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 /!\ Heaven Knows - Pv. Loukas

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Sink me in the river at dawn

Féminin
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↳ Date d'inscription : 14/09/2012
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↳ Métier : Responsable du Blanchiment d'argent & petit plus, de la Menrva.
↳ Opinion Politique : *Insérer une bombe ici* Quel gouvernement?
↳ Niveau de Compétences : Niveau 3, 4 en transformations et mère de l'année et 1, faiblesse à l'argent.
↳ Playlist : Black Roses by Clare Bowen. Follow me down by The pretty reckless.
↳ Citation : « Nights avoiding things unholy, Your hand slips across my skin. I go down on you so slowly, Don't confess none of your sins. »
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MessageSujet: /! Heaven Knows - Pv. Loukas   Mer 5 Aoû - 23:19



 

 
Heaven Knows

 
“If you listen close You can hear him cry”


  L'épuisement. C'était tout ce que je pouvais ressentir. Une profonde sensation qui s'emparait de chacun de mes muscles et hurlait que j'étais loin du compte. Frissonnant sous la morsure du vent, j'avais finalement repris une forme humaine pour mieux me recroqueviller dans un coin du cimetière. Coincé sous ma forme animale, après la maltraitance que j'avais subie et les examens qu'on m'avait infligés, je ne savais même plus combien de temps avait fini par passer. Les larmes s'écoulaient sans cesse sur mes joues poussiéreuses, je me demandais même si elle ne me nettoyait pas un peu. J'avais perdu le contrôle et errer si longtemps. J'avais presque oublié que j'avais été humaine. Leur poison coulant dans mes veines, j'avais cédé à celle qui était la plus forte des deux. Je m'étais écarté pour survivre et de mes crocs avaient fini par me forcer un passage vers la liberté. Une liberté que ma Louve refusa de me rendre. Je ne lui réclamais même pas, mon esprit vacillant sur les méandres de mes peurs. Je voulais qu'on me fiche la paix pour une fois, je ne voulais pas comprendre les sensations qu'on m'avait faits ressentir, ni que la douleur existait désormais. Ces sensations étaient horribles, désastreuse. Comment l'homme pouvait vivre ainsi? C'était insoutenable. Fuyant la réalité de ma pathétique existence, j'avais chassé, m'était battu pour un territoire. Je m'étais oublié… Jusqu'à croiser cette odeur. Celle de la chair de ma chair. Celle de mon sang. Une odeur subtil, mais si prenante et nostalgique, que j'en avais suivi la trace. Reprenant le contrôle de mes muscles, éloignant la Louve pour redevenir La femme, si proche l'une de l'autre.

J'avais suivi cette odeur, jusqu'à voir une silhouette se dessiner. Un sourire narquois aux lèvres, il parlait avec un parfait étranger. Lui, ma première souffrance. Mon frère, mon ami… Un grognement avait trahi la rancune que j'aurais dû lui porter, alors que je tournais les pattes et m'éloignait rapidement. Non, être humaine n'était pas ce qui m'aiderait. Je n'avais aucune raison de reprendre cette forme. Autant disparaître et vivre le restant de mes jours en animal. Un souvenir, fugace suffit toutefois à me figer sur place. Une image d'une jeune femme trop près de cet homme à mon goût. Des cheveux noirs et cette peau… Vittoria. Oui… Elle était une raison suffisante. Plus que suffisante. Ma fille, mon cœur. J'avais un important message à passer. Un besoin urgent de menacer cette petite gueule arrogante à moitié de mon sang. Il n'avait rien à faire autour d'elle! Il était une menace! Bien que, j'avais toujours envie qu'il me prenne dans ses bras… Filant dans un coin sombre et désert du cimetière, j'avais cédé à la transformation. Poussant un cri plus souffrant que l'écorchure dans ma voix. Allant jusqu'à en perdre le moindre son. C'était si désagréable. Épuisé, je m'effondrais avant même d'essayer de me relever. Plaies superficiels, écorchures et ecchymose marquait l'entièreté de ma personne. Bien, que je sente déjà mon corps s'en remettre. Je n'étais certainement pas belle à voir.

Une heure, une simple heure avant que je puisse me remettre sur mes pieds. Je savais que mes blessures étaient déjà plus minimes, mais une autre raison me poussait à la discrétion. J'étais toujours en cavale. Une morte sans identité et rechercher par la force la plus influente de cette ville condamnée. Ma cachette se trouvait trop loin, je ne voulais pas risquer la vie de ma fille et je ne savais plus vers qui me tourner. Plusieurs noms tournèrent dans mon esprit, dont celui de mes frères… Mais, aucun ne me satisfaisait. J'ignorais pourquoi, mais je voulais autre chose qu'eux. Quelqu'un qui ne m'appartenait qu'à moi. Qui n'appartenait pas à Théodora, ni à Ange. Juste à moi. Un lien qui n'avait pas pris racine dans la porte-parole, ni dans la poupée de chiffon d'un autre temps. L'herbe sous mes pieds et les tombes autour de moi m'offrirent une réponse. Un visage familier. Une légère hésitation marqua mon premier pas, mais je continuais. Je ne savais pas si je pouvais me permettre pareil égoïsme, j'ignorais même si, il voudrait m'accueillir. Pourtant, c'est vers lui que je me dirigeais.  Me souvenant parfaitement de l'adresse trouver, à l'époque où je l'avais cherché.
À bout de souffle, je frappais à sa porte. Aucune réaction, aucun son ne me parvient et je me souviens de son bar. Il ne serait sûrement pas revenu avant quelques heures. Usant de l’adrénaline encore présente dans mes muscles, je m’acharnais sur la poignée. Sachant que ma force inhumaine et que la fragilité des serrures de cette ville m’aiderait. Au bout d’un moment, j’entendis clairement le craquement sinistre. J’avais la voie libre et j’en profitais pour entrer dans son appartement. Je ne jetais pas un regard à l’endroit, ni ne pris la peine de refermer la porte. Je boitillais jusqu’à trouver la salle de bain. Ignorant les bruits de pas sur le palier, j’ouvrais l’eau de la douche. Bien décider à laver la boue et le sang qui maculait mon corps toujours aussi dénué de vêtement. Je n’avais pas été très subtil, laissant marque de terre humide sur son sol. Je savais qu’il pourrait me jeter à la porte. Pourtant, je me contentais de m’asseoir sur le sol, laissant l’eau couler et ne trouvant même plus la force de me glisser sous son jet. Avec un peu de chance ce n’était pas une gifle qui m’attendait.

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Dernière édition par Ange E. Dalton le Sam 22 Aoû - 14:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: /!\ Heaven Knows - Pv. Loukas   Mer 12 Aoû - 22:09


« Just Tonight, You Will Stay And Then We'll Throw It All Away »


 
 
Ange & Loukas
Heaven Knows

« Alors, je vais te le dire. Je suis mieux sans toi.» Kylian tenait le chiffon entre ses doigts fermement, alors qu’il frottait le comptoir de marbre machinalement. Le regard de Loukas était vide de lucidité. Il était complètement absent. C’était à croire que le morceau de tissu se déplaçait de lui-même sur la surface dure et que sa main ne faisait que suivre son mouvement, sans aucune résistance. Les déceptions accumulées des dernières semaines commençaient à le ronger, dominant toute autre émotion. Kylian doutait de ses capacités, de sa raison d’être, de son utilité. Après tout, il ne faisait jamais la bonne chose. Il ne disait jamais ce qu’il fallait. Il n’était jamais là où il devait. Sa vie n’était qu’un entassement d’échecs, empilés grossièrement comme des vêtements sales dans une chambre d’adolescent. Futile et négligé, voilà ce qu’il était. Parfois, il se voulait bien de croire qu’il n’était que cet enfant sage, malchanceux, dont le Père Noël avait oublié son cadeau. Mais il avait compris désormais que son malheur n’était point dû à un oubli des Dieux, mais simplement dû à la réalité. Une maladie grandissait en lui, une maladie sans nom, sans traitement, incontrôlable, motivée par une force supérieure à l’homme, telle une malédiction. Les symptômes ne pouvaient le tromper, c’était d’une évidence. Quelque chose pourrissait en son être et infectait tout ce qu’il touchait, tout ce qu’il voulait, tout ce qu’il aimait. La déception était sa fatalité. Ne plus espérer était désormais sa seule option s’il voulait continuer d’errer sur cette Terre. Il n’avait plus le droit d’aspirer au bonheur, il ne ferait que tomber encore plus bas. Non. Son existence n’avait aucun sens.

Ses yeux rouges fixèrent le vide encore un moment, douloureusement, jusqu’à ce que des larmes y montent pour les hydrater, mais Loukas ne ferma point ses paupières. Il repensa à leurs visages. À la haine marquée sur celui d’Ange, au dégoût dessiné sur celui d’Aimée, puis à la froideur qui emplissait celui de l’infirmier alors qu’il l’injectait d’une solution comme s’il était un rat de laboratoire, une bête vivante dont la vie n’avait aucune importance. Kylian se rappelait de cet instant porteur d’espoir, une satisfaction qu’il avait pourtant touchée du bout des doigts. Mieux encore, il était certain d’avoir ressenti, l’histoire d’un instant, sa véritable nature lui revenir. Pas celle d’un homme, celle d’un changeur de peau. Le lapin avait repris contact avec lui ce jour-là, lui redonnant une force qu’il avait oublié. Mais même lui, le rongeur, son propre reflet, lui avait tourné le dos. Kylian n’était plus rien à présent. Qu’un monstre. Qu’une désolation. « Patron? Je me demandais si…» Le barman posa sa main sur l’épaule de Loukas qui reprit immédiatement contact avec son corps. Kylian cligna des yeux, s’excusa auprès de son employé avant d’acquiescer à sa demande, sans véritablement l’écouter en entier. Le daybreaker regarda l’heure et choisit de partir avant la fermeture de son bar. Cela ne lui servait à rien d’effrayer ses clients plus longtemps.

Arrivé devant sa porte d’entrée, Loukas soupira. On avait forcé l’entrée. Cela voulait dire deux choses, soit on l’avait cambriolé, soit on venait pour le tuer. Étrangement, la seconde option lui plaisait nettement mieux que la première. Le daybreaker devrait surement appeler les autorités ou au moins, entrer chez lui avec prudence, mais il ne fit rien de la sorte. Loukas entra sans subtilité et referma la porte derrière lui bruyamment. Fermant les yeux, il s’attendait à se faire attaquer de dos, mais rien ne se produit. Lorsqu’il tourna les talons, il vit des traces de boue et de sang sur son plancher. « Putain… C’est quoi ce merdier?  » Loukas suivit les marques qui semblaient s’épuiser dans sa salle de bain. Le jeune homme soupira une nouvelle fois avant de pousser la porte de la fameuse salle du bout de ses doigts. Dans la seconde qui suit, Loukas aurait pu jurer qu’on venait de lui sauter à la gorge. Alors qu’il posa ses yeux sur Ange, il senta une corde s’enrouler sur son cou et se serrer subitement. Kylian vivait un choc terrible. Après tout ce qu’il avait enchaîné ces derniers jours, Ange était certainement la dernière personne qu’il désirait voir à l’instant. Mais, bien évidemment, elle était la première que le hasard choisit de mettre sur son passage, car il était l’homme le plus chanceux du monde.

Ange et Loukas semblaient jouer au jeu du chat et de la souris. Lou fut le premier à lancer le bal lorsqu’il l’abandonna une première fois, disparaissant de la vie de son amie. Il l’avait fait, pourtant, à contre-cœur, afin de la protéger, par amour surement. Puis, avec l’habitude de son absence, vint la peur de son retour. Loukas avait été lâche, c’est vrai, de refuser de la retrouver dès qu’il le pouvait. Il avait abandonné Ange et fut bien égoïste de croire qu’il pouvait revenir dans sa vie quand cela lui conviendrait en présumant qu’elle l’attendrait à bras ouverts. Loukas avait été con et il le savait. Mais Ange lui faisait bien pire désormais. Elle ne s’était pas contenté de l’abandonner à son tour pour se venger, elle l’avait rejeté, violemment, durement. Et ce rejet, cruel et froid, ne lui laissait aucun droit, aucun espoir de revenir vers lui. Et pourtant, voilà qu’elle imitait les pas de danse du jeune homme, en choisissant de l’approcher. Comment osait-elle? Elle lui avait pourtant bien fait comprendre qu’elle se devait d’être morte à ses yeux…   Loukas explosa, incapable de contenir son désarroi.  Il s’avança vers elle comme un taureau, corps presque inanimé, gisant sur le sol. « Toi… Mais qu’est-ce que tu fous chez moi?! Tu crois quoi? Que tu peux te pointer comme ça dans ma vie quand tu veux?? Tu n’as pas le droit de… » Alors qu’il parlait, Loukas se pencha vers elle pour lui agripper une épaule et la retourner afin de croiser son regard. Dès qu’il posa ses yeux dans les siens, le jeune homme fut interrompu par son cœur qui se serra si lourdement qu’il en perdit son souffle. Si elle avait eu n’importe laquelle autre expression sur son visage, Loukas aurait terminé de l’insulter et l’aurait surement mit à la porte comme il s’apprêtait à le faire, mais il en fut complètement incapable. Il voyait dans le regard d’Ange un désespoir pareil au sien, une faiblesse absolue, une impuissance. Elle était vulnérable comme elle ne l’avait jamais été, elle avait valsé avec la mort, à bout de souffle, la vie l’avait maltraitée, elle aussi, et elle était dans le besoin. Comment pouvait-il la violenter, elle, son Ange, alors qu’elle était dans un état pareil? Sa voix se cassa pour s’adoucir, inquiet. « Qu’est-ce qui t’es arrivée? » Demanda-t-il alors qu’il baissa les yeux sur son corps abîmé. Puis la colère reprit sa place, une colère cette fois dirigée vers le responsable de son horrible état. L’instinct protecteur de Loukas prit rapidement le pas, donnant suite à son avalanche d’impulsions démesurées. « On t’a fait du mal?! QUI?! DIS-LE MOI! » Il l’empoigna par les épaules, la secouant presque alors qu’il rapprochait son visage du sien, haussant le ton, pressé d’entendre un nom, obsédé par l’idée d’aller immédiatement tuer son assaillant, sans attendre une seconde de plus. Puis une percée de lumière le frappa par le silence de son amie. Il réalisa à quel point ses réactions étaient ridicules. Kylian relâcha sa poigne trop ferme sur les bras d’Ange. « …Pardon… Je…  » Puis, le jeune homme retira complètement ses mains d’elle, doucement, envahi d’une soudaine culpabilité.

Kylian était devenu complètement fou, c’était certain. Il ne comprenait plus ses réactions, il ne comprenait plus ses émotions qui le prenaient si violemment, si intensément avec un désir irrésistible de se faire entendre. Loukas avait l’impression de ne plus rien contrôler, il ne faisait que vomir ses pulsions, sans jamais les filtrer, sans jamais essayer de les comprendre, comme un enfant. Il sautait d'une émotion à l'autre, d'un extrême à l'autre, comme une montagne russe, sans être capable d'exprimer quoique ce soit dans la demie-mesure. Il était ridicule. Enfin, il réalisa un détail légèrement important : la nudité d’Ange. Loukas fut heurté d’une timidité si subite et vive qu’il en rougit. Toujours près d’elle au sol, il détourna le regard afin de respectueusement retirer ses yeux d’elle. Kylian se força de respirer lentement, profondément. Il se devait de prendre le temps d’analyser ce qui lui arrivait avant de dire ou faire quelque chose. Le jeune homme prit alors un ton légèrement froid et désengagé. « Fais ce que t’as à faire…  Si t’as besoin de moi, je…» Fronçant des sourcils, il s’interrompit à nouveau alors qu’il se remémorait les dernières paroles qu’elle lui avait dites. Non, tu le sais très bien Louki, elle n’a pas besoin de toi. Dents serrés, Kylian se releva et tourna des talons pour tourner le dos à son amie. Face à la porte de sortie, il tourna légèrement la tête sur le côté pour s’assurer qu’elle entende ses paroles. « …Je veux dire… Une fois que tu as fini d’abuser de ma douche, je m’attends à ce que tu partes… » Dit-il alors d’un ton détaché, résigné avant d’emboîter le pas. Il n’avait pas le droit d’espérer, non? Valait mieux prendre pour acquis qu’elle ne faisait que passer en coup de vent dans sa vie et qu’elle ne reviendra plus.
 


 


Dernière édition par Loukas K. Kilverstone le Sam 22 Aoû - 5:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: /!\ Heaven Knows - Pv. Loukas   Jeu 20 Aoû - 14:59



 

 
Heaven Knows

 
“If you listen close You can hear him cry”


  « Putain… C’est quoi ce merdier? » La panique se bouscula dans mes veines. Cette voix, cette présence dans l’appartement qui était le sien… Je n’aurais jamais dû me trouver ici. J’avais finalement réussi à me tenir droite, à ne pas fondre devant les excuses d’un primate en cravate. J’avais, enfin, éloigné l’un de mes bourreaux de moi. Pourtant, c’était vers lui que j’avais rampé et dans sa salle de bain que j’inondais le sol d’un mélange peu ragoutant de boue et de sang. Sa simple voix me faisait mal. Qu’est-ce qui m’avait passé par la tête? PUTAIN! Tremblante, affichant une nudité qui n’avait rien d’étrange à mes yeux, je savais que je dépassais une limite. Je ne pouvais pas me montrer aussi garce avec cet homme, pour mieux venir quémander son aide. Ayant à peine la force d’appréhender ces retrouvailles, je me concentrais sur le rythme de son cœur qui se rapprochait et celui de ses pas qui martelaient mes tympans. Pourquoi avais-je choisi Loukas entre tous? Stupide femme! STUPIDE!

D’instinct mes muscles cherchèrent à se recroqueviller pour mieux me protéger, mais même cet effort ne se termina qu’en un simple tressaillement. Loukas semblait voir noir ou halluciner. Enfin, le fait de me découvrir inerte sur le carrelage de son appartement ne lui plaisait guère. « Toi… Mais qu’est-ce que tu fous chez moi?! Tu crois quoi? Que tu peux te pointer comme ça dans ma vie quand tu veux?? Tu n’as pas le droit de… » J’avais envie de me boucher les oreilles et de me balancer d’avant en arrière. Je ne voulais pas de hurlement, ni de sa rancune. Je ne pouvais pas… Je n’avais aucun droit d’espérer autre chose, mais je n’avais pas la force de reprendre notre guerre. Je voulais simplement oublier quelques heures que ma vie méritait un oscar pour pathétisme chronique. Je voulais que Loukas oublie… Il était soudain si près de moi que le silence rempli l’air et bloqua ma respiration au niveau de mes poumons. Avais-je une apparence aussi désespéré pour qu’il s’interrompre? Pour que sa colère soit soufflée aussi soudainement, je devais avoir perdu le contrôle de ma mine chaleureuse habituelle. Plongeant mon regard dans le sien, je m’attendais presque à ce qu’il me jette à la porte. C’est ce qui aurait été logique, suite à notre dernière rencontre et j’aurais pu mettre cette bêtise sur le dos de ma faiblesse. Une petite erreur insignifiante. « Qu’est-ce qui t’es arrivée? »

Une question si simple, mais à laquelle je ne trouvais aucune réponse. Ce qui m'était arrivée? J'avais été recueilli par un manipulateur après ta disparition. J'avais servi de cobaye et de porte-parole à un gouvernement corrompu. J'avais… Tellement de choses à répondre, mais je ne pouvais rien dire. Une part de moi voulait tout lui mettre sur le dos et une autre m'interdisait formellement de le faire. « On t'a fait du mal?! QUI?! DIS-LE MOI! » La douleur! Chaque muscle fut de nouveau maltraité, tandis que le jeune homme me secouait fermement et enfonçait ses doigts dans ma chair, marquant sa blancheur déjà fortement abîmée. Soumise à ce traitement, je fronçais à peine les sourcils demeurant muette et pleurant silencieusement ses sensations si désagréables qui avaient pris possession de ma personne. J'avais… Mal? Aussi rapidement qu'il avait réagi, sa prise sur mes épaules se relâcha et je fus en mesure de voir son visage plus distinctement; maintenant qu'il ne me balançait plus de droite à gauche. « …Pardon… Je… » Pardon? Pardon de quoi? Depuis quand un homme s'excusait-il de bousculer une femme? Mal à l'aise, j'en laissais un soupir de protestation m'échapper alors qu'il ne me touchait plus.

La rougeur sur les joues de l’homme aurait pu m’amuser, si je ne cherchais pas toujours à comprendre ce qui me passait par la tête. Loukas ressemblait de plus en plus à une énigme. Je n’arrivais pas à saisir ce qui me poussait à repenser à lui, à réagir en sa présence. Même aussi peu en état qu’à l’instant, je ne pouvais être indifférente à ce qu’il ressentait. « Fais ce que t’as à faire… Si t’as besoin de moi, je…» Je n’avais toujours pas bougé, lorsqu’il tourna les talons. « …Je veux dire… Une fois que tu as fini d’abuser de ma douche, je m’attends à ce que tu partes… » Une flèche n’aurait pas fait autant de dommage. Sa froideur était pire que sa colère. Je ne le voulais pas indifférent. Mais qu’est-ce que je voulais réellement? J’avais fait tout ce chemin après l’avoir clairement rejeté. À quoi est-ce que j’avais pensé? Il ne me voulait plus autour de lui et c’était mon cas aussi. Kylian appartenait au passé.

Me relevant péniblement, je me glissais sous l'eau et grimaçait sous les sensations pénibles qui envahirent mes écorchures. L'eau nettoya ma peau, mais je bougeais avec automatisme. J'étais obnubilé par un mot qui était sorti de la bouche Kylian. Oui, parce que penser à lui comme à Loukas n'avait aucun sens. Il restait Kylian. Celui qui m'avait fait sourire autrefois à New-York. Cet ami qui m'avait apporté tant, que son départ avait déchiré à jamais une part de moi. Pardon… Pourquoi ce simple mot me restait-il autant au travers de la gorge? Il n'avait pas le droit d'avoir des remords. C'était… Il n'était… Pas mieux que les autres. MAIS POURQUOI J'AVAIS FINI ICI?! L'eau devient peu à peu froide, témoignant du temps que j'avais passé sous la douche. Muette et immobile, si ce n'était de mes mains qui m'avaient nettoyé par habitude, je ressentais les courbatures et les plaies sur le point de guérir. Tandis que l'odeur du shampoing embaumait la pièce. Mais, c'était la sienne qui me collait désormais à la peau. Son odeur, son savon… J'avais besoin de plus. Sans savoir pourquoi, je fermais l'eau et ne pris même pas la peine de me sécher. Je me dirigeais simplement vers sa chambre que j'avais aperçue en arrivant. Traversant le salon sans me soucier du propriétaire qui devait se demander ce que je faisais encore. Attrapant la première chemise que je trouvais je l'enfilais, en la laissant ouverte sur ma poitrine et m'étendit sur son lit. Ne prenant même pas la peine de me glisser sous les couvertures, je pris possession du matelas. Ventre contre la chaleur de la couverture, je profitais de l’instant. Préférant ignorer ma conscience et seulement suivre l’envie qui m’avait mené jusqu’à lui. Il serait toujours temps de m’en vouloir plus tard. Je la méritais, cette petite pause de logique. Attrapant son oreiller, j’y enfonçais mon visage pour mieux profiter de l’odeur de Kylian. Était-ce vraiment insensé de ne pas avoir l’énergie de le détester? Tournant mon visage vers la porte d’entrer, je souris tristement. « Ça m’énerve. Tu me manques. »

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MessageSujet: Re: /!\ Heaven Knows - Pv. Loukas   Ven 21 Aoû - 7:49


« I'll be fine. Just love me when you can.
And I'll wake up every day just hoping that you still care. »


 
 
Ange & Loukas
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Dire qu’il ne voulait plus d’Ange dans sa vie serait un terrible mensonge. Loukas était attachée à cette femme si profondément qu’elle était tout simplement taillée dans ses abysses les plus profonds. Il était, à son grand désarroi, incapable de lui en vouloir, incapable d’être rancunier. A ship in the dock. Voilà ce qu’il était. Un navire qui avait posé son ancre à un port et qui n’allait jamais en repartir sans son capitaine. Elle pouvait faire ce qu’elle voulait pendant le nombre de temps qui lui plaisait, à son retour, le navire sera toujours là, les voiles baissées, à l’attendre patiemment, fidèle au poste. Ange pouvait bien le prendre pour acquis, le maltraiter, le haïr, le manipuler et il serait toujours là, incapable d’accepter une rupture définitive. Cordelia en était la preuve. Par pur égoïsme, elle n’eut aucun remord à être cruelle et à l’utiliser, à abuser de ce qu’il lui offrait et de l’abandonner dans le besoin. Et pourtant, il restait sensible à la sorcière, même s’il tentait de se convaincre qu’il la détestait, ‘Delia le connaissait mieux que lui-même sur ce point. Kylian tenait encore à elle et si elle venait vers lui dans le besoin, il ne pourrait jamais rien lui refuser. C’était terrifiant de réaliser l’emprise que les femmes pouvaient avoir sur lui, alors qu’elles lui tournaient toutes le dos, les unes après les autres. Pourquoi pourchassait-il toujours ceux qui le rejetaient? Qui le négligeaient? Était-il si masochiste? Désirait-il tant être malheureux? Ou se plaisait-il à être indésirable? Ça l’amusait, le rejet? Qui sait ce qui pouvait passer par la tête de cet homme.

Alors qu’il tourna les chevilles, il s’en voulait presque. S’il écoutait le petit ange dans sa tête, il l’aurait aidé à se redresser pour atteindre le jet de la douche plutôt que de l’abandonner sur le carrelage de sa salle de bain. Mais non. Il avait été un minimum égoïste. Loukas était surtout bien motivé par son sentiment d’incapacité à accomplir quoique ce soit. Pire encore, il se répétait les phrases douloureuses qu’elle lui avait craché au visage la dernière fois, réussissant à se convaincre qu’il n’était qu’un moins que rien. Loukas s’écrasait avec la conviction qu’insister d’être près d’elle ne ferait qu’empirer les choses. Après tout, il ne faisait que détruire ce qu’il touchait continuellement. Il n’était pas bon pour elle. Elle méritait mieux. Il acceptait de s’éloigner parce que c’était la bonne chose à faire. C’était ce qu’elle voulait. Ce dont elle avait besoin. Loukas s’installa dans son salon, observa ce que l’écran voulait bien animer sous ses yeux. Dans les faits, Louke ne regardait pas vraiment l’émission télévisée, il voulait simplement oublier qu’elle était là. Si près. Et pourtant, il ne pensait qu’à cela. Ses sens aiguisés analysaient chacun de ses faits et gestes. Loukas l’entendait presque frémir. Il sentait sa douleur, même si, il ne pensait pas qu’elle la ressentait elle-même. Puis, sa douche prit fin. Sans agripper de serviette, elle sortit de la pièce. D’emblée, elle agressa ses narines de son effluve s’entremêlant à son parfum artificiel, une combinaison étrangement séduisante, étrangement frustrante. Elle passa derrière lui, Loukas ne broncha pas, assis sur son sofa, il fixa l’écran comme s’il ne l’avait pas remarquée. Le daybreaker accorda toujours une attention particulière à ses pas, tentant de déduire où elle se dirigeait. Il comprit qu’elle lui avait volé un haut et qu’elle se roulait dans son lit. Lorsqu’il la sentit humer profondément, Loukas arcqua un sourcil, curieux. Elle sniffait quoi comme ça? Qu’est-ce qu’elle faisait là? Pourquoi elle ne partait pas? Qu’est-ce qui lui prenait à la fin? Loukas se mit à balancer sa jambe nerveusement, irrité. « Ça m’énerve. Tu me manques. » Ah non! Non! Mais non! Ses yeux devaient surement sortir de leur orbite à cet instant. Il aurait très bien pu balancer la télécommande sur son écran, mais il se contenta de la lâcher subitement pour qu’elle ne tombe en silence sur son tapis. Comment… Comment pouvait-elle se donner le droit de dire des mots pareil? Loukas se remit sur ses pieds, avançant rageusement jusqu’à sa chambre, puis figea dans son cadre de porte.

La scène était digne d’un fantasme. Ange ne réalisait certainement pas elle-même combien elle était désirable. Mais cette femme avait absolument tout pour plaire. Son corps n’avait aucun défaut. Et dans une telle position, son innocence semblait feinte, taquine, provocatrice. Ce plan était tout simplement cruel. Alors qu’elle était couchée sur le ventre, sa chemise trop grande couvrait tout juste ses fesses, dévoilant le début d’une rondeur charnelle, Loukas se mordait la langue. L’eau perlait sa peau et érotisait sa chevelure. Il y avait quelque chose d’effroyablement adorable et sexy à la fois dans la façon dont elle saisissait l’oreiller contre son corps alors qu’elle relevait la tête pour regarder dans sa direction. Elle posait ses yeux sur lui, trop invitante pour son bien, tentatrice. Était-elle seulement consciente de ce qu’elle faisait? Ange et le désir, c’était deux mondes à part normalement. Et pourtant, elle lui dévoilait aujourd’hui une sensualité si naturelle qu’on pourrait la comparer à une succube. Ange était comme le fruit interdit. Un insoutenable pêché qu’il se devait à tout prix résister. Mais comment ne pas succomber à une telle sirène? Si seulement, ce n’était pas tout aussi terrifiant qu’hypnotisant, Loukas aurait été complètement impuissant. Mieux encore, désirer Ange était tout simplement contre sa nature et qu’il se permette de telles pensées le dégoûtait de sa propre personne. Il avait l’impression d’être un harceleur. Il avait l’impression d’être comme son père. Et juste ça, ce fut suffisant pour qu’il ne laisse rien paraître de ses pensées impures. Son visage offusqué ne modifia aucun de ses traits.    

« Je… te manque? » Demanda-t-il alors en posant sur chaque mot, lentement. Il prit le même ton que l’on prend lorsqu’on se demande si l’on a bien entendu, lorsqu’on demande à notre interlocuteur de répéter ses dires pour confirmer que nos tympans ne nous ont pas joué de mauvais tour. Mais Kylian savait que ses oreilles n’avaient pas fait défaut, il n’arrivait simplement pas à croire qu’elle avait osé dire de telles paroles. « Il te fallait peut-être penser à ce détail avant de me chasser de ta vie, non? » Dents serrés, ses paroles sillèrent alors qu’il s’approcha d’elle, toujours debout, pour lui arracher l’oreiller qu’elle tenait. Son geste fut plutôt gamin et sans motivation particulière outre l’enfantin réflexe de vouloir garder ses choses pour lui, de retirer ses sales pattes de sa propriété… Malgré qu’il ne comptait pas offrir le même sort à sa chemise.  Somme toute, ce ne fut pas très malin de sa part, désormais, le décolleté sans fin d’Ange ne possédait aucun écran. Loukas rougit à nouveau avant de se racler la gorge et poser l’oreiller sur sa commode. « Mais ça n’a pas d’importance… Car t’es bien mieux sans moi, tu te rappelles? Je ne suis qu’un poids pour toi. Un misérable chaton errant. » Sa voix baissa légèrement, moins acerbe, plus douce, mais à la fois, plus triste, résignée. Loukas ne la regardait plus, il fixait le sol. Ça ne lui servait à rien de l’agresser avec ses mots, de la piquer, de la provoquer. À la place, il se rabaissait. Il préférait se rappeler à lui-même à quel point il était insignifiant pour elle. Hésitant, il leva son regard sur la skinchanger. Incapable de chasser de façon permanente ses pensées mal placées, il devait toujours se ramener à l’ordre. Sentant le besoin de bouger, il choisit de venir s’asseoir sur son lit, au coin le plus éloigné d’elle, lui faisant dos. Il jouait avec ses doigts comme un enfant stressé et se grattait l’épiderme jusqu’à s’en arracher la peau, signe d’anxiété excessive. « Alors dis-moi ce que tu veux, que je te le donne et que tu disparaisses. » Il fronça des sourcils. Il se faisait souffrir à s’entendre, à se répéter qu’elle l’abandonnerait à nouveau. Mais il savait que c’était la vérité et il ne voulait pas se mentir à lui-même. Il ne voulait pas se faire espérer qu’elle allait rester. Une fois qu’on est adulte, on ne doit plus croire au père Noël. Loukas se lécha la lèvre inférieure, obnubilé par ses mains qu’il continuait de martyriser. Il inspira profondément avant de parler à nouveau, difficilement. « Je sais que t’es là pour ça… Car tu as besoin de quelque chose et bien évidemment, tu as pensé à moi, le pathétique Kylian, le seul assez con pour être incapable de te dire non. » Sa voix s’enrouait. Il était tremblant, émotif. Et pourtant, lorsqu’il s’interpella lui-même, il leva les yeux au ciel, lâchant un rire nerveux. Oui, elle avait raison sur ce point, il était pathétique et c’était tellement ridicule qu’il se devait de rire de lui-même. Enfin, il tourna la tête vers elle, croisant son regard. « …Je suis fatigué, Ange. Je n’ai pas envie de jouer aux devinettes. Plus vite tu me dis pourquoi t’es là, plus vite tu l’obtiendras, plus vite tu partiras et moins longtemps tu me tortureras de ta présence. Tout le monde est gagnant comme ça. » Loukas ne jouait à aucun jeu. Il était franc, transparent. Il était à bout, dépressif, épuisé. Il n’avait plus d’énergie pour se battre et c’était pourquoi, lui, le révolté, se soumettait à elle sans même tenter de résister. « Car, bien évidemment, tu ne comptes pas rester. Tu ne serais pas assez stupide pour venir quémander la seconde chance que tu m’as refusée? Tu sais que tu ne l’obtiendras pas. » Il devait encore et toujours rafraîchir sa mémoire de cette dure réalité. Ange ne reviendra jamais dans sa vie.

 


 


Dernière édition par Loukas K. Kilverstone le Sam 22 Aoû - 5:41, édité 1 fois
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Sink me in the river at dawn

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MessageSujet: Re: /!\ Heaven Knows - Pv. Loukas   Ven 21 Aoû - 15:00



 

 
Heaven Knows

 
“If you listen close You can hear him cry”


  Je frissonnais, ma peau dégoutait doucement sur sa couverture sans que je ne m'en inquiète. Étrangement, je me demandais tout de même pourquoi j'avais la chair de poule. Entre la température changeante de ma peau ou le regard attentif de Kylian, j'ignorais ce qui m'affectait le plus. Sous l'attention de cet homme, j'eus envie de me cambrer légèrement et de m'étirer avec une lenteur exaspérante. J'ignorais pourquoi, mais je voulais qu'il continue à fixer mon corps. Ce qui était complètement ridicule. Pourquoi obéirait-il à ce caprice sans queue, ni tête? Il n'y avait rien d'amusant ou de plaisant dans le fait de m'observer se mouvoir sur un matelas. Encore moins pour l'homme que j'avais repoussé et qui m'en voulait presque autant que je regrettais mes paroles. Qu'est-ce qui pouvait bien me passer par la tête soudainement? Je pensais à quoi moi? Le souvenir bref de son corps si près du mien, lorsqu'il s'était installé par-dessus moi pour me forcer à le regarder me chatouilla le bas du ventre et je fronçais légèrement les sourcils. J'étais malade ou quoi? Une de mes plaies s'était infectée sans que je ne m'en aperçoive? « Je… Te manque? » Sa voix me ramena à la réalité et je redressais mon regard qui s'était égaré sur ses bras, sans mon accord. Pourquoi je ne trouvais pas la force de partir d'ici ? « Il te fallait peut-être penser à ce détail avant de me chasser de ta vie, non? » Mon souffle se coupa devant sa colère et je protestais en une plainte muette, lorsqu'il m'arracha l'oreiller sur laquelle je m'agrippais. Il n'avait pas le droit! C'était mon doudou… Comment ça, un doudou? Je devenais folle de vouloir m'attacher à quelque chose qui portait son odeur. Ça n’avait aucun sens. Je n’avais jamais réagi ainsi en la présence de qui que ce soit.

Troublé, je laissais retomber mes bras qui avaient essayé de retenir l'oreiller. Immobile, j'assistais à la crise que mes simples paroles avaient déclenchée chez lui. Étais-je à mon tour devenu une personne haïssable qui rejetait des gens? Oui, j'avais souffert et j'en avais assez d'être la poupée de collection d'hommes ambitieux, mais devais-je moi-même me perdre? « Mais ça n'a pas d'importance… Car t'es bien mieux sans moi, tu te rappelles? Je ne suis qu'un poids pour toi. Un misérable chaton errant. » Non! Mes paroles dans sa bouche me donnèrent la nausée. J'entendais presque le dégoût et l'arrogance d'Andreas derrière ce tissu de mensonge. Au chaud dans son appartement, incapable de comprendre ce qui m'avait poussé jusqu'à lui, je me détestais. Pour jouer avec lui, pour avoir été à la hauteur de ceux qui m'avaient rabaissé si souvent… Je ne pouvais pas devenir aussi monstrueuse qu'eux. Je me perdrais dans la haine et l'aigreur sinon. Le poids de Kylian sur le matelas, me fit tourner la tête dans sa direction, vers cet espace qui nous séparait. Il y avait quelque chose de si doux dans sa posture et de si fatigué, que j'eus l'impression que j'avais oubliée l'homme que j'avais connu avant toutes ses histoires. Je n'avais voulu voir que sa trahison et je voulais continuer de ne voir que ça. Pourtant, c'était dans sa chambre que je me trouvais. Couverte de mes blessures et des démons qui me rongeaient l'intérieur. C'était Kylian vers qui je m'étais tourné, alors que tout me semblait intolérable.

« Alors dis-moi ce que tu veux, que je te le donne et que tu disparaisses! » Je ramenais mes jambes vers moi, comme pour m'éloigner de ce que je percevais chez lui. Cette fatigue, qui le laissait tremblant. Je mourrais d'envie de le prendre dans mes bras pour le rassurer. « Je sais que t'es là pour ça… Car tu as besoin de quelque chose et bien évidemment, tu as pensé à moi, le pathétique Kylian, le seul assez con pour être incapable de te dire non. » Je mordis la lèvre inférieure pour ne pas protester, pour ne pas revenir à celle que j'avais été du temps de notre amitié. Celle qui aurait sauté sur ses genoux pour le traiter d'idiot et pleurer de le voir dans cet état. Je ne voulais pas devenir un monstre sans cœur, comme mes bourreaux, je ne voulais pas redevenir cet Ange qu'il avait connu. « … Je suis fatigué, Ange. Je n'ai pas envie de jouer aux devinettes. Plus vite tu me dis pourquoi t'es là, plus vite tu l'obtiendras, plus vite tu partiras et moins longtemps tu me torturas de ta présence. Tout le monde est gagnant comme ça. » La pression sur ma lèvre se relâcha et j'eus du mal à ne pas hurler à l'indignation. Je n'en avais pas la force… La véritable raison de mon silence résidait dans cette évidence. « Car, bien évidemment, tu ne comptes pas rester. Tu ne serais pas assez stupide pour venir quémander la seconde chance que tu m'as refusée? Tu sais que tu ne l'obtiendras pas. »

J'avalais une gorgée d'air, incapable de respirer convenablement. Je ne voulais pas réfléchir, me prendre la tête. J'étais épuisée. On m'avait forcé à revivre des heures de tests et de torture. On m'avait provoqué jusqu'à faire naître une capacité plus forte, plus développé qu'auparavant. On avait fait de moi un animal, un cobaye avec un numéro et non un nom. Une propriété privée qui n'avait pas son mot à dire. Après avoir toujours choisi un maître, car c'était de ma propre volonté que je leurs offraient tout ce qu'ils voulaient, je m'étais retrouvé prisonnière d'un gouvernement sadique. Ma fuite n'avait pas été sans conséquence et mon corps en portait plus que les marques. J'avais fui ma réalité des jours durant, en me cachant sous les traits de ma première amie, ma louve, ma protectrice et ma première décision en redevenant humaine, n'avait pas été d'aller retrouver Vittoria. Ni même de chercher de la protection auprès de mes frères ou d'Ellie. Non, j'avais boité jusqu'à Kylian avec ce sentiment que c'était auprès de lui que je voulais être. Je n'y comprenais absolument rien. J'étais si lasse… Si fatiguée et je voulais… Je voulais que pour une fois, je ne sois pas celle qui donne sans compter. Je le voulais lui, quoi que cette réalité signifie. Je pouvais la savoir, sans en comprendre véritablement le sens. Je le voyais aussi épuisé que moi, si proche de moi et je ne pensais qu'à son odeur. Même si ses paroles me blessaient, même si je savais que dès que j'aurais la force de réfléchir, je risquais de regretter mes gestes. Je le voulais lui. En cet instant, je ne voulais que sa présence.

Ce besoin qu'on m'avait si souvent arraché, ce besoin de contact physique et de tendresse, s'éveillait tandis que je prolongeais le silence et observais son visage. Sous ces deux envies, j'en ressentais une autre, qui se mélangeait pour changer ma perception de ces besoins. À cette seconde précise, je senti une déchirure à l'intérieur de mon corps, comme si l'on ouvrait de force quelque chose qui avait toujours été scellé. Secouant légèrement ma tête, je me relevais sur mes genoux. M'installant en plein centre du lit, pour mieux le fixer de mon regard légèrement assombri de ce désir que je ne comprenais pas. « Tu m'as repoussé, tu m'as ignoré. Tu m'as blessé en me tournant le dos. Je me fiche de savoir pourquoi, tu as agi exactement comme tous les autres avant toi. Mais, le pire c'est que chez toi… Je voyais autre chose. Tu m'avais toujours semblé plus humain qu'eux. » Il ignorait tout de mon passé, de Kyran, d'Andreas. Il ne connaissait qu'Ange et non Théodora. Celle d'avant Nikolaas, celle d'après ma longue errance canine. Kylian avait été un intermède si plaisant, que me le voir arracher m'avait ébranlé.  « Tu as attendu que je sois six pieds sous terre, avant de revenir vers moi! Cette seconde chance, tu ne l'as demandé que parce que tu étais soulagé, que je ne sois pas morte avant que tu ne rachètes ta conscience! Et tu as le culot de jouer à la pauvre petite victime? Oui, je t'ai repoussé, oui je me suis montrée cruelle, mais tu t'attendais à quoi d'un animal blessé? Me tendre la main à cet instant, c'était me demander, avec le sourire, de te l'arracher!... C'était stupide que je me pointe ici… » Je me rapprochais de lui, lentement à quatre pattes, ignorant parfaitement pourquoi je le voulais plus près de moi.  « Je le sais. Mais, le Kylian d'avant me manque, Loukas m'intrigue. Je suis incapable de me dire que tu pourrais revenir dans ma vie, de peur que t'y laisser entrer ne soit qu'un intermède avant, que tu ne cours te cacher sous les jupes de je ne sais qui. Je ne suis plus la gentille innocente que tu appréciais. Je me suis littéralement coupée trois doigts pour mieux disparaître. Je suis sur la défensive et je n'ai d'autres choix que d'essayer de survivre en pensant à ce qu'il y a de mieux pour ma fille. Je suis vidée, épuisé. »

Je me trouvais juste derrière lui et je me pressais contre lui, écartant mes genoux pour encadrer ses cuisses. Déposant ma poitrine contre son torse et approchant ma bouche de la peau de son cou. « Je devrais être loin de cette chambre. Continuer de m'endurcir, nuire à ce gouvernement qui a pris ma liberté. Mais, je suis ici. Parce que c'est le seul endroit où je me voyais être. Parce que tu es la seule personne qui m'ait inspiré l'envie de ramper jusqu'à elle. » Frôlant mes lèvres contre son pouls, je finis par mordiller son oreille, me pressant davantage contre sa chaleur pour mieux humer son odeur. « Alors, maintenant qu'il est évident que je suis faible. Que je suis une garce qui te rejette pour mieux venir te torturer de sa présence… Maintenant, repousse-moi Kylian. Force-moi à m'en aller, que nous mettions, enfin, un terme à cette histoire plus pathétique que toi ou moi. Fais-le. Lance-moi par la fenêtre s'il le faut, je survivrai. » Laissant filer une seconde, j'ajoutais, alors même de je déposais mon front contre son épaule : « Je t'en supplie, Kylian. » Mais, je le suppliais de quoi au juste?

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MessageSujet: Re: /!\ Heaven Knows - Pv. Loukas   Sam 22 Aoû - 0:54


« Just Tonight, You Will Stay And Then We'll Throw It All Away »


 
 
Ange & Loukas
Heaven Knows

« Tu m'as repoussé, tu m'as ignoré. Tu m'as blessé en me tournant le dos. Je me fiche de savoir pourquoi, tu as agi exactement comme tous les autres avant toi. Mais, le pire c'est que chez toi… Je voyais autre chose. Tu m'avais toujours semblé plus humain qu'eux. » Combien d’hommes l’avaient maltraitée? Il ne voulait pas se l’imaginer et encore moins réaliser qu’il en faisait partie… Qu’il faisait partie de ces hommes que les femmes craignent. Ces hommes qui les traitent comme des objets, sans valeur, sans importance. Ces hommes qui les manipulaient pour obtenir ce qu’ils voulaient d’elles. Non. Non. Non. Il n’était pas comme ça. Il n’était pas comme son père. Il avait tout fait pour ne pas suivre ses pas. Il avait tout fait pour être différent. Il n’était pas comme ça. Comment pouvait-elle le voir ainsi? Le comparer à tous les autres? Le réduire à cela? C’était tout simplement injuste. Sa voix craqua, incapable de rester muet, Loukas ne retint pas sa protestation naturelle. « Je voulais juste te protéger parce que j’étais devenu un monstre… Je te l’ai déjà dit… Et je t’ai déjà supplié de me pardonner pour ça. Pour avoir été lâche. Pour t’avoir abandonné. » Mais pourquoi parlait-il? D’où trouvait-il la force de lui répliquer? De vouloir se justifier? À quoi ça lui servait, désormais? N’avait-il pas baissé les bras à l’idée de se faire pardonner pour ça? Avait-il oublié, que c’était elle, elle qui l’avait rejeté avec des mots amers? Que c’était elle, oui, elle qui l’avait repoussé violemment? Et pourtant, le voilà, incapable de la laisser s’imaginer qu’il avait voulu lui faire du mal, qu’il avait été cruel… Cruel comme tous les autres, sembleraient-ils. « Tu as attendu que je sois six pieds sous terre, avant de revenir vers moi! Cette seconde chance, tu ne l'as demandé que parce que tu étais soulagé, que je ne sois pas morte avant que tu ne rachètes ta conscience! Et tu as le culot de jouer à la pauvre petite victime? Oui, je t'ai repoussé, oui je me suis montrée cruelle, mais tu t'attendais à quoi d'un animal blessé? Me tendre la main à cet instant, c'était me demander, avec le sourire, de te l'arracher!... C'était stupide que je me pointe ici… » Non. Encore une fois. Elle avait tort. Il ne l’a pas demandé pour apaiser sa conscience... Malgré qu’elle avait raison sur un point… Il avait entendu qu’elle soit morte pour oser revenir vers elle. Morte. Et ça, c’était plus que lâche, c’était impardonnable, surement.

Toujours poigné dans la nervosité, il ramena son regard sur ses mains. Ange ne semblait pas d’accord à ce qu’il lui accorde moins d’attention et rectifia consciemment ou inconsciemment le tir en s’approchant de lui. À peine couverte, elle vint jusqu’à lui d’une démarche animale, intimidant de plus en plus le jeune homme par la tentation qu’elle représentait. Oui, venir ici était stupide… Mais s’approcher de la sorte l’était encore plus. « Je le sais. Mais, le Kylian d'avant me manque, Loukas m'intrigue. Je suis incapable de me dire que tu pourrais revenir dans ma vie, de peur que t'y laisser entrer ne soit qu'un intermède avant que tu ne cours te cacher sous les jupes de je ne sais qui. Je ne suis plus la gentille innocente que tu appréciais. Je me suis littéralement coupée trois doigts pour mieux disparaître. Je suis sur la défensive et je n'ai d'autres choix que d'essayer de survivre en pensant à ce qu'il y a de mieux pour ma fille. Je suis vidée, épuisé. » Sa fille? Elle… Elle avait une fille? Loukas secoua la tête, se ressaisissant à l’essentiel de son discours. Ses paroles venaient le chercher au plus profond de son être. Elle venait d’enrouler une ficelle sur son cœur qu’elle venait de serrer, douloureusement, lui faisant sauter un bond. Elle ne voulait pas de lui dans sa vie par la simple peur qu’elle l’abandonne à nouveau? Ce n’était que ça, en faites, l’origine de son hostilité? Loukas avait envie de lui dire qu’il était là et qu’il n’irait nulle part cette fois, que plus jamais, il ne lui tournerait le dos, qu’il serait à la hauteur cette fois-ci. Mais affirmer sa présence lui rappelait un des derniers moments qu’il avait partagé avec elle, dans le cimetière, alors qu’il l’avait presque tuée de ses propres mains. Non. Il ne pouvait dire ça. Juste à écouter cette petite voix dans sa tête, pleine d’espoir, pleine de bonne intention avec ses envies de protection, qui ne demandait qu’à prendre Ange dans ses bras, Loukas soupirait intérieurement. Chut. Tais-toi. Tu n’es qu’un enfant, voix stupide. Tu ne sais pas de quoi tu parles.

Et juste quand il pensait que la situation ne pouvait s’empirer, alors qu’il était complètement distrait par son propre combat intérieur, il la sentit derrière lui. Son souffle se coupa. Son corps se redressa. Sa poitrine se pressa sur son dos. Il en aurait eu des frissons s’il avait été lui-même à fleur de peau. Et pourtant, ce contact restait un puissant activateur de sa libido. Il tourna légèrement la tête pour admirer quelques traits de son visage, frémissant par la caresse de son souffle dans son cou, rêvassant du contact de ses lèvres sur sa peau. « Je devrais être loin de cette chambre. Continuer de m'endurcir, nuire à ce gouvernement qui a pris ma liberté. Mais, je suis ici. Parce que c'est le seul endroit où je me voyais être. Parce que tu es la seule personne qui m'ait inspiré l'envie de ramper jusqu'à elle. »Elle ne voulait rien de précis. Pourquoi ne voulait-elle rien de précis? Comment pouvait-il lui donner ce qu’elle voulait puis la mettre à la porte si elle était simplement là… Pour le voir lui? Parce qu’elle avait eu envie de se tourner vers lui… Elle le voulait, lui? Mais de quelle façon exactement? Loukas devenait de plus en plus confus. Elle qui, la dernière fois, l’avait repoussé comme s’il était son agresseur, sortant les griffes de sa louve. Désormais, le chaton des sables se roulait presque à ses pieds, demandant d’être caressée. Sa bouche se promena sur sa chair, incapable d’être indifférente à son contact. Kylian ferma les yeux et se mordit la langue alors que les dents d’Ange taquinait son oreille. « Alors, maintenant qu'il est évident que je suis faible. Que je suis une garce qui te rejette pour mieux venir te torturer de sa présence… Maintenant, repousse-moi Kylian. Force-moi à m'en aller, que nous mettions, enfin, un terme à cette histoire plus pathétique que toi ou moi. Fais-le. Lance-moi par la fenêtre s'il le faut, je survivrai. » Cette demande… Cette demande ne lui donnait qu’une seule envie, la faire taire, prendre ses lèvres, à pleine bouche, violemment, sans attendre. Cette demande lui donnait envie de faire tout le contraire, de la serrer contre lui, de la sentir contre son corps et de ne jamais la lâcher, de ne plus jamais la laisser partir. « Je t'en supplie, Kylian. »

S’il avait été face à Cordelia, il aurait surement pété un câble en lui demandant à quoi elle jouait comme ça. Pourquoi tentait-elle si désespérément de l’allumer? De l’aguicher? De l’exciter? Du calme Kylian, c’est juste Ange, ton amie ignorante de toutes formes de désir sexuel, terrifiée et tout aussi épuisée que toi. Elle ne demande que ta chaleur, ta présence, ta protection, ton réconfort. Voilà ce qu’elle veut. Un peu de tendresse, de contact physique rassurant, d’affection. Et rien d’autre. Alors cesse de mélanger tout. Même ce baiser qu’elle lui avait volé, il n’avait définitivement rien d’érotique à ses yeux. Ce n’était qu’une sorte d’échange entre deux corps, une caresse, une marque d’attachement. Mais c’était tout de même énigmatique que l’initiative vienne de sa part. C’était étrange qu’elle ait choisi de poser un geste qu’elle ne comprenait pas. Loukas prit une inspiration profonde, laissant quelques secondes filer alors qu’il tentait de ralentir son pouls. Il ne pouvait lui en vouloir d’être aussi désirable, alors il tenta de rester rationnel. Il prit une voix grave, toujours aussi posée et triste, quoiqu’une perturbation était désormais perceptible à travers sa tonalité blasée.« Je n’ai jamais voulu te perdre. Je n’ai jamais intentionnellement voulu te repousser ou te blesser… Ce n’est pas aujourd’hui que je vais commencer. Même si toi, tu ne t’es pas gêné de le faire. Je n’ai pas envie de me venger. » Pense à autre chose, Louki. Oublie ce que tes sens communiquent à ton cerveau tel un assaut. Repense aux paroles d’Ange et non à ses gestes. « Le Kylian d’avant me manque aussi, tu sais. Être un métamorphe me manque. Mais je ne suis que Loukas… Celui qui n’apporte que du mal à ceux qu’il aime. » Bien. Loukas arrivait à se concentrer sur ses mots et mieux encore, il reprenait le droit chemin de sa fatalité. Il n’avait pas le droit d’espérer. « Tu devrais recalibrer ton instinct de survie, je suis la dernière personne vers qui tu devrais ramper à moins que tu ne cherches qu’à couler. Alors… Pour le bien de ta fille, tu ferais mieux d’aller chercher de l’aide ailleurs. Qui sait… Si j’ai une petite fringale, tu pourrais peut-être y passer. » Il se rabaissait encore et toujours, terminant pourtant sur une petite touche plus humoristique, malgré qu’elle était de mauvais goût. Loukas manquait d’idée pour se distraire de son contact, alors, c’est avec peu de conviction qu’il choisit de le rompre. Il posa sa main sur la cuisse d’Ange, comme pour lui signaler son intention de se relever, or, ce fut le toucher le plus malaisant qu’il n’avait jamais posé de sa vie. Hésitant, il donnait l’impression qu’il jouait avec une flamme. Puis, il choisit de la tapoter, la paume à plat, comme il l’aurait fait pour féliciter un enfant. Enfin, sourcils froncés, il s’éloigna d’elle, se remettant sur ses pieds. Mal à l’aise par l’effet qu’elle lui procurait, il n’était qu’encore plus timide alors qu’il pouvait poser ses yeux sur l’entièreté de son corps désormais. Définitivement, Loukas n’avait aucune position qui pouvait le sortir de cette angoisse. Le daybreaker reprit la parole, il bégayait presque. « Mais bon… Si tu veux juste passer la nuit ici, sers-toi, mon appartement ne devrait pas passer au feu dans ton sommeil. Je vais aller me coucher dans le salon. Tu… Tu veux quelque chose avant que j’aille dormir? Un verre d’eau? » À mesure qu’il parlait, il remit la main sur l’oreiller qu’il lui avait stupidement voler pour la remettre entre ses mains, plutôt satisfait que ce dernier la couvre davantage.


 
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Sink me in the river at dawn

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MessageSujet: Re: /!\ Heaven Knows - Pv. Loukas   Sam 22 Aoû - 14:54



 

 
Heaven Knows

 
“If you listen close You can hear him cry”


  « Je voulais juste te protéger parce que j’étais devenu un monstre… Je te l’ai déjà dit… Et je t’ai déjà supplié de me pardonner pour ça. Pour avoir été lâche. Pour t’avoir abandonné. » Le souvenir de ma fille affamée et incontrôlable aurait pu me faire comprendre son point de vue. Seulement… Je ne pouvais pas lui pardonner aussi facilement. J'en étais incapable. Il me connaissait assez bien pour savoir que je ne l'aurais jamais repoussé, même en étant devenu ce qu'il était désormais. Qu'il ait préféré me protéger en s'éloignant, m'arrachait le cœur. L'intention était bonne, mais les conséquences qui l'avaient suivi… Elles… Kylian aurait beau supplier les trahisons étaient trop nombreuses dans mon esprit pour que la sienne me paraisse plus douce. Je ne voulais pas argumenter avec lui, c'est pourquoi j'ignorais sa réponse. Me rapprochait de lui pour mieux retrouver un peu de sa chaleur. Je dépitais mes mots avec une lassitude insoupçonnée. Je n'aimais pas le voir dans cet état, je ne souhaitais qu'avoir un bref moment de répit. Loin de ces âneries qui rongeaient mes nerfs. Mon entière attention se tourna vers lui, ses frémissements quand je me collais contre son dos et la tension qui s'installa dans ses épaules. Je senti mon regard s'attarder sur les traits que je pouvais distinguer, descendre le long de son cou et s'attarder sur le début de torse que je pouvais  apercevoir. Il était beau, l'avait toujours été. J'entendis son rythme cardiaque accélérer au contact de mes lèvres et resserrais légèrement mes cuisses autour des siennes. J'aimais ses réactions. Je voulais le voir réagir, se détendre contre moi. C'était incompréhensible, mais quelque part j'avais l'irrésistible envie de le provoquer et de le toucher.

« Je n’ai jamais voulu te perdre. Je n’ai jamais intentionnellement voulu te repousser ou te blesser… Ce n’est pas aujourd’hui que je vais commencer. Même si toi, tu ne t’es pas gêné de le faire. Je n’ai pas envie de me venger. » Un trouble, léger, se fit entendre dans sa voix et j’eus envie de m’y raccrocher. J’avais peut-être une chance de lui faire oublier mes bêtises de notre dernière rencontre. Bien que, je savais pleinement que le sujet ne pouvait vraiment être évité. Le mettre de côté revenait à compliquer les choses. Mais, qu’est-ce que j’en avais à faire… Je n’arrivais plus qu’à penser à son corps sur lequel je me pressais avec délectation. Une première dans ma vie. J’aimais le contact physique et j’avais toujours été tactile. Rien d’étonnant à ce que je me blottisse contre quelqu’un. Seulement, que ce simple contact me réchauffe tout en créant une pression au niveau de mon bas ventre et même plus bas, ça c’était intriguant. J’ignorais pourquoi, mais tout mon être réclamait un excès de tendresse de la part de cet homme. « Le Kylian d’avant me manque aussi, tu sais. Être un métamorphe me manque. Mais je ne suis que Loukas… Celui qui n’apporte que du mal à ceux qu’il aime. » Je l’écoutais d’une oreille distraite, agacé d’entendre autant de chagrin dans sa voix. Je ne voulais pas qu’il me cède parce qu’il n’avait plus la force de combattre qui que ce soit, ni de se prendre la tête avec moi. J’étais moi-même dans cet état, je le voulais… Je le voulais plus vif que cela. « Tu devrais recalibrer ton instinct de survie, je suis la dernière personne vers qui tu devrais ramper à moins que tu ne cherches qu’à couler. Alors… Pour le bien de ta fille, tu ferais mieux d’aller chercher de l’aide ailleurs. Qui sait… Si j’ai une petite fringale, tu pourrais peut-être y passer. » Un sourire discret étira mes lèvres. La survie je connaissais bien. Je survivais toujours… Mon problème c’était mes choix de liens. D’hommes surtout. Qu’il ait pu manquer de me tuer au cimetière ne m’effrayait même plus en cet instant. J’aurais dû me souvenir de ce qu’il aurait pu me faire et la mention de ma fille aurait dû suffire à me pousser au loin. Je restais immobile, m’accrochant à ce dos que j’aurais volontiers dénudé. Profiter du contact de sa peau contre la mienne.

Je fermais mes paupières, alors qu'il déposait sa main sur ma cuisse. Immobile, hésitant. J'ignorais ce qui allait suivre, mais je n'aurais jamais pu être plus frustré que par ce tapotage enfantin et entièrement innocent. Le laissant se relever pour s'éloigner de moi, je baissais la tête vers mes propres cuisses. Restant dans cette position qui ne cachait absolument rien de mon corps presque nue. Je me souvenais soudainement de cet Ange qui rigolait, en le collant en permanence, de celle qui se promenait pratiquement nue sans se demander si elle mettait mal à l'aise. Quelque chose avait changé dans ma façon de rechercher son contact. Là où je m'étais effrontément collé à lui, ma peau bouillait.  « Mais bon… Si tu veux juste passer la nuit ici, sers-toi, mon appartement ne devrait pas passer au feu dans ton sommeil. Je vais aller me coucher dans le salon. Tu… Tu veux quelque chose avant que j'aille dormir? Un verre d'eau? » L'oreiller revient prendre place entre mes mains, tandis que je fixais toujours mes jambes. L'image de cette femme que j'avais vue frémir au contact de la main baladeuse de son compagnon me revient en mémoire. Je me souvenais de l'odeur de l'excitation qui avait collé à sa peau tout au long du souper d'affaire et de ce que je les avais entendus faire dans les vestiaires. Je n'avais jamais compris ce qu'était cette émotion, ni pourquoi les gens en faisaient toute une histoire. Pourtant, j'étais bien là… Furieuse de ne pas obtenir ce que mon corps semblait me réclamer à grand cri. Je ne comprenais pas ce qui m'arrivait. L'épuisement sûrement…

« Tu ne m’as pas tué la dernière fois… » Ma voix ressemblait plus à un souffle qu’à un murmure, mais dans cette pièce, il m’entendrait. Mes doigts s’enfoncèrent dans l’oreiller que je lançais sur le matelas. L’instant d’après, j’étirais mes jambes, jusqu’à ce que je retrouve le contact de ma plante des pieds, avec le sol. Je me levais doucement, le forçant à se reculer de quelques pas. Debout devant Kylian, je relevais la tête pour mieux fixer mon regard au sien. Il y avait une chaleur moins innocente qu’auparavant, dans ma façon de l’observer. « Et ce n’était pas volontaire… Je sais faire la différence entre une tentative de meurtre et un accident. » Incapable de m’en empêcher, je m’avançais jusqu’à me retrouver à moins d’un centimètre de son corps. Sur la pointe des pieds, je laissais tomber la chemise au sol et enroulait mes bras autour de son cou. Ma bouche frôla la sienne et j’appuyais de tout mon poids pour le forcer à se retrouver dos contre le premier mur venu. « Toi, tu es un agneau à côté de ceux qui m'ont possédé. Tu ne voulais pas me détruire, juste me protéger. Sans penser à mal, n'est-ce pas? C'est une énorme amélioration, donc, mon instinct de survie n'est pas aussi nul que tu le penses. » Laissant glisser mes mains sur son cou, je les laissais se promener quelques secondes, avant de les stationner sur ses hanches et d'y enfoncer mes doigts. Pour mieux me rapprocher le plus près possible de lui, pour mieux écraser mes seins contre son torse. Mes lèvres frôlant toujours les siennes, je respirais plus rapidement à mon tour. C'était si bon de le toucher ainsi… « Je ne veux pas d'un verre d'eau. » Ma main droite abandonna sa prise sur ses hanches, pour mieux se glisser plus bas… Encore plus bas, jusqu'à se mettre à jouer avec la fermeture éclair de son pantalon. L'ouvrant, pour mieux le refermer et recommencer mon petit manège, je ne prenais même pas la peine de lui cacher mon sourire. « Tu voulais que je te demande quelque chose, non? Quelque chose que je savais, que tu ne pourrais pas me refuser? » M'emparant rapidement de ses lèvres, je ne restais qu'une fraction de seconde dans ce baiser fougueux… Et m'attardait un peu à lui mordiller la lèvre inférieure; Avant de rompre tout contact entre nos deux corps. Je gardais simplement une main pour crocheter-le devant de son pantalon, comme pour l'invité à me suivre vers le lit. « Caresse-moi, Kylian. Rassure-moi avec ta bouche et tes mains… »

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MessageSujet: Re: /!\ Heaven Knows - Pv. Loukas   Sam 29 Aoû - 21:04


« Just Tonight, You Will Stay And Then We'll Throw It All Away »


 
 
Ange & Loukas
Heaven Knows

La provocation semblait presque volontaire. Malgré toute la rationalité du jeune homme, bien trop humain, bien trop vulnérable à ses sens, il ne pouvait s’empêcher de voir une intention délibérément charnelle derrière ses gestes. Voyait-il seulement ce qu’il voulait voir? Ressentait-il seulement cette chaleur inhabituelle dans ses contacts d’une interprétation égoïste? Était-ce une vision complètement subjective et malsaine de sa part? Était-ce le sang de tyran de son père qui s’activait dans ses veines? Qui était-il pour profiter de l’innocence et de la vulnérabilité des autres à son profit? L’épuisement devait être le responsable d’une telle confusion, car s’il y réfléchissait bien, Ange fut toujours très câline, très tactile et parfois, très peu vêtue. Auparavant, Kylian avait toujours eut l’impression qu’elle le touchait avec la même naïveté qu’un enfant, l’absence d’érotisme dans ses caresses était d’une évidence flagrante. Désormais, rien ne semblait avoir une place fixe. C’était le désordre complet dans son esprit. Mais il réussissait à se convaincre qu’il ne faisait que de la projection. Après tout, il n’y avait rien de surprenant qu’il désire ce genre de tendresse avec une femme si proche de lui malgré la distance qui les avait séparée pendant un peu plus d’une année. Une femme avec qui la complicité sautait aux yeux, une femme qui le complétait si bien, une amie à la beauté qui illuminait le regard d’un aveugle. Y avait-il de quoi se sentir coupable, dans une telle situation, après plusieurs mois d’abstinence? Malgré tout, Loukas ne prit aucune chance. Il voulut rompre le contact, c’était la seule décision acceptable.

« Tu ne m’as pas tué la dernière fois… » Mais elle gâchait tout. La détermination d’Ange le fit paniquer. Sa voix résonna à ses oreilles comme un pardon et à la fois, comme une terrible menace. Elle se débarrassa de l’oreiller avant de se remettre sur pied, forçant de nouveau une proximité dans laquelle il n’était pas à l’aise. Loukas recula, mais elle avança. « Et ce n’était pas volontaire… Je sais faire la différence entre une tentative de meurtre et un accident. » Elle le déstabilisait de plus en plus, tête levée vers lui. À quoi pensait-elle? Loukas était complètement figé. Il ne savait où il devrait regarder, où il devrait se mettre. La prédatrice revint à l’assaut, sans lui laisser aucune chance de capituler. Elle s’avança vers lui d’un pas affirmé, assuré, sans hésitation, sans peur. Elle était trop près, beaucoup trop près. Il recula, encore. Elle le provoqua, encore. Ange fit tomber le seul morceau de vêtement qui la recouvrait avant de coincer sa proie. La skinchanger s’accrocha à lui, enroulant ses bras autour de son cou, frôlant ses lèvres aux siennes. Loukas entrouvrit légèrement sa bouche, aspiré par son souffle. Il inspira profondément pour retenir sa respiration. Il sentit une décharge, une pulsion des moins puériles traverser son corps. Le daybreaker voulu la fuir, tout ignorer, il voulut s’éloigner, mais son dos se heurta à une impasse, un mur de sa chambre. Son cœur se débattait pour fournir l’oxygène nécessaire à tous ses muscles qui se contractaient, à son souffle qui se coupait. Il ignorait quoi faire de ses mains qui, naturellement, voulaient se poser sur la peau de sa partenaire. « Toi, tu es un agneau à côté de ceux qui m'ont possédé. Tu ne voulais pas me détruire, juste me protéger. Sans penser à mal, n'est-ce pas? C'est une énorme amélioration, donc, mon instinct de survie n'est pas aussi nul que tu le penses. »

On ne pouvait se fier sur rien ni sur personne. Aucune loi n’était universelle, globalement restrictive. Tout était victime du changement, tout était au risque de l’imprévu. On ne pouvait rien prendre pour acquis, car on ne peut rien comprendre d’un système, d’un ensemble, sans qu’il n’est atteint sa fin, sa destruction. La gravité même n’était pas indépendante de cette potentielle métamorphose. On ne sait si un jour elle pourrait s’inverser, s’accélérer, s’annihiler. On ne pourra conclure que cette force est absolue, inébranlable, seulement lorsqu’elle aura atteint sa fin. Les créatures humaines étaient bien plus perturbantes, bien plus sensible et vulnérables à ses bouleversements. Si l’on avait enterré Ange où jour où elle avait simulé sa mort, les écrits sur sa tombe seront bien différents de ceux que l’on va découvrir à sa véritable fin dans de nombreuses années. Kylian pensait la connaître, même si elle avait mûri, changée, il croyait qu’il y avait certaines choses qui faisait partie de sa véritable nature et qui était ancrées si profondément en elle, qu’ils étaient invariables. Mais encore une fois, il avait tort. Il avait sous-estimé la théorie de la malléabilité. Rien n’était absolu. Rien. Ange avait prit un tournant plus d’inespéré, un rebondissement plus qu’inattendu. Ange n’avait jamais été si incohérente. Si différente. Ange, telle qu’il la connaissait, n’existait simplement plus.

La tentatrice, car c’était ce qu’elle était devenue, continua de bien porter son nom. Loukas serra des dents, ferma des yeux et tenta de prendre de profondes respirations pour se calmer, mais il en était complètement incapable. Ange promena ses mains sur son corps, lentement, sensuellement, avant d’agripper ses hanches pour les coller aux siennes, pour le sentir, ferme, contre elle. Son amie se colla à nouveau, une tension déchira complètement le daybreaker qui se mordit la lèvre inférieure, les yeux toujours clos. Elle revint jouer avec ses lèvres, un contact si doux, beaucoup trop plaisant pour son propre bien. Qu’attendait-il pour la repousser? « Je ne veux pas d'un verre d'eau. » L’invitation était si explicite, si clairement prononcée. Kylian s’en voulait de ne pas réagir. Il s’en voulait d’apprécier ses caresses. Il s’en voulait de la désirer. Puis, Lou ouvrit soudainement les yeux alors qu’elle dépassa une limite qu’il ne l’aurait jamais cru capable de faire. Alors que la main d’Ange se glissa sur son pantalon pour l’agacer si directement, Loukas retrouva le regard de son amie, beaucoup trop souriante et fière de l’effet qu’elle semblait lui faire. « Tu voulais que je te demande quelque chose, non? Quelque chose que je savais, que tu ne pourrais pas me refuser? » C’était le moment pour lui de réagir, de dire quelque chose, de faire quelque chose. Mais Loukas était bien trop perturbé, il ne savait plus où se lancer, il ne fit que rougir. Ange n’aida en rien alors qu’elle pressa ses lèvres contre les siennes avec passion et envie, si brièvement, qu’elle ne fit que l’aguicher davantage avant de planter ses dents dans sa lèvre pleine. Une morsure qui n’avait rien de douloureux, mais qui témoignait une faim intense, une faim pour sa chair. Elle se recula, gardant une main à sa ceinture pour l’inviter à s’approcher. « Caresse-moi, Kylian. Rassure-moi avec ta bouche et tes mains… » Tout homme ne pouvait que rêver, un jour, qu’une femme lui parle de la sorte. Une très grande partie de lui ne demandait qu’à succomber à ses demandes qu’il lui était physiquement impossible de refuser. Mais Loukas retrouva suffisamment de raison pour ne pas oublier l’essentiel, pour ne pas oublier la femme qu’il avait devant lui. Ange méritait bien plus de respect de sa part que d’être traitée comme un objet utile qu’à sa propre satisfaction. Loukas agrippa la main baladeuse de son amie de sa main gauche, fermement, afin de l’immobiliser. Il refusait son invitation et il lui montrait bien par sa poigne froide. Fronçant des sourcils, le jeune homme fixa le regard de son ami. « Arrête. Tu n’as pas à t’abaisser à ça pour obtenir quelque chose de moi. Je sais que ça ne fait pas partie de toi… Et je ne te forcerai jamais à le faire. » C’était simple. Loukas ne voudrait jamais d’une femme qui ne ressentirait aucun plaisir à partager son lit avec lui. Ange était ainsi et elle le sera toujours. Elle agissait surement de la sorte, si provocante, si érotique par simple imitation et non par réflexe naturel, par envie. Loukas se dégoûtait de l’avoir laissé se frotter contre lui sans réagir. Elle ne voulait pas vraiment de lui, non? Kylian ne savait pas exactement ce qu’il devait croire ou penser, mais sa raison le poussait à la refuser, malgré que son corps le poussait vers une toute autre pulsion. « S’il te plaît, Ange, tu n’as pas à jouer de rôle avec moi. Tu n’as pas à faire semblant. Tu sais très bien que tu ne peux me mentir. » Kylian perdait tellement l’équilibre qu’il en avait oublié ses capacités aiguisées d’analyse. Normalement, Ange était un livre ouvert pour lui. Il connaissait ses mimiques par cœur. Et par le passé, il avait toujours su détecter lorsqu’elle lui mentait et c’était pourquoi ils avaient toujours été honnêtes l’un envers l’autre. La manipulation n’avait jamais eu sa place entre eux. Mais Ange était une toute autre personne désormais. Bien plus différente qu’il ne pouvait se l’imaginer.


 
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MessageSujet: Re: /!\ Heaven Knows - Pv. Loukas   Mer 2 Sep - 22:37



 

 
Heaven Knows

 
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  Immobiliser par la poigne solide de Kylian, je ratais une respiration. Combien de fois avais-je prétendu l'intérêt de l'amour physique pour une personne qui ne se gênait pas pour me prendre? Combien de fois avais subis les caprices des hommes pour quelque chose que je ne comprenais tout simplement pas? Et maintenant… Maintenant que mon corps se réchauffait et se faisait affamé de chaire… Pour une fois que je laissais ma louve décider de ma conduite, je me voyais refuser l'accès à ce que je désirais? C'était une blague? Je mourrais d'envie de le sentir sur moi et lui… Lui avait une conscience? Rageusement, je mordis l'intérieur de ma joue et fronçais les sourcils sous l'inconfort que cela fit naître. Qu'est-ce qui clochait aujourd'hui? « Arrête. Tu n'as pas à t'abaisser à ça pour obtenir quelque chose de moi. Je sais que ça ne fait pas partie de toi… Et je ne te forcerai jamais à le faire. » Oui, c'était bien ça. Kylian avait une conscience. Troublé par cette découverte, qui n'aurait pas dû m'étonner, je regardais mes orteils. J'étais nue, excité et agissais si différemment de la femme qu'il avait connue, même de celle que je croyais être.  Le gouvernement m'avait fait quelque chose? On avait changé une donnée quelconque dans mon corps? Pourquoi réagissais-je à sa proximité? Pourquoi ne voulais-je que mordiller l'endroit de sa gorge qui me ferait ressentir l'accélération de son pouls? Et cette envie n'avait, pour une fois, rien à voir avec le plaisir de la chasse. Ou si? Je n'y comprenais absolument rien! « S'il te plaît, Ange, tu n'as pas à jouer de rôle avec moi. Tu n'as pas à faire semblant. Tu sais très bien que tu ne peux me mentir. »

Sa voix me ramena vers lui et je rompais sa prise sur mon poignet, allant jusqu'à m'éloigner de quelques pas. Secouant la tête de droite à gauche, je finis par m'asseoir de nouveau sur son lit. Choqué par mon propre comportement. J'étais devenue une autre. Je ne voyais pas d'autre explication. Comment pouvais-je avoir envie de sexe? C'était contre ma nature, Kylian avait raison. Enfin, Loukas. Avait-il autant changé que moi? Depuis tout ce temps, avait-il lui aussi des comportements que je ne reconnaîtrais pas ? Immobile, je me revoyais subir les assauts d'Andreas et les sous-entendus de Nikolaas. Les mains baladeuses d'hommes politiques et les murmures se voulant coquins… Alors, que rien ne pouvait me rendre désireuse. J'avais toujours été un extraterrestre face à ce sujet. Pour moi, il n'y avait rien d'intéressant avec les corps de qui que ce soit. Ni homme, ni femme. Les temps avaient changé, mais j'étais restée de marbre face à la sexualité. Alors, pourquoi m'étais ainsi collé contre ky… Loukas? J'étais malade, encore sous l'effet d'un quelconque poison du gouvernement? Leurs testes avaient finalement porté fruit? Je ne pouvais pas le croire… Juste, ne pas le croire.
Un visage plus jeune et plus âgé à la fois s’imposa à moi. Celui de Kyran, de ce gamin que j’avais rencontré et de l’adolescent qui avait peuplé mes journées et mes souvenirs de jeunesses. Avant de savoir notre parenté, avant de même m’en douter. Si j’avais été différente, aurais-je réagi comme je le faisais avec Kylian? Cette question me semblait légitime, maintenant que j’y réfléchissais. Plus légitime encore, lorsque je repensais au vide qu’il avait laissé dans ma vie. Étais-je celle qui passait à côté de tout en ne ressentant rien? Même cette chose qu’on appelait la douleur et qui semblait si déplaisante… Cette même chose que je semblais ressentir de plus en plus, valait-elle la peine d’être ressenti?

Me secouant de nouveau la tête, je relevais les yeux pour mieux observer l'homme que j'avais si ouvertement provoquer. Sa carrure, ses yeux… Ses bras… Tout. Mon cœur s'accéléra de nouveau et je sentis une rougeur s'insinuer sur mes joues. Pourtant, je n'étais pas gênée, pas même par ma propre nudité. Pourquoi lui avais-je offert de me prendre ainsi? Pour obtenir une tendresse? Comme les quelques-fois dans le passé ou je me sentais si désespéré? Non, ce n'était pas du tout la même chose. J'avais la ferme intuition que je ne subirais pas cet échange de la même façon. C'était voulu pour une fois. Je désirais qu'il s'occupe de moi, qu'il me caresse, qu'il soit mien quelques heures. Il me restait simplement à comprendre pourquoi lui. Après tout, je lui en voulais toujours autant qu'au cimetière. Enfin, différemment peut-être. J'étais quand même venue à lui de mon plein gré. Lui, Kylian. Un nom que je n'étais, définitivement, pas prête à me sortir de la tête.

D'une grande respiration, je tâchais de me reprendre et je finis même par lui adresser un sourire calme. « J'ai appris à mentir Kylian et je suis devenue douée à ce petit jeu. Aujourd'hui, tu n'arriverais pas à le remarquer. Si je le voulais vraiment. » J'expirais avec exaspération et croisais les jambes avec une exagération qui m'amusait grandement. D'où il se trouvait, je savais très bien, qu'il ne manquerait rien de ce geste aguicheur. « Mais, ça me brûle la langue de mentir et je n'en ai plus la patience. » Remontant finalement mes jambes, j'allais m'adosser contre le dossier de son lit, remontant mes genoux jusqu'à ma poitrine. Je ne jouais plus et je ne savais même pas réellement ce que je faisais. Enlaçant mes genoux, j'y déposais mon menton et fixais le daybreaker de mes yeux, qui ne se gênaient pas pour le regarder dans son ensemble. « Tu n'as pas à avoir de sursaut de conscience ou de bonnes intentions. Je ne me suis abaissée à rien, je ne joue aucun rôle. J'ignore pourquoi, mais je… J'en ai envie. » Doucement, je redevenais celle qu’il avait connu. J’avais la même douceur dans la voix, la même manière de me tenir, de sourire. Ce n’était pas volontaire, je finissais seulement par me détendre. Son odeur m’enivrait, le souvenir de sa chaleur m’appelait à plus et pourtant, je n’avais pas envie de fuir. Je voulais goûter l’instant. L’unique problème? Le principal concerné ne semblait pas envisager cette option. Malgré, ses réactions physiques. Je ne comprenais pas. Pourquoi se soucier de plus, si le désir était présent? L’homme était si compliqué. Et je ne voulais pas me soucier du reste pour l’instant. Je réfléchirais plus tard. « Enfin, je sais que je n’ai jamais compris toute cette histoire de sexe et de désir. Que tu m’as connu ainsi et que je ne comprends même pas ce qui m’arrive dernièrement. Mais, tu pourrais oublier ces détails quelques instants? Je suis là, dans ton lit, nue et j’ai envie de tes caresses, de ton poids sur moi. Kylian, tu pourrais prétendre que ce n’est pas anormal et simplement répondre à la demande d’une vieille amie? » Penchant quelque peu la tête sur le côté, j’étirais mes jambes et les écartais légèrement. Pas assez pour que le haut de mes cuisses se sépare, mais assez pour qu’elles attirent l’attention. « Si c’est une preuve physique dont tu as besoin, il te faudra venir la chercher toi-même. »


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MessageSujet: Re: /!\ Heaven Knows - Pv. Loukas   Jeu 3 Sep - 9:26


« Just Tonight, You Will Stay And Then We'll Throw It All Away »


 
 
Ange & Loukas
Heaven Knows

Kylian semblait avoir atteint une sorte d’objectif en la refusant. Elle semblait soudainement réaliser à quel point son comportement était inhabituel et nébuleux aux yeux de Loukas. Elle recula alors, elle-même surprise de prendre conscience de ce qui la possédait. Ange semblait toute aussi confuse que lui d’être motivée à agir de la sorte par une pulsion qu’elle n’avait jamais explorée auparavant. Loukas croyait avoir réussi à la secouer, à la ramener à elle-même, à faire tomber le masque. Le daybreaker se sentait rassuré par cette idée, qu’Ange était toujours Ange, sans désir, sans douleur, une amie. Il croyait qu’elle avait compris, qu’elle ne tenterait plus rien, mais il se choqua d’avoir tort.   « J'ai appris à mentir Kylian et je suis devenue douée à ce petit jeu. Aujourd'hui, tu n'arriverais pas à le remarquer. Si je le voulais vraiment.» Kylian fronça des sourcils, il n’aimait pas cette idée, qu’elle devienne si habile à le leurrer. Il n’aimait pas savoir qu’elle était devenue maîtresse dans l’art de l’illusion. Mais pire encore, il n’aimait pas savoir qu’il ne la connaissait plus suffisamment pour savoir où dresser la ligne entre vérité et mensonge. « Mais, ça me brûle la langue de mentir et je n'en ai plus la patience.» Loukas ne manqua rien des gestes incitateurs qu’elle posait. Ses jambes dénudées se frottaient contre ses draps avec une sensualité volontaire, une envie de plaire et d’être désirée. Puis, elle ramenait ses jambes aguicheuses contre sa poitrine, posa son menton sur ses genoux, plus calme, plus douce. « Tu n'as pas à avoir de sursaut de conscience ou de bonnes intentions. Je ne me suis abaissée à rien, je ne joue aucun rôle. J'ignore pourquoi, mais je… J'en ai envie.» Pour la première fois depuis qu’il l’avait revue, il la reconnaissait enfin. Ce ton qu’elle avait pris, c’était sous cette note qu’il l’avait connue. Loukas sentait qu’il la retrouvait. Il sentait aussi qu’il ne pouvait que lui faire confiance sous ce visage, son vrai visage à ses yeux. Or, la sincérité de ses paroles jumelée à son contenu lui offrait une révélation terrifiante. Elle avait envie de lui. Elle. Lui. Or, elle le disait de cette voix, cette voix apaisante et innocente qu’il avait toujours associée à une pureté intouchable.  « Enfin, je sais que je n’ai jamais compris toute cette histoire de sexe et de désir. Que tu m’as connu ainsi et que je ne comprends même pas ce qui m’arrive dernièrement. Mais, tu pourrais oublier ces détails quelques instants? Je suis là, dans ton lit, nue et j’ai envie de tes caresses, de ton poids sur moi. Kylian, tu pourrais prétendre que ce n’est pas anormal et simplement répondre à la demande d’une vieille amie?» Elle venait de boucler tous les détours et toutes les excuses qu'il pouvait se donner. Elle lui faisait une offre qu’il ne pouvait refuser. « Si c’est une preuve physique dont tu as besoin, il te faudra venir la chercher toi-même.» Elle couronna sa demande d’une invitation marquée par l’ouverture de ses gestes et la provocation de ses paroles. Ange était beaucoup trop douée à ce jeu pour en être une amatrice.

Sans mot, Loukas la regarda en se mordillant la lèvre inférieure alors qu’il entamait une réflexion des plus conflictuelle. Se rapprocherait-il du type d’homme qu’il méprisait s’il succombait? S’apprêtait-il à échouer l’ultime test qui allait le définir et le placer dans une catégorie ou une autre de façon permanente? Devrait-il penser un peu plus loin? Réfléchir aux conséquences qui allaient suivre? Se questionner sur ce qu’ils adviendraient une fois que le soleil se lèvera? Ou pouvait-il se permettre pour une fois d’être spontané? Était-ce possible pour lui d’être suffisamment égoïste pour saisir une opportunité d’instant? Kylian avait l’occasion de vivre un moment pleinement, de lâcher prise, d’oublier la peur, de goûter à ce qui pouvait se rapprocher, plus que jamais, d’une forme de liberté, de témérité, d’impulsivité justifiée. Loukas faisait face à une impasse, mais simplement car il choisissait d’ignorer la petite ruelle sombre et étroite, la seule voie, inconnue, qui lui permettait de continuer sa route. La solution à ses problèmes était simple, trop simple pour qu’il ne la saisisse. Loukas relâcha la pression sur sa lèvre rougie par ses dents, témoins de son indécision. Il humecta la région irritée par la douleur de sa langue afin de soupirer et d’avancer vers son amie. Ses pas n’exprimaient pas une confiance pleine, mais plutôt une curiosité. Hésitant et à la fois, décidé, Loukas prit place sur son lit de façon à faire face à son amie, se tenant sur ses genoux, suffisamment près pour la toucher, ses jambes alternaient avec les siennes, suffisamment écartées pour qu’il le fasse. Sur cette même lancée, le Daybreaker leva sa main pour la rapprocher du visage de son amie, observant chacune de ses réactions. Pointant l’index, il déposa son doigt sur la lèvre supérieure de la skinchanger pour doucement et délicatement descendre sa caresse sur sa lippe qu’il retroussa au passage avant de terminer son voyage sur son mention. Il referma ses doigts sur sa main pour faire glisser le dos de celle-ci sur la joue de son amie, puis Lou réchauffa sa peau douce en la flattant de son pouce. Kylian ne regardait point les gestes qu’il posait, il ne faisait que fixer le regard d’Ange, la façon dont elle mouvait son corps. Le daybreaker cherchait ce petit détail qui allait la trahir. Cette poussière oubliée qui lui permettrait de douter. Cette subtilité qui lui permettrait de reculer et de démasquer la supercherie d’Ange. Mais Loukas manquait de résultats concluants. Elle semblait sincère. Ce désir qu’elle prétendait ressentir, il semblait bien réel. Était-elle devenue la menteuse hors pair qu’elle se réclamait être? Ou ressentait-elle, elle aussi, cette pulsion érotique qui s’imposait brutalement dans ses veines?

Loukas serra des dents dans un frisson avant de se pencher vers elle pour taquiner ses lèvres des siennes. Joueur, mais surtout chancelant, il inspira alors qu'il scella leurs lèvres. Sa main glissa jusqu’à sa nuque et ses doigts glissèrent un peu plus haut sur sa tête, entrelaçant sa crinière blonde. Ses lèvres se pressèrent aux siennes, envieuses, mais surtout tendres. Toujours sur ses genoux, Loukas s’approcha sans rompre le contact de leurs bouches, son corps si impatient de découvrir la volupté de ses formes. Il intensifia le baiser alors que l’excitation le saisit et vibra violemment sous sa peau. Le daybreaker rompit le contact pour mettre ses deux mains sur son chandail et le retirer avec empressement. Gourmand, il voulut replonger dans le magnétisme de leur échange avide, mais il ne fit que coller son front contre le sien, se forçant de ralentir le rythme alors que son pouls s’affolait déjà, que sa respiration se faisait saccadée. Loukas vint chercher les deux mains d’Ange des siennes respectivement. Il entremêla ses doigts avec les siens, serra bien leurs paumes les autres contre les autres. Dès que Loukas eut une poigne suffisamment affirmée et rassurante, il l’invita à relever ses bras au-dessus de sa tête prenant appuie contre le dossier du lit, toujours mains dans les mains. «Tu es vraiment…vraiment certaine que c’est ce que tu veux?...Avec moi? » Lui demanda-t-il dans dans un soupir, un murmure. Alors que ses yeux avaient précédemment fixés ses lèvres obstinément, il releva enfin son regard pour croiser le sien, reculant juste assez son visage du sien pour en être capable. Pourquoi posait-il encore la question? Vous savez, je commence vraiment à manquer d’arguments. Après tout, Loukas angoissait toujours un minimum lorsqu’il se retrouvait dans une situation intime avec une femme. La sexualité n’était pas exactement sa zone de confort, alors il se devait de redoubler le consentement avec Ange. Et pourtant, malgré la nervosité, il restait un homme sensible à ce besoin si primaire, il était insuffisamment effrayé pour le fuir complètement. Alors à cet instant, il était peut-être plus faible qu'il ne le voudrait, mais il s'abandonnait à ses envies, à sa façon, à son rythme. Loukas ne se figeait plus dans la peur, peur d'être un monstre, non pas par sa nature, mais par l'absence de contrôle face à ses tendances tyranniques.


 
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MessageSujet: Re: /!\ Heaven Knows - Pv. Loukas   Ven 4 Sep - 14:43



 

 
Heaven Knows

 
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  Je le regardais se débattre avec lui-même. Voyant l'hésitation et l'envie se mêler dans une danse qui me laisserait peut-être perdante. J'aurais dû partir et le laisser. Ne pas l'obliger à jongler entre des émotions si contraires. L'ancienne moi aurait interpréter ce combat comme une raison de ne pas s'aventurer plus loin, mais cette personne que j'avais été n'avait jamais vu son pouls accélérer pour un homme. Elle n'avait choisi que des dominant exécrable. Peut-être que j'avais besoin de ce changement et que mon corps m'en donnait la possibilité. Hésitante à mon tour, je baissais mon regard pour mieux me promettre que s'il me repoussait de nouveau, je me contenterais de dormir sur le divan. Une lassitude voulue s'installer, mais Loukas se mit en mouvement. Ramenant mon regard sur lui, serrant ma gorge par le simple fait qu'il se rapprochait, je balayais ce moment de faiblesse. Il pourrait revenir me hanter une fois que j'aurais de quoi me reprocher. Ne pas être parfaite n'était pas un mal et si, cet homme devait devenir ma faiblesse, je ne le regretterais certainement pas. Ma poitrine se soulevant plus rapidement à mesure, qu'il s'installait au-dessus de moi, je ne détournais pas le regard. Accueillant le contact de son doigt sur mes lèvres, avec une expiration de soulagement. Le laissant jouer avec ma mâchoire, je m'offrais à cette caresse, découvrant une sensation que je n'avais saisie auparavant. Il n'était pas le premier à me caresser ainsi, tout en l'étant à la fois. Si je n'avais pas été trop occupé à me mordiller soudainement la lèvre, pour ne pas craquer et me jeter sur les siennes, j'aurais peut-être réalisée qu'il avait un statut unique à mes yeux. Mais, cela aurait été trop facile et puis, il me déconcentrait fortement.

Nerveuse et terriblement excité, je ne savais pas lequel des deux me donnait le plus chaud. L’effet restait le même, plus mon rythme cardiaque accélérait et plus je sentais le rouge me monter aux joues. Dans un mouvement doux, il m’embrassa et je restais de marbre. Incapable de saisir pourquoi ça me plaisait autant. Je restais ainsi, jusqu’à le sentir se rapprocher légèrement et céder à mon tour. J’oubliais ce qui aurait pu m’alerter et me perdait dans cet échange passionnée. Grondant, lorsqu’il s’échappa, je ravalais ma protestation en voyant le morceau de tissu s’éloigner de son torse. Je ravalais ma salive et ramenais mon regard au sien. J’entendais battre son cœur, je pouvais clairement voir à quel point il se trouvait dans le même état que moi et pourtant, il ne fit que coller son front au mien. Lui offrant mes mains sans crainte, je lui obéissais. Le laissant tirer mes mains au-dessus de ma tête, sans pour le moins ignorer que ce simple geste alourdissait la chaleur dans mon bas ventre. « Tu es vraiment…vraiment certaine que c’est ce que tu veux?...Avec moi? »

L'envie se dissipa sur mes traits, bien que mon regard, lui, reste avide, pour mieux s'attendrir. Observant son visage à quelques centimètres des miens, j'avançais ma tête pour mieux me retrouver à frôler ses lèvres. Si je le voulais lui? Kylian était définitivement un agneau. Peut-être pas aussi innocent que la plupart des gens de son espèce, mais c'était d'autant mieux pour lui. La survie dépendait d'une certaine dose de réalisme. « Je le veux. » Le souvenir de mon mariage, des paroles que j'avais prononcés sans les penser et de leurs impacts sur ma vie. Je me rachetais auprès de moi-même en les lui offrant. Ce n'était peut-être pas le même contexte, qui s'en souciait? L'instant suivant, je scellais de nouveau nos lèvres avec une douceur que je croyais morte, depuis quelques semaines. Je l'embrassais avec tout le désir que je pouvais ressentir, glissant mes jambes sur les siennes. M'agrippant à lui, sans l'aide de mes bras prisonnier de sa force. Puis, je rompais à mon tour le contact. Déposant ma tête contre le lit, je donnais un coup de hanche pour inverser nos positions et me retrouvais à demi sur lui. Mes mains toujours prise dans son étau. Je lui souriais et continuais de me déplacer. Me positionnant exactement comme j'en avais envie. Lui entre mes jambes, me retenant toujours. M'imposant, sans vraiment m'approprier le rôle du dominant. Mes seins s'écrasaient sur sa poitrine et je ne pouvais me redresser entièrement, mais ça me suffisait. Je serrais mes cuisses contre ses hanches, gigotant juste assez pour qu'il le remarque. Qu'il ressente la pression sur son entre jambe. « Mais, j'ai une condition. Une seule à laquelle je tiens particulièrement. » Le mouvement de mes hanches s'accentua juste assez pour que nous soyons conscients, que sans son horrible pantalon, nous serions loin d'être aussi sage. « Je veux te voir nu, debout devant moi. Je veux pouvoir t'observer autant que je le souhaite. » C'était peut-être stupide. Il ne garderait pas ses vêtements, même si je ne lui demandais pas. Il y avait pourtant, cette barrière que je voulais franchir avant de me permette cette folie. Il m'avait déjà vue nue, plus souvent qu'il ne l'aurait voulu. Lui, était toujours resté habiller. Je voulais le contempler, sans qu'il ne me distraie avec ses mains. Je voulais pouvoir regarder le corps d'un homme, réellement le regarder. Avec les yeux d'une femme qui avaient envie de lui et non pas ceux, désintéressé qui m'avait toujours servi par le passé. Ma bouche se perdant dans son cou et mes dents caressant sa peau, je finis par murmurer à même l'emplacement que je venais de mordiller. « Laisse-moi te regarder, Kylian. Comme une femme et non une amie. »

La demande avait de quoi le mettre mal à l'aise. J'avais constaté, plus d'une fois, que l'humain n'aimait pas être exposé sans aucun vêtement. Un autre mystère qui m'avait longtemps intrigué et qui, aujourd'hui encore, me laissait perplexe. D'un autre côté, qu'il accède à ma demande ou me retourne sur le dos pour mieux affoler mes sens, je ne lui dirais jamais non. J'étais presque incapable de me contrôler. Ces sensations étaient si nouvelles et intense. Comment pouvait-on vivre avec à chaque journée de sa vie? Ça devait être exténuant de se sentir réagir à chaque parcelle de corps qui nous plaisait. J'allais devoir apprendre à gérer ce nouvel instinct, même si pour l'instant, je préférais de loin le laisser s'emballer. En autant que Kylian lui répondait. M'immobilisant, je remontais ma bouche le long de sa mâchoire, pour mieux m'attarder auprès de ses lèvres. Je voulais une réponse. Bien, que je n'avais aucune intention de changer la fin de ces retrouvailles.

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