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 Reckoning

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MessageSujet: Reckoning   Mar 4 Aoû - 5:45



 Reckoning

Shan & Andreï
featuring

 
Voilà ce que le temps et l'expérience ont fait de toi. Voilà là où tes élans de rebellion t'ont mené. Tu as cherché à te tapir dans l'ombre pour frapper, et tu y a rencontré ceux qui y glissaient déjà. Si seulement tu savais où est-ce que sa proposition te conduisait, l'aurais-tu acceptée ? Ce qui te fait peur, c'est que plus tu y réfléchis, plus tu te rends compte que même sans la pression, même si tu avais eu le choix, tu aurais sûrement dit oui. Les talents d'orateur, la prestance et les connaissances de celui qui t'a pris sous son aile auraient sûrement eu raison de tes réticences. Kyran était quelqu'un qu'il valait mieux avoir de son côté, et il avait énormément à t'apporter, mais en réalité, il ne t'avait pas laissé le choix. Comme aucun être au monde avant lui n'avait ni su ni pu le faire, il s'est sans le moindre complexe approprié ta pauvre personne. Une fois dans l'ombre, c'est la loi du plus fort qui prime, et Kyran s'est prouvé être plus fort que toi. Tu as eu de la chance cependant, sorcier, parce que même alors que tes genoux ont touché terre, il a su reconnaître ta valeur, il a su voir vos ressemblances, et a choisi de te guider plutôt que de t'éliminer. Tu es le dernier de ses investissements, et lui comme toi espérez que cet échange sera rentable.
Te voilà aujourd'hui te mouvant silencieusement dans les ténèbres profondes de la Nouvelle-Orléans, à la recherche de clients d'une particulière espèce. À tout commerce ses magnats, et à chaque magnat ses créanciers. La moindre somme d'argent échangée créait quelque part une dette, et ton travail aujourd'hui était de chercher où se trouvait la brèche et de la combler... de sueur et de sang. Une fois sorti de la lumière alors plus aucune loi ne protège les faibles, les malades et les endettés. Une fois dans les ténèbres, le prix des vies humaines ne s'étiquettent pas plus difficilement qu'un pauvre sachet de légumes en épicerie. Si les espèces sonnantes et trébuchantes ne tintaient plus dans leurs poches, alors ceux qui voulaient faire affaire avaient toujours l'option de marchander leur chair... si seulement on leur en laissait le choix. Tu travailles pour le puissant, le puissant a fixé son prix, et par ta main, le puissant prendra son dû.
Visage aux traits maquillés d'un funeste crâne, à peine visible sous la capuche renforçant la nuit qui le dévore, à travers les ruelles et de toit et toit, tu glisses avec aisance, dans le plus grand des silences, à peine trahi par l'occasionnel tintement de tes gri-gri. Tu sais où tu vas, tu sais qui tu y trouveras, et tu sais qui tu y laisseras et dans quel état. Comme trop rarement dans ta vie, tout ton plan d'action est planifié, le moindre de tes gestes est calculé et l'issue décidée avant même que l'affrontement ait lieu. Le destin s'était montré bien trop clément avec toi dernièrement, tu avais eu bien trop de chance. Tout était trop beau pour être vrai, un imprévu devait impérativement venir se mettre en travers de ton chemin... non... un obstacle s'était déjà dressé sur ta route, et si tes instincts ne te trahissent pas, il n'est pas ordinaire. Les ombre vacillent dangereusement autour de lui, tu sens la magie même trembler à travers tes veines.
L'homme qui te donne actuellement le dos, posté devant le bâtiment que tu comptais infiltrer est de la même nature que celui qui t'a envoyé ici. Moins puissant, plus jeune, il n'en reste pas moins un daybreaker. Il est l'inconnue de l'équation. Il ne devrait rien avoir à faire là, alors tu observes, depuis les ombres.
Pourquoi est-il là ?

 

 
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rirat bien qui rirat le dernier

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MessageSujet: Re: Reckoning   Mer 5 Aoû - 10:17

Reckoning

Shandro & Andreï

Je ne sais pas vraiment ce que je préfère entre bosser à temps plein pour Wesley ou me contenter de cette accumulation de petits jobs que m’offrait Mikkel en toute courtoisie – et dans la recherche de ses intérêts personnels, bien évidemment. De toute manière, je ne sais même pas pourquoi je me pose la question, ce n’est pas comme si j’avais le choix. Et au moins, avec Wesley, je m’entends bien avec mon employeur direct, je rembourse les dettes de mon petit-fils et je peux me mettre de l’argent dans les poches sans que quiconque me dise quoique ce soit. Ce qui n’était pas le cas précédemment puisqu’en général les gens n’apprécient pas vraiment qu’on les vole et que l’on bosse pour eux. Parfois, je me dis que j’aurai mieux fait de me transformer en pie vu mon attrait pour l’argent, quelle que soit sa forme, avant de me souvenir que non, ce ne sont pas les objets brillants qui attirent mon regard, juste quelques coupures de billets suffisent à me satisfaire. Un soupir.

Je me suis encore disputé avec mon fils qui ne supporte pas ignorer mes occupations. Ou plutôt, qui ne supporte pas l’idée que son père et son fils aîné sombrent tous les deux immanquablement dans de vieux travers propres à notre sang. Je ne sais pas si Demian sait quelle tare nous poursuit depuis notre naissance, dans quel contexte cette lignée de Ievseï a été formée, dans quel sang et quelle douleur je suis né. Ca ne regarde que lui, de toute manière, que lui et Lara, que les secrets que j’ai confiés à ma femme lorsqu’elle était encore en vie, et moi lorsque je gagnais encore ma vie en tuant pour un Gouvernement aussi généreux que pourri. Charmant. Je ne sais pas exactement ce que Lara lui a dit, donc, sur moi mais dans tous les cas, il commence à me peser de plus en plus. Autoritaire, impatient, sanguin, il tient plus de moi que ce que je ne pouvais penser au départ. De toute évidence, Lara lui a transmis un certain maintien des apparences, voilà tout. Je me suis encore disputé avec Demian et depuis que j’ai quitté notre appartement sans un mot et en claquant la porte, je n’ai pas essayé une seule seconde de me calmer. Cette colère va me servir, et si un innocent pas vraiment innocent va en faire les frais dans quelques minutes et bien… c’est dommage pour lui et tant mieux pour moi : je suis fatigué de me demander si j’ai vraiment raison de faire ce que je fais. Et pour être tout à fait honnête avec moi-même, j’en viens même à apprécier pouvoir me défouler sur des tierces personnes. Ca a quelque chose d’incroyablement soulageant de faire craquer ses articulations et de démettre des mâchoires d’une bonne droite bien placée.

Je me gratte la tête dans un froncement de sourcils lorsque ma voiture généreusement empruntée à mon voisin se gare pas loin de la bâtisse. Mes yeux glissent sur mon portable. C’est bien ici. Mais je ne sais pas pourquoi, j’ai un mauvais pressentiment. L’instinct, il faut croire. Je m’extraie de la voiture, prends le temps de regarder le paysage et, accessoirement, les personnes qui ne s’intéressent pas à moi vu qu’elles ne sont pas là. Il fait bien trop nuit, de toute manière, pour que quiconque ne sorte la tête dehors. Et le ronronnement du moteur, discret, n’a pas alerté les potentielles et probables patrouilles de Peacekeeper. J’hausse les épaules en arrêtant le moteur et en calant les clefs dans ma poche, sortant mon flingue pour vérifier son bon fonctionnement : aux bons ouvriers, les bons outils, quelque chose dans le gens. Mes mains enrobées de mitaines pour étouffer les bruits caressent l’acier glacé, replacent l’arme dans mon dos, repositionne ma veste en cuir qui camoufle la bosse sans pour autant entraver mes mouvements si jamais l’envie me prend de le sortir. Parfait. Mains sur les hanches, je considère la porte du bâtiment. Je ne sais plus s’il sait que c’est ce soir que je viens récupérer le fric. Dans un petit sourire, j’hausse les épaules et décide de lui épargner du stress supplémentaire : je fais un pas en avant pour frapper à la porte et… je trébuche sur le trottoir, manque de m’étaler sur le trottoir. Bien, Andreï, bien, il a la classe le gros bras de la mafia. Je me donne envie de me baffer, parfois. J’hausse les épaules, encore, mais cette fois c’est pour remettre ma veste en place, reprendre contenance et épousseter un peu le tout, histoire qu’en plus, je n’aie pas l’air d’un clodo. La porte résiste, je frappe deux trois coups. Un mouvement à l’intérieur, je sifflote en regardant en l’air, histoire de patienter. La porte s’ouvre, la porte se referme mais déjà mon épaule fait pression et je force mon entrée dans la pièce, enchaîne sur un doublé gauche-droite qui sonne mon hôte, suffisamment du moins pour que je puisse refermer tranquillement la porte et revenir vers lui. « On m’a dit que tu devais quelque chose à quelqu’un, du coup ce quelqu’un m’envoie chercher ce quelque chose, j’espère que ça ne te dérange pas. » Un coup de poing dans la rate, j’aime être poli quand je viens voir des gens, surtout lorsque j’étais déjà de mauvaise humeur. Je me recule le temps qu’il vomisse un peu de bile et encaisse mes mots. Je pense que je ne dois pas avoir grand-chose de plus à lui dire, s’il a deux sous de jugeote, il va comprendre que je ne suis pas venu prendre le thé. Je lui tourne le dos deux minutes pour regarder l’intérieur de la petite boutique. Rien d’intéressant, c’est vraiment décevant. Juste des vêtements, même pas de quoi manger.
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MessageSujet: Re: Reckoning   Mer 5 Aoû - 15:52



 Reckoning

Shan & Andreï
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Arme soigneusement dissimulée sous sa veste, poings tendus, impatients de briser les os qu'ils rencontreront, le semeur de mort n'est pas là pour faire dans la dentelle. Tu ne sais toujours rien des raisons de sa venue, mais la logique voudrait qu'elle ait les mêmes motifs que la tienne. Tu as déjà pu constater à plusieurs reprises à quel point la mafia de la Nouvelle-Orléans est florissante, et du buisson tu n'as encore vu que les premières des dichotomies. Si les hommes à l'intérieur de ce bâtiment avaient des comtpes à régler avec ta branche, il y avait de grande chances qu'ils se soient attirés les foudres de quelqu'un d'autre que Kyran. C'était bien là leur chance. Les deux émissaires étaient arrivés récolter leur dû le même jour, presque à la même heure. Leurs souffrances seraient vives, mais ne dureraient pas bien longtemps... du moins avant que vous ne frappiez encore.
Tu continues d'observer ton homonyme, prêt à te glisser derrière lui si la situation s'y prête. Tu analyses le moindre de ses mouvements. On ne t'y prendra pas deux fois. Ce sont les prédateurs qui se terrent dans les ombres, il pourrait se prouver être bien plus fort qu'il n'en a l'air. Un jour peut-être tu seras amené à l'affronter, ce soir peut-être même seras-tu amené à lancer l'échange de coups. Tu ne te jetterais pas à corps perdu dans une bataille perdue d'avance cette fois. Connaître, c'était pouvoir. Connaître ton adversaire te donnait un véritable avantage, et en quelques dizaines de secondes d'observations, il te donnait déjà des informations cruciales. Le blondinet n'avait pas l'air de la personne la plus adroite que la Terre ait porté. Pour quelqu'un ayant autant travaillé son équilibre, et possédant autant de manière de déséquilibrer son adversaire que toi, c'était déjà un précieux avantage. Un maladroit... confier ce genre de mission à un maladroit... c'est qu'il devait exceller dans une autre domaine au point d'en contrebalancer cette faiblesse, et ça c'était effrayant. La violence avec laquelle il avait forcé son entrée, ça c'était presque effrayant.
Tu as attendu quelques secondes avant de te glisser à sa suite à travers la porte restée entrebaîllée, profitant de la confusion régnant dans les lieux après que les employés du votre créditaire aient essayé de venger leur collègue pour trouver un nouveau coin d'ombre. Tu es à l'intérieur, toujours à observer, et pour l'instant, personne ne t'a encore remarqué. Kyran t'a vraiment bien éduqué. Tu profites du spectacles, tu regardes l'homme en colère cogner, encore et encore sans jamais sembler en démordre. Tu connais ce genre de colère, pour en avoir souvent vécu de similaires. Des jours où tu as juste envie de te défouler sur la première forme de vie à portée. L'un des bons points de ton job de nuit était là, tu avais le droit de te défouler sur qui on te donnait l'autorisation, et des autorisations, tu en avais souvent.
Une alarme, des cris, des lumières bien trop perçante pour tes yeux encore habitués à la pénombre nocturne, des hurlements de rage, et le sol qui tremble. Ça y est. Tu es repéré, trahi par la lumière. Ils t'ont vu, et lui t'as vu aussi. Le temps n'est plus à l'amusement, les véritables problèmes, si on peut les appeler ainsi, arrivent. Chaque branche de la société des ombres, aussi proche qu'elle puisse être de tomber, a ses gardiens. Voilà que ceux de celle-ci faisaient leur entrée, ils étaient nombreux, et ils étaient impressionnants. Des mastodontes plutôt que des hommes, d'énormes masses de mucles écervelées n'attandant que l'ordre de frapper pour charger et tout écraser sur leur passage. Tu doutes fortement de leur habileté, mais la force physique pure, le nombre, et le fait qu'ils soient sûrement armés, aura vite fait de faire pencher la balance. Même le téméraire que tu es ne se lancerait pas au corps à corps contre huit hommes qui faisaient chacun probablement plus d'une fois et demi son poids, surtout que tu étais toi-même loin d'être à plaindre côté physique. C'est dire ce qu'étaient vos – parce que tu n'es pas seul – adversaires. Tu tournes un œil vers l'autre, capte son regard, avant de lancer ta proposition.

« Gorillas are there, so I suggest we team up. Waddya say ? »

Trad:
 

Tu n'attends pas plus avant de jeter ton dévolu sur celui qui te semble le plus éléphantesque parmi les gorilles. Tu tires quelques aiguilles de ta manche, et les lance prestement vers un homme qui n'a pas le temps de réagir avant qu'elles ne se plantent dans les quelques endroits où sa peau est à nue et que la drogue dont elle sont enduite fasse effet. Un zombie. Tu vas en faire un zombie. Différents des corps putréfiés de la culture occidentale, les zombies de la culture vaudou sont des homms bel et bien vivants, drogués au point d'en être devenus des poupées serviles, obéissant aux ordres de la première personne qu'ils ont entendue. Ils ne ressentent plus la douleur, ils n'ont ni faim ni soif, leur regard est éteint, ils ne ressentent plus le besoin de dormir, mais comme vous et moi, ils peuvent mourir. Ce sont les ordres et les attention de leur maître qui décident de la longévité de ces esclaves. Celui-là, tu ne l'aura pas dans les pattes bien longtemps. La dose que tu lui as administré ne devrait suffire qu'à quelques heures d'amusement.

« Time to beat down some of yo ol'buds man. Don't disappoint me, Hit hard ! »

Trad:
 

Et avec ton soldat de chair donnant le premier coup, la bataille pouvait commencer. En plus d'un simple règlement de comptes, c'était aussi le moment d'intimider l'adversité. Ton collègue d'un soir devait savoir à qui il aurait affaire s'il venait à te défier. Tu lui montrais donc à travers la précision, la fluidité et l'agilité de tes mouvements, sans pourtant perdre de puissance, ce que tu avais en plus. Pas de place pour la maladresse lorsque l'on est un capoeiriste.

 

 
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rirat bien qui rirat le dernier

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MessageSujet: Re: Reckoning   Mer 12 Aoû - 23:57

Reckoning

Shandro & Andreï

Mon poing heurte sa rate, avec une précision issue d'années de pratique et je me désintéresse aussitôt de lui pour faire le tour du propriétaire ou plutôt de la pièce. Je sifflote. De mauvaise humeur. Donc je sifflote faux. Mais ça n'a pas d'importance. Quelques secondes m'auront suffi, et auront surtout suffi à l'assassin et espion que je suis, pour comprendre que ma visite va se solder par un échec cuisant, pour plusieurs raisons évidentes : de un, il n'a pas l'argent que je suis venu chercher et donc je vais devoir trouver une façon simple et concise de lui faire retenir le message, de deux, vu le petit relou qui vient jouer le curieux (mes sens l'ont remarqué bien avant mes yeux) je vais devoir faire une victime collatérale, de trois, la sonnerie qui est en train de massacrer mes tympans me rit au nez : il m'attendait. Et il m'attendait tant et si bien que la lumière brutale m'étourdit une poignée de secondes, le temps que ses gorilles se mettent en place. Et que l'adrénaline grimpe en flèche dans mes veines, comme pour mieux ronronner dans mes muscles. Et mon flingue qui a automatiquement jailli dans le creux de ma main, vieil ami fidèle et toujours présent dans ce genre de situation. « Bon, et bien, si j'avais su qu'on donnait une fête, j'aurais apporté les bières... » Ma voix résonne dans la pièce, goguenarde. Volontairement teintée d'un accent bien français pour masquer mes traces. Je fais signe au relou-curieux d'avancer mais il ne s'est pas fait prier de toute manière, comme s'il assumait pleinement sa venue, sa présence et son impolitesse de base. Et mon attention se reporte sur les huit gorilles qui encadrent maintenant le créancier. Bon, bon, bon, ce n'est pas que ça va être coton, c'est que ça va être sportif. Heureusement que j'étais déjà de mauvaise humeur, je suis déjà dans le bon état d'esprit. Instinctivement, mes réflexes prennent le dessus, je repositionne mes appuis pour baisser mon centre de gravité alors que mes yeux clairs filent de gorille en gorille pour mieux cibler leurs points faibles. Je suis un maladroit : un maladroit désespérant. Je suis un bavard, un bavard invétéré. Mais le corps à corps, mais le tir, mais le meurtre, ça a toujours été dans mes gènes, comme un don qui ne demandait qu'à s'exprimer lorsque le KGB a posé sa main sur mon épaule. Et pour le faire s'exprimer, il l'a fait : c'est dans la sueur et le sang que j'ai été entraîné. Et ça continue de payer aujourd'hui, je sais déjà comme je vais procéder. Ça va faire mal, autant pour moi que pour eux : l'important c'est que ce soit plus eux que moi qui douillent au final, non ? Je me demande juste si l'intrus va vouloir faire joujou avec eux ou avec moi. Je me demande aussi ce qu'il fout là, mais ça c'est une autre histoire, pas très pertinente pour le moment. « Voilà les gorilles, qu'est-ce que tu dirais de faire équipe ? » J'arque un sourcil. Je comprends bien l'anglais, mais pour le coup, j'interprète plus que je n'assimile. C'est le principal, dans un sens. J'hausse les épaules. « Vas-y, fais toi plaiz, évite juste de toucher au petit gros. »

L'avantage lorsqu'on est en infériorité numérique dans une pièce exiguë, c'est qu'en général, les autres évitent de tirer au flingue pour une vague histoire de balles perdues et de ricochets : j'ai le temps de tirer deux fois et d'en mettre tout autant à terre avant que la moitié des gorilles ne parvienne à mon contact. J'entends vaguement l'autre faire joujou : tant qu'il ne me plante pas de couteau dans le dos, ça me va. « Il est temps de tabasser quelques uns de tes vieux potes mec. Me déçois pas, frappe fort ! » J'hausse les épaules en me prenant un violent direct dans la mâchoire, me faisant vite acculer contre un mur, encaissant dans une grimace les coups de poings et de pieds. Ce n'est que lorsque j'en ai assez d'être pris pour un punching-ball que l'assassin se déchaîne: le temps d'un soupir, la vitalité de la mort aidant, je sape un peu d'énergie dans les moindres recoins de ces armoires à glace, frappe avec la puissance et la précision d'un ex agent du KGB et me voilà rapidement dernier debout, à vider mon chargeur dans la tête de ceux qui traînent au sol. Et à mettre en joue à la fois le petit gros et l'autre mec qui s'est aussi rapidement que moi débarrassé de ses cibles. D'une dernière balle, j'élimine son pantin. Avant de ranger prudemment mon arme dans mon dos, glissée sous ma veste, toujours à portée de main. Et de faire craquer mes articulations. « Bon, les choses sérieuses commencent. » Je me faufile entre les corps, jette un coup d'oeil à la fenêtre histoire de vérifier qu'aucun Peacekeeper n'a la mauvaise idée de traîner dans la coin. « Déjà, c'est quoi ce comité d'accueil, ensuite... » Je détaille vraiment l'intrus pour la première fois. Je fais une moue pas tout à fait convaincue : c'est une crevette. Vraiment. Redoutable crevette mais crevette tout de même. « Qu'est que tu fous là, toi ? » Ma cible fait mine de s'éclipser, j'attrape un couteau à mon côté et le voilà qui se fige dans le montant de la porte avec une vibration menaçante. C'est dommage : j'en avais qu'un. Mais ils ne sont pas obligés de le savoir, non ?
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MessageSujet: Re: Reckoning   Sam 15 Aoû - 18:37



 Reckoning

Shan & Andreï
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  Un pauvre pantin désarticulé, soumis au moindre de tes désirs. La sensation de pouvoir absolu sur un mortel tout aussi homme que toi avait quelque chose de grisant, presque jouissif. Qui à part eux-mêmes pouvait se targuer de savoir ce que ressentent les victimes de zombification. Continuaient-ils à penser droit malgré leur inaptitude à agir selon leur libre arbitre, ou alors leur système nerveux devenait-il malléable au point de couper jusqu'à leur faculté à réfléchir ? Et si l'un des deux cas était vérifié, alors lequel des deux serait le moins psychologiquement éreintant ? Est-ce moins honteux que d'être incapable de dicter la conduite de son propre corps pour finir piégé dans sa propre chair, ou alors de perdre entièrement le contrôle pour ne retrouver aucun souvenir ? Certains préfèrent faire face à la dure vérité, d'autres préfèrent la fuir, mais celui qui impose le dilemme à sa victime lui n'en a que faire de ces états d'âme.
Tu t'amuses, ni plus ni moins. Tu te défoules sur de pauvres gens qui payaient de leurs os brisés ce qui leur manquait en espèces sonnantes et trébuchantes. Pour une fois que tu te trouves du bon côté de la balance, de la partie la plus brillante du spectre. Pour une fois tu te retrouvais parmi ceux qui ont le pouvoir. Tu as l'ascendant, et ça, c'est un sentiment que tu aimes. Des poings, des pieds, des aiguilles et occasionnellement de la dague qui ne te quitte maintenant jamais, tu traces ta route avec agilité entre les rangs de tes opposants, alors que ton pantin, ignorant danger et douleur, sans aucune autre limite que celle de sa vie elle même, cogne sans aucune finesse ceux avec qui il était au départ aligné. Tu prends le temps à travers chaque ouverture, de jeter un œil aux mouvements de celui qui ne sera ton allié que pour ces quelques minutes, et qui risque même de devenir le seul adversaire digne de ce nom dans les environs.
Tu es là pour marquer les mauvais élèves au fer rouge, messager chargé d'intimider et pas d'éliminer. Si tu les laisses en vie, c'est que Kyran y trouve encore quelconque utilité, et a donc choisi de les épargner, mais les desseins de celui qui a envoyé l'autre ne semblent pas de la même trempe que ceux de ton employeur, et l'objectif se ressent à travers les méthodes de son émissaire... ou alors avait-il à ce point le goût du sang... Le blond navigue à travers le champ de bataille avec moins d'aisance que toi, il encaisse là où tu évites de te faire toucher, mais surtout. Il frappe avec rage plutôt qu'avec précision, et pourtant, il continue de viser juste. Il frappe plus fort que toi, parce qu'il n'a aucun scrupule à faire des victimes. Arme au poing, il n'hésite pas à faire vibrer la gachette, il ne cille pas lorsque les balles se plantent dans les chairs fumantes de ses opposants. Le rapport que tu entretiens avec la mort t'empêche toi aussi de lui accorder autant de gravité que le font le commun des mortels, mais cela ne t'empêche pas de voir dans la tristesse dans la fin de la vie. Ce serait mentir que de dire que tu es triste pour ceux qui ont péri ce soir, mais ce serait aussi mentir que de dire que tu ne les plains pas.
Le calme après l'orage. Fin de la bataille. Vous n'êtes plus que trois sur vos pieds. Lui, toi, et votre créancier commun, pupilles longeant tour à tour les silhouettes d'un de vos deux compagnons, l'attention plus portée sur un possible adversaire que sur votre cible. Échange de regards incrédules. Face aux mastodontes que vous veniez de mettre au sol, ta musculature taillée par et pour une vie dangereuse ne paie pas de mine. Le blond, à travers une moue peu impressionnée te l'aura sans équivoque fait remarquer, et c'est d'un haussement de sourcil suivant ta propre inspection que tu ne manqueras pas de lui rappeler que de ce côté, de vous deux, tu n'était pas le plus à plaindre. Créature d'orgueil, tu ne supportes pas d'ainsi te retrouver dévisagé par quelqu'un qui à tes yeux est en position, de – même légère – infériorité. Ton orgueil tu tueras un jour Shan, mais tant que ce jour n'arrive pas, ça ne changera pas.

« Sweetie, you really thought of some broke ass mafia without a few gorillas having his back. I'm new to the job, and even I expected that. »

Trad:
 
La menace de ton concurrant prouve à votre cible qu'il est piégé, seul entre vous et sans défense. Il est totalement à votre merci, et rien que ça est une raison suffisante pour presque l'ignorer. En dignes possesseurs de la position de force, vous vous lanciez dans vos discours... sauf que la vie n'est pas un dessin animé, et que même échangeant conciliabules, vous ne laisseriez pas au petit gros la moindre chance d'échapper à son destin.

« Probably the same thing you doin' here. Work. »

Trad:
 

Tu jettes un œil aux restes du carnage avant de reposer tes yeux sur lui, sourire de défi aux lèvres.

« It's a shame. I though living weapons like you didn't need toys to get the job done. I guess it's not all daybreakers that know how to work it out. At least that's something we warlocks and you have in common. »

Trad:
 

 

 
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rirat bien qui rirat le dernier

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MessageSujet: Re: Reckoning   Dim 23 Aoû - 10:07

Reckoning

Shandro & Andreï

Efficace. C’est ce que je suis. Je me souviens encore des premières séances, lorsque du haut de mes quinze ans je toisais le monde avec hargne et dégoût. Qu’est ce qu’on nous disait ? Que si on engageait un combat au corps à corps, à moins de sécher l’adversaire en un ou deux coups bien placés, on allait forcément s’en prendre nous aussi. Encore plus lorsqu’il y avait une arme blanche de sortie. Mais l’important, ce n’était pas nécessairement de chercher à esquiver, l’important c’était d’encaisser mieux que l’autre pour continuer de frapper. Et c’est ce que j’ai toujours fait mieux que quiconque : encaisser. Je distribue les coups, dans les articulations, dans les organes, j’encaisse en sentant mon corps ingérer les blessures et les faire disparaître : je me retrouve très rapidement – trop selon l’adrénaline qui se répand dans mon organisme – entouré de gorilles gémissants. Mon chargeur se vide dans leur cerveau alors qu’indifférent au carnage je fais craquer mes articulations. Bien. Nous ne sommes plus que trois debout et si je peux me permettre, ce sont les trois plus intéressants. On se toise, je dissèque du regard l’autre avorton qui ne doit pas, pourtant, avoir grand-chose à me rendre niveau carrure et musculature. Je n’aime pas le silence : très rapidement c’est moi qui donne le ton avec des questions aussi justifiées que superflues, faites pour bien faire comprendre aux deux zigotos qu’ils n’ont pas vraiment intérêts à jouer au plus malin avec moi. «  Chéri, tu imaginais vraiment un putain de mafieux fauché sans gorilles pour le couvrir. J'suis nouveau dans le métier, et même moi je m'y attendais. » J’arque un sourcil. Il se croit malin le con ? Mon couteau se fiche dans le montant de la porte pour retenir ma cible qui pensait pouvoir s’esquiver alors que je ne quitte pas des yeux celui qui s’est invité à la fête. « Aux dernières nouvelles, ce mec a encore sa langue dans sa bouche. Et moi, je l’imaginais assez malin pour ne pas m’énerver et par mon biais ne pas faire la forte tête à ceux qui m’emploient. » Je le toise avec un mépris non dissimulé avant de lui demander, à cet arriviste de bas étage – j’ai déjà dit que j’étais particulièrement susceptible surtout lorsque je n’étais pas de bonne humeur ? – ce qu’il fout là. « Sûrement la même chose que toi. Je travaille. C'est dommage. Je pensais que des armes humaines comme toi n'auraient pas besoin de jouets. Comme quoi les daybreakers ne sont pas tous particulièrement doués. Au moins ça vous fait un point commun avec nous les sorciers. » Je rêve où il me cherche, ce petit con ? Je lève les yeux au ciel en inspirant lentement, histoire de garder mon calme tant que le fric n’est pas dans ma poche et dans celle de Wesley. Un pas, deux, je passe devant le troisième larron trop terrifié pour parler – je rêve où il se fait dessus ? Je pensais que pour faire du trafic, fallait avoir un minimum de cran mais de toute évidence, c’est pas totalement vrai. Ou alors c’est pour ça qu’il n’a plus de fric. Je récupère mon couteau, dans tous les cas, avant de le faire tourner entre mes doigts  et de foutre un violent, et inattendu je dois le dire, coup sur la carotide de l’empoté. KO. Direct. On a deux minutes trente environ jusqu’à ce qu’il revienne à lui. Donc, coco, je t’offre deux minutes pour te rattraper. « Pour qui tu te prends ? Tu viens empiéter sur mon terrain, me provoquer, te pavaner en arguant en savoir plus que moi sur ce que je suis. Soit tu ne tiens pas à la vie, soit tu es vraiment un petit nouveau qui va crever sous peu parce qu’il aura énervé quelqu’un de moins patient que moi. » Et je ne suis pas très patient, de base. Mon couteau voltige entre mes doigts, arme de jet que je tiens en laisse pour le moment mais qui meurt d’envie d’aller se planter dans sa nuque. « Et j’étais une arme humaine bien avant d’être ce que je suis maintenant, petit con. Je n’ai pas besoin d’artifices pour faire mon job, contrairement à certains. » Il est de retour dans mon regard, ce mépris agacé. « Tu bosses pour qui ? »
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