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 bratva's brotherhood (pv wesley)

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rirat bien qui rirat le dernier

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MessageSujet: bratva's brotherhood (pv wesley)   Mar 4 Aoû - 1:04

Bratva’s brotherhood

Wesley & Andreï

Ma main glisse dans mes cheveux. Nerveuse. Et comme en écho, celle de Demian suit le même trajet dans les siens. L’atmosphère est tendue entre le père et le fils. Colin fait mine de ne pas s’en apercevoir, tente d’intéresser sa petite sœur à la partie de cartes qu’ils ont péniblement entamée un peu plus tôt, sans grand succès. Mes yeux clairs heurtent avec fracas ceux, beaucoup plus sombres, de mon fils unique. J’arque un sourcil, attrape ma veste en cuir, serre les dents et contourne la table pour sortir de l’appartement. « Andreï, je veux une réponse. » Un claquement de langue agacé lui répond, je pose la main sur la poignée. « Andreï. » Je fais volteface, brutalement. Agacé. Enervé. Colin baisse aussitôt la tête dans ses cartes, passionné par les carreaux et les piques, Lizzie fait de même. Depuis une heure, Demian a soudainement décidé de s’intéresser à ce que je fais de mes soirées. Si j’étais son fils, à trente ans, j’aurai envie de pouvoir respirer un peu. Si j’étais son fils. Et je suis son père. Je siffle entre mes dents. « Demian, je ne te répondrai pas, donc n’essaye même pas de te comporter comme si tu avais une quelconque autorité sur moi. Je suis ton père je te rappelle. » Il s’apprête à me répondre lorsque je claque la porte. Je prends le temps de m’adosser au montant de bois. Cette discussion couvait depuis longtemps, elle n’aurait pas du me prendre au dépourvu. Et pourtant… je ne m’y attendais pas. Dans un sens, je peux comprendre mon fils qui voit son père et son aîné échapper à sa surveillance et à sa protection. Je lui vole Mikkel pour le former – ou plutôt lui sauver les miches – alors que lui, mon vrai fils, a grandi sans moi. Parce que j’étais mort. Je soupire. En parlant de mort, je n’ai pas intérêt à traîner. Surtout si je dois rejoindre Wesley après.

Lorsque je dégringole les marches d’escalier, je refais le court de ces derniers mois pour leur chercher une cohérence. Mikkel qui m’avoue avoir contracté de plus en plus de dettes envers la Mafia locale. Moi qui accepte de travailler pour eux à sa place histoire qu’il n’ait pas à avoir de sang sur ses mains et, pire encore, le sang de son frère et de sa sœur sur les mains. Wesley. Ma main glisse à mon côté, reconnais les formes du flingue que je porte et que Demian ne doit surtout, surtout, jamais voir. Je n’ose même pas imaginer les discussions qui s’en suivraient et la rupture, inévitable, que tout entraînerait. Il faut croire que mon fils tient bien plus de sa mère que de moi. Et Lara détestait mon travail, détestait l’emprise que le KGB avait sur moi. Je ferme les yeux le temps d’une fraction de secondes lorsque je me glisse dans la luminosité trompeuse d’un coucher de soleil entre chien et loup. Et je vide mon esprit. Complètement. Comment disaient mes instructeurs, déjà ? Ah, oui : cesse de réfléchir, arme ton flingue, vise la tête et tire. Ce n’est guère plus compliqué. Et ça ne demande aucune réflexion, aucun état d’âme. Je chasse Demian, Lara, Mikkel et tous les autres de mon esprit, trottine dans les ruelles pour m’échauffer me défouler, ralentis le pas lorsque j’arrive à proximité du petit commerce. Mes yeux cherchent un numéro pour s’assurer qu’ils sont au bon endroit, je fais craquer mes articulations. Et m’autorise un bâillement. L’horloge tourne, je frappe poliment à la porte de l’établissement. Que m’a dit Wesley déjà ? Petit, trentenaire, moustache, haleine de phoque, yeux vairons. Reconnaissable par son air de crétin fini. Je crois que c’est lui qui vient de m’ouvrir. « Bonjour. » Être poli. Mon poing heurte son nez dans un craquement sonore, je regarde autour de moi et rentre dans le bâtiment comme si de rien n’était. Il fait mine de vouloir chercher son arme, mon talon s’abat sur sa rotule, il pousse un hurlement et s’écroule par terre, le pauvre petit. Je sors tranquillement mon arme, prends aussi le temps de regarder la décoration. Un petit trafiquant, rien de bien méchant, mais il parait qu’au dessus de moi on n’aime pas trop que des gens comme lui cherchent à faire de l’ombre à mes employeurs. Et je n’aime pas les haleines de phoque. Quitte à le tuer, autant le faire intelligemment. Et puisqu’il est visiblement terrifié, autant en profiter, aussi. « Où est ton fric ? » Il bégaye un truc que je décortique sans sourciller. Je fronce les sourcils. Répète ma question. Il répond à nouveau plus clairement, comme s’il pense que son fric est l’unique raison de ma visite. Désolé, c’est juste mon paiement, mes petits pourboires que je m’autorise puisque Wesley n’a rien précisé sur ce point. Finalement, il semble plus convainquant à la troisième tentative et sans le lâcher du regard, mon pied vient tapoter la latte fendue qu’il m’a indiquée. J’aperçois l’ombre de billets de banque. Parfait. Je me retourne et lui mets une balle dans le crâne.

Il ne me faut qu’une vingtaine de minutes de marche pour effacer la distance qui sépare le restaurant de ma position. Une petite vingtaine de minutes qui me perturbent puisque mes pensées reviennent en force et que l’inquiétude de Demian se rappelle à mon bon souvenir. J’ai une petite tâche de sang sur ma manche. Qui me fait me sentir coupable d’avoir aussi vite renoué avec mes anciennes habitudes, mon ancien métier, mon ancienne patrie. Je suis encore troublé lorsque la petite clochette sonne mon arrivée. Le patron me reconnait, m’indique une salle à l’arrière, je prends le temps de le saluer en français, ma langue maternelle, et de lui demander une bière. Et lorsque je passe le pas de la porte, je repère aussitôt la silhouette de l’autre russe.

Si c’est en français que je remercie le propriétaire, c’est dans la langue de ma patrie d’adoption que j’interpelle Windsor. « Tu voulais parler ? » Je balance mon sac en bandoulière sur la table avec une nonchalance non feinte. « Je me suis permis de prendre ce qui traînait, en pourboire, tu sais… rien de bien méchant. »


Dernière édition par Andreï C. Ievseï le Jeu 17 Sep - 10:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: bratva's brotherhood (pv wesley)   Ven 28 Aoû - 23:05




Un brouhaha diffus le cueille sitôt qu'il franchit les portes de l'Étalon Blanc. Le bruit des couverts, des chaises qui raclent le plancher et les discussions feutrées l'assaillent de toutes parts et il doit se faire violence pour empêcher une moue dégoûtée de déborder sur son visage. Wesley couvre sa répulsion naissante d'un masque placide, se force même à placarder sur ses lèves un mince sourire. Faire montre de bienséance est de rigueur ; la bratva compte grandement sur ce pittoresque restaurant, sur cette façade derrière laquelle les russes lavent leurs billets mouchetés de sang et de merde. C'est une des premières mesures qu'il a pris, suite à son intronisation : épier un établissement mortifère, tendre une main tutélaire, sous des airs matois, injecter un gras montant, générer une dette et de là placer sous l'entreprise sous leur joug. Manœuvre qui leur a jusqu'à présent souri, la malheureuse famille astreinte à danser au rythme de la musique que fredonnait la mafia rouge.
Il glisse silencieusement entre les tables. La salle est comble, signe que l'intervention de son groupuscule a été fructueuse pour les deux partis, même si l'un est contraint et forcé. Il est cerné par des familles policées, rupines, convenables, qui se mêlent et s'entremêlent pour former une masse d'une platitude affligeante. Ça le hérisse.

Un serveur le repère – c'est vrai qu'il fait une grossière tache sur cette toile proprette,  avec ses bottes éculées, sa sempiternelle veste de cuir nonchalamment jetée sur son épaule gauche, son singlet et son jeans ayant connu des jours meilleurs – et celui-ci lui désigne d'un geste discret l'arrière-pièce. Wesley remarque la tension cerclant la bouche du garçon, sans doute ce dernier remarque-t-il que le dogue est mu par une toute autre sorte de faim que les clients présents. Avec un sourire insolent, il suit le chemin du doigt.

La pièce est richement apprêtée : un lourd lustre pendu au plafond berce la salle d'une lumière tamisée, le sol est couvert d'un tapis purpurin, une solide et longue table en bois de chêne se dresse au milieu de cet océan pourpre, cernée de chaises du même matériau. Aux murs, des tableaux représentant une quelconque scène de bataille, arrachée à un passé lointain et révolu, des sabres tirés au clair et des chevaux cabrés. Une rixe qui a façonné l'histoire de la France, subodore Wesley. Il n'y connaît foutre rien. Il remarque surtout qu'il est le premier et qu'il va lui falloir apprendre. Il abomine attendre, perdre son temps précieux. Il soupire et pose son auguste postérieur sur l'un des trônes, dégaine son zippo afin d'occuper ses mains et effleure la flamme de la pulpe de ses doigts. Soupire derechef, cale une clope à la commissure de ses lèvres et l'allume, tire distraitement dessus.

Bientôt, Andreï pointe son museau et met fin au supplice du pantin. « Bonsoir, camarade. » le salue-t-il, un sourire courbant sa lippe. Avec sa désinvolture coutumière, Ievseï envoie valser son sac sur la table. Le faciès se froisse maintenant en une expression canaille : « J'imagine que je peux garder ceci pour moi, alors. » lâche-t-il en extirpant de sa poche une liasse de billets, qu'il agite sous le nez de son second. Toutefois, il prend ses mots à contre-pied et délivre le pactole de sa pogne. Il connaît la cupidité insatiable de son ami et s'évertue à abreuver cette soif autant que faire se peut. Qu'Andreï prenne des libertés ne le dérange pas. Dieu sait qu'il en a pris, lui. Ils sont amis autant que collaborateurs, désormais et il voit d'un œil que son vis-à-vis lui confesse ses péchés véniels.  « Je présume que tout s'est passé sans anicroche ? » s'enquit-il d'une voix mielleuse. Soudain, deux serveuses aux crinières solaires font irruption, apportant vin et pitance. Il lorgne sans vergogne la chute de reins de celle qui le sert, sourire oblique pour parfaire son effronterie. Devant lui, un magret de canard qui libère un fumet livrant mille promesses d'extase. Le couteau s'enfonce sans peine dans la viande tendre et Wesley décoche à son interlocuteur un regard navré, sachant que ces divines saveurs se muent en cendres dans sa bouche. Il prend néanmoins un moment pour savourer l'exquisité du plat et s'enorgueillit d'avoir placé sous sa coupe pareil établissement. Il baigne son palet du vin corsé, s'éclaircit la voix : « Oui. Je désire parler. De l'intérêt que te porte Viktor. » Il se rencogne dans son siège, entrelace ses doigts sur abdomen, vrille sur son ami un regard ardent.  


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MessageSujet: Re: bratva's brotherhood (pv wesley)   Jeu 17 Sep - 10:16

Bratva’s brotherhood

Wesley & Andreï

Avant d’entrer dans le restaurant, je prends le temps de m’observer dans la glace pour considérer mon apparence. Barbe mal rasée, quelques petites éclaboussures sur mes manches et dans mon cou, il va falloir que j’arrange ça avant de remettre un pied dans l’appartement de Demian. Ou mieux encore, que je n’y remette pas les pieds avant d’avoir trouvé au mieux une explication plausible, au pire un alibi capillotracté. Un soupir. Ce n’est pas que je me sente coupable de quoique ce soit, le poids rassurant des billets de banque dans le sac que je porte en bandoulière a un don certain pour étrangler tout ça, mais je me demande tout de même si je ne suis pas, quelque part, en train de faire totalement fausse route. Mais après tout… que puis-je faire d’autre que de suivre mes inclinations naturelles au meurtre et à la violence et à les mettre au service d’une entité plus dense que mes propres aspirations ? Lara détestait le KGB, que penserait-elle maintenant de cette mafia dans laquelle je suis immergé jusqu’au bout alors que je n’ai de russe que les jurons et la fidélité ? Je secoue la tête en poussant la porte, en me faufilant entre les tables, en chuchotant en français quelques salutations et demande, en me glissant dans l’arrière boutique vers une salle faite spécialement pour… ah. Il est déjà là. Ca ne m’étonne pas vraiment, et je ne retiens d’ailleurs pas le sourire semi-goguenard qui naît mes lèvres, animé par une complicité certes tâchées de sang et de cris mais belle et bien existante. Il est déjà là. Sans surprise. Je n’ai jamais brillé par ma ponctualité et comme j’hésite à lui faire remarquer s’il ose persifler la moindre moquerie, j’ai travaillé, moi, ce soir. Son « Bonsoir, camarade. » contraste avec mon sac que je lance sur la table et l’absence totale de salutation que je lui offre. Qu’il ne m’en tienne pas rigueur, je n’ai jamais réellement appris la courtoisie et tout ce qui va avec, préférant être poli avec mes poings et les dames qu’avec des larrons comme celui-là, sans vouloir l’offenser. Avec la même élégance que mon sac, je m’écroule sur la chaise la plus proche en confessant sans la moindre culpabilité ma vénalité bien connue : je garde mon pourboire si ça ne le dérange pas. « J'imagine que je peux garder ceci pour moi, alors. » Sans un seul instant m’attarder à le prendre au sérieux, je lève les yeux au ciel, avant de lui offrir une petite moue boudeuse. Un claquement de langue, j’essaye de me montrer fâché alors que rien dans mes traits ne parvient à cache mon amusement. « Tsss… Windsor, tes parents ne t’ont jamais appris que c’est mal de jouer avec l’argent ? C’est sale, ces choses là…” Je récupère mon dû avec un petit regard satisfait, prenant le temps de faire rouler entre mes doigts leur contact léger et pourtant bien matériel.

Même si je sais que Wesley est un homme de parole, sitôt les billets dans mes mains je les retire de sa vue pour ne pas lui laisser l’opportunité, très malvenue, de vouloir me les ôter à nouveau des mains pour une raison quelconque. On n’est jamais trop prudent. Je suis occupé à bâiller lorsque sa question, sans me prendre au dépourvu, me fait arquer un sourcil.  « Je présume que tout s'est passé sans anicroche ? » Un haussement d’épaules nonchalant lui répond. Je me plait à remarquer constamment les manières qu’il a et dont je suis dépourvu, la légèreté avec laquelle je considère mes actions face au poids de son regard et de ses décisions. Nous sommes différents, si différents d’ailleurs que je me demande parfois ce qui a pu tisser des liens aussi… solides entre nous. Pourtant, en dehors de ma famille, il n’y a guère de personnes en qui je puisse avoir toute confiance et… quelque part… Wesley est l’un des rares élus à pouvoir se targuer d’avoir ma loyauté. « Je suis un professionnel, très cher, il n’y a jamais d’anicroche, juste des… révisions de plan et un peu d’inattendu pour pimenter la routine. » Je lui lance un regard éloquent en réceptionnant la bière que l’on place sous mon nez. Qu’il comprenne ce qu’il y a à comprendre, l’important c’est que j’aie l’argent et lui un importun en moins. Et cette serveuse qui ne prend même pas la peine de cacher ses formes. La fourbe. Le sourire de mon comparse fait écho au mien, je m’avachis sur la chaise pour mieux me mettre à l’aise, hésitant même à étendre mes jambes sur la chaise voisine à défaut de me permettre de le faire sur la table. Mon regard lorgne sur l’assiette disposée face à Wesley, je soupire à l’idée d’y goûter à nouveau un jour. Je donnerai cher pour retrouver le goût d’un comté ou d’un saint-nectaire. Je donnerai très cher, même, pour un gramme de gouda, c’est pour dire vu la fadeur de telles abominations nommées fromages.

Je ne cache pas un grognement lorsque mes lèvres se trempent dans les cendres blondes et que la mousse se disperse sur ma moustache légère. J’hausse les épaules, blasé, avant de repousser le verre si peu entamé. Il voulait me parler, qu’attend-il ? « Oui. Je désire parler. De l'intérêt que te porte Viktor. » Je fronce automatiquement les sourcils. Hum. Logique. Le malaise l’emporte automatiquement sur le bien-être, devant ce sujet charismatique et impressionnant remis sur le tapis. Je parle de Viktor, bien évidemment, en évoquant un quelconque charisme, pas de son intérêt. J’arque donc un sourcil. Avec une moue… interrogatrice. « Tu sais qu’entre toi et lui, ma loyauté est toute trouvée, Wesley. » Je me demande où il souhaite en venir. S’il doute de moi. S’il a eu vent de… mon retour à la servitude avec un maître qu’il ne sera jamais capable d’égaler ni de surclasser. Je n’aime pas vraiment les embrouilles, quelles qu’elles soient et encore moins lorsqu’elle implique des personnes aussi… concernées par ma famille. Parce que je n’oublie pas ce qu’il y a dans la balance : Demian, Mikkel, Colin, Lizzie. « J’espère que tu ne doutes pas de moi. Je ne le prendrais… pas très bien je dois dire. T’a-t-il laissé sous-entendre des… faux pas de ma part ? Ou souhaites-tu au contraire que j’entre davantage dans ses bonnes grâces ? » Je tâtonne à la recherche d’explications et je me surprends d’ailleurs à rejeter mon franc-parler habituel – teinté de cette vulgarité dont je suis l’ambassadeur – pour me plier à un discours un peu trop posé à mon goût. C’est d’ailleurs pour ça que je prends une longue gorgée de cendres avant d’hausser les épaules, désinvolte, et de conclure sur un ton joyeux et bien moins sérieux : « C’est toi le boss, qu’est ce que tu attends de moi ? »
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MessageSujet: Re: bratva's brotherhood (pv wesley)   Ven 2 Oct - 17:25




Wesley fait distraitement tournoyer le vin dans sa prison de cristal, observe d'un œil absent les larmes purpurines rouler le long de la paroi. Il y trempe ses lèvres et laisse le liquide imprégner ses papilles. Il n'y connaît foutre rien en vin, préférant à l'accoutumée des alcools moins nobles, mais celui-ci lui plaît particulièrement. L'élixir a du corps, une attaque ronde et puissante. Une tragédie que son comparse ne puisse s'en délecter lui aussi, vraiment. Andreï, pourtant, semble complètement indifférent aux charmes de la chère et de l'accompagnement et n'a d'yeux que pour l'exquise serveuse. Un fin sourire heurte les lèvres du truand. Son ami ne changera jamais. Le sourire se roidit quelque peu lorsque celui-ci évoque les parents du dogue. Non, vraiment, de ces derniers, le colosse n'a guère appris. L'un lui a instruit l'alcoolisme et la sujétion aux plaisirs immédiats, l'autre l'a initié l'a initié à l'art délicat qu'est de se fondre dans le néant sans crier gare. Des bonnes manières, point du tout. C'est à son oncle qu'il doit les vagues traces de bienséance dont il dispose. Son oncle, qui est maintenant l'homme à abattre. Curieuse chose que de gommer ses dettes en offrant le repos éternel. Offrande que l'ancien taulard répandait pourtant avec munificence. « Oui. Je risquerais de me souiller les mains, tu as raison. » parvient-il à extraire du fond de sa rancœur, agrémentant même la plaisanterie d'un sourire postiche.
À la question du pantin couronné, Andreï oppose la flegme qui est sienne, prend son temps pour enfin donner une réponse tortueuse. « Loin de moi l'idée de remettre tes talents en doute. » fait-il, hochant néanmoins la tête, satisfait. Un nuisible en moins, une ombre pernicieuse sur laquelle la bratva avait répandu sa lumière vengeresse.

Il pose son verre avec lenteur, repousse son assiette, observe son loyal second lamper sa bière. Wesley fronce des sourcils ; ressent-il les effets de l'alcool ? La nature maléficieuse de son camarade ne l'a jamais rebuté, il ne s'est jamais défié de lui à cause de la teinte du sang qui roule dans ses veines. Mais elle l'intrigue, chaque jour un peu plus.
Le dogue lève les pattes en signe de reddition afin d'apaiser Andreï. « Je n'ai jamais douté de ta loyauté. Pas une seule seconde. » débite-t-il d'un ton placide. Et c'est la stricte vérité, pour une fois. Il n'a pas d'ami plus cher que cet ersatz de russe et cela, même si sa nationalité bafoue les règles les plus primordiales de la bratva. Il a placé sa confiance, tout rétif qu'il était à cette idée au début, en ce singulier personnage. Le fait qu'il soit assis en face de lui le prouve assez car, nonobstant l'affection que Wesley porte à son second, s'il flaire les remugles de la trahison sur les nippes de l'aïeul, il s'amputerait sans l'ombre d'une hésitation de son bras droit. Tous deux le savent pertinemment, c'est une règle tacite entre eux. « Non, c'est de Viktor dont je me méfie. » La cautèle imprègne de plus en plus le suzerain véritable et la double disparition de ses plus féaux serviteurs a distillé le doute dans son esprit. Les soupçons le grignotent peu à peu, le font se défier de son héritier. « Et lui se méfie de moi. Je voudrais que tu deviennes son homme. En façade seulement, bien entendu. Que tu lui laisses croire que tu as retourné sa veste, que tu apprennes ce qu'il sait et ce qu'il croit savoir. » À cet homme qui lui a tout appris, Windsor déclare maintenant la guerre. Une guerre utérine, qui se trame dans l'ombre, où tous les partis fourbissent leur poignard, n'attendant que la parfaite opportunité pour les planter. Une légère folie danse dans l'oeil pâle. « Je me montrerai infiniment généreux. Je n'ai que faire de l'argent, je ne désire que le plein pouvoir. » Et au cœur de ce conciliabule félon, ainsi se scelle le destin de Viktor Zakharov, premier de son nom.


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MessageSujet: Re: bratva's brotherhood (pv wesley)   Ven 9 Oct - 0:20

Bratva’s brotherhood

Wesley & Andreï

La confiance. On pense souvent que vu ma vénalité et mon passé d’assassin, il ne faut pas me faire confiance voire se méfier constamment de moi et ne pas m’accorder une once de crédit. Ce n’est pas tout à fait faux, je ne peux pas le nier, mais ce n’est pas non plus tout à fait vrai : il faut porter à mon crédit ma loyauté. Une fois acquise, il est dur, très dur, de la faire disparaître ou seulement de la faire chanceler. Une fois acquise, et là est la difficulté. La confiance donc. Elle est rare, chez moi : elle m’est d’autant plus précieuse que la voir remise en question par ceux qui ont la chance de l’avoir me fait mal et me met en colère. Et les insinuations de Wesley y parviennent en un temps record, me faisant froncer les sourcils et parler sérieusement – en voilà une première. Je suis susceptible, pas rancunier ; je m’échauffe pour un rien, me calme tout aussi vite. Et je ne cache pas une seule seconde mon agacement devant ce qui semble être de la méfiance provenant de Wesley. Je trempe le bout de ma moustache dans le bière, cendre déposée sur ma langue dans un goût âcre et terreux, plus par réflexe qu’autre chose : le voilà qui lève les mains en signe de reddition. J’arque un sourcil. « Je n'ai jamais douté de ta loyauté. Pas une seule seconde. » J’espère bien. Ca ne me rassure pas mais ça me suffit tout de même, pour le moment. De toute manière, qu’il se mette un jour à douter de moi et il n’aura plus jamais de raison de douter de moi, je me connais suffisamment pour cela… et je le connais bien aussi. Si un jour il doute de ma fidélité, je n’aurai certainement pas le temps de m’en rendre compte ou mes agresseurs s’en mordront salement les doigts. Affaire classée, donc. Ou presque. Que veut-il savoir concernant la tête de cette pieuvre russe dont nous sommes les tentacules ? Qu’attend-il exactement de moi, même, à ce sujet ? Je navigue en eaux troubles et vu que j’ai peur de l’eau comme tout fier pirate qui se respecte, je n’ai pas envie de me faire bouffer par un kraken lâché sur moi. « Non, c'est de Viktor dont je me méfie. » Ah. Ce n’est pas une nouvelle. C’était même… plus que prévisible. « Et lui se méfie de moi. Je voudrais que tu deviennes son homme. En façade seulement, bien entendu. Que tu lui laisses croire que tu as retourné sa veste, que tu apprennes ce qu'il sait et ce qu'il croit savoir. Je me montrerai infiniment généreux. Je n'ai que faire de l'argent, je ne désire que le plein pouvoir. » Une moue, une main passée sur le bas du visage, qui s’attarde sur ces quelques poils au dessus de mes lèvres pour les gratter et les lisser. Retourner ma veste, lorsqu’il n’y a pas de loyauté, c’est mon affaire. Je ne suis pas opportuniste, je suis sensiblement pire que ça : ne suis-je pas donc en train de travailler pour cette même bratva contre laquelle s’élevaient mes précédents employeurs, hein ? « Pas de souci, Bro. C’est comme ça que je l’avais compris lorsqu’il m’a lui-même approché la première fois. Une seule chose, pas vraiment négociable… » Oui, je me permets d’imposer des choses à Wesley. Suicidaire ? Non, juste un peu stupide, téméraire et sûr de moi. « Je veux l’assurance que si ça tourne mal, c’t’affaire, personne ne touche à un cheveu de Demian ou de ses trois mioches. » Je le regarde dans les yeux, histoire qu’il comprenne que je suis sérieux, infiniment plus sérieux qu’en temps normal. A la base, si je suis là, si je tue, frappe, agis pour la Mafia c’est uniquement pour protéger mon fils et ses gosses, pour rien d’autre. Bon, d’accord, peut être pour le fric aussi, mais on entre dans le détail là. Et je ne vais pas non plus l’embêter avec ce genre de chipotage. Quoique. « Bon… bien sûr, vu que tu insistes, je compte sur une généreuse rémunération, dans l’affaire. Tu sais bien que je suis trop poli pour refuser ça. » Une morgue non contenue, je récupère ma bière, en bois une nouvelle gorgée un peu trop dynamique qui m’arrache une grimace de dépit.

Un soupir. Tant qu’on en est à parler loyauté et tout ce qui s’y rattache… j’enlève mes jambes du siège pour me réinstaller un peu mieux. Je cale mes coudes sur la table et mon menton sur mes mains croisées. « D’ailleurs, à ce propos, j’ai un problème Wes. Enfin un problème, c’est vite dit mais je me suis dit que ce serait même être mieux de t’en parler parce… bref. » Tu parles trop, Andreï. Oui, je sais. Et tu te parles à toi-même. Oui, je sais aussi, fantôme-de-rat-qui-se-la-joue-conscience. Je ferme les yeux. « J’t’ai déjà déjà que j’étais un skin quand j’étais au KGB ? » Je ne sais plus trop ce que j’ai pu lui baver à ce sujet. En général, vu que c’est une affaire classée… il n’y a pas de raison d’en parler. Et puis, toute cette histoire de conditionnement mental, par la torture et la sorcellerie, ce n’est pas vraiment le genre de truc qui me fasse trop kiffer à raconter, étonnamment. Ce que je peux être chochotte, parfois.

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« De son point de vue, mieux valait mourir un jour que mourir aujourd'hui. ». @brandonsanderson ≈ © by anaëlle.
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