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 It's time to begin, isn't it?

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MessageSujet: It's time to begin, isn't it?   Sam 1 Aoû - 2:59



« I get a little bit bigger but then I'll admit, I'm just the same as I was»

Shandro & Aimée
featuring

La soirée s’annonçait tranquille. Alors, j’avais décidé de changer cela rapidement. J’avais envie de voir des gens, de danser, de vivre et d’exister. En bref, j’avais envie de sortir. Le faire, la nuit, c’était mieux. Surtout pour une personne en cavale comme moi. Parce que la nuit, on oubliait les visages plus facilement, ça aidait. Du coup, je m’étais préparée pour une soirée mouvementée, comme à mon habitude. Pas que j’allais chercher les ennuis, à sa non, jamais. Jusque j’avais l’habitude de passer de place en place, jouant les nomades comme bon me semblait. Le seul problème, c’est que mes envies et l’horaire de Loon ne collait pas toujours. Aujourd’hui était ce genre de jour. J’étais donc sortie seule, laissant mon frère à sa routine de vieux qui doit gagner des sous. Comme ça, moi je pouvais les dépenser ensuite, c’était parfait! Ouais bon, je sais, j’étais une mauvaise personne, je finirais surement en Enfer ou un truc du genre, mais pour le moment, je n’avais ni boulot, ni responsabilité et c’était agréable. J’avais enfilé une robe légère, vu la chaleur toujours trop intense à mon goût et mon envie de danser quelque part durant la soirée. Je n’éprouvais jamais le besoin de me faire regarder par les gens, mais… j’aimais me trouver jolie parfois. Aujourd’hui était ce genre de jour. J’avais fait de très très beaux yeux à Loon pour avoir une mise de fond, j’avais aussi volé ici et là sans aucun soucis pour me ramasser assez d’argent pour m’amuser un minimum! La vie était devenue drôlement plus facile depuis que je connaissais Loon, je n’allais donc pas m’en plaindre, loin de là. J’avais droit à légèrement plus de drama, mais ça… ce n’était pas vraiment de la faute de Loon, il était émotif le pauvre. Il croyait en l’amour et lui donnait une chance de naitre. Du coup… ça devenait vite compliqué. C’était aussi de la faute de Shandro, parce qu’il était un sentimental aussi. En fait, j’étais la seule qui ne l’était pas, loin de là même. Donc, j’étais la seule à vivre le drama de la meilleure façon qui soit… l’éviter! Du coup j’évitais aussi de croiser Shandro depuis qu’il m’avait un peu balancé qu’il m’aimait et depuis qu’il n’avait pas supporté mon… euh… véritable état civil? Soit, celui de fantômes inexistants aux yeux du gouvernement actuel. Alors oui, je lui en voulais, oui je n’avais pas envie de m’expliquer, ni d’expliquer mes raisons et non, je n’avais pas envie de culpabiliser. Parce que c’était surement le pire, je culpabilisais sans trop savoir pourquoi. Je n’avais juste pas envie de parler de sentiments pour réaliser que j’étais nulle dans ce domaine, on ne pouvait pas m’en vouloir, non? Bon d’accord, peut-être un peu, mais je m’en fichais. Plus je me tenais loin de Shan’, plus j’avais l’impression de rendre service à Loon. Parce que des deux… c’était lui le sentimental, je vous le rappel. En plus, il était attaché à Shan’ alors ouais… non. Je n’allais pas tomber dans ce genre de plan foireux.

J’étais donc d’abord passé au Old’ par habitude. Un verre ou deux rien de plus et en prime, j’aimais bien me la jouer « moi aussi je te vois » avec l’autre là. Parce que s’il pouvait me suivre, je pouvais le narguer à son job aussi. C’était en toute légitimité et j’aimais bien lui montrer que je n’avais pas besoin de lui, c’était satisfaisant. Même si… j’avais besoin d’un job et que je n’avais toujours pas trouvé quelqu’un d’assez fou pour m’embaucher… je n’allais quand même pas me soumettre à ce taré! Donc, un verre où deux et j’étais de nouveau en route vers l’aventure! J’adorais l’aventure et l’exploration de la ville. Je ne connaissais pas encore tous les endroits, du coup j’aimais bien découvrir de nouveau endroit. J’étais lentement passé devant un bar que je ne connaissais pas quand la musique m’interpela. En fait, c’était la voix du chanteur qui me plut. Je ne connaissais pas bien en prime, je ne reconnaissais pas le style d’un chanteur en particulier, mais puisque j’étais limite abonné au Masquerade… je commençais à être habituée de rencontrer de nouveau talent. Bon d’accord, ce n’était pas mon style habituel, mais on parlait de musique quand même, alors ça m’intéressait. Du coup, j’étais entrée en espérant ne pas gaspiller mon argent dans un endroit chiant. Un peu d’exploration teinté de la voix limite familière de ce chanteur… c’était enregistré ou live? J’espérais que ce soit live, ça sonnait live à mon oreille.  Je connaissais peut-être finalement, parce que ça me disait quelque chose, sans que je sache. Pourtant, avant que je n’arrive à m’approcher de la scène, la chanson était terminée, la place était vacante. Je l’avais manqué de peu. Si je connaissais cette voix… c’était raté. J’aurais toujours pu trouver un employé et demander, mais… pour le coup  je ne l’avais pas fait. Même s’il m’avait donné un nom… je ne l’aurais surement pas replacé.  J’avais soupiré de mécontentement avant d’aller me chercher un verre, la chanteuse suivante n’était pas mauvaise, mais ce n’était pas un wow. Pas comme la voix qui m’avait attiré ici et piéger pour le coup. J’aurais surement plus de plaisir au Masquarade… ou au little’. Oh oui, le little me tentait beaucoup. Alors puisque j’avais de nouvelles envies… aussi bien en profiter! J’avais donc terminé mon verre tranquillement avant de me diriger vers la sortie. Sauf que je n’avais absolument pas prévue la suite… loin de là même. Eh merde.
 

 
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MessageSujet: Re: It's time to begin, isn't it?   Sam 1 Aoû - 5:45



 All that Jazz

Shamy  
featuring

 
♪♫ ...And so I ran. 'Cause I didn't know. The truth's sometime's to much for a poor man's ego... so I ran, and I never came back. Every night being a reminder of what the ache was like.  ♪♫

Tes doigts peinent à tirer les cordes des quelques accords avec lesquels tu t'accompagnes. Tu n'es que d'une agilité précaire sur l'instrument de bois verni, mais quel importance ? C'est ta voix seule qui compte. C'est la mélodie dans laquelle tu déverses tout ton soûl et elle seule qui mérite leur attention. Tu chantes ton cœur, tu chantes tes tripes, et tu te laisses sombrer dans une improvisation sur laquelle tu perds le contrôle. Tes mains se crispent, pincent les cordes trop fort, et finissent par les abandonner une fois pour toute. Tu es un homme à la mer, attendant le navire qui daignera le secourir. Tu es une sirène estropiée soufflant sa peine aux marins pour être accueillie parmi eux. Et ils te répondent les loups de mer. Les percussions viennent naturellement soutenir le rythme de tes palabres, la guitare que tu as livrée à l'océan a trouvé plus talentueux acquéreur, et comme attirées par ce convivial rassemblement, les touches d'un lointain piano ont offert leur tintement. Tu ne les connais pas, ils ne savent rien de toi, mais ils ont entendu ta musique, et la musique est universelle. Tiré vers les étoiles par un support mélodique d'exception, tu continues de murmurer ta tristesse, de hurler ta peine, de grogner ta souffrance et de rasp ta colère. Tu montes et descends les gammes avec une dextérité que tu t'étais presque oubliée, toi qui depuis bien longtemps ne t'étais pas autant laissé aller. De puissantes notes de ceinture à un fin falsetto, tu navigues porté par d'acrobatiques coloraturas.

Et puis tout s'arrête. Les lumières s'éteignent. La musique s'envole.

Les coulisses, si on peut ainsi appeler le minuscule arrière-café dans lequel se bousculent employés, invités et artistes ne sont qu'éloges à votre quatuor de fortune. Vous devriez jouer plus souvent ensembles que certains disent. Il y a une magnifique alchimie entre vous que d'autres confient. Mais vous savez très bien que rien de tout cela n'est vrai. Tu as pris le temps de longuement les remercier, et de vous à vous une pluie d'éloge est tombée, mais un seul regard vous a suffi pour le comprendre. Ce n'était qu'une communion d'un jour. L'alchimie du moment. Vous aviez fonctionné une fois, mais jamais vous ne pourriez marcher ensembles, parce que vos voies sont bien trop divergeantes.
T'as passé ton tour, t'as plus rien à faire là, mais tu sors satisfait de ta soirée, et la musique au bord des lèvres, tu restes tout de même silencieux. Assez chanté pour eux, tu vocalises intérieurement, inventant des mélodies dans ton cœur, serré en secret depuis la dernière fois que tu l'as vue. Mais malgré la douleur qu'elle t'inspire, c'est bel et bien elle qui aura été ta muse ce soir. Et si tes yeux ne te trompaient pas, c'est bien elle qui était là, juste devant toi. Simple coïncidence ou signe du destin ? La vie la remettait encore et toujours sur ton chemin. Est-ce qu'elle t'avait entendu ? Est-ce qu'elle t'avait reconnu ? Parce que c'est votre histoire que tu racontes dans tes paroles, et si elle était là depuis le début, alors à nouveau vous aviez des choses à vous dire. Et merde, ravale un peu ta connerie Shan, même si elle ne t'avait pas entendu, vous aviez des choses à vous dire. Ta main doucement posée sur son épaule, conscient des coups que tu risquais, tu l'as arrêtée sans autre forme de procès. Ta poigne est loin d'être ferme. C'est en pensée que tu la retiens vraiment.

« Hey. Lil'Dragon. »

Ce surnom que tu espérais toujours avoir le pouvoir de la calmer, dans la moindre des mesures, mais t'es putain de gêné de lui parler. Qu'elle t'ait entendu ou pas change complètement le discours que tu devras avoir, mais quoi qu'il en soit, t'as envie de regagner sa confiance, mais tu refuses de t'excuser des propos que tu as tenu. Elle est dure, mais c'est la vérité. Allez, oublie Shan. Fais comme si de rien n'était, et alors peut-être qu'elle aussi choisira d'oublier.

« Long time no see. So... watcha thought 'bout the show ? »

Trad:
 

 

 
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MessageSujet: Re: It's time to begin, isn't it?   Sam 1 Aoû - 18:49



« I get a little bit bigger but then I'll admit, I'm just the same as I was»

Shandro & Aimée
featuring

♪♫ ...And so I ran. 'Cause I didn't know. The truth's sometime's to much for a poor man's ego... so I ran, and I never came back. Every night being a reminder of what the ache was like. ♪♫

J’avais été attiré dans cet endroit sans raison apparente. La voix du chanteur, comme seul phare. Pourtant, quand j’étais arrivée pour le voir, rien, sa chanson était fini, il était disparu, me laissant comme seul guide cette familiarité qui m’obsédait. J’avais pris un verre, j’avais pris le temps de profiter un peu de l’endroit, mais j’avais envie de quelque chose qui bougeait plus, j’avais envie de pouvoir danser à en oublier ma propre existence et ce n’était pas cette chanteuse qui allait me permettre ça. Je gardais toujours des échos de la première chanson en tête, cherchant où et quand j’aurais bien pu l’entendre. J’avais finalement décidé de quitter l’endroit sur cette note, apportant ses échos avec moi, pourtant une main sur mon épaule m’en empêchant. Je m’étais crispée, comme à mon habitude, mais la poigne n’était pas ferme, c’était un geste doux. Alors, je m’étais retournée pour croiser le regard de… Shan’. Eh merde, je passais ma vie à le tenir loin et il fallait qu’on se croise dans un bar, sérieusement? Eh merde… je faisais quoi maintenant? Le mieux serait de repousser sa main d’un coup d’épaule et partir, tout simplement. Pourtant, il m’appelait toujours par ce petit surnom et je dû me retenir pour ne pas lui sourire, mais mon regard c’était fait moins dur, j’en avais conscience. Aller Aimée, le mieux… c’était de partir.

Non, c’est faux, le mieux c’était de lui parler. Elle n’était seulement pas prête à ça. Elle ne le serait jamais.

Il semblait autant à l’aise de me parler que moi. Du coup, bah, ça me rassurait en fait. Comme ça, on était tous les deux nulles à se jeux. Donc, le choix n’était pas simple, je lui balançais ce que j’avais sur le cœur ou je ressassais pour toujours? Parce que bon, je n’étais pas certaine, mais moi et la rancœur… on était copine de longue date déjà. On pouvait aussi partir… ou oublier. J’étais nulle pour oublier. Il continua sur sa lancer, me disant que sa faisait longtemps. Me demandant si j’avais vu le show. Il jouait la carte du « on oublie », sérieusement? Je ne valais que ça? Pas même une explication? Joie…

« Je suis entrée à la chanson d’avant, mais le temps d’arriver à voir la scène, c’était déjà fini. » j’avais haussé les épaules, j’avais donc entendu la chanson, sans voir le chanteur et vu le brouhaha environnant… mon cerveau embrumé par l’alcool n’avait fait aucun rapprochement possible, désolé. « Mais j’ai bien aimé, je sais pas si je connaissais, ça me disait un truc, mais sans savoir quoi. Bref, là, j’ai juste besoin de bouger, alors j’allais me chercher un endroit plus… dansant disons. Parce que c’était le but de ma soirée. »

Voilà, comme ça, je mettais de la distance entre nous. Comme ça, je lui disais que je m’en allais et j’espérais que danser n’était pas dans ses activités favorites. En lui disant que j’allais ailleurs, il ne pouvait pas avoir envie de me raccompagner et de toute façon, il faisait comme s’il ne c’était rien passé. Donc, on n’avait rien à ce dire, rien à rajouter, personne ne s’excuserait, personne ne corrigerait, je ne lui ferais pas de nouveau confiance, pas après le coup de la dernière fois. Pas après ce qu’il avait dit et encore moins ce qu’il savait. Pouvoir m’inventer une vie, c’était le mieux dans ma situation. Je pouvais être qui je voulais, mais là… Loon m’avait de nouveau enchainé à mon passé vis-à-vis de Shan’ et… je n’en avais pas envie. Pas envie d’expliquer mes maladresses, mes frustrations, mes craintes. Je n’avais pas non plus envie de lui expliqué que moi et l’amour, ce n’était pas un truc simple, que ce n’était pas un truc plaisant, que l’amour n’avait laissé aucun bon souvenir dans ma vie. Pas même lorsque ma mère avait dit nous aimer plus que la vie elle-même avant de mourir. Pas même quand mon mère c’était laissé mourir par amour pour ma mère. Non, l’amour d’avait pas une bonne réputation et lui… il c’était fait tabasser pour me retrouver parce qu’il s’imaginait m’aimer… Parce qu’il le pensait… j’espérais juste qu’il passer à autre chose, mais… la douceur dans sa voix et dans ses gestes… me faisait dire que ce n’était pas le cas.

« Je… ferais surement mieux de partir maintenant. C’est bizarre tout ça. »

D’un ton plus mal assuré que je ne l’aurais cru. J’aurais aimé être vindicative, être clair, mais ce n’était pas clair. Pouvoir revenir en arrière, je le ferais. Pourvoir apprendre à être son ami et seulement ça… j’en avais envie, mais… c’était raté. On n’avait plus cette possibilité, alors… il restait quoi d’autre? Oui bon, maintenant… partir. Aller, je pouvais. Ou pas.
 

 
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MessageSujet: Re: It's time to begin, isn't it?   Sam 1 Aoû - 20:03



 All that Jazz

Shamy  
featuring

 
Collègues dans le mal-aise, c'est à travers les longs silences qui ponctuent vos phrases que vous vous communiquez le plus. Elle est bien loin d'avoir oublié. La blessure encore cuisante lui torture l'esprit autant qu'elle torture le tien. L'un comme l'autre monstres d'égocentrisme, partagés entre l'orgueil vous poussant à haïr et l'amour vous poussant à pardonner, vous vous cachez tous les deux derrière les mots de celui avec qui vous refusez de partager. Tu as choisi de tenter d'oublier, mais tu ne peux te soustraire à ces pensées. Elle non plus. Sauf que force d'attendre que l'autre se décide à parler, vous finirez par mourir sans jamais vous être rien avoué. Jouer l'ignorance, un défi pour les piètres acteurs que vous êtes.
Lèvres pincées, visage renfrogné, tu reçoit avec appréhension les vagues qu'elle accepte de jeter sur tes berges, chaque instant effrayé à la pensée que la suivante puisse être un raz-de-marée, et t'engloutir sans autre forme de jugement. La tempête est si près, et pourtant la houle semble si loin. Tellement loin que les muscles de ton visage crispé ont accepté de se délier, tirant légèrement la commissure de tes lèvres vers le haut, te dessinant ce rictus bienveillant mais timide au visage. C'est ta voix qui l'a attirée ici, et il y peu de choses qui pourraient te faire plus plaisir que de savoir que ta musique l'a touchée, surtout lorsque tes paroles racontaient une histoire aussi difficile que la votre. C'était là ta chance. Elle te donnait une occasion inespérée de la récupérer, de prendre plus que tu n'avais jamais eu. Tu ne pouvais pas la laisser partir maintenant... comme si elle même allait se permettre de partir.

« I never expected you to be into Jazz. »

Trad:
 

Tes tripes se tordent, ton cœur se serre et ta main sur son épaule suit le mouvement. Tu prends une grande inspiration. Elle ne parlera jamais, c'est à toi et à toi seul de prendre tes couilles à deux mains et à te jeter dans l'arène.

« Or maybe y'only liked it 'cause it's our story it told. »

Trad:
 

Tes yeux se ferment et ta main la quitte alors que tu te glisses face à elle. Tes doigts rentrent en mouvements, laissent derrière eux et à travers les airs les traces d'un acrobatique melisma remontant des plus lourdes basses aux plus vibrants falsettos que ta voix de tenor pouvait produire. C'est comme ça que tu lui avouait sans mots que c'était toi qu'elle avait autant apprécié. Voilà pourquoi elle avait trouvé ces notes aussi familières, alors qu'elle ne les avait jamais entendues.

« I didn't meant to hurt ya. Y'know last time... I freaked out. »

Trad:
 

Tu baisses la tête, passe une main derrière ta nuque. Non tu ne demanderas pas pardon, mais ça ne t'empêchera pas de t'expliquer. Son pardon, si seulement elle comprends enfin ce que tu voulais lui dire, ou du moins, si elle accepte de s'avouer qu'elle a déjà compris.

« It's just that... well it's been a long time since I last trust someone, so... all of this got me pretty mad. And i was afraid too. I mean, what if I had told anyone 'bout this goddamn cute girl named Aimée that still doesn't know shit 'bout magic. Then next thinf I know is they've taken you away it it would've been my fault. We're too close not to share this kinda thangs. »

Trad:
 

Parce que oui. Vous êtes trop proches. Vous n'étiez pas trop proches.

 

 
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MessageSujet: Re: It's time to begin, isn't it?   Sam 1 Aoû - 23:05



« I get a little bit bigger but then I'll admit, I'm just the same as I was»

Shandro & Aimée
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On était tous les deux nuls dans ce domaine et c’était surement mieux comme ça. Les silences s’étiraient parfois, mais je ne savais pas quoi dire pour les combler. Je n’avais pas vraiment envie de les combler. C’était simplement la preuve qu’un truc avait bel et bien brisé la dernière fois. Tout le monde sait que quand on brise un truc, on le jette et on en parle plus. Ouais, surconsommation, mais ça… je m’en fichais. J’étais là, lui aussi et on attendait, mais personne ne bougeait. Il me retenait encore, si on pouvait appeler ça comme ça, sa main toujours sur mon épaule et pourtant… je ne la chassais pas encore. Je devais m’en aller, c’était d’une logique à faire peur, mais… j’espérais toujours qu’il s’excuse ou du moins, un truc semblable. Il reprenait la parole, m’empêchant de partir pour le coup. Même si bon, je commençais à me douter que même si je voulais très très fort… je n’irais pas bien bien loin. Il n’aurait jamais cru que j’aimais le Jazz. C’est vrai que dans mon souvenir, il m’avait toujours vu et surtout entendu avec du métal, mais…

« J’aime la musique, toutes les sortes de musique, juste que j’ai mes habitudes bien ancrées. »

Encore un peu de conversation « normale » avec lui. C’était un peu comme les cours de français où on parlait de tout et de rien et où je corrigeais sagement toutes ses fautes. Erreurs qu’il ne faisait même pas en présence de Loon  pour bien aider. Ensuite, son air changea, je pouvais voir ses traits muter. Il inspirait, moi aussi. Eh merde… on allait finir par en parler c’est ça? Ah non, bah oui, mais non, mais presque. On parlait de la dernière chanson, celle qui m’avait fait entrer ici et il disait que c’était peut-être d’entendre notre histoire qui m’avait attiré. Euh… wait what? Notre histoire, quelle histoire? La chanson? J’essayais de me rappeler ce que j’en avais écouté, ce que j’en avais compris et… mais non. Mais hein? D’accord, je n’avais rien dit et ça paraissait surement dans mon visage que je ne comprenais rien et… tout devint plus clair par la suite. La voix qui m’avait attiré ici… c’était la sienne? Oh. Hm. D’accord, partir restait quand même la meilleure solution…

« C’était toi… notre histoire? Devant tout le monde? »

Ouais non, je. Non, mais, faut me comprendre! Genre déjà, je ne savais pas qu’il chantait et je ne savais pas que j’aimais l’entendre chanter. D’accord, je n’avais jamais pensé ça. Bon oui, mais… vous n’en avez aucune preuve bon. Et sans me laisser le temps d’assimiler l’information, il m’attaquait en traitre en parlant de la dernière fois qu’on c’était vu. Non mais sérieusement, ce n’était pas du jeu. Je disais quoi moi maintenant? Je capitulais? Je lui faisais une scène? Je n’avais même pas envie de faire une scène, je n’avais même pas envie de le frapper. Disparaitre aurait été la meilleure option. J’avais juste… voulu plongé mon regard dans le sien, mais il avait baissé les yeux, une main sur la nuque. Le pire, c’est qu’il avait l’air sincère en disant ça. Fallait m’aider Shan’ cesse d’être toi deux minutes et soit détestable. Pitié? J’allais juste, lui balancer une phrase, partir. Juste lui expliquer que c’était le cas, qu’il m’avait blessé et tant pis pour le reste, mais… il continuait. Il s’expliquait. Toujours sans s’excuser, mais au moins… il parlait. Ça faisait longtemps qu’il n’avait pas fait confiance… il voulait qu’on en parle de la confiance? Je n’en avais jamais vraiment eu, sauf en mes frères. Donc ouais, il faisait confiance et on l’avait agacé de ne rien lui avoir dit, mais je continuais de me dire que ça ne le regardait pas en fait. Il avait eu peur de dire une connerie et que ça se répercute sur moi. On n’avait pas déjà mentionné que je n’étais pas une jolie jeune fille? Il ne connaissait même pas mon prénom avant la dernière fois. Bon d’accord, pour la magie, c’était limite, mais… je m’étais renseignée quand même. Un peu. Il avait fini en disant qu’on était trop proche pour se cacher ce genre de chose… je n’allais quand même pas lui dire ma vie pour son bon plaisir.

« Bon d’accord, je peux… comprendre le principe, mais… c’était pas une raison. Tu m’as blessé et t’es parti. Que tu serais resté, on se serait engueulé et ce serait déjà réparé. Mais t’as laissé tomber et t’es parti. Je ne fonctionne pas comme ça. Je me suis ramassée toute seule à l’appartement avec des émotions que je ne comprenais même pas, c’est pas cool. Pour ce qui est du reste… tu ne sauras surement jamais. Faut pas chercher. Je suis la sœur de Loon et je vais le rester. C’est tout ce que tu as besoin de savoir. Je ne suis pas du genre à faire confiance, jamais. C’est… compliqué et difficile, même pour moi. Alors je ne vais pas mêler d’autre personne à ça.»

Je ne m’étais pas braquée à proprement parlé. Genre, j’étais sage et tout là, même si… bon d’accord. J’avoue qu’une autre personne s’en sortirait surement mieux que moi. Pourquoi les discussions du genre existaient hein? Est-ce que je m’étais débrouillée un minimum? J’allais déclencher une nouvelle crise? J’étais douée pour ça.

« Le mieux… c’est de ne pas parler de moi, jamais en fait, ça m’arrangerait. »

Vrai, j’existais, mais… sans exister, ça m’allait parfaitement comme ça. Du coup… pas de crise, pas de coups… qu’est-ce que lui et Loon avait bien pu faire de moi hein? C’était une excellente question. Je n’étais même pas certaine que c’était positif en fait…
 

 
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MessageSujet: Re: It's time to begin, isn't it?   Dim 2 Aoû - 3:13



 All that Jazz

Shamy  
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Plus que ce que tu as dit, c'est ce que tu as fait qui l'a blessée. Tu es parti. Après tout le mal qu'elle avait eu à t'intégrer dans sa vie, tu lui as rappelé son difficile secret, avant de disparaître, et de devenir le fantôme qu'elle ne voulait pas être. Tu es parti et tu l'as laissé seule avec la peine que tu lui as faite, Loon lui-même a préféré te suivre plutôt que de rester avec elle. Après tout, elle était sa sœur, ils partageaient des secrets, ils se faisaient entièrement confiance. Cette fois-ci il lui a fait confiance pour tenir jusqu'à son retour, parce qu'il savait pertinemment qu'elle, il ne risquait pas de la perdre. Toi par contre, tu étais au bord de la crise de nerf, et s'il t'avait laissé partir, alors tout n'aurait jamais plus été pareil entre vous. S'il t'avait abandonné cette fois, il t'aurait sûrement perdu pour toujours.

« You're not the reason I ran away. If it was just fo'ya, I would've tried to have a conversation. Well, I guess we'd have shouted more than we'd have talked, cause that's how we work it out. But I'm sure you remember what Loon said. That got me out of my mind, 'cause that was a big'ol lie. I ran 'cause otherwise, I'd have punched his brains out. »

Trad:
 

Tu t'étais énervé parce qu'ils t'avaient exclu du cercle de leurs secrets, mais depuis t'avais eu le temps de réfléchir. Ce n'est pas parce que tu n'as pas de secret pour eux qu'ils ne peuvent pas en avoir pour toi. Certaines personnes n'aiment pas parler d'elles, parler poussent certaines personnes à se remémorer des souvenirs qu'ils ont enfoui et tentent tant bien que mal d'oublier. Parfois, on préfère laisser les autres découvrir lentement plutôt que de parler. Un jour peut-être tu finirais par comprendre la jeune Aimée, mais si ce jour devait arriver, c'est elle qui devait le décider, et elle n'était pas encore prête à se confier. Tu te dois de respecter ça, et de comprendre que ce n'est pas parce qu'elle ne te dit pas tout qu'elle ne t'apprécie pas. Elle ne veut pas parler d'elle, tu ne la forceras pas.

« If you don't wanna, then don't. »

Trad:
 

Ta main se repose à nouveau sur son épaule, et ton visage s'adoucit comme jamais il ne l'avait fait face à elle.

« I've had the time to think... and I realised that what I know is all i need to know. »

Trad:
 

Et tes doigts remontaient lentement, le long de son cou, puis jusqu'à sa joue.

« And all I know is that I'm in love with a lady that I don't know. »

Trad:
 

Ton pouce se laisse aller à lui marquer une douce caresse, attention qu'elle pourrait facilement remercier ou punir, selon qu'elle écoute son cœur ou ses humeurs.

« So please, and trust me, that ain't often that you're gonna hear me say please, just gimme one goddamn chance. »

Trad:
 

Tu te rapproches d'elle, profitant de ce que tu imagines être un état d'incompréhension trop profond pour lui permettre de frapper, pour poser ton front contre le sien, et fermer les yeux, pour l'inviter elle à le faire, ton pouce toujours courant sur sa joue.

« I may not be the best boyfriend there is, the two of us ain't gonna be all sweet and rainbows. Hell I have a feeling we're gonna be fighting all the time. But let's be real... isn't it a lot more fun this way ? »

Trad:
 

 

 
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MessageSujet: Re: It's time to begin, isn't it?   Dim 2 Aoû - 4:55



« I get a little bit bigger but then I'll admit, I'm just the same as I was»

Shandro & Aimée
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Voilà, on en avait parlé, c’était ça l’important non? Maintenant qu’on avait dit l’important, on pouvait juste ce quitter et faire comme si de rien n’était la prochaine fois qu’on se croisait. Je ne voulais pas que ça devienne une discussion sérieuse, je ne voulais pas que sa prenne de l’ampleur, je… je sais pas… je n’avais pas envie qu’on s’aventure plus loin dans cette discussion. Pourtant il m’avait écouté et répondait, tout simplement. Il cherchait à m’expliquer que je n’étais pas la raison de sa fuite, qu’il était parti à cause du mensonge de Loon, mais…  c’était quand même moi qui avait terminé toute seule, c’est moi qui avait essuyé la tempête en solitaire, comme avant. Je ne m’étais même pas foutu en l’air, je n’avais rien fait, juste… prit sur moi. Je ne faisais jamais ça et la seule putain de fois où je le faisais, c’était pour qu’on me laisse tomber, non merci. La dernière phrase m’avait donné des sueurs froides, mais le truc, c’était de ne pas penser. De ne pas me rappeler la dernière fois qu’un de mes frères c’étaient fait défoncer le crâne à coup de poing. Ne pas me rappeler ses images, les sensations. Ne pas me rappeler qui j’étais avant. Maintenant, j’étais Amy Zwitter, je n’avais pas de passée. Me concentrer sur lui, ne pas bouger, reprendre des couleurs… ouais, garder le contrôle. Un jour… un jour je lui dirais que ce n’était pas la meilleure tournure de phrase à faire. Encore moins s’il le pensait vraiment. Je ne voulais rien lui dire de moi et il acceptait ça. Voilà, on pourrait peut-être être ami comme ça. Sa main était revenue sur mon épaule, mais ça allait. Une main sur l’épaule, ça passait. Il avait l’air tellement… à l’aise maintenant, trop doux. J’avais un peu peur de ce qu’il prévoyait pour la suite en fait. La douceur, ce n’était jamais bon signe. Il savait maintenant que ce que je lui donnais comme information, c’était suffisant. C’était comme ça que Loon fonctionnait aussi. Je disais ce que je voulais, quand je le voulais et surtout à mon rythme. Comme ça, il savait, c’était ce qui comptait au final.

« Tu peux toujours poser des questions. Si j’ai envie de répondre… je dis et puis voilà, mais, j’ai rarement envie de répondre. C’est pas top comme histoire. Y a rien à en dire. »

Non vraiment pas, mais en même temps… lui donner le droit de demander c’était un bon plan, parce que parler de moi-même… hm… nope. Je n’y arriverais pas. Peut-être dans le donnant-donnant, un secret contre un autre secret, mais encore là… je sais pas. C’est là que tout se compliqua, non sérieusement, il balançait tout par la fenêtre. Tous nos efforts pour se rabibocher… il les massacrait. Je sentais ses doigts remonter le long de mon cou, de ma gorge, m’électrisant au passage de petits frissons que je n’aurais même pas pu qualifier. En fait, je pouvais dire ce que ce n’était pas, ce n’était pas des frissons de dégouts. Loin de là. Sa main sur ma joue, ses mots… pourquoi immédiatement les grands mots. Il était amoureux d’une fille qu’il ne connaissait pas, mais… mais… si on ne la connaissait pas, on ne pouvait pas dire que c’était de l’amour, voilà tout. Oui? Non? Pitié? J’avoue que là, j’avais du mal à suivre. Son pouce qui embrasait des traits sur ma peau sous ses caresses, mon cœur qui battait la chamade, mon cerveau qui me hurlait de le repousser, me m’éloigner et moi qui oubliait limite de respirer. Puisque je ne respirais pas beaucoup, l’adrénaline ne circulait pas, donc j’étais paralyser sur place à profiter / paniquer de la situation. Si je le repoussais maintenant, c’était brisé ce qui venait juste d’être réparé. Pourtant, c’était lui qui foutait le bordel! Vraiment! Bouger, je voulais juste bouger. Sans que je comprenne, il était près de moi, son front contre le mien. J’avais fermé les yeux aussi. Il était trop près pour ne pas le faire de toute façon. J’étais persuadée qu’il allait m’embrasser, mais il attendait une réponse. Il attendait une putain de réponse de ma part et j’étais totalement incapable de lui en donner une. Il était trop proche, il était putain de trop proche pour que j’arrive à quoique ce soit. Mon cerveau me montrait chaque coup à porter, me montrant la facilité déconcertante avec laquelle j’aurais pu lui faire mal, mais… mais je ne voulais pas ça. Je voulais juste revenir en arrière et ne pas rentrer dans cette partie de la conversation. J’avais l’impression qu’il mettait tous ses espoirs en ma réaction du moment. Le monde complet autour de nous avait cessé d’exister et je… je n’étais pas prête à ça. Encore moins quand j’avais réalisé ce qu’il voulait vraiment. Genre, ce n’était pas un : « Donne-moi une chance, soyons ami ». Non, c’était pire, c’était un « petit copain » genre… un truc violent avec des cœurs, des papillons et des obligations. Le truc horrible qui t’attache et de menotte à quelqu’un. Le truc terrible qui force un homme à pleurer sa femme à mort. Le truc difficile à suivre qui terminait au lit. J’allais mourir, voilà. Bon  d’accord, pas à ce point, mais… presque. Il était là, les yeux fermés… il attendait mon putain de jugement, rien de moins… Mon cœur allait exploser, trop de pression.

« Je… »

Voilà, c’était toute une réponse! Bon d’accord non. On allait faire un mixte des deux… j’allais… faire ce avec quoi j’étais douée et repousser ce avec quoi j’étais nulle. C’était une excellente idée alors d’abord… le truc avec lequel j’étais douée. J’avais tué le peu de distance qu’il laissait entre nous, déposant mes lèvres sur les siennes. Je voulais juste… savoir et si je donnais, ça allait. C’était mon choix. Je lui offris donc un baiser simple, lent, incertain, mais bien présent. Un truc vrai, mais qui ne criait aucune émotion clair, parce que j’en étais bien incapable. S’il s’attendait à un baiser à la Disney… il allait être déçu, mais il le serait pour toujours. Parce que mon romantisme devait frôler le zéro absolu. J’avoue que, ça faisait mille ans que je n’avais pas fait ça, avec un garçon encore moins… on m’avait pris des baisers, mais je n’avais que très rarement donné. Il y avait bien eu avec « lui » que je considérais comme un partage, mais sans plus. Maintenant, parler, expliquer. Le truc avec lequel j’étais nulle… avec les mots.

« Je ne dis pas oui, mais je ne dis pas non. J’ai besoin de temps et si possible… sans étiquette. Les relations… c’est absolument pas moi.  C’est pas mon truc. J’ai fréquenté personne depuis trop longtemps… je peux pas, pas autant, mais je ne dis pas jamais. Je… t’es trop proche. J’arrive pas à penser… Je… j’ai envie de te frapper là…»

J’avais déposé mes mains sur son torse pour le repousser.  L’éloigner, mettre de la distance entre nous. Pouvoir rouvrir les yeux. Je ne pouvais pas avoir fait ça… je… ouais… je l’avais fait. Oh God… comment j’allais justifier ça en fait. Dans quoi je m’embarquais? Oui bon, la proximité désirée, ce n’était pas mon fort non plus finalement. C’était trop d’un coup. J’espérais juste… je sais pas. J’espérais avoir balancé le vase à bout de bras… sur un oreiller. L’éloigner, sans le briser.

« Et y a toujours Loon, je ne supporterais pas de lui faire du mal, jamais. Pas après tout ce qu’il a fait pour moi. »

Comme ça, il savait, l’air revenait graduellement à mon cerveau, j’arrivais à mieux bouger, je pouvais réaliser l’étendu de mon geste et… je craignais le pire. Oui, j’avais peur, voilà. Je n’avais pas peur des putains de fantôme qui m’attaquait au détour d’une ruelle sombre, mais de Shan armé de sentiment, j’avais peur. J’étais même terrifiée.

« Je… crois que je vais rentrer. Je n’ai plus envie de danser. »

Non je n’avais plus envie de bouger, j’avais envie de dormir, de m’éteindre et d’oublier. J’espérais juste que… je ne sais même pas ce que j’espérais. J’avais mis des semaines à me construire un château de carte précaire niveau vie et sentiment et Shan… il venait clairement de mettre son pied dedans… je faisais quoi moi maintenant? Je reconstruisais autour?
 

 
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MessageSujet: Re: It's time to begin, isn't it?   Mar 4 Aoû - 21:37



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  L'anxiété et la peur ont pris possession d'elle. Il a suffit que tu oses te laisser aller à tes sentiments, que tu lâches un peu la bride pour t'autoriser à la toucher, à la caresser, et de simples gestes lui offrir un aperçu de l'affection que tu lui portes. Ton visage pourtant si près du sien n'est lacéré d'aucune douleur, les poings de la demoiselle sont restés liés tout du long, et face à l'absence totale d'agressivité dans son regard, tu as fini par te détendre. L'angoisse s'est échappée de tes veines pour venir cueillir les siennes. Dans l'incompréhension totale, ballotée entre l'amour qu'elle a envie de te faire partager et sa peur-panique de l'engagement, car c'est bien ce qui la pousse à reculer, elle se retrouve paralysée. Elle a perdu trop des personnes qu'elle a aimé. Elle a vu beaucoup trop des liens qu'elle a tissé se déchirer. Ces années de coupure avec le monde étaient aussi la mort du sien. Voilà pourquoi elle avait choisi de n'exister qu'aux yeux de peu de personnes. N'existez qu'à moitié, ne soyez réel qu'aux yeux d'une minorité, ne cherchez pas à vous élever, et alors vous aurez bien moins mal lorsque vous tomberez. Aimée repousse ce que l'on lui tend pour ne pas le perdre plus tard.
Elle tente désespérément de se battre contre des sentiments dont elle refuse de s'avouer porteuse... un combat qui l'épuise, et qu'elle finira un jour par perdre. Un combat qu'elle mène aussi contre toi qui a mis le premier coup de pioche dans son cœur de pierre, qui la confronte impitoyablement aux démons qu'elle n'arrive pas à enfouir. Les yeux fermés, tu l'as sagement attendue, et tu as gagné cette bataille. Ses lèvres tremblantes, timidité à fleur de peau, se sont déposées sur les tiennes, dans un fragile baiser. Elle a donné. Tu n'as rien pris. Tu as su faire taire tes ardeurs et lui offrir un baiser dont la douceur n'égalait que la chasteté. Avant de gagner le cœur d'une femme, gagnez son respect. Avant d'attendre le respect d'une femme, donnez-lui le votre.
Assaillie par la réalité, Aimée fuit l'effrayante proximité, elle te repousse toi. Elle te déteste de l'aimer. Elle te hait de faire naître de l'amour dans un cœur qu'elle s'est exercée à garder fermé. Elle veut, mais elle ne s'autorise pas. Elle rentre en conflit avec elle même, tombe dans la confusion au point de perdre ses mots plus que de raison, au point d'avoir envie de parler avec les poings sans pourtant avoir envie de te faire du mal. Perdue, totalement perdue, elle repousse celui qui l'a sortie des sentiers battus. Son bras t'éloigne, mais le tien, plus long, n'a aucun mal à garder contact avec elle. Sa joue toujours contre tes doigts, tu tentes d'apaiser ce qui bout en elle, sans vraiment réussir. Elle avait peur pour elle, et pour Loon, qui d'une manière bien plus évidente qu'elle, t'aimait d'amour. Dire que sa remarque ne te pince pas le cœur ne serait pas mentir, parce qu'en vérité, elle te l'écrase. Loon qui avait perdu l'amour d'Alvin pour au final se raccrocher à toi, sachant qu'il n'aurait jamais le tien. Loon qui était une partie de toi, l'homme de ta vie, quelqu'un à qui tu vouais une affection infinie, presque malsaine tant elle se rapprochait de l'amour véritable, mais Loon, tu n'en étais pas amoureux, et il en était conscient. Tu aimais sa sœur et il en était conscient. Et lui t'aimait au point de t'envoyer vers une autre. Si seulement elle savait tout ce que vous vous étiez dit, tout ce que vous aviez vécu tous les deux. Loon était amoureux de toi, Loon aimait sa sœur. Loon voulait votre bonheur. Il fallait qu'elle réalise que le meilleur moyen d'offrir à son frère adoptif un semblant de bonheur était sûrement d'être vous-même heureux.

« He knows. He always knew. He's the one who told me to go for it. And as egotistical as it may sound, I'm sure he'd be happier if we accepted to be happy. Us refusing to be I'm pretty positive isn't doing him any good. »

Trad:
 

Du moins c'est ce que tu penses, en espérant que l'empathie que tu ressentais envers lui ne t'ait pas trompé, en espérant que tu ne lui fasses pas plus de mal que tu ne lui en as déjà fait. Tu as joué cartes sur tables, ta manche est vidée de ses atouts. C'est maintenant à elle de décider, et elle voulait s'en aller. Il fallait lui laisser le temps de réfléchir. Tu ne peux plus qu'attendre... attendre... attendre et encore... et puis zut. Tu l'as rattrapée et tirée à toi d'un seul et unique mouvement contre lequel elle s'est à peine insurgé. Tu as annihilé en une fraction de seconde la distance qu'elle avait commencé à creuser, pour la piéger dans ta puissante étreinte. Tu l'as capturée comme la première fois, sauf que cette fois ta poigne à le goût de la protection plutôt que de l'agression. Tu l'irradies de la chaleur de ta passion, vient poser des lèvres brûlantes sur les siennes, et tu lui voles le baiser que tu méritais, qu'elle méritait, que vous méritiez. Un baiser au goût de ton amour, un baiser dont elle ne peut nier la signification. Maintenant tu n'as plus aucune carte à jouer. Si après ce geste ce sont des adieux qu'elle décide de t'adresser, c'est qu'elle ment bien mieux que tu n'aurais pu l'imaginer.

 

 
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MessageSujet: Re: It's time to begin, isn't it?   Mer 5 Aoû - 0:22



« I get a little bit bigger but then I'll admit, I'm just the same as I was»

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Je détestais ce genre de situation. C’était compliqué et il ne voulait rien savoir de mon point de vu à moi. Genre moi, je voulais juste qu’on soit ami, je voulais juste que ce soit simple. En fait, c’était exactement ça, je voulais que ce soit simple, je n’avais pas envie de me casser la tête, je n’avais pas envie qu’on parle de sentiment, je n’avais pas envie de me transformer en bisounours à la guimauve ou un truc du genre, ce n’était pas moi. Il aurait beau le souhaiter de toutes ses forces… je n’y arriverais même pas. Je l’avais embrassé sans vraiment le faire, je ne pouvais pas y mettre des trucs que je n’avais pas. Je savais répondre, pas donner. Je n’aimais rien donner, j’étais comme ça. Pourtant, ce n’était pas désagréable, j’étais humaine et on était entourée de gens, alors ça allait. J’avais tenté d’ériger de nouveaux murs entre-nous. C’était surement le mieux. De la distance, j’avais besoin de distance, de temps, de tout. J’avais parlé de Loon, parce que l’idée de risquer de le perdre n’était même pas une option. Non, je ne voulais pas risquer quoique ce soit, c’était mieux comme ça. Pourtant, il me répondait que Loon savait depuis le début, qu’il serait heureux si on l’était. Ça, j’en doutais quand même. Loon, il serait heureux à se rouler dans sa guimauve avec l’amour de sa vie. Pas en regardant deux autres le faire à sa place. Surtout si ça comptait quelque aussi nul que moi dans ce domaine. Dons ouais… je doutais. Pourtant, Shan’ voulait vraiment d’un nous. Moi, je voulais d’un Shandro, mais… euh… je ne savais pas trop comment. Genre, un ami, moi ça m’allait parfaitement, mais pas à lui. Pas que je, mais… faut me comprendre et puis voilà. D’accord, j’étais nulle avec tout ça.

« je sais pas. »

Parce qu’il y avait plein de chose que je ne savais pas et j’avais beau apprécier Loon, je ne pouvais pas dire avec précision ce qu’il pensait. En fait, j’étais vraiment pas douée au jeu des devinettes, encore plus quand on parlait de sentiment. Donc, non je n’allais pas m’aventurer à faire des suppositions. Je verrais bien la tête que Loon tirerait si j’invitais moi-même Loon à l’appartement. Est-ce que j’oserais en fait? Je sais pas, je sais plus. Donc ouais, la distance c’était bien. Partir c’était bien aussi, c’était surement mieux en fait. Sauf que lui ne l’entendait pas de la sorte. J’avais créé de la distance et lui me l’enlevait comme ça, sans me demander mon avis. Me rapprochant, m’attirant et moi, j’avais été surprise, mais ça ne m’avait pas déranger outre mesure. Ce n’était pas comme si c’était sa première fois non plus, ça allait peut-être même devenir sa marque de commerce. Il ne voulait pas m’agresser, ça changeait le tout, même si ce qu’il fit n’était pas simple à gérer non plus. J’avais senti ses lèvres sur les miennes, sa chaleur, j’aimais bien la saveur de ses lèvres et je l’avais laissé faire, échangeant se baiser avec lui. Pour lui, c’était un truc significatif, quelque chose d’important. Pour moi, c’était un truc compliqué, quelque chose de pesant, mais… fallait l’avouer, quelque chose que j’appréciais. Alors j’avais prolongé son baiser avant de juste… posé ma tête sur son torse pour me cacher un peu. Ouais… c’était une excellente cachette, on ne juge pas. En même temps… si je m’éloignais je brisais quelque chose, si je restais… j’acceptais autre chose… tandis que si je restais et que je me cachais… c’était peut-être un entre-deux adéquat. Vous pensez que je pouvais rester là pour toujours? Et rester cacher? C’était une idée quand même.

« Je… suis pas tant fatiguée en fait… je pourrais rester un peu… tu as envie de prendre un verre? Juste, je sais pas. »

Genre… je n’allais pas me barrer, je n’allais pas partir, mais je n’allais pas lui balancer de l’amour par la tête non plus. Je ne pouvais pas, je… non. J’en étais incapable et puis voilà. C’était surement mieux que rien et s’il n’était pas content… qu’il parte maintenant, parce que je ne pouvais pas aller plus vite que cela. J’en étais incapable, tout simplement. J’avais quand même relevé mes yeux vers lui, plonger mon regard dans le sien. Je détestais autant de proximité, c’était comme être à la merci de quelqu’un d’autre et c’était chiant. Je ne savais même pas si je lui faisais assez confiance pour ça en fait, mais… puisque je restais là en ce moment, je suppose que je le faisais un peu. En prime, ne pas en parler, ce n’était ni accepter, ni refuser. Je ne voulais juste pas m’engager sur un terrain glissant.

« Mais je ne crois toujours pas que tu vas y trouver ton compte dans tout ça. Alors t’es surement mieux de pas trop t’attacher. »

Ce que je faisais tout le temps au final, ne pas m’attacher. Il était mieux de faire pareil. Il savait la vie que je menais, il savait que je n’existais qu’aux yeux de ceux que je voulais. Je pourrais disparaitre dès demain sans mot dire, sans preuve directe de mon existence au final. Je lui disais ça, pourtant je lui démontrais le contraire. Je préférais prévenir, voilà tout. Je ne l’avais pourtant pas repoussé, je n’avais même pas remit de distance entre nous encore. J’y pensais, mais je ne l’avais pas fait. Je trouverais bien une façon de gérer tout ça… je pense. Pour le moment, j’avais envie d’être égoïste, de profiter de sa compagnie et puis voilà. En fait, j’aurais pu m’arrêter à : j’avais envie de sa compagnie.

« Mais si tu n’y arrives pas… je… on avisera? »

Genre, moins qu’on en parlait, mieux que je me sentais en fait. Moi et les mots, ça faisait trois, aussi bien le dire maintenant. J’étais plus du genre à vivre ma vie et voir ensuite ou elle m’amenait. Lui me parlait de couple, moi je préférais parler de nous deux dans la même pièce sans que je lui tape dessus. Parce qu’en date, je l’avais frappé relativement souvent dans le peu de fois qu’on c’était vraiment parlé. N’empêche… ce serait un début de ne pas se taper dessus, tant qu’il ne remplaçait pas ça par des baisers… en fait, ça ne serait pas si mal comme idée. Euh… non, j’ai rien dit en fait. Ça deviendrait trop compliqué. Juste commencé par être ami, ensuite on avise, point barre.
 

 
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MessageSujet: Re: It's time to begin, isn't it?   Mer 5 Aoû - 4:03



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  Elle a répondu. Avec une légère appréhension, mais elle l'a fait. Elle s'est entièrement engagée dans ce baiser, et pour tout ce qu'il a pu peser sur sa conscience, c'était quelque chose de très profond lorsqu'il s'agit d'Aimée. Un nouveau pas de géant en avant. Un saut au dessus d'un gouffre. Aimée venait de prouver qu'elle était capable de rendre ce genre de marques d'affections, même venant de toi. Et même à travers les appréhensions, elle avait apprécié ce moment, et en avait longuement profité, autant que son incapacité à se livrer le lui autorisait. Elle avait partagé à sa façon ce moment intense, et puis, comme rattrapée par elle-même, elle s'était soudainement rétractée, digne animal peureux qu'elle pouvait être. Voir la jeune dragonne dans une telle situation était presque amusant. Envolée les flammes de la colère et le bouclier d'écailles. Ainsi blottie au creux de ta poitrine, tu pouvais la voir comme ce qu'elle était vraiment. Une femme encore marquée de la fragilité de la jeunesse, qui en a bien trop vu bien trop tôt. Un vase fêlé, dont les morceaux se recollent lentement. Une main dans son dos, une main sur sa tête, tu prolonges le contact tant qu'elle te l'autorise. Tu lui prouves à travers les gestes lents de tes doigts être capable de douceur, aussi bourru que tu puisses sembler. Le jeu était reparti et tu marquais des points. Assez pour avoir le droit à une soirée en sa compagnie. Espérons seulement que cette rencontre, contrairement aux autres, ne connaisse aucun événement tragique.

« Why not. Night's still young. »

Trad:
 

Ses yeux pétillants à travers la timidité sont venus rencontrer les tiens, abandonnant peu à peu la gêne pour retrouver cette lueur de défi que tu aimes tant. Elle est toujours loin d'être gagnée, elle ne sera d'ailleurs jamais gagnée. Aimée est un électron libre, elle ira toujours où le vent la porte. À toi d'être un aimant assez puissant pour concurrencer le vent. Aimée se sait être imprévisible, aussi difficile à saisir que le fantôme qu'elle est presque devenu, mais elle a la décence de te prévenir et de poser les règles du jeu. Auto-persuadée de ne pas être capable de rendre l'amour que tu lui voues, elle te prévient que tu ne trouveras sûrement pas chez elle ce que tu recherches, mais elle sait combien tu es capable de t'attacher et de t'acharner lorsque tu as décidé que tu aurais quelque chose. C'est presque autant pour éviter de te faire mal que pour repousser l'engagement qu'elle parle autant. Elle voulait ton bonheur à toi aussi après tout. Comme quoi elle était vraiment plus attachée à toi qu'elle n'ose l'imaginer.

« I think I have an idea what I signed for. It'll be fine, you'll see. Don't worry and just enjoy the moment. »

Trad:
 

Tu passes une dernière fois ta main dans ses cheveux avant de te saisir plus fermement de la jeune fille, sourire malicieux au bord des lèvres. Ton petit doigt te dit qu'elle sait déjà à quoi s'attendre, et si elle ne le sait pas exactement, elle doit pertinemment savoir que tu as encore une connerie en tête. Elle n'aura pas le temps de réfléchir avant que tes muscles ne se contractent subitement et arrachent ses pieds du sol, la laissant un instant flottant sans aucun contact, avant que tu ne la rattrape adroitement pour l'installer confortablement sur ton dos. Tu laisses échapper un rasp aux accents rocks avant de poser la question fatidique.

« ♪♫ Yaaay ♪♫ … So, Lil'Dragon, where we goin' ? »

Trad:
 

 

 
[/quote]
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MessageSujet: Re: It's time to begin, isn't it?   Jeu 6 Aoû - 4:10



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D’accord, je me lançais franchement dans un truc compliqué. Un truc même un peu trop compliqué pour moi surtout. Genre on ne pouvait pas juste en rester là? C’était bien quand même, le surplace et tout. De l’amitié, du plaisir, je sais pas trop… juste… hm… du calme? Bon d’accord, peut-être pas du calme, mais quand même, rien de trop compliqué pour moi. Pitié? Pourtant, quand il m’avait embrassé, j’aurais pu faire exactement comme à mon habitude, soit : repousser, frappé, blesser, mais… je savais que si je le faisais, j’allais briser quelque chose pour de bon et… je n’avais pas envie de ça. Je voulais garder Shandro, mais pas m’embarquer dans toutes ses histoires complexes de sentiments saveur guimauve et ses histoires de couple. Bon d’accord, pour le moment, si ça me demandait de l’embrasser une fois où deux pour garder le fil… pourquoi pas, c’était agréable en prime. J’y gagnais, vraiment. Donc ouais, j’étais restée près de lui, parce que pour la peine, je ne savais absolument pas comment me comporter dans tout ça. Je savais ce qu’il voulait et je savais aussi très pertinemment ce que je n’étais pas capable de faire. Maintenant, il fallait valser entre les deux et lui faire comprendre doucement que non, je n’étais pas ce genre de fille. Qu’il avait beau s’imaginer ce qu’il voulait, je serais toujours un peu brisée. J’avais proposé de m’en aller, mais ce n’était plus vraiment d’actualité. Je n’en avais même pas envie en fai. Il venait de m’embrasser de nouveau, j’avais partagé ce baiser avec lui, un vrai. On ne se le cachera pas, c’était un vrai. Je venais de me cacher dans ses bras - la cachette la plus nulle du monde quand on se dit que l’idée était de se cacher de lui, mais bon- pour ensuite proposer de… bah… qu’on passe la soirée ensemble. Du moins, prendre un verre ou un truc, je ne savais pas trop. Peut-être un peu au moins? Le « pourquoi pas » était un peu flou, mais il voulait bien. C’était déjà ça de gagné. Alors bon, maintenant il fallait juste reprendre de la distance tranquillement et faire exactement comme si on était ami et ça serait parfait! Donc, on allait jouer et ça m’allait, parce que j’étais douée à ce jeu. Je tenais quand même à spécifier un truc important tout de suite, genre… il n’y trouverait pas son compte, moi je le savais, mais j’aurais bien aimé que lui le sache aussi. Donc ouais, je lui avais dit et il savait dans quoi il s’embarquait. Je doutais quand même un peu, mais il voulait qu’on profite du moment. Ça, c’était une idée qui me plaisait! En général, j’étais même très douée dans ce domaine.

« Ça me va très bien. »

Avec le retour de mon petit sourire joueur, parce que là, on revenait dans ce que j’étais capable de faire, de comprendre et d’apprivoiser. Je ne repoussais pas ses contacts même si ce n’était pas encore tout à fait naturel pour moi, mais sa main dans mes cheveux n’étaient pas désagréable. Saut que là, il prenait cette air de : « je vais te faire un sale coup et tu vas adorer ». Parce que ouais, ce n’était pas bien méchant avec la tête qu’il faisait, donc je n’avais pas peur même si je n’étais pas du genre à apprécier les surprises. Je savais quand même que je risquais d’apprécier, limite de rigoler. Sauf que le temps de m’éloigner, sourire aux lèvres, je ne touchais déjà plus terre. Non sérieux, monsieur avait décidé de me soulever ou de me balancer, c’était au choix, mais le résultat était le même. Je n’avais pas pu retenir mon tout petit cri de stupeur, parce que je n’étais pas du genre à voler, jamais Il avait pourtant les choses en main et je me retrouvais… confortable… si on voulait. Je n’aimais pas trop l’idée de ne pas toucher le sol pourtant. Il voulait même savoir où on allait. Oh God, j’en avais absolument aucune idée moi! Moi j’avais fait l’effort de demander qu’on passe la soirée ensemble, je n’allais pas en plus décider de l’endroit!

« Si je t’amène au Little’ ça va être bizarre, du coup… amène-moi à ton endroit préféré en ville. »

Ouais, ouais, un jour j’apprendrais à faire des belles demandes, je souriais, je m’amusais, donc j’avais ordonné gentiment. Non, je n’allais pas amener Shan’ au Little’ c’était trop bizarre. Genre mon esprit n’arrivait même pas à l’imaginer dans un endroit comme ça. Il était chaste dans ma tête d’accord! Dans le pire des cas, je l’amènerais au Old’, mais c’était une ambiance plus… moins… je sais pas trop. Pourquoi je me cassais autant la tête avec lui hein?
 

 
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MessageSujet: Re: It's time to begin, isn't it?   Lun 10 Aoû - 5:04



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    Là tout de suite, celui qui t'a dit que pour charmer une demoiselle, il fallait la laisser décider, tu aurais bien envie de lui mettre ton poing en plein milieu de la figure, parce que pour le coup, son conseil tombe à l'eau. Elle avait proposé de passer la soirée ensembles, mais elle n'avait aucune idée d'où la passer, et devinez quoi, toi non plus. Rester où vous étiez... très peu pour vous. Vous veniez tous les deux de quitter les lieux, et si elle raisonne comme toi, alors elle aura besoin de 24 bonnes heures avant d'accepter d'y retourner. Mettre le pied dehors, c'est mettre le pied dehors. On ne retourne pas sur ses pas dans ce genre de cas. Et puis elle avait pensé au Little Darling avant de te jeter la patate chaude, ce qui voulait dire que la boîte de Striptease se rangeait très haut sur sa liste. Bon à savoir... comme quoi Aimée aurait au moins un léger penchant pour la gente féminine... ce qui expliquerait en partie pourquoi elle est aussi conservative avec toi. Peut-être est-ce que tu es son premier homme après tout. Son premier homme... si seulement tu savais dans quels domaines tu risquais d'être son premier, alors peut-être est-ce que tu serais tout de suite bien moins confiant. Vous n'alliez pas au Little, et tu n'aurais pas l'occasion de vérifier à quel point elle avait un penchant pour ses semblables aux courbes voluptueuses, mais elle marquait un point. Toi en compagnie de stripteaseuses, c'était un mauvais calcul. Non pas que tu sois incapable de te tenir, parce qu'il ne suffit tout de même pas de se présenter devant toi en petite tenue pour que tu te transformes en machine à bébés, mais tu n'en restes pas moins très joueur, et ça, les femmes du métier savent le reconnaître. Jouer des tentations avec une danseuse de charmes lors de ton premier « rencard » avec Aimée ne serait sûrement pas la meilleure idée du monde.

« My favourite place ? Gurl ya puttin'me on the spot ! »

Trad:
 

Tu commences machinalement à marcher, pour mieux réfléchir, sans vraiment trouver un endroit propice à un rendez-vous. Après tout, tu n'es pas une créature particulièrement sociale. Tes passages en tant que client dans les endroits peuplés finissent souvent en rixe, que tu remportes heureusement bien souvent. Si tu devais sincèrement nommer les endroits que tu trouves les plus agréables dans cette ville, alors la palme irait sûrement à ta maison et à la leur, et au cimetière. Ça, tu en a passé du temps au cimetière à discuter avec les fantômes, et d'ailleurs c'est au cimetière que tu as rencontré la petite brune, ce qui ne fait que te donner une raison de plus d'apprécier les lieux. Un lieu morbide pour certains, et la demeure de ceux que tu pourrais appeler tes premiers amis, ainsi que ton terrain d'entraînement favori. Mais t'allais tout de même pas l'emmener dans un cimetière, surtout qu'elle ne devait définitivement pas garder bon souvenir de cette rencontre. Ah Dieu soit loué Shan, tu trouves toujours le moyen d'avoir une seconde chance après la première impression désastreuse que tu fais systématiquement aux gens.

« I'd say my fave is the cemetery, 'cause I've spent a shitton of time talkin' to spirits, and I kinda feel more at my place with'em than I do with most of the living. And that's where I met you too. But that's not a place to spend the night. I mean, I can have some typ'o'fun chit-chatting with dead man Billy, but you're gonna get bored asap. »

Trad:
 

Et puis l'illumination t'a frappé, sauf que l'illumination est loin d'avoir eu une bonne idée. Et le sourire qui te tranche la face en dit bien long sur l'illégalité de ce que tu comptes faire.

« Midnight bath at the pool ? Fancy it ? »

Trad:
 

Oui la piscine est fermée à cette heure, mais pour peu qu'Aimée accepte, s'y glisser, que ce soit pour y entrer ou pour en sortir, sera sûrement la partie la plus amusante... pour toi.

 

 
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MessageSujet: Re: It's time to begin, isn't it?   Lun 10 Aoû - 20:59



« I get a little bit bigger but then I'll admit, I'm just the same as I was»

Shandro & Aimée
featuring

J’étais une contradiction sur deux pattes, on pouvait s’en douter. Je faisais ce que je voulais, toujours, mais je détestais choisir une activité X ou Y. Je préférais laisser l’autre choisir et décider ensuite si sa proposition me convenait. Bon d’accord, en général, je pouvais aider à choisir, mais pour le coup, ma planification c’était arrêté à : aller au Little darling et je n’allais pas amener Shandro au Little. Avec Loon, je pouvais, c’était limite normal, mais pas avec Shan’. Peut-être un jour, mais pas ce soir, pas après qu’on se soit embrassé bon. Donc, je lui avais lancé la balle pour qu’il m’amène dans son endroit préféré. En même temps, je pouvais analyser son niveau de sociabilité, niveau qui n’était pas bien élevé vu sa réponse. Il commença tout de même à marcher et je le laissais réfléchir sagement. Dans le pire des cas, je trouverais bien un truc s’il ne trouvait pas du tout, mais c’était plus agréable si c’était lui qui trouvait. Au bout d’un moment, il recommença à parler et je ramenai doucement mon attention sur lui. Son endroit préféré était surement le cimetière et ça ne m’étonnait même pas. Je le croyais aussi quand il disait passer beaucoup de temps là-bas. S’il aimait autant les fantômes, c’était peut-être pour ça qu’il s’entendait bien avec moi finalement.

« La dernière fois que j’ai été au cimetière, j’ai joué à cache-cache avec Loon, je ne me suis pas ennuyée. Sauf qu’avec toi, si les fantômes te disent où je suis cachée… c’est pas du jeu. »

Je n’allais pas mentionner qu’on était totalement imbibés d’alcool et qu’on ne savait plus trop comment rentrer à la maison. Je souriais, le laissant nous porter là où il avait envie d’aller. On allait bien finir par trouver un endroit où passer la soirée. Dans le pire des cas… on rentrait à la maison je suppose. Peut-être que Loon lui proposerait de dormir à la maison, sait-on jamais. Est-ce que je pouvais considérer le fait de retourner à la maison comme un rendez-vous? Et donc que Loon fasse tout ce que je veux pour ça? Surement pas, mieux valait avoir un véritable rendez-vous. Je m’étais passée une main dans les cheveux, avant de m’agripper de nouveau à lui, le regard perdu dans le vide quand il me parla de nouveau. Mon regard chercha le sien un instant, le temps de comprendre sa suggestion. Un bain de minuit? À la piscine? Mes yeux se teintèrent d’envie sans vraiment que je ne m’en rende compte. Mon cerveau n’avait même pas encore réalisé l’illégalité de la chose. Trop habitué de ne rien faire comme tout le monde et de ne pas suivre les règles.

« J’ai très envie ouais. Ça peu juste être amusant. »

Parce que j’étais un minimum franche avec lui, c’était déjà ça de gagné non? En prime, j’avais toujours apprécié l’eau. Pour le reste du chemin vers la piscine, j’avais calé mon menton près de son cou pour voir le chemin qu’il empruntait. Ce n’était pas comme la fois avec Loon, je n’étais pas encore crevée, alors voir le paysage me plaisait bien. Finalement, j’étais peut-être une princesse qui s’ignorait puisque tout le monde s’amusait à me porter. Heureusement que je n’étais pas bien lourde au final. Je n’avais pas trop bu, du coup j’étais en pleine forme et c’était surement tant mieux comme ça. La soirée n’allait pas être gâchée par un verre de trop. Ça m’étonnait toujours d’avoir accepté tout ça, du moins… un peu. Je n’étais pas assez dupe pour me dire qu’on était que de simple amis, mais pas encore assez sur de ce qu’on était pour parier sur plus. Pour le moment, on était dans l’entre-deux bizarres, mais ça m’allait. Parce que bon, tendre vers le plus n’était pas ce qui me tentait le plus. Ça allait rendre les choses tellement plus compliquées pour rien finalement.  
 

 
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MessageSujet: Re: It's time to begin, isn't it?   Mer 12 Aoû - 3:45



 All that Jazz

Shamy  
featuring

 
    Vu la réputation des lieux, t'es prêt à parier que la fois où elle s'est mise en tête de jouer à cache-cache au cimetière avec Loon, aucun des deux n'avait toute sa tête. Loon commence à faire de gros progrès en spiritisme, il devrait être capable de sentir les choses étranges qui traversent le cimetière. Il ne voit pas encore assez clair pour vraiment déceler les esprits, donc la sensation qui le traverserait en leur présence devait être tout sauf agréable. Il ne serait pas resté là bien longtemps sans quelque chose de plus ou moins légal coulant dans ses veines, et connaissant Loon, ça pouvait être n'importe quoi. Entre ses propres préparations stupéfiantes, des stupéfiants classiques ou juste de l'alcool, absolument n'importe quoi pouvait lui avoir traversé les lèves. M'enfin, si Aimée était dans le même cas que lui, alors c'est que ça ne devait être que de l'alcool, ou alors une drogue relativement douce. Il a quand même la décence d'épargner à la petite princesse les trucs qui arrachent le plus... bien que ça ne t'étonnerait même pas de l'entendre les lui demander. Que l'on dise ce que l'on veut, d'eux trois, tu as beau être la plus grande gueule, tu es sûrement le plus sage.

« And you totally had a good head on yo'shoulders that night, didn't you ? »

Trad:
 

Tu ris, tu t'autorises enfin à pleinement rire depuis que tes yeux se sont reposés sur elle, et puis tu accélères le pas. La piscine n'est qu'à quelques angles de là, mais tu es déjà bien impatient d'y plonger... où même juste d'y entrer. La marche devient du trot, le trot devient du galop, et tu en arrives à devoir serrer légèrement plus que de convenable les jambes de ta cavalière pour la maintenir en équilibre. Quelle importance. Elle est solide, et elle s'amuse. Elle aura tout le temps de se plaindre que tu lui as trop malaxé les jambes plus tard, parce que ça viendra. Donnez-lui une seule occasion de se plaindre, et elle s'en saisira sans hésiter. Elle est comme ça la petite dragonne, mais peux-tu seulement lui reprocher l'une des choses qui t'attire chez elle ?
Se plaindre, elle le fera, si elle se rappelle de le faire, parce que le spectacle que tu comptes lui offrir risque de la faire plus parler qu'une pauvre petite douleur à peine perceptible aux cuisses. Le mur, il se rapproche, et tu lui fonces dessus au pas de course. Tu baisses la tête, te penches encore un peu plus en avant, continues de prendre de la vitesse, tu ne vas pas t'arrêter, mais ça, elle doit déjà l'avoir compris. T'as pas intérêt à rater ton coup cette fois Shan, sinon tu envoies deux personnes plutôt qu'une à l'hôpital, et leurs dents de remplacement, vu la violence qui règne depuis que la Nouvelle-Orléans est devenue le quat de toutes les mafias du monde, ils doivent en être déjà à court depuis bien longtemps.

« You ready ? »

Trad:
 

Prêtre vaudou embrassant pleinement l'ambiguïté entre les deux mondes, tu t'adonnes à une des pratiques les plus poussées de ta magie, et pour la première fois, tu tires quelqu'un avec toi. L'espace d'un instant, mort et vie se mêlent en vous, pendant une fraction de secondes, vous rentrez dans une profonde transe. Et cette fraction de seconde vous semble éternelle. Pendant cette fraction de seconde, elle aussi elle les entend, au lointain, les voix des damnés. Pendant une minuscule éternité, vous avez traversé la passerelle, et vous êtes devenus fantômes. Et puis le mur était passé.
Épuisé, mais sourire béat, fier de ton exploit, tu laisses enfin la jeune femme mettre pied au sol à nouveau, pour te laisser tenter par les ténèbres des abysses. Les reflets dansant sur l'eau sombre la rendent plus belle encore qu'en plein jour, et c'est comme envoûté par les sirènes que tu as fait tomber chemise et pantalon pour t'y lancer sans hésitation. Tu plonges, tu sprintes à travers le bassin, papillonne sur un aller-retour avant de t'accrocher, plus essouflé encore que tu ne l'étais au départ,sur le bord, face à ton invitée.

« C'min. It's a lil'cold, but it feels great ! »

Trad:
 

 

 
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MessageSujet: Re: It's time to begin, isn't it?   Jeu 13 Aoû - 4:06



« I get a little bit bigger but then I'll admit, I'm just the same as I was»

Shandro & Aimée
featuring

Comme si jouer dans un cimetière n’était pas courant! Bon d’accord, en même temps, vu le monde que nous connaissons, ce n’était peut-être pas si normal, mais je m’en fichais bien et je m’en ficherais surement longtemps encore. Il fallait vraiment que les fantômes ou autres machins intangibles soient violents pour que je les ressente. Ce qui était un bon point pour moi en fait. J’étais toujours sur son dos et s’il ne me demandait pas de m’enlever, je n’allais pas le faire. À quoi bon? S’il aimait jouer le cheval, moi ça me plaisait bien de ne pas marcher. Il demandait son on avait toute notre tête ce soir-là. Bonne question hein. Riant d’abord à sa question, pour ensuite chercher à y répondre. En fait…

« Techniquement, au moment où on sort de la maison… on arrête d’abord au Old’. Donc, si tu considères que l’alcool peut faire perdre la tête… je n’ai jamais tout à fait une tête sur les épaules, du moins… le soir. Le matin ça va parfois. »

Et je souriais, parce que c’était totalement vrai. Je commençais toutes mes soirées de cette manière et ce, depuis que je connaissais Loon. Quand j’étais seule, j’allais souvent dans un endroit nouveau après le Old’ pour finir au Little’ comme ça, quoique je rencontre en second, je passais toujours une excellente soirée. Je n’allais pas lui mentir, je n’étais pas une sainte et j’étais du genre à faire la fête souvent, si ce n’est pas tout le temps. Bon un jour, peut-être, je grandirai, mais d’ici là, je comptais bien m’amuser. On discutait, mais finalement monsieur accélérait, accélérait beaucoup pour finalement courir. Euh… bon mon réflexe premier avait été de le serrer un peu plus fort et de rire, mais rire vraiment. Parce que c’était bien la première fois que je jouais à hu da da, avec un cheval au galop. Donc ouais, c’était marrant et je n’aurais pas descendu même s’il me l’aurait proposé. Du moins, je n’aurais pas descendu jusqu’à ce que je voie ce putain de mur approcher à vitesse grand V. Non mais, c’est qu’ils fonçaient directement dessus! Fallait être débile! Il n’allait pas bien? Il allait nous tuer! Je voulais descendre là! Pourtant, il avait resserré sa prise, il ne voulait pas me lâcher et je n’étais absolument pas d’accord avec lui à ce sujet. Sauf que déjà il me demandait si j’étais prête… … il était sérieux? C’était une vraie question?

« Non! »

Et il s’en contre-fichait, alors avant de heurter le mur et de mourir, j’avais caché mes yeux dans son cou. Parce que non, me voir mourir ne me faisait pas envie. Pourtant… rien. Non c’est faux, ce n’était pas rien, c’était tout, mais rien qui ressemblait à deux personnes qui percutent un mur. La sensation avait été bizarre, les voix que j’avais entendu aussi, mais mieux valait continuer de dire que ça n’existait pas. Il me déposait finalement… près de la piscine. What the… Hein? Quoi? Comment? Non? C’est de la triche, voilà.

« On ne refait plus… jamais ça. Genre, je suis pas faite pour ça. »

Genre moi et la magie, ça ne faisait absolument pas bon ménage. Bon en même temps, on l’aurait refait que… je ne l’aurais pas tué ni rien. Juste que je ne donnais pas de consentement écrit pour ça. Oh non. À peine le temps de me ressaisir que déjà, lui avait retiré chemise et pantalon pour plonger. Moi j’en étais encore au stade de… euh… on venait limite de se téléporter ou un truc du genre. Genre… on avait clairement passé au travers d’un mur. J’avais tout de même commencé à retirer mon haut, peut-être que ça m’aiderait à chasser cette sensation d’inconnu que je n’aimait pas. J’avais ensuite retirer mon jeans pour réaliser un truc important :

« Si je fini avec des marques sur les cuisses, en plus de t’accuser… Loon va se faire des idées. Faut être délicat la prochaine fois hein. »

Parce que j’adorais me plaindre, toujours et que je souriais en disant cela. Genre, je l’embêtais le sorcier et j’avais tous les droits. Il m’avait tenu trop fort pour me faire traverser un putain de mur. Genre il aurait me le dire et j’aurais surement pu passer par une fenêtre. Avec un avertissement d’avance… j’aurais même pu tenter de crocheter la serrure. J’étais douée, surtout que c’était une piscine et non Alcatraz, on s’entend. Il m’invitait à venir, j’avais abandonné mes vêtements au travers des siens, sans vraiment m’en soucier. J’étais peut-être farouche, mais je n’étais pas pudique. Chose qui pouvait paraitre incohérent aux yeux de certain. J’avais surement plus peur de ne pas être présentable que nu. Genre, si mes sous-vêtements étaient nuls, l’idée de me baigner nu aurait été une option. Heureusement pour moi, mes sous-vêtements allaient, c’était présentable et noir. Parce que des sous-vêtements blancs dans une piscine, ça servait un peu à rien. Je m’étais donc sagement assise sur le bord de la piscine pour y tremper les jambes jusqu’au genou. Oui, j’étais le genre de personne qui nécessitait de se présenter à son environnement et à apprendre à l’apprivoiser. Non, je ne plongeais pas tête baisser dans la piscine, c’était étonnant hein? Je le regardais patauger, je lui souriais le temps de m’habituer.

« Alors, tu es du genre à rentrer souvent par infraction partout par simple envie? Ou c’est pour m’impressionner? Je sais pas, je t’imaginais… plus sage que ça quand même. »

Sourire joueur aux lèvres, parce qu’encore là, je cherchais toujours les mots pour l’embêter. Personnellement, je n’aimais pas quand on me disait que j’étais sage, j’allais savoir si lui il appréciait ou pas. Parce qu’en fait, nous deux c’était ça. On apprenait à ce connaitre lentement. J’avais aussi envie de voir pourquoi Loon nous voyait tellement ensemble. On n’était tellement… pas compatible. Du moins… au début, maintenant… je ne savais plus vraiment. J’avais cette impression que moi, je ne pouvais être compatible avec rien ni personne, voilà. Je battais des jambes lentement. J’aurais pu entrer dans l’eau, mais… j’étais bien là.  
 

 
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