de quelques miettes pour nourrir ses quarante années à venir. Certes, Maarten aurait sûrement du savoir faire la part des choses et avoir depuis longtemps fait le deuil de ses parents, lâches, qui n’avaient pas voulu de lui pour une raison quelconque. Vous ne me dites pas tout. Et je déteste ça. Magnifique. Maarten était un génie lorsqu’il s’agissait de se mettre en valeur. D’asocial, il était devenu bougon, et même si cette amélioration était notable et tout particulièrement récompensable ce n’était pas vraiment suffisant pour le rentre tout de suite sympathique et attachant. Parfois, le Néerlandais se plaisait à croire qu’il n’avait pas toujours été comme ça. Lorsqu’il avait rencontré Nikolaas pour la première fois, il y a vingt-cinq ans déjà de cela, il était encore un ado, en pleine crise d’adolescence, revanchard, amer, en colère contre la vie pourrie qu’il menait, mais il n’était pas totalement asocial. Pas totalement. Lorsqu’il avait rencontré Myla, il y avait maintenant… plus de dix ans, déjà, il réapprenait posément à vivre normalement, avait repris ses études, s’était construit une vie sans histoire, sans violence, sans souci. Puis la trahison. Puis la métamorphose. Puis l’apocalypse. Puis la disparition de sa sorcière. Parfois, le Néerlandais se plaisait à croire qu’on pouvait lui pardonner sa mauvaise humeur lorsqu’on regardait un peu son état psychologique du moment et cette colère qui lui brûlait les tripes depuis trop longtemps déjà, mais il fallait être honnête : traverser une passe difficile ne pardonnait ni n’expliquait tout. Et Maarten avait un sale caractère de base. Un soupir. Anxieux. Réponds moi, tout de suite. Impatient. « Ce n’est rien et, oui, j’ai connu ton père, mais très brièvement. Du coup, je sais pourquoi on t’a abandonné, mais l’histoire n’est ni géniale, ni palpitante. Je sais aussi que ça peut faire beaucoup d’informations à gérer en une fois. Alors je comprendrais que tu ne les veules pas toutes d’un coup quand même. » Un coup de marteau. Un coup de massue.

« Vous vous foutez de ma gueule, là, c’est bien ça ? » Il n’y avait pas d’autre solution possible. Je sais pourquoi on t’a abandonné. Putain. Elle connaissait ses parents. Elle les connaissait bien. Elle l’avait cherché ? Ou alors c’était une putain de coïncidence qu’ils se retrouvent ici. Mais… comment pouvait-elle avoir connu ses parents alors qu’elle ne paraissait pas quarante ans, du tout. « Ca ne tient pas votre histoire, vous avez quoi… maximum quarante cinq ans ? C’est que des conneries, tout ça. » Il secoua la tête, chassant de son esprit toutes les hypothèses qui naissaient sans qu’il ne leur en ai pourtant donné l’autorisation. Bordel. « Et puisque tu n’aimes pas les secrets, je connais aussi Nikolaas et je sais pour Christyntje. Adriaen, le père des jumeaux, était mon frère. » Là, c’était trop.
Maarten se leva brusquement. Je sais pour Christyntje. Ah. Bien. Parfait. Merci de m’avoir pourri ma journée, ma semaine, mon année, ma vie par cette simple phrase. La mort de Christyntje était encore une blessure béante pour Maarten, contrairement à ce que Nikolaas semblait croire. Il avait réussi à l’oublier, il avait réussi à fermer la page et voilà, le destin s’amusait à lui renvoyer dans la figure ses meurtres sans en oublier le moindre détail. « Ta gueule, ferme là. » La colère était un appel à l’aide et le Saarloos y répondait sans la moindre hésitation. Maarten était à deux doigts de l’explosion. Deux syllabes, plutôt. Christyntje. Ses mains se posèrent sur le landau, il n’avait pas intérêt à rester dans le coin, et n’avait aucune raison de continuer à écouter cette femme sortie tout droit d’on ne savait où pour l’obliger à remettre le nez dans sa vie néerlandaise.

Mais elle connaissait son père. Et les raisons qui avaient pu pousser ses parents à l’abandonner. Parce qu’ils l’avaient véritablement abandonné. Et elle connaissait Nikolaas. Et Christyntje. Et de toute évidence, elle savait que c’était son sang qui tâchait les mains rugueuses et brouillonnes du généticien. « Désolé, je ne voulais pas paraître aussi… directe. Je ne suis pas du genre… douée pour ce genre de chose. » Maarten s’interrompit dans sa fuite, à quelques centimètres seulement, à dire vrai, de la table. Ses yeux noirs la foudroyèrent. Il se rassit. Sans aucune grâce ni aucune manière, sans aucune bonne volonté. « Et bien la prochaine fois, essayez de l’être. » La politesse, Maarten, fais un effort pour te souvenir de ce que c’est. Tu sais, ce concept voisin de la gentillesse. Il avait envie de frapper quelqu’un. Et si possible quelqu’un s’appelant Myla, pour l’abandonner comme ça, pour le laisser seul, pour le laisser perdu. Il n’était pas fait pour côtoyer d’autres êtres humains, bordel. Il n’était même plus totalement humain. Il n’était qu’un mec paumé qui était supposé s’occuper d’un gosse en bas âge, gosse qui, d’ailleurs, commençait à s’agiter dans le landau. Sans un regard pour la femme, de toute manière il n’était plus à ça près niveau politesse et puis, elle l’avait bien cherché aussi, il récupéra dans ses bras le petit corps gigotant pour la caler contre sa poitrine et lui donner tout ce qu’elle réclamait : un peu de compagnie et de sécurité. Il ne fallut que quelques battements de cœur pour qu’Hope se calme. Et que Maarten ne fasse de même.

« Bon. Soit vous m’expliquez tout, soit vous me dites la vérité. Je n’ai pas de temps à perdre pour raconter des inepties bavées par une folle qui se targue d’être la tante de mon … » Petit frère ? Mauvaise expression, Maarten n’avait pas vraiment envie d’être le neveu de cette femme. « … de Niko, tout en ayant visiblement son âge. Vous vous prenez pour qui, déjà, pour connaître mon père et mes parents ? Et qu’est ce qui vous fait dire qu’ils m’intéressent à ce point ? Ils m’ont abandonné. » Sa colère ressortait à nouveau. Légèrement plus contrôlée, il fallait en convenir. Son amertume en revanche, suintait de toute part. « Je ne sais pas pourquoi, ma tête ne leur revenait sûrement pas. Et c’est comme ça. Alors ce serait bien pour vous que vous ayez une bonne raison d’intervenir dans ma vie, de débarquer comme ça sans prévenir pour me balancer que, de un, vous connaissez mon père, de deux vous êtes la tante de la première femme de ma vie que j’ai tuée, et que, de trois, ça ne semble même pas vous poser problème. L’important ce n’est pas tant que je veuille ou non avoir ces informations, la réponse est évidente parce que je suis là, l’important c’est plutôt pourquoi vous pensez pertinent de me les donner. Parce que n’essayez même pas de me faire croire que c’est une coïncidence si vous me tombez dessus, j’aurai du mal à vous croire même avec toute la bonne volonté du monde. » Ce devait être la première fois depuis la disparition de Myla, et ses disputes avec elle, que Maarten décrochait autant de mots cohérents et structurés, et plus proches de termes correctement formés que d’insultes à mi chemin entre le néerlandais et l’anglais.



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MessageSujet: Re: Forever and ever the scars will remain   Jeu 6 Aoû - 5:23



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Elle savait très bien que quoi qu’elle dise, cette rencontre ne pourrait pas se terminer bien. C’était impossible, mais pourtant, elle tentait quand même de ménager son fils, elle n’y pouvait rien, elle était comme ça. C’était quelque chose d’important pour elle. Elle ne voulait pas le briser plus qu’il ne l’était déjà. Oh, elle n’en était pas à dire qu’elle allait le réparer, loin de là, mais ne pas le briser plus qu’il ne l’était, c’était dans l’ordre naturelle des choses. Disons qu’elle avait fait assez de dégâts dans la vie de ce gamin sans en rajouter aujourd’hui. Pourtant, plus elle en disait et plus il avait envie d’en savoir, mais plus il avait envie de l’envoyer se faire foutre et de dégager, ça se sentait. Ellen aimait se faire désirer, pas jeter, mais bon, elle allait faire un effort. Il trouvait qu’elle se foutait de sa gueule? Comment elle pouvait inventer tout ce qu’elle savait hein? Il l’accusait de dire n’importe quoi, balançant même qu’elle avait max 45ans… l’insulte quand même. 45 ans…

« J’ai 59 ans en fait et j’ai la tête d’une femme de 36 ans… 45 ans… y a des limites. »

Genre, non, elle n’avait pas la tête d’une femme de 45 ans. À sa mort, elle n’avait pas une tête de femme de 45 ans bon! Elle n’avait peut-être pas eu la meilleure des vies, mais pas de là à lui faire prendre 10 ans de plus.  Elle aurait pu ressasser pendant longtemps sur l’insulte, mais ils parlaient d’un truc important là non? Ah bah oui, l’abandon du gamin et tout. Il ne voulait qu’elle ne lui cache rien. Alors, elle ne lui cacherait rien, tout simplement. Elle lui avait donc dit pour Niko, pour Chris, mais aussi pour son lien de parenté avec eux. Comme ça, il savait tout. Sauf que le gamin… se comportait en gamin. Il ne voulait rien entendre, l’intimant de se taire avec grossièreté. Rha les enfants de nos jours… sans éducation, aucune. Elle attendit donc sagement que la vague se calme, tout simplement. Elle s’était excusée de ne pas être douée dans ce genre de déclaration et monsieur voulait qu’elle le soit. Euh… qu’elle soit douée ou de paraitre directe? Parce que pour le coup, c’était un peu flou son histoire. Bon d’accord, elle ne relèverait pas. Il avait pris la peluche, euh… le bébé. Parce que ouais, c’était un bébé, sa gigotait et tout. Il voulait se calmer lui ou calmer elle, Ellen n’en savait trop rien en fait. Donc, il offrait deux choix, explication ou vérité. Donc… une explication ne pouvait pas être la vérité? En prime, il l’insultait. D’accord, ce gamin avait manqué de discipline dans sa vie, la faute à qui? Il voulait savoir elle se prenait pour qui. Elle avait eu une envie soudaine de simplement dire : pour ta mère. De se lever et de partir. Quoi? Ça aurait fait son effet quand même. Bon d’accord, faire courir un gamin et son bébé… ça n’était pas très juste. Rien ne disait à Ellen qu’il s’y intéressait. C’était le contraire, c’était elle qui avait besoin d’en parler. Ensuite ça irait, elle passerait à autre chose, surement. Il parlait finalement de ses parents, disant que ça tête ne leur revenait pas… c’était assez ça en fait, mais… on n’allait pas le dire comme ça. Il ne fallait pas oublier la règle, on ne le brise pas plus qu’il ne l’est déjà.

« Oh, il n’y a aucune coïncidence dans notre rencontre. Je te cherchais toi et je t’ai d’abord confondu avec Nikolaas pour ensuite comprendre qu’il était le fils d’Adriaen, mon frère. C’est tout nouveau pour lui aussi. C’est lui qui m’a parlé de ma nièce, un peu de toi et j’ai finalement décidé de venir te parler, même si je savais que tu n’apprécierais pas vraiment la visite. »

Bon maintenant, le truc compliqué… elle lui disait comment pour son père. Pour elle, pour sa vie… pour son abandon. Est-ce qu’on pouvait trouver les mots pour ce genre de chose? Parce que sincèrement, elle ne doutait sur le coup.

«  Je sais que tu aurais surement pu vivre dans l’ignorance de tes origines toute ta vie, que ça n’aurait surement pas été plus mal. J’ai conscience que de me pointer ici et maintenant… ce n’était pas un acte de pur altruisme, loin de là. J’avais envie que tu saches tout simplement. »

La vie avait fait en sorte qu’elle voit ce gamin grandir malgré toute la distance du monde qu’elle avait mis entre lui et elle. Elle l’avait vu toute sa vie, avant de mourir et ce… trop longtemps pour se dire totalement fermé à cela. Elle voulait qu’il connaisse son existence et ses raisons, un point c’est tout.

« Ton père n’était pas quelqu’un de patient, loin de là. Alors un jour, il débarqua au boulot de ta mère pour prendre d’elle ce qu’il s’imaginait en droit d’avoir. C’est comme ça que tu as été conçu Doug, ce n’était pas le grand amour, ce n’était pas un accident, c’était…[i] laid/i]. Pourtant, ta mère c’est convaincu pendant ses neuf mois de grossesse qu’elle allait t’aimer tout de même, t’aimer et te protéger de tout ça, de ton père. Alors, elle ne lui a rien dit, il n’a jamais su. »

Il voulait des explications et de la vérité non? Bah il en avait maintenant.

« Après l’accouchement, ta mère à tenter de te prendre, de t’aimer comme elle c’était promit de le faire, mais tu étais là, tu étais réel et tu lui rappelais trop cet homme, trop cette nuit-là. Elle était faible, elle n’a pas tenue le coup et elle t’a donné en adoption. Elle aurait pu choisir mieux, faire autrement, mais pour le coup… elle n’avait pas d’autres options. Ce n’est pas reluisant, mais c’est votre histoire. »

Vraiment quoi, c’était exactement ça. Il y avait quand même une phrase qu’il avait dit qu’elle se souvenait. Quand il avait dit que ça ne lui dérangeait pas qu’il ait tué. En évitant de parler du nombre de repas qu’elle avait… achevé sans faire exprès. Elle allait lui mentionner pourquoi elle ne lui en voulait pas. Elle allait lui expliquer qu’ils étaient au même niveau si on veut.

« Il y a de cela plusieurs années déjà, mon frère m’a demandé de le transformer en skinchanger et ça l’a tué. Je l’ai tué par mon manque d’expérience. J’ai tué mon frère, je ne peux pas t’en vouloir d’avoir tué ta cousine, ça ne serait pas… juste si on veut. Dans tous les cas, j’ai surement fait pire. »

Elle n’avait pas tout à fait réfléchit pour la dernière phrase, elle aurait peut-être dû. Elle n’en savait rien, elle s’en fichait. Maintenant, il saurait et maintenant, elle pouvait se dire satisfaite. Le gamin qu’elle avait mis au monde saurait qu’elle existait, il connaitrait son visage. Maintenant, s’il lui demandait de partir… elle le ferait. Au final, d’une certaine façon, elle avait obtenu ce qu’elle voulait.
 

 
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MessageSujet: Re: Forever and ever the scars will remain   Dim 16 Aoû - 22:00


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Ca n’avait aucun sens aux oreilles de Maarten. C’était bien simple : il avait autant l’impression qu’elle se moquait de lui qu’elle disait la vérité. Etait-ce parce que ses propos étaient si illogiques qu’ils en devenaient réalistes pour bien parce qu’il avait, pour une quelconque raison très peu définie, envie de la croire ? Les deux, certainement. Mais ça n’avait aucun sens. Elle ne pouvait pas connaître ses parents et avoir l’âge qu’elle affichait. En visant quarante-cinq ans, le Néerlandais tablait plus haut que de visu et même ça, c’était insuffisant pour qu’il offre à cette femme un semblant de crédibilité. « J’ai 59 ans en fait et j’ai la tête d’une femme de 36 ans… 45 ans… y a des limites. » Il haussa les épaules, comme si ce n’était qu’un détail. Il allait fêter ses quarante ans, alors bon, il n’était pas à quelques années près et… pardon ? Maarten cessa brusquement toute bonhomie. « 59 ans ? 36 ans ? J’ai tapé dans la moyenne des deux dans un sens… mais vous vous rendez compte que vos propos ne veulent rien di… » Il s’arrêta tout aussi brusquement. Il avait entendu parler de ça, au moins dans les locaux du Gouvernement où certains sorciers venaient de siècles antérieurs sans avoir droit à la moindre ride. « Vous êtes une sorcière, c’est ça ? » Il ne cacha pas un seul instant son animosité. Il détestait les sorciers autant pour leur imprévisibilité que pour leur relation avec Myla. Sa Myla. Sa sorcière à lui, la seule qu’il voulait, la seule qu’il aimait, la seule qu’il supportait. Et dont il craignait autant qu’il détestait la nature surnaturelle.

Elle est une sorcière, c’était la seule option qu’il pouvait appréhender sereinement. Et ce n’était certainement pas le pire puisqu’elle se targuait d’avoir des réponses aux questions que Maarten s’était posé pendant bien trop d’années avant de se résigner à clore son enquête d’une grande croix et d’un inconnu tamponné à l’encre rouge. Elle se targuait d’avoir connu ses parents, elle clamait connaître Nikolaas, Christyntje, d’être la sœur d’Adriaen, d’être la tante de son premier amour. C’était… bien trop de hasard pour que ce ne soit qu’une coïncidence. Et Maarten détestait ne pas voir où il allait et encore moins les surprises dans ce genre, ça lui donnait l’impression désagréable d’être une marionnette dont on tirait les ficelles dans des mouvements aléatoires. Il avait besoin de mettre les choses au clair, vraiment. Et il ne s’en priva pas, la colère enflant son ton, son agacement précipitant ses accusations et sa méfiance. « Oh, il n’y a aucune coïncidence dans notre rencontre. Je te cherchais toi et je t’ai d’abord confondu avec Nikolaas pour ensuite comprendre qu’il était le fils d’Adriaen, mon frère. C’est tout nouveau pour lui aussi. C’est lui qui m’a parlé de ma nièce, un peu de toi et j’ai finalement décidé de venir te parler, même si je savais que tu n’apprécierais pas vraiment la visite. » Il arqua un sourcil, cherchant le point faible de l’argumentation, ou plutôt ses points forts. Le confondre avec Nikolaas ? Et elle le cherchait ? « Ca ne tient pas ton histoire. » Le tutoiement jaillit sans prévenir. Mais elle connaissait son passé de Néerlandais mieux que la plupart des personnes qu’il avait côtoyées en plus de vingt ans passés aux Etats-Unis donc ça ne lui semblait pas si illogique que ça d’utiliser le tu. Ca ne tenait pas debout, du tout. Déjà, Maarten n’avait jamais perçu une quelconque ressemblance entre lui et Niko, ensuite, pourquoi cherchait elle un inconnu plutôt que son neveu ? Maarten avait longtemps rêvé d’avoir une famille. Et s’il en avait eu une, une vraie, partageant son sang et sa chair, quelque part, il aurait tout donné pour la trouver, pour l’intégrer, pour se sentir chez lui.

Ca ne tenait pas debout mais pourtant, le Néerlandais mourrait d’envie d’en savoir plus. Ce serait certainement faux, des balivernes versées pour se jouer de lui et amoindrir sa vigilance ou juste les délires d’une vieille folle, mais le problème c’était qu’elle était trop bien renseignée sur lui pour plaider la démence ou la simple déraison. «  Je sais que tu aurais surement pu vivre dans l’ignorance de tes origines toute ta vie, que ça n’aurait surement pas été plus mal. J’ai conscience que de me pointer ici et maintenant… ce n’était pas un acte de pur altruisme, loin de là. J’avais envie que tu saches tout simplement. » Il secoua la tête, pas vraiment convaincu. « Bordel, arrête de tourner autour du pot et accouche, que je sache ce que tu as à me dire et que tu retournes à tes occupations. » Il fallait qu’il reste calme, avec Hope plaquée ainsi contre son cœur, dans un sommeil tranquille d’un bébé confiant. Il fallait qu’il reste calme sans quoi il risquerait de faire plus de bien que de mal. Alors c’était dans sa voix et uniquement dans sa voix que se déchargeait l’ensemble de son impatience mêlée de colère. « Ton père n’était pas quelqu’un de patient, loin de là. Alors un jour, il débarqua au boulot de ta mère pour prendre d’elle ce qu’il s’imaginait en droit d’avoir. C’est comme ça que tu as été conçu Doug, ce n’était pas le grand amour, ce n’était pas un accident, c’était… laid. Pourtant, ta mère c’est convaincu pendant ses neuf mois de grossesse qu’elle allait t’aimer tout de même, t’aimer et te protéger de tout ça, de ton père. Alors, elle ne lui a rien dit, il n’a jamais su. Après l’accouchement, ta mère à tenter de te prendre, de t’aimer comme elle c’était promit de le faire, mais tu étais là, tu étais réel et tu lui rappelais trop cet homme, trop cette nuit-là. Elle était faible, elle n’a pas tenue le coup et elle t’a donné en adoption. Elle aurait pu choisir mieux, faire autrement, mais pour le coup… elle n’avait pas d’autres options. Ce n’est pas reluisant, mais c’est votre histoire. » Pardon ? Maarten se crispa, se leva, tendu comme un arc pour déposer Hope dans le landau et avoir libre accès à toute colère exprimée par les gestes. Pardon ? il n’était pas stupide, loin de là. Il ne l’avait jamais été, même, s’était juste contenté de se voiler la face des années. Et s’il comprenait bien, alors il était tout bonnement le fruit d’un viol. Maarten ferma les yeux pour mieux se prendre la tête entre les mains. Paye ta famille heureuse, paye ta vie de merde. « Putain… vous vous foutez de ma gueule, c’est ça ? » La colère faisait trembler sa voix autant que ses poings. Le Saarloos frétillait, mourrait d’envie de se manifester pour hurler sa rage. « Et qu’est ce que vous allez me dire de plus ? Que votre frère, Adriaen, est le bâtard qui a violé ma mère ? Que j’ai couché avec ma demi-sœur ? » Il ne s’entendait plus parler. Maarten ne pouvait même pas se dire que tous les fondements de sa vie volaient en éclats parce que justement : il n’en avait aucun de fondements. Son seul point de repère, son seul appui avait disparu et cette femme lui balançait ça à la tronche comme si de rien n’était. Non, elle l’avait prévenu. Il était injuste avec elle. Maarten se passa une main sur le visage en respirant le plus profondément possible. Il devait impérativement garder le contrôle. Sinon le chien risquait de faire poindre le bout de sa truffe et ça… avec Hope à côté, il n’en était pas question.

Il inspira lentement. « Putain… »… Il ne savait pas quoi dire de plus. Parce qu’il ne s’attendait pas à ça. Avait-il été stupide de croire que ses parents, sa mère en l’occurrence, l’avait abandonné pour de bonnes raisons ? En fin de compte, il avait hérité autant de l’impulsivité violente de son père que de la lâcheté de sa mère. Un génome tout à fait remarquable. Il avait envie de vomir. « Il y a de cela plusieurs années déjà, mon frère m’a demandé de le transformer en skinchanger et ça l’a tué. Je l’ai tué par mon manque d’expérience. J’ai tué mon frère, je ne peux pas t’en vouloir d’avoir tué ta cousine, ça ne serait pas… juste si on veut. Dans tous les cas, j’ai surement fait pire. » Mais il s’en foutait de sa vie, à elle. Lui, il avait tué Christyntje, involontairement, et ce gardien de nuit dont personne ne parlait plus mais qui devait avoir laissé une famille, lui aussi, éplorée. Et qu’est ce qu’il en avait à faire qu’elle soit une sorcière, qu’elle avait tué son frère, qu’elle ne lui en voulait pas pour avoir tué sa cou…

Son cœur rata un battement. Maarten blêmit instantanément. Sans saisir immédiatement toutes les implications du terme qui, semblait-il, avait involontairement échappé à la femme. « Putain, dites moi que c’est une blague… » Il avait envie de vomir. Vraiment. « Chris était ma cousine ? Ce qui fait de Nikolaas mon cousin, d’Adriaen mon oncle et de vous ma… » Ses poings se serrèrent. La gorge sèche, il la fixa pour mieux la foudroyer du regard. Le néerlandais lui vint naturellement. « Vous n’êtes vraiment qu’une putain d’enfoirée, si ce que je pense est vrai. Vous êtes une putain d’enfoirée, une petite fille de pute, un garce, une lâche, une… » Les mots lui manquaient. « Dégage. Tout de suite, dégage, putain. T’approches pas de moi, t’approches pas de ma fille, dégage juste.»



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MessageSujet: Re: Forever and ever the scars will remain   Lun 17 Aoû - 20:56



« I can feel you falling away. No longer the lost, no longer the same. »

Maarten & Ellen
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Ellen commençait tranquillement à se jeté à l’eau. Monsieur voulait tout savoir, le tout, le plus vite possible, mais aucune chance qu’il dise merci si elle lui balançait la vérité. Parce qu’on s’entend, le secret de ses origines, il ne les voulait pas vraiment. Déjà, l’âge de la sorcière. Il lui donnait 45 putains d’années, vous n’imaginez pas le coup que ça donnait dans le petit cœur de la maman. Genre, imite 40 quoi! Donc ouais, lui expliquer le tout, le plus poliment du monde Elle n’allait pas insulter son fils dès leur première rencontre ( bon d’accord, elle ne savait pas encore pour les 700mots plus bas). Donc, Maarten ou Doug, insérer le nom au choix du gamin ici, ne semblait pas comprendre un principe simple, genre elle n’était âgée, sans être vieille. C’était simple! Aller, fallait suivre. Ton père et ta mère était intelligent, tu n’héritais pas du voisin.

« Ça ne fonctionne pas par moyenne. J’ai 36 ans et voilà, c’est l’important à savoir. Oui, je suis une sorcière. Juste que j’ai été sur le banc de touches assez longtemps pour perdre 23 ans de ma vie. »

Merci Ellen pour cette comparaison douteuse. Parce que sur le banc de touche, on vieillissait quand même. Bon d’accord, on n’accumulait pas de statistiques, donc ça marchait un peu, mais… non pas de mais, c’était nulle. Bon d’accord, peut-être pas. Merde, on s’y perd, Ellen cesse de réfléchir, merci. Elle avait continué de lui expliquer pour Nikolaas, lui, tout, mais il n’écoutait pas ou il ne voulait pas savoir. Elle n’en savait rien, mais quand il lui balança que ça ne collait pas son histoire elle soupira, se passant une main dans les cheveux.

« Mais c’est la vérité tout de même. »

Voilà, maintenant fils, tait-toi. La petite chose était plus calme que toi. Bon d’accord, en même temps… la petite créature ne devait même pas comprendre un traitre mot de ce qu’Ellen disait. Il lui balançait encore d’aller plus vite, d’arrêter de tourner autour du pot et tout, mais elle savait! Elle savait que si elle lui disait, il allait pêter un câble, comprendre et tout. En prime, la mauvaise fois, c’était un gène courant dans la famille, avoir le sang chaud aussi en fait. Il voulait qu’elle retourne à ses occupations. Elle le pouvait bien, donc ouais, déballer de l’information. En général, elle avait plus tendance à les récolter qu’à les donner, ça serait une nouvelle expérience! Donc, un, deux, trois… go! Plein d’info dans sa gueule au gamin. Maintenant avale et ne te plaint pas.

-Non je ne me fous pas de ta gueule et mon frère à beaucoup de défaut, mais le viol n’en fait pas parti, je te rassure. »

Genre il était encore plus axé sur les apparences qu’Ellen. Du coup, il avait femme et enfants avant de se sauver à l’autre bout du pays, mais ça… c’était une autre histoire. Il tentait de se contrôler et le pire… c’est qu’elle ne lui avait pas dit grand-chose, elle s’en rendait très bien compte. Aussi bien le souligner maintenant. Pourtant, juste ça, il avait du mal à gérer. Il se contrôlait, mais… si peu. Elle continua donc de lui donner de l’information. Parler de sa raison de ne pas le juger, c’était une idée, sauf qu’il avait réalisé un peu plus. Il avait réalisé toute l’affaire. Et là, elle put voir dans ses yeux le tilt, l’explication qui offrait au cerveau de son fils une réponse et une réponse qu’il n’aimait pas, mais pas du tout. Elle conserva son calme, même si l’idée de lui en collé une pour faire cesser cette tempête de mots lui tentait franchement. Donc, déjà, non ce n’était pas une blague, oui tout le monde était ta famille et elle sa mère. Voilà. C’est réglé, on n’en parle plus. Pourtant les insultes fusaient de partout et il manquait terriblement de vocabulaire! C’était répétitif. Elle se leva donc quand il lui intima de dégager. Elle lui répondit, le tout en néerlandais :

[i] « N’oublie pas que chaque insulte sorti fait de toi un fils de… Donc respecte ça un minimum. Et je suis désolé. Je n’aurais pas dû te dire, mais… tu as voulu savoir, j’aurais aimé prendre mon temps. Bonne journée Maarten. C’est la dernière fois que tu me vois, promit. » [//i]

Non, elle n’allait pas lu donner son numéro, ni rien. Réaction trop violente, elle ne pensait pas réussir à rattraper le coup. S’il voulait vraiment des nouvelles… qu’il demande à Nikolaas, lui au moins avait eu une réaction décente. Bref, manger était une excellente idée, ouais, vraiment.
 

 
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MessageSujet: Re: Forever and ever the scars will remain   Lun 24 Aoû - 10:51


« I can feel you falling away. No longer the lost, no longer the same. »

Maarten & Ellen
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Si on lui avait dit à vingt ans que ce serait dans de telles circonstances que Maarten retrouverait des membres de sa famille, en apprendrait plus sur sa première petite amie, sur son frère de cœur, sur ses origines néerlandaises, il aurait éclaté de rire avant de mettre un poing dans la gueule du petit plaisantin. Parce que c’était tout bonnement incompréhensible comme succession de coïncidences. Qui n’en étaient pas, d’ailleurs, il pouvait en mettre sa main à couper, ou plus courageusement celle de son interlocutrice.

Une profonde inspiration, les pensées chaotiques de Maarten tentèrent avec difficulté de s’organiser, sans le moindre succès. Qu’allait-elle lui apprendre de plus, qu’avait-elle encore à lui dire, que lui cachait-elle encore ? Et surtout : pourquoi donc avait-il la conviction profonde que tout ce qu’elle était en train de lui raconter était enrobée d’une certaine vérité dont il n’arrivait pas, malgré toute sa volonté et sa lâcheté, à douter. A son grand regret. Il était convaincu qu’elle disait vrai. Et qu’elle ne jouait pas avec lui, ou du moins pas sur ce plan là. Un énième juron traversa ses lèvres alors qu’il se prenait la tête entre les mains. Pourquoi avait-il tenu à savoir ce qu’elle avait à lui dire ? La curiosité. L’envie d’en savoir plus. Ce besoin, constant malgré les années, toujours aussi présent et plus brûlant que n’importe quelle lucidité et raison, d’en savoir plus sur ses origines, sur ceux qui l’avaient mis au monde, sur ceux dont il portait le patrimoine génétique. Et le pire dans tout ça, c’était que Maarten n’arrivait même pas à savoir, même maintenant, s’il s’en voulait d’avoir autant insisté ou s’il était reconnaissant à cette femme d’avoir céder à ses supplications. « Mais c’est la vérité tout de même. » Oui, c’était la vérité. Et il pourrait remettre en doute ses mots autant de fois qu’il le voudrait, ça ne changerait rien à ce simple fait. Maarten était totalement piégé et… cousine.

Un mot. Beaucoup d’implication. De nouveaux jurons, de nouvelles insultes. Et une relation de cause à effet, de cause à conséquence. Il avait envie de vomir. Elle, cette femme, cette personne face à lui, était sa mère. Parce que vu son visage, vu sa tranquillité, elle acquiesçait sans un mot. Elle était sa mère, donc. Celle qui l’avait abandonné et qui se pointait comme une fleur maintenant qu’il approchait à grands pas la quarantaine. Dégage. Un mot dans une flopée d’injures. Et du néerlandais, rude, brut, argotique presque. Un étrange frisson le parcourut lorsqu’elle se leva et lui répondit dans sa, dans leur langue maternelle. Il avait envie de vomir, vraiment. Et il avait besoin de Myla, il avait besoin d’un soutien, il avait besoin de sa femme. Pas de sa mère. « N’oublie pas que chaque insulte sorti fait de toi un fils de… Donc respecte ça un minimum. Et je suis désolé. Je n’aurais pas dû te dire, mais… tu as voulu savoir, j’aurais aimé prendre mon temps. Bonne journée Maarten. C’est la dernière fois que tu me vois, promis. » Il se prit la tête entre les mains, encore. Bonne journée Maarten… Oh, oui, ce serait la dernière fois qu’il la verrait. Il n’avait rien à voir avec elle, rien à faire : elle avait perdu le droit de faire partie de sa vie le jour où elle l’avait abandonné à la naissance et laissé seul pendant bien trop d’années pour qu’il puisse lui pardonner quoique ce soit. Rancunier le Maarten ? Si peu. « Dégage. » Il n’arrivait pas à dire quoique ce soit d’autre, à penser quoique ce soit d’autre. De quel droit se permettait-elle de débarquer comme une fleur ? Il était en colère. Autant contre elle que contre lui-même pour la simple raison qu’il était en train de lutter pour ne pas s’excuser et lui dire de rester malgré tout. C’était elle sa mère, alors ? C’était cette femme forte, lucide, aussi directe et franche qu’il l’était lui-même ?

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