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 twinkle twinkle little TRAIN - Nathéa

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MessageSujet: twinkle twinkle little TRAIN - Nathéa    Ven 31 Juil - 22:24


« twinkle twinkle little TRAIN »



Nathan & Althéa
featuring

Une fatigue indéfinissable t’as prise. Après, tu l’avais demandé, tu n’avais pas le droit de t’en plaindre. Tu t’étais malgré tout réveiller au beau milieu de la nuit, espérant que tes cauchemars te laissent tranquille au moins une nuit, mais tu n’aurais pas pu avoir plus faux. Ils ne te laissant jamais tranquille, comme si ton esprit se plaisait à te torturer encore et encore, modifiant à chaque fois l’inévitable, te donnant de l’espoir pour te l’arracher violemment. Le sommeil te fuyait, ou plutôt, tu le fuyais. Tu refusais de te laisser aller dans ses bras plein de fausses promesses, tu savais que dès qu’il te prendrait, il allait te faire souffrir. Tu détestais dormir.

Silencieux au possible, tu pousses la porte de la demeure de ton somnifère personnel pour éviter de la réveiller. Pas qu’elle était ennuyeuse, loin de là. Elle te permettait simplement de dormir autrement, mais apparemment cette méthode-là ne t’offrait plus ce que tu désirais. Tu avais l’impression que plus tu venais la voir, plus elle t’épargnait. Ou c’était peut-être toi qui finissais par résister à ce sommeil superficiel. Tu étais trop fatigué pour y penser de toute façon.

Tu pensais que la nuit allait t’offrir une certaine fraîcheur, mais tu crevais autant de chaud qu’à l’intérieur. L’humidité semblait même se prendre jusque dans tes os, te laissant une drôle de sensation d’engourdissement passagère. Tu es lent, lourd, mais tu es bien déterminé à retourner chez toi dans ton fauteuil, car tu n’avais jamais eu le luxe ni la place de te payer un lit, et que Wally squattait agressivement ta baignoire.

Tes pas se font incertains, comme si le chemin devenait de plus en plus complexe. Tes pieds se levaient comme deux masses trop lourdes pour tes chevilles. T’avais l’impression de tomber à chaque pas, que le sol se rapprochait de plus en plus, que tu te faisais tout petit, rapetissant jusqu’à être aussi gros qu’un caillou. Le souffle court, tu t’arrêtes, tentes de respirer plus lentement, d’emplir tes poumons d’air frais. Mais l’air semblait se refuser à tes bronches. Tu tousses, légèrement étourdie, puis tu regardes autour de toi, réflexe minable pour chercher de l’aide.

Mais tu es seul. Aucun risque que quelqu’un n’arrive en pleine nuit et vienne t’aider. De toute façon, quel moyen y avait-il pour te faire respirer mieux ? Tu te retournes, songeant peut-être à retourner sur tes pas et aller voir Ellen, mais la distance te semble trop énorme, tu ne te rendras pas à temps. À temps pour quoi?

Pour rien. T’étais pas en train de crever, t’étais juste fatigué. T’essai de te calmer, et tu finis par t’asseoir sur le sol, ne faisant même pas attention aux rails de train qui t’entouraient. T’en avais rien à foutre, tant que tu pouvais rester là et respirer doucement, lentement. Que tu pouvais t’oxygéner convenablement.

Ton cœur se calme, il ne t’agresse plus les tympans, et tu parviens tout doucement à te détendre, à te sentir un peu mieux, même si la fatigue te frappe comme une vieille connasse. Tu finis par t’allonger sur le sol, n’étant même pas incommodé par la rocailles qui te sers de matelas. De toute façon, tu avais connu pire. Après les marais, les toilettes d’un bar, la ruelle, cet endroit te semblait tout approprié pour t’assoupir un peu.

Les yeux fixant le vide, incapable de voir où tu étais, tu finis par te laisser tomber lourdement contre le sol, t’endormant presque immédiatement, après la douleur du coup passé. Tu avais l’impression de ne pas avoir dormi pendant des jours, et c’était peut-être le cas, tellement son sommeil était incertain. Ton corps se faisait tellement lourd que tu avais l’impression de t’enfoncer dans le sol moelleux. Totale illusion, comme tu te trouvais sur des cailloux tous plus pointus les uns que les autres. Tu étais tellement confortable dans ton petit nuage, que tu ne t’étais même pas rendu compte que tu risquais de te faire écraser dans quelques minutes. Mais même un klaxon de train n’aurait pas pu te réveiller.






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