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 JOSH ∞ Take me away

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MessageSujet: JOSH ∞ Take me away   Jeu 1 Nov - 23:51





Take Me Away



L'eau chaude coule sur ma peau. Je cesse de respirer, je retiens mon souffle. Je ferme les yeux, mes mains passent dans mes cheveux. Je profite.. Puis je me dégage du jet d'eau brûlant. Je saisis un shampooing et je savonne mes cheveux, je fais la même chose avec mon corps. La salle de bain dans un air humide et moite sent bon la vanille et la Monoï. Je rince ma chevelure brune lentement, je prend mon temps, j'en ai rien à foutre d'être en retard. Je prend mon tard. Lorsque je tire le rideau de mon immense salle de bain; la grand miroir et couvert de buée. Peu importe. Je regarde l'heure sur l'horloge.. Il me resterait 5 minutes pour être à l'heure. Je souris en regardant mon état après avoir passé la paume de ma main sur la glace. Je suis nue, trempée, les cheveux dégoulinant. Pas question que je sorte comme ça, j'ai un jeu à tenir, une apparence à garder. Je dois être irréprochable pour faire soit disant honneur à ce qu'on appelle un père. Ou un géniteur après tout il a cessé dans mon coeur d'être mon père le jour ou il a décidé de tuer des gens qui n'ont rien fait en les envoyant dans des arènes. Il est un pion, pas la moindre capacité de sujet seul. Ce n'est plus mon père, comme ma mère n'est plus ma mère. Ils ne sont que des pions, aussi bien pour moi que pour le gouvernement. C'est parfois drôle de jouer avec les gens, comme c'est parfois lassant, je ne sais pas si ce que je fais est bien, cela me semble alors pourquoi ne pas suivre sa voie ? Sa conviction ? Celle qu'un monde sans tyrannie serait d'autant plus meilleur.

J'enroule une serviette toute douce et couleur crème autour de ma taille, j'essore mes cheveux au dessus de l'évier. Je sors de la salle de bain. J'arrive dans mes appartement. Personne pour le moment, mais je sais parfaitement que Joshua en aura vite marre de m'attendre en bas et qu'il risque de monter. Je loue une chambre juste pour me préparer, la réception a lieu dans la grande salle de bal de l'hôtel. Je traîne dans le salon de la suite, j'attrape des grappes de raisins et je prend mon temps pour les déguster. J'adore les raisins, j'attrape aussi une pomme et je vais dans ma chambre, où une grande housse à vêtements est suspendue à un paravent. Je la laisse pour l'instant à sa place. Je m'installe en serviette en face de ma coiffeuse. Je déteste qu'on touche à mes cheveux et j'ai vite apprit à me coiffer moi même. Alors je prend les sèche cheveux et je les sèche pour faire un brushing et les avoir légèrement ondulés. Je passe aux maquillages. Assortie à ma grande robe. Je regarde le résultat en me pinçant les lèvres pour placer parfaitement le rouge à lèvres.

Je me relève et j'attrape par le cintre la housse de ma robe de bal. Une robe qui serre trop et qui est plutôt voyante. Mais pourtant je l'aime bien. Je la pose sur le lit. Encore une fois j'enfile mes sous-vêtements avant d'ouvrir la housse. A ce moment là on frappe. Je sais parfaitement que c'est Josh qui s'impatiente. Je n'ai pas tellement envie de jouer la comédie du parfait petit couple pour nos parents. Je joue assez dans ma vie, trop c'est trop. Je soupire et je cours en sous-vêtements à travers la suite pour aller ouvrir à Josh. J'ouvre la porte avec un sourire malicieux parce que je sais que je suis en faute.

- Rentre je suis en retard..

Je ris quelque peu et je l'embrasse sur la joue avant de refermer. Je lui tourne le dos et je retourne dans ma chambre.

- Fais comme chez toi.. hein comme d'habitude..


Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: JOSH ∞ Take me away   Ven 2 Nov - 11:50





« Josh & Judicaëlle»

C’était toujours le même refrain. Il fallait être impeccable. J’aimerais bien qu’un jour, on nous dise que le thème de la soirée, c’était jean et t-shirt, je mettrais moins de temps à me préparer. De plus, il semblerait que ma mère ne me fasse pas confiance à propos du costume. Ce matin, elle était entrée dans ma chambre en me brandissant une boîte, me lançant « C’est pour ce soir, et s’il te plaît, cette fois-ci, met un nœuds papillon ». Sans qu’elle ne comprenne pourquoi, je souriais comme un idiot. Dans ma tête raisonnait la voix enfantine d’une Judicaëlle à quatre ans qui me répétait que je ressemblais à un pingouin. Je me contentais d’adresser un sourire à ma mère, la dernière fois, je n’avais mis aucune cravate, il semblerait que j’avais fait les frais de critiques. De toute façon, qu’on porte ceci ou non, on serait sans cesse regarder de travers afin d’être critiqué. C’était ainsi. Mais nous vous y méprenez pas, il y avait des personnes sympathiques lors de ces soirées.

Le soir même, j'avais enfilé le costume trois pièces, ma mère voyait toujours juste quant à l'esthétique, je lui faisais confiance pour cela. Elle avait un goût exquis, je crois que c'était un truc de femme pour voir les petites choses qui faisaient tout. Je grognais après mon nœud papillon qui refusait de se mettre droit. J'entendais la porte de la salle de bain s'ouvrir. En jetant un coup d’œil dans le miroir, je vis Grace affublée d'une robe noire. Elle faisait beaucoup plus que quatorze ans accoutrée ainsi, ce qui prouvait qu'elle n'était qu'une adolescente était ses mitaines. Je lui souriais dans le miroir « Tu pourrais frapper non ? » lançais-je, faussement outré. Elle n'était pas dupe. Elle s'avançait vers moi afin de s'occuper de mon nœud. « Il n'y à pas mort d'homme Josh et en plus, t'es toujours aussi doué avec les nœuds papillon » ironisait-elle. Je riais « Et tu as toujours envie de faire criser maman avec tes mitaines en dentelles ? Je ne te donnes pas cinq minutes avec, elle ne te laissera pas sortir avec ça ». Elle m'adressait un petit sourire « Au moins, je ne me taperais pas cette fête chiante. Voilà, tu es bien mieux comme ça. Mais un truc serait encore mieux... ». Elle passa sa main dans mes cheveux afin de les ébouriffés. J'éclatais de rire avant de la coincer et de la décoiffer complètement. Elle me suppliait d'arrêter, prétextant avoir mis des heures à se lisser les cheveux. « Eh bien, tu n'as qu'à recommencer ». Je ris de plus belle, elle sortait de la salle de bain, je remettais mes cheveux en place et sortait à mon tour.

Il n’y avait encore personne dans la salle de réception du Plaza. J’attendais sagement Judicaëlle dans le hall d’accueil. Comme à chaque fois, elle réservait une chambre d’hôtel pour se préparer et je me devais de l’attendre afin de montrer quel fiancés soudés nous étions. Je soupirais. Elle était ma meilleure amie, elle n’était pas amoureuse de moi. De plus, ces derniers temps, j’avais l’impression d’un immense fossé se creusait entre nous. Je ne voulais pas la perdre, rompre les fiançailles et garder notre amitié intacte serait la meilleure chose à faire pour nous. Cependant, nos familles ne semblaient pas de cet avis. Je passais mes mains dans mes poches. Elle était en retard, comme d’habitude. Je voyais au loin la salle se remplir, le brouhaha s’entendait depuis là tandis qu’une musique un peu jazzy surplombais les conversations. C’était toujours les mêmes choses : le gouvernement, les jeux, les moments forts vu dans la journée, les femmes discutaient chiffon tandis que les hommes parlaient politique et travail. Je vis mon père me jeter un regard, je lui adressais un petit sourire au loin. Je regardais ma montre en soupirant. Je détestais attendre comme ça. Je me dirigeais vers le comptoir de réception, demandant le numéro de chambre de ma meilleure amie.

Elle m’indiquait le numéro, je lui souriais gentiment en la remerciant et pris l’ascenseur. Je me répétais le numéro en tête afin de ne pas l’oublier, arpentant le couloir, tournant la tête de droite à gauche afin de trouver la bonne porte. Je frappais lorsque je trouvais cette dernière. J’attendais encore un peu jusqu’à ce que j’entende le verrou s’ouvrir. La porte s’ouvrait et la vue de Judicaëlle en sous-vêtements ne me laissait pas indifférent. Et ce petit sourire. Elle savait très bien comment m’amadouer, sachant que je n’étais pas très patient lorsqu’il fallait l’attendre, elle jouait la carte du « Regarde-moi, je suis adorable, tu ne peux pas m’en vouloir ». Je détestais cette carte, parce que j’étais faible face à cette carte. Je ne pouvais m’empêcher de rire « Ah ? C’est bizarre, je ne m’en suis pas rendu compte ». Je regardais ma montre « Remarque, tu es en avances comparé à d’habitude » je la taquinais. Elle me tournait le dos et quittais la pièce afin de finir de se préparer. Je m’installais dans l’un des fauteuils. Afin de parler avec elle, je parlais un peu plus fort que d’habitude « Je ne sais pas si je vais réussir à supporter la soirée, t’as pas un bar dans cette suite, histoire qu’on prenne des munitions ? ». Je me levais, me mettant à la recherche du bar, habituellement dans ce genre de suite, c’était de petits placard, je les ouvrais tous et tombait sur des minis bouteilles. D’accord, ça ferais l’affaire.


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MessageSujet: Re: JOSH ∞ Take me away   Ven 2 Nov - 23:08





Take Me Away



Je sors de la baignoire. Je m'enroule dans une grande serviette toute douche. J'essore mes cheveux au dessus de l'évier et je les enroule eux aussi dans une serviette. Rien de bien sexy, mais on s'en fiche, et de plus je suis toute seule dans ma suite alors je fais un peu ce que je veux. J'aime bien parfois me retrouver seule avec moi même, j'espère en vain une absence pour voir si je peux m'en souvenir mais non, cela ne marche pas. Il n'y a rien et pourtant dieu sait que j'aimerais. J'aimerais vraiment comprendre pourquoi parfois, lorsque je vais des choses banales, je perds le contrôle. J'en ai parlé à personne, et personne ne doit savoir ma faiblesse, je n'ai pas de faiblesse. C'est surement orgueilleux de le faire mais en tout cas je suis presque que c'est l'une des seules que je peux vraiment avoir.

Dans le salon de la suite je me place, les deux coudes posés sur la table en acajou vernie pour manger une grappe de raison. Je sais très bien que je suis en retard, mais aucune importance, je ne suis jamais à l'heure c'est une chose que les gens doivent savoir, et en plus être à l'heure à un gala de "charité" du gouvernement c'est juste n'importe quoi, on se fait déjà assez chier alors forcément, un peu de retard c'est tant mieux. Je ris lorsqu'on annonce cela comme un gala de charité, c'est l'hôpital qui se fout de la charité. Ce gouvernement bourrait de tune cotise pour quoi ? Pour enrichir les technologies médicales. Techniques mises en place seulement pour les habitants de New York bien sûr, les habitants des zones et même de la 1 ou de la 2, ne savent même pas qu'on les invente. Je ris oh que oui.

Je file dans ma chambre avec une pomme que je termine. Je retire ma serviette sur ma tête. Je me coiffe, un brushing ondulé quelques barrettes, et voilà, c'est plutôt classe, de toute façon, je déteste qu'on touche à mes longs cheveux, pas que je sois douillette, mais je n'aime pas c'est tout. Je passe au maquillage. Les yeux sont foncés, un argenté foncé avec des reflets violacés. De la poudre et du blush plus sombre et encore crayons noir, mascara et rouge à lèvres. Je pince mes lèvres pour finir de placer la couleur et je me relève. Je place la housse de ma robe qui m'attend sur le lit. J'enfile des sous-vêtements et je commence à la sortir de sa protection lorsque quelqu'un frappe à la porte de la suite. Je souris en sachant très bien qui s'est, je suis en retard, mon cavalier, mon faux fiancé, enfin il est vraiment faux, mais disons que la situation est complexe. Josh quoi.

Je cours légèrement pour aller ouvrir. Je souris en le voyant. Il est tout beau dans son costume. Je lui fais la bise et je le laisse entrer en m'excusant pour mon retard, même si je doute que cela lui convienne. En tout cas il en profite pour me taquiner un peu. Je sais des gestes de mains, du genre " piapiapia " et je lui tourne le dos pour aller enfiler ma robe. Je le laisse seul dans le salon de la suite. Je l'entends pourtant parler. Il semble autant motiver que moi dis donc. Je ris toute seule. Il me demande où est le mini bar, apparemment il est en manque d'alcool ? Pas son genre pourtant. Je soupire. Je n'aime pas l'alcool, ça embrume les idées. Je dis ça, mais je suis la première à en consommer, mais seulement en privé par en public, on ne sait jamais ce qui pourrait arriver si j'ai bu un coup de trop. Bonjour la galère. Parfois je fais semblant de l'être, pour m'amuser.

J'enfile ma tenue devant la glace. Elle est bouffante et pleine de paillettes. Elle plaira surement à ma mère et encore plus à mon père. Je lève les yeux au ciel, je ne peux pas la ferme toute seule. J'enfile mes escarpins, mes gants sombres et je prend mon châle avec moi. Je retourne dans le salon ou je vois Josh qui a trouvé des petites bouteilles d'alcools, je hausse un sourcil.

- Tu vas pas boire maintenant ? J'ai pas l'intention de te trainer ivre je te préviens ...

Je me tourne et je place mes cheveux sur mon épaule.

- Tu peux fermer et lasser le corset s'il te plait, bien fort qu'on croit que j'ai un peu de seins quoi.

Je le laisse faire et une fois qu'il a finit je repense à un truc que j'ai oublie.

- Oh le collier que tu m'as offert, il me le faut. Et la bague !


Je vais chercher ce quifait de nous un couple qui ne fonctionne pas du tout, un couple enragé. Un collier qui faut des millions et la bague n'en parlons pas, je pourrais couler avec, je les enlève toujours et je les mets rarement à part pour ce type de soirée. Je reviens avec. Je vois une mini bouteille de rhum, je l'ouvre à la vas vite et je m'enfile trois ou quatre gorgées et je repose le tout.

- Ouais t'as raison, un peu de courage ne tue personne.

Je m'approche de lui et je l'embrasse sur la commissure des lèvres.

- Près mon chéri ?




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MessageSujet: Re: JOSH ∞ Take me away   Sam 3 Nov - 13:08





« Josh & Judicaëlle»

Je n’étais pas la personne la plus patiente du monde. A vrai dire, j’avais cette impression de faire tapisserie lorsque j’attendais Judicaëlle. Je n’aimais pas vraiment me sentir ainsi, c’était beaucoup mieux lorsque tous les regards étaient braqués sur moi. Ce qui arrivait très souvent lors de ces soirées puisque j’avais toujours la plus belle femme de la soirée à mon bras. Cependant, cette dernière semblait mettre un temps fou à se préparer. Il est vrai que les femmes avaient beaucoup plus à faire. Coiffure, maquillage, vernis, bijoux, vêtements. Je le savais bien, je mettais toujours beaucoup plus de temps à trouver les vêtements féminins pour mes Élus. Tout accorder et dieu sait qu’une simple broche pouvait transformer le vêtement le plus simple en quelque chose de sublime. J’essayais de me dire cela lorsque j’attendais Judicaëlle, tentant de lui trouver des excuses. Pourtant, je me demandais si elle ne le faisait pas exprès, histoire de retarder un peu plus l’échéance de se retrouver dans cette salle.

Je ne cessais de regarder nerveusement ma montre, comptant les minutes. Je m’ennuyais à mourir. Je soupirais, il fallait que je bouge, que je fasse quelque chose, j’en avais vraiment marre d’attendre. Je regardais à nouveau ma montre, me disant que si dans cinq minutes je ne voyais pas Judicaëlle montrer le bout de son nez, j’irais la chercher de force. Comme prévu, cinq minutes plus tard, elle n’était toujours pas là. Je devrais avoir l’habitude avec le temps, pourtant, ça ne m’empêchait pas de m’impatienter. Je m’avançais jusqu’à l’accueil, demandant le numéro de la chambre de ma fiancée. Je montais à l’étage, trouvant enfin la bonne porte. Je frappais, prêt à lui faire un sermon sur la ponctualité. Pourtant, lorsqu’elle m’ouvrait la porte, je perdais tous mes arguments devant son petit sourire. Elle avait ce contrôle sur moi, je me sentais complètement faible et sans armes devant ce sourire et devant une fille canon à moitié nue. Pourtant, je ne perdais pas les moyens pour lui envoyer un peu de sarcasme. Sa réaction m’arrachait un rire. Je revoyais presque ma meilleure amie à dix ans. Je refermais la porte, la regardant filer dans sa chambre pour finir de se préparer.

Je m’installais dans le fauteuil en soupirant, combien de temps allait-elle mettre ? Il faudrait bien descendre là en bas. Jouer la comédie des fiancés parfait alors que nous savions parfaitement qu’aucun de nous deux n’avait envie de s’engager maintenant. Cette relation était beaucoup trop bizarre. Je sentais ce fossé, tout était faux. Elle était ma meilleure amie, elle n’était pas amoureuse de moi. A quoi bon se marier ? A quoi bon lui offrir des bijoux hors de prix alors que pour son anniversaire, je lui offrirais un truc drôle voir inutile comme je l’avais toujours fait depuis vingt ans. C’était trop différent, ce n’était pas nous. Il me fallait du courage pour rejouer la comédie. Certes, j’étais bon comédien, mais avec Judicaëlle, je ne voulais pas jouer, je préférais être moi, le mec qu’elle a traité de pingouin lorsqu’on était encore des gamins. Pas celui en costard qui lui offre la plus grosse bague jamais connue. Ce n’était pas nous. Ce n’était pas moi.

Je lui demandais si elle n’avait pas de l’alcool dans cette suite. Peut-être qu’avec un peu de ça dans mes veines, j’arriverais à trouver le courage pour la comédie. Ce n’était pas dans mon habitude de boire comme un forcené, sauf dans certain cas. Mais ce n’était jamais au point d’être complètement ivre mort. Alors que je cherchais de quoi me rafraichir, j’entendis la voix de Judicaëlle s’élever, je souriais, trouvant une petite fiole de rhum « Mais non, ne t’en fais pas, je ne serais pas ivre, juste deux gorgées pour le courage, comme la pot… » Je me retournais et découvrais ma fausse fiancée plus ravissante que jamais. Je retenais ma mâchoire afin qu’elle ne se décroche pas « …Whouah » lâchais-je. Elle se retournait et dégageais ses cheveux. Il me fallait quelques secondes pour revenir à moi. Ce n’était pas permis de sortir comme ça. Elle dévoilait sa nuque. Sa dernière remarque me fit rire « T’as pas de seins, t’y peut rien ma vieille, c’est comme ça » lançais-je simplement pour la taquiner, je la trouvais parfaite ainsi, qu’importe qu’elle ait de la poitrine ou non. Je m’emparais des lacets de son corset et entreprenait de le lui attacher, assez fort, veillant à la pas l’étouffer non plus « C’est assez serrer ? Dis-moi si t’étouffe, je ne veux pas t’assassiner avec un corset ». J’attachais ces derniers ensembles, je fermais sa robe. Elle se rendait compte qu’elle avait oublié les bijoux que je lui avais offerts. Je baissais les yeux. La comédie encore. Les femmes allaient s’extasier sur ses parures, lui disant que son fiancé avait du goût etc… Elle revient avec ces derniers, je lui souriais. Cela ne l’empêchait pas d’être magnifique. Pourquoi me torturait-elle ainsi. Elle s’emparait de la petite bouteille de rhum. Je la regardais avec des yeux gros comme des soucoupes, très peu habitué à la vue de Judicaëlle en train de boire « Hm, ouai, du courage, c’est ce qu’il faut ». Elle s’accrochait à mon bras et ses lèvres se posait au coin des miennes. Dans quoi m’embarquais-je ? Je n’avais qu’une seule envie, c’était l’embrasser, lâcher cette soirée, arrêter de faire semblant pour une fois. Pourtant, je ne fis rien de tout cela, lui souriant « C’est parti ». Nous prenions l’ascenseur et soudain, le brouhaha repris, les regards se posèrent sur Judicaëlle, je me contentais de sourire comme si nous étions le couple le plus heureux du monde, épanouis etc… Je croisais le regard de ma sœur, elle semblait m’encourager, je remarquais qu’elle n’avait plus ses mitaines, elle aussi était forcé à être quelqu’un qu’elle n’était pas. Je glissais discrètement à Judicaëlle « Fais gaffe, il y a encore ce vieux pervers de Kearney qui te déshabille du regard, c’est juste dégoutant, il doit avoir au moins soixante ans » je jetais un œil vers nos parents et souriais tendrement comme si je venais de lui glisser quelque chose de romantique et l’embrassais sur la joue.


(c) Spinelsuns
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MessageSujet: Re: JOSH ∞ Take me away   Sam 3 Nov - 17:59





Take Me Away




Parfois je me demande si je suis bien réveillée, si ma vie n'est pas un rêve. Par rêve se serait probablement plus un cauchemar. Je me vois mal rêver d'un monde pareil, je me vois mal vivre dans un monde pareil et de plus l'apprécier, je déteste ce monde, comme je déteste toute personne sans la connaître qui aime ce monde. On ne peut pas aimer la mort, elle ne peut pas devenir notre amie et pourtant elle rode tout le temps depuis que les jeux, et la tyrannie ce sont installés. Non, on ne peut pas vivre ici en aimant notre vie si on est contre, et ceux qui l'aiment sont de putains d'hypocrites trouillards. Et dieu sait que les trouillard on en trouve partout, tous des lâches dans ce monde, on préfère vivre dans la pourriture plutôt que de mourir en héros. Mon choix est si vite fait, jamais je serais heureuse tant que mon père fera souffrir des gens, je veux qu'il comprenne qu'il est l'équivalent de Balthazar, le démon à la charge de Lucifer. Il est l'horreur même, ne s'en rend-il pas compte ?

Je cours pour aller ouvrir, je suis en sous-vêtements mais puisque je sais que c'est probablement mon fiancé arrangé qui bien j'en ai rien à faire. Il m'a vu nue alors des sous vêtements je dois avouer que je ne suis plus à ça près. Je lui ouvre avec un sourire des plus mignons dans le but qu'il ne me râle pas dessus. Il ne le fera surement pas. En plus d'être en mariage arrangé nous sommes meilleurs amis, j'avoue que la situation n'arrange pas véritablement la situation mais peu importe je crois. L'amour, l'amitié, ce n'est pas vraiment ce qu'il y a de plus important, à quoi bon aimer une personne alors que celle ci peut-être radiée, tuée, emprisonnée à tout moment, je n'en vois pas l'intérêt et ce n'est surement pas parce que Joshua est le fils de quelqu'un d'influent qu'il est protégé. On ne sait jamais à quoi s'attendre. Pas question de tomber amoureuse à un moment donner. Je prime sur la liberté et le sexe pour satisfaire mes désirs. Et ma condition me va très bien, même si aux yeux de tous, j'ai la bague au poids et que je m'apprête à épouser un des meilleurs partis de la ville. Je pourrais me dire que j'ai énormément de chance, seulement être forcé à se marier je ne vois pas cela comme une chance pour ma part. Un fardeau, ouais un peu plus. Un jeu de plus à tenir, un jour je saturerais, je péterais un câble et on ne me retrouvera pas. Un jour je partirais, je prendrais un bateau et jamais on ne saura ou je serais. De l'alcool, des films, de la bouffe. Je partirais et je vivrais de la pêche. Les océans sont vastes avant que l'on me trouve.. J'ai de la marge.

Effectivement je ne me fais pas vraiment râler dessus, il préfère me taquiner. Je souris toujours en fonçant dans ma chambre pour aller enfiler ma robe. Trop de paillette, trop de volume, elle est le contraire de ce que j'aime. Moi un jean, des bottes, une chemise je me sens bien. Je ne suis pas comme ma mère qui semble adorer les chichis. Cela a toujours été. J'aime les robes mais lorsqu'elle reste sobre. Cette robe vous vous en douter je n'ai pas eu mon mot à dire hier je me suis faite tirée du lit pour finir l'essayage. Ma mère parlait fort au styliste qui aurait pu être Josh au final. Celui ci habile la plupart des "vedettes" de la capital. Cette robe me fait ressembler à une meringue cramée saupoudrée de paillette. Je soupire devant la glace et j'enfile des gants sombres. Je prend le châle assortie et je rejoins Josh dans le salon, lui qui semble avoir trouvé les bouteilles du minis bar. Je dégage mes cheveux et je lui demande de s'occuper à fermer ma robe dans le dos en lui demandant de serrer histoire qu'on voit un peu plus les petits seins que je possède. Avec cette meringue on dirait que je suis une planche à pain plutôt qu'une femme. Je repense à la tête qu'il a fait lorsqu'il m'a vu dans ma tenue. Je n'ai pas relevé, pas besoin. Il se met à faire le corset de ma robe. Je lui donne un coup de coude en arrière pour me venger de sa réflexion sur mes seins. Il serre d'un coup le lacet, je retiens un hoquet car c'est tout de même bien serrer, surement trop, mais il vaut mieux être plus mince que trop grosse. Les journaux seront surement là, pas sous forme de paparazzis mais les comptes rendues de la soirée seront les mêmes.

- Parfait merci !

Je cours chercher les bijoux qu'il est censé m'avoir offert. Je prend la parure sur laquelle toute les filles, femmes, grands mères.. vont baver et la fameuse bagues assez connue de fiançailles. Je reviens en la mettant et me voilà presque prête. Je lui fais un léger baiser sur la commissure de ses lèvres en lui souriant légèrement avant d'attraper la petite bouteille qu'il a trouvé. Du rhum, oh cela fera largement l'affaire. Je souris et j'engloutis deux trois gorgées qui brûlent ma gorge et envahissent mon estomac. J'en frissonne mais c'est fou ce que cela peut détendre, ce que cela peut booster. Pour le courage comme on a dit avec Josh. Parce qu'il va nous en falloir, une soirée complète avec les gens les plus riches de l'Etat. Les pires personnes. Je saisis son bras et on prend l'ascenseur nous descendant dans la bal de réception. Le bruit de la discutions, des verres qui trinquent, des rires, des sons d'outrages. Puis lorsque j'arrive tout change. Le temps d'une descente pour devenir une autre personne. Je souris fièrement, de façon orgueilleuse. La tête haute, j'avance avec lui. Une tas de femmes se retournent sur moi, je suis censée jouer la fille la plus heureuse du monde qui va épouser LE mec qu'un tas de filles convoitent, même si la réalité est tout autre. J'entends les paroles discrètes de mon fiancé, je souris et je cherche notre vieux pervers du regard directement. Je le vois, il me fixe, ok sur ce coup là Josh n'a pas tord. Je lui souris en le saluant exprès, on pourrait presque voir une érection dans son pantalon de costume de vieux. Je parcoure du regard la foule et je vois nos parents, toujours et régulièrement ensemble en grands amis qu'ils sont. Tous arborent de grands sourires, je m'efforce d'en faire autant lorsque je sens un baiser sur ma joue, celui de Josh.

- Hé ! Doucement tu veux ! On est pas obligé de se faire des papouilles hein ..!

Je fais passer ça pour une fausse surprise. Je souris et je lui lance un regard genre " arrête ça un peu ". Je lâche son bras et je me dirige vers un jeune homme plutôt séduisant que je connais bien. Je lui souris avant d'arriver pleinement à lui je me retourne vers Josh.

- Tu peux aller nous chercher à boire s'il te plait ?

Je lui fais un clin d'oeil histoire qu'il comprenne que ce mec me plait plutôt pas mal et que ce n'est pas en voyant mon pseudo fiancé que je vais conclure pour ce soir. Je n'ai pas envie de m'ennuyer à son bras, et je suis sûre que lui non plus.



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MessageSujet: Re: JOSH ∞ Take me away   Dim 4 Nov - 0:00





« Josh & Judicaëlle»

Faire semblant. Cela semblait si facile pour elle. Comme si elle avait toujours fais semblant de m’aimer. C’était déconcertant la facilité avec laquelle elle pouvait me lancer ce regard, tout n’était que superficialité, il n’y avait rien au fond. Ce n’était que du vide, des fausses paroles, des faux gestes. C’était blessant, humiliant. Il n’y avait rien. Je me mentais à moi-même lorsque j’espérais qu’elle soit vraiment amoureuse de moi. Que parfois, elle se dise que nous, ce n’était pas une mauvaise idée. Je me faisais de faux espoirs, ce n’était pas bien d’espérer ainsi. Je ne voulais pas me marier avec elle, non, pas maintenant. Mais j’aurais apprécié qu’elle ressente au moins quelque chose pour moi. C’était du vent, de la poudre aux yeux comme cette bague de fiançailles qui coutait les yeux de la tête. Si mon père n’avait pas été derrière moi et que nous étions un vrai couple. Je lui aurais présenté une bague sucette en lui demandant sa main. Parce que ça ferait rire et c’est ce que j’aimais entre nous, notre complicité. Je m’accrochais à cette dernière, à notre amitié. Parce que le reste n’était que superficialité.

J'adorais la taquiner. C'était un peu ma façon de lui dire que je l'aimais bien. Lorsque je faisais un commentaire sur sa petite poitrine, je la sens me donner un coup de coude. Je ne pouvais m'empêcher de rire, c'était ridicule, elle ne faisait même pas mal. Elle savait très bien qu'elle perdait sur ce coup là, j'avais tout de même le droit d'avoir une petite victoire tout de même. Je finissais de lasser son corset, faisant attention de ne pas la faire étouffer. La pauvre, je ne voulais pas qu'elle s'évanouisse là au milieu et qu'elle meurt s'asphyxie à cause d'un vêtement. Ce serait dommage. Elle avait oublié les bijoux que je lui avais offerts. Je la laissait fuir de mes mains. Elle revenait affublée de ses parures. Je ne retenais pas un petit sourire. Certes, ce n'était pas son style habituel, mais ça lui allait bien. On aurait dit une princesse, mais pas le genre de princesse Disney, non, les princesses sexy. Je commençais à me faire un délire mentale là-dessus jusqu'à ce qu'elle s'empare de la bouteille de rhum. Je la regardais en souriant, elle semblait avoir elle aussi besoin de courage. Du courage pour quoi ? Parce qu'elle n'était pas amoureuse de moi et qu'elle était obligée de tenir le rôle de ma fiancée.

Étais-ce si horrible d’être fiancé avec moi ? Elle avait besoin d’alcool pour faire semblant avec moi. Elle se remémorait peut-être le fiasco de notre histoire de lycéen, se disant qu’elle allait finir sa vie avec le nul qui lui servait de petit ami. Représentais-je cela à ses yeux ? C’est pour cette raison qu’elle devait avoir un peu de courage ? Elle m’embrassait sur le coin des lèvres, en plus de cela, elle jouait avec moi, elle jouait avec mes sentiments. Ou comment se sentir comme Ken. Voilà, je suis Ken, l’ami de Barbie, son éternel compagnon dépourvu de pénis. C’était horrible d’être vu ainsi. Il n’y avait donc aucune attirance pour moi ? J’étais aussi dépourvu de sex appeal pour elle ? Okay, allons pour le rôle de Ken. Au point où j’en étais de toute façon.

Lorsque nous arrivions dans la salle, tous les regards se tournaient sur nous. Je devrais être habitué à cette attention. A vrai dire, j’aimais bien ce genre d’attention, c’était marrant. Certains chuchotaient à notre passage, commentant sûrement la robe de Judicaëlle ou inventaient quelque chose sur notre « couple ». Je remarquais nos parents nous regarder intensément, comme pour nous surveiller, que nous ne fassions pas de bêtise. En foulant la foule du regard, je remarquais ce vieux pervers de Kearney déshabillé Judi du regard. Je ne pouvais m’empêcher de lui faire part, je ne peux m’empêcher de pouffer lorsque je la vois lui faire signe. J’ajoutais « Arrête, il va penser qu’il te plaît et il va te violer dans les toilettes, qui sais ce dont il est capable. Crie fort s’il tente quelque chose » hasardais-je. Je l’embrassais sur la joue, tentant de jouer le couple parfait. Le chaud et le froid, c’est ce qu’elle faisait en me remballant complètement. Je détestais ce chaud/froid. Elle me lâchait le bras et se dirigeais vers un autre homme. Alors qu’elle me demandait d’aller chercher à boire, je comprenais le code.

Pourtant, ce code me faisait du mal. Je jaugeais le jeune homme. D’accord, il était plutôt séduisant. Mais pourquoi lui ? Je tentais de ne pas rester trop longtemps pour que cela ne fasse pas trop bizarre. Je leur adressais un sourire « Je reviens avec ça ». Je leur tournais le dos, bougonnant intérieurement sur cet idiot. Il ressemblait à un pingouin avec son costard moche. J’avais des envies de meurtre. Je tournais la tête. Ils riaient tous les deux, je voyais bien ce petit regard. Je soufflais. Calme Josh. Reste calme. J’allais vers le buffet. Soudain, j’avais une idée. Moi aussi je pouvais jouer. Tiens, justement, une jolie blonde m’abordait. Elle commençait à me complimenter sur mes choix de tenues pour le défilé des Élus. Je la remerciais chaleureusement. « Oh, mais dites-moi, vous sentez drôlement bon. Quel parfum ? » je portais mon nez dans son cou pour sentir de plus près ce qui entrainais les gloussements de cette dernière, elle me répondait, le rouge aux joues. Je lui offrais la coupe de champagne que j’avais dans la main, prêtant bien attention que Judicaëlle ai vu toute la scène.


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MessageSujet: Re: JOSH ∞ Take me away   Dim 4 Nov - 0:30





Take Me Away




Je déteste ce genre de soirée. C'est dingue, c'est le genre qu'on voit dans les films. Seulement dans les films cela semble tout à fait agréable, tout à fait divertissant. Seulement c'est mensonger ce truc, c'est faux, vous n'avez pas idée combien ce machin, ces soirées de riches, sont ennuyantes, sur la porte d'entrée on devrait marquer, " pour les vieux pervers, les vieilles fans de rumeurs et les gamines richissimes puant le dollars ". Ce n'est pas pour moi, ce n'est pas fait pour moi ! Je ne suis pas de ce monde, oh j'avoue l'avoir été, parce que la tyrannie n'a pas toujours existé. Avant j'étais heureuse, maintenant la bonheur devient de la survie. Mon existence ne tient qu'à un fil. Personne ici s'en doute, pas même un fiancé. Le mien.. enfin la situation est complexe. Mon père et ma mère me dégoutent juste d'autant plus de me forcer à faire un truc que je ne veux pas. Je n'avais pas vraiment prévu cette épine au pied, parce que 'avouons le une fois que je serais mariée, je serais dans la merde, Joshua va vouloir me suivre partout etc etc. Pas question. S'il faut l'assommer de somnifère la luit, je le ferais, je suis capable du pire, certes aussi du meilleur mais dans cette période c'est du pire la plus part du temps.

L'ascenseur descend trop vite. Je dois changer de moi. Parfois j'ai l'impression qu'avec la comédie que je joue et mon stresse permanent, nous sommes plus d'un dans ma tête, de plus j'ai ses absences parfois que je ne maîtrise absolument pas. Je ne les comprend pas, j'ai l'impression de perdre de moi lorsque cela m'arrive parce que je n'ai aucun souvenirs de tout ce qui se produit. Ce que j'aimerais au final, mais non, je devient folle. Une raison de plus pour ne pas me lier véritablement avec une personne. J'ai bien conscience que Josh ne ressent pas que de l'amitié comme il le devrait, mais je ne relève pas, il n'est pas vilain et parfois j'ai tendance à en profiter et le désirer. On joue si on veut après tout non ? J'aime jouer, tant qu'il faut profiter autant s'amuser. Josh est un jeu, rien de plus, plus n'est absolument pas envisageable, je ne le pense même pas. Il me veut il aura mon corps pas mon coeur. Jamais. Personne ne peut l'avoir. Je ne veux pas le donner, l'offrir, le vendre.. bref, mon coeur m'appartient et l'amour me l'enlèverait. Tout le monde sait que l'amour est horrible, la pire torture de l'homme. Le coeur se fissure, le corps se retourne, on a mal tout le temps lorsqu'on aime. Hors de question de devenir faible, je ne peux pas me le permettre. Comme je ne peux pas me permettre de le mettre en danger. Mon statut de chef de la rébellion dans notre zone me pousse à m'isoler. Il n'est pas de ce monde. Nous sommes bien trop opposé lui et moi, la preuve il bosse pour mon père. Il est dans un sens un monstre, il habite les futurs morts, comment peut-il faire ça ? Je suppose qu'il n'est pas le choix, je me force à espérer ça plutôt qu'il en prenne un morbide plaisir.

Ce vieux monsieur qui me matte toujours avec un air de pervers le fait à ce moment là. Joshua m'en fait part discrètement et j'en rajoute une couche. Je suis sûre qu'il va partir se vider dans quelques minutes, c'est ignoble. Je lève les yeux au ciel en entendant Josh.

- Je me laisse faire ça ira plus vite de toute avec cette meringue avant qu'il trouve le trou, on sera tous enterré et lui en premier.

J'avance dans la foule, je salue nos parents. Ma mère semble ravie de me voir. Je détourne vite le regard, je suis un peu.. comment dire.. dégoutée de les voir comme ça. Oh c'est bien connu que les riches recherches l'influence d'un gouvernement fort, ils ont réussi leur coup et maintenant ils en sont partisans et me pense être avec eux. Drôle de situation au final. Je quitte le bras de mon cavalier pour aller vers un garçon que je connais déjà. Il me drague depuis avant l'annonce de mes fiançailles. Peu importe, je le trouve charmant et j'aimerais plus que de la séduction. Je demande à Josh d'aller nous chercher à boire histoire d'être tranquille avec lui pour bavarder. Je le salue et il répond d'un voix suave. Je me mord la lèvre.. Je regarde derrière moi, j'aurais bien voulu ma coup de champagne mais je ne vois pour le moment pas Joshua revenir. Tant pis. Mon garçon séduisant en costard et accosté contre le mur et moi je m'appuie légèrement contre lui pour discuter de tout et de rien, il me complimente sur tout. Il débute avec ma robe, mon maquillage, mes cheveux.. mon sourire.. Enfin vous voyez. Je cherche toujours Josh du regard et je me demande pourquoi il ne revient pas ? Je regarde autour de moi.. et je cherche le bar. Je le trouve ainsi que Josh.. et il n'est pas seul. Il se penche sur une blonde un peu trop pulpeuse à mon goût. Il n'y a que moi qui puisse faire ça.. pourquoi il fait ça ? Je fulmine complètement. Je vois un serveur avec des coupes et j'en saisis deux. Je me retourne vers mon garçon mignon et je lui tend toute mielleuse. J'enroule mon bras autour du sien et il comprend la manoeuvre puisqu'il fait pareil. Il ne se doute pas du tout que ce que je fais n'est plus pour le séduire mais pour rendre jaloux mon fiancé, MON FIANCE, pas celui de la blonde crétine qui traine ... Je bois la coupe comme ça avec ce pigeon et je rigole assez fort pour qu'il entende. Je me retourne légèrement, je lance un regard au dessus de mon épaule pour voir sa réaction, je vois très bien qu'il me regarde. Un léger sourire se dessine sur mes lèvres. Je m'excuse auprès de ce mec en lui tendant ma coupe. Je prétexte une migraine. Il veut me rendre jalouse, c'est gagné, je le prend même très mal. Je m'arrête devant ma tête et je lui glisse à l'oreille que je me sens mal.. L'excuse ? Josh l'a cherché et tout le monde n'attend presque que ça. Je chuchote à ma mère que j'ai la nausée et mal à la tête. Tous les symptômes d'un début de grossesse. Je connais ma mère, elle va s'empresser de le dire à ses parents à lui qui répandrons la rumeur aussi vite que la lumière.

Je lance un dernier regard insistant à Josh et je sors de la pièce. Bien sûr je n'ai mal nul part, je n'ai aucune nausée, et tout va bien. J'attends dans l'immense hall.. à mon avis Joshua va penser que je me sens mal ou alors que le petit jeu n'est pas passé. Ce qui n'est pas étonnant, j'ai un caractère loin d'être évident et j'en ai conscience. Je le prend mal, très mal. Je fixe la porte en attendant qu'elle s'ouvre, il veut jouer, on va jouer.



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MessageSujet: Re: JOSH ∞ Take me away   Dim 4 Nov - 11:51





« Got you stuck on my body like a tattoo »

Il fallait changer de personnage en quelques secondes. Tandis que les étages descendaient, c'était comme un compte à rebours. Je tentais de me concentrer au mieux que je pouvais. Plus les étages descendaient, plus je soufflais, me répétant sans cesse ces choses « Nous sommes amoureux » l'étage descendait encore « Nous venons de nous fiancer ». Au fur et à mesure que le décompte passait, je me répétais ce genre de choses de sorte d'être très convaincu. « Nous sommes le couple le plus heureux du monde ». Et puis, les portes de l'ascenseur s'ouvraient. J'étais plus ou moins prêt. Cependant, je n'avais pas le temps de souffler que tous les regards se posèrent sur nous.

Enfin, je disais sur nous, mais ce n'était pas vraiment sur moi que les regards se posaient. C'était sur ma fiancée. Elle avait toujours attiré les regards depuis qu'elle est toute petite. A l'école, je tentais sans cesse de la protéger des autres garçons, il semblait que cette fille soit un aimant sur patte et que tous les autres soient irrépressiblement attirés vers elle. Je n'aimais pas ça, je n'aimais pas voir les autres la regarder ainsi. Certains la déshabillaient du regard, savaient-ils que c'était horriblement mal placé de faire cela ? Je ne pouvais m'empêcher de lui faire la remarque à propos de l'habituel pervers qui semblait avoir un sacré béguin sur Judicaëlle. Elle me répondait avec son éternel classe, j'ironisais « Tu es la classe incarnée Judi ». Malgré moi, j'avais des images mentales, j'avais presque envie de vomir à cette pensée.

Ce genre de soirée était gorgé de vieillard comme monsieur Kearney. Très souvent, ils étaient divorcés voir veuf ou encore, cherchait simplement à sortir de leur couple tombé dans la routine. Cependant, ce qui était le plus répugnant est qu’ils ont environs soixante ans et continuent de croire que des femmes d’une vingtaine d’année vont tomber dans leur bras. J’ai déjà appris à reconnaitre ce genre d’homme. Ils empestent tellement le parfum qu’on pourrait croire qu’ils ont pris leur bain dans de l’eau de Cologne. Comme je ne cessais de répéter « Ce n’est pas parce que ça porte un nom de grande marque que ça sent bon ». De plus, ces hommes-là étaient très souvent tout rouge, pire que des tomates, ils portaient une chaine autour de leur cou et ils se croyaient drôle et encore sur le marché. C’était ce genre d’homme-là qui me répugnais.

Judicaëlle me lâchait. Je haussais les sourcils, remarquant qu’elle nous dirigeait vers un mec qui semblait avoir mon âge. Je ne le connaissais pas, mais je lui avais déjà donné un nom : l’autre abruti. A l’intérieur, j’avais simplement envie de lui filer une droite et de le faire disparaitre d’ici, qu’il arrête de lancer ce regard sur MA fiancée, pas la sienne. Alors, Judi me demandait d’aller chercher à boire. En plus de me lancer le code comme quoi elle voulait être seule avec lui, elle me prenait pour son larbin. Et puis quoi encore ? Voilà que je n’existais plus pour elle. C’était quoi ce délire ? Il avait quoi de plus l’autre abruti ? En plus de cela, il était vraiment mal habillé, il avait un sourire d’abruti. A vrai dire, tout chez lui respirais le connard de première.

J’allais jusqu’au bar chercher des flûtes de champagne en marmonnant des choses intelligibles dans ma barbe. Leur jetant des petits coups d’œil. Elle était carrément collée contre lui. C’était juste complètement indécent avec nos parents qui pouvaient très bien la voir. Soudain, une très jolie blonde vint me parler. Je lui avais déjà parlé quelque fois, elle venait très souvent me complimenter sur mon travail de styliste. A vrai dire, elle cherchait surtout à ce que je devienne son styliste attitré. Elle était plutôt connue à New York, cela pourrait sûrement m’aider. Je lui offrais la deuxième flûte dans ma main, la complimentant sur son parfum et passant mon nez dans son cou. J’entendais le rire cristallin de Judicaëlle résonner dans la salle, je lui jetais un coup d’œil, elle semblait prendre du bon temps avec l’autre abruti. Elle voulait jouer. On allait jouer. Je m’amusais avec les cheveux blonds de la jeune femme, parlant de tout et de rien, je plongeais mon regard dans le sien, elle rougit de plus belle. Je vis remarquais alors Judicaëlle me lancer un regard pesant, quoi ? Elle l’avait cherché non ? Elle n’allait quand même pas me rejeter la faute alors que c’est elle qui allait chauffer l’autre abruti.

Si elle croyait que j’allais la suivre là où elle allait, elle se mettait les doigts dans le nez. Je n’étais pas son toutou, je ne la suivrais pas. Je continuais ma discutions avec la jolie blonde. Soudain, je sentais quelqu’un me frapper gentiment l’épaule. Je me tournais. Une amie de ma mère me souriait. Elle tenait absolument à me féliciter. Me féliciter ? Mais me féliciter de quoi. La seule chose que j’entendais était « Judicaëlle », « bébé », « famille ». QUOI ?! Je fonçais vers le hall où était partie MA FIANCEE. J’ouvrais la porte, il n’y avait personne à part Judicaëlle. Elle m’attendait. Bien sûr. « C’est quoi ce bordel ? T’aguiches l’autre abruti, tu me prends pour ton petit chien et après j’apprends que t’es enceinte ? Mais c’est quoi ton problème Lawrence ! Arrête de jouer avec moi, j’en ai marre à la fin ! » je m’empêchais de hurler, plus en colère que jamais. Tout ressortait, la frustration d’être fiancé avec une femme qui ne m’aimais pas, la jalousie qui montait à la vue de l’autre abruti et enfin, la nouvelle quant au fait qu’elle serait enceinte.


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MessageSujet: Re: JOSH ∞ Take me away   Dim 4 Nov - 12:04





Take Me Away




Des sourires. Des rires. De l'hypocrisie. Quoi de plus ce soir ? Rien, je ne suis pas moi, personne ne le sait, je suis la pire des menteuses, je mens à qui va. Je ne suis pas à ma place ici. Je devrais être avec les troupes de rebelles. Je devrais mettre un plan à exécution avec Roxanne pour faire sortir les malheureux qui subissent les foudres de mon père, je devrais tous les tuer. J'en serais capable. Je l'ai déjà fait, tuer. Planter un couteau dans le corps d'une personne. C'est jouissif lorsqu'on est presque sûre de faire le bien au lieu du mal. Le sang c'est juste ce qu'il y a de mieux. Le sang des traites, des monstres. C'est surement horrible mais je me réjouis de le voir couler, et même si ce sang est celui de mes géniteurs. Les deux personnes qui me sourissent et me fixent lorsque je fais mon entrer dans la grande salle de réception décorée pour la soirée. Un parqué vernis, on pourrait faire des dérapages dessus tellement il est ciré. Les décorations coutent surement des prix exorbitant et c'est probablement l'oeuvre de la mère de Josh, il faut avouer qu'elle est douée et je comprend pourquoi toute la capitale se l'arrache pour les décorations intérieurs. Rapidement après avoir salué quelques têtes familières et rendu mon sourire à ma mère je quitte le bras de mon fiancé. Après tout je ne suis pas collée à lui et je peux faire ce que je veux. On ne s'aime pas, on joue une comédie pour satisfaire pleinement nos parents tyranniques. Du moins moi je ne l'aime pas. Pas d'amour, c'est mon meilleur ami en quelque sorte même si la nature de notre relation a bel et bien changé depuis l'annonce de nos parents qui nous ont plutôt rit de court. C'est vrai quoi.. Ils ne nous en ont même pas parlé on a apprit la nouvelle lors d'un repas entre les deux familles. " Il faudrait songer au mariage et à la descendance, Josh étant le meilleur parti de la ville il de ton devoir Judi de l'épouser .. " patatipatata. Ma mère m'a bassiné avec jusqu'à ce que je dise oui avec le plus hypocrite des sourires. Ma haine a pourtant fait qu'augmenter à ce moment, comment peuvent-ils arriver à gérer même ma vie sentimentale. Je ne veux pas de gosses minables, je ne veux pas de marier possessif, rien, je veux être libre d'être moi et moi je suis libre sans l'amour, l'amour ne sert à rien, il sert à faire souffrir, c'est le pire maux que l'humanité puisse avoir. On nait d'amour, on vit d'amour.. ON CREVE D'AMOUR ! C'est pas si compliquer. Cela ne vaut surement pas la peine d'être vécu.. je ne veux pas m'embobiner dans le tourbillons des sentiments, jamais. L'amitié reste une valeur un peu près sûre. On a le droit à la déception en amitié. On peut penser des opinions différentes. Je ne veux pas de Josh en mari et pourtant je n'ai vraiment pas le choix.

Je ne dis pas qu'il ne ferait pas un mari parfait. Il est plutôt bon au lit, j'ai testé. Il est gentil, intelligent, compatissant, attentionné.. il serait parfait, certes, mais pas pour moi. Je voudrais qu'il le comprenne, je ne l'aime pas, lui je sais que c'est plus que de l'amitié. Je le sens il le porte très bien.. ses regards.. ses attentions.. il ne joue pas autant que moi. Il va en souffrir. Mon regard se pose sur le charmant jeune homme qui tente tant bien que mal de ma faire la cour. Il sait pourtant mon statut mais apparemment cela ne lui pose aucun problème. Je ne le trouve pas spécialement intéressant, mais disons qu'il doit être une bonne affaire dans un lit sous des draps. Je demande donc à mon très cher fiancé de pacotille d'aller nous chercher des verres. Il s'en va. Je me rapproche donc du mec en question tout sourire. Nous discutons, il me chuchote des compliments à l'oreille et j'en ris. Je sens ses mains sur mes hanches.. Je me mords la lèvre. Je regarde où se trouve Josh et pourtant il ne revient pas avec les coupes de champagne. Je fulmine lorsque je le vois en compagnie d'une blonde trop proche de lui. Je sens la jalousie s'emparer de mon corps et c'est elle qui agit, l'action de mon corps, il est en mode automatique j'avoue ne pas réfléchir, c'est une pulsion.

Je m'empare de deux coupes de champagne lorsqu'un serveur passe avec. J'en tend une à mon compagnon et nous buvons les bras enroulés comme deux amants qui s'affirmeraient devant les autres. Je lance un regard furtif à Josh qui continue son manège avec cette pimbêche. Pas question qu'il l'approche, pas question qu'elle le touche. Je boue à l'intérieur. Il va trop loin. Je rage et je décide de quitter prématurément la soirée. Je ne serais restée qu'une petite demi heure au final. Je m'excuse en tendant ma coupe vide auprès du garçon prétextant une migraine forte. Je me faufile jusqu'à ma mère et je lui glisse doucement à l'oreille les symptômes d'un début de grossesse. J'espère qu'elle comprendra et qu'elle fera vite répandre la nouvelle. Il veut jouer, on joue et je gagne. Je sors en furie presque de la pièce après cet instant. Je me plante au milieu du hall qui débouche à la sortie de la salle de réception. Il va venir j'en suis sûre ce n'est qu'une question de temps.

J'attends quelques minutes, je perds patience. J'espère que la rumeur a bien circulé comme prévu. Puis j'entends la porte s'ouvrir et je le vois arriver. Oulah il semble plus furax. Je souris, c'est plutôt ce que je voulais. L'énerver, le rendre jaloux, est ce que cela a fonctionné ? Je crois bien que oui ! Je me pince les lèvres pour ne pas rire lorsqu'il m'en fout plein la figure. Pourtant mon coeur bat cent fois plus vite. C'est se fichue corset qui me compresse trop la poitrine et le thorax. J'inspire un coup mais pas assez que ce que je voudrais. Je gère ma panique à ma façon. Je n'ai plus vraiment assez de souffle, mais j'essaie de ne pas le montrer.

- Je suis pas enceinte débile ! Fallait bien sortir une excuse, elle est bonne pas vrai ? On va être parents Joshua..

Je suis déjà à bout de souffle et je m'arrête. Je sens mon asthme arriver un trop trop vite. Je déglutis lorsqu'un vertige me prend. Merde.. Je pars en courant remontant ma robe pour ne pas tomber. Je fonce dans les toilettes des femmes qui sont vides, ils sont toujours vides de toute façon. Je sais que Josh m'aura suivi, ou alors c'est un abruti finit.

- JOSH DETACHE MA ROBE !

Je crie presque, la pression, l'angoisse, je cède trop vite à la panique, elle m'envahit bien trop vite comme toujours. Et si j'avais une absence.. Non ce n'est pas possible ça, je ne peux pas je ne veux pas, ça me fout une trouille folle. Je sens mes jambes me lâcher et mes genoux heurter le carrelage, je me retiens au lavabo, la front posé que le marbre blanc et froid. J'inspire et j'expire bien trop vite pour arriver à réguler ma respiration, une douleur de stresse se pointe dans mon dos en bas de chacun de mes poumons. Il me compresse, j'ai l'impression qu'ils vont sortir de mes cotes et tout arracher. Je cherche désespérément les bras de Josh.. ma vue est trouble.. la lumière trop claire des toilettes m'aveugle. Je l'appelle dans l'espoir de l'entendre lui et personne d'autre.





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MessageSujet: Re: JOSH ∞ Take me away   Dim 4 Nov - 17:53





« Got you stuck on my body like a tattoo »

J’avais conscience que ce n’était pas facile tous les jours. J’étais contraint de me marier. Pas que je n’en avais pas envie. Je savais que cela m’arriverait un jour, surtout que mon père me mettrait la pression derrière quant à la descendance. Il n’avait qu’un fils pour perpétuer le nom, pour gérer l’empire qu’il montait depuis des années. Cependant, je n’avais que vingt-quatre ans, je n’étais pas un vieillard, j’avais encore le temps d’avoir une épouse, je voulais profiter de ma vie de célibataire. C’était toujours très agréable d’être courtiser par les femmes et pas des plus moches. J’avais de la chance de ce côté-là, de jolies filles s’arrachaient afin de devenir ma femme. Ma mère ne cessait de me répéter que je devrais me retirer du marché et enfin trouver chaussure à mon pied. Du « marché ». Ça voulait dire quoi ? Que j’étais un simple produit à vendre dans une grande surface ? Que si une femme voulait de moi, c’était parce que j’avais le meilleur rapport qualité prix ? Étais-ce possible d’avoir une épouse potentielle qui m’aimais pour ce que j’étais et non pour les contacts que j’avais et ma fortune ? Cela me sidérait. La preuve que mes parents avaient toujours ce qu’ils voulaient, ils avaient arrangés un mariage entre ma meilleure amie et moi-même. Certes, j’ai toujours ressentis plus que de l’amitié pour elle, mais je m’y tenais tant que nous n’étions pas engagés l’un envers l’autre. J’avais l’impression de la corrompre. Elle ne m’aimait pas. A quoi bon faire des efforts pour faire fonctionner un couple qui n’a aucune base à pars une longue amitié de vingt ans.

Elle se forçait, pour elle, cela ne comptait pas que j’étais « le meilleur parti de la ville » selon les dires de nos parents. J’avais l’impression d’être la pire des merdes lorsqu’elle m’accompagnait. C’était horrible de sentir ce fossé entre nous, il se creusait de plus en plus au fur et à mesure du temps. Je perdais ma meilleure amie. C’était le pire là-dedans. Que je perdre une épouse, qu’importe, certes, cela me faisait souffrir de devoir partager ma vie avec une personne qui ne me voyais pas comme étant l’homme qu’elle aime. Mais le pire dans tout cela, c’était que notre amitié en pâtissait. Je m’accrochais à cette dernière, me remémorant sans cesse les bons vieux souvenirs, désirant conserver notre complicité. Parfois, il m’arrivait de dire des choses totalement inutiles, simplement pour qu’elle me parle, qu’elle m’adresse un sourire. Elle s’éloignait, c’était comme ça.

La preuve, elle s’en allait parler avec l’autre abruti. Je ne le connaissais pas, mais il m’énervait déjà. S’il n’y avait pas eu tout ce monde, vous seriez certain qu’il serait déjà à terre avec le visage amoché. J’avais tendance à être beaucoup trop jaloux, même impulsif. Je devais serrer les points et marmonner dans ma barbe afin de ne pas foncer sur cette tête de con. Ce regard qu’il lui lançait là. Je pouvais tout lire dans son regard. Il ferait bien un tête à tête avec Judicaëlle dans sa suite. Qu’il aille se faire foutre, il ne la toucherait pas. Nous étions fiancés, merde à la fin ! Il le savait sûrement et pourtant cela ne semblait pas le déranger. Le genre de mec aux mœurs légères. Moi aussi je pouvais jouer le fiancé libertin. D’ailleurs, au même moment, une jolie blonde vint papoter avec moi, c’était le moment de mettre mon plan à exécution. Le manège semblait marché puisque quelques minutes plus tard, Judicaëlle quittait la pièce. Comme si elle était la seule à pouvoir jouer.

Elle espérait sûrement que j’aille la rejoindre. Qu’elle aille se faire voir ! Que l’autre abruti aille la rejoindre pour faire sa petite affaire avec elle, je m’en balançais. Je continuais de parler avec la jolie blonde lorsqu’on me tapotait l’épaule. Je me retournais, saluant chaleureusement l’amie de mes parents. Elle venait simplement me féliciter de la nouvelle, je fronçais les sourcils, me demandant de quoi elle parlait. Le reste allait beaucoup trop vite. Mais tout ce que je comprenais c’était que Judicaëlle était enceinte, ça faisait le tour de la salle. Je la remerciais. La colère montait en moi, je me dirigeais d’un pas décidé vers le hall. Quel idiot ! Je courais quand même comme un vulgaire toutou. Qu’est ce qui clochait avec moi. Je ne pouvais contenir ma colère. Elle me souriait ce qui avait le don de me rendre encore plus furieux contre elle. Avec son petit air de garce manipulatrice là. Mon dieu, mais pourquoi j’étais amoureux de cette fille ? C’était quoi mon problème ? J’étais masochiste ? Sa remarque m’énerve encore plus.

J’allais lui couper la parole, rétorquer quelque chose. Mais elle se coupait dans sa phrase, elle semblait soudainement très mal comme lorsqu’elle faisait ses crises d’angoisses. « Hé, Jude, tiens bon » je m’avançais pour la retenir, soudain très calme, elle semblait prise de vertiges. Mais elle me filait entre les doigts en courant en direction des toilettes des femmes. Je la suivais. Lorsque j’arrive à lui emboîter le pas, je l’entends hurler, sa robe. Je m’empare des lacets, les défaisant aussi vite que possible, elle tombe à terre, elle semble au plus mal. J’ai toujours été là pour elle lorsque cela arrive. Elle m’appelle, je la prends dans mes bras « Je suis là, regarde, je suis là ». Toute la colère passait, elle avait besoin de moi. Je collais mon torse contre le sien, la forçant à réguler sa respiration sur la mienne. « Respire fort, ça va aller, calme toi ». J’inspirais un grand coup, puis expirais avec elle, lui caressait les cheveux, la rassurait. Je répétais le même schéma habituel, espérant qu’elle reprenne une respiration normale.


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MessageSujet: Re: JOSH ∞ Take me away   Dim 4 Nov - 19:01





Take Me Away




Ce n'est pas une vie que je suis en train de vie. Une vie on passe par un tas de stade, ma vie en ce moment est au point mort, elle défile sans que je puisse faire quoique ce soit. Je voudrais agir, bouger les choses, mais je n'y arrive pas, et il semblerait que ce n'est pas à moi de faire ces choses là. Je ne suis pas la personne que je voudrais être. J'aurais aimé vivre en pleine nature avec des chevaux, douce réalité, rêve torturé. Non rien de tout ça, c'est un cauchemar. J'ai tout ce que je ne voudrais pas, je suis tout l'inverse de moi même. On ne peut pas vivre en étant l'opposé de soi, c'est tout bonnement impossible, j'en peux plus, mes angoisses ne font que s'accentuer et je n'arrive plus vraiment à les contrôler. Mes humeurs sont changeantes, je peux devenir carrément agressive, impulsive tout dans l'extrême. Ou tout l'inverse être un ange, la plus gentille des personne patiente. Mais je joue tellement que je me perd moi même, je n'arrive plus à savoir qui je suis. La Judi de mes parents, qui adorent être remarquée.. invente des rumeurs sur son couple bateau. Ou la Lawrence forte, rebelle que personne ne connait véritablement ici, dans la capitale. Parfois simplement me regarder dans un miroir devient douloureux, deux personnalités. Je deviens folle, mon corps m'échappe, il me lâche, il ne supporte plus la comédie. La comédie que je vis pas la vie. Je vis dans une série, dans un films tourné par le gouvernement, il me dicte tout au final, je suis condamnée, ne le sommes nous pas tous ? La mort nous condamne à la peur, la peur à l'angoisse, l'angoisse à la folie et la folie à la mort.

Alors c'est ça ce que je suis supposais faire de ma vie. Mourir ? Je suis censée attendre que la mort m'enlace, devienne la meilleure amie que jamais je n'ai pu avoir ? C'est alors à ça que je suis condamnée ? Errer.. Je n'ai pas tellement envie de mourir, je veux vivre le plus longtemps possible, je veux être là lorsque mon père chutera, lorsque le gouvernement chutera. Je me sens forte lorsque je combat contre lui. Pourtant je ne suis rien, une femme perdue entre deux monde. On ne peut pas être entière si on est entre deux univers. Je ne le suis pas, mon corps me le fait comprendre peut-être avec les absences. Je ne vois pas d'autres possibilités.

C'est surement pour cela que je réagis au quart de tour. Je le vois fricoter avec une bombasse, surement décoloré parce que ici les couleurs de ce style ne sont pas vraiment naturelles. Je lance cette fameuse rumeur et je claque la porte de la soirée mondaine. Je fulmine et je tente de me calmer, je dois jouer, pas le prendre comme ça, il n'est rien d'autre qu'un ami, un ami que je ne dois pas perdre certes, mais il n'est surement pas mon véritable fiancé, il n'y a rien entre nous, mais ça il n'y a que nous pour le savoir. La comédie du je me sens mal, mon fiancé accoure directement semble parfaite, si seulement c'était réellement ce qui se produisait. Nous sommes juste en pleine crise. Je souris malicieusement en le voyant arriver. Il n'aura pas mit longtemps. Je le voulais à moi, il est à moi. Pas à la connasse de blonde, on ne l'approche pas sans mon consentement. Pas question. Dans un sens il est un peu à moi, même si je n'aime pas ce terme de possessivité. Moi je ne veux pas lui appartenir, alors je suppose qu'il ne doit pas m'appartenir.

Le ton monte et je me rend compte que cette robe commence sérieusement à comprimer mes cotés, ma poitrine et tout ce dont j'aurais bien besoin pour respirer correctement. Je suis déjà asthmatique, plus l'angoisse, mes crises sont fréquentes et pour rien du tout pour le temps. Des que je suis gênée pour respirer je panique, ce qui se passe maintenant tout de suite. Je n'arrive pas à inspirer l'air nécessaire. Je suis à bout de souffle et voilà que je ne me maitrise plus du tout. Je pars en courant en prenant la direction des toilettes. Je ne sais pas pourquoi c'est ici que je vais, alors qu'il me faudrait plutôt de l'air bien frais pour aller mieux. Je n'ai pas envie qu'on me voit dans un tel état de faiblesse, bon sang, je ne suis pas faible, je ne le serais jamais, pas même avec des crises telles que celle ci. Je lui hurle presque de me défaire cette stupide robe de merde. Mes jambes ne me tiennent plus, faisant heurter mes genoux sur le carrelage. Je pose ma tête sur le marbre froid, mes respiration est haletante, j'en fais du bruit, je cherche l'air qui j'entre pas assez. Mes membres aux extrémités deviennent tout engourdis. Je sens mon corset se détacher et une pression s'envoler. Pour autant ma crise est lancée, il me faut la calmer. Je le cherche.. Ses bras, lui.. une des meilleurs moyen pour me calmer, mieux que la ventoline que je n'ai pas sur moi maintenant. Je le sens m'attraper.. Il le sent me serrer contre lui. Cette vague de chaleur m'envahit. C'est ça qui me calme.. lui. Il me montre comment respirer, je tente de calquer la mienne sur la sienne que je sens en étant contre lui. Les bruits de respirations trop forts diminuent. Mes tremblements avec. Mes doigts sont toujours engourdis, j'ai surement toujours des vertiges.. Je m'accroche à lui le plus fort possible, comme si je me noyais.

- Remonte moi avant que quelqu'un débarque s'il te plait..

Ma voix est éteinte. Presque un chuchotement. Plus de colère jalousie, je n'ai pour l'instant plus la force. Je ne lâche pas son cou.. Je le serre toujours autant. Je garde mes yeux fermer, je pourrais dormir dans ses bras sans aucun soucis.

- Tu diras rien hein.. Je ne veux pas que ça se sache, c'est rien.


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MessageSujet: Re: JOSH ∞ Take me away   Lun 5 Nov - 0:29





« Got you stuck on my body like a tattoo »

Je devais l’avouer, je n’avais pas que des qualités. Peut-être que les femmes de la ville me considéraient comme un bon parti. Cependant, elles ne m’avaient pas au quotidien. J’étais peut-être difficile à supporter. J’avais conscience que j’avais un sale caractère, Judicaëlle en faisait très souvent les frais et je faisais les frais du sien. Parce que non. Judicaëlle, ce n’est pas la gentille fille qui se laisse faire. Au contraire, c’est plutôt elle qui sera du genre à vous mener à la baguette, réduisant l’homme le plus fier du monde en simple toutou à ses pieds. Elle avait tout pour vous rendre complètement fou. Dans tous les sens du terme. Et moi, je tournais en bourrique. Tout chez elle pourrait faire pâlir Vénus d’envie. A commencer par ses joli yeux bruns, ces derniers lui donnait cet air mystérieux, ils étaient enivrant, rendant ivre l’homme capable de se perdre dans ses yeux. Ses formes voluptueuses me faisaient complètement tourner la tête. J’ai eu quelques occasions de la voir nue, je ne m’en lassais pas. Elle avait beau dire qu’elle avait une petite poitrine, moi, je la trouvais parfaite ainsi. A quoi bon avoir de la poitrine lorsqu’on avait un visage aussi joli, entouré de ses cheveux bruns. Elle avait beau être magnifique ce soir, elle l’était encore plus dans un simple jean et t-shirt.

Malgré ce charme qui ne me laissait pas indifférent. A l’heure actuelle, je le détestais. Elle me faisait sentir cette jalousie qui m’oppressait les poumons, qui me faisait serrer les poings afin de m’empêcher d’aller casser la figure de l’autre abruti qu’elle s’amusait à aguicher. J’étais possessif. Elle le savait. Je l’ai toujours été. J’avais un certain sens de la propriété. Déjà petit, je n’aimais pas qu’on joue avec mes jouets. Judicaëlle n’était pas mon jouet, encore moins un objet. Mais cela ne m’empêchait pas d’être possessif envers elle. Elle était à moi, elle m’appartenait. Ce regard qu’elle lançait à l’autre abruti, il m’appartenait, il était pour moi, comme ce petit sourire. Mon cœur semblait se fendre en deux. Dans cette histoire, c’est moi qui subissais, c’était comme ça. J’étais le passif. Je ne voulais pas être passif ! Je détestais la passivité. J’étais celui qui faisais bouger les choses, pas elle. Elle voulait jouer, alors je jouerais.

S'ensuivait ce petit jeu. Des regards furtifs, séduire un autre. C'était presque amusant de voir le mal qu'elle se donnait pour me rendre jaloux. Le pire dans cela, c'est que ça marchait. J'avais conscience que mon petit jeu marchait aussi, elle partait comme une furie. Je ne pouvais m'empêcher de sourire, c'était horrible de faire ça à sa meilleure amie, pourtant, elle s'amusait à me faire souffrir il fallait trouver quelque chose d'équitable. Moi qui pensais avoir gagné, j'avais tort, la rumeur d'une Judicaëlle enceinte fit le tour de la salle en quelques minutes, si bien qu'une femme vint me féliciter pour le futur bébé. J'étais pire qu'en colère. Elle gagnait encore. Elle gagnait toujours, ça devenait fatigant à la fin.

Je ne peux pas m’empêcher de hausser la voix. Je n’aime pas faire cela avec une femme, je déteste me montrer méchant. J’étais de ceux qui disaient qu’il fallait les traiter avec délicatesse comme le diamant le plus précieux du monde, comme la porcelaine la plus fragile. Pourtant, je bousculais un peu Judicaëlle, pas physiquement, jamais je ne me permettrais de lui faire cela. Elle m’énervait, j’avais simplement envie de lâcher tout ce que j’avais sur le cœur. Pourtant, ma fiancée semblait au plus mal. A cette vue, toute ma colère se dissipait. J’étais trop bon. Tout ce qui m’importait à présent était son ressentit, elle ne semblait pas bien tandis qu’elle s’enfuyait vers les toilettes des femmes. Je lui emboîtais le pas. Je l’entendais m’appeler, me demander de lui défaire sa robe. Je m’exécutais aussitôt tandis qu’elle restait là, à genoux, la tête posée contre le mur. Il n’était pas rare que je la vois dans cet état, je savais ce qu’il fallait faire, ce n’était pas la première fois. Je faisais mon possible pour rester calme, ne pas l’affoler encore plus.

Je la prenais dans mes bras, lui montrant ma présence, lui murmurant des paroles pour la rassurer. Je la forçais à calquer sa respiration sur la mienne, inspirant fortement et relâchant. Pendant ce temps, ma main lui caressait les cheveux. Je la berçais tendrement. Ses tremblements se calment, je la sens s’accrocher à moi. Je ne la lâche pas. Elle me parle d’une voix à peine audible. « Tu sais très bien que je ne dirais jamais rien, tu es ma meilleure amie tu te souviens ? On se soutient mutuellement, on ne divulgue pas les secrets de l’autre, c’est comme ça que ça marche. Aller je t’amène dans ta suite ». Je la soulevais doucement, faisant attention de ne pas lui faire mal. Je sortais des toilettes. Si quelqu’un nous croisait, il pourrait voir un homme accompagner sa fiancée jusqu’à sa suite, rien d’anormal. Je prenais l’ascenseur, je regardais son visage en souriant. Arrivée à mon port, je refermais la porte avec mon pied et la déposait sur son lit. Je m’asseyais à côté d’elle, penchant ma tête « Tu te sens mieux ? Tu veux boire quelque chose ou je ne sais pas ? ».


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MessageSujet: Re: JOSH ∞ Take me away   Lun 5 Nov - 11:21





Take Me Away




Les faiblesses maintenant ne sont plus autorisées. On n'accepte que la perfection. On ne veut que ça de toute ça, être parfait, le défaut de l'homme car la perfection n'existe pas, on veut toujours plus, toujours mieux, l'idéal n'est justement qu'un idéal, c'est un monde sans fin, comment penser que la vie pourrait être parfaite ? Pourtant on s'y trompe tous autant que nous sommes, nous plongeons dans cette spirale de sentiments, de perfection inaccessible à l'homme. Nous avons tous notre perfection, mais la perfection contient des défauts. Les défauts font l'homme, ils sont à l'origine de notre connerie, nous en avons plus ou moins. Comment ne pas penser que les défauts ne servent pas, ils sont constructifs. La folie est un défaut, j'entends par folie, le délire, la transe, la maladie. Notre président se rendra jamais compte de sa folie si tout le monde la calque, si tout le monde l'imite, si tout le monde tue de pauvres gens, parfois des parents, des enfants, ils ruinent et déciment des familles, comment ne pas ressentir de la compassion ? Comment être insensible à ce qui se produit sous nos yeux, c'est à nous d'agir, il faut bouger, à cette allure les monstres nous auront tous bouffés, tous assoiffés de chaires fraiches, de sang.. de nous.

Je culpabilise tellement de ne pas être plus active, de ne pas arriver à faire ouvrir les yeux aux gens que je côtoie. Même Josh est de leur coté, il bosse pour eux. Il aurait pu choisir un tout autre métier, mais mon père lui a proposé cette alternative il l'a accepté. Pourquoi ? Pour mieux les voir mourir ? Pour mieux des ridiculiser ? C'est ça façon de voir les choses après tout. Je ne comprendrais jamais, comment il arrive à ne pas avoir mal pour les gens qu'il voient, qu'il apprend à connaître, qu'il habille... Je suis des personnes qui cachent un maximum leurs sentiments, mais je sais que je ne pourrais jamais le faire autant. Ils vont mourir et il ne cherche pas à les sauver.. Je ne vois plus tellement le gamin de mon enfants, plein de beaux rêves et non de cauchemars tel que celui ci. Pourtant Josh est surement la personne qui compte le plus pour moi, c'est un ami, le meilleur, le plus ancien, celui qui a toujours été là. Notre amitié bat de l'aile. Nos parents nous mettent des bâtons dans les roues. Ils veulent nous voir en couple, en époux respectifs et non en copain que nous sommes. Nous nous éloignons, on ne peut pas le nier, nous n'avons plus les même centres d'intérêt, j'ai peur que cette histoire me prive de la liberté dont je rêve tant, j'ai peur. Les sentiments sont une affaire dans laquelle je ne peux pas me permettre de m'engager. Mes pulsions sont sensibles et imprévisibles. Je ne l'aimerais pas comme lui m'aime. Parce que je ne suis pas stupide, je le sais au fond de moi, c'est tout à fond, je le cache et plutôt bien. Vaut mieux jouer. Nous pouvons avoir certaine relation, mais pas tout le temps. Pour le sexe, pour la comédie. Rien de plus. Je ne veux rien venant de lui, juste de l'attention, qu'il ne m'oublie pas car moi j'en suis incapable. Il l'ignore surement et c'est là totalement le but après tout. Il ne doit pas savoir sinon on serait tous les deux dans le danger d'aimer. On ne peut pas. Je refuse.

C'est ma robe, elle me serre. Elle m'oppresse. J'étouffe, je ne peux plus respirer et je ne sais pas comment y parvenir. Je panique, je perd le contrôle de moi même. Je cherche l'air qui ne vient pas assez vite, pas en assez grande quantité. Mes poumons menacent de sortir de ma cage thoracique. Je la sens se desserrer. Je soupire d'aise, une pression lourde en moins. Pourtant mon coeur ne se calme pas, mes membres tels que mes doigts s'engourdissent rapidement, mes yeux voient troubles et tout tourne. Je cherche désespérément de sortir de sous cette glace qui m'emprisonne sous une eau glacée.. hééé je me noie.. aidez moi.. j'ai envie de crier ça. J'ai l'impression que mes poumons sont plein d'eau et vides d'oxygène vitale. Je m'accroche à lui, je le serre, il en fait autant. Il sait parfaitement gérer mes états de crise comme maintenant. Josh est d'une patience à toute épreuve. Je sens mes trembles faiblirent. Je relâche tout doucement.. Je me calme petit à petit, des larmes coulant et brûlant mon visage. Je lui demande de ne rien dire.. Je souris tout simplement à sa réponse fidèle à lui même. Je me blottis dans ses bras lorsqu'il me porte dans ses bras comme l'aurait un jeune marié à sa femme. Je me laisse faire trop faible pour protester. Je ferme les yeux tout le long du trajet, j'espère ne pas croiser mes parents. Il rentre dans ma chambre et la referme d'un coup de pied, à partir de là j'ouvre mes yeux. Je fronce les sourcils, un léger vertige. Il me dépose sur mon lit, je meurs d'envie de retirer la robe que je porte. Je retire avec mes pieds mes chaussures. Il s'assoie à coté de moi et me regarde tendrement ou presque. Il me demande comment je me sens et si je veux boire quelque chose.

Je reprend assez vite mes esprits après ce genre de crise, j'ai tout bonnement l'habitude d'en faire et je récupère plutôt bien. Je souris malicieusement, comme une gamine en pensant à la connerie que je vais sortir.

- Du Rhum ?

Je me mords la lèvre, presque pour le faire craquer, parce que j'aime bien savoir qu'il est attiré par moi, j'en profite juste beaucoup trop et c'est ce qui déclenche nos engueulades. Mes yeux foncés dans sont plongés dans les siens. Le rhum n'est pas une si mauvaise idée, mais je sais déjà qu'il ne voudra pas. Je caresse du bout des doigts la dos de sa main posée sur le lit. Le charme.. voyons voir s'il va résister.
ENCOURS


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MessageSujet: Re: JOSH ∞ Take me away   Sam 10 Nov - 14:12





« Got you stuck on my body like a tattoo »

Je ne peux décrire la rage qui m’oppresse lorsque je la vois partir, elle m’énerve, j’ai simplement envie d’exploser face à son petit jeu machiavélique. Elle jouait avec moi. Qu’étais-je au juste ? Un simple amusement ? Elle semblait se délecter de ma jalousie. Elle savait très bien que j’étais possessif, que je détestais que les choses qui m’appartenaient m’échappent. Elle le sait, elle en joue. Elle sait ce qui peut m’énerver, elle en joue aussi. Cette relation n’était bonne pour aucun de nous deux à moins qu’elle arrête son petit manège, j’allais devenir complètement fou. Je sentais le regard pesant de mes parents sur moi. La salle était parcourue d’un chuchotis incessant tandis que Judicaëlle quittait la salle de réception. Elle m’avait jeté ce regard, c’était ce regard qui m’intimais de la suivre, de venir la chercher, de lui courir après. Je ne lui ferais pas ce plaisir, je n’étais pas un imbécile comme elle semblait le penser depuis que nous étions fiancés.

Ainsi, j'étais bel et bien un idiot. Lorsque je comprenais ce chuchotis incessant qui traversait la salle, je me ruais vers la sortie, comme un idiot de chien l'aurais fait. Je n'étais qu'un toutou qui courait lorsque sa maîtresse l'appelait. Je me sentais pathétique d'accourir comme cela. Où étais donc passée ma fierté ? Elle semblait loin derrière moi, elle n'était plus. Je me posais tout un tas de questions. Judicaëlle ? Enceinte ? Comment étais-ce possible ? Si cela se trouvait, ce n'était pas moi le père, mais l'autre abrutis qui a pris son pied avec elle dans un endroit incongru. Sur mon passage, je bousculais l'épaule l'autre abrutis. Enflure va, elle est fiancée et toi, tu continues de la draguer.

Je sortais, elle m'attendait. En une seule phrase, je comprenais que tout cela n'était qu'une rumeur répandue par ses soins pour me faire accourir. Manipulatrice à souhait. Je courais dans son petit jeu. J'explosais littéralement, lâchant ce que j'avais sur le cœur, j'en avais assez qu'elle me prenne pour sa marionnette. Je perdais ma meilleure amie, c'était ça le pire dans l'histoire. Qu'elle ne m'aime pas, ça, ce n'était pas un problème, je me ferais bien à l'idée et trouverait quelqu'un d'autre. Mais ma meilleure amie, elle, je ne voulais pas la perdre, je ne voulais pas être l'objet de ses plans bizarres. Étais-ce trop demander de garder notre amitié vieille de vingt ans intacte ? Pourtant, on s'éloignait, il ne fallait pas se voiler la face, nous n'étions plus aussi proches que nous l'avions été.

Judicaëlle semblait au plus mal, comme si elle allait encore faire une de ses crises d'angoisse. Ma colère s'évanouit aussitôt et je la suivais dans les toilettes. J'avais l'habitude de ce genre de crise, je savais qu'elle avait besoin de moi à ce moment-là. Je m'agenouillais sur le sol, la prenant dans mes bras afin qu'elle puisse caler sa respiration sur la mienne. Je lui caressais les cheveux, tentait de la rassurer, que j'étais là. Sa respiration se calmait tout comme ses tremblements, je restais contre elle néanmoins, la berçant tendrement. Je sentais son parfum m'enivrer. Du Monoï. Cette odeur me faisait penser à l'été, le soleil brulant sur ma peau et le doux parfum de Judicaëlle contre moi. Elle me demandait de ne rien dire. Requête stupide, elle savait très bien que ses secrets étaient à l’abri avec moi, qu'importe si nous nous disputions, qu'importe si nous nous éloignons, jamais je ne divulguerais ses secrets, elle n'était pas ma meilleure amie pour rien.

Je la portais afin de l’emmener jusqu’à sa suite, je voyais bien qu’elle n’était pas en état de tenir debout, je n’allais pas non plus la forcer à marcher après cela. Ainsi, je me dirigeais vers l’ascenseur, espérant que personne ne vienne, je voudrais éviter les questions. Je posais mon regard sur son visage, elle fermait les yeux. Elle semblait si apaisée ainsi, loin de son regard séducteur, j’avais presque envie de l’embrasser, cependant, je savais me contenir. J’arrivais devant sa chambre. Ouvrir une porte et tenir quelqu’un dans ses bras, ce n’était pas le truc le plus facile à faire croyez moi. Cependant, je refermais la porte d’un coup de pied, la déposant sur son lit. Je m’asseyais a ses côtés, lui demandant de quoi elle avait besoin. Elle ouvrait les yeux et me fit CE regard. J’aurais complètement craquer si elle ne m’avait pas dit ce don elle avait besoin. Elle me faisait son numéro de charme, ça ne marchais pas avec moi. Je soupirais, détournant mon regard afin de ne pas me faire attendrir par cela. Elle était dangereuse, elle me faisait peur, elle avait tellement de contrôle sur moi, c’était horrible. Je sentais ses doigts caresser le dos de ma main, sentant presque son regard sur moi. Je décalais ma main en soupirant « C’est pas drôle Judi ». Je posais ma main sur mon genou, l’empêchant d’avoir tout contact physique. Mon ton restait neutre « Arrête de jouer avec moi, arrête de me contrôler ».



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MessageSujet: Re: JOSH ∞ Take me away   Mar 13 Nov - 0:34





Take Me Away



Je gère bien trop mal mes angoisses, mon stresse. Je ne sais pas comment me calmer, je ne sais pas arrêter les crises qui me font souffrir. Je hais cette impression étouffement. Je déteste l'impression que mes poumons sont en train de repousser mes cotes pour essayer de sortir. Je ne supporte pas la brulure que je ressens tout autour de mon coeur. Je ne veux plus avoir la tête qui tourne. Entendre cet acouphène dans mes oreilles, avoir les extrémités de mes membres engourdies. Là je panique et je ne sais toujours pas comment on doit faire pour se calmer. Pour se calmer seule, je n'arrive jamais à le faire seule, Josh est toujours près de moi. Il est toujours avec moi, près de moi. Je ne peux pas dire qu'il n'est pas présent dans notre amitié. Je ne peux pas, je n'ai absolument pas le droit d'y penser, il reste présent à son maximum, il ne cesse de vouloir m'aider, de vouloir savoir ce que je fais, pense, de garder un semblant d'amitié avec moi. Moi qui semble tant m'éloigner, tant le faire souffrir. Pourquoi prendre tant de plaisir à faire du mal à la personne à laquelle on tient le plus ?

Je ne teste pas ses limites, quoique je pourrais, c'est peut-être cela, mais je ne sais pas encore pourquoi le fais. Je sais qu'il se laissera de mes comédies et je le perdrais. Je préfère ne pas imaginer comment je ferais. Je sais parfaitement que j'ai besoin de lui. Je le sais mais je ne l'admet pas. Pourquoi j'ai besoin de lui ? Je me pose constamment cette question, pourquoi ? Mais je n'ai toujours aucun réponse, je suis totalement perturbée parce que j'éprouve. Parfois j'ai envie de céder aux pulsions qui habite ce corps qui est le mien. Mais de quel droit je peux faire cela ? Ces pulsions sont dangereuses et je le sais bien, et Josh le comprend de plus en plus. Qu'il doit s'éloigner à son tour et ne plus céder à mes petits simagrées. La souffrance est barbare. Moi je ne sais pas si je dois ou ne dois pas. Je ne sais pas quoi penser, quoi faire. Encore une fois, je prime sur la comédie, à croire que je deviens ce que je joue, c'est écoeurant. Comment je peux devenir la fille parfaite de papa et maman même mon meilleur ami sait que je ne suis pas cette fille, qui pourrait le croire à part ce stupide monde de riche vivant dans une ville sympathisant avec le diable.

Après ma crise il est là dans notre chambre. Ma robe est ouvert pour que je puisse mieux respirer. Je meurs d'envie de la quitter, parce qu'en plus de prendre de la place, elle me gratte. Je regarde Josh, il s'enquit pour moi. Je le fixe un moment avant de savoir quoi répondre, je ne suis plus sérieuse, je me sens pourtant vidée de toutes énergies possible dans mon corps. Je suis parfaitement bien dans un lit là. Je lui demande su rhum avec un peu de séduction. Il est à moi après tout, nous sommes fiancés, nous pouvons consommer ? Je ne vois pas ce qu'il y a de mal, nous l'avons déjà fait lorsque nous sortions ensemble, c'était le pied, on s'entendait bien au lit. D'ailleurs il m'excite tout de même. Il est beau garçon, séduisant, intelligent et son rire me fait frémir. Ma caresse sur sa main semble le déranger. Il la retire pour la mettre sur son genou.. Je pince mes lèvres pour retenir mon sourire. Il veut que j'arrête de le manipuler, ou plus précisément que j'arrête de jouer avec lui. Je laisse les yeux au ciel, mon visage est marqué par mon exaspération. Sérieusement.. c'est pas la mort une caresse sur le dos de sa main en demandant en riant du rhum. Il prend les choses trop à coeur.

- Tu te trompes, tu es drôle dans ton genre ! Arrête, décoinces toi ! Tu aimais bien avant quand on couchait ensemble ? On fait rien de mal ! Je ne te contrôle pas du tout en plus ! C'est toi qui cède j'y peux rien..

Mes lèvres se fendent en un sourire malicieusement. Je me redresse doucement et je caresse sa joue en faisant frôler mes lèvres sur les siennes.

- Cède... tu en meurs d'envie !



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